Auteur :
antonia
du_antonia@yahoo.fr
Un
week-end d'épreuves coquines (suite 1)
L'idée d'aller flâner dans les magasins pour faire
mes emplettes ne me déplaisait pas. Il était midi,
j'avais 5 heures devant moi. J'enfilais rapidement les vêtements
de la veille, je n'avais que ceux-là.
En descendant de la chambre, je passais par la terrasse où
Stéphane flânait encore en bronzant. Quand il me
vit il m'embrassa me demandant ce que je faisais l'air innocent.
Je lui répondis : « je vais faire quelques courses
je reviens tout à l'heure ». Il sembla satisfait
de la réponse et me regarda partir tranquillement.
Dés la sortie de la maison, je sautais dans un bus qui
me conduisit au centre ville non loin de là. Je ne connaissais
rien de Séville et flirtait un peu au hasard des rues.
Au gré des déambulations, je me suis retrouvée
dans un quartier commerçant et mes notions d'espagnol,
certes scolaires, mais entretenues, m'ont bien aidé dans
mes démarches. Je n'avais aucune idée du style de
tenue que je voulais acheter . J'ai commencé par chercher
les vêtements me disant qu'ensuite j'y assortirais des chaussures.
J'ai cru que j'avais trouvé mon bonheur avec un petit ensemble
(mini jupe et veste) écossais et plissé. Je m'étais
décidée à l'essayer mais (je ne sais pas
si vous avez déjà essayé) ce n'est pas évident
de se retrouver seule dans une cabine d'essayage sans culotte.
J'avais en permanence la hantise que quelqu'un me voit. Peu importe
que ce soit un homme ou une femme. Je m'empressais de passer ma
jupe et je n'osais à peine sortir de la cabine. Par ailleurs,
je me suis rendue comte que c'était compliqué de
choisir seule des vêtements. Il faut dire que d'habitude
j'y vais toujours accompagnée. Au final, ce petit ensemble
écossais m'allait bien, il respectait les consignes de
longueur puisque cette jupette était vraiment micro (30cm
environ) et mon grain de beauté situé 10 cm environ
au dessus du genou voyait bien le jour. Le seul souci : je trouvais
cela classique et sans originalité. Je continuais donc
mes recherches et entrais, un peu plus loin, dans un magasin de
vêtements régionaux pour femme. Vous imaginez donc
toutes les robes magnifiques sévillanes avec volants, poids
aux couleurs vives. Le seul souci s'était la longueur des
robes : toutes longues!.
Toutes, sauf une, que la vendeuse me proposa et ce fut le coup
de foudre : une jupette noire forme trapèze avec des petits
volants ornés de petits poids rouges. Elle se portait avec
un corset rouge à poids noirs, faussement lacé dans
le dos (en fait il y avait caché, sur le côté,
une rangée d'agrafes pour le mettre plus facilement). Sans
hésiter, je me glissais dans la cabine pour le passer,
curieusement mon absence de culotte me dérangea moins dans
ce magasin, beaucoup plus intime et moins fréquenté.
Je sortais de la cabine, me regardais dans une glace : c'est vrai
, ça m'allait bien. Cependant, la vendeuse me fit remarquer
que le bustier se portait d'habitude sans soutien-gorge, c'était
plus beau de ne pas voir les bretelles du soutif. J'en convenais
et j'aurais dû m'en rendre compte seule. Toute excitée
de ma trouvaille, je rentrai dans la cabine, ôtais le bustier,
libérais mes seins aux tétons tout dur pour les
recomprimer dans ce bustier qui se révélait alors
plus moulant que prévu. Il faut dire que ma poitrine d'un
coup se montrait fort découverte et avantageusement compresser
au point de souligner le galbe de mes seins. Tout cela me semblait
osé. Se rajouter à cela, que le bustier moulait
bien mon ventre, ce qui faisait ressortir le gonflé de
mes seins. J'étais un peu gênée pour sortir.
La vendeuse, fine observatrice, sut le voir et me proposa une
magnifique petite veste boléro noir que je m'empressais
de prendre et qui effaça ma pudeur encombrante.
Parée de cet ensemble, je me plaisais et je sentais que
je lui plairais. J'étais conquise.
Un seul détail me tourmenta : le grain de beauté
de ma jambe était recouvert. J'étais ennuyée,
mais comment l'expliquer. Sans perdre mon aplomb, je demandais
à ce que la jupe soit légèrement raccourcie.
La vendeuse comprit et se mis à genoux pour prendre les
mesures du raccourci. A ce moment là, je me trompe peut-être,
mais j'ai eu l'impression qu'elle s'était aperçue
que je n'avais pas de culotte. Ce n'était qu'une impression,
mais c'est ce que j'ai lu dans son regard et son sourire. Je suis
devenue rouge pivoine un instant. La vendeuse le vit mais ne dit
rien. Est-ce mon imagination ?
Après avoir repris mes esprits, je payais, leur confiais
mon ourlet à faire dans les plus brefs délais et
m'échappais à la recherche des chaussures appareillées.
Je n'ai pas traînée pour trouver mon bonheur : des
talons aiguilles noirs avec un liseré rouge et deux sangles
fines me tenant les chevilles.
Après avoir récupérer ma jupe raccourcie,
je sautais dans un taxi pour ne pas être en retard pour
mon rendez-vous de 17 heure. J'étais fière de mes
trouvailles et de mes achats. En respectant les consignes de Stéphane,
je m'amusais bien finalement.
Arrivée à 16 h 10 à notre chambre, je n'avais
pas aperçu Stéphane. J'entrepris alors de me préparer
en relisant d'abord la lettre :
«
A 17 heure précise, tu te constitueras prisonnière.
Tu attendras dans la chambre, sous le lustre, les mains jointes
derrière la nuque, les jambes écartées. Tu
porteras, sur les yeux, un bandeau noir, aux pieds tes chaussures
noires à talon haut, des bas noirs et un bracelet à
chaque poignet. Tu peux mettre un soutien-gorge ou un porte-jarretelles
si tu le souhaites. Tous les accessoires sont au fond de la boite
».
D'un seul coup j'ai senti la pression montée. Ce qui m'était
demandé m'angoissait un peu, je crois. Pourtant j'avais
pleinement confiance en Stéphane et nous avais déjà
pratiqué ces jeux mais sans toute cette mise en scène.
Pour me décontracter, je commençais par une douche
suivi d'un maquillage et je me parfumais le corps. Encore nue,
je me dirigeais vers la boite offerte pour en prendre le contenu.
Comme pour me rassurer, j'ai commencé par mettre le soutif,
certes pigeonnant à souhait, mais qui me couvrait un peu.
Ensuite, j'ai choisi les bas et le porte-jarretelles. En fait
il n'y avait pas besoin du porte-jarretelles puisque les bas étaient
auto-collants mais je me sentais mieux ainsi. J'ai chaussé
mes hauts talons fraîchement achetés. Puis, vint
le moment des bracelets. Ces bracelets, je les connaissais, dans
nos jeux érotiques je les avais déjà portés
une fois dans les Pyrénées. Ils n'avaient alors
pas beaucoup servi et je préférais un bon foulard
noué. Mais avais-je le choix ?
Je me sanglais donc chacun des poignets sans serrer. Çà
fait tout drôle de se voir avec des bracelets noirs aux
poignets, surtout posés par ses propres soins.
Il ne restait plus que le bandeau. Avant de me le poser, je me
dirigeais, un peu frémissante, vers le lustre. Encore aujourd'hui,
en écrivant ce moment particulier de mon aventure, je frissonne.
A 16h 57, je vis pour la dernière fois les chiffres rouges
du réveil ; je me suis passée le bandeau noir élastique
sur les yeux ; j'ai écarté les jambes et posé
mes mains derrière la nuque.
L'attente m'a semblé immense. Peut-être cinq, sept
ou bien dix minutes. Peut-être plus. Stéphane faisait-il
exprès ou est-ce moi qui avait perdu la notion du temps
?
Soudain, j'entendis la porte s'ouvrir mais aucun mot. L'angoisse
montait, j'ai failli céder à ce moment-là,
tellement c'était insoutenable de ne pas savoir qui était
entré. Et si c'était le personnel de chambre ? J'ai
murmuré alors « Stéphane ? ». Aucune
réponse. C'était trop cruel.
J'ai entendu des petits bruits dans mon dos, puis une musique.
Cela aurait dû accentuer mon angoisse mais le contraire
se produisit car cette musique c'était la nôtre,
celle de nos ébats amoureux. Sans parler, Stéphane
m'avait fait comprendre qu'il était là pour moi
et pour l'amour. Il était fort. Je me détendis.
Subitement des effleurements, des caresses de mains m'ont parcouru
le corps. Quand on est détendu c'est terriblement excitant
de sentir des caresses sans les voir. Car , si le caresseur est
doué, il vous les fait à des endroits inattendus.
Tout le plaisir se situe dans la surprise. Essayez ! Vous comprendrez
!
Ca a duré plusieurs minutes au point que mes lèvres
intimes se sont franchement humidifiées. Pourtant, elles
n'avaient pas été touchées.
Pendant quelques instants tout c'est arrêté. En fait,
je ne l'ai su qu'après, Stéphane a fait de moi de
nombreuses photos, dans toutes les positions. Ces photos sont
rangées dans notre album secret de couple que l'on continue
à alimenter pour nous. Cela m'a fait tout drôle de
me voir, de nous voir après. Certaines, ( pas toutes )
sont très belles, je dois le reconnaître. Avec le
retardateur, il en a même pris avec nous deux sur la photo.
Après cette première séance photographique
secrète, Stéphane m'a pris délicatement les
mains derrière la nuque pour les faire glisser dans le
dos au niveau des reins. J'ai senti et entendu un petit cliquetis
: un mousqueton venait de relier les deux anneaux de mes bracelets
de poignet. J'étais belle et bien prisonnière mais
je me sentais parfaitement bien et en confiance.
En me pressant les épaules vers le bas, Stéphane
me fit mettre à genou et ses deux mains m'écartèrent
ces mêmes genoux. Imaginez-moi un instant : J'étais
au milieu d'une chambre, en partie nue, entre les mains d'un inconnu
dévoilé, les yeux bandés, les mains liées
dans le dos, à genoux, les jambes écartées!
Qu'allais-je
devoir faire ?
Auteur :
antonia
du_antonia@yahoo.fr