Auteur : Auteur anonyme
Catégorie : Plus on est
Après avoir suivi des cours de berger dans une école d'agriculture, je devais faire un stage dans un élevage. Je connais bien le monde agricole dans son ensemble et je voulais découvrir la transhumance en alpage.
Dès mon arrivée en Savoie, je fus initié par un vieux berger de plus de quarante ans de métier. Et au bout de quelques semaines, on me proposa de remplacer toutes les quinzaines un berger perché dans l'alpage à la tête de plus de 500 bêtes. Nuit et jour nous surveillons les moutons bien secondés par des chiens border. Nous choisissions les paccages, suivant leur abondance, leur constitution. Dès qu'une brebis boitait nous la soignions... L'air était pur et vif et la liberté totale. Dans la journée, je mettais un short et une chemisette. Dans mon sac un pancho, des chaussettes et quelques nourritures pour l'estomac. Il faut beaucoup d'énergie pour grimper dans la montagne, surtout quand on n'y est pas issu comme moi. Le soir, nous regagnions une roulotte, qui avait été amenée par un cheval au printemps, et qui repartirait avant l'hiver. Les animaux rassemblés par les chiens étaient parqués par des barrières en bois que nous attachions les unes aux autres.
Un soir, alors que je tirais de l'eau de la citerne, j'entendis des voix. Les chiens pris à contre vent ne les avaient pas entendu venir. Mais dès qu'ils s'aperçurent de l'arrivée des intrus, ils se mirent à aboyer violamment.
A l'arrivée des chiens, les deux jeunes filles se figèrent de peur et regardaient mes gardiens avec beaucoup de méfiance. Un coup de siflet, je rappelaient mes chiens et fis signe au ...
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