Récit
par Florence.
florence.reberg@netcourrier.com
Après
avoir été surprise me baignant nue dans un endroit
sauvage et magnifique, j'avais aperçu un couple qui s'était
déshabillé à son tour... et m'avait beaucoup
perturbée.
Ma peau était
moite et mon coeur battait très fort. Je sentais un tremblement
jusqu'à mes os. Pétrifiée et la respiration
coupée, je n'osais continuer à observer le couple.
Ils étaient en train de s'embrasser et de se parler à
voix basse.
Je récupérais
peu à peu mes esprits quand la femme se leva et se dirigea
vers l'eau pour s'immerger totalement. L'homme attendit quelques
instants en se nettoyant le bas-ventre avec une serviette puis
se redressa aussi pour rejoindre sa compagne. Il regarda subrepticement
dans ma direction, embarrassé et tentant de se cacher le
sexe encore chancelant et élevé. Ils se mouilla
le corps en se lavant et nagea un peu.
Je ne savais
pas comment me comporter. Mon estomac se tordait. Je souhaitais
peut-être partir mais mon corps se relâchait au ralenti.
Je me retournai et sentis que mon maillot de bain, sec tout à
l'heure, était maintenant légèrement humide
à l'entrejambe. Je sortis ma bouteille d'eau de mon sac
et bus quelques gorgées.
J'essayais
de penser à autre chose et pris mon livre pour faire évader
mon esprit. J'entendais en même temps le couple s'ébrouer
dans l'eau, parler et rire. Je ne pouvais pas ignorer cet homme
et cette femme nus là, à côté de moi.
En faisant
comme s'ils n'étaient pas ici, je pensais à me re
déshabiller. A la fois, je percevais bien que cela ne pouvait
les gêner et en même temps, je n'arrivais pas à
me décider à retirer mon slip. Seule, j'avais pu
le faire alors que j'en étais bien incapable maintenant.
Je lus quelques
pages, un oeil sur le texte et un autre sur mes voisins qui nageaient,
sortaient de l'eau, montaient sur un rocher et s'y asseyaient,
avec joie.
Il était
évident qu'ils me regardaient de temps en temps, tout en
évoluant librement, sans gêne d'exposer leur corps
et de profiter de ce plaisir. Ils m'étaient familiers et
je leur vouais presque de l'amitié, depuis quelques heures
passées à avoir partagé leur intimité.
Et à la fois je me sentais mal à l'aise d'avoir
été leur témoin et de rester prostrée
à moitié habillée.
Je profitais
encore de la chaleur de l'après-midi à lire et à
apprécier la beauté des lieux.
La femme
était ressortie de l'eau et se tordait les cheveux pour
les essorer. Elle m'avait regardée quelques instants et
je crus apercevoir qu'elle me faisait un sourire. J'avais fait
mine de l'ignorer et étais replongée dans ma lecture.
Elle s'était allongée le dos sur sa serviette, pendant
que son ami se baignait encore. Elle se faisait sécher,
étendue nue au soleil.
Et moi je
poursuivais ma lecture, tantôt à admirer la lumière
dans les arbres et l'eau limpide, tantôt à observer
le couple.
L'homme était
ressorti lui aussi et s'était allongé à côté
de la femme. Le silence était revenu avec le ruisseau qui
serpentait entre les galets.
Au bout de
quelques pages de mon roman, la femme se releva de nouveau. Je
regardai son beau corps nu et allai reprendre le cours de mon
histoire quand je la vis se diriger dans ma direction. Je stoppai
ma lecture, pensant qu'elle allait faire quelques pas puis repartir,
mais elle venait bien vers moi. Je fus saisie de panique et me
sentie affolée. Elle s'approchait tranquillement pendant
que mon coeur commençait à s'emballer. Elle fût
bientôt là, nue devant moi et je reposai mon livre
avec peur.
- Bonjour,
me fit-elle.
- Bonjour,
bredouillai-je craintivement.
Elle s'accroupit
vers moi, pour se mettre à mon niveau.
- J'espère
qu'on ne vous dérange pas ? me demanda-t-elle.
Je ne savais
quoi répondre et lançai un simple :
- Euh, non.
Je n'osais
pas la regarder avec franchise, sentant une gêne terrible.
Elle ne semblait pas très à l'aise non plus malgré
l'exposition de son corps qu'elle m'offrait maintenant d'une façon
très proche.
Elle était
accroupie avec le genoux gauche presque à terre et les
coudes posés sur les cuisses. Ses bras cachaient un peu
ses seins mais ses jambes n'étaient pas serrées
pour masquer sa pilosité brune et je pouvais détailler
toute son anatomie.
- Je m'appelle
Claire et vous ?
- Florence.
La discussion
n'était pas très animée et son embarras me
réconforta. Chacune devait avoir la même idée
en tête : j'étais une spectatrice voyeuse et ils
étaient les acteurs d'une situation plus que singulière.
- L'endroit
est magnifique, m'avoua-t-elle.
- Oui, je
le trouve splendide.
- Et la fraîcheur
de l'eau est vraiment idéale pour une après-midi
comme ça.
L'échange
sembla plus serein ensuite et sa nudité ainsi que leurs
ébats de tout à l'heure importaient moins.
- Vous venez
souvent ici ? me demanda-t-elle.
- Non, c'est
la première fois. J'ai découvert ce torrent et j'ai
décidé de venir y passer l'après-midi, lui
répondis-je.
- Il ne faut
pas vous gêner pour nous, vous savez, vous pouvez enlever
de nouveau votre maillot, ça ne nous embête pas,
me dit-elle.
Je manquai
de m'étouffer et mes joues s'empourprèrent. Je ne
sus quoi répondre à sa remarque forte embarrassante.
Moi qui voulais éteindre ma nudité derrière
mon maillot de bain, je fus de nouveau découverte. J'aurais
aimé avoir un immense drap pour m'enrouler dedans tellement
j'avais honte. Elle avait remarqué ma déconvenue
et me dit avec réconfort :
- Allez, venez,
prenez vos affaires et venez vous installer avec nous, nous n'allons
pas vous manger. Il ne faut pas être si gênée.
Vous allez vous gâcher l'après-midi plutôt
que de profiter de cet endroit superbe !
Elle m'avait
remise à l'aise mais je me sentais toujours bloquée.
Que faire ? Fuir en courant ou rester ?
Face à
mon mutisme, elle renouvela son invitation :
- Venez, ne
restez pas dans votre coin, vous allez regretter d'être
venue. Allez, Florence !
Je souris
un peu à ses paroles et elle en fut ravie.
Indécise
et interloquée, je ne pouvais mesurer la situation à
laquelle je m'exposais. après maintes tergiversations,
je me décidai.
Je rangeai
ma bouteille et mon livre et pliai ma serviette. Je mis mon sac
en bandoulière et accompagnai la femme qui continua :
- Quelle merveilleuse
rivière, elle est tellement transparente. Il ne semble
pas y avoir de pollution.
- Oui, c'est
vrai que c'est beau, lui avouai-je sans peser mes paroles, à
demie inconsciente.
Nous arrivâmes
à leurs serviettes et quand mon sac fut à terre,
Claire me présenta son compagnon :
- Mon mari
: Pascal. Pascal, voici Florence.
Il émit
un bonjour très silencieux et me sourit malgré son
embarras.
J'étalais
ma serviette quand Claire lança :
- Allez, tous
à l'eau !
Son mari
se leva et elle était la seule à être joyeuse
et enthousiaste. Je me sentais confuse même si Claire m'avait
mise en confiance. Malgré tout, la proximité de
ce couple (et maintenant de Pascal que je venais de découvrir
plus en détail) me mettait un peu mal à l'aise.
Je n'osais aller me baigner.
Ils furent
tous les deux dans le torrent avec l'eau jusqu'aux genoux quand
Claire me dit :
- Florence,
tu sais, tu peux enlever ton maillot, ça ne nous dérange
pas et tu serais mieux, tu ne crois pas ?
Elle me troubla
et mon blocage s'était accentué.
Claire continua
:
- Si vraiment
ça t'embête tu n'es pas obligée. Ou tu préfères
que l'on se retourne ?
Voyant que
je ne bougeai guère, tous les deux se retournèrent
et s'avancèrent dans l'eau.
Je pris mon
courage à deux mains et enlevai mon slip très rapidement,
sans élégance. Puis je gagnai la piscine naturelle
formée par des rochers pour rejoindre Pascal et Claire.
Je songeais
qu'il n'y avait rien de mal à se déshabiller pour
aller se baigner et j'admis très bien que la chose était
simple en fait.
Claire se
retourna en nageant, me vit et dit :
- Elle est
super bonne ! C'est frais mais ça fait du bien par cette
chaleur.
La situation
était très particulière : je surprenais un
couple dans leur nudité, partageais leur intimité
et fis leur connaissance, et maintenant, je me mettais nue aussi
devant eux.
Je ressentis
le même plaisir que tout à l'heure quand j'étais
seule avec une autre sensation de confusion et d'embarras.
L'air et l'eau
en contact direct avec la peau me faisaient quand même un
bien fou.
Nous riâmes
de nos évolutions dans l'eau, chacun chahutant pendant
que l'atmosphère se détendait peu à peu.
Bientôt, la gêne semblait disparue malgré nos
distances encore conservées.
Claire escalada
un rocher avec un peu de peine, montrant ses fesses avec insistance
en se déhanchant largement. Puis elle sauta dans l'eau
avec fracas. Pascal sortit aussi pour s'asseoir et battre des
pieds. L'ambiance était de plus en plus enfantine et cette
douceur de vivre me fit oublier mes peurs et mes réticences.
Claire m'envoya
une gerbe d'eau dans un rire. Je ripostai aussitôt avec
la même joie. En réponse, elle vint me pousser. Je
ne me laissai pas faire et lui tins les poignets pour l'attirer
sous l'eau avec moi.
Pascal nous
observait en riant aussi et en nous éclaboussant.
Puis nous
sortîmes de l'eau. Claire la première puis Pascal
et moi. Nos corps ruisselaient et une certaine gêne me regagna
à la vue de ma nudité découverte.
Nous nous
assîmes sur nos serviettes et j'eus envie tout de suite
de remettre mon maillot de bain. Je repliai mes genoux contre
ma poitrine et enserrai mes jambes avec mes bras, hermétique.
Nos regards
se croisèrent.
Florence
reprit la discussion :
- Ah, elle
est vraiment bonne. Ça fait du bien de pouvoir se baigner.
J'acquiesçai
et elle poursuivit :
- Tu te baignes
souvent nue comme ça dans la nature ?
Elle me tutoyait
du fait de mon jeune âge, pensais-je. Je me sentis encore
très confuse d'avoir à subir une telle question.
- Euh, non.
C'est la première fois que je viens ici et je n'ai pas
l'habitude de la nudité en public.
- Ne t'inquiète
pas. Ça ne nous dérange pas. Nous aimons nous mettre
nus quand le lieu nous le permet. Et ici, c'est tellement beau
et sauvage.
Pascal poursuivit
:
- C'est vrai
que ça peut-être un peu choquant mais il n'y a rien
de plus naturel.
J'étais
d'accord mais mes inhibitions n'étaient pas levées.
Chacun détaillait
le corps de l'autre en s'attardant sur différentes parties
de peau déjà sèche.
- Moi, j'aime
pouvoir me dénuder totalement, renchérit Claire,
c'est peut-être aussi un peu de provocation, mais je sens
mon corps libre et en alerte à une sensualité inouïe.
N'est-ce pas ? demanda-t-elle à Pascal.
Il répondit
« oui » par un sourire et je remarquais que la discussion
devenait plus chaleureuse. Les corps étaient moins contractés.
- Surtout
que d'être nu comme ça, dans la nature, offre des
possibilités voluptueuses, déclara Claire avec un
oeil malicieux et complice.
Je sentais
que le discours s'orientait et mes joues devinrent rose. Je me
remémorais la scène de masturbation entre Claire
et Pascal, tout à l'heure et la confusion se mêla
à une certaine excitation.
Je remarquais
aussi que Pascal s'était déplacé et sa position
en tailleur offrait maintenant une vue sur son bas-ventre qui
ne semblait pas insensible aux paroles.
Je ne sus
si Claire l'avait aperçu mais elle échangea avec
son mari un sourire gourmand et poursuivit :
- Tu sais,
Florence, quand nous sommes arrivés par le haut, au torrent,
nous avions remarqué qu'il y avait quelqu'un debout qui
regardait aux alentours. Nous avons attendu dans les buissons
puis nous t'avons vu retirer le bas de ton maillot de bain.
Ma honte
était à son comble et je me sentait acculée,
comme un poisson pris dans la nasse.
Claire continua
:
- Quand tu
es entrée nue dans l'eau, nous nous sommes assis pour t'observer.
La situation nous a émus et la vue de ce corps nageant
avec grâce était frappante et belle. Puis un peu
échauffés, nous t'avons encore regardée quand
tu te faisais sécher sur ta serviette et que tu t'es caressée.
Nous aussi nous n'avons pu résister au désir.
Je devais
faire une piteuse figure pendant ce récit qui me déstabilisa
totalement. Claire prenait un malin plaisir à me dévoiler
leur observation embarrassante et Pascal fut aussi troublé
que moi. Il avait du mal à masquer une érection
naissante, puis ne cachait plus du tout son sexe qui devenait
dur et droit.
J'étais
dans un état second de déliquescence et d'excitation
refoulée.
- Il n'y a
pas de mal à ressentir des choses plaisantes et à
vouloir se faire du bien, avoua Claire en se rapprochant de Pascal
et en lui mettant la main sur le torse. Puis elle descendit sa
paume sur la peau éveillée aux caresses jusqu'au
ventre.
Le silence
devint très pesant et la situation s'alourdit.
- Regarde,
dit Claire.
Sa main arriva
à l'intérieur des cuisses de Pascal et lui effleura
la verge. Une bouffée de chaleur sortit de ma gorge et
de la sueur perlait sur ma nuque. Claire se saisit du membre dressé
de son mari qui commençait à fermer les yeux et
respirer plus fortement.
La main de
Claire montait et descendait en tirant la peau pour découvrir
un gland rouge et gonflé.
Elle me regarda
et proposa :
- Viens, tu
veux essayer ?
A ces paroles
troublantes, je réagis avec emportement, totalement décontenancée
et déclarai :
- Excusez-moi...
euh... je dois y aller...
Je me levai
rapidement et enfilai mon débardeur et mon short sans prendre
la peine de remettre mon maillot de bain. Une fois chaussée,
je pris mon sac et m'éloignai avec hâte, délaissant
mes hôtes, la gorge serrée et les larmes proches
des paupières.
Je sortis
du lit du torrent et disparus dans les buissons. Là, je
m'arrêtai pour me calmer et regarder vers Claire et Pascal
que je venais d'abandonner dans mon exacerbation. Je m'assis par
terre et repris mes repères.
Claire et
Pascal étaient restés l'un contre l'autre et je
pouvais maintenant distinguer Claire qui poursuivait sa masturbation.
Au bout d'un
moment, elle se leva et se plaça face à Pascal et
s'assit sur ses hanches. En même temps, elle se pénétra
du sexe luisant et tendu vers son vagin. Elle l'engloutit totalement
et enserrait son partenaire de ses jambes.
Puis elle
s'activa en râles incessants et en mouvements de plus en
plus rapides, pendant que Pascal lui caressait les seins et la
supportait par les fesses.
Mon entrejambe
mouillait mon short et ma poitrine était dure.
Après
quelques minutes, je compris que le paroxysme était atteint
car les gémissements étaient bruyants et les corps
se contractèrent puis se relâchèrent.
J'eus bien
du mal à rentrer avec des idées obsessionnelles
en tête et un esprit déstabilisé. Je n'avais
pas mesuré le « risque » que j'avais prise
de m'être aventurée seule.
Mais depuis,
je repense souvent à cet après-midi et en ai retiré
une certaine philosophie qui me pousse à me mettre nue
dans la nature quand je le peux.
Si je retrouve
ce couple, je le comprendrais peut-être mieux maintenant.
Fin.
Florence.
florence.reberg@netcourrier.com