Auteur:
Sylvestre Ortega
sylvestre67@mailblocks.com
La cabine des femmes
Ce matin, je suis incendié. Dès les premières
percées de lucidité, mon sexe sest dressé
contre ses fesses. Elle les avait collées sur mon ventre,
toutes chaudes, pour dormir. Nous avons les yeux fermés
tous les deux, un pied encore dans la nuit, lautre dans
le matin qui se lève. Natasha accueille la rectitude de
ma verge par une ondulation douce et régulière du
bassin. Elle est restée allongée sur le côté,
les jambes fléchies, les pieds sur mes tibias. Presque
mécaniquement, à tâtons, elle baisse mon membre
sous la rondeur de ses fesses. Puis, elle cesse de bouger. Alors,
je prends la relève, en douceur, en un rythme très
lent. La chaleur de nos corps au réveil me fascinera toujours.
Jaime cette sensation de fusion. Seul le long enchaînement
des secondes nocturnes, à feu doux, parvient à créer
ce berceau idéal. Quand arrive le matin, peaux, couvertures
et draps se confondent dans une apothéose de bien-être.
Les
lèvres de la petite chatte moite de Natasha se sont entrouvertes
sur ma raideur. Inutile daller plus loin. Tout est parfait.
Le
sexe toujours bien droit, je moblige à quitter le
paradis. Je marrête un instant pour la contempler.
Cest comme si elle navait jamais quitté le
monde des rêves. Elle sest débarrassée
des couvertures et elle épuise les dernières réserves
de sommeil qui embrument encore son esprit. Elle na presque
pas bougé. Jaime lobserver à son insu.
Mes yeux dessinent les traits typés de son visage de profil,
ses lèvres généreuses, son nez volontaire
et ses pommettes de chatte. Ses longs cheveux bruns foncés
relevés sur loreiller forment un nid sous sa tête.
Sous
le charme, je mavance davantage afin de maximiser mon voyage
oculaire. Dans un lent travelling vers le bas, je suis les dénivellations
de son dos merveilleux. Il est scindé par le lit creux
de la colonne vertébrale, qui sécoule jusquau
delta de ses fesses. Sur ce petit triangle bombé, je me
repose quelques instants. Jai une pensée pour mes
mains qui en connaissent par cur la topographie, les moindres
dépressions et reliefs. Ce dos à la musculature
sèche est capable des plus magnifiques cambrures qui me
reviennent par flashbacks désordonnés. Puis, je
poursuis ma descente jusque sur ses fesses que je croquerais au
petit déjeuner. Jen ai faim. Elle sont toutes rondes
et baignées de chaleur. Cette chaleur est parfumée,
je le sais. Je sais ce que sent sa peau le matin. Jen veux.
Mais,
elle est si vulnérable. Alors, je me passe la muselière.
Après
le petit déjeuner, nous arrivons au centre commercial.
Il ne sy passe rien de particulier. Mais, il flotte sur
Natasha et moi, un parfum de volupté qui nous enveloppe
depuis le matin, alors que nous avons décidé de
lui acheter une robe sexy. Celle que jimagine est juste
assez longue pour masquer les bas à jarretelles quelle
porte à loccasion, et juste assez courte pour les
laisser voir aux regards des plus audacieux. Jaime profiter
des illades travesties dinnocence des hommes et des
femmes qui ne peuvent sempêcher de lui voler quelques
instants dintimité. Tout à coup, je sors de
mes pensées et me retourne vers elle. Elle est sur la même
planète que moi. Je le sais par son sourire. Ce dernier
traduit ce quelle a lu dans mon cerveau. Déjà,
jimagine les secousses dinterdit qui martèlent
le petit appendice charnu, sous son string. Aujourdhui,
elle a lesprit à se laisser faire, à se laisser
guider. Je la sens lascive, langoureuse, flottante et, quand elle
passe la main dans ses longs cheveux, je capte les ondes de son
désir. Alors, je rêve de sa langue, lourde et large,
sur mon sexe, remontant depuis la base de la hampe jusquau
delta du gland. Je frissonne, mais ma raison jugule le feu qui
me dévore alors que nous approchons de la petite boutique
de lingerie, perdue au bout dune allée moins fréquentée.
Je la prends par la main et lentraîne à lintérieur.
Là, les déshabillés suggestifs côtoient
des petites robes affriolantes, des sous-vêtements révélateurs
et une foule daccessoires multicolores et multiformes. Il
ny a personne dans le magasin.
Nos
esprits échauffés se délectent au milieu
des cintres et des tourniquets qui proposent une lingerie attrayante.
La fille du magasin, une belle brune dans la fin vingtaine, sapproche
de nous. Elle nous salue dun signe de tête et affiche
un sourire chaleureux. Elle se tient à distance, dans une
position détendue, les mains dans le dos, les jambes écartées.
Elle nous regarde amusée, un peu comme si elle avait perçu
létincelle coquine qui nous amène chez elle.
Natasha et moi dégageons un parfum dérotisme
communicatif, enveloppant les âmes sensibles à ses
effets. Nous prenons le temps de toucher, dapprécier
les différentes textures du linge. Nous échangeons
nos impressions. Lexpérience tactile que nous éprouvons
est une sorte de préliminaire en terrain neutre. Parfois,
ma main frôle celle de Natasha sur les cintres alors que
nos regards se croisent. Parfois, cest la sienne qui descend
le long de ma cuisse. Je regarde la vendeuse, toujours à
distance. Ses lèvres luisantes entrouvertes, un sourcil
coquin légèrement relevé, lintègrent
parfaitement à lérotisme ambiant. En tant
que représentante de son commerce, elle porte une robe
sexy, en satin noir, qui sarrête à la naissance
de ses cuisses fermes, nues. Elle est chaussée de longues
bottes à talons hauts carrés, qui moulent la jambe
depuis la cheville jusquau creux du genou.
Une
pensée me traverse lesprit : parfois, avant même
que certaines personnes ne se parlent, des vibrations favorables,
des prédispositions les unissent déjà. Ce
sentiment mhabite en observant la jeune femme. Cependant,
linsistance de son regard vers Natasha mexclut de
léquation. Ce nest pas moi qui éveille
chez elle, cette attirance naturelle. Non, jimagine plutôt
quelle se reconnaît dans la sensualité qui
émane de Natasha. Elle se sent davantage complice de cette
sur féline.
Alors,
volontairement, je méloigne vers un autre rayon.
Je veux vérifier mes suppositions du coin de lil.
Une sorte de charme semble flotter dans lair. Soudain, la
jeune femme se rapproche de Natasha. Montée sur ses talons
hauts, elle la dépasse dune demi tête. Je la
vois passer lentement, les mains dans le dos, derrière
les épaules de Natasha pour humer discrètement le
parfum de sa longue chevelure brune. Natasha feint de navoir
rien remarqué, mais je devine le frisson qui déferle
sur sa peau. Tout se déroule dans un profond silence. Cest
bien ce que je crois : la sensualité se porte comme un
vêtement et les mots lui sont étrangers. Cest
un langage dondulations du corps, un rapport de quintessence
qui unit ses semblables.
La
jeune femme na pas bougé. Elle observe le bout des
doigts de Natasha, qui effleurent les tissus. Moi, je mefface
de plein gré pour laisser toute la place aux circonstances.
Trop dinsistance de ma part ferait avorter cet instant magique.
Mon cur emballé bondit sous ma chemise. Pour le moment,
Natasha semble mavoir oublié et cest tant mieux.
Son esprit séloigne, mais jai la ferme conviction
quil finira bien par maccrocher au détour.
Alors,
jattends. Je guette discrètement, plus loin. Je bouge
des vêtements sans les voir, ni les sentir, mais, au moins,
jai lair crédible. Natasha a déjà
couché quelques robes sur son bras. Par moments, elle prend
de grandes inspirations. Je devine un peu les détours de
sa pensée : même si elle joue à la fille détachée,
je pense à la chaleur qui doit lhabiter et létouffer
intérieurement. Je songe à sa merveilleuse petite
vulve, taillée avec soin. Malgré lapparente
désinvolture de Natasha, celle-ci doit être dune
moiteur qui me fait envie. Sèche à lextérieur,
mais humide sur le rebord des petites lèvres, je limagine
emmaillotée dans le petit string de nylon moulant ses formes.
De
temps à autres, Natasha acquiesce la présence de
la fille par un sourire charmant. Quant aux yeux de la grande
brune, ils trahissent son désir. Ils se posent sur les
lèvres généreuses de Natasha puis remontent,
enflammés, jusquà ses iris marrons. La vendeuse
na rien manqué des robes choisies pour lessayage.
Peut-être aurait-elle, elle-même craqué pour
les mêmes articles. Natasha la fait languir. Elle prend
son temps. La jeune femme semble conquise. Rien ne presse.
Mais,
Natasha se contrôle et elle possède détonnantes
dispositions en la matière. Elle profite du magnétisme
quelle exerce pour se laisser désirer, séduire
davantage. Moi, de mon côté, janticipe la vision
de Natasha dévêtue devant cette inconnue qui la dévore
déjà des yeux.
Natasha
est prête. En jouant la carte de lindifférence,
elle demande à essayer les robes. La fille lui indique
une cabine et ly suit. Natasha lui sourit. Mais, la jeune
femme est prudente. Elle demande poliment à Natasha si
elle souhaite fermer la porte du cubicule.
-
« Non, jai besoin de votre avis. Entre femmes
»,
répond Natasha.
Jen
profite pour mapprocher. Natasha me sourit. Je demande à
la jeune femme :
-
« Cest bien ce quelle a choisi? »
-
« Cest vraiment très bien, réplique-t-elle,
sous le charme. Et puis, madame a tout ce quil faut pour
bien les porter. »
-
« Merci pour le compliment, mais on se tutoie, daccord
? Moi, cest Natasha. »
-
« Je mappelle Julie. À votre entière
disposition. »
Julie
rougit. Elle semble troublée par ses propres mots qui laissent
planer un agréable double sens. Nous sommes deux à
observer Natasha se déshabiller par louverture de
la porte. Je regarde Julie. Elle est totalement absorbée
par le spectacle. Il me vient une idée :
-
« Julie? Je pourrais peut-être refermer la porte accordéon
du magasin quelques minutes? Question
confort. »,
dis-je avec douceur.
Natasha
a enlevé sa blouse noire. Dos à nous, elle a croisé
les bras sur ses seins ronds. Elle tourne la tête vers Julie.
La vendeuse hésite un peu devant ma proposition anti-commerciale.
Elle se mordille la lèvre inférieure.
-
« Euh
Oui. Peut-être, euh
Pourquoi pas?
Mais pas complètement, alors. », dit Julie, qui tente
de minimiser cette mesure inhabituelle.
Je
mempresse daller tirer la porte transparente, en ne
laissant quune petite ouverture. Nous sommes maintenant
isolés du bruit ambiant du centre dachats. À
mon retour à proximité de la cabine, je constate
que la jeune femme na dyeux que pour Natasha. Un peu
trop flagrante, Julie se retourne vers moi comme pour obtenir
une forme dapprobation. Je lui donne sous la forme dun
large sourire.
-
« Bon, eh bien, Natasha vous appartient. Prenez-en bien
soin. Je vous la prête avec plaisir. »
Par
de lents mouvements latéraux des hanches, Natasha se défait
de son jeans. Julie et moi, un peu plus en retrait, observons
ce qui dhabitude mest réservé. La magie
de linstant commence à secouer mon membre par spasmes.
Celui-ci nest cependant pas encore à maturité.
Je le réfrène alors quil tente de se cabrer
comme un étalon avide de liberté. Le jeans sur le
plancher nous dévoile le plus beau des spectacles. Voici
les jambes nues de Natasha, toujours de dos. Son petit string
noir offre la séparation nette de deux fesses rondement
invitantes. Julie sest appuyée sur le côté
mince de la porte de la cabine. Les jambes placées de part
et dautre de celle-ci, elle exerce quelques pressions discrètes
du pubis. Londulation de son bassin est à peine perceptible.
À lintérieur, Natasha a enfilé une
robe très courte qui laisse son dos nu. Le vêtement
sattache à larrière, grâce à
de fines lanières quil faut nouer. Elle appelle Julie
à la rescousse. Sans un mot, la jeune femme sapproche.
En prenant les lanières pendantes, Julie frôle lextérieur
des seins de Natasha avant de rejoindre les cordons sur ses omoplates.
Ses mains glissent lentement sur la peau fine et dorée
de Natasha. Je suis fasciné par la scène. Pour Julie,
je nexiste déjà plus. Japprécie
son aisance, car elle ne se trompe pas : je lui laisse la voie
totalement libre.
-
« Peux-tu fermer la porte deux minutes, le temps de tout
ajuster?, me demande Natasha. Je veux te faire la surprise. »
Sans
même attendre de réponse ma part, elle referme la
porte de la cabine et tire le verrou. Je suis secoué. Me
voici contraint dobserver la scène par lespace
de quarante centimètres qui sépare la porte du sol.
Je recule rapidement pour accentuer mon champ de vision. Je dois
désormais deviner ce que je ne peux voir entièrement.
Les
deux femmes se font face. À droite, jobserve les
pieds nus de Natasha. Avec le droit, elle repousse le jeans sur
le sol dans un coin du cubicule. À ma gauche, mais devant
Natasha, je vois les longues bottes à talons hauts de Julie.
Dans ma tête, les images se bousculent. Jimagine leurs
lèvres et leurs langues emmêlées dans des
baisers passionnés. Je les devine, chacune empoignant la
nuque et les cheveux de lautre pour mieux mêler leurs
bouches, leurs souffles, leurs salives. Les pieds bougent peu,
mais les chevilles sagitent sous la tension des mouvements
quelles partagent. Dans ma tête, puisque rien ne mest
imposé, tout devient possible. Je les vois caresser leurs
courbes. Derrière cette porte verrouillée, tout
le désir contenu peut maintenant sexprimer librement.
Je les imagine sauvages, presque frénétiques. Sil
y a peu ma verge nétait quen phase intermédiaire,
la voilà qui atteint son expansion maximale, douloureuse,
dans létroitesse de mon pantalon.
Après
quelques instants, les pieds nus sorientent dans la même
direction que les bottes. Natasha offre son dos à Julie.
Les bottes trépignent un peu sans que je sache vraiment
ce qui se déroule derrière le panneau de bois. Peut-être
mille choses, peut-être rien, au fond. Mais, lorsque je
vois lun des pieds nus se relever sur la pointe, je sais
très bien quil traduit une expiration du corps de
Natasha. Ses orteils souvrent sur le sol comme un pinceau
sur une toile. Mon imagination délire. La douleur est vive
dans mon jeans. Je voudrais me trouver nu, moi aussi, mais cest
impossible. Je voudrais prendre mon sexe en main, mais depuis
ma position dobservateur, je suis exposé à
la vue des passants. Malgré tout, je ne suis pas déçu.
Jendure la plus merveilleuse souffrance qui soit. Jobserve
des pieds me raconter ce que je ne peux quimaginer.
Les
bottes trépignent de plus en plus. Natasha écarte
les pieds. Ses chevilles penchent vers lavant. À
mon avis, elle vient doffrir lintérieur de
ses cuisses chaudes aux mains affamées de Julie. Cela dure
quelques minutes. Quelques minutes où mon cerveau connaît
lenfer. À partir des mouvements de chevilles, jimagine
Julie retenant la longue chevelure de Natasha. Cette dernière
se cambre, la bouche entrouverte. La langue sortie, elle cherche
désespérément à goûter un sexe
invisible. Julie doit avoir saisi les seins ronds de Natasha à
présent. Elle doit pincer fermement les mamelons durs entre
ses doigts. Du même coup, elle ajoute le plaisir dune
légère brûlure. En ce moment, jenvie
Julie, cette inconnue qui se tape ma femme.
Puis,
mon cerveau identifie un halètement familier. Au bas de
la porte, les chevilles nues bougent de lavant vers larrière.
En pensée, je vois de nouveau Natasha. Elle frotte assurément
ses fesses invitantes contre la chatte de cette femme anonyme.
Dailleurs, les bottes accusent un léger recul sous
la pression de son joli petit cul. Elle mexcite terriblement.
Si elle pense à moi, Natasha sait quen cet instant
je voudrais exploser, que la torture est insoutenable. Elle sait
aussi que mon cerveau se gave du moindre détail provenant
de louverture au bas de la porte. Je nen peux plus.
Pourtant, rien ne mempêcherait de pénétrer
dans la cabine voisine, de fermer la porte et de vider mon sperme
brûlant au son de ses gémissements. Mais, voilà
: je ne veux rien manquer.
-
« Mmmh, cest bon », murmure Natasha.
Le
tremblement de sa voix me fait imaginer les doigts de la vendeuse
qui caressent frénétiquement ses lèvres et
son clitoris. Mon esprit entrevoit les doigts de Julie qui vont
et viennent dans le sexe mouillé de Natasha. Celui-ci doit
être à ce point lubrifié quelle sy
enfonce jusquaux jointures.
Mais,
mon plaisir augmente encore lorsque, tout à coup, les bottes
reculent quelque peu. Julie prend ses distances par rapport aux
pieds de Natasha en attente. Julie a décidé de mieux
voir. « Mais, voir quoi? », me dis-je surexcité.
Connaissant les goûts de Natasha, je crois comprendre quelle
offre maintenant à Julie de caresser son anus. La vendeuse
sest donné lespace pour bien voir la petite
rosette de chair. Maintenant, une botte est tournée dans
ma direction et lautre pointe vers Natasha. Julie se rapproche.
Elle a trouvé la petite ouverture. Natasha na pas
bougé, mais elle lâche un petit cri aigu. Dune
main, la jeune femme doit se délecter de sa chatte alors
que, de lautre, elle enfonce peut-être un ou deux
doigts dans son petit cul serré. Natasha laisse échapper
un grognement de plaisir. Je la sens très excitée.
Je reconnais ce son. Elle est sur le point de jouir. Les battements
de mon cur se déchaînent. Voilà plus
de vingt minutes quelles sont toutes les deux enfermées
dans cet espace restreint. Je monte et descends le poing fermé
contre mon sexe emprisonné. Mon gland est prêt à
exploser.
Dun
coup, les pieds nus se tournent face aux bottes. Ils sont toujours
écartés. Mais, je nentends plus rien, aucun
souffle, aucun son. Jimagine alors que leurs bouches sont
à nouveau entremêlées. Leurs langues avides
se titillent encore, senroulent et se sucent. Je veux mourir
et Natasha le sait. Je défoncerais cette porte, mais je
me plie aux règles du jeu quelle dirige. Cette porte,
cest elle qui la contrôle.
Maintenant,
les bottes saffaissent vers lavant. Les genoux de
Julie touchent le sol. « La cochonne, me dis-je en pensant
à Natasha, elle la obligé à sagenouiller
et à manger goulûment sa chatte! »
Jimagine
la vendeuse qui dévore son sexe brûlant. Les deux
mains de Natasha sont probablement appuyées derrière
la tête de Julie. Elle doit empoigner ses cheveux pour mieux
presser cette langue sur sa vulve humide. Cette fois, les chevilles
de Natasha sont penchées vers larrière. Elle
est adossée contre la cabine. Puis, elle monte sur la pointe
des pieds. Ses jambes sont toutes ouvertes. Natasha se cambre
pour mieux recevoir la bouche gourmande de Julie. Je suis sûr
quelle perd presque conscience.
Moi,
je rêve de soulager la tension de mon membre. Je voudrais
me foutre de la Terre entière, mais ma raison lemporte.
Je suis donc condamné à la torture de mon membre
énorme, coincé dans ce tissu intransigeant qui le
séquestre délicieusement. Je suis perdu dans mes
pensées les plus perverses lorsquune voix me ramène
à la réalité :
-
« Ça va bien, monsieur? La commerçante est
ici? La porte était presque fermée alors je me demandais...»
Le
retour à la réalité est brutal. Un garde
de sécurité dune cinquantaine dannées
se tient devant moi et attend une réponse. Il na
pas vu ce que jobservais.
-
« Si, si!, dis-je assez fort pour être entendu par
les filles dans la cabine. La vendeuse est en train de
conseiller
ma femme pour une robe. »
Le
garde se dirige vers la caisse, en tripotant quelques articles.
Discrètement, jai observé les genoux qui se
sont redressés. Pendant un moment, ni les pieds, ni les
bottes nont bougé. Les deux femmes doivent certainement
semployer à effacer toute trace visible de leurs
instants de volupté. Natasha na pas joui. Moi, non
plus dailleurs mais, moi, je nen aurais pas eu le
loisir. Finalement, la porte souvre ne laissant sortir que
la vendeuse. Elle me lance un regard complice. Julie semble me
dire deux fois merci. Dune part, de lui avoir offert Natasha
et, dautre part, de lui avoir sauvé la mise avec
le gars de la sécurité. Dans le premier cas, je
songe : « Je ny suis pour rien. De toute façon,
cétait un plaisir de vous voir faire, même
si « voir » est un bien grand mot
».
En
ce moment, jai la tête dans un nuage, un peu comme
lors dun réveil trop brusque. Je nai pas vu
Natasha remettre son jeans. Elle sort à son tour de la
cabine. Elle serre les dents et lève les yeux au ciel.
Elle semble dire : « Quest-ce quil avait besoin
darriver celui-là! ». Jacquiesce en levant
moi aussi les sourcils. Alors, Natasha dépose toutes les
robes sur un tourniquet, ne conservant dans les mains que celle,
à lanières, quelle avait porté quelques
minutes à peine, avant de sen défaire et de
se donner tout entière. Elle sapproche de la vendeuse.
-
« Des clients me demandaient si cétait ouvert
ou fermé. Bon, alors, je leur dis que cest ouvert?
», demande le type au comptoir.
Natasha
dépose la robe devant le gardien. Puis, sadressant
à Julie avec un sourire complice, elle dit :
«
Cest celle-là que je prends. Jai bien aimé
les petites lanières. »
Auteur:
Sylvestre Ortega
sylvestre67@mailblocks.com