Influenceuse et mannequin
Récit érotique écrit par Kevin251 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Influenceuse et mannequin
Tous les personnages ont 18 ans ou plus. Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence
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1.
Anne-Sophie ne s'en était pas trop mal sortie jusqu'à présent dans la vie, pensait-elle. A seulement 20 ans, elle venait de décrocher un BTS en Marketing, deux ans seulement après un bac obtenu avec mention.
Et elle n'allait évidemment pas en rester là, car la jeune femme avait de l'ambition à revendre et, de son propre avis, les moyens d'aller beaucoup plus haut. Cependant, en fille pragmatique et raisonnable qu'elle était, elle avait fait le choix de poursuivre sa formation en alternance, ce qui allait lui permettre, à la fois, de prendre dès maintenant son indépendance financière et, espérons-le, de décrocher son Master dans 3 ans. Et à vrai dire c'était plutôt bien parti. Elle avait déjà trouvé une école, ainsi qu'une bonne petite boîte, ne manquait donc plus que le logement.
Car Anne-Sophie avait décidé que ce nouveau départ serait aussi le moment pour elle de quitter le nid familial où elle avait toujours vécu. Même si elle n'avait pas grand-chose à reprocher à ses parents, ils étaient néanmoins assez sévères tout en la couvant un peu trop à son goût. Elle était majeure après tout ! Mais bon, c'est souvent ça d'être une fille unique dans un milieu bourgeois. Mais si ce départ constituait bien une aventure pour elle, il lui était néanmoins hors de question pour l'instant de quitter Paris intra-muros. Habiter une chambre de bonne ne lui disant par ailleurs rien et étant d'un naturel ouvert et sociable, c'est donc avec un certain bonheur qu'elle s'était mise à la recherche d'une colocation.
Après quelques rencontres peu concluantes, elle avait fini par faire la connaissance de Chloé et Alexia. Les deux nanas, qui partageaient un appart de70 m² dans le 11ᵉ arrondissement, avaient approximativement le même âge qu'elle, mais surtout à peu prés le même niveau culturel, ce qui était appréciable. Alexia étudiait à Science Po et Chloé dans une école de commerce. Elles étaient même un cran au-dessus d'elle en réalité, mais qu'importe. Après 2 ou 3 visites et quelques bonnes heures passées à discuter ensemble, il lui semblait évident qu'elles accrochaient plutôt bien.
Chloé était une très jolie brune aux cheveux courts qui dégageait quelque chose de trés terrien. Alexia, quant à elle, alliait un look de première de classe ( visage pur, petites lunettes rondes, expression à première vue sérieuse) avec un corps de bombe atomique. Mais ce qu'elles avaient en commun, outre leurs visages d'ange et des caractères bien trempés, c'était leur côté un peu garçon manqué, très relax et sans prise de tête qui vous mettait immédiatement à l'aise. Des vraies nanas "jeans baskets" et donc, à ce niveau, assez différentes d' Anne-So qui était beaucoup plus douce et féminine. En revanche, dans leurs discussions, elles savaient parfaitement comment se mettre sur la même longueur d'onde qu'elle. Ses goûts en matière de musique ou de ciné n'avaient aucun secret pour les deux copines et, au-delà de leurs centres d’intérêt communs, elles donnaient de toute façon l'impression de s'intéresser et d'être au courant d'à peu près tout ce qui se passait dans le monde. Et, bien que d'évidence brillantes en tous points, elles ne semblaient pas pour autant avoir pris la grosse tête.
Malgré toutes ces affinités et leur âge quasi-identique au sien, Anne-Sophie avait rapidement senti que les deux filles avaient un vécu autrement plus important qu'elle. C'était clairement le genre de meufs qui pouvaient lui apprendre un paquet de trucs sur plein de sujets. Et tant mieux, car son existence avait été un peu trop ennuyeuse jusqu'à présent. La jeune femme n'avait pas vraiment l'intention de s'encanailler ou de se dévergonder -c'était une fille sérieuse et raisonnable- mais en revanche elle souhaitait pouvoir commencer à vivre un peu. Et ça tombait bien car absolument tout chez les deux colocataires, que ce soit leurs fortes personnalités, leur humour un peu déjanté ou leurs petits délires entre-elles, respirait la vie à plein nez. Et ce qui était vrai pour les filles le devenait par extension pour l'ambiance qui régnait dans leur appart. Même si l'odeur de tabac, le désordre et l'hygiène parfois approximative des lieux n'étaient pas vraiment du goût d' Anne-So, c'était un endroit où la jeune parisienne s'était tout de suite sentie bien. Sans vraiment qu'elle ne puisse l'expliquer. Bon après elle n'était pas (trop) naïve non plus et se doutait bien que ses deux colocataires ramèneraient régulièrement des mecs dans leur nid. Elle en avait déjà aperçu un ou deux en coup de vent. Vivement qu'elle se trouve un copain à son tour, pensa-t-elle. De plus, Alexia et Chloé ne semblaient pas spécialement pudiques et elle était certaine qu'elles étaient le genre de nanas à laisser traîner leurs culottes un peu partout. Mais qu'importe, elle aurait sa chambre à elle de toute façon.
Elle emménageait donc 3 jours plus tard.
2.
Un mois après son arrivée, Anne-So ne regrettait nullement son choix et se félicitait, encore une fois, pour son intuition et son discernement. Elle avait vu plutôt juste sur les deux filles. Bon, pas en ce qui concerne leurs culottes, car elles n'en mettaient pas, mais, pour tout le reste, elles étaient finalement aussi bordéliques et peu pudiques qu'elle l'avait imaginé. Traînant souvent à poil ou en soutif-chaussettes le matin, complètement à l'aise devant elle, comme si rien n'était.
Mais surtout, pénétrer dans le monde de Chloé et d'Alexia, c'était faire connaissance avec tous leurs potes où l'on trouvait d'ailleurs autant de garçons que de filles. Leur porte était toujours ouverte et il n'y avait pratiquement pas un soir de la semaine où des amis ne "squattaient" pas les lieux. Comment elles avaient pu lier autant de relations en seulement 21 années de vie restait un mystère et Anne-Sophie, qui se voyait pourtant comme une fille sociable, réalisa à quel point son existence avait été protégée.
Sur le côté garçon manqué d'Alexia et de Chloé, elle avait vu juste également. Véritables hardcore gamers, adeptes de soirées jeux avec leurs potes et même à l'occasion de soirées foot+bière, elles envoyaient valser tous les stéréotypes sexistes et ringards que n'avait de toute façon pas Anne-Sophie, cela va sans dire. Et rapidement, la jeune femme était devenue comme un poisson dans l'eau en leur compagnie.
Toutes ces soirées "entre mecs", n'empêchaient nullement les deux filles d'avoir une vie sexuelle épanouie. Environ une fois par semaine, elles sortaient dans des boîtes plutôt VIP de la capitale où elles avaient leurs entrées. Et, pour l'occasion, c'était à chaque fois un changement de look complet qui s'opérait. En enfilant chacune une robe noire moulante ultra classe, elles cessaient soudain d'être des nanas décontract' et un peu garçons manqués, pour se transformer en des redoutables femmes fatales et croqueuses d'hommes, qui ramenaient leurs proies dans leur tanière au petit matin.
Mais leur sexualité ne se limitait pas non plus à leurs conquêtes au coeur de la nuit. Anne-Sophie avait fini par réaliser que certains de leurs potes habituels étaient aussi des sexfriends réguliers. Malgré son éducation catholique, essentiellement dans des établissements privés, et une vie une fois de plus relativement couvée, il en fallait davantage pour perturber la jeune demoiselle qui se considérait comme une fille moderne qui vit avec son époque. Et ce n'est pas, non plus, parce que ses nouvelles copines possédaient de multiples sextoys, portaient parfois des plugs anals ou laissaient leurs potes masculins leur mettre la main aux fesses qu'elle allait être choquée, à son âge. Elle n'était pas une sainte nitouche après tout.
Là en revanche où Alexia et Chloé avaient vraiment réussi à ébranler profondément les convictions de notre jeune héroïne, c'était dans leur rapport au travail. Anne-Sophie commençait à réaliser que, sans même en avoir eu conscience, elle avait toujours rattaché l'idée de gagner sa vie à celui d'avoir un métier. Comme si ce dernier était quelque chose d'exclusif qui définissait complètement la place que l'on mérite et qui nous correspond dans la société. Qui on était vraiment en somme. Dans son esprit, on ne passait pas du coq à l'âne dans la vie. Être un flic ce n'est pas du tout la même chose qu'un prof, un comptable ou un agent d'entretien. Mais, en l'espace de quelques mois, toutes ses certitudes avaient volé en éclats.
Pour commencer, Alexia et Chloé n'étudiaient pas spécialement dans le but d'occuper un métier donné plus tard, mais, avant tout, par plaisir de la connaissance... puis accessoirement afin d'avoir de meilleurs atouts en main pour faire du fric. Je dis accessoirement, car pour faire du fric elles savaient déjà bien s'y prendre. En à peine trois ans de colocation, la liste des activités plutôt lucratives qu'elles avaient, à un moment ou un autre, exercées était déjà impressionnante: DJ, stripteaseuses, boursicoteuses, joueuses de Poker, etc . Et, avec tout l'argent qu'elles brassaient, on était forcément loin des traditionnels petits boulots alimentaires étudiants, tels qu'ils existaient dans l’esprit d' Anne-So.
Mais, bien qu' ambitieuses et vénales, elles n'étaient pas non plus le genre de filles à compter chaque sou. Leur idée c'était surtout de se faire plaisir dans la vie en joignant l'utile à l'agréable. D'ailleurs il ne fallait pas qu'un travail soit trop chronophage non plus. Elles n'avaient pas que ça à faire.
3.
De la même façon qu'elles refusaient la monotonie et la routine dans le monde du travail, Chloé et Alexia n'étaient pas -vous l'aurez compris-davantage portées sur la monogamie dans leurs vies privées. C'était, sans surprise, des filles indépendantes qui nouaient leurs relations -tarifées ou non- au cas par cas et prenaient la vie comme elle venait, sans prise de tête. De toute façon, leurs potes, leurs clients ou leurs sexfriends comprenaient généralement très vite que leur principal moteur n'était pas le sexe, ni même le fric, mais vraiment les relations humaines.
D'ailleurs l'escorting dans leur cas -même en constituant un joli complément de revenus- n'était jamais assimilé à un travail, mais faisait vraiment partie intégrante de leur sexualité. Un constat qui allait encore ébranler certaines des certitudes bien enracinées d' Anne-So sur la prostitution. C'était simplement une autre façon pour elles de joindre l'utile à l'agréable...tout en faisant un joli pied de nez au patriarcat.
Car face à un dragueur macho, elles allaient bien sûr au rapport de face et finissaient toujours par le remettre à sa bonne place, tout en faisant en sorte qu'il s'y sente bien et puisse profiter de ce que la vie lui offrait. Anne-Sophie les avait vues à l’œuvre et c'était impressionnant. Elles manœuvraient très naturellement, sans violence, ni agressivité, procédant doucement par étapes, lui sapant sa confiance, jusqu'à ce qu'il soit devenu un gentil garçon dominé mais heureux.
Maintenant que l'idée de les conquérir était à peu près la dernière chose qu'il avait en tête, il pouvait pleinement savourer tout ce qu'elles avaient à lui proposer. Et l'éventail était large. Bien au-delà de leurs prestations buccales et anales -pourtant fort agréables- Il allait pouvoir savourer leur humour décalé, attraper des fous rires grâce à leurs grimaces déjantées et évidemment bénéficier de leur conversation et de leur culture. Bref, il allait profiter de la compagnie et peut-être même in fine de l'amitié de deux super nanas, méga déconneuses, avec des gros derrières et de l’énergie à revendre, qui dévoraient la vie à pleines dents Quel beau programme !
Avec les mecs heureux et bien à leur place, les filles l'étaient aussi, car Anne-So avait vite compris que, pour ces assoiffées de relations humaines, naturellement dominantes, c'était l'amitié, bien plus que l'amour, qui gouvernait leurs vies.
Mais Chloé et Alexia étaient surtout et avant tout des influenceuses. C'était, de leur propre aveu, vraiment ce qui les définissait le mieux dans la vie. Et accessoirement l'activité à laquelle elles consacraient la majorité de leur temps, au travers de la réalisation de nombreuses photos et vidéos tirées de leurs vécus. On se demandait d'ailleurs quand elles trouvaient le temps d'étudier.
Anne-Sophie avait beau appartenir à la même génération qu'elles, ce terme d'influenceuse n'en demeurait pas moins attablé d'une connotation assez négative dans son esprit. Question d'éducation et de background sans doute, comme pour tout le reste. Et même si sa pensée rationnelle lui dictait l'inverse, ça lui renvoyait toujours l'image de la fille un peu bête qui a l'esprit occupé par des choses fort futiles.
Or, chez Chloé et Alexia, il n'en était absolument rien. Les deux nanas étaient de véritables passionnées de la vie qui allaient toujours en profondeur dans les choses. La spécialité de Chloé c'était plutôt les voyages en solo ou avec des potes, et ses contributions sur la toile permettaient toujours à ses "followers" de découvrir la culture d'un endroit ou d'un pays bien au-delà des simples clichés de carte postale. Alexia, quant à elle, partageait beaucoup de vidéos sur le Poker, un jeu où elle se montrait plutôt douée, tout en donnant des conseils fort avisés aux joueurs débutants. Ces passions n'étaient nullement exclusives de maintes autres qu'elles avaient et il pouvait tout aussi bien leur arriver de parler de cuisine ou de leurs sports de combat.
Tout cela était, par ailleurs, parfaitement bien organisé car elles avaient conclu quelques partenariats publicitaires intéressants et venaient de dépasser les 100 000 abonnés sur leurs différentes plateformes. Les retombées financières n'étaient pas négligeables, même si ça n'était évidemment pas leur seule source de revenus. Pas plus que ça n'avait vocation à l'être d'ailleurs. Influenceuses jusqu'au bout des ongles, toujours. Mais exclusivement influenceuses, c'était bien sûr non !
Car s'il y a bien une chose qu' Anne-So avait réalisée au cours des 6 derniers mois, c'est à quel point nous aimons tous mettre des étiquettes aux gens et les placer, souvent d'une façon parfois un peu paternaliste, dans des petites cases rassurantes. A fortiori aux plus jeunes et peut-être même davantage, un certain sexisme oblige, aux jeunes filles. Or, les deux influenceuses, du haut de leur 140 de QI, étaient vraiment tout sauf limitées et superficielles dans leur approche de la vie. C'était des filles passionnées, totalement versatiles et multifacettes. Des véritables touches-à-tout qui pouvaient sans souci passer d'un mode cérébral à un mode sportif ou plus ludique, tout en faisant sans cesse de nouvelles découvertes sur la vie. Découvertes qu'elles prenaient toujours plaisir à partager avec les autres.
C'était le genre de nanas capables, lors d'une soirée, de baisser leurs jeans pour montrer leurs fesses à leurs potes, puis ensuite discuter tranquillement avec eux de la métaphysique kantienne le lendemain. Elles étaient de véritables caméléons, parfaitement en mesure de passer pour des jeunes filles de bonne famille BC/BG à la tenue parfaite avant de lâcher un pet tonitruant à leur entourage. De toute façon, d'un naturel joueur, elles adoraient prendre les gens par surprise.
4.
Avec leur beauté, leur grande confiance en elles et bien sûr leurs mensurations, Anne-Sophie commença à se demander pourquoi des filles aussi à l'aise avec leurs corps ne tâtaient pas du mannequinat à leurs heures perdues. Après-tout, elles n'étaient pas pudiques et ne rechignaient absolument pas à se montrer sur les réseaux sociaux. Porter des dessous chics ou des bikinis, dans une optique plus commerciale, aurait été un des plus beaux cadeaux qu'elles puissent faire à une marque, reconnue ou non. Et certainement un argument publicitaire de poids pour attirer des jeunes femmes et les convaincre de faire l'acquisition de leurs produits. Sans oublier le plaisir des yeux de tous les mecs de la terre bien sûr.
La première raison de la non-disponibilité de Chloé et Alexia se trouvait bien sûr dans leurs emplois du temps surbookés. Que ce soit à des fins lucratives ou non, elles avaient toujours tellement d'autres activités de prévues dans leurs plannings. La deuxième raison, c'est qu'à moins d'être une vraie professionnelle rattachée à une agence sérieuse, on était souvent obligée de se farcir tous les pseudo-photographes, plus ou moins louches, que comporte Paris. Même en possédant, comme elles, un sacré discernement du genre humain, elles avaient tout de même autre chose à foutre que de passer leur temps à l'exercer sur les hommes. Ensuite, Chloé et Alexia étaient des vraies sportives dans l'âme, des filles pressées du 21e siècle qui aiment que les choses bougent vite. Et un shoot, ça pouvait parfois être long et assez fastidieux. Enfin, passer par une agence de mannequins demandait un engagement, ainsi qu'une disponibilité qu'elles n'étaient pas vraiment prêtes à endosser. Sans oublier tous les tracas administratifs que ça pouvait comporter.
Si à l'occasion elles pouvaient faire une exception, c'était uniquement dans une logique d'échanges de services mutuels et de bons procédés, avec certaines de leurs meilleures amies. Et notamment avec Olivia, qui possédait des contacts sérieux dans le milieu. Anne-Sophie avait déjà eu l'occasion de l’apercevoir en coup de vent chez les filles, mais néanmoins un temps suffisant pour constater que cette jeune Eurasienne de 25 ans, au corps parfait, était d'une beauté qui dépassait absolument tout ce qu'elle avait eu l'occasion de voir au cours de sa jeune vie. Et pourtant, la compétition avait été réelle au cours des derniers mois. Mais Olivia, outre son visage d'ange d'une pureté absolue, possédait également cette douceur et cette féminité dont rêvent tous les photographes glamour.
Ou, du moins, c'était une apparence et un comportement qu'elle savait revêtir. Car en réalité, cette jeune influenceuse et escorte occasionnelle s'adaptait simplement, de la même façon que ses copines, à chaque situation de la vie, comme à chaque type de mec rencontré ou chaque travail qu'elle allait effectuer. Versatile et pile dans son époque exactement comme les autres.
Et il fallait bien admettre que l'éventail des prestations qu'elle proposait, en tant que modèle ou performeuse, était assez large. Que ce soit pour faire du nu, du fashion, du glamour, ou des photos X, il n'y avait finalement pas grand-chose qui l'effrayait devant un objectif, ni vraiment dans la vie d'ailleurs. Il faut tout essayer au moins une fois était sa philosophie. Mais si cette beauté fatale, curieuse de tout, avait bien sûr tâté le bondage et le SM, elle avait vite découvert que les pratiques extrêmes n'étaient pas vraiment son truc préféré. En revanche, elle appréciait à l'occasion de poser comme modèle dans des ateliers de peinture.
Ceci dit, son domaine de prédilection restait la lingerie. Et en ce mois de novembre relativement doux, c'est fidèle à ses habitudes qu'elle avait branché Chloé et Alexia sur un contrat bien payé pour assurer la promotion d'une petite marque très prisée des influenceuses. C'est ensuite très naturellement que ces dernières avaient proposé à Anne-So, ainsi qu'à Franck et Fred, deux de leurs sexfriends -et accessoirement des bons potes- de les accompagner au shooting. Histoire de les déniaiser un peu tout en continuant à multiplier les occasions de découvertes pour eux.
Car Anne Sophie réalisait maintenant que, jusqu'à présent, elle avait eu exactement les mêmes préjugés sur le mannequinat que sur la plupart des autres activités exercées par ses copines. En somme, elle avait toujours imaginé ça comme quelquechose de plutôt chic et d'assez froid, se déroulant dans un univers feutré, peuplé de jeunes femmes belles, mais finalement assez fades et peu expressives. Et si elles paraissaient aussi neutres et sérieuses devant l'objectif, c'est qu'elles l'étaient probablement aussi dans la vraie vie. Elle avait même eue du mal à imaginer un mannequin dans un autre cadre que son travail. Car être mannequin, dans son inconscient, c'était forcément exercer un métier qui définissait complètement la personne et excluait de facto qu'elle puisse avoir d'autres vies ou d'autres talents. C'est toujours quand on est confronté à la réalité que tout ce qu'on n'avait jamais questionné avant nous apparaît soudain comme ayant été de la naïveté.
5.
De fait, Anne-So ne s'était pas attendue à voir Olivia débarquer en moto devant le studio, vêtue d'un jeans, d'une veste de motard et de lunettes noires. Elle faisait davantage penser à une nana branchée, relax et un peu garçon manqué, qu'à un mannequin pour lingerie. Mais, s'il existait bien une chose qu'elle avait apprise depuis quelques mois, c'est que les apparences extérieures, chez certaines jeunes filles, ne veulent pas toujours dire grand-chose.
Et elle ne pensait pas si bien dire, car, une fois à l'intérieur du studio, Olivia, sentant bien que sa beauté intimidait les deux mecs du groupe -même s'ils l'auraient évidemment nié de toutes leurs forces- avait rapidement pris les devants. Et c'est très naturellement que, sur le chemin des coulisses, la jeune influenceuse baissa spontanément son jean pour leur montrer ses superbes fesses. C'était sa façon, ludique et très directe, à elle, de briser la glace avec les nouveaux venus et de mettre les mecs davantage à l'aise. Quant à Anne-So, ses copines avaient eu beau la prévenir qu' Olivia était une farceuse sacrément boute-en-train qui adorait prendre tout le monde par surprise, ça avait tout de même fait son petit effet sur elle. Mais, du point de vue de la principale intéressée, c'était encore plus simple: Franck, Fred et Anne-So étaient simplement les potes de ses potes, donc par extension ses potes à elle, voilà tout. Et elle adorait déconner avec ses copains. Puis, dans quelques minutes, ils allaient tous la voir nue de toute façon, non ?
Et en effet, comme à leur habitude, les filles avaient entrepris de se changer tranquillement en coulisses sans la moindre pudeur, et celà malgré la présence d'au moins une bonne demi-douzaine de mecs autour d'elles. Si, en temps normal, l'équipe technique restait à l'écart pendant ces moments-là, ils étaient visiblement entre vieux amis. En tout cas, c'était l'impression qu'ils donnaient tous. Et c'était franchement revigorant de voir la belle Eurasienne vêtue simplement d'un soutien-gorge en coton blanc et de ses chaussettes déconner et échanger des vannes avec Étienne le photographe et ses assistants, qu'elle connaissait visiblement très bien. Et oui, la belle lingerie c'était juste pour le boulot !
D'ailleurs, sans s'arrêter de blaguer avec eux, Olivia avait fini par échanger son soutif contre le haut en dentelle noire de l'ensemble dont elle devait assurer la promotion puis revêtu le porte-jarretelles et les bas assortis.
« On est d'accord, c'est 200€ de plus pour que j'enfile la culotte ? » lui demanda le mannequin, très pince sans rire.
« 100€ », répondit Étienne.
Olivia se contenta de tirer sa langue percée dans sa direction en guise de réponse.
Bien entendu, elle ne faisait que plaisanter (enfin seulement à moitié, car le photographe ne l'avait jamais vu porter quelque-chose sous ses jeans), tout en le charriant un peu comme à son habitude. Mais, il n'empêche qu'avec son comportement de diva se livrant à un (faux) chantage à la culotte, alors même qu'elle était grassement payée pour les mettre en valeur devant l'objectif, elle se comportait, encore une fois, en véritable starlette capricieuse des temps modernes. Ce que, avec ses 250 000 abonnés sur les réseaux sociaux, elle était probablement devenue à sa façon. D'ailleurs, Marilyn Monroe n'en mettait jamais non plus de culotte, hors des tournages, n'est-ce-pas ?
D'humeur joueuse, la jeune influenceuse entama alors, d'une façon très drolatique et spontanée, une sorte de petit striptease inversé. Se saisissant de la belle culotte en dentelle noire que comportait sa tenue de travail du jour, elle se mit en position assise sur une chaise de l'équipe technique et l'enfila sur une jambe, puis sur l'autre, le tout en adoptant des attitudes de Pin-up des années 50. Puis, après s'être remise debout, elle fit monter très lentement le slip sur ses cuisses puis sur ses hanches, tout en se déhanchant langoureusement à l'attention du petit public devant lequel elle improvisait un petit spectacle,
Elle finit par lâcher avec un "clac", l'élastique du sous-vêtement qu'elle tenait entre ses pouces. Avec sa lingerie bien en place, la jeune miss pris alors quelques poses de femme fatale, histoire qu'on comprenne bien qu'elle savait être canon en culotte la reine Cléopâtre lorsqu'elle daignait bien en porter pour ses sujets.
En 2025, ce type de comportement n'avait pourtant rien de si surréaliste, pensa Étienne. Âgé d'une bonne soixantaine d'années, il appartenait à une génération de photographes qui en avait vu passer des jeunes filles et, de fil en aiguille, évoluer leurs mœurs (et accessoirement leurs dessous) au cours des décennies. Il était même devenu un vrai sociologue de la jeunesse à sa façon. D'ailleurs c'était toujours intéressant pour lui de se rappeler que dans les années 70 et 80, après la libération sexuelle, le soutien-gorge était souvent vu comme un symbole de l’oppression patriarcale. Désireuses de s'affirmer, pas mal de nanas étaient alors prêtes à s'affranchir du haut, mais sans généralement même se poser la question du bas. C'était une époque finalement assez récente qui lui semblait, sous certains aspects, tellement lointaine. Aujourd'hui, la majorité des jeunes modèles avec qui il collaborait ne mettaient pas de culotte.
Et puis Étienne commençait à avoir l'habitude des petites facéties de la belle influenceuse depuis maintenant 5 ans. Elle était vraiment adorable, voilà tout, pensa-t-il. Et surtout, il fallait savoir être accommodant quand on a une telle beauté fatale à sa disposition. Pour ça, il connaissait son métier et l'avait donc laissé faire son petit numéro devant ses amis, marquer son territoire à sa façon et mettre tout le monde à l'aise et de bonne humeur, comme elle le faisait toujours. Car, une fois prête, il savait que la jeune fille exécuterait son job à la perfection en devenant à nouveau la professionnelle au corps parfait et aux mouvements gracieux, avec qui il appréciait tant de travailler. Boostant tranquillement les ventes de son employeur, tout en prenant ses poses de top modèle. Le tout avec une impression de facilité qui masquait en réalité sa solide expérience. Car, sous ses allures de grosse farceuse très pokerface, la jeune miss était avant tout pro jusqu'au bout des ongles. Et il en allait exactement de même pour les 2 autres filles qui l'accompagnaient. Bien qu'étant en théorie de simples mannequins amateurs, le vieux photographe avait bien senti que Chloé et Alexia possédaient ce même professionnalisme pour n'importe quel job, qu'il respectait et valorisait plus que tout.
Et même s'il restait lui-même toujours très pro, Étienne adorait en réalité ces petits moments de franche déconnade avec les filles. Car, s'il connaissait évidemment son job sur le bout des doigts, il apprenait, à 62 ans passés, encore des choses sur elles. Et bien au-delà des aspects techniques et des plaisirs artistiques de son métier, ces découvertes permanentes sur le sexe opposé étaient probablement la seule raison pour laquelle il continuait encore ce travail, très exigeant, à son âge. Peut-être même la raison pour laquelle il aimait toujours la vie. Il ne l'aurait jamais avoué publiquement comme ça bien sûr, mais ça n'en restait pas moins d'une véracité absolue.
Pour Anne-Sophie, qui était beaucoup plus jeune que lui, les choses étaient devenues encore plus claires. Ces quelques mois passés à vraiment découvrir la vie en compagnie de ses nouvelles copines lui avaient fait complètement reconsidérer le champ des possibles qui reste, par définition, énorme à son âge.
Sa décision était désormais prise : avoir un travail "sérieux" et à temps complet, ça pouvait bien attendre. Elle en avait les capacités et il n'y avait pas spécialement d'urgence à ce que ça se fasse maintenant. Et elle avait surtout compris, ces derniers mois, qu'il existait de multiples façons, non exclusives les unes des autres, de gagner sa vie tout en s'amusant.
C'était donc réglé dans son esprit et que ça plaise ou non à sa famille, ça sera bientôt Anne-Sophie influenceuse. Car, au-delà du choix de ce mode de vie, la jeune femme à l'intelligence vive en avait des choses à raconter à ses futurs abonnés et dans de multiples domaines de surcroît. Désormais, elle possédait pleinement la confiance en elle pour passer pleinement à la pratique.
Elle serait influenceuse... et sans doute mannequin aussi, car, après tout, elle n'était pas trop mal foutue. En tout cas elle possédait un corps qui méritait d'être mieux mis en valeur que ce qu'il ne l'avait été jusqu'à présent. Elle ressentait même une pointe de fierté à l'idée de poser en culotte pour faciliter leur vente. Même si, à titre perso, ça faisait maintenant 2 mois qu'elle n'en mettait plus.
Quant à son vieux rêve de prince charmant, propre à tant de jeunes filles, depuis qu'elle avait réalisé que les seuls choix sociétaux possible ne se limitaient pas à la monogamie ou au célibat, sa position était devenue encore plus tranchée que pour tout le reste. Elle allait simplement vivre au jour le jour, en décidant de la nature de chaque type de relation qu'elle aurait en fonction des rencontres qu'elle allait faire Indépendante et libre, comme ses nouvelles copines.
Elle verrait bien ce que la vie lui apporterait de toute façon et la seule chose dont elle se sentait certaine c'est qu'elle allait désormais la dévorer à pleines dents.
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Anne-Sophie ne s'en était pas trop mal sortie jusqu'à présent dans la vie, pensait-elle. A seulement 20 ans, elle venait de décrocher un BTS en Marketing, deux ans seulement après un bac obtenu avec mention.
Et elle n'allait évidemment pas en rester là, car la jeune femme avait de l'ambition à revendre et, de son propre avis, les moyens d'aller beaucoup plus haut. Cependant, en fille pragmatique et raisonnable qu'elle était, elle avait fait le choix de poursuivre sa formation en alternance, ce qui allait lui permettre, à la fois, de prendre dès maintenant son indépendance financière et, espérons-le, de décrocher son Master dans 3 ans. Et à vrai dire c'était plutôt bien parti. Elle avait déjà trouvé une école, ainsi qu'une bonne petite boîte, ne manquait donc plus que le logement.
Car Anne-Sophie avait décidé que ce nouveau départ serait aussi le moment pour elle de quitter le nid familial où elle avait toujours vécu. Même si elle n'avait pas grand-chose à reprocher à ses parents, ils étaient néanmoins assez sévères tout en la couvant un peu trop à son goût. Elle était majeure après tout ! Mais bon, c'est souvent ça d'être une fille unique dans un milieu bourgeois. Mais si ce départ constituait bien une aventure pour elle, il lui était néanmoins hors de question pour l'instant de quitter Paris intra-muros. Habiter une chambre de bonne ne lui disant par ailleurs rien et étant d'un naturel ouvert et sociable, c'est donc avec un certain bonheur qu'elle s'était mise à la recherche d'une colocation.
Après quelques rencontres peu concluantes, elle avait fini par faire la connaissance de Chloé et Alexia. Les deux nanas, qui partageaient un appart de70 m² dans le 11ᵉ arrondissement, avaient approximativement le même âge qu'elle, mais surtout à peu prés le même niveau culturel, ce qui était appréciable. Alexia étudiait à Science Po et Chloé dans une école de commerce. Elles étaient même un cran au-dessus d'elle en réalité, mais qu'importe. Après 2 ou 3 visites et quelques bonnes heures passées à discuter ensemble, il lui semblait évident qu'elles accrochaient plutôt bien.
Chloé était une très jolie brune aux cheveux courts qui dégageait quelque chose de trés terrien. Alexia, quant à elle, alliait un look de première de classe ( visage pur, petites lunettes rondes, expression à première vue sérieuse) avec un corps de bombe atomique. Mais ce qu'elles avaient en commun, outre leurs visages d'ange et des caractères bien trempés, c'était leur côté un peu garçon manqué, très relax et sans prise de tête qui vous mettait immédiatement à l'aise. Des vraies nanas "jeans baskets" et donc, à ce niveau, assez différentes d' Anne-So qui était beaucoup plus douce et féminine. En revanche, dans leurs discussions, elles savaient parfaitement comment se mettre sur la même longueur d'onde qu'elle. Ses goûts en matière de musique ou de ciné n'avaient aucun secret pour les deux copines et, au-delà de leurs centres d’intérêt communs, elles donnaient de toute façon l'impression de s'intéresser et d'être au courant d'à peu près tout ce qui se passait dans le monde. Et, bien que d'évidence brillantes en tous points, elles ne semblaient pas pour autant avoir pris la grosse tête.
Malgré toutes ces affinités et leur âge quasi-identique au sien, Anne-Sophie avait rapidement senti que les deux filles avaient un vécu autrement plus important qu'elle. C'était clairement le genre de meufs qui pouvaient lui apprendre un paquet de trucs sur plein de sujets. Et tant mieux, car son existence avait été un peu trop ennuyeuse jusqu'à présent. La jeune femme n'avait pas vraiment l'intention de s'encanailler ou de se dévergonder -c'était une fille sérieuse et raisonnable- mais en revanche elle souhaitait pouvoir commencer à vivre un peu. Et ça tombait bien car absolument tout chez les deux colocataires, que ce soit leurs fortes personnalités, leur humour un peu déjanté ou leurs petits délires entre-elles, respirait la vie à plein nez. Et ce qui était vrai pour les filles le devenait par extension pour l'ambiance qui régnait dans leur appart. Même si l'odeur de tabac, le désordre et l'hygiène parfois approximative des lieux n'étaient pas vraiment du goût d' Anne-So, c'était un endroit où la jeune parisienne s'était tout de suite sentie bien. Sans vraiment qu'elle ne puisse l'expliquer. Bon après elle n'était pas (trop) naïve non plus et se doutait bien que ses deux colocataires ramèneraient régulièrement des mecs dans leur nid. Elle en avait déjà aperçu un ou deux en coup de vent. Vivement qu'elle se trouve un copain à son tour, pensa-t-elle. De plus, Alexia et Chloé ne semblaient pas spécialement pudiques et elle était certaine qu'elles étaient le genre de nanas à laisser traîner leurs culottes un peu partout. Mais qu'importe, elle aurait sa chambre à elle de toute façon.
Elle emménageait donc 3 jours plus tard.
2.
Un mois après son arrivée, Anne-So ne regrettait nullement son choix et se félicitait, encore une fois, pour son intuition et son discernement. Elle avait vu plutôt juste sur les deux filles. Bon, pas en ce qui concerne leurs culottes, car elles n'en mettaient pas, mais, pour tout le reste, elles étaient finalement aussi bordéliques et peu pudiques qu'elle l'avait imaginé. Traînant souvent à poil ou en soutif-chaussettes le matin, complètement à l'aise devant elle, comme si rien n'était.
Mais surtout, pénétrer dans le monde de Chloé et d'Alexia, c'était faire connaissance avec tous leurs potes où l'on trouvait d'ailleurs autant de garçons que de filles. Leur porte était toujours ouverte et il n'y avait pratiquement pas un soir de la semaine où des amis ne "squattaient" pas les lieux. Comment elles avaient pu lier autant de relations en seulement 21 années de vie restait un mystère et Anne-Sophie, qui se voyait pourtant comme une fille sociable, réalisa à quel point son existence avait été protégée.
Sur le côté garçon manqué d'Alexia et de Chloé, elle avait vu juste également. Véritables hardcore gamers, adeptes de soirées jeux avec leurs potes et même à l'occasion de soirées foot+bière, elles envoyaient valser tous les stéréotypes sexistes et ringards que n'avait de toute façon pas Anne-Sophie, cela va sans dire. Et rapidement, la jeune femme était devenue comme un poisson dans l'eau en leur compagnie.
Toutes ces soirées "entre mecs", n'empêchaient nullement les deux filles d'avoir une vie sexuelle épanouie. Environ une fois par semaine, elles sortaient dans des boîtes plutôt VIP de la capitale où elles avaient leurs entrées. Et, pour l'occasion, c'était à chaque fois un changement de look complet qui s'opérait. En enfilant chacune une robe noire moulante ultra classe, elles cessaient soudain d'être des nanas décontract' et un peu garçons manqués, pour se transformer en des redoutables femmes fatales et croqueuses d'hommes, qui ramenaient leurs proies dans leur tanière au petit matin.
Mais leur sexualité ne se limitait pas non plus à leurs conquêtes au coeur de la nuit. Anne-Sophie avait fini par réaliser que certains de leurs potes habituels étaient aussi des sexfriends réguliers. Malgré son éducation catholique, essentiellement dans des établissements privés, et une vie une fois de plus relativement couvée, il en fallait davantage pour perturber la jeune demoiselle qui se considérait comme une fille moderne qui vit avec son époque. Et ce n'est pas, non plus, parce que ses nouvelles copines possédaient de multiples sextoys, portaient parfois des plugs anals ou laissaient leurs potes masculins leur mettre la main aux fesses qu'elle allait être choquée, à son âge. Elle n'était pas une sainte nitouche après tout.
Là en revanche où Alexia et Chloé avaient vraiment réussi à ébranler profondément les convictions de notre jeune héroïne, c'était dans leur rapport au travail. Anne-Sophie commençait à réaliser que, sans même en avoir eu conscience, elle avait toujours rattaché l'idée de gagner sa vie à celui d'avoir un métier. Comme si ce dernier était quelque chose d'exclusif qui définissait complètement la place que l'on mérite et qui nous correspond dans la société. Qui on était vraiment en somme. Dans son esprit, on ne passait pas du coq à l'âne dans la vie. Être un flic ce n'est pas du tout la même chose qu'un prof, un comptable ou un agent d'entretien. Mais, en l'espace de quelques mois, toutes ses certitudes avaient volé en éclats.
Pour commencer, Alexia et Chloé n'étudiaient pas spécialement dans le but d'occuper un métier donné plus tard, mais, avant tout, par plaisir de la connaissance... puis accessoirement afin d'avoir de meilleurs atouts en main pour faire du fric. Je dis accessoirement, car pour faire du fric elles savaient déjà bien s'y prendre. En à peine trois ans de colocation, la liste des activités plutôt lucratives qu'elles avaient, à un moment ou un autre, exercées était déjà impressionnante: DJ, stripteaseuses, boursicoteuses, joueuses de Poker, etc . Et, avec tout l'argent qu'elles brassaient, on était forcément loin des traditionnels petits boulots alimentaires étudiants, tels qu'ils existaient dans l’esprit d' Anne-So.
Mais, bien qu' ambitieuses et vénales, elles n'étaient pas non plus le genre de filles à compter chaque sou. Leur idée c'était surtout de se faire plaisir dans la vie en joignant l'utile à l'agréable. D'ailleurs il ne fallait pas qu'un travail soit trop chronophage non plus. Elles n'avaient pas que ça à faire.
3.
De la même façon qu'elles refusaient la monotonie et la routine dans le monde du travail, Chloé et Alexia n'étaient pas -vous l'aurez compris-davantage portées sur la monogamie dans leurs vies privées. C'était, sans surprise, des filles indépendantes qui nouaient leurs relations -tarifées ou non- au cas par cas et prenaient la vie comme elle venait, sans prise de tête. De toute façon, leurs potes, leurs clients ou leurs sexfriends comprenaient généralement très vite que leur principal moteur n'était pas le sexe, ni même le fric, mais vraiment les relations humaines.
D'ailleurs l'escorting dans leur cas -même en constituant un joli complément de revenus- n'était jamais assimilé à un travail, mais faisait vraiment partie intégrante de leur sexualité. Un constat qui allait encore ébranler certaines des certitudes bien enracinées d' Anne-So sur la prostitution. C'était simplement une autre façon pour elles de joindre l'utile à l'agréable...tout en faisant un joli pied de nez au patriarcat.
Car face à un dragueur macho, elles allaient bien sûr au rapport de face et finissaient toujours par le remettre à sa bonne place, tout en faisant en sorte qu'il s'y sente bien et puisse profiter de ce que la vie lui offrait. Anne-Sophie les avait vues à l’œuvre et c'était impressionnant. Elles manœuvraient très naturellement, sans violence, ni agressivité, procédant doucement par étapes, lui sapant sa confiance, jusqu'à ce qu'il soit devenu un gentil garçon dominé mais heureux.
Maintenant que l'idée de les conquérir était à peu près la dernière chose qu'il avait en tête, il pouvait pleinement savourer tout ce qu'elles avaient à lui proposer. Et l'éventail était large. Bien au-delà de leurs prestations buccales et anales -pourtant fort agréables- Il allait pouvoir savourer leur humour décalé, attraper des fous rires grâce à leurs grimaces déjantées et évidemment bénéficier de leur conversation et de leur culture. Bref, il allait profiter de la compagnie et peut-être même in fine de l'amitié de deux super nanas, méga déconneuses, avec des gros derrières et de l’énergie à revendre, qui dévoraient la vie à pleines dents Quel beau programme !
Avec les mecs heureux et bien à leur place, les filles l'étaient aussi, car Anne-So avait vite compris que, pour ces assoiffées de relations humaines, naturellement dominantes, c'était l'amitié, bien plus que l'amour, qui gouvernait leurs vies.
Mais Chloé et Alexia étaient surtout et avant tout des influenceuses. C'était, de leur propre aveu, vraiment ce qui les définissait le mieux dans la vie. Et accessoirement l'activité à laquelle elles consacraient la majorité de leur temps, au travers de la réalisation de nombreuses photos et vidéos tirées de leurs vécus. On se demandait d'ailleurs quand elles trouvaient le temps d'étudier.
Anne-Sophie avait beau appartenir à la même génération qu'elles, ce terme d'influenceuse n'en demeurait pas moins attablé d'une connotation assez négative dans son esprit. Question d'éducation et de background sans doute, comme pour tout le reste. Et même si sa pensée rationnelle lui dictait l'inverse, ça lui renvoyait toujours l'image de la fille un peu bête qui a l'esprit occupé par des choses fort futiles.
Or, chez Chloé et Alexia, il n'en était absolument rien. Les deux nanas étaient de véritables passionnées de la vie qui allaient toujours en profondeur dans les choses. La spécialité de Chloé c'était plutôt les voyages en solo ou avec des potes, et ses contributions sur la toile permettaient toujours à ses "followers" de découvrir la culture d'un endroit ou d'un pays bien au-delà des simples clichés de carte postale. Alexia, quant à elle, partageait beaucoup de vidéos sur le Poker, un jeu où elle se montrait plutôt douée, tout en donnant des conseils fort avisés aux joueurs débutants. Ces passions n'étaient nullement exclusives de maintes autres qu'elles avaient et il pouvait tout aussi bien leur arriver de parler de cuisine ou de leurs sports de combat.
Tout cela était, par ailleurs, parfaitement bien organisé car elles avaient conclu quelques partenariats publicitaires intéressants et venaient de dépasser les 100 000 abonnés sur leurs différentes plateformes. Les retombées financières n'étaient pas négligeables, même si ça n'était évidemment pas leur seule source de revenus. Pas plus que ça n'avait vocation à l'être d'ailleurs. Influenceuses jusqu'au bout des ongles, toujours. Mais exclusivement influenceuses, c'était bien sûr non !
Car s'il y a bien une chose qu' Anne-So avait réalisée au cours des 6 derniers mois, c'est à quel point nous aimons tous mettre des étiquettes aux gens et les placer, souvent d'une façon parfois un peu paternaliste, dans des petites cases rassurantes. A fortiori aux plus jeunes et peut-être même davantage, un certain sexisme oblige, aux jeunes filles. Or, les deux influenceuses, du haut de leur 140 de QI, étaient vraiment tout sauf limitées et superficielles dans leur approche de la vie. C'était des filles passionnées, totalement versatiles et multifacettes. Des véritables touches-à-tout qui pouvaient sans souci passer d'un mode cérébral à un mode sportif ou plus ludique, tout en faisant sans cesse de nouvelles découvertes sur la vie. Découvertes qu'elles prenaient toujours plaisir à partager avec les autres.
C'était le genre de nanas capables, lors d'une soirée, de baisser leurs jeans pour montrer leurs fesses à leurs potes, puis ensuite discuter tranquillement avec eux de la métaphysique kantienne le lendemain. Elles étaient de véritables caméléons, parfaitement en mesure de passer pour des jeunes filles de bonne famille BC/BG à la tenue parfaite avant de lâcher un pet tonitruant à leur entourage. De toute façon, d'un naturel joueur, elles adoraient prendre les gens par surprise.
4.
Avec leur beauté, leur grande confiance en elles et bien sûr leurs mensurations, Anne-Sophie commença à se demander pourquoi des filles aussi à l'aise avec leurs corps ne tâtaient pas du mannequinat à leurs heures perdues. Après-tout, elles n'étaient pas pudiques et ne rechignaient absolument pas à se montrer sur les réseaux sociaux. Porter des dessous chics ou des bikinis, dans une optique plus commerciale, aurait été un des plus beaux cadeaux qu'elles puissent faire à une marque, reconnue ou non. Et certainement un argument publicitaire de poids pour attirer des jeunes femmes et les convaincre de faire l'acquisition de leurs produits. Sans oublier le plaisir des yeux de tous les mecs de la terre bien sûr.
La première raison de la non-disponibilité de Chloé et Alexia se trouvait bien sûr dans leurs emplois du temps surbookés. Que ce soit à des fins lucratives ou non, elles avaient toujours tellement d'autres activités de prévues dans leurs plannings. La deuxième raison, c'est qu'à moins d'être une vraie professionnelle rattachée à une agence sérieuse, on était souvent obligée de se farcir tous les pseudo-photographes, plus ou moins louches, que comporte Paris. Même en possédant, comme elles, un sacré discernement du genre humain, elles avaient tout de même autre chose à foutre que de passer leur temps à l'exercer sur les hommes. Ensuite, Chloé et Alexia étaient des vraies sportives dans l'âme, des filles pressées du 21e siècle qui aiment que les choses bougent vite. Et un shoot, ça pouvait parfois être long et assez fastidieux. Enfin, passer par une agence de mannequins demandait un engagement, ainsi qu'une disponibilité qu'elles n'étaient pas vraiment prêtes à endosser. Sans oublier tous les tracas administratifs que ça pouvait comporter.
Si à l'occasion elles pouvaient faire une exception, c'était uniquement dans une logique d'échanges de services mutuels et de bons procédés, avec certaines de leurs meilleures amies. Et notamment avec Olivia, qui possédait des contacts sérieux dans le milieu. Anne-Sophie avait déjà eu l'occasion de l’apercevoir en coup de vent chez les filles, mais néanmoins un temps suffisant pour constater que cette jeune Eurasienne de 25 ans, au corps parfait, était d'une beauté qui dépassait absolument tout ce qu'elle avait eu l'occasion de voir au cours de sa jeune vie. Et pourtant, la compétition avait été réelle au cours des derniers mois. Mais Olivia, outre son visage d'ange d'une pureté absolue, possédait également cette douceur et cette féminité dont rêvent tous les photographes glamour.
Ou, du moins, c'était une apparence et un comportement qu'elle savait revêtir. Car en réalité, cette jeune influenceuse et escorte occasionnelle s'adaptait simplement, de la même façon que ses copines, à chaque situation de la vie, comme à chaque type de mec rencontré ou chaque travail qu'elle allait effectuer. Versatile et pile dans son époque exactement comme les autres.
Et il fallait bien admettre que l'éventail des prestations qu'elle proposait, en tant que modèle ou performeuse, était assez large. Que ce soit pour faire du nu, du fashion, du glamour, ou des photos X, il n'y avait finalement pas grand-chose qui l'effrayait devant un objectif, ni vraiment dans la vie d'ailleurs. Il faut tout essayer au moins une fois était sa philosophie. Mais si cette beauté fatale, curieuse de tout, avait bien sûr tâté le bondage et le SM, elle avait vite découvert que les pratiques extrêmes n'étaient pas vraiment son truc préféré. En revanche, elle appréciait à l'occasion de poser comme modèle dans des ateliers de peinture.
Ceci dit, son domaine de prédilection restait la lingerie. Et en ce mois de novembre relativement doux, c'est fidèle à ses habitudes qu'elle avait branché Chloé et Alexia sur un contrat bien payé pour assurer la promotion d'une petite marque très prisée des influenceuses. C'est ensuite très naturellement que ces dernières avaient proposé à Anne-So, ainsi qu'à Franck et Fred, deux de leurs sexfriends -et accessoirement des bons potes- de les accompagner au shooting. Histoire de les déniaiser un peu tout en continuant à multiplier les occasions de découvertes pour eux.
Car Anne Sophie réalisait maintenant que, jusqu'à présent, elle avait eu exactement les mêmes préjugés sur le mannequinat que sur la plupart des autres activités exercées par ses copines. En somme, elle avait toujours imaginé ça comme quelquechose de plutôt chic et d'assez froid, se déroulant dans un univers feutré, peuplé de jeunes femmes belles, mais finalement assez fades et peu expressives. Et si elles paraissaient aussi neutres et sérieuses devant l'objectif, c'est qu'elles l'étaient probablement aussi dans la vraie vie. Elle avait même eue du mal à imaginer un mannequin dans un autre cadre que son travail. Car être mannequin, dans son inconscient, c'était forcément exercer un métier qui définissait complètement la personne et excluait de facto qu'elle puisse avoir d'autres vies ou d'autres talents. C'est toujours quand on est confronté à la réalité que tout ce qu'on n'avait jamais questionné avant nous apparaît soudain comme ayant été de la naïveté.
5.
De fait, Anne-So ne s'était pas attendue à voir Olivia débarquer en moto devant le studio, vêtue d'un jeans, d'une veste de motard et de lunettes noires. Elle faisait davantage penser à une nana branchée, relax et un peu garçon manqué, qu'à un mannequin pour lingerie. Mais, s'il existait bien une chose qu'elle avait apprise depuis quelques mois, c'est que les apparences extérieures, chez certaines jeunes filles, ne veulent pas toujours dire grand-chose.
Et elle ne pensait pas si bien dire, car, une fois à l'intérieur du studio, Olivia, sentant bien que sa beauté intimidait les deux mecs du groupe -même s'ils l'auraient évidemment nié de toutes leurs forces- avait rapidement pris les devants. Et c'est très naturellement que, sur le chemin des coulisses, la jeune influenceuse baissa spontanément son jean pour leur montrer ses superbes fesses. C'était sa façon, ludique et très directe, à elle, de briser la glace avec les nouveaux venus et de mettre les mecs davantage à l'aise. Quant à Anne-So, ses copines avaient eu beau la prévenir qu' Olivia était une farceuse sacrément boute-en-train qui adorait prendre tout le monde par surprise, ça avait tout de même fait son petit effet sur elle. Mais, du point de vue de la principale intéressée, c'était encore plus simple: Franck, Fred et Anne-So étaient simplement les potes de ses potes, donc par extension ses potes à elle, voilà tout. Et elle adorait déconner avec ses copains. Puis, dans quelques minutes, ils allaient tous la voir nue de toute façon, non ?
Et en effet, comme à leur habitude, les filles avaient entrepris de se changer tranquillement en coulisses sans la moindre pudeur, et celà malgré la présence d'au moins une bonne demi-douzaine de mecs autour d'elles. Si, en temps normal, l'équipe technique restait à l'écart pendant ces moments-là, ils étaient visiblement entre vieux amis. En tout cas, c'était l'impression qu'ils donnaient tous. Et c'était franchement revigorant de voir la belle Eurasienne vêtue simplement d'un soutien-gorge en coton blanc et de ses chaussettes déconner et échanger des vannes avec Étienne le photographe et ses assistants, qu'elle connaissait visiblement très bien. Et oui, la belle lingerie c'était juste pour le boulot !
D'ailleurs, sans s'arrêter de blaguer avec eux, Olivia avait fini par échanger son soutif contre le haut en dentelle noire de l'ensemble dont elle devait assurer la promotion puis revêtu le porte-jarretelles et les bas assortis.
« On est d'accord, c'est 200€ de plus pour que j'enfile la culotte ? » lui demanda le mannequin, très pince sans rire.
« 100€ », répondit Étienne.
Olivia se contenta de tirer sa langue percée dans sa direction en guise de réponse.
Bien entendu, elle ne faisait que plaisanter (enfin seulement à moitié, car le photographe ne l'avait jamais vu porter quelque-chose sous ses jeans), tout en le charriant un peu comme à son habitude. Mais, il n'empêche qu'avec son comportement de diva se livrant à un (faux) chantage à la culotte, alors même qu'elle était grassement payée pour les mettre en valeur devant l'objectif, elle se comportait, encore une fois, en véritable starlette capricieuse des temps modernes. Ce que, avec ses 250 000 abonnés sur les réseaux sociaux, elle était probablement devenue à sa façon. D'ailleurs, Marilyn Monroe n'en mettait jamais non plus de culotte, hors des tournages, n'est-ce-pas ?
D'humeur joueuse, la jeune influenceuse entama alors, d'une façon très drolatique et spontanée, une sorte de petit striptease inversé. Se saisissant de la belle culotte en dentelle noire que comportait sa tenue de travail du jour, elle se mit en position assise sur une chaise de l'équipe technique et l'enfila sur une jambe, puis sur l'autre, le tout en adoptant des attitudes de Pin-up des années 50. Puis, après s'être remise debout, elle fit monter très lentement le slip sur ses cuisses puis sur ses hanches, tout en se déhanchant langoureusement à l'attention du petit public devant lequel elle improvisait un petit spectacle,
Elle finit par lâcher avec un "clac", l'élastique du sous-vêtement qu'elle tenait entre ses pouces. Avec sa lingerie bien en place, la jeune miss pris alors quelques poses de femme fatale, histoire qu'on comprenne bien qu'elle savait être canon en culotte la reine Cléopâtre lorsqu'elle daignait bien en porter pour ses sujets.
En 2025, ce type de comportement n'avait pourtant rien de si surréaliste, pensa Étienne. Âgé d'une bonne soixantaine d'années, il appartenait à une génération de photographes qui en avait vu passer des jeunes filles et, de fil en aiguille, évoluer leurs mœurs (et accessoirement leurs dessous) au cours des décennies. Il était même devenu un vrai sociologue de la jeunesse à sa façon. D'ailleurs c'était toujours intéressant pour lui de se rappeler que dans les années 70 et 80, après la libération sexuelle, le soutien-gorge était souvent vu comme un symbole de l’oppression patriarcale. Désireuses de s'affirmer, pas mal de nanas étaient alors prêtes à s'affranchir du haut, mais sans généralement même se poser la question du bas. C'était une époque finalement assez récente qui lui semblait, sous certains aspects, tellement lointaine. Aujourd'hui, la majorité des jeunes modèles avec qui il collaborait ne mettaient pas de culotte.
Et puis Étienne commençait à avoir l'habitude des petites facéties de la belle influenceuse depuis maintenant 5 ans. Elle était vraiment adorable, voilà tout, pensa-t-il. Et surtout, il fallait savoir être accommodant quand on a une telle beauté fatale à sa disposition. Pour ça, il connaissait son métier et l'avait donc laissé faire son petit numéro devant ses amis, marquer son territoire à sa façon et mettre tout le monde à l'aise et de bonne humeur, comme elle le faisait toujours. Car, une fois prête, il savait que la jeune fille exécuterait son job à la perfection en devenant à nouveau la professionnelle au corps parfait et aux mouvements gracieux, avec qui il appréciait tant de travailler. Boostant tranquillement les ventes de son employeur, tout en prenant ses poses de top modèle. Le tout avec une impression de facilité qui masquait en réalité sa solide expérience. Car, sous ses allures de grosse farceuse très pokerface, la jeune miss était avant tout pro jusqu'au bout des ongles. Et il en allait exactement de même pour les 2 autres filles qui l'accompagnaient. Bien qu'étant en théorie de simples mannequins amateurs, le vieux photographe avait bien senti que Chloé et Alexia possédaient ce même professionnalisme pour n'importe quel job, qu'il respectait et valorisait plus que tout.
Et même s'il restait lui-même toujours très pro, Étienne adorait en réalité ces petits moments de franche déconnade avec les filles. Car, s'il connaissait évidemment son job sur le bout des doigts, il apprenait, à 62 ans passés, encore des choses sur elles. Et bien au-delà des aspects techniques et des plaisirs artistiques de son métier, ces découvertes permanentes sur le sexe opposé étaient probablement la seule raison pour laquelle il continuait encore ce travail, très exigeant, à son âge. Peut-être même la raison pour laquelle il aimait toujours la vie. Il ne l'aurait jamais avoué publiquement comme ça bien sûr, mais ça n'en restait pas moins d'une véracité absolue.
Pour Anne-Sophie, qui était beaucoup plus jeune que lui, les choses étaient devenues encore plus claires. Ces quelques mois passés à vraiment découvrir la vie en compagnie de ses nouvelles copines lui avaient fait complètement reconsidérer le champ des possibles qui reste, par définition, énorme à son âge.
Sa décision était désormais prise : avoir un travail "sérieux" et à temps complet, ça pouvait bien attendre. Elle en avait les capacités et il n'y avait pas spécialement d'urgence à ce que ça se fasse maintenant. Et elle avait surtout compris, ces derniers mois, qu'il existait de multiples façons, non exclusives les unes des autres, de gagner sa vie tout en s'amusant.
C'était donc réglé dans son esprit et que ça plaise ou non à sa famille, ça sera bientôt Anne-Sophie influenceuse. Car, au-delà du choix de ce mode de vie, la jeune femme à l'intelligence vive en avait des choses à raconter à ses futurs abonnés et dans de multiples domaines de surcroît. Désormais, elle possédait pleinement la confiance en elle pour passer pleinement à la pratique.
Elle serait influenceuse... et sans doute mannequin aussi, car, après tout, elle n'était pas trop mal foutue. En tout cas elle possédait un corps qui méritait d'être mieux mis en valeur que ce qu'il ne l'avait été jusqu'à présent. Elle ressentait même une pointe de fierté à l'idée de poser en culotte pour faciliter leur vente. Même si, à titre perso, ça faisait maintenant 2 mois qu'elle n'en mettait plus.
Quant à son vieux rêve de prince charmant, propre à tant de jeunes filles, depuis qu'elle avait réalisé que les seuls choix sociétaux possible ne se limitaient pas à la monogamie ou au célibat, sa position était devenue encore plus tranchée que pour tout le reste. Elle allait simplement vivre au jour le jour, en décidant de la nature de chaque type de relation qu'elle aurait en fonction des rencontres qu'elle allait faire Indépendante et libre, comme ses nouvelles copines.
Elle verrait bien ce que la vie lui apporterait de toute façon et la seule chose dont elle se sentait certaine c'est qu'elle allait désormais la dévorer à pleines dents.
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