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0207 Après l’amour et les câlins.


- Par l'auteur HDS -

Auteur de récits érotiques Récit érotique écrit par Fab75du31 [→ Accès à sa fiche auteur].
Auteur homme. - Email : fabien75fabienyahoofr

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sexe récit : 0207 Après l’amour et les câlins. Histoire érotique Publiée sur HDS le 30-03-2019 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
Tags: Sensualité   Entre hommes - Gay   Fellation 
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Note attribuée à cette histoire érotique par HDS : 0207 Après l’amour et les câlins. ( 10.0 /10 )
 
 
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0207 Après l’amour et les câlins.

[Toute ressemblance avec des personnes existantes ou des événements ayant existé serait purement fortuite].

Puis, après l’amour, après les câlins, comme pendant une ivresse, l’ivresse des sens et de l’esprit, la parole se libère.
« Heureusement que t’as eu les couilles de proposer les révisions… » me balance Jérém de but en blanc.
« Pourquoi t’as dit oui quand je t’ai proposé de réviser ? ».
J’ai déjà posé cette question, et les réponses que j’en avais obtenues avaient été au mieux décevantes, au pire blessantes.
« Parce que je voulais avoir une chance d’avoir le bac… » : telle avait été sa réponse décevante après la nuit fantastique qui avait suivi le plan à trois avec le bobarbu Romain, levé au On Off.
« Parce que je voulais baiser ton cul… » : telle avait été sa réponse, blessante et humiliante, la dernière fois où il était venu chez moi, un mois plus tôt, le jour de notre clash, peu avant que nous en venions aux mains.
Mais ces réponses venaient de la bouche d’un Jérém qui n’assumait pas notre bonheur. Alors, je suis impatient d’entendre la véritable réponse à cette question qui me taraude depuis le début de nos révisions, d’entendre la réponse du véritable Jérém, celui qui n’a plus peur de ce qu’il ressent, qui ne se cache plus de lui-même, et de moi.
« Parce que… » il se lance, sans arriver au bout de son intention.
« Vas-y Jérém, dis-moi… »
« Parce que… parce que tu me faisais de l’effet… ».
« De l’effet ? ».
« J’avais envie de coucher avec toi… ».
« Tu prévoyais déjà de coucher avec moi quand t’as dit oui ? ».
« Je ne savais pas si on allait coucher… » puis, après une petite pause, il continue : « j’avais envie de voir comment tu réagirais si je te chauffais un peu… ».
« Mais tu savais déjà que je te kiffais… ».
« Oui, bien sûr… mais nous ne nous étions encore jamais retrouvés que tous les deux, sans personne autour… et chez moi, en plus… ».
« Et tu pensais que chez toi, ce serait l’endroit idéal pour me faire craquer… ».
« Au rugby on le sait bien, quand on joue « à la maison », on a l’avantage… ».
« Petit coquin, va… ».
« Pas plus que toi… ».
« Depuis quand je te faisais de l’effet ? » j’ai envie de savoir.
« Je crois que je t’ai remarqué le premier jour du lycée… ».
« Et qu’est-ce qui t’a plus chez moi ? ».
« C’est ton regard qui m’a frappé… ».
« Mon regard ? »
« Dans ton regard, j’ai vu que tu me kiffais à mort… j’ai de suite compris que t’avais envie de moi… ».
« C’est drôle que tu dises ça… parce que le premier jour, je n’envisageais même pas de coucher avec toi… ».
« C’est ça… à d’autres… ».
« Je te promets… j’étais tellement déboussolé que j’avais du mal à comprendre ce qui se passait… c’était la première fois que je ressentais un truc pareil… j’avais chaud, j’avais froid, j’avais la tête qui tournait, j’avais le souffle coupé, j’avais le cœur qui tapait si fort que ça résonnait dans mon crâne et dans mon ventre… j’étais déboussolé, perdu… je ressentais tellement de sensations, tant de sensations que je ne connaissais pas… c’était le bordel dans ma tête… et puis, jamais ça ne me serait venu à l’esprit qu’un gars comme toi aurait envie d’un mec… comme moi… alors, non, ce jour-là, je ne crois pas que j’avais envisagé de coucher avec toi… de toute façon, je ne sais même pas si à ce moment-là j’avais déjà envisagé de coucher avec un gars, tout court… ».
« Tu ne savais pas que t’étais attiré par les mecs ? ».
« Si, bien sûr que je le savais… mais je ne l’avais pas encore assumé… c’était le bazar dans ma tête… je n’avais jamais encore vraiment réfléchi à ma sexualité… mais à l’instant où je t’ai vu, et encore plus quand j’ai croisé ton regard, j’ai eu avant tout envie de tout savoir de toi… jamais je n’avais ressenti un truc aussi soudain et violent pour un gars… et j’ai tout de suite été jaloux des gars avec qui tu discutais dans la cour du lycée… ».
« Jaloux ? ».
« Parce qu’ils avaient la chance de te connaître, de passer du temps avec toi, de t’entendre parler, rigoler, de te serrer la main, de te faire la bise… ».
« Tu voulais être mon pote… ».
« Oui, je crois que c’est ça… je voulais être ton pote… bien sûr, je te trouvais beau comme jamais je n’avais trouvé beau un mec… je te trouvais canon, mille fois plus beau que moi… j’adorais ton corps, ton visage, ton brushing, ton t-shirt noir qui t’allait comme un gant… j’adorais ton assurance, ton attitude de petit branleur, ta façon d’être avec tes potes, ton sourire de fou… mais je crois bien que moi aussi, ce qui m’a touché en premier, c’est ton regard… enfin… juste après ton t-shirt noir et ton brushing de bogoss… ».
« Qu’est-ce qu’il avait mon regard ? ».
« Je crois que dans ton regard j’ai vu ce truc que tu essayais de cacher… ».
« Quel truc ? ».
« Le véritable Jérém… celui qui se cachait derrière ses airs de bobrun ténébreux et inaccessible… ».
« C'est-à-dire ? ».
« Un gars qui avait juste besoin d’être aimé… tu sais, Jérém… en ce premier jour de lycée, tu m’as touché à un point que tu ne peux même pas imaginer… à partir de ce moment, je n’ai plus arrêté de penser à toi… et de te chercher partout, tout le temps… ».
« Tu ne me quittais jamais du regard… ».
« Tu t’en es rendu compte ? ».
« Et comment j’aurais pu passer à côté ? » il se marre « dès que je me tournais, je croisais ton regard… et même quand je regardais ailleurs, je le sentais sur moi, tout le temps… il me suivait comme mon ombre… ».
« C’était plus fort que moi… ».
« Au début, ça m’agaçait un peu… mais très vite, ça a commencé à m’intriguer… et ça me faisait du bien… ».
« Et pourtant, tu savais si bien m’ignorer… parfois, j’ai même eu peur que tu viennes me casser la gueule… ».
« Je faisais semblant de t’ignorer… parce que je ne voulais pas me faire repérer par les autres… ni par toi… parce que je voulais croire que je pouvais t’ignorer… jusqu’au jour… ».
« Jusqu’au jour… ? ».
« Jusqu’au jour où je me suis branlé… en pensant à toi… ».
« Tu t’es branlé… » je fais, incrédule.
« C’est arrivé pas mal de fois… ».
« Quand ça ? ».
« Dès la seconde… ».
« Pourtant tu couchais avec toutes les nanas qui te passaient à portée de queue… et t’avais encore envie de te branler ? ».
« Si j’ai couché avec autant de nanas, c’est aussi pour me convaincre que j’étais… normal… ».
« Tu te sentais attiré par d’autres mecs ? ».
« Disons que certains gars me faisaient un effet que je n’arrivais pas vraiment à expliquer… notamment dans les vestiaires du rugby, sous les douches… ».
« Tu étais attiré par des mecs beaucoup plus beaux que moi, alors… ».
« Plus beaux, je ne sais pas… ».
« Bien sûr que si… ».
« Toi tu me faisais plus d’effet que n’importe quel gars… ».
« Ah, putain… je ne raconte même pas l’effet que tu me faisais, toi… et le nombre de fois que je me suis branlé en pensant à toi… ».
Nous nous prenons l’un dans les bras de l’autre, nous nous embrassons, nos corps nus se caressent, nos cheveux se mélangent, nous nous habillons l’un de l’autre.
Puis, après un long moment de silence et de câlins, les mots viennent tout seuls, elles sortent de ma bouche avec le naturel de l’évidence, avec la simplicité de la vérité.
« C’était tellement bon de te regarder en cours… ce que je ressentais pour toi était tellement fort… j’étais bouleversé… je ressentais de l’amour, du désir, de l’envie… tout ce qui rend heureux, quoi… c’est grâce à ce que je ressentais pour toi que j’ai enfin compris que je ne serais jamais hétéro… en fait, c’est grâce à toi que j’ai compris qui j’étais… plus je tombais raide dingue de toi, plus je trouvais naturel de m’accepter comme j’étais… plus j’étais amoureux de toi, plus je me sentais bien avec moi-même, plus je sentais qu’il ne pouvait y avoir aucun mal à aimer un gars… surtout, un gars comme toi… dès la seconde, j’ai réalisé que si un simple regard donne des frissons, si le cœur bat la chamade, il n’y a aucun mal à aimer… car l’amour n’a pas de sexe… ».
« Moi, c’est en première que j’ai commencé à me demander comment je pourrais t’approcher… ».
« Il aurait suffi d’un mot, pourtant… ».
« Je sais… mais j’avais peur que tu ne tiennes pas ta langue… et ça, je n’aurais pas supporté… ».
« Et quand tu te branlais… tu pensais à quoi ? T’avais envie de quoi ? ».
« J’avais envie de coucher avec toi, mais de pouvoir arrêter si ça me faisait sentir trop pd… je me disais que comme tu me kiffais un max, j’aurais pu tirer mon coup et me tirer quand j’en aurais envie… c’est minable, je sais… surtout que, pendant trois ans, j’ai senti que tu avais envie de moi, mais aussi que tu étais amoureux… ».
« Oui… j’étais fou de toi, bien avant qu’on couche ensemble… ».
« Je sais… et ça me faisait un bien fou de savoir que je pouvais inspirer un tel sentiment… ».
« Il devait y avoir aussi pas mal nanas folles de toi… ».
« Oui, c’est arrivé… mais ça me faisait fuir sur le champ… alors que chez toi, ça m’a touché… peut-être parce qu’on se cherchait et qu’on y arrivait pas… et aussi parce que, même si je ne t’ai jamais vraiment donné d’espoirs, ton regard n’est jamais parti ailleurs… ».
« Tu crois qu’en classe ils se sont rendu compte que tu me plaisais ? ».
« Bien sûr que oui… mais c’est toi qu’ils traitaient de pd, parce que moi je me tapais des nanas, et aussi parce que je faisais semblant de t’ignorer… en plus, en seconde, je me foutais de ta gueule avec les autres… ».
« Mais quel petit con, quand-même… ».
« Il fallait bien que je détourne l’attention… c’est pour ça aussi que j’ai couché avec autant de nanas… je voulais que personne ne se pose la moindre question sur moi… je ne voulais plus être moqué… je ne voulais surtout pas revivre ce que j’avais vécu dans mon adolescence… plus tard, vers la fin de la première, quand les camarades ont commencé à me faire une réputation de « serial baiseur », il m’est arrivé de dire à certains gars d’arrêter de te casser les couilles… mais toujours discrètement, entre quatre yeux… ».
« Et en même temps, tu avais déjà commencé à te demander comment coucher avec moi… ».
« Oui… mais je ne savais pas comment t’aborder… je ne savais pas comment faire le premier pas, j’aurais voulu que ce soit toi qui le fasses… ».
« Tu ne savais pas comment faire le premier pas… t’aurais voulu que ce soit moi qui le fasses… c’est marrant qui tu dises ça… tu avais l’air tellement sur de toi, et de ton charme… moi aussi j’aurais voulu que tu fasses le premier pas à ma place, parce que j’étais timide et coincé, parce que j’avais peur et que je n’avais pas le physique, la carrure, l’assurance, l’aura d’un mec comme toi… c’était une torture… ».
« J’ai essayé de t’envoyer des signes, de t’allumer… comme le soir de l’anniversaire de Thomas… ou comme la fois où nous nous sommes retrouvés seuls, au bout des vignes, au retour du voyage en Italie… ce jour-là, j’ai vraiment cru que t’allais craquer et me balancer que t’avais envie de moi… ».
« Mais tu aurais réagi comment si je t’avais dit que j’avais envie de toi ? ».
« Je pense qu’on aurait couché ensemble… ».
« Je n’en suis pas sûr… ».
« T’as raison, je ne sais pas comment j’aurais réagi… » il admet, avec un petit sourire à faire fondre le soleil lui-même.
« On aurait vraiment pu se rater pour de bon… » je considère.
« Pendant les vacances scolaires de février dernier, j’ai commencé à me dire qu’on n’y arriverait pas… ».
« Moi pareil… c’est pour ça que je t’ai proposé de réviser… ».
« T’avais vraiment très envie… » il se moque.
« Mais je voulais vraiment t’aider à réviser, je t’assure… quand je t’ai vu prendre encore une mauvaise note en math, j’ai vraiment eu peur pour ton bac… déjà que ça n’allait pas fort dans d’autres matières… ».
« Pourquoi, tu surveillais mes notes ? ».
« Autant que les miennes… je savais où tu avais la moyenne, et où tu ramais sévère… et je savais que les maths c’était pire que tout… ».
« Alors ce n’était pas que pour coucher avec moi que t’as proposé de réviser ? ».
« Bien sûr que j’avais envie de coucher avec toi… mais j’avais aussi envie de t’aider, vraiment … je ne voulais pas que tu rates le bac… ».
« C’est gentil… même si franchement… moi je m’en foutais de réviser… parce que je me foutais du bac… je pensais que je m’en tirerais d'une manière ou d'une autre… par contre, j’avais trop envie de toi… ».
« Ah, ben… t’as bien caché ton enthousiasme, alors… je me souviens très bien de ta réponse… c’était un truc du style : « si tu veux »… comme si tu t’en foutais complet… ».
« Je ne voulais pas te montrer à quel point ça me faisait plaisir… ».
« J’avais tellement peur que tu me jettes… j’en tremblais… je crois même que je bégayais… ».
« Oui, tu bégayais… et c’était tellement mignon… ».
« Je m’étais dit : ou ça passe ou ça casse… de toute façon, je n’avais plus rien à perdre… mais au fond, je ne croyais pas que je coucherais avec toi… j’ai même failli ne pas venir à la première révision… ».
« Et pourquoi ? ».
« Si tu savais comment j’étais nerveux… l’idée de me retrouver seul avec toi me terrifiait… ».
« Moi aussi j’étais nerveux pendant que je t’attendais… ».
« Je ne le crois pas… ».
« Si, je te promets… ».
« Là aussi, t’as bien caché ton jeu… ».
« T’étais tellement nerveux que du coup j’ai senti que je pouvais y aller franco… et j’ai repris la main… ».
« T’as surtout pris la mienne pour la mettre sur ta queue… ».
« J’ai cru que t’allais faire un malaise… ».
« J’ai bien failli… ».
« T’as dû me prendre pour un barje… ».
« J’ai été un peu surpris, mais j’ai vraiment kiffé… ».
« En tout cas, merci de m’avoir aidé à réviser… ».
« Mais je n’ai pas fait grand-chose… on a passé plus de temps à s’envoyer en l’air qu’à travailler… ».
« Tu sais, même si je ne te l’ai pas vraiment montré, j’ai quand même écouté un peu de ce que tu racontais… j’avais même un technique pour retenir… ».
« Quelle technique ? »
« Associer tes explication avec les souvenirs de nos sauteries… ».
« Petit coquin, va ! » je me moque, trouvant l’idée à la fois marrante et bandante.
« Tu as été un super prof… ».
« Tu ne m’as pas vraiment simplifié la tâche… ».
« Pourquoi, ça ? ».
« Parce que tu faisais tout ce que tu pouvais pour me foutre le cerveau en vrac… tes t-shirts moulants, tes pecs, tes abdos, ta peau mate, ton sourire, ton déo, ta queue tendue… t’avais bien compris comment me rendre dingue… ».
« J’avais autant envie de toi que toi de moi… ».
« Pourtant tu as continué à coucher avec des nanas… ».
« Il fallait que je sauve les apparences… et il m’est arrivé de coucher avec une nana et de penser à toi… et ça me faisait venir très vite… parce qu’en vrai, je ne pensais qu’à coucher avec toi… j’avais tout le temps envie de gicler entre tes fesses… ».
« Et tu ne t’es pas privé… ».
« C’est tellement bon… jamais je n’avais pris autant mon pied… c’était encore meilleur que ce que j’avais imaginé… » fait-il, tout en posant des bisous dans le creux de mon épaule.
« Et pourtant tu étais si dur avec moi… ».
« Plus je sentais que je devenais accroc à nos « révisions », plus ça me faisait peur… quand j’étais excité, la peur disparaissait… mais dès que j’avais joui, la peur de devenir « pd » me rattrapait… c’est con, mais plus je prenais mon pied avec toi, plus j’avais besoin de me convaincre que je pourrais m’en passer… alors, toi non plus tu ne m’as pas rendu la tâche facile… ».
« Pourquoi, ça ? ».
« Parce que tu t’accrochais… tu voulais davantage que du sexe… ça, c’est le truc qui m’a toujours fait prendre mes jambes à mon cou avec les nanas… et ça a failli le faire avec toi aussi… mais je n’ai pas réussi… ».
« Et pourquoi tu n’as pas réussi ? ».
« Avant de commencer les révisions, je ne te connaissais pas du tout… en trois ans, on n’avait presque jamais parlé… mais pendant les révisions, j’ai découvert que tu étais vraiment un gars adorable… ».
« Casse-couilles, mais adorable… » il ajoute, moqueur.
« T’étais pas casse-couilles, toi… » je fais semblant de m’offusquer.
Pour toute réponse, mon doux Jérém me fait plein de bisous dans le cou.
« Tu me manquais tout le temps, tu me manquais tellement… » je me lâche « tu me manquais même quand j’étais chez toi… parce que j’avais envie de te prendre dans mes bras et de ne plus jamais partir de ta piaule… j’étais tellement bien quand j’étais avec toi… ».
« Moi aussi j’étais bien quand tu étais là… et pourtant… tout ça me faisait très peur… du coup, j’ai voulu te mépriser pour ne pas m’attacher à toi, et j’ai voulu te faire chier pour t’empêcher de t’attacher à moi… j’avais peur qu’un jour tu me laisses tomber… ».
« T’es fou, toi… comment j’aurais pu te laisser tomber, alors que j’étais fou de toi ? ».
« Tu sais, c’était pareil avec les nanas… je les quittais pour ne pas me faire quitter… je me suis comporté comme un vrai connard… avec elles, avec toi… d’ailleurs, je ne comprends même pas comment t’as pu t’attacher à moi, alors que j’étais horrible avec toi… j’en étais même arrivé à penser que tu aimais ma brutalité… ».
« Je ne t’ai jamais aimé pas pour ta brutalité, mais malgré ta brutalité… si j’ai tout accepté de toi, et peut-être trop, c’est parce que j’avais la trouille de me rebiffer… j’avais tellement peur que tu me jettes pour de bon, qu’il n’y ait plus de révisions… et puis tu étais si sûr de toi, sûr de ce que tu voulais et de ce que tu ne voulais pas… j’étais tellement naïf, tellement inexpérimenté… comment faire le poids face à un mec comme toi, un mec qui m’impressionnait de ouf ? Je manquais trop de confiance en moi pour te tenir tête… alors, j’ai pris sur moi, j’ai attendu que tu te rendes compte à quel point c’était génial entre nous… ».
« J’ai toujours aimé quand tu me tenais tête… »
« Ce n’est pas arrivé souvent… ».
« Mais c’est arrivé quand même… ça me faisait chier mais j'aimais bien… t’aurais dû me secouer davantage… » il se marre.
« Je ne voulais pas te perdre… et d’une certaine façon, j’ai eu raison… si je t’avais trop pris la tête, tu aurais foutu le camp pour de bon, et je n’aurais jamais connu le bonheur qu’on vit ensemble depuis hier… ».
« Tu as été génial, Nico, dès notre première révision… ».
« Tu sais, à notre première révision, j’étais puceau… ».
« Je me doutais que tu l’étais, et je kiffais l’idée d’être ton premier… ».
« Moi aussi je kiffais l’idée que tu sois mon premier… ».
« Pour ta première fois tu aurais mérité mieux que ce que je t’ai proposé … ».
« C’était bon… ».
« J’ai été horrible avec toi… j’ai fait ce que j’avais envie et je t’ai jeté… ».
« Ça a été comment ta première fois ? » je le relance, intrigué.
Jérém ne répond pas tout de suite, et je l’entends déglutir bruyamment.
« Oublie ma question… » je tente de rattraper le coup, en pensant soudainement à l’épisode que Thibault m’avait appris quelques semaines plus tôt, à cette branlette sous la tente pendant leur adolescence. Je ne veux pas prendre le risque de gâcher ce moment en le forçant à parler d’un sujet sensible. Aussi, je n’ai pas envie de raviver une jalousie que j’aurais du mal à maîtriser. On aura le temps de parler de Thibault, plus tard. Peut-être.
« Si, je peux te répondre… ça n’a pas été vraiment génial… j’avais quinze ans, elle avait quelques années de plus que moi… je l’ai rencontré au KL… et on est allés chez elle… ».
« Et ça s’est pas bien passé ? ».
« Déjà me foutre à poil devant elle a été dur… ».
« Alors, ça… quand je pense à comment tu t’es foutu à poil devant moi la première fois… ».
« J’avais pris un peu d’assurance depuis… et puis, avec toi je me sentais à l’aise… mais ce soir-là, c’était pas vraiment ça… je faisais le beau mais je me sentais toujours complexé par mon physique, à cause des moqueries que j’avais pris dans la gueule au collège… en plus, j’avais pas mal bu, et j’avais peur de ne pas y arriver… j’étais tellement gauche… ».
« J’ai du mal à t’imaginer gauche dans un pieu… ».
« Et pourtant… je stressais à mort… et plus je stressais, plus j’avais du mal à bander… ».
« T’avais envie d’elle ? ».
« Je ne sais même pas… je crois surtout que j’avais envie de ne plus être puceau… quand elle a enfin réussi à me faire bander, le temps qu’elle me passe la capote, ma bite était à nouveau à moitié retombée… j’ai quand même réussi à la prendre… j’ai commencé à la baiser, mais j’avais l’impression qu’elle ne ressentait rien… je me disais qu’elle avait du coucher avec des mecs mieux montés que moi… ».
« Mais tu es bien monté… ».
« J’avais dans la tête les images de mecs dans les pornos, avec des bites pas possibles qui bandent de ouf, pendant des heures… j’étais aussi complexé par rapport à mon pote Thomas, le mec le mieux monté dans les vestiaires… pendant que j’essayais de baiser cette nana, je me disais qu’elle avait du coucher avec des mecs avec plus d’expérience, qui l’avaient faite jouir… ».
« On ne peut pas démarrer et avoir de l’expérience… ».
« C’est vrai… mais j’ai carrément fini par débander… je suis sorti, et je n’ai jamais pu y revenir… ça a été terriblement humiliant… surtout que je l’avais chauffée en boîte et que je lui avais laissé entendre qu’il y aurait des étincelles sous les draps… tu parles… ça a été la cata… ».
« Quand je pense à l’étalon que t’es devenu depuis… ».
« Elle m’a dit : « C’est pas grave… »… mais ça a été horrible de me retrouver à poil devant elle, la capote collée à ma nouille molle… j’avais peur qu’elle se moque de moi… ».
« J’aurais tellement aimé être le premier à te donner du plaisir… jamais je ne t’aurais laissé partir sans t’avoir fait jouir… ça aurait pris le temps que ça aurait pris, mais tu aurais eu ton premier orgasme de mec, c’est moi qui te le dis ! ».
« T’es mignon, Nico… ».
« Toi aussi, Jérém… ».
« Ça m’avait trop sapé le moral… pourtant, j’ai raconté à tous mes potes que c’était génial… après ça, j’ai commencé à imposer mes règles avec les nanas… on baise et tchao… et je me suis bien rattrapé depuis… si j’ai enchaîné les nanas, c’était aussi pour oublier cet échec… mais je crois que c’est avec toi que j’ai vraiment oublié… ».
Soudainement, je me rends compte que quelque chose est en train de se passer sous les draps : la queue de mon bobrun se dresse peu à peu. Je porte ma main dessus et je commence à la caresser. Nos regards se croisent.
« J’ai envie de toi… » il me chuchote à l’oreille.
« Tu as envie de quoi ? ».
« J’ai envie de te faire l’amour… » il me chuchote tout près de l’oreille, en laissant son souffle chaud et chargé de testostérone glisser sur mon oreille et exciter tout mon être.
« J’en ai envie aussi… ».
« J’ai envie de gicler dans ton magnifique petit cul… ».
J’adore l’image, et j’adore sa façon de formuler. Ce mec me rend dingue.
« Mais fais-toi plaisir… j’en ai trop envie aussi… ».
Depuis deux jours, depuis nos retrouvailles, l’amour avec Jérém est intense et doux à la fois : le sentir prendre son pied en moi, avec moi, c’est la sensation la plus incroyable que je n’aie jamais ressentie ; le voir, le sentir jouir en moi, c’est l’apothéose ; et jouir en même temps que lui, parce que sa main m’a branlé avec un timing parfait, c’est indescriptible.
Après l’amour, nous nous endormons l’un dans les bras de l’autre, repus, heureux.

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Bonjour à tous, voici le nouvel épisode de Jérém&Nico. J’ai des retours très positifs de cette nouvelle phase de l’histoire, n’hésitez pas à me faire part de vos impressions.

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Je compte sur vous. Merci d’avance. Fabien]

Lorsque nous nous émergeons, Jérém se dégage doucement de notre étreinte, me fait un bisou, il se lève et remet du bois dans la cheminée. Il passe son t-shirt blanc et il allume une cigarette qu’il fume au coin du feu. Je ne me lasse pas de le regarder, de tenter de capter chaque infime parcelle de sa beauté, de sa virilité, de sa douceur, de son existence. Chaque instant passé à côté de lui est un cadeau du ciel.
« On mange quoi ce soir ? » fait le bogoss de but en blanc.
« T’as déjà faim ? ».
« Oui… ».
« Mais il n’est que quatre heures… ».
« Il faut qu’on aille faire des courses… ».
« Il faut qu’on aille faire des courses… » : voilà une phrase, encore une, que je n’aurais jamais cru entendre un jour de la bouche de mon Jérém ; une phrase en apparence anodine, mais qui contient pour moi tant de significations, d’images, d’espoirs et de bonheur. Car, même si j’imagine bien que nous n’irons pas faire les courses main dans la main, c’est bon de penser que Jérém est prêt à se montrer en public avec moi. Et l’idée de la balade à cheval du lendemain avec ses potes de la montagne se charge d’autant de significations, et elle me rend encore plus heureux.
Vraiment, ce mec ne cesse de me surprendre, de m’impressionner ; j’aimerais tellement trouver le moyen de l’impressionner à mon tour. Certes, j’en oublie à quel point le fait d’aller le rejoindre à Campan a pu toucher mon bobrun : mais je voudrais lui montrer quelque chose auquel il ne s’attend vraiment pas.
Pendant que je m’habille, une idée s’affiche soudainement dans mon esprit, une idée pour « en mettre plein la vue » à mon bobrun. L’idée consiste en un plat que je connais bien et que j’ai fait assez souvent avec maman : voilà, c’est ça qu’on va manger ce soir. Je suis certain qu’il va aimer.
« T’as des pommes de terre ? ».
« Pour quoi faire ? ».
« Un truc à manger… ».
« Quel truc ? ».
« T’inquiète… tu as des pommes de terre, oui ou non ? ».
« Oui… oui… oui ! T’excites pas ! ».
« De la farine ? ».
« Aussi… ».
« Des œufs ? ».
« Non, des œufs, je n’en ai pas… ».
« Il faudra aussi du beurre, du fromage râpé et de la sauce tomate… ».
« Tu veux faire quoi ? ».
« Des gnocchis… ».
« Ah bonne idée… tu sais faire ça ? ».
« Oui, je crois… ».
Jérém fait la moue, en forçant le trait, comme un gosse, et il est à craquer.
« Tu me fais confiance ? ».
« Est-ce que j’ai le choix ? ».
« Non… ».
Notre complicité me remplit de bonheur. Oui, les choses les plus banales de la vie deviennent de suite magnifiques dès lors qu'elles sont partagées par deux personnes qui s'aiment.
Nous descendons au village dans la 205 rouge de Jérém. Quel bonheur de retrouver sa voiture, de retrouver Jérém au volant, de voir son sourire, de sentir son regard doux et amoureux se poser sur moi. Et quel bonheur d’aller faire les courses avec mon Jérém, alors que mon corps vibre toujours de l’écho de ses coups de reins, que je suis rempli de son jus, et ivre de son amour.
La superette est située à côté de la mairie, dans un petit espace pas plus grand que la petite maison de Jérém. Nous rentrons et mon bobrun fait la bise à la vendeuse, une dame blonde d’une cinquantaine d’années au grand sourire, et qui m’inspire de suite un élan de sympathie.
« Salut bogoss » elle s’adresse à mon Jérém, tout en le serrant dans ses bras « tu vas bien ? ».
« Bien bien et toi ? Lui c’est Nico, un pote du lycée… ».
« Bonjour Nico… ».
« Au fait… t’as vu que je t’ai laissé du pain ce matin ? ».
Ah, c’est donc elle qui s’est pointée ce matin à la maison en pierre, pendant que nous faisions l’amour.
« Oui, j’ai vu… ».
« T’étais pas à la maison… ».
« Si… je dormais encore… ».
« Ah, ces jeunes… ».
Jérém continue les présentations.
« Martine est aussi cavalière… au fait, demain tu viens faire la balade avec nous ? ».
La nana a une voix étonnante, qui tape dans les aigus et dans les graves, sans grand-chose entre les deux. « Si Jean-Pierre veut bien me remplacer… ».
« Tu te casses et il sera bien obligé de tenir la boutique… ».
« Tu sais, il est capable de la laisser fermée… ou de la laisser ouverte sans personne à la caisse… » elle le marre, avec un rire sonore, musical et contagieux.
« Allez, tu vas bien pouvoir te libérer… il va y avoir presque tous les cavaliers de l’ABCR… en plus, je compte sur toi et Charlène pour briefer Nico… ».
« Il monte aussi ? ».
« Oui, je lui donne Téquila… ».
« T’as déjà fait du cheval ? » elle me demande.
« Non, jamais… ».
« Et toi t’es sûr que tu veux le faire randonner avec une vingtaine de cavaliers pour sa première balade ? » elle interpelle Jérém.
« On fera attention… on restera derrière… avec Téquila, il ne risque rien… ».
« C’est vrai que cette jument est plus proche du cheval à bascule que d’un pur-sang… ».
« T’exagères… ».
« A peine… ».
Une cliente arrive en caisse pour payer. Je reconnais cette dame. C’est la même grosse dame qui a traversé la halle la veille, en faisant de gros yeux, pendant que nous nous embrassions. La dame aussi nous a reconnus : je surprends son regard sur moi, avant qu’il ne glisse ailleurs, dès que le mien se pose sur elle.
« Allez, on va faire quelques courses… » fait Jérém « rendez-vous demain matin à 9h00 chez Charlène… sans faute ! ».
« Oui, je pense que j’y serais… » elle conclut avec son sourire contagieux.
Jérém avance dans la rangée d’étalages. Lorsque nous sommes à bonne distance, il me demande :
« C’est pas la dame qui nous a vus hier sous la halle ? ».
Jérém a l’air un brin inquiet.
« Oui, je crois… tu crois qu’elle va kafter avec ta copine ? ».
« Je n’en sais rien… » fait-il, tout en regardant la grosse dame en caisse « j’espère qu’elle va s’occuper de ses oignons… ».
Non, Jérém n’est pas encore prêt à assumer notre bonheur au grand jour. Même si je suis un brin déçu, je me dis que ce que l’on est en train de vivre est déjà énorme, et que les choses se feront avec le temps. Et puis, est-ce que je suis moi-même prêt à assumer mon bonheur avec lui au grand jour ?
Et puis, même si nous avons été un brin imprudents hier sous la halle, c’est à nous de décider quand, comment, et avec qui nous nous afficherons. Le vol de coming out est parmi les vols les plus insupportables.
Mais déjà la grosse dame quitte la superette, accompagnée par les gestes, les mots et les rires bienveillants de Martine.
La superette ne comporte que deux allées, il ne nous faut pas plus de deux minutes pour trouver ce dont nous avons besoin ; dans l’angle mort entre les deux allées, Jérém me passe la main dans les cheveux, et je fonds.
Lorsque nous revenons en caisse, Martine est en train de discuter de façon animée et bruyante avec une dame autre femme un peu enrobée, avec les cheveux mi longs, en bouclettes, d’une couleur indéfinie entre un blond qui n’est plus et un gris qui n’est pas encore. La dame porte un pantalon de cheval, des boots et un pull ample, qui un jour lointain a certainement dû être neuf. La dame a un rire encore plus sonore que celui de Martine, et les deux semblent très copines, très complices.
La nouvelle venue est de dos par rapport à nous, et son gabarit nous cache de la vue de Martine ; ce qui fait que nous pouvons approcher de la caisse sans être aperçus jusqu’à la dernière minute. Et là, à ma grande surprise, je vois mon Jérém aller chatouiller le cou de la dame inconnue. Cette dernière se retourne, surprise, mais amusée : et lorsqu’elle réalise qu’il s’agit de Jérém, elle lâche un :
« Petit con ! » bien claquant, avant de le prendre dans ses bras et de lui claquer deux bises bien sonores.
Lorsqu’il arrive à se dégager de son étreinte, Jérém fait les présentations.
« Voilà Charlène… Charlène c’est ma copine, ma sœur, ma mère, et parfois même ma grand-mère… ».
« Petit con, va ! » fait elle, tout en rigolant.
« Nous avons parlé de notre reine Charlène et elle est venue à nous… » se moque Martine.
« Lui c’est Nico, un camarade du lycée… ».
« Salut, Nico… » elle me salue, en me claquant deux bises bien sonores.
« Je lui ai proposé de venir à la balade demain… je vais lui filer Téquila, et je lui ai dit que tu veillerais sur lui… ».
« T’es gentil, mais j’ai déjà du mal à veiller sur moi-même… » elle se marre.
« Elle est en état de randonner, Téquila ? Elle n’est pas trop grasse ? ».
« Ben, elle n’est pas maigre… t’as qu’à passer la voir tout à l’heure… ».
« Ok, on vient maintenant… dépêche-toi de faire les courses au lieu de piailler avec Martine… ».
« Eh, on piaille tant qu’on veut ! » fait cette dernière, du tac au tac.
« Qui c’est qui a fait le tracé de la rando ? » demande Jérém.
« C’est Loïc… » fait Charlène.
« Au fait, il va venir faire la rando avec Sylvain ? » demande Martine à Charlène.
« Je crois, oui… ».
« Et Florian est au courant ? ».
« Je pense… ».
« Il ne doit pas vraiment vivre bien tout ça… ».
« Je ne crois pas, non… ».
« T’as de ses nouvelles ? ».
« Pas vraiment… il faudrait que je l’appelle… ».
« Quand je pense comment ils étaient bien ensemble, ces deux-là… ».
« Tu sais, c’est comme dans toutes les couples… si on ne prend pas garde, la flamme s’éteint d’une part ou d’autre… et aussi, vivre ensemble et travailler ensemble, c’est pas évident… c’est exactement comme pour les couples homme femme… ».
« Je ne peux pas m’empêcher de penser que si Sylvain n’avait pas été dans le tableau, Loïc et Florian auraient trouvé le moyen de surmonter leur crise et ils seraient peut-être encore ensemble… ».
« Je le pense aussi… le problème des « si », c’est qu’on ne pourra jamais savoir… » conclut Charlène.
« Allez, on va y aller… » décrète Jérém, l’air soudainement impatient de partir.
Avant de payer, il achète également des chewing-gum ; il m’en propose un, et il en gobe un deuxième, qu’il commence à mâcher d’une façon très sexy, avec des mouvements de mâchoire lents et bien virils.
La route qui mène à la pension de Charlène est bordée par des clôtures en ruban blanc délimitant des paddocks en pente, enfermant chacun un à deux chevaux aux robes de couleurs différentes. Jérém est tout excité à l’idée de retrouver son « Unico ».
« Tu connais les gars dont elles parlaient ? » je ne peux m’empêcher de lui demander.
« Pas plus que ça… ils sont arrivés dans la région il y a trois ans, je crois, et les dernières années je ne suis pas venu souvent randonner avec l’asso… et comme eux non plus ils ne randonnent pas toujours, on a du se croiser une ou deux fois max… ».
« J’ai bien compris ? Loïc et Florian étaient ensemble et Loïc vient de quitter Florian pour se maquer avec ce Sylvain ? ».
« Il paraît… Charlène m’en a parlé l’autre jour quand je suis arrivé… ».
Jérém semble mal à l’aise vis-à-vis de cette histoire, il semble gêné. Je voudrais savoir ce qu’il ressent, ce qu’il pense d’un couple de mecs qui ose vivre ensemble, travailler ensemble, s’afficher au grand jour. Je voudrais savoir s’il est prêt – ou s’il sera prêt un jour – à assumer notre relation en dehors de l’intimité. Mais je n’ose pas.
Dix minutes plus tard, nous arrivons à un corps de ferme sommairement entretenu au niveau du bâti, mais entouré d’un joli jardin fleuri. Nous contournons la maison et nous nous garons devant une clôture en bois ; Jérém trace vers les prés et faisant fi de la boue, de plus en plus impatient de faire de nouvelles présentations.
« Voilà le plus beau cheval du monde, mon « Unico »… comme son nom l’indique, il n’y en a pas un autre comme lui… ».
L’étalon Unico est en effet une très belle bête : il est brun, très brun ; il fait une bonne taille, il est musclé, il a le regard intense, il a fière allure, il dégage de la puissance, de la jeunesse, du sang chaud : bref, il est parfaitement raccord avec son cavalier.
« Ce cheval est comme toi… il est unique… » je considère.
« C’est toi qui es unique, Nico… d’ailleurs… il s’appelle presque comme toi… Nico… Unico… Nico… U-Nico… ».
« Comme ça tu penseras à moi à chaque fois que tu le monteras… ».
« J’ai pensé à toi à chaque fois que je l’ai monté depuis que je suis ici… » fait Jérém tout bas, alors que Charlène approche.
Merci Unico d’avoir contribué au fait que Jérém pense à moi.
« T’as vu Téquila ? » fait-elle.
« Non, on va la voir maintenant… ».
Nous nous déplaçons le long de la clôture, jusqu’à un enclos enfermant un cheval à la robe brune.
« Voilà, Nico, je te présente Téquila… c’est elle qui va te porter demain… ».
Téquila est une jument… en forme de barrique. C’est un animal qui a des formes généreuses. Elle est plutôt trapue, elle a un ventre assez impressionnant, mais elle respire le calme, sa présence est rassurante. Difficile d’imaginer que l’étalon puissant quelques paddocks plus loin est son rejeton. Téquila approche du fil électrifié et vient me caresser l’épaule avec son gros museau. Elle a l’air toute gentille et je la caresse à mon tour.
« Ça y est, elle t’a adopté… » fait Jérém.
Je lui souris, assez fier de moi.
« Alors, qu’est-ce que t’en penses ? » l’interroge Charlène.
« Je pense que papi a choisi le bon étalon pour la faire pouliner… ».
« Ah oui, c’était pas gagné… mais elle t’a fait un superbe poulain… ».
« C’est un étalon désormais… ».
« C’est vrai… alors, tu penses qu’elle va pouvoir randonner ? ».
« Oui, elle est bien enrobée, mais ça va aller… les pieds sont en état… ».
Charlène nous propose un thé. Dans la grande cuisine au papier peint suranné et au plafond noirci, il y a de tout, partout : les toiles d’araignées sont tellement développées qu’on dirait des guirlandes ; sur la grande table, il y a toute sorte de bouquins, des harnachements de cheval, du courrier en vrac, une gamelle avec des croquettes pour chats. Bref, l’intérieur de la maison est à l’image de l’extérieur, il semble témoigner de la nature profonde de sa propriétaire, une nature qui privilégie le vivant plutôt que le ménage.
Charlène sort une lourde théière en fonte dans laquelle elle fait longuement infuser des feuilles de thé. C’est la première fois que je fais l’expérience d’un « vrai thé », boisson que, sur conseil de Charlène elle-même, j’édulcore non pas avec du sucre mais avec une petite cuillère de miel : et il faut bien admettre que ça n’a pas du tout le même goût que le thé en sachet. C’est même très bon !
Jérém et Charlène discutent de la randonnée du lendemain, de leurs potes cavaliers, de chevaux ; leurs discussions me plongent dans un monde inconnu structuré autour de l’équidé. Le simple fait de découvrir Jérém dans ce nouveau décor, me fait vibrer. Je suis impatient d’être à demain pour découvrir de plus près cette communauté à part, réunie autour d’une passion commune.
Charlène est une dame joviale, mais au regard vif et pénétrant ; au fil des échanges avec Jérém, je me fais d’elle l’idée d’une nana à l’esprit très jeune, très rigolote, et d’une profonde gentillesse. Je me rends compte également de son rapport privilégié et de sa complicité avec mon bobrun, ainsi que de son extrême bienveillance vis-à-vis de ce gars qu’elle a vu grandir.
Je me dis que l’amour que Charlène témoigne à mon Jérém est une très bonne chose, tout comme l’est le fait que cette nana, tout autant que sa copine Martine, n’a aucun problème avec l’homosexualité ; je me dis que, entouré par cet environnement bienveillant, mon bobrun pourrait enfin commencer à assumer qui il est. Car, j’en suis certain, ni Charlène di Martine ne le rejetteraient pas si elle « savaient ». Le tout c’est que Jérém comprenne cela. Et apparemment, ce n’est pas encore tout à fait le cas.
« On va te laisser, Charlène… on va chercher du fromage chez Benjamin… ».
« Tu lui passeras le bonjour de ma part… ».
Me revoilà dans la voiture de Jéré, nous voilà repartis sur une petite route de montagne.
« Fais un bisou… » me lance le bobrun, en tournant son visage vers moi, lors d’une rare ligne droite.
Je lui claque un bisou sur les lèvres et il me sourit. Il est indiciblement beau et adorable.
« Elle est sympa Charlène… » je lance.
« Je te l’avais dit… je l’adore… ».
« Elle aussi elle t’aime beaucoup… ».
« Elle est géniale… ».
Nous arrivons dans une autre ferme, bien mieux entretenue que celle de Charlène. Un grand panneau coloré indique : Vente de fromage à la ferme.
Un gars vient nous accueillir. Le mec doit avoir une trentaine d’année, et il est plutôt gaillard : je mettrais ma main à couper que sous ses fringues – un pull à capuche enveloppant un torse massif, un pantalon de travail moulant un fessier rebondi – se cache un joli physique de rugbyman. Le mec arbore une barbe bien fournie, brune avec des reflets rouquins.
Tout chez ce mec respire la solidité, la puissance, la virilité. Dans son regard, cette flamme que seuls possèdent certains gars de la montagne, une flamme qui est un mélange de caractère, de volonté, d’authenticité, d’attachement à la terre, de pudeur et de fierté. Et de solitude. C’est le charme du terroir, le charme AOC.
Jérém fait les présentations. La poignée du gars me surprend, elle est franche, puissante, sa main est une paluche aussi impressionnante que celle de Thibault ; son regard aussi me surprend, il accroche le mien, s’enfonce dedans, comme s’il arrivait à lire en moi. C’est assez troublant. Et en plus le gars a un bon accent du coin, ce qui rajoute du craquant au charme.
« Toujours au taf ? » se moque Jérém.
« M’en parle pas… depuis que je livre en grande surface, je n’arrête plus… ».
« Ça se passe bien ? ».
« Travailler avec la grande distri, c’est un calvaire… ».
« Pourquoi, ça ? ».
« Parce qu’ils ont des voyous au service achat qui passent leur temps à étudier comment grapiller le moindre centime, comment retarder les paiements… ».
« Et tu ne peux gueuler un bon coup ? ».
« Gueuler, c’est se faire déréférencer, disparaître des rayons du jour au lendemain… ».
« Pas simple tout ça… ».
« Bon, même si le rapport de force est déséquilibré, j’arrive quand-même à écouler une bonne partie des yaourts et des fromages avec mon étiquette à moi… c’est un marché de niche sur des produits de qualité, ce qui me met en partie à l’abri de leurs promos à la con… ».
« Toujours le prix le plus bas… ».
« Le prix le plus bas ne veut rien dire… en général, derrière un prix bas, il y a un producteur ou une filière entière qui souffre… il faudrait un prix juste, et un prix juste est celui qui garantit un partage équitable de la valeur ajoutée du produit du producteur au détaillant… quand il y a des promos, la plupart du temps c’est le producteur qui assume le coût de la promo et la grande surface qui se fait mousser… bon assez parlé du taf… vous restez pour l’apéro ? ».
« Non, c’est sympa mais on va te laisser bosser… en revanche, s’il te reste du fromage… Nico a trouvé qu’il est à tomber… ».
« Venez avec moi… ».
Le bomâle barbu nous fait visiter la cave d’affinage. Dès qu’il ouvre la porte, je suis percuté de plein fouet par un intense bouquet d’odeurs de moisissures nobles, d’arômes ronds, onctueux : un bouquet entêtant de fromage en train de reposer et de bien vieillir.
De centaines de petites meules à la croûte grise-marron sont disposées, rangées au cordeau, sur des lattes en bois fixées sur des étalages : cette pièce respire la rigueur, l’amour pour le travail bien fait, le produit de qualité, une qualité qui découle avant tout de la passion pour le métier.
« C’est vraiment bien ce que vous avez fait, cette cave est magnifique… ».
« Merci… la transformation de la cave m’a donné beaucoup de travail, mais j’en suis content… ».
« Tu peux, mon pote… » fait Jérém, et tapotant affectueusement l’épaule du gars.
« Je suis sûr qu’un jour tu feras la même chose avec la cave viticole de ton père… ».
« Non, je ne crois pas… nous ne nous parlons même plus… ».
« Amuse-toi à Paris, autant que tu peux… mais je pense qu’un jour t’auras envie de rentrer chez toi… ».
« Ça m’étonnerait vraiment… je pense qu’il y a plus de chances que ce soit Maxime qui reprenne… ».
« Celui-ci il a deux mois… » enchaîne le bobarbu, tout en saisissant une tomme « c’est mon produit phare, il a un goût de noisette très prononcé, ça se mange sans faim… » ; puis, en nous indiquant l’étagère juste à côté, il continue : « sinon, celui-ci il est un peu plus vieux, il a 4-6 mois… il a un goût plus prononcé, qui tient davantage en bouche… il faut impérativement l’accompagner d’un verre de Saint Mont… ».
« Je crois que Nico préfère le plus affiné… même s’il l’accompagne avec du Jurançon… ».
« Essaie avec le Saint Mont, tu verras… » fait Benjamin en se saisissant d’un fromage et en s’acheminant vers la sortie.
La petite meule atterrit sur un billot en bois et le gars en coupe deux bons quartiers. Il nous en file deux fines tranches pour dégustation. Dès que la pâte bien ferme et onctueuse rentre en contact avec mes papilles, elle déclenche illico une sorte d’orgasme gustatif. Ah putain, qu’est-ce que c’est bon !
« Vous êtes sûrs que vous n’avez pas le temps pour l’apéro ? ».
« Il faut que j’aille à Bagnères pour écouter si j’ai des messages… j’attends un coup de fil de Paris… ».
« Ah, oui, c’est vrai que t’es devenu une vedette… » se moque gentiment Benjamin.
« Pas encore… mais ça ne saurait tarder… ».
« J’ai toujours su que tu serais pro un jour… ».
« J’ai eu de la chance… ».
« La chance ça n’a rien à voir… tu es un bon, Jé… c’est tout… ».
« Allez, dis-moi combien je te dois… ».
« Rien du tout… ».
« Ne déconne pas… ».
« Tu me trouveras des tickets pour tes matchs… ».
« Promis… ».
« Et ton pote Thibault va bien ? Il doit être super content d’avoir été recruté par le Stade… ».
« Il est content, oui… ».
« Et il en pense quoi de la nouvelle direction ? ».
« Tu sais, depuis nos recrutements, on a eu du pain sur la planche… entre mes déplacements à Paris et ses entraînements, on ne s’est pas trop vus dernièrement… et après, il y a eu mon accident… ».
« Ah, quel con, je te jure… tu te fais recruter par un club pro de la capitale et tu te bats la veille de ton départ… ».
« J’avais un peu trop bu et je suis tombé sur un connard… ».
« Fais gaffe à toi, Jé… ».

« Benjamin est vraiment un bon gars… » me lance Jérém dans la voiture.
« D’une certaine façon, il me fait penser à Thibault… » je ne peux m’empêcher de commenter.
« C’est pas faux… ».
Je me demande toujours comment on va pouvoir aborder le sujet Thibault et même si c’est une bonne chose de l’aborder. Je sais que j’ai besoin de le faire, mais j’ai peur de le faire.
Nous arrivons à Bagnères, Jérém se gare au centre-ville et sort de la voiture pour fumer et écouter ses messages. Je le vois discuter et rigoler au téléphone : il est beau, beau, beau. Et il est à moi. Je n’arrive toujours pas à la croire. Il revient quelques minutes plus tard, le visage illuminé d’un sourire attendri et attendrissant.
« T’as le bonjour de mon frérot… ».
« Ah, merci… tu lui passeras le bonjour de ma part… »
« Il était content quand je lui ai dit que t’étais là… ».
« C’est vrai ? ».
« Oui, c’est vrai… il m’a même dit de te dire de me tenir à l’œil pour m’empêcher de faire des conneries… ».
« Ton frérot est vraiment adorable… ».
« Il est incroyable… ».
« Alors, t’avais des nouvelles de Paris ? ».
« Non, rien pour l’instant… ».
De retour à la maison après les courses, nous épluchons les pommes de terre et nous les mettons à cuire dans une casserole remplie d’eau, sur la gazinière à bois que Jérém vient d’allumer.
Puis, nous nous allongeons sur le lit, devant le feu que Jérém vient de raviver, et nous nous embrassons fougueusement, longuement, inlassablement.
Je suis insatiable du contact avec sa bouche, avec son corps, avec ses mains qui me caressent doucement, avec sa peau et ses cheveux que mes mains caressent fébrilement ; et mon bobrun semble tout aussi insatiable que moi.
Tout en continuant à lui rouler des pelles à la pelle, je dégrafe le zip de son pull à capuche gris, je fais basculer les deux pans derrière ses épaules, je fais glisser les manches le long de ses bras ; son t-shirt blanc se dévoile, avec ces manchettes tendues qui calibrent ses biceps, avec ce tissu immaculé qui jauge le relief de ses pecs.
Son sourire est à la fois doux et canaille lorsque je glisse mes mains entre le coton doux du t-shirt et sa peau tiède, pour aller exciter ses tétons : il devient coquin et un rien lubrique au fur et à mesure que l’excitation fait pétiller ses sens.
Puis, c’est à son tour d’enlever mon pull, de passer sa main sur mon t-shirt, de narguer mes tétons à travers le coton. Je frissonne.
« J’ai le droit ? » il me lance, taquin.
« Je ne sais pas… ».
« Et ça, j’ai le droit ? » fait le bogoss, tout en glissant sa main sous mon t-shirt, et en remontant lentement, sensuellement, ses doigts le long de mon torse.
« Je ne sais vraiment pas… ».
« J’ai toujours pas le droit ? » il me cherche, alors que ses doigts pincent doucement l’un de mes tétons.
« Peut-être que oui… ».
« Et, là… j’ai le droit ? » fait-il, le regard de plus en plus lubrique, tout en remontant mon t-shirt, en léchant et mordillant mes tétons à tour de rôle.
« C’est pas un droit, c’est une obligation ! ».
Un instant plus tard, Jérém dégrafe ma ceinture, il ouvre ma braguette.
« Et là, je peux y aller ? » fait-il, coquin, tout en glissant sa main entre les pans ouverts de mon pantalon et en caressant ma queue par-dessus le boxer tendu par l’érection.
« Oh, que oui… ».
Je suis aux anges, les anges du bonheur sensuel et sexuel.
Puis, sa main glisse dans mon boxer, elle saisit ma queue ; mon Jérém me branle, tout en m’embrassant, et en agaçant mes tétons avec le bout de ses doigts.
Lorsque ses lèvres quittent les miennes, elles atterrissent directement sur ma queue, qu’il commence à pomper avec un bon entrain. Je regarde son torse musclé s’affairer dans des mouvements de va-et-vient, et je n’arrive toujours pas à croire que ce gars qui est en train de me sucer et le même gars qu’il n’y a pas si longtemps de ça n’assumait même pas son rôle de mâle actif et dominant dans notre relation ; alors, à fortiori, jamais je n’aurais cru il se lancerait un jour dans ce genre de plaisir.
Quand on est passif, le plus grand bonheur sexuel auquel on aspire, est celui de faire, voir, entendre, sentir jouir un mec actif ; mais dès lors qu’on est amené à changer de rôle, comme quand on se fait sucer, les envies peuvent changer rapidement de signe. Ce qui est bon dans le fait d’être homo, c’est cette richesse de désirs, d’envies, de plaisirs.
Pendant que Jérém me suce, je me surprends à envisager quelque chose de complètement fou, à me demander si un jour il aura envie d’essayer de me laisser lui faire l’amour…
Mais ce n’est qu’un flash, un éclair qui s’éteint dès que ses lèvres quittent ma queue ; car, dès l’instant où je vois mon beau mâle debout à côté du lit, lorsque je le vois ôter son jeans, son boxer, et son t-shirt blanc (qu’il aurait pu garder, tellement je trouve cette tenue bandante) ; lorsque je le vois dégainer sa queue bien tendue, et sa main commencer à la branler lentement ; lorsque je contemple son torse musclé onduler sous l’effet d’une respiration excitée ; lorsque je croise son regard enflammé d’envies de mâle, voilà, je capitule : en une fraction de seconde, mes envies changent à nouveau de signe, et je redeviens le gars qui a envie de me soumettre à la virilité puissante d’un mâle appelé Jérémie.
La simple attitude de mon bomâle suffit pour me faire comprendre ce dont il a envie : un instant plus tard, je suis sur le ventre, les jambes écartées ; je m’offre à lui, frémissant d’envie d’être possédé : prends-moi, Jérém, fais-moi l’amour, fais-toi plaisir, remplis-moi, féconde-moi !
Ses mains saisissent fermement mes fesses, les écartent : mais alors que je m’attends à me sentir transpercé par son manche tendu, c’est sa langue audacieuse, entreprenante et sans pudeur qui s’attaque au bonheur de ma rondelle. Ce soir, Jérém a décidé de me rendre dingue. Jérém me bouffe le cul et je sens ma queue se raidir à un point inimaginable, je sens mon corps embrasé par une flamme d’excitation ravageuse.
« C’est trop bon… Jérém… tu vas me rendre fou… ».
Le bogoss plonge son visage un peu plus loin encore entre mes fesses. Je gémis, je pleure presque de plaisir.
Lorsque sa langue se retire, sa queue glisse lentement en moi, et je suis le plus heureux des gars. Pendant un long moment, Jérém me fait jouir avec ses coups de reins, il me fait bien profiter de sa puissance de mâle, il me fait sentir à lui comme toujours (et un peu plus encore). Puis, il me remplit une nouvelle fois de sa semence.
Qu’est-ce que j’aime, après avoir fait l’amour avec mon Jérém, lécher délicatement et longuement ses couilles, comme pour rendre hommage à sa virilité ; astiquer doucement sa queue, comme pour le remercier du plaisir qu’il m’a offert ; recueillir la moindre trace de son sperme autour de son gland, pour m’enivrer un peu plus de sa puissance sexuelle ; puis, me blottir contre lui, et lui chuchoter à quel point il est bon au lit, à quel point il m’a fait jouir, pour conforter son ego de mec.
Et ce que j’aime par-dessus tout, c’est de prolonger un peu plus son plaisir, sentir sa respiration s’apaiser peu à peu, le voir kiffer mes caresses et mes mots, jusqu’à lui faire oublier la cigarette obligatoire après l’amour.
Le temps de récupérer de son orgasme, le bogoss revient me sucer, avec l’intention manifeste de me faire jouir à mon tour. Je suis tellement chauffé par le plaisir qu’il vient de m’offrir que je me sens comme une allumette que le moindre frottement pourrait embraser.
Il ne faut pas longtemps en effet pour que je perde pied.
« Je vais jouir… » je le préviens.
Mais le bogoss continue dans sa lancée. Un instant plus tard, je jouis. Jérém me laisse jouir dans sa bouche et il recrache sur ma queue. Et c’est terriblement bon.
Jérém me passe du sopalin et remet une bûche dans la cheminée.
« Alors, on les fait ces gnocchis ? ».
« Avec plaisir… ».
Nous nous installons sur la table en bois massif à côté du garde-manger et, sur ma suggestion, nous nous attelons à la tâche avec méthode. Jérém écrase les pommes de terre, je les mélange avec la farine, le beurre et les œufs. Pendant que je pétris la pâte, je surprends le regard de Jérém sur moi, comme une caresse, comme rempli de tendresse : c’est un regard que je ne lui ai encore jamais vu, un regard que personne n’a jamais encore posé sur moi : car c’est un regard surpris, saisi, admiratif. Qu’est-ce que c’est bon de se sentir ce genre de regard sur soi, et qui plus est venant du gars qu’on aime ! Ça fait un bien fou !
Je lui demande un bisou, qu’il m’offre avec un plaisir non dissimulé. Si mes doigts n’étaient pas collants de pâte à l’œuf, je le prendrais dans mes bras et je le couvrirais de bisous.
Mon pâton est enfin prêt et je commence à le découper ; j’en fais de petits morceaux que je passe à mon Jérém, pour qu’il les roule et qu’il en fasse de petites « saucisses », prêtes pour l’étape suivante. Etape dont je me charge, et qui consiste à redécouper les « saucisses » pour en faire des gnocchis.
Pour éviter que la pâte ne colle, la table en bois est saupoudrée de farine ; je saupoudre également les gnocchis après découpe : bref, il y a de la farine partout.
Je regarde mon Jérém en t-shirt blanc en train de rouler les « saucisses » à gnocchis ; on dirait un boulanger en train de préparer son pain ou un pizzaiolo en train d’étaler sa pâte ; il a de la farine sur les mains, sur le visage, même sur les cheveux : il est sexy à mourir.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » il me demande, lorsqu’il capte mon regard collé sur lui.
« T’as de la farine jusqu’au bout des cheveux… » je me marre.
« Et ça te fait rire… ».
« Un peu j’avoue… mais t’es tellement beau… ».
« Toi aussi tu vas être beau… ».
Et, ce disant, il me balance une pincée de farine dans le cou.
« T’es qu’un petit con… ».
« C’est pour ça que tu me kiffes… ».
« C’est pas faux… alors, toi aussi tu vas me kiffer… ».
Et ce disant, je lui balance un gnocchi à la figure.
Et là, le bogoss lâche instantanément ce qu’il était en train de faire, il saisit mes avant-bras avec ses mains pleines de farine, il m’attire contre lui et me roule une pelle magistrale ; ses avant-bras à lui atterrissent sur mes épaules, ses mains dans mon dos : après une petite réticence, je me laisse complètement aller. Et voilà que mes mains à moi, tout aussi enfarinées que les siennes, cherchent le contact avec la solidité de son dos.
Une fois de plus, je me rends compte à quel point c’est apaisant d’oublier les conditionnements, oublier de faire gaffe de ne pas se salir. Tant pis pour ma peau, ça se douchera ; tant pis pour mon t-shirt bleu, ça se lavera !
Les gnocchis, c’est un travail d’équipe, c’est ludique ; nous faisons les cons, nous rigolons comme des gosses. Il ne reste qu’à les plonger dans de l’eau bouillante, attendre qu’ils remontent à la surface, les récupérer, en disposer une première couche dans un plat à four, mettre de la sauce tomate et du râpé, refaire une deuxième et une troisième couche ; là encore, je surprends le regard de Jérém sur moi, avec cette étincelle enthousiaste, bienveillante et admirative. Ce regard est tellement loin du regard méprisant qu’il me réservait lors de nos premières révisions, tout comme ce Jérém est tellement différent de celui qui n’avait aucun état d’âme pour me dire de me tirer après m’avoir baisé.
Nous laissons gratiner pendant quelques minutes dans le four de la gazinière, tout en prenant un apéritif-câlins.
« Ils sont super bons… » fait Jérém, après en avoir avalé deux bonnes fourchettes.
« Ça me fait plaisir que tu aimes… ».
« Tu es vraiment surprenant… j’aime les gens surprenants… ».
Voir mon Jérém impressionné par mes gnocchis, tout comme je l’ai été de sa pizza, ça n’a pas de prix.
« Merci… »
« T’es vraiment un putain de mec, toi… ».
Partager un repas en tête à tête avec mon Jérém, dans la pénombre crépitante et accueillante de cette maison au milieu de nulle part, c’est un exercice qui me rend fou de joie.
Nous terminons notre dîner en nous remémorant certains moments du lycée, certains camarades, certains profs. Qu’est-ce que j’aime discuter avec mon Jérém.
Notre discussion se prolonge au lit, pendant plusieurs heures ; elle se prolonge jusqu’à ce que la proximité de nos corps éveille à nouveau nos sens, jusqu’à ce que le désir nous rattrape.


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Encore et toujours merci pour ce magnifique récit. Surprenant par son érotisme mais aussi par tous les précisions de la vie de tous les jours. vivement la suite.

 

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