Charlie explore son désir avec son professeur - Partie 1
Récit érotique écrit par littleHoney [→ Accès à sa fiche auteur]
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Charlie explore son désir avec son professeur - Partie 1
La bière était froide entre ses doigts, un poids étrange, presque étranger. Charlie n’avait pas l’habitude de ça—ni de l’amertume qui lui picotait la langue, ni de l’ambiance feutrée du bar, ni même de cette chaise en bois usée sous ses cuisses. Elle était venue ici sur un coup de tête, après une journée à ronger son stylo jusqu’à la pulpe, les yeux brouillés par les équations et les dates historiques qu’elle avait tentées d’ingurgiter jusqu’à l’épuisement. Une pause, s’était-elle dit. Juste une. Parce que pour une fois, elle en avait marre d’être sage.
Le verre était à moitié vide maintenant, et elle le faisait tourner entre ses paumes, observant les bulles monter et éclater à la surface comme des pensées qu’elle n’arrivait pas à saisir. Autour d’elle, le bar bruissait de rires et de conversations étouffées—des groupes d’étudiants attablés, des couples qui se chuchotaient des choses en se touchant discrètement sous la table. Elle, elle était seule. Toujours seule. Les filles de sa promo, celles qui attiraient tous les regards avec leurs jupes courtes et leurs rires cristallins, elles n’avaient jamais daigné l’inclure dans leurs cercles. *Trop sérieuse. Trop transparente.* Et puis il y avait *lui*. Le professeur Streetland. Nouveau à la fac, avec ses costumes ajustés qui épousaient ses épaules larges et cette façon de croiser les bras en cours qui faisait ressortir les veines de ses avant-bras. Elle avait surpris son regard sur elle, une fois. Juste une seconde. Assez pour que son ventre se serre comme si on lui avait noué les intestins. Assez pour qu’elle se sente coupable, parce que *bien sûr*, un homme comme lui ne regarderait pas *elle* deux fois.
Un frisson lui parcourut l’échine, et elle serra les cuisses sous la table, comme pour chasser l’idée. C’était mal. C’était très mal. Elle n’était pas ce genre de fille.
— Tu as l’air de réfléchir à la fin du monde.
La voix était grave, légèrement rauque, avec un timbre qui lui fit lever les yeux avant même qu’elle ait eu le temps de se préparer. Un homme s’était installé sur le tabouret à côté du sien, assez près pour qu’elle sente la chaleur qui émanait de lui. Assez près pour qu’elle distingue les petits fils argentés dans sa barbe courte, la façon dont son t-shirt noir moulait les contours de ses pectoraux. Ses avant-bras, posés négligemment sur le comptoir, étaient couverts d’une fine toison brune, et ses doigts—longs, avec des articulations saillantes—tenaient un verre de whisky à moitié vide.
Charlie cligna des yeux, la gorge soudain sèche.
— Euh… non. Juste… à un examen.
Menteuse. Elle mentait. Elle mentait *toujours*.
L’homme sourit, et quelque chose dans l’expression de ses yeux—un mélange d’amusement et de quelque chose de plus sombre, de plus affamé—la fit reculer légèrement sur son siège.
— Mike, dit-il en tendant une main vers elle. Nouveau en ville. Et toi, tu es ?
Elle hésita avant de glisser sa paume contre la sienne. Sa peau était chaude, légèrement calleuse, et quand ses doigts se refermèrent autour des siens, ce fut comme si on lui avait allumé une mèche quelque part entre les omoplates.
— Charlie.
Juste Charlie. Pas Charlotte, comme sur les listes de présence. Juste ce prénom court, presque garçon manqué, qui lui allait si mal.
— Enchanté, Charlie. Alors, cet examen… c’est pour quelle matière ?
Elle se surprit à répondre, les mots sortant plus facilement qu’elle ne l’aurait cru, peut-être à cause de la bière qui lui avait délié la langue, ou peut-être à cause de la façon dont il la regardait—comme si elle était la seule personne dans la pièce. Elle parla de son cursus d’histoire, de sa spécialisation en archéologie médiévale, de ses nuits blanches passées à recopier des manuscrits du XIIe siècle. Il écoutait, hochant la tête aux bons moments, posant des questions qui prouvaient qu’il ne faisait pas semblant de s’intéresser. Et puis, sans qu’elle sache comment, un deuxième verre apparut devant elle.
— Tu devrais goûter ça, dit-il en poussant un cocktail ambré vers elle. Moins amer que la bière. Plus… doux.
Elle aurait dû refuser. Elle savait qu’elle aurait dû. Mais ses doigts se refermèrent autour du verre avant qu’elle ait pu se raisonner, et le premier sip lui brûla la gorge avant de s’étaler en elle comme du miel chaud. Rhum. Citron. Quelque chose d’épicé.
— C’est bon, murmura-t-elle, surprise.
Mike sourit, et cette fois, son regard glissa sur son visage avant de s’attarder une seconde de trop sur ses lèvres.
— Tu as l’air surprise.
— Je… je ne bois pas souvent.
— Non, je parie que non.
Il y avait une pointe de quelque chose dans sa voix. Pas moqueuse. Appreciative, peut-être. Comme s’il venait de découvrir un détail qu’il trouvait particulièrement intéressant.
— Alors, Charlie qui ne boit pas souvent… qu’est-ce qui t’a amenée ici, ce soir ?
Elle sentit ses joues s’échauffer, et elle baissa les yeux vers son verre, les doigts serrés autour comme si c’était une bouée.
— J’avais besoin de… sortir de ma tête.
— Et est-ce que ça marche ?
Elle leva les yeux, et cette fois, elle soutint son regard. Il y avait une lueur là-dedans, une promesse ou un défi, elle n’aurait su le dire.
— Pas vraiment.
Il rit, un son bas et riche qui lui fit vibrer la peau.
— Alors peut-être que tu ne bois pas assez.
Le troisième verre arriva avant qu’elle ait fini le deuxième. Elle aurait dû protester. Elle aurait dû partir. Mais la chaleur dans son ventre s’était étendue, lui adoucissant les bords, et quand il lui demanda si elle avait déjà eu un petit ami, elle répondit sans réfléchir :
— Non.
— Jamais ?
Elle secouait déjà la tête avant de réaliser à quoi elle venait d’avouer.
— Oh.
Un sourire lent, presque prédateur, étira ses lèvres.
— Intéressant.
— C’est… ce n’est pas intéressant, bafouilla-t-elle, les joues en feu. C’est juste… je n’ai jamais eu le temps. Et puis les garçons de la fac, ils…
— Ils ne te regardent pas, compléta-t-il, et quelque chose dans sa voix lui fit serre les cuisses.
Elle hocha la tête, misérable.
— Ils préfèrent les filles qui savent… jouer.
— Jouer ?
Il avait dit le mot comme une caresse, et elle sentit un frisson lui parcourir l’échine.
— Oui. Celles qui… qui savent ce qu’elles font. Moi, je…
— Tu ne sais pas.
Ce n’était pas une question. Une constatation. Elle déglutit, le cœur battant si fort qu’elle était sûre qu’il pouvait l’entendre.
— Non.
Il se pencha légèrement vers elle, assez pour qu’elle sente l’odeur de son après-rasage boisé, avec une note de cuir mêlée à celle, plus âcre, du whisky.
— Tu es vierge, Charlie ?
Le mot la frappa comme une gifle. Elle aurait dû nier. Elle aurait dû se lever et partir en courant. Mais ses lèvres s’entrouvrirent, et ce qui en sortit fut un murmure à peine audible :
— Oui.
Il expira lentement, comme s’il venait d’entendre la réponse qu’il espérait.
— Putain.
Le juron était doux, presque reverencieux. Puis ses doigts effleurèrent les siens sur le comptoir, et elle sursauta, comme brûlée.
— Tu es une gentille fille, Charlie.
Elle cligna des yeux, désorientée.
— Une… gentille fille ?
— Oui. Parce que tu rougis. Parce que tu baisses les yeux quand on te parle comme ça. Parce que tu ne mens pas, même quand tu devrais.
Ses doigts glissèrent plus haut, frôlant le poignet qu’elle avait posé sur le bar. Sa peau était brûlante.
— Les gentilles filles comme toi… elles ont besoin qu’on leur montre des choses et qu'on leur explique. Tu est une perle rare.
Elle aurait dû reculer. Elle aurait dû lui dire d’arrêter. Mais son corps semblait avoir désappris comment obéir à sa raison, parce que quand ses doigts remontèrent encore, traçant des cercles lents sur l’intérieur de son poignet, elle ne bougea pas. Elle ne respira même plus.
— Est-ce que tu sais ce que c’est, le désir, Charlie ?
Sa voix était un murmure maintenant, si bas qu’elle devait se pencher pour l’entendre. Et quand elle le fit, leurs visages ne furent plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.
— Non, avoua-t-elle, la bouche sèche.
— Tu mens.
Ses doigts glissèrent plus haut, effleurant la peau tendre de son avant-bras, et elle sentit ses tétons se durcir sous son t-shirt, trahissant son corps bien plus efficacement que des mots.
— Là, maintenant… tu sais ce que c’est. Tu le sens, n’est-ce pas ? Cette chaleur, entre tes cuisses. Cette façon dont ton cœur bat plus vite quand je te touche.
Elle voulut nier. Elle voulut disparaître. Mais son corps était un traître, parce que quand ses doigts remontèrent encore, frôlant le creux de son coude, elle sentit un filet de chaleur couler entre ses jambes, et elle savait qu’il l’avait remarqué. Parce que son sourire s’élargit, et que ses pupilles se dilatèrent, noires et affamées.
— Tu es trempée, n’est-ce pas ?
Le mot la frappa comme un coup de poing dans le ventre. Elle aurait dû être horrifiée. Elle aurait dû lui crachée sa honte au visage. Mais au lieu de ça, elle serra les cuisses, comme pour contenir quelque chose qui menaçait de déborder, et elle entendit sa propre voix, tremblante mais *honnête* :
— Je… je ne sais pas.
— Tu veux que je vérifie ?
Ses doigts s’immobilisèrent sur son bras, et elle sentit chaque terme de son pouls contre sa peau.
— Non... je… je ne peux pas.
— Pourquoi pas ?
— Parce que…
Parce que c’était *mal*. Parce qu’elle ne connaissait même pas son nom de famille. Parce qu’il était un inconnu, et qu’elle était vierge, et que tout ça était une très, *très* mauvaise idée.
— Parce que tu as peur, compléta-t-il, et sa voix était si douce qu’elle en eut mal. Mais tu n’as pas besoin d’avoir peur avec moi, Charlie. Je peux te montrer. Doucement.
Elle le regarda, et quelque chose dans ses yeux—une promesse, un avertissement—lui fit comprendre qu’elle était en train de franchir une ligne. Une ligne après laquelle elle ne serait plus jamais la même.
— D’accord, murmura-t-elle.
Il ne sourit pas. Il sourit, un vrai sourire, large et triomphant, avant de se lever et de jeter quelques billets sur le comptoir.
— Viens. Je te raccompagne.
Dehors, l’air était frais, presque froid après la chaleur étouffante du bar. Elle trébucha légèrement en descendant les marches, et sa main se referma instinctivement autour de son bras pour la rattraper. Sa prise était ferme, possessive, et quand elle leva les yeux vers lui, il y avait une lueur dans son regard qui lui fit comprendre qu’il n’allait pas la lâcher de sitôt.
— Ta résidence est loin ? demanda-t-il, et sa voix était plus rauque qu’à l’intérieur, comme si l’air nocturne lui avait gratté la gorge.
— Non. Cinq minutes en voiture.
— Parfait.
Il ne la lâcha pas. Même quand elles atteignirent son Pick-up garée le long du trottoir, même quand il ouvrit la portière passager et l’aida à s’installer avec une main sur le creux de ses reins, comme si elle était quelque chose de précieux. De fragile.
L’intérieur de la voiture sentait le cuir et le tabac froid, et quand il démarra, le moteur gronda sous eux comme un animal endormi. Elle garda les mains serrées sur ses cuisses, les doigts enfoncés dans le denim de son jean, comme si elle pouvait s’ancrer à quelque chose de *réel*. Mais tout semblait irréel, maintenant. La façon dont ses phares balayaient les rues désertes. La façon dont ses doigts tambourinaient sur le volant, comme s’il était impatient. La façon dont elle respirait, par petites inspirations saccadées, comme si elle avait couru un marathon.
— Tu es nerveuse.
Ce n’était pas une question.
— Oui.
— Tu n’as pas besoin de l’être.
Ses doigts quittèrent le volant et se posèrent sur sa cuisse, juste au-dessus du genou. Elle sursauta, mais ne l’écarta pas.
— C’est juste… du désir, Charlie. Rien de mal à ça.
— Je…
Elle déglutit, la bouche soudain pâle.
— Je ne sais même pas ce que c’est.
— Si. Tu le sais. Tu le sens maintenant.
Ses doigts remontèrent, traçant un chemin brûlant sur l’intérieur de sa cuisse, et elle sentit ses muscles se contracter sous sa paume, comme si son corps savait quelque chose qu’elle refusait d’admettre.
— Écoute-moi.
Sa voix était un ordre doux, et elle obéit sans réfléchir, tournant la tête vers lui.
— Ce que tu ressens là, entre tes jambes… c’est ton corps qui te dit qu’il *veut* quelque chose. Qu’il a besoin de quelque chose. Et il n’y a rien de mal à ça.
Ses doigts étaient à mi-chemin maintenant, et elle pouvait sentir la chaleur de sa paume à travers le denim, comme une promesse.
— Est-ce que tu te touches, Charlie ? Est-ce que tu t’es déjà… *explorée* ?
Elle secouait déjà la tête avant même d’avoir compris la question.
— Non.
— Jamais ?
— Non.
Il grogna, un son bas et guttural qui lui fit serrer les cuisses.
— Putain, tu es parfaite.
Elle aurait dû protester. Elle aurait dû lui dire qu’elle n’était pas parfaite, qu’elle était juste… inexpérimentée. Perdue. Mais avant qu’elle puisse trouver les mots, ses doigts s'aggripèrent a sa cuisse, la serrant plus fort comme si il réalisais.
— Je suis sur que tu es trempée, murmura-t-il, et sa voix était si rauque qu’elle en eut la chair de poule. Je peux le sentir, même à travers ton jean.
Elle aurait dû avoir honte. Elle aurait dû le repousser. Mais au lieu de ça, elle sentit ses hanches se soulever legèrement, cherchant du contact, comme si son corps avait sa propre volonté.
— Tu veux vérifier ?
Elle ne répondit pas. Elle ne *pouvait* pas.
— Charlie, murmura-t-il, et son nom sur ses lèvres était une supplique et un ordre à la fois. Passe ta main dans ton jean. Maintenant.
Elle aurait dû refuser. Elle aurait dû hurler. Mais ses doigts tremblèrent sur la braguette de son jean, et puis—comme si quelqu’un d’autre contrôlait ses mouvements—elle fit glisser le bouton, baissa la fermeture éclair, et glissa sa main sous l’élastique de son sous-vêtement.
Le premier contact fut un choc. Elle était mouillée. Pas juste un peu. Trempée. Comme si son corps avait décidé de se trahir complètement, sans même lui demander son avis. Ses doigts glissèrent facilement entre ses lèvres, et elle étouffa un gémissement, les joues en feu.
— Tu vois ? murmura-t-il, et sa voix était un grognement satisfait. Tu es *trempée* pour moi, Charlie.
Elle aurait dû retirer sa main. Elle aurait dû pleurer. Mais au lieu de ça, elle explora plus avant, et quand son index effleura son clitoris, un éclair de plaisir si violent lui traversa le corps qu’elle se cambra contre le siège, un son étouffé s’échappant de ses lèvres.
— Putain, gémit-il, et sa main se serra sur sa cuisse, ses doigts s’enfonçant dans sa chair comme s’il avait peur qu’elle ne s’échappe. Tu es si sensible.
Elle ne pouvait plus penser. Elle ne pouvait plus respirer. Tout ce qu’elle savait, c’était que ses doigts était toujours contre son sexe, sans bouger, qu'elle sentait qu'elle était trempé comme il disait et que la voix de Mike était un murmure continu à son oreille, lui disant des choses qu’elle n’aurait jamais cru entendre.
— C’est ça, ma belle. Découvre toi doucement, tu peux glisser tes doigts plus bas si tu veux sentir ta chaleur.
Elle obéit. Parce que c’était plus facile que de résister. Parce que son corps voulait ça. Ses hanches se soulevaient maintenant, cherchant plus de pression, plus de friction, et ses doigts s'enfonçait à peine et doucement dans son sexe. Elle était juste à l'entrée et avant qu'elle n'aille plus loin, il l'arrêta.
— Arrête.
Sa voix était un coup de fouet dans le silence de la voiture, et ses doigts s’immobilisèrent instantanément, tremblants.
— Retire ta main. Maintenant.
Elle obéit, haletante, les doigts luisants de son propre désir. Elle aurait dû avoir honte. Elle aurait dû pleurer. Mais quand elle leva les yeux vers lui, son regard était noir de désir, et sa voix, quand il parla, était si rauque qu’elle en eut mal.
— Montre-moi.
— Je…
— Montre. Moi.
Elle hésita une seconde—juste une—avant de sortir sa main de son jean et de la tendre vers lui, paume ouverte. À la lueur des réverbères, ses doigts brillaient.
Il grogna, un son animal, et avant qu’elle puisse réagir, sa main se referma autour de son poignet et il porta ses doigts à ses lèvres.
Elle aurait dû le repousser. Elle aurait dû hurler. Mais quand sa langue sortit, large et chaude, et qu’il lécha lentement le long de son index, elle ne fit rien. Elle ne pouvait pas. Parce que la sensation de sa salive sur sa peau, mêlée à la chaleur humide de son propre désir, était trop. Parce que quand ses lèvres se refermèrent autour de son majeur et qu’il suça, un gémissement lui échappa, bas et désespéré, et ses cuisses se serrèrent d’elles-mêmes, comme pour contenir l’incendie qui venait encore d’allumer en elle.
— Tu as un goût divin, murmura-t-il contre ses doigts, avant de les lécher à nouveau, lentement, comme s’il savourait un met rare. Douce. Pure. Mais tu pourrais être encore mieux, Charlie. Tu pourrais être brûlante.
Elle ne pouvait plus respirer. Elle ne pouvait plus penser. Tout ce qu’elle savait, c’était que sa main était toujours prisonnière de la sienne, que ses doigts étaient propres maintenant, mais que l’entrejambe de son jean était encore plus humide qu’avant, et que quand il relâcha enfin son poignet, ce fut pour poser sa paume sur sa cuisse, juste à côté de l’ouverture de son jean.
— Bienvenue dans le monde des adultes, Charlie, murmura-t-il, et sa voix était un grognement satisfait.
Elle aurait dû avoir honte. Elle aurait dû pleurer. Mais tout ce qu’elle pouvait faire, c’était le regarder, les yeux écarquillés, le corps encore alors qu'elle regardait cet homme lui lécher les doigts.
— On est arrivés, dit-il doucement, et elle réalisa seulement alors que la voiture était garée, le moteur éteint.
Dehors, le bâtiment de sa résidence se dressait, silencieux et sombre. Elle aurait dû lui dire merci. Elle aurait dû partir en courant.
— Mon bureau est dans le bâtiment d’histoire, dit-il, et sa voix était un murmure rauque. Troisième étage. Porte 312. Si tu veux… en savoir plus… tu n’as qu’à venir me voir.
Et puis il ouvrit sa portière, et l’air nocturne s’engouffra dans la voiture, froid et brutal, comme un retour à la réalité.
Elle aurait dû lui dire non. Elle aurait dû *disparaître* réalisant que cet homme était un professeur de la Fac.
Mais quand elle descendit enfin de la voiture, les jambes tremblantes, elle se contenta de hocher la tête.
Et puis elle ferma la portière derrière elle, et le regarda partir, les phares de sa voiture disparaissant au coin de la rue.
Seule dans le froid, elle porta une main à ses lèvres, réalisant ce qu'il venait de se passer. Elle s'était touché, il l'avais fait mouillé comme il lui avait dit.
Et pour la première fois de sa vie, Charlie se sentit vivante.
Le verre était à moitié vide maintenant, et elle le faisait tourner entre ses paumes, observant les bulles monter et éclater à la surface comme des pensées qu’elle n’arrivait pas à saisir. Autour d’elle, le bar bruissait de rires et de conversations étouffées—des groupes d’étudiants attablés, des couples qui se chuchotaient des choses en se touchant discrètement sous la table. Elle, elle était seule. Toujours seule. Les filles de sa promo, celles qui attiraient tous les regards avec leurs jupes courtes et leurs rires cristallins, elles n’avaient jamais daigné l’inclure dans leurs cercles. *Trop sérieuse. Trop transparente.* Et puis il y avait *lui*. Le professeur Streetland. Nouveau à la fac, avec ses costumes ajustés qui épousaient ses épaules larges et cette façon de croiser les bras en cours qui faisait ressortir les veines de ses avant-bras. Elle avait surpris son regard sur elle, une fois. Juste une seconde. Assez pour que son ventre se serre comme si on lui avait noué les intestins. Assez pour qu’elle se sente coupable, parce que *bien sûr*, un homme comme lui ne regarderait pas *elle* deux fois.
Un frisson lui parcourut l’échine, et elle serra les cuisses sous la table, comme pour chasser l’idée. C’était mal. C’était très mal. Elle n’était pas ce genre de fille.
— Tu as l’air de réfléchir à la fin du monde.
La voix était grave, légèrement rauque, avec un timbre qui lui fit lever les yeux avant même qu’elle ait eu le temps de se préparer. Un homme s’était installé sur le tabouret à côté du sien, assez près pour qu’elle sente la chaleur qui émanait de lui. Assez près pour qu’elle distingue les petits fils argentés dans sa barbe courte, la façon dont son t-shirt noir moulait les contours de ses pectoraux. Ses avant-bras, posés négligemment sur le comptoir, étaient couverts d’une fine toison brune, et ses doigts—longs, avec des articulations saillantes—tenaient un verre de whisky à moitié vide.
Charlie cligna des yeux, la gorge soudain sèche.
— Euh… non. Juste… à un examen.
Menteuse. Elle mentait. Elle mentait *toujours*.
L’homme sourit, et quelque chose dans l’expression de ses yeux—un mélange d’amusement et de quelque chose de plus sombre, de plus affamé—la fit reculer légèrement sur son siège.
— Mike, dit-il en tendant une main vers elle. Nouveau en ville. Et toi, tu es ?
Elle hésita avant de glisser sa paume contre la sienne. Sa peau était chaude, légèrement calleuse, et quand ses doigts se refermèrent autour des siens, ce fut comme si on lui avait allumé une mèche quelque part entre les omoplates.
— Charlie.
Juste Charlie. Pas Charlotte, comme sur les listes de présence. Juste ce prénom court, presque garçon manqué, qui lui allait si mal.
— Enchanté, Charlie. Alors, cet examen… c’est pour quelle matière ?
Elle se surprit à répondre, les mots sortant plus facilement qu’elle ne l’aurait cru, peut-être à cause de la bière qui lui avait délié la langue, ou peut-être à cause de la façon dont il la regardait—comme si elle était la seule personne dans la pièce. Elle parla de son cursus d’histoire, de sa spécialisation en archéologie médiévale, de ses nuits blanches passées à recopier des manuscrits du XIIe siècle. Il écoutait, hochant la tête aux bons moments, posant des questions qui prouvaient qu’il ne faisait pas semblant de s’intéresser. Et puis, sans qu’elle sache comment, un deuxième verre apparut devant elle.
— Tu devrais goûter ça, dit-il en poussant un cocktail ambré vers elle. Moins amer que la bière. Plus… doux.
Elle aurait dû refuser. Elle savait qu’elle aurait dû. Mais ses doigts se refermèrent autour du verre avant qu’elle ait pu se raisonner, et le premier sip lui brûla la gorge avant de s’étaler en elle comme du miel chaud. Rhum. Citron. Quelque chose d’épicé.
— C’est bon, murmura-t-elle, surprise.
Mike sourit, et cette fois, son regard glissa sur son visage avant de s’attarder une seconde de trop sur ses lèvres.
— Tu as l’air surprise.
— Je… je ne bois pas souvent.
— Non, je parie que non.
Il y avait une pointe de quelque chose dans sa voix. Pas moqueuse. Appreciative, peut-être. Comme s’il venait de découvrir un détail qu’il trouvait particulièrement intéressant.
— Alors, Charlie qui ne boit pas souvent… qu’est-ce qui t’a amenée ici, ce soir ?
Elle sentit ses joues s’échauffer, et elle baissa les yeux vers son verre, les doigts serrés autour comme si c’était une bouée.
— J’avais besoin de… sortir de ma tête.
— Et est-ce que ça marche ?
Elle leva les yeux, et cette fois, elle soutint son regard. Il y avait une lueur là-dedans, une promesse ou un défi, elle n’aurait su le dire.
— Pas vraiment.
Il rit, un son bas et riche qui lui fit vibrer la peau.
— Alors peut-être que tu ne bois pas assez.
Le troisième verre arriva avant qu’elle ait fini le deuxième. Elle aurait dû protester. Elle aurait dû partir. Mais la chaleur dans son ventre s’était étendue, lui adoucissant les bords, et quand il lui demanda si elle avait déjà eu un petit ami, elle répondit sans réfléchir :
— Non.
— Jamais ?
Elle secouait déjà la tête avant de réaliser à quoi elle venait d’avouer.
— Oh.
Un sourire lent, presque prédateur, étira ses lèvres.
— Intéressant.
— C’est… ce n’est pas intéressant, bafouilla-t-elle, les joues en feu. C’est juste… je n’ai jamais eu le temps. Et puis les garçons de la fac, ils…
— Ils ne te regardent pas, compléta-t-il, et quelque chose dans sa voix lui fit serre les cuisses.
Elle hocha la tête, misérable.
— Ils préfèrent les filles qui savent… jouer.
— Jouer ?
Il avait dit le mot comme une caresse, et elle sentit un frisson lui parcourir l’échine.
— Oui. Celles qui… qui savent ce qu’elles font. Moi, je…
— Tu ne sais pas.
Ce n’était pas une question. Une constatation. Elle déglutit, le cœur battant si fort qu’elle était sûre qu’il pouvait l’entendre.
— Non.
Il se pencha légèrement vers elle, assez pour qu’elle sente l’odeur de son après-rasage boisé, avec une note de cuir mêlée à celle, plus âcre, du whisky.
— Tu es vierge, Charlie ?
Le mot la frappa comme une gifle. Elle aurait dû nier. Elle aurait dû se lever et partir en courant. Mais ses lèvres s’entrouvrirent, et ce qui en sortit fut un murmure à peine audible :
— Oui.
Il expira lentement, comme s’il venait d’entendre la réponse qu’il espérait.
— Putain.
Le juron était doux, presque reverencieux. Puis ses doigts effleurèrent les siens sur le comptoir, et elle sursauta, comme brûlée.
— Tu es une gentille fille, Charlie.
Elle cligna des yeux, désorientée.
— Une… gentille fille ?
— Oui. Parce que tu rougis. Parce que tu baisses les yeux quand on te parle comme ça. Parce que tu ne mens pas, même quand tu devrais.
Ses doigts glissèrent plus haut, frôlant le poignet qu’elle avait posé sur le bar. Sa peau était brûlante.
— Les gentilles filles comme toi… elles ont besoin qu’on leur montre des choses et qu'on leur explique. Tu est une perle rare.
Elle aurait dû reculer. Elle aurait dû lui dire d’arrêter. Mais son corps semblait avoir désappris comment obéir à sa raison, parce que quand ses doigts remontèrent encore, traçant des cercles lents sur l’intérieur de son poignet, elle ne bougea pas. Elle ne respira même plus.
— Est-ce que tu sais ce que c’est, le désir, Charlie ?
Sa voix était un murmure maintenant, si bas qu’elle devait se pencher pour l’entendre. Et quand elle le fit, leurs visages ne furent plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.
— Non, avoua-t-elle, la bouche sèche.
— Tu mens.
Ses doigts glissèrent plus haut, effleurant la peau tendre de son avant-bras, et elle sentit ses tétons se durcir sous son t-shirt, trahissant son corps bien plus efficacement que des mots.
— Là, maintenant… tu sais ce que c’est. Tu le sens, n’est-ce pas ? Cette chaleur, entre tes cuisses. Cette façon dont ton cœur bat plus vite quand je te touche.
Elle voulut nier. Elle voulut disparaître. Mais son corps était un traître, parce que quand ses doigts remontèrent encore, frôlant le creux de son coude, elle sentit un filet de chaleur couler entre ses jambes, et elle savait qu’il l’avait remarqué. Parce que son sourire s’élargit, et que ses pupilles se dilatèrent, noires et affamées.
— Tu es trempée, n’est-ce pas ?
Le mot la frappa comme un coup de poing dans le ventre. Elle aurait dû être horrifiée. Elle aurait dû lui crachée sa honte au visage. Mais au lieu de ça, elle serra les cuisses, comme pour contenir quelque chose qui menaçait de déborder, et elle entendit sa propre voix, tremblante mais *honnête* :
— Je… je ne sais pas.
— Tu veux que je vérifie ?
Ses doigts s’immobilisèrent sur son bras, et elle sentit chaque terme de son pouls contre sa peau.
— Non... je… je ne peux pas.
— Pourquoi pas ?
— Parce que…
Parce que c’était *mal*. Parce qu’elle ne connaissait même pas son nom de famille. Parce qu’il était un inconnu, et qu’elle était vierge, et que tout ça était une très, *très* mauvaise idée.
— Parce que tu as peur, compléta-t-il, et sa voix était si douce qu’elle en eut mal. Mais tu n’as pas besoin d’avoir peur avec moi, Charlie. Je peux te montrer. Doucement.
Elle le regarda, et quelque chose dans ses yeux—une promesse, un avertissement—lui fit comprendre qu’elle était en train de franchir une ligne. Une ligne après laquelle elle ne serait plus jamais la même.
— D’accord, murmura-t-elle.
Il ne sourit pas. Il sourit, un vrai sourire, large et triomphant, avant de se lever et de jeter quelques billets sur le comptoir.
— Viens. Je te raccompagne.
Dehors, l’air était frais, presque froid après la chaleur étouffante du bar. Elle trébucha légèrement en descendant les marches, et sa main se referma instinctivement autour de son bras pour la rattraper. Sa prise était ferme, possessive, et quand elle leva les yeux vers lui, il y avait une lueur dans son regard qui lui fit comprendre qu’il n’allait pas la lâcher de sitôt.
— Ta résidence est loin ? demanda-t-il, et sa voix était plus rauque qu’à l’intérieur, comme si l’air nocturne lui avait gratté la gorge.
— Non. Cinq minutes en voiture.
— Parfait.
Il ne la lâcha pas. Même quand elles atteignirent son Pick-up garée le long du trottoir, même quand il ouvrit la portière passager et l’aida à s’installer avec une main sur le creux de ses reins, comme si elle était quelque chose de précieux. De fragile.
L’intérieur de la voiture sentait le cuir et le tabac froid, et quand il démarra, le moteur gronda sous eux comme un animal endormi. Elle garda les mains serrées sur ses cuisses, les doigts enfoncés dans le denim de son jean, comme si elle pouvait s’ancrer à quelque chose de *réel*. Mais tout semblait irréel, maintenant. La façon dont ses phares balayaient les rues désertes. La façon dont ses doigts tambourinaient sur le volant, comme s’il était impatient. La façon dont elle respirait, par petites inspirations saccadées, comme si elle avait couru un marathon.
— Tu es nerveuse.
Ce n’était pas une question.
— Oui.
— Tu n’as pas besoin de l’être.
Ses doigts quittèrent le volant et se posèrent sur sa cuisse, juste au-dessus du genou. Elle sursauta, mais ne l’écarta pas.
— C’est juste… du désir, Charlie. Rien de mal à ça.
— Je…
Elle déglutit, la bouche soudain pâle.
— Je ne sais même pas ce que c’est.
— Si. Tu le sais. Tu le sens maintenant.
Ses doigts remontèrent, traçant un chemin brûlant sur l’intérieur de sa cuisse, et elle sentit ses muscles se contracter sous sa paume, comme si son corps savait quelque chose qu’elle refusait d’admettre.
— Écoute-moi.
Sa voix était un ordre doux, et elle obéit sans réfléchir, tournant la tête vers lui.
— Ce que tu ressens là, entre tes jambes… c’est ton corps qui te dit qu’il *veut* quelque chose. Qu’il a besoin de quelque chose. Et il n’y a rien de mal à ça.
Ses doigts étaient à mi-chemin maintenant, et elle pouvait sentir la chaleur de sa paume à travers le denim, comme une promesse.
— Est-ce que tu te touches, Charlie ? Est-ce que tu t’es déjà… *explorée* ?
Elle secouait déjà la tête avant même d’avoir compris la question.
— Non.
— Jamais ?
— Non.
Il grogna, un son bas et guttural qui lui fit serrer les cuisses.
— Putain, tu es parfaite.
Elle aurait dû protester. Elle aurait dû lui dire qu’elle n’était pas parfaite, qu’elle était juste… inexpérimentée. Perdue. Mais avant qu’elle puisse trouver les mots, ses doigts s'aggripèrent a sa cuisse, la serrant plus fort comme si il réalisais.
— Je suis sur que tu es trempée, murmura-t-il, et sa voix était si rauque qu’elle en eut la chair de poule. Je peux le sentir, même à travers ton jean.
Elle aurait dû avoir honte. Elle aurait dû le repousser. Mais au lieu de ça, elle sentit ses hanches se soulever legèrement, cherchant du contact, comme si son corps avait sa propre volonté.
— Tu veux vérifier ?
Elle ne répondit pas. Elle ne *pouvait* pas.
— Charlie, murmura-t-il, et son nom sur ses lèvres était une supplique et un ordre à la fois. Passe ta main dans ton jean. Maintenant.
Elle aurait dû refuser. Elle aurait dû hurler. Mais ses doigts tremblèrent sur la braguette de son jean, et puis—comme si quelqu’un d’autre contrôlait ses mouvements—elle fit glisser le bouton, baissa la fermeture éclair, et glissa sa main sous l’élastique de son sous-vêtement.
Le premier contact fut un choc. Elle était mouillée. Pas juste un peu. Trempée. Comme si son corps avait décidé de se trahir complètement, sans même lui demander son avis. Ses doigts glissèrent facilement entre ses lèvres, et elle étouffa un gémissement, les joues en feu.
— Tu vois ? murmura-t-il, et sa voix était un grognement satisfait. Tu es *trempée* pour moi, Charlie.
Elle aurait dû retirer sa main. Elle aurait dû pleurer. Mais au lieu de ça, elle explora plus avant, et quand son index effleura son clitoris, un éclair de plaisir si violent lui traversa le corps qu’elle se cambra contre le siège, un son étouffé s’échappant de ses lèvres.
— Putain, gémit-il, et sa main se serra sur sa cuisse, ses doigts s’enfonçant dans sa chair comme s’il avait peur qu’elle ne s’échappe. Tu es si sensible.
Elle ne pouvait plus penser. Elle ne pouvait plus respirer. Tout ce qu’elle savait, c’était que ses doigts était toujours contre son sexe, sans bouger, qu'elle sentait qu'elle était trempé comme il disait et que la voix de Mike était un murmure continu à son oreille, lui disant des choses qu’elle n’aurait jamais cru entendre.
— C’est ça, ma belle. Découvre toi doucement, tu peux glisser tes doigts plus bas si tu veux sentir ta chaleur.
Elle obéit. Parce que c’était plus facile que de résister. Parce que son corps voulait ça. Ses hanches se soulevaient maintenant, cherchant plus de pression, plus de friction, et ses doigts s'enfonçait à peine et doucement dans son sexe. Elle était juste à l'entrée et avant qu'elle n'aille plus loin, il l'arrêta.
— Arrête.
Sa voix était un coup de fouet dans le silence de la voiture, et ses doigts s’immobilisèrent instantanément, tremblants.
— Retire ta main. Maintenant.
Elle obéit, haletante, les doigts luisants de son propre désir. Elle aurait dû avoir honte. Elle aurait dû pleurer. Mais quand elle leva les yeux vers lui, son regard était noir de désir, et sa voix, quand il parla, était si rauque qu’elle en eut mal.
— Montre-moi.
— Je…
— Montre. Moi.
Elle hésita une seconde—juste une—avant de sortir sa main de son jean et de la tendre vers lui, paume ouverte. À la lueur des réverbères, ses doigts brillaient.
Il grogna, un son animal, et avant qu’elle puisse réagir, sa main se referma autour de son poignet et il porta ses doigts à ses lèvres.
Elle aurait dû le repousser. Elle aurait dû hurler. Mais quand sa langue sortit, large et chaude, et qu’il lécha lentement le long de son index, elle ne fit rien. Elle ne pouvait pas. Parce que la sensation de sa salive sur sa peau, mêlée à la chaleur humide de son propre désir, était trop. Parce que quand ses lèvres se refermèrent autour de son majeur et qu’il suça, un gémissement lui échappa, bas et désespéré, et ses cuisses se serrèrent d’elles-mêmes, comme pour contenir l’incendie qui venait encore d’allumer en elle.
— Tu as un goût divin, murmura-t-il contre ses doigts, avant de les lécher à nouveau, lentement, comme s’il savourait un met rare. Douce. Pure. Mais tu pourrais être encore mieux, Charlie. Tu pourrais être brûlante.
Elle ne pouvait plus respirer. Elle ne pouvait plus penser. Tout ce qu’elle savait, c’était que sa main était toujours prisonnière de la sienne, que ses doigts étaient propres maintenant, mais que l’entrejambe de son jean était encore plus humide qu’avant, et que quand il relâcha enfin son poignet, ce fut pour poser sa paume sur sa cuisse, juste à côté de l’ouverture de son jean.
— Bienvenue dans le monde des adultes, Charlie, murmura-t-il, et sa voix était un grognement satisfait.
Elle aurait dû avoir honte. Elle aurait dû pleurer. Mais tout ce qu’elle pouvait faire, c’était le regarder, les yeux écarquillés, le corps encore alors qu'elle regardait cet homme lui lécher les doigts.
— On est arrivés, dit-il doucement, et elle réalisa seulement alors que la voiture était garée, le moteur éteint.
Dehors, le bâtiment de sa résidence se dressait, silencieux et sombre. Elle aurait dû lui dire merci. Elle aurait dû partir en courant.
— Mon bureau est dans le bâtiment d’histoire, dit-il, et sa voix était un murmure rauque. Troisième étage. Porte 312. Si tu veux… en savoir plus… tu n’as qu’à venir me voir.
Et puis il ouvrit sa portière, et l’air nocturne s’engouffra dans la voiture, froid et brutal, comme un retour à la réalité.
Elle aurait dû lui dire non. Elle aurait dû *disparaître* réalisant que cet homme était un professeur de la Fac.
Mais quand elle descendit enfin de la voiture, les jambes tremblantes, elle se contenta de hocher la tête.
Et puis elle ferma la portière derrière elle, et le regarda partir, les phares de sa voiture disparaissant au coin de la rue.
Seule dans le froid, elle porta une main à ses lèvres, réalisant ce qu'il venait de se passer. Elle s'était touché, il l'avais fait mouillé comme il lui avait dit.
Et pour la première fois de sa vie, Charlie se sentit vivante.
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