Ecrit par
Florence
florence.reberg@netcourrier.com
L'histoire se déroule sur une île. Ce début
semble trop conventionnel pour aiguiser la curiosité et
poursuivre la lecture. Et je ne vais pas non plus planter un décor
stéréotypé de vacances estivales, de mer,
de soleil et de plage chaude.
Pourtant,
le récit s'est passé l'année dernière
en Corse, début juillet.
Nous avions
prévu, mon ami et moi, une exploration des routes et des
paysages avec une halte à St Florent de plusieurs jours.
Nous avions choisi le mode d'hébergement économique
qu'est le camping, aussi pour sa proximité avec la nature
et les éléments.
Nous devions
passer une journée dans le Désert des Agriates,
sur une plage que l'on rejoint par bateau ou en voiture mais sur
un chemin tellement défoncé qu'il fallait poursuivre
à pied.
On trouve
ici des plages et des criques paradisiaques pour peu que l'on
ait du courage et de la patience de découvrir un joyau
reculé. L'eau était turquoise avec des reflets rose,
très calme et peu froide. L'heure précoce nous dédiait
sa douceur et sa solitude, avec les odeurs du maquis qui affluaient
de toutes parts. Le soleil était encore en pleine ascension,
nous préservant de ses rigueurs étouffantes.
La plage
du Lodo nous accueillait les bras ouverts mais après réflexion,
nous avions préféré poursuivre plus loin,
trouvant que le ponton serait l'arrêt privilégié
d'une horde de touristes.
Juste avant
l'immense plage de rêve de Saleccia, nous étions
tombés sur une crique isolée, mi-sable, mi-rocher,
s'avançant face au Cap Corse, dressé comme un décor
majestueux.
Nous nous
sommes installés en déposant nos sacs et nos serviettes
en inspirant profondément, satisfaits de notre trouvaille
sauvage et fabuleuse.
Mon ami, le
sourire aux lèvres et les yeux malicieux ( je devinais
son dessein ) se déshabilla et au moment d'enlever son
caleçon pour enfiler son maillot de bain, s'arrêta
un instant pour me faire comprendre que l'on pourrait se mettre
nus.
Je ris bien
sûr à sa proposition et suspectais des bateaux qui
pouvaient passer très près et des marcheurs qui
risquaient de venir s'aventurer dans ce havre de paix. Peu téméraire,
je déclinais l'idée malgré une grande envie
de me dénuder et profiter de la mer et du soleil. Je me
déshabillai pourtant totalement pour enfiler le bas de
mon maillot de bain.
Mon ami avait
poursuivit son projet et alla directement se baigner. Je le rejoignis
rapidement mais il fut malheureusement bientôt obligé
de remettre son slip car des touristes s'avancèrent vers
nous.
A mesure
que le temps défilait, l'endroit se peupla mais raisonnablement
sans que chacun soit l'un sur l'autre. On ne pouvait même
pas dire que le lieu fut fréquenté car les quelques
personnes présentes étaient séparées
de plusieurs dizaines de mètres, ne se voyant ou ne s'entendant
guère.
Nous en avions
d'ailleurs profité pour se baigner et après plusieurs
brasses du bord, il était facile de retirer son maillot
de bain, de l'enrouler autour du poignet et de nager ainsi complètement
libres à éprouver une sensation inouïe de volupté
et de caresse singulière.
Nous avions
aussi emporté nos masques, tubas et palmes pour explorer
les fonds limpides et fourmillants de poissons colorés,
de roches découpées et de décors féeriques.
Là
également, nous avions enlevé nos maillots et même
pris des photos avec un appareil jetable étanche.
Mais ici,
quand nous étions équipés de nos accessoires,
nos corps avaient tendance à flotter et regagner la surface
pour s'offrir le dos au soleil. Et faire aussi émerger
les fesses ! Ce n'est qu'après un petit moment que nous
nous sommes rendus compte que les estivants présents pouvaient
peut-être nous voir avec pour seuls habits un masque, un
tuba et des palmes !
Après
un éclat de rire, nous trouvâmes finalement un nouvel
endroit, encore plus loin de la côte, masqués par
des rochers à fleur d'eau.
Mais des bateaux
pouvaient aussi nous surprendre.
A la suite
de quelques explorations sous-marines, des plongées en
canard pour rejoindre les fonds en apnée et des caresses
furtives, nous sommes retournés sur nos serviettes, en
ayant pris soin de remettre nos slips, le sourire en coin à
la vue des gens en train de se baigner ou de se faire bronzer.
Y en avait-il qui nous avaient remarqués ?
Nous restâmes
allongés longuement, bercés par le clapotement et
une brise légère. Je ne ressentais aucune gêne
à offrir mes seins nus au soleil car l'endroit sauvage
ne ressemblait pas à ces grandes plages familiales et bondées.
Un léger climat de liberté planait même sur
cette crique. Tout offrait au repos et à la sérénité.
Il était facile de s'assoupir pour une petite sieste. Ce
que je fis.
Après
avoir fermé quelques fois les yeux, je prétextais
une envie de baignade pour m'éclipser seule. Je pris mes
palmes, mon masque et mon tuba pour rejoindre la mer pure et calme.
Je nageais tranquillement, avec une respiration très lente
dans le tube de caoutchouc, tantôt en levant la tête
pour prendre ma direction, tantôt en levant le bassin pour
plonger sous moi et remonter en expirant dans une gerbe d'eau
jaillissante à travers le tuba.
Au bout de
quelques coups de palmes, je m'éloignais de la crique pour
serpenter entre les rochers et trouver un endroit retiré
de couleur ocre. Un caillou plat émergeait de l'eau et
je me hissais dessus après avoir retiré mon masque.
Je m'assis pour me reposer et enlevais mes palmes qui m'enserraient
les pieds. Ce rocher plat faisait un promontoire au-dessus de
l'eau et permettait de distinguer très nettement le fond
couvert de végétation, où évoluaient
de fins poissons. L'endroit était idyllique et silencieux,
bercé par le seul clapotement de vaguelettes sur la roche
brillante. Seuls quelques bateaux venaient troubler ce havre de
leur moteur lointain.
Dégoulinante,
je savourais ce spectacle avec le soleil qui commençait
à me sécher.
Je ne sus
par quel chemin et pour quelle raison cette idée me vint
à l'esprit (peut-être émoustillée par
les nages précédentes avec mon ami) mais je me levai
pour retirer mon slip de bain lentement, en ressentant un plaisir
indicible, apeurée d'être surprise et heureuse de
découvrir mon corps à la lumière et à
cette nature intacte. J'éprouvais une sensualité
stimulante, presque jouissive, coupée par une envie qui
me gonflait la vessie.
Je me reculais
donc pour m'accroupir proche de l'eau qui léchait la roche
granitique. Je me cambrais au maximum en écartant exagérément
les jambes, me caressant les cuisses et le bas-ventre, en regardant
les premières gouttes d'urine perler dans l'eau. Puis un
jet continu et puissant sortit pour pointer sur le rocher dans
un bruit sec.
Je portai
une main à ma fine toison et reçu le liquide brûlant
entre mes doigts qui bientôt ne s'écoula plus que
par gouttes dorées.
Je restais
un moment dans cette position à me caresser l'entrejambe,
le souffle court et me relevai, ne réalisant pas mon élan
de désir incongru. Je n'en revenais encore pas de mon geste
furtif qui échappait à mon entendement. Les mains
ballantes et mouillées.
Je m'assis
puis m'inclinai sur les coudes face au soleil en remarquant un
bateau à moteur au loin, très peu mobile. Il ne
devait pas me voir ou en tous cas, ne manifestait rien à
la vue d'une jeune femme nue.
Je prenais
une pose relâchée pour me faire bronzer mais le sol
n'était pas approprié à cela. Je choisis
aussi de retourner à l'eau et profiter encore un peu de
la baignade dans le plus simple appareil, en laissant mes palmes
et mon slip, en espérant ne pas être trop longue
et les retrouver d'ici peu.
Je serrais
mon masque sur la tête et mis mon tuba en bouche pour gagner
l'onde transparente. La caresse de l'eau sur mon corps me faisait
pointer les seins depuis un moment et les courants me procuraient
une sensation forte. Mes mains couraient naturellement le long
de mes hanches, sur ma poitrine et sur mon ventre, en respirant
plus bruyamment. Quand je plongeais en canard, soulevant les fesses
hors de l'eau, le soleil me chauffait quelques secondes et la
pression des petits mètres sous-marins sur mes tympans
augmentait encore la sensation singulière. Je m'immisçais
de mes doigts en bas de mon ventre puis entre mes lèvres
très réceptives en une jouissance bientôt
insupportable. Les mouvements des jambes lors de la brasse devenaient
aigus et exagérés, toujours plus larges et plus
secs.
Je me regardais
sous l'eau et la vue de mon corps nu à travers le masque,
évoluant sans entrave dans un milieu presque apesanteur
me ravissait.
Sans les palmes,
j'avançais plus doucement mais les pieds nus augmentaient
encore la voluptueuse caresse. Je nageais en me prélassant,
en donnant à mes jambes la possibilité de s'écarter,
au rythme lent des impulsions.
Soudain,
je sentis quelque chose m'agripper le pied et je donnai un coup
par réflexe pour me détacher, mais en vain. Ce devait
être une algue ou un poisson. Je me retournai en prenant
garde de tenir mon tuba hors de l'eau pour éviter de boire
la tasse. Je fus alors horrifiée de voir qu'une créature
me tenait la cheville. Je dis une créature car la silhouette
me rappelait une forme humaine mais avec un corps bleuté
aux reflets verts couvert de sortes d'écailles proéminentes.
La panique
me saisit en constatant que cet être à la figure
de poisson, aux yeux tout petits et aux oreilles pointues ne lâchait
pas ma jambe et je dus faire un effort déchirant pour me
maintenir la tête hors de l'eau. La créature ne semblait
pas avoir besoin de respirer et n'avait en tous cas aucun mal
à rester sous l'eau et à remonter ses mains vers
mes genoux.
Aucun son
ne sortait de ma bouche et je me débattais de toutes mes
forces sans pouvoir ni avancer ni me dégager.
Je remarquais
qu'outre le corps athlétique saillant de muscles, la bête
ne portait pas d'habits. Dans mes gesticulations vives et tenaces,
mon hystérie me fatiguait beaucoup et non seulement la
peur me congestionnait mais le fait d'être dans l'eau sans
prise augmentait ma détresse.
Je fus attirée
quelques fois par le fond, après avoir pris une grande
inspiration et je sentais ensuite des mains palmées le
long de mes cuisses puis bientôt sur mes hanches. Lors de
mes descentes et malgré mon agitation, j'aperçus
la créature qui portait de temps en temps une main entre
ses cuisses pour maintenir ou flatter un organe qui ressemblait
à un sexe en érection. Mais alors quel membre !
A sa base
se détachait très nettement une sorte de collerette
acérée tout autour du pénis qui dardait sa
pointe vers le haut. Le sommet était comme coupé
en deux, presque fendu sur quelques millimètres, d'une
couleur violacée, gonflé et pointu. Toute la verge
arquée ne paraissait pas lisse mais bombée de petites
aspérités verdâtres et se terminait par un
scrotum à peine marqué.
Les mains
atteignirent mes fesses nues et s'insinuèrent entre mes
cuisses agitées. Je laissais échapper un gémissement
de crainte et d'éveil voluptueux. Mes seins furent saisis
avec douceur et caressés dans un frisson extatique. La
pointe dressée, ils me donnèrent une sensation de
plaisir ineffable. En prenant à chaque fois ma respiration
très rapidement, je sentais son torse parcourir mon dos
et je devenais de plus en plus attentive aux caresses et aux mouvements
accentués par l'eau. Je me cambrais et devinais son sexe
terrible se poser entre mes fesses, la pointe contre le bas de
mon dos.
Je ne pouvais
échapper à ses assauts et commençais à
me réjouir de ce moment, pourtant très effrayée
par la taille et la difformité de l'attribut sexuel.
Comment allais-je
m'en sortir ?
La créature
promenait son bassin le long de mes fesses et me faisait presque
crier. Une de ses mains atteignit mon ventre et descendit sur
ma toison. Un doigt rencontra la jointure de mes lèvres
d'où sortait maintenant mon petit bouton rouge vif et gonflé.
Je sentais
l'orgasme, décuplé par la peur, assez proche. Puis
deux doigts écartèrent mon intimité dans
un râle profond.
Je me sentis
très nettement perdre la surface et entraînée
sous l'eau. Je perçus aussi la créature se cambrer
fortement. Dans l'agitation, j'avais perdu mon masque et mon tuba,
augmentant mon désarroi. La pointe de son sexe se fraya
un chemin à l'entrée de mon vagin alors que je devenais
ivre de plaisir. Je retenais ma respiration pour profiter de cette
pénétration insensée. Le sexe coulissa lentement
et difficilement, m'arrachant des haut-le-coeur et des cris retenus
par le manque d'air.
Puis l'oxygène
vint à me manquer alors que la pénétration
n'était pas achevée. Je serrais les dents quand
la créature me prit par les épaules. Quand la verge
dardée buta contre mes parois internes, je commençais
à tourner de l'oeil et à ne plus avoir de quoi respirer.
Mes poumons allaient éclater et mes temps battaient terriblement.
Un lent mouvement de va-et-vient s'imprima puis devint de plus
en plus rapide.
Je ne vis
plus rien et dus avoir mille orgasmes en même temps. Mon
bassin pilonné frénétiquement était
en proie aux ongles coupants.
Je sentis
soudain le sexe se durcir encore plus et lâcher dans un
spasme violent des saccades brûlantes et acides. Le paroxysme
était atteint et un éclair me déchira les
entrailles en remontant jusqu'à ma poitrine.
J'inspirai
un grand coup et l'eau entra par ma bouche, mon nez, me brûlant
les poumons dans un râle interminable de jouissance exacerbée.
Je perdis
mes esprits et ouvris les yeux péniblement.
Le soleil
me tournait la tête et je ne sentais plus mon corps. Pourtant,
j'entendis encore l'air entrer par mes lèvres entrouvertes
et sèches.
J'étais
allongée sur ma serviette, sur le ventre, les bras écartés
devant ma tête, les mains agrippées dans le sable.
Une voix me parlait doucement et je décelais une main,
glissée sous mon slip de bain, qui me caressait les fesses,
jusqu'à l'entrejambe.
- Eh bien,
ma belle naïade, tu as fait une grosse sieste !
Je reconnus
mon ami, accoudé à côté de moi.
Je repris
difficilement vie et le retour à la réalité
se fit lentement.
- Tu as même
dû rêver car tu étais parcourue de spasmes
et tu gémissais !
Sa main poursuivit
encore plus avant son exploration et un doigt atteignit mon intimité
très humide.
Florence.
florence.reberg@netcourrier.com