Ce plantureux objet du désir...

- Par l'auteur HDS LallaSamira -
Auteur femme.
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Récit libertin : Ce plantureux objet du désir... Histoire érotique Publiée sur HDS le 27-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, les femmes
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Ce plantureux objet du désir...
Un immeuble de bureau, une dizaine d’étages, parois métalliques, verres scintillants.
Un hall d’accueil immense, une rangée d’ascenseurs.
Un dialogue anodin, sans intérêt, débute anonymement. Anodin ? Et pourtant…

“Quel étage ?”
“Ah… le dernier, 13ème s’il vous plaît…”
“Je m’arrête avant, au 4ème…”
Samira revenait d’un déjeuner et remontait à son bureau. En général à cette heure, les ascenseurs, pourtant au nombre de cinq, alignés dans ce hall majestueux de la société d’assurances dans laquelle elle travaillait depuis des années, étaient pris d’assaut par tous les employés qui rejoignaient leur poste dans les étages. Curieusement, elle se retrouvait seule dans cet ascenseur avec cette femme qu’elle croisait quelquefois sans faire trop attention. Elle savait qu’elle faisait partie des grosses huiles de la maison, ces gens importants qui siégeaient en haut de cette tour, dans cet étage capitonné où l’atmosphère ouatée des couloirs dissimulaient difficilement cette impression de puissance et de pouvoir réunis.
Elle apprendra plus tard qu’elle était en présence de la DAF, directrice des affaires financières, par ailleurs membre du Comex, le saint des saints qui regroupe les principaux dirigeants.
“Bonne journée Madame…”
Samira, à peine sortie de l’ascenseur, avait déjà oublié cette femme et la réciproque lui paraissait évidente.

A peine une heure plus tard, Samira était concentrée sur son écran, se débattant sur son powerpoint quand elle reçut ce message étrange:

“Bonjour,
Nous nous sommes croisées dans l’ascenseur en début d’après-midi. Je souhaiterais, si cela vous est possible, avoir une conversation avec vous. Merci”.

C’était concis. Laconique. Intriguant.
Et étrange, mystérieux.
Conversation… mais à propos de quoi ? Samira officiait dans la communication, à un poste pas très en rapport avec la finance. Pourquoi cette sollicitation.
Elle aimait assez ce genre de situation. L’imprévu, l’inattendu, le pas clair. Sa curiosité naturelle, son besoin constant d’aller de l’avant, son esprit aventurier, tout lui indiquait qu’il fallait répondre prestement.

“Je peux être à votre bureau dans quinze minutes. Possible ?”

Réponse quasi immédiate:

“Je vous attends, 13ème, dernier bureau sur la droite en sortant de l’ascenseur.”

Samira allait toquer à la porte quand elle aperçut la sonnette.
La porte s’ouvrit automatiquement.
Franchement intimidant. Elle se trouvait dans un bureau qui lui paraissait immense, avec une baie vitrée qui laissait entrevoir les toits de Paris dans une vue à couper le souffle.
“Je vous salue de vive voix et je vous remercie de vous être rendue disponible aussi rapidement…”
Samira sortit de son état hypnotique, décocha un sourire crispé:
“J’étais sur un travail de présentation qui peut attendre, si je peux vous aider…”
“Venez, installons-nous ici…”
En dehors de son bureau aux dimensions trois fois supérieures au sien, se trouvaient deux canapés blancs qui se faisaient face, séparés par une table basse.
Samira prit place et, sans trop se forcer, prit son air de nunuche, histoire de dire quelque chose:
“Zut, j’ai oublié mon bloc pour prendre des notes…”
Cette femme qui lui faisait face l’interrompit
“Ne vous inquiétez pas, ce ne sera pas nécessaire…en fait….”
Samira nota son changement d’attitude à cet instant. Cette femme qui personnifiait l’autorité, le caractère volontaire, une certaine forme de charisme, semblait se décomposer sous ses yeux, balbutiant, cherchant ses mots…
“En fait… je voulais… comment dire ?... vous dire quelque chose d’assez personnel..”
“Bien sûr Madame, je vous écoute, vous pouvez tout me dire…”
Elle avait maintenant le regard fuyant, la tête baissée, semblant regarder constamment le bout de ses escarpins.
“Je vais sans doute vous paraître ridicule, mais… comment dire…voilà, tout à l’heure dans l’ascenseur…vous vous souvenez ?..”
“Oui, Madame, nous nous sommes croisées, je revenais de déjeuner…”
“Pardonnez-moi mais… ce n’est pas facile à dire… voilà, je vous ai regardée et… “
“Oui, Madame, vous pouvez tout me dire….” glissa, tout en bienveillance, Samira qui se demandait où elle voulait en venir.
En se raclant la gorge une fois de plus, en oubliant son statut de femme dirigeante, sa position de pouvoir, son poste hiérarchique, cette femme, dans un dernier effort, finit par lâcher cette énormité:

“Voilà, j’ai trouvé que vous aviez une superbe poitrine !....”

Samira, d’abord surprise, faillit pouffer de rire. Mais la situation ne s’y prêtait pas. Elle devait sauver les apparences, donner le change. Feindre le parfait naturel des choses.
Elle regardait cette femme recroquevillée sur elle-même, tête baissée, maintenant murée dans son silence, mais comme délivrée par sa déclaration.
Sur le ton de la confidence, Samira choisit d’installer une certaine connivence qu’elle espérait propice à la poursuite de sa confession.
“Madame, je suis un peu surprise, j’avoue que je ne m’y attendais pas. Je tiens d’abord à vous remercier, c’est gentil…”
Ne voyant aucune réaction de sa part elle poursuivit:
“Eléonore, c’est bien votre prénom, je peux vous appeler par votre prénom ?”
Et sans attendre de réponse…
“Eléonore, cette situation n’est pas simple pour moi. Je vois bien que vous êtes très troublée. Ce qui rajoute à votre sincérité, à votre authenticité. Mais, je ne vous connais pas, je ne sais pas comment je dois réagir.”
“Samira… Pardon… je sais que je suis parfaitement ridicule… j’aurais tant de choses à vous dire mais je n’y arrive tout simplement pas… Écoutez, je suis désolée de vous avoir importunée, oublions… je me suis égarée, je suis désolée…”
“Eléonore, vous n’êtes absolument pas ridicule et encore moins égarée. Vous êtes touchante de vérité… et c’est très beau…”
“Merci Samira, mais je vous mets dans une situation impossible… je ne sais plus quoi dire et vous ne savez que faire…” dit-elle, sans un regard pour Samira qui pourrait la paralyser davantage.
“Eléonore, voilà ce que je vous propose. Je vais retourner à mon poste et je vous envoie immédiatement mon e-mail personnel. Ce qui bloque à l’oral, dites-le moi par écrit. Exprimez-vous. Dites-moi tout, je veux au moins comprendre”
“Je peux essayer Samira, mais tout cela ne mènera à rien, je vous fais perdre votre temps…”
“Vous n’en savez rien, moi non plus…. je vous vois troublée et votre trouble me touche… “
Samira s’étonnait elle-même par sa hardiesse et sa répartie. Les rôles s’étaient brutalement inversés. C’est elle qui dirigeait maintenant….”

Suite à cette conversation assez surréaliste, elles entamèrent, sur le champ, une correspondance où Eléonore se livrait chaque jour un peu plus.

Pendant des jours, immuablement, Samira recevait en début de matinée, un message d’Eléonore. Elle parlait surtout d’elle, de son parcours, de son couple, de sa vie au quotidien.
Parcours sans faute, sans embûche. Ses parents visaient pour elle, l’Excellence, qu’elle atteignit excellemment. Poste à hautes responsabilités sitôt le diplôme prestigieux en poche. Et les revenus qui vont avec.
Elle en profita pour épouser celui qui serait le seul homme de sa vie. Profil identique au sien.
Deux enfants. Bel appartement familial à Paris. Une maison sur l’île d’Oléron. Des voyages tout au long de l’année. Des amis, du même milieu.
Bizarre, elle ne parlait pas du chien.

Elle présentait les choses comme pour faire comprendre à Samira qu’elle était comblée… et pourtant.
Pour Eléonore, Samira dans l’ascenseur, c’était la brune méditerranéenne, la pulpeuse gorgée de soleil, c’était les odeurs d’épices d’un souk à Fès ou Marrakech. Oui, c’était ça, c’était le symbole de l’épice.
Eléonore était au seuil de la cinquantaine. Une vie tracée depuis le début, une vie linéaire, rectiligne. On tenait son rang, son statut, sa position. On vivait dans l’opulence.
Mais, manquaient les épices.
Samira était les épices.
Pouvait-elle seulement être son épice ?

Samira répondait à ses messages de manière assez convenue. La félicitait devant une telle réussite. Mais cogitait intérieurement. Cette femme est-elle si heureuse ? A-t-elle seulement déjà été troublée comme elle le fut quelques jours auparavant sur ce canapé blanc ?

Et un matin, Samira terminait sa réponse par un simple:

“Et si on prenait un café ?”

La réponse fut immédiate, comme si Eléonore n'espérait que cette relance.

“Je vous attends dans mon bureau… à votre convenance….”

Samira était face à elle, dix minutes plus tard…
Eléonore retrouva une posture détachée en préparant les cafés. Mais était de nouveau déstabilisée une fois assise sur ce canapé, ne sachant que faire de sa tasse, de son sucre… et d’elle-même, peut-être…
“Eléonore, je suis très touchée. Merci pour votre confession écrite, j’ai beaucoup appris sur vous, je suis impressionnée.”
“Merci Samira, mais vous savez, je n’ai pas beaucoup de mérite. J’ai reçu une bonne éducation, l’entourage familial y est pour beaucoup. Vous savez… je ne vous connais pas bien mais vous avez certainement un parcours autrement plus méritant que le mien, enfin, je suppose…”
“Méritant, ce n’est pas à moi de le dire mais, vous supposez bien, vous avez parfaitement compris qui je suis…”
“Mais…”
Samira l’interrompit brusquement:
“Eléonore, vous savez que nous avons peu de temps, dans ce cadre professionnel. Si vous voulez, ça me ferait très plaisir de vous inviter à déjeuner, je vous parlerais de moi comme vous l’avez fait par écrit..”
“Bien sûr Samira, avec plaisir…” toujours sans la regarder.
“Eléonore… je vais vous parler franchement. Je vous ai proposé de mettre par écrit ce que vous aviez du mal à dire oralement. Tout ce que vous m’avez confié est passionnant mais vous voyez bien que vous fuyez, vous partez dans des digressions mais vous ne vous confiez pas du plus profond de vous même… “
Eléonore devint encore plus blême. Fixant le bout de ses escarpins.
“C’est vrai Samira, mais… je n’y arrive pas… c’est un peu nouveau pour moi…”
“Eléonore, vous ne me connaissez pas, je peux comprendre que vous soyez un peu méfiante. Mais, renseignez-vous sur moi, je suis dans cette société depuis plus de vingt ans, je ne crois pas avoir causé d’ennuis à qui que ce soit, je ne crois pas traîner derrière moi une mauvaise réputation…”
“Samira, j’ai déjà entendu parler de vous. Vous êtes parmi nos meilleurs éléments, vous verrez, vous allez encore progresser parce que vous le méritez… Et… je vous dirais tout… mais j’ai besoin de temps… j’ai une infinie confiance en vous… je me confierais à vous parce que je le veux…”
“Je crois savoir ce que vous souhaitez me dire mais j'attendrai patiemment, ça viendra quand ça viendra…”
“Samira… comment vous dire… vous voyez bien que je bafouille, j’ai du mal à vous parler….Bon… Eh bien… Bref, je suis mariée, avec le plus bon mari des maris, je suis très heureuse. Comme je vous l’ai dit, je n’ai connu que lui. Et… comment dire… je n’ai jamais eu d’attirance pour les femmes..; mais… vous me troublez !”
“Il a fallu que ça tombe sur moi !” osa Samira, croyant détendre l’atmosphère…
“Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m’arrive… je pense constamment à vous…”
“Et, pardon de vous demander ça directement mais, c’est purement physique ou c’est autre chose ?”
“Non Samira, ce serait peut-être plus facile pour moi si je devais répondre à vos questions… Eh bien, au début… c’est vraiment… c’est vraiment votre poitrine qui m’a interpellée. Maintenant, c’est un tout, c’est vous…. c’est votre personnalité…”
“Eléonore, dites-moi tout, qu’est-ce qu’elle a ma poitrine ?...”
“Vous savez bien, on doit vous le dire,... elle est généreuse, elle est opulente…”
“Et… vous voulez la voir de plus près…” glissa Samira elle-même étonnée par tant d’impertinence.
Eléonore semblait comme tétanisée, elle bredouilla en cherchant ses mots:
“Euh ici… non… c’est pas possible… c’est beaucoup trop tôt…donnez-moi un peu de temps…”
“Bien sûr, je comprends, on fera toujours comme vous le sentez…”
“Samira, pourquoi êtes-vous si prévenante, si complice avec moi, je dois quand même vous paraître maladroite, un peu coincée, non ?”
“Non, vous êtes très touchante. Vous voir si troublée me trouble moi-même. Et puis, vous êtes une très belle femme vous savez…”
Eléonore, d’une voix peu assurée: “Et… vous aimez les femmes ?…”
“Tout autant que les hommes…”
“Pardon, je suis indiscrète…”
“Eléonore, nous sommes ensemble pour discuter, nous nous disons tout, alors soyez indiscrète autant que nécessaire… “
“Merci Samira, vous semblez très psychologue….”
“Alors, dites-moi, avec vos mots à vous, comment vous me trouvez physiquement…”
Eléonore, n’osant toujours pas porter un regard sur elle, d’une voix plus faible:
“Eh bien, je crois que sous votre robe, vous devez avoir de sacrées formes…Pardon…. je ne devrais pas parler comme ça…”
“Vous avez très bien parlé Eléonore, exprimez-vous…”

Et sans n’avoir rien prémédité, sentant que c’était peut-être le moment, Samira se leva et vint se tenir debout devant Eléonore, encore plus mal à l’aise. Elle releva sa robe à mi-cuisses et demanda à Eléonore, en voie de décomposition avancée:
“Vous pensez à ce genre de formes…?”
Eléonore ne répondit pas, aucun son ne pouvait sortir. Elle se contenta de hocher la tête en signe d’approbation.
Samira qui tenait l’avantage, le poussa un cran plus loin. Elle laissa retomber sa robe, se retourna brusquement pour de nouveau relever sa robe au niveau de sa taille, lui dévoilant son postérieur enveloppé dans une culotte immaculée. Elle resta penchée en avant pour laisser le temps à Eléonore d’apprécier ses courbes arrières. Les secondes passèrent et pas de réaction. Un silence total. Alors que le décompte devait s’approcher de la minute, Samira se retourna.

Et c’était à elle d’être troublée à son tour. Le visage, l'expression qu’offrait Eléonore étaient tout bonnement sublimes.

Elle tenait entre ses mains le bas de son visage, la bouche entrouverte, les yeux quasi exorbités. Tout son être traduisait des sentiments mêlés.
D’abord de la surprise, cette esquisse de strip tease n’était pas du tout prévue au programme, elle était cueillie à froid.
Ensuite, de l’effroi. Elle s’attendait à des formes appuyées, elle était servie au-delà de ses espérances. C'était au-delà de son imagination.
Mais surtout du désarroi. Comment pouvait-elle imaginer concrétiser un jour, après un long travail sur elle-même, un quelconque rapprochement des corps, on n’ose dire une relation saphique, elle, la totale novice en la matière, en s’attaquant à un phénomène pareil.
Tout se bousculait dans sa tête. Elle était précédemment blême, elle était passée au rouge cramoisi.

Samira la sortit de sa torpeur en la questionnant une nouvelle fois:
“Vous n’aimez pas, c’est ça…? Vous trouvez que j’ai des grosses fesses ?”
Eléonore, cherchant dans un dernier sursaut à retrouver ses esprits, se racla la gorge, une fois, puis encore une, avant de prononcer cette phrase anodine mais fondatrice de leur future relation:

“Euh… oui… quand même… elles sont énormes… mais tellement magnifiques !...”

C’est Samira qui maintenant ressentait une bouffée de chaleur l’envahir.
Samira qui se souvenait qu’elle avait découvert le plaisir, et même le désir, seulement au tournant de la trentaine. Le désir lui était toujours resté mystérieux.
Elle avait aujourd’hui, sous les yeux, cette femme, si bien de sa personne, totalement rongée par le désir. Un désir qui lui tombait dessus, sans préméditation, dont elle ne savait que faire.
Ce désir qu’elle personnifiait si bien avec son visage coincé entre ses mains, et cette bouche entrouverte qui appelait au plaisir…

Samira se remémora souvent cette scène. Grosse charge érotique difficile à évacuer, à oublier.

Et maintenant, quelle suite ?
Chère lectrice, vous qui achevez cette story qui vous tient en haleine… Ne mentez pas, j’entends votre souffle court qui vous trahie…
Une idée lumineuse pour donner une suite à ce scénario prometteur ?
Je peux relever la robe une seconde fois, rien que pour vous, pour stimuler votre imagination…

Samira.

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
Tres belles entrée en la matiere d’une agréable plume....la suite promet de savoureuses escapades lubriques et salaces .
Impatient de lire.



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