« hummm…AaaHhh..oui
comme ça, met ta langue maintenant, Ohh ouii… »
Les murs qui séparent mon appartement de celui d’à côté sont épais
comme du papier de riz, et mes voisins ne se soucient guère du
dérangement qu’ils peuvent occasionner autour d’eux. Quand ils
font l’amour, parfois plusieurs fois dans une même journée, ils
ne retiennent rien de leurs cris de jouissance. C’est elle surtout
que j’entends au cours de leurs ébats, lui est un peu moins bruyant,
il lance parfois à sa partenaire quelques
« Humm, ton jus » ou encore « tu aimes mes coups de queue »,
mais il reste le plus souvent silencieux jusqu’au moment de l’orgasme.
Je sais toujours quand il éjacule, un long râle traverse la paroi
qui sépare nos deux appartements. J’ai parfois l’impression que
nous sommes dans la même pièce. Au début, lorsqu’ils ont aménagé,
je me sentais plutôt gênée par la situation. Après quelques jours,
j’étais bien décidée de leur demander de faire moins de bruit,
mais je ne l’ai finalement jamais fait. Lorsque nous nous croisons
parfois sur le pallier de la porte, nous échangeons quelques mots
sur le temps qu’il fait, le plus souvent nous n’échangeons qu’un
courtois « bonjour ». Elle, c’est une jolie fille, brune avec
de grands yeux noisette. Son visage aux traits fins affiche toujours
un sourire généreux. Elle a de petits seins, plus petits que les
miens, et de longues jambes merveilleusement galbées qu’elle sait
mettre en valeur. Elle est consciente de la beauté de son corps
et elle en joue avec subtilité, ça se voit. Elle porte toujours
des bas noirs, unis ou ornés de motifs, sous des jupes courtes,
parfois même très courtes, flottantes ou moulantes, toujours sexy
mais jamais vulgaire. Sa démarche chaloupée et fluide atteste
de sa sensualité. Lui est un homme au physique plutôt commun.
Nous nous croisons parfois sur le pallier. Un jour, alors qu’il
m’aidait à monter une bouteille de gaz jusque dans ma cuisine,
je lui ai proposé de boire un café avant de partir. Il a refusé
en prétextant qu’il avait des choses urgentes à traiter pour son
travail. Il m’a invité à ne pas hésiter à faire appel à lui en
cas de besoin. Puis il m’a serré la main. Au contact de cette
main chaude et puissante, une onde étrange a parcouru mon corps
tout entier. Son regard lumineux et fixant a provoqué en moi une
deuxième onde plus puissante encore, dressant instantanément le
bout de mes seins, parcourant l’intérieur de mes cuisses pour
remonter jusqu’à mon sexe subitement gonflé d’excitation. Je sentais
en quelques fractions de seconde ma culotte se tremper. Terriblement
gênée, je retirais brusquement ma main de la sienne. Il m'adressa
alors un sourire amusé, comme s’il avait compris ce qui venait
de se produire en moi, comme si la vibration qui venait de traverser
mon corps de part en part était remontée jusqu’à lui, jusqu’à
cette main que je venais de lâcher. Il m’a répété que je ne devais
pas hésiter à faire appel à lui au besoin. Je l’ai remercié et
je n’ai pu m’empêcher de jeter un œil furtif sur la bosse que
son sexe formait sous son pantalon en toile, avant qu’il ne disparaisse
dans son appartement. Je ne savais comment interpréter cette dernière
phrase. Je m’imposais d’oublier cette scène en me plongeant dans
mon livre, je m’installais confortablement dans mon canapé. A
peine trois minutes écoulées, des gémissements provenant des chez
mes voisins commencèrent à se faire entendre. Je devinais qu’il
avait remonté la jupe de sa partenaire et la léchait déjà gouluement.
Elle lui criait bientôt :
« lèche-moi bien de bas en haut, lèche-moi, continue, je veux
jouir comme ça, lèche-moi jusqu’à l’orgasme, Humm, Ouiii… ».
L’excitation qui avait envahit mon corps n’avait pas eu le temps
de s’éteindre et les gémissements de mes voisins déclenchaient
à nouveau cette onde sensuelle que je sentais grandir dans mon
corps. Instinctivement, j’écartais les jambes, je soulevais ma
jupe et je posais doucement mes doigts sur le tissu fin qui cachait
mon sexe. Je constatais que ma petite culotte de dentelles bleues
était totalement trempée. Comme perdant le contrôle de mes gestes,
une force irrésistible me poussait à écarter ce petit bout d’étoffe
sur le côté. Je glissais deux doigts entre mes grandes lèvres
brûlantes, je commençais à masser délicatement mon clitoris. De
l’autre main, je caressais du bout des doigts mon ventre avec
sensualité, puis, je remontais lentement sous mon chemisier par
atteindre mes seins durcis et érigés par l’excitation. J’entendais
toujours les cris de jouissance de ma voisine qui allaient en
s’intensifiant :
« lèche, lèche encOoore, je vais veniiir, je vais venir sur ta
bouche, Aahh… ».
Les mouvements
de ma main sur mon sexe s’accéléraient maintenant, mon corps se
relâchait et mes reins se cambraient avec frénésie, mes doigts
courraient, tout au long de mon entre jambes, de mon clitoris
à mon anus, étalant mon jus sur toute la longueur du vallon que
forme l’intérieur de mes fesses, deux doigts plongeant tantôt
dans ma chatte, tantôt dans mon anus. J’avais envie de me laisser
totalement transporter par le plaisir, de crier aussi fort qu’eux.
J’avais envie de sentir la langue de cet homme qui m’avait tant
troublé quelques instants auparavant, courir sur mon sexe à la
place de mes mains, comme il était en train de le faire sur celui
de sa compagne. Je parvenais à réfréner mes soupirs, tout au moins
de manière à ce qu’ils ne puissent pas m’entendre. Soudain, j’entendais
un long râle puissant
« Ouiii, là, j’y suiiiis, AaaaHhhh… »
je comprenais qu’elle était en train d’atteindre le septième ciel,
le timbre de sa voix laissait croire qu’elle frôlait le nirvana,
l’extase absolue. Je continuais à me masturber énergiquement,
malaxant mes seins, mon ventre, mes fesses tour à tour. Soudain,
mes libidineux voisins redevenaient silencieux. Deux choix s’offraient
alors à moi : soit j’allais jusqu’au bout et je savais que ne
pourrais retenir mes cris de jouissance, mes voisins devineraient
alors aisément ce que je suis en train de faire ; soit j’en restais
là, sans atteindre l’orgasme. J’optais sagement pour le second
choix et décidais de laisser l’excitation se dissiper de mon corps.
C’était mieux ainsi, je ne voulais pas éveiller les soupçons.
Troublée, dans une sorte d’état second, je revenais progressivement
à la réalité avant de reprendre le cours normal de ma vie.
Namtam.