Auteurs :
Sabine et Patrick
sabine.dean@laposte.net
LA STAR ACADEMIE : le début de la fin (1ière partie)
Mortelèze
était un petit village dune centaine dâmes.
Il était situé à vingt-cinq kilomètres
de la fameuse cité berjallienne. Sa localisation valait
aux villageois, le bonheur de ne pas goûter à la
névrose des agglomérations, ce mal-être qui
avait fait fuir de nombreux citadins vers la campagne.
La rue du
centre était lartère principale du ptit
bourg ; les trois pôles de rencontre étaient constitués
par le café restaurant, la mairie et, son petit musée.
Excepté sa mission de représentation de létat
au sein de la localité, la mairie était fréquentée
pour une tout autre institution. Celle-ci faisait de lombre
au maire et mettait à genou tout le conseil municipal.
Issue dune génération qui avait connu lexode
des agriculteurs et le vieillissement prématuré
de Mortelèze, Christine avait grandi sous le signe de la
nonchalance. Pour elle, le bout du monde se limitait à
la région lyonnaise et linconnu se situait au-delà
de cent kilomètres. Plus enclin à rêver dailleurs
quà gagner sa vie, elle avait retardé son
entrée dans le monde du travail depuis son naufrage en
classe de troisième. Par la suite, elle sétait
abonnée aux petits boulots ! Cest le jour de son
vingt et unième anniversaire que ses parents lui trouvèrent
un emploi à mi-temps au secrétariat de la mairie.
Tout le monde était ravi et surtout le personnel de la
municipalité. Légèrement plus grande que
la moyenne, Christine se distinguait des autres filles du terroir
par des tenues légères et près du corps.
Blonde aux yeux bleus, elle captivait les regards avec ses
seins : une magnifique poitrine qui remplissait probablement des
bonnets D trafiqués. Ses hanches : un peu large, faisaient
poindre le bonheur sur les visages, alors que ses fesses, très
relativement potelées, achevaient de faire naître
le désir ! Lappétissante description était
simplement ternie par limperfection de sa bouche. En effet,
sa lèvre inférieure était un trait plus soutenue
que la supérieure, ce qui lui valait pas mal de sobriquet
plus ou moins caustique et en particulier, celui de « Ptit
bec ».
La véritable
histoire de Christine Chapot commence ainsi
Ce matin-là,
il faisait très chaud à la mairie et lair
conditionné naurait pu rien faire face à la
tenue hyper décontractée de la future star : sa
robe courte dévoilait la moitié de ses cuisses et
cest dans un large décolleté que la plupart
des curieux venaient plonger leur regard. Ils étaient trois
à avoir déserté le bar pour le guichet de
la mairie. Notre blonde, qui avait tressé ses cheveux,
travaillait avec Justine, mais la complicité de leur duo
sarrêtait là ; toutes les deux, cétait
rapport de travail, point final ! La temps plein reprochait ouvertement
à sa collègue son manque de goût vestimentaire
et ses maquillages souvent trop outrancier. Mais dans la réalité,
une profonde inégalité physique conditionnait la
jalousie de lune pour lautre.
Dix heures
trente venait de safficher au-dessus de laccueil :
le facteur faisait son apparition et parmi eux, les beaux parleurs
faisaient une place à Alain. En fait, ça ne faisait
quun voyeur de plus pour lexhibitionniste ! Ça
ne la gênait pas la petite demoiselle davoir une paire
dyeux en plus plongé dans son décolleté
: en fait, elle aimait vraiment ça ! Entre eux, cétait
autre chose et le postier navait dyeux que pour sa
blonde, « sa blondasse » comme il lappelait.
À la différence des autres, il pouvait prétendre
au corps de lincendiaire de braguette ; il était
séduisant et rassurant, beau parleur et, malgré
son alliance, ainsi que ses vux de fidélité,
il rêvait de tromper sa femme avec Christine où alors,
avec une simple garce.
Rapidement,
énergiquement, Justine désarçonnait le jeune
séducteur de sur ses rêveries aux goûts de
lait :
- Bon, aujourdhui,
tu mets le courrier ici ! En une semaine, trois lettres recommandées
se sont égarées ! Je pense que ça suffit
!
- Elles se
sont peut-être glissée entre deux dossiers ?! Tu
as vérifié ?
- Cest
Christine qui se chargeait de ça ! Au vue du sérieux
des deux partis, jai décidé quaujourdhui,
cest moi qui moccuperai du courrier ! Je commence
à être irritée de prendre pour les autres
!
- Ma douce
Justine, si je peux me faire pardonner !
Elle marquait
un bref silence et sasseyait, tandis que Christine se moquait
silencieusement du baratin dun professionnel.
- Alain, ne
me prend pas pour une conne !!!
- Tu sais
très bien que je tadore et que je ne peux pas résister
à tes petits yeux qui papillonnent à la moindre
contrariété ! Dommage que tu sois mariée,
Justine !
Ensorcelée,
Justine levait brièvement - les yeux, avant de profiter
de lanimation autour dAlain pour détailler
le physique de lautre fonctionnaire. Alors que son attention
se faisait plus précise, ses joues commençaient
à sempourprer
Avant dêtre confondu,
elle baissait le regard :
- Alain, ce
nest pas toi le fautif !
Justine se
relevait et commençait à faire le tri, alors que
le regard des mâles retrouvait un appétit démesuré
pour le décolleté de Christine.
- Cricri,
jaimerais vraiment temmener danser samedi ! Sérieusement,
jen ai un peu marre que tu me dises « non »
! Je ne comprends pas : tu as quelquun dans ta vie ? Tu
sais, je ne suis pas jaloux !
- Je tai
déjà dis de ne pas mappeler cricri : ça
fait ringard ! Je ne sors pas avec des hommes mariés !
Cest tout !
- Je ne suis
pas marié ! Je le suis juste pour les impôts et,
ma femme et moi ne sommes pas dupe ! Allez Christine !
- Alain est
un sacré bout en train, avec lui, vous passerez une excellente
soirée ! Vous verrez trente-six chandelles !
- Ecoutes-les
Christine ! Le mariage, ça ne veut plus rien dire à
notre époque ! Ne sois pas sotte !
- Je ne suis
pas sotte ! Justine est fidèle, elle !
Tous poussaient
un petit rire. Lun dentre eux nen pouvait déjà
plus et sans sen apercevoir, il bavait ; son regard complètement
hypnotisé par le profond décolleté.
Alors que
Christine sen allait prendre la corbeille des expéditions,
Justine montait au premier, laissant ainsi la mairie à
quatre mâles en rut.
Au premier
étage de la mairie dans le bureau dun sexagénaire
très bien portant :
- Ah !!! Justine
! Le courrier ?! Jespère que tout est là !
- Oui, Monsieur
le maire ! Jai veillé moi-même à ne
rien laisser
traîner ! Je suis encore vraiment navrée
des problèmes engendrés par certaine personne !
Sachez que je suis prête à tout pour garantir votre
intégrité ! En bas, je supervise tout !
- Vous avez
bien fait ! Cest très bien ! Dorénavant, je
veux que ce soit vous qui vous occupiez des recommandés,
vous qui mapportiez la correspondance. Mademoiselle Chapot
est trop maladroite ! Je me demande ce quil ma pris
de lembaucher, même à mi-temps, je crois que
cette fille est une véritable catastrophe, une bombe ambulante
! Je ne comprends pas, son grand-père était un très
bon préfet ! Le meilleur que jai jamais connu !
Cest à croire que lintelligence saute des générations
!
- Monsieur,
il ne faut pas lui en vouloir, elle nest pas bien vive desprit,
elle fait un maximum avec ce quelle a ! Ce nest pas
de sa faute !
- Oui, vous
avez raison ! Si Alain est encore là et je suppose quil
lest, pouvez-vous lui demander de monter ?
- Oui, je
vais voir sil est encore à laccueil ! Vous
avez besoin de quelques choses de particulier ?
- Non Merci
! Rien pour le moment !
Quand Justine
revenait au secrétariat, elle surprenait Christine debout
devant la photocopieuse : elle était en plein fou rire.
La traître ne disait rien, avec inimitié, elle fixait
sa consur qui était perchée sur des souliers
à hauts talons. Notre blonde sétait légèrement
penchée sur la machine, exhibant ainsi sa croupe en défaveur
de son décolleté, ses jambes dénudées
jusquà mi-cuisses étaient une attraction,
mais son derrière coupait la respiration des quatre hommes
qui se demandaient ce quelle pouvait dissimuler comme sous-vêtement.
Elle aimait se sentir désirée, deviner tout ces
regards interrogateurs posés sur sa démesurée
poitrine et, savourer leur impuissance pour commettre une chose
illégale. Son corps vibrait, elle ressentait des caresses
érotiques partout sur la peau : sur ses fesses, ses seins
qui frémissaient dans son vaste soutien gorge et même,
si les regards nétaient pas ceux de Brad Pitt, Tom
Cruise ou George Clooney, Christine mouillait sa culotte de savoir
que les quatre compétiteurs pour un viol nen perdait
pas une miette.
Justine manifestait
sa présence et subitement, Christine métamorphosait
sa pose pour celle dune secrétaire coincée.
Le pauvre facteur ne savait plus sil devait tomber pour
les gros seins de « ptit bec » ou alors, ses
deux grosses miches bien rebondis. À cet instant-là,
il se disait que sa seule érection ne lui aurait pas suffit
pour la visiter partout à la fois
- Messieurs
: la mairie nest pas un théâtre !!! Encore
moins un bistrot ! Alain !!! Monsieur le maire voudrait te voir
!
Soudainement,
il montrait un dynamisme surprenant, il bondissait dans les escaliers
et disparaissait vers le premier étage
- Allez !!!
Bon sang !!! Si vous ne partez pas, jappelle un agent !
- Eh !!! Je
te rappelle quil est déjà là : cest
moi !
Rire général
sous les désapprobations de Justine
Dans le bureau
du Maire, Alain faisait comme chez lui : il entrait sans frapper
et en fait, il rejoignait celui qui était son oncle.
- Bonjour
Alain ! Tu vas bien ? Excuse-moi de ne pas me lever, mais la pudeur
men défend !!!
- Oui ça
va bien oncle Paul ! cest la blondasse qui te met dans cet
état ?
- Oui petit
! Même quand on me parle delle, je choppe des érections
qui laisseraient ta tante verte de jalousie ! (silence) Quelle
salope !!! Tu lui fais toujours la cour ?
- Oui, mais
elle semble toujours aussi difficile ! Jessaie, tous les
matins, mais elle ne semble pas si conne que ça !
- Persévère
Alain, persévère ! Avec les filles comme elle, il
faut impressionner, les faire rêver et tant pis si cest
de lincroyable, certaines sont tellement connes que tu pourras
avoir le beurre et largent du beurre ! Quest ce que
je ne donnerais pas pour
lui toucher ses nichons !!! Putain
de grosse laitière !!! La baiser comme une chienne !
-
Arrête
tonton !!! Sinon, cest moi qui vais chopper la trique !!!
- Aujourdhui,
comment est-elle habillée ?
- Tu nas
quà descendre !
- Non ! Je
ne peux pas la voir !
- Robe noire,
courte avec une vue plongeante sur ses mamelles !!! Elle me rappelle
de plus en plus Berthe : tu sais, la grosse normande et ses pis
qui pissaient le lait ! Je me rappelle, la pauvre louchait !
- Tu me fais
rire de tout ramener à la ferme ! Christine mérite
un peu mieux !
- Si tu veux
te la faire, il faudra bien descendre pour la voir !!!
- Oui, mais
les relations : Maire - secrétaire, cest vrai que
dans les films pornographiques ! Si elle ne veut pas ce faire
défoncer le cul par un bel âtre comme toi, ce nest
pas moi qui réussirais !
- Reste optimiste
et tente ta chance ! Persévérance : cest toi
qui me las dit !
- Jeune con
!
Sur un large
sourire, Alain quittait le bureau de son oncle et après
un bref « Ciao » à laccueil, il repartait
combler le retard quil ne cessait pas de cumulé depuis
le début de sa tournée.
Les douze
coups de midi venaient de résonner au cloché du
village. Dans larrière-cour de la mairie, le vent
balayait les odeurs de la campagne. Les nuages qui annonçaient
lorage ne seraient pas de trop pour arroser une terre desséchée
par plusieurs jours daridité. Une femme en robe noire
coupait à travers la pelouse desséchée, avant
de sortir de lenceinte du pouvoir. Perchée sur ses
gros souliers à talons hauts, réjouie, elle traversait
la grande place du village, afin de se diriger vers la terrasse
du café restaurant où ladmiraient des personnes
qui ne pouvaient que la connaître. Mais depuis linstant
où elle avait traversé la rue dune allure
plutôt soutenue, ses seins avaient captivé les regards
des 18 - 80 ans !!!
Satisfaite,
son sac shopping à lépaule, elle essuyait
une salve de cris, sifflement et autres hurlements ; tout un lot
dexpressions stéréotypées pour lui
témoigner quils avaient tous envi delle ! Elle
faisait une demi-douzaine de bises, sentait les regards
courir sur ses fesses ou, plonger dans son profond décolleté.
- Eh Christine
: tu veux boire un coup ? Joffre !!! Jai vendu ma
caisse à un gars de la ville !
- Bichon,
comment vas-tu faire pour me faire la cour ?
- Nous deux,
cest une affaire qui roule, non !!!
- Tu te mets
le doigt dans lil !!! Je naime pas les petits
joueurs !!! Referme ta braguette, tu es juste bon pour faire des
pâtés de sable !
Sur un large
sourire, heureuse de sa réplique, elle quittait léquipe
sous les éclats de rires
Tout ça nétait
pas bien méchant et comme des frères et soeurs,
cétait depuis la maternelle quils senvoyaient
des vannes. Christine les aimait bien, elle aimait surtout leur
compagnie et cette sensation dêtre le centre dattraction
de la petite équipe. Au village, elle avait couché
avec presque tous les jeunes de son âge et si en dautre
lieu, elle aurait passé pour une salope, ici, elle était
plutôt considérée comme la madone.
À peine
cinq minutes quelle avait quitté ses amis que déjà,
le temps avait quasiment virés au noir. Seul un brin de
soleil laissait un espoir à Christine, quand au détour
dun chemin, une camionnette de la poste venait rouler au
pas :
- Fini la
journée ?
- Oui ! Ce
nest pas trop tôt ! Je suis morte ! Et toi ?
- Bof !!!
Tu veux que je te ramène ?
- Non Alain
! Je nai pas besoin dun garde du corps !
- Pourtant,
avec un cul comme le tiens, tu devrais faire attention : lété,
le soleil, la chaleur : les hommes perdent la tête facilement
!!!
- Par ici,
il ny a que des impuissants et des homos !
- Je sens
que tu es fâché ! Cest pour ce que je tai
dit à la mairie ? (silence) Allez ! Réponds !
- Va-toccupée
de ta femme !
- Cest
de toi que jaimerais moccuper ! Tu as besoin damour,
ça se voit ! Tu as lair toute triste ! Irritable
! Je sais que tu aimerais bien, mais que tu noses pas et
je suis prêt à parier quand ce moment, tu mouilles
ta culotte !
- Tu es très
con !
- String ou
culotte ?
Il stoppait,
laissait Christine continuer et se déhancher un peu plus
devant lui. Sa robe était légèrement remontée,
un peu plus haut que mi-cuisses et pour lui, cétait
ainsi ou plutôt sans quelle devait être la plus
excitante.
- Dis-moi,
tu portes un string : cest ça ?
- Devines
!
- Fais-moi
le voir ! Avec moi, tu ne seras pas déçu et je te
promets une nuit comme tu nen nas jamais passé
! Je suis poète et je sais que ça te va droit au
cul !
Il éclatait
de rire, alors que Christine sinterrogeait :
- Quand tes
vannes seront meilleures, je te laisserais peut-être caresser
mes fesses, mais en attendant, jai dautres choses
à faire bien plus importante pour mon avenir !
- Tu nes
quune frigide : cest sure !
- Toi, tu
n'es qu'un con : cest certain !
- Blondasse
!
- Connard
!
Âprement,
il écrasait laccélérateur, faisait
« lustrer » ses pneumatiques et tout en narguant Christine,
son « Kangoo » décollait droit devant lui.
La grande blonde simmobilisait sur le bord du chemin et
redescendait les pans de sa robe sur ses cuisses.
Le - vent
sétait levé - et le soleil avait disparu ;
mais malgré la faible clarté, Christine avait aperçu
à lautre bout du chemin, une seconde voiture stationnée
devant la demeure familiale : cétait sa tante et
oncle Roger. Arrivée à cinquante mètres,
les chiens se mirent à aboyer et quand ils virent que cette
blonde aux cheveux fous nétait autre que la fille
de leurs maîtres, ils se turent. Sous les grondements lointains
du tonnerre, Christine ouvrait la barrière et les chiens
aboyaient vers les nuages noirs.
Comme pour
faire la nique à lorage et à ses larmes, la
secrétaire de mairie courrait jusquau perron pour
assurer sa victoire sur la pluie. Dans le petit couloir qui menait
au salon, une étrange sensation contredisait son premier
jugement : mais quétait devenu lodeur pestilentielle
de leau de toilette de Roger et, à qui appartenaient
ses voix aux accentuations nordiques ? En se hasardant vers les
débats, discrète, Christine fut surprise de découvrir
quil ne sagissait pas du frère de son «
père », mais tout simplement dun couple dami
à son beau-père. Sa déception provoqua un
soupir qui fut perçu par les protagonistes : tour à
tour, sa mère, les invités et son beau-père
se retournèrent sur elle. Mis à part la génitrice,
tout le monde attardait son regard sur la robe courte et, le large
décolleté de Christine. Il y en avait pour tout
le monde et je laisse deviner au lecteur qui affichait de larges
sourires. Ladolescente sur le retard décrochait un
« bonjour » à peine audible, avant de se justifier
à ses parents pour monter dans sa chambre.
Elle poussait
la porte de son jardin secret, sengouffrait et refermait
de suite en sappuyant lourdement sur celle-ci. Christine
poussait un long soupir
Là, elle était chez
elle ! Elle ne fermait jamais à clef : cétait
son univers et tout le monde respectait son coin dintimité.
Au bout dun
instant, elle posait son sac et allumait la télévision,
avant de se poser à plat ventre très lourdement
sur sa couche. Devant le petit écran, elle zappait de chaîne
en chaîne, elle se prenait tour à tour dadmiration
pour les défilés de mode sur une chaîne, les
clips dune seconde et les histoires damours de la
troisième. Elle faisait tomber ses gros souliers sur le
plancher, quand soudain, lorage éclatait, sourd et
faisait sébranler les murs de sa chambre. Christine
poussait un petit cri et se levait brutalement pour aller jeter
un coup dil par la fenêtre : dehors, le ciel
était vraiment sombre ! Elle supposait que quelques gouttes
commençaient à tomber. Alors quelle cherchait
la preuve de ses avances, son attention se posait à cinquante
mètres sur la résidence secondaire dun couple
de commerçant : un couple de la ville ! Ils étaient
légèrement plus « vieux » que Christine
; les deux citadins saffichaient rarement ensemble et, la
plantureuse blonde avait plus souvent « affaire »
avec celui quelle surnommait « le gros ». En
effet, il révélait souvent maladroitement sa présence
par le biais de reflet que la cour vêtue attribuait à
une paire de jumelle. Cest surtout derrière la fenêtre
du premier étage, en opposition avec la sienne, quelle
le devinait. Soudain, un éclair zébrait le ciel,
Christine se reculait et fermait les rideaux avant dallumer
la pièce ! Immédiatement, le tonnerre se mit à
gronder et Christine simmobilisa : immobile, elle haletait
rapidement
Elle prenait sa volumineuse poitrine à
travers sa robe et remplissant ses mains, elle pressait fermement
ses seins en poussant un long soupir, avant de descendre ses doigts
sur son ventre et ses cuisses
- Christine
!!! Arrête-moi cette télévision, lorage
est au-dessus de la maison !
- Oui, sil
te plait ma chérie !
- Daccord
maman !
La jeune femme
sexécutait, avant daller sasseoir à
son bureau, allumer sa chaîne sur une station « techno
» et sortir un étrange petit cahier. Elle le feuilletait
Il ne sagissait pas dun journal intime, mais plutôt
dun état des lieux de tout ce quelle avait
fait et avait à faire... Elle sarrêtait de
tourner les pages en découvrant une brochure. Elle fouillait
lun des tiroirs, ses doigts prenaient une cigarette pour
la porter entre ses lèvres peintes. Elle allumait son instant
de plaisir, avant dattarder toute son attention sur
La brochure découpée dans un magazine people. Il
sagissait dun concours permettant de rencontrer la
nouvelle star de la Pop anglaise : Patti Bône, la reine
des clubs britishs !!! Pour Christine, elle était un modèle,
elle lidolâtrait sur une foule de détails et
principalement pour son exubérance. En synthèse,
léphémère était adulé
par une horde dadolescentes en raison de ses légères
rondeurs quelle assumait avec moquerie.
Bref, demain,
la secrétaire de mairie enverrait sa participation et ensuite,
la chance serait peut-être avec elle !? Lheure avait
tourné et bien que le temps soit annonciateur dun
début de soirée, il nétait que quatorze
heures trois quarts. Elle fermait son cahier et alors que la pluie
frappait contre les fenêtres, Christine décidait
de soccuper dun concours où ici, il fallait
téléphoner. Elle hésitait, lenjeu nétait
que local !!! La récompense : une séance photos
chez un professionnel ! Le questionnaire semblait facile, peut-être
trop, mais lessentiel était quelle avait le
niveau « cours primaire »
Depuis toute petite,
Christine aimait poser et susciter toute lattention. Bien
quelle - nait plus - les formes mannequins, secrètement,
elle espérait toujours et rêvait de défiler
aux quatre coins de la planète. Elle rêvait dun
studio de 200 mètres carré pour elle seule, ainsi
quun pied-à-terre dans la capitale, à Londres
et à New York. Vivre le véritable amour avec une
star de film de karaté et, tenir la main dun petit
enfant éthiopien pour « jeune et jolie » ou
bien « Voici ». Tout le monde la citerait en exemple,
ses amies voudraient lui ressembler et comme Norma Jean, elle
tournerait la tête de quelques présidents : Christine
serait la plus heureuse femme de lunivers et sans doute,
la plus riche !
Dans sa petite
robe noire, elle se levait et décrochait son téléphone
avant de baisser son zip dans le dos. Rapidement, elle marquait
la déception en appuyant une fois, puis plusieurs, sur
les touches de son « sans fil ». Entre deux réflexions,
elle allait ouvrir les rideaux de sa fenêtre : lorage
était toujours alentour et, contre les vitres, la pluie
semblait redoubler de vigueur. Perdue dans ses pensées,
Christine faisait la grimace, quand soudainement, un miroitement
en provenance de la maison voisine linterpella ; dans le
ciel, un bref éclair venait de se manifester. Le tonnerre
gronda et lépiderme de la jeune femme sexprima
par la chair de poule. Christine baissait les yeux, manifestait
sa satisfaction, avant daller raccrocher le combiner sur
son bureau.
Lespace
de quelques secondes, elle simmobilisait et restait songeuse
en se questionnant : « Est-ce le début de la gloire
? » Impudique, elle faisait glisser les bretelles de sa
robe tout le long de ses épaules et, les mains délicatement
posées sur ses hanches, elle accompagnait lenveloppe
provocante sur son corps
avant doffrir aux chanceux
(?) , la vision dun soutien-gorge noir assortit à
la couleur de son petit string.
Après
un clin dil vers lorage, elle augmentait le
volume de sa chaîne, avant dentamer une danse lascive
et sensuelle. Sa poitrine tenait magnifiquement bien en place
et ses cheveux avaient autant de liberté que ses hanches
qui, malgré un léger surplus, pouvaient onduler
avec sensualité. Elle prenait sa poitrine à pleines
mains : cest vrai quelle était opulente ! Un
bon bonnet D !!! Maintenant, Christine approchait de la fenêtre
et fixait la demeure den face où elle était
persuadée dêtre observée. Avec un léger
sourire en coin et un il malicieux, en plein milieu de sa
chambre, elle reprenait son show.
Après
une quinzaine de minutes polissonne ; fatiguée, elle dégrafait
le « pont » qui suspendait ses deux atouts. Sous la
masse, sa poitrine saffaissait de manière imperceptible
pour rester magnifiquement plantée : le bonnet D nétait
décidément pas une exagération
Était-ce
le plaisir de lorage au-dessus de sa tête ou, le plaisir
de se sentir désirable aux yeux des voyeurs, Christine
passait pour la première fois ses mains sur ses seins :
les tétons navaient cessé dêtre
érigé et la question était de savoir si elle
allait, en cette fin daprès-midi, se contenter uniquement
de ses mains ? La musique semblait monter en puissance en symbiose
avec les désirs de Christine. Elle caressait ses obus,
ouvrait grand la bouche pour étouffer le désir qui
commençait à lenflammer
ses mains prenaient
ses mamelles gonflées et les resserraient, avant de les
lâcher et, penchée en avant, les faire se ballotter
de droite à gauche. Uniquement vêtue de son string,
elle allait devant la fenêtre, souriait avec prétention,
avant de ranger son linge du jour dans une grande armoire. Soudain,
la voix de son beau-père se faisait autoritaire :
- Christine
!!! Baisse ta musique de singe !!!
La secrétaire
de mairie sen allait nonchalamment vers sa chaîne.
Elle se penchait vers celle-ci, ses fesses bien cambrées
vers larrière et ses seins tendus vers lavant
: elle diminuait de moitié les sons distillés par
les hauts parleurs.
Alors quelle
vérifiait que la porte de sa chambre nétait
pas fermée ; pour la seconde fois, son beau-père
lui faisait des commentaires impromptus depuis le rez-de-chaussée.
La patience de Christine était vraiment mise à rude
épreuve et à voix basse, elle grognait contre ses
parents. Effrontée, elle se dirigeait vers la fenêtre
de sa chambre et après avoir jeté un coup dil
sur la cour, elle ouvrait en grand les fenêtres pour laisser
une sensation dhumidité et de fraîcheur caresser
sa poitrine et tout le reste de son corps. Quelques gouttes de
pluie venaient même refroidir un corps en chaleur ! Elle
tournait le dos (aux voyeurs ?) et rejoignait le centre de la
pièce : elle posait ses mains sur son ventre et, pensive,
elle infiltrait une main dans son string où probablement,
un doigt devait constater quelle mouillait ! À en
voir sa réaction, les jeux du sexe ne lui était
plus inconnue depuis un bon moment ! Elle enlevait son string
et après avoir posée ses mains sur ses hanches,
elle inspirait profondément, avant dexpirer en laissant
glisser ses mains sur laine, les cuisses et, peu à
peu, se pencher en avant pour permettre à ses mains de
caresser ses genoux, ses mollets et ses chevilles. Ainsi posée,
elle sexhibait sans pudeur et provocante.
Pendant cinq
minutes, elle exécutait une séance de gymnastique
de magazine, mais fautes de volonté et agacée par
la réaction de ses parents, elle sinterrompait.
Impudique,
exhibant ses atouts, elle sortait de son alcôve pour gagner
- la salle de bain et une douche - certainement bien méritée.
Ce soir, elle allait faire simple, après ce rafraîchissement,
elle ferait un « chat » sur Internet avec un ami grenoblois
et, dîner avec un fruit, avant daller dormir pour
parer à une longue journée (8H30 13H00).
- Tu sais
bien que je naime pas que tu mettes ta radio à fond
quand jai des invités !
- Jusquà
présent, ça ne vous a pas dérangez !!!
Derrière
le flou de la vitre de douche, Christine devinait la silhouette
de son beau-père, elle le voyait près du lavabo.
- Vivement
que je quitte cette baraque ! Jen ai plus que marre de ne
pouvoir rien faire par ici !
Elle baissait
les yeux et focalisait sa main sur son ventre et son sexe perdu
dans la mousse du gel douche. Elle remontait ses doigts sur ses
seins en se doutant bien que son beau-père devinait son
défi. Il était face à elle et bien quil
ne puisse pas deviner la provocation de son regard, il restait
immobile face au trouble du paravent. Comme si de rien nétait,
il quittait la salle de bain.
Nue, de retour
dans sa chambre, Christine passait un T-shirt et allait sur Internet.
À peine quelques minutes plus tard, elle ôtait son
t-shirt pour se poser vulgairement les cuisses ouvertes. Entre
deux échanges, elle passait une main tantôt sur son
sexe, tantôt sur sa poitrine dont elle pinçait les
auréoles. Sa respiration était hâtive, Christine
était en manque dhomme ! Sa main allait quérir
devant elle une petite bouteille de coca-cola en verre qui semblait
là pour la décoration. Les doigts hésitants
posaient le goulot sur son « ptit bec » et après
les premiers échanges salaces avec son interlocuteur, elle
entrouvrait les lèvres pour accueillir le symbole phallique.
Elle le faisait aller et venir sur sa langue, fermait les yeux,
tout en caressait ses poils pubiens. Le plaisir la faisait planer
et la rassasiait au point de déconnecter, y compris de
son interlocuteur qui depuis cinq minutes sétonnait
de labsence de réponse : lui aussi sétait
déconnecté ! Christine jetait un coup dil
sur sa pendule murale : il était 19H49 ! En chaleur, prête
à chevaucher nimporte quoi, elle vérifiait
que ses volets étaient bien ouverts, que sa lampe de chevet
était allumée. Par la porte de sa chambre, avec
entrain, elle informait ses parents de son trop plein de fatigue
et, de son désir urgent de dormir.
Elle ne verrouillait
pas sa porte, récupérait sa bouteille de coca vide,
avant de sauter dans son lit ! Entièrement nue sur sa couche,
le corps déjà moite de désir, elle se rassurait
sur sa droite : la lampe de chevet allait lui servir de lanterne
quand la nuit se serait installée. Sur sa gauche, la psyché
lui reflétait idéalement la fenêtre et celle
de la demeure
voisine.
Pour la porte
déverrouillée, cétait son secret
À SUIVRE
Auteurs :
Sabine et Patrick
sabine.dean@laposte.net