Rénovations of Desire - Chapitre 2 - Le Chemin Semé d'Audace

- Par l'auteur HDS Hercule -
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Rénovations of Desire - Chapitre 2 - Le Chemin Semé d'Audace Histoire érotique Publiée sur HDS le 14-01-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Rénovations of Desire - Chapitre 2 - Le Chemin Semé d'Audace
Bryan poussa un soupir profond qui lui arracha les poumons, un mélange de tristesse lancinante pour Norbert et d'une anxiété grandissante face à l'inconnu du testament. Malgré la fatigue émotionnelle, il se dirigea vers le garage, démarra sa voiture noire aux lignes sportives et se résolut à affronter les embouteillages inévitables du centre-ville. La voiture était son cocon, un espace personnel où il pouvait encore masquer l'agitation intérieure.

En s'engageant sur l'autoroute, Bryan observa les files de voitures, déjà immobiles ou avançant au pas de tortue devant lui. La ville semblait déterminée à mettre son calme à l'épreuve. Il alluma la radio, cherchant une station qui diffuserait quelque chose d'apaisant, mais ne trouva qu'un débat politique virulent qu'il éteignit aussitôt. Le silence revint, lourd, propice à la réflexion. Les minutes s'écoulaient lentement, et il ne pouvait s'empêcher de repenser à la réunion qui l'attendait. L'avocat lui avait dit que cette rencontre serait cruciale ; ce n'était pas juste une histoire d'argent, mais l'exécution des dernières volontés de l'homme qui avait le plus compté.

L'immobilisme de la circulation lui permit de plonger dans les souvenirs. Il se revoyait dans l'atelier de son oncle. Un lieu magique, rempli de l'odeur du papier photo, des produits chimiques de développement et du léger grincement des bobines de film. Norbert n'était pas un homme riche, mais il était riche en expériences, en passions. C'était là que Bryan avait touché sa première caméra, une vieille Super 8 poussiéreuse.

« Regarde, Bryan, » lui avait dit Norbert, un homme aux mains calleuses mais aux gestes précis, ses yeux plissés par des années passées derrière des objectifs. « Le cinéma, ce n'est pas ce que tu montres, c'est ce que tu caches. C'est l'émotion que tu laisses deviner. »

Norbert avait souri à l’ambition de Bryan pour le cinéma. « Ce que tu fais pour l'agence est bon, propre, formaté. Mais est-ce que ça te fait vibrer ici ? » Il avait touché la poitrine de Bryan.

Plus tard, lorsqu’il avait avoué son intérêt pour le cinéma pour adultes comme moyen d'expression brute, Norbert n’avait pas ri, ni jugé. Il avait simplement répondu : « Va où l'audace t'appelle. Le monde est plein de peureux. Ne sois pas l'un d'eux. »

Ce conseil, gravé en lui, était la seule chose qui lui donnait la force d'affronter l'hypocrisie de son propre milieu et, surtout, de ses parents. Ses parents, qui n'avaient vu en Norbert qu'un "original" peu fortuné et, plus tard, un fardeau. L'idée de l'héritage prenait soudain une dimension morale, bien au-delà du matériel.

Au bout d'une heure interminable, la circulation commença légèrement à s'améliorer. Bryan en profita pour prendre une profonde inspiration, sentant la nuque tendue par le stress. Il avait l'habitude de ces trajets épuisants, mais aujourd'hui, quelque chose le tourmentait particulièrement. Était-ce l'importance de cette rencontre ou simplement la fatigue accumulée et le deuil non traité ? Il se sentait à la fois vide et hyper-concentré. Il décida de s'arrêter à la prochaine aire de repos pour se dégourdir les jambes et prendre un second café, un besoin impérieux.

L'aire de repos était bondée. Bryan réussit à se garer loin de l'entrée. L'air frais et un peu humide lui fit un bien fugace. Il se dirigea vers le café, ignorant les vitrines colorées et les bruits de klaxon lointains. Il commanda un expresso bien serré, double cette fois. En sirotant la boisson amère qui lui brûlait la gorge, il en profita pour vérifier ses messages. Le SMS de Maître Ducan était là, indiquant l'adresse d'un cabinet situé dans un quartier prestigieux du centre-ville, un détail qui ajouta à l'incongruité de la situation.

Il appela son travail une dernière fois, juste pour confirmer son absence. C'est son patron, Monsieur Duval, qui répondit.

Bryan : Bonjour, Monsieur Duval. Je voulais juste confirmer. L'enterrement est en fin de semaine, mais j'ai la lecture du testament ce matin.

M. Duval : (Une voix sèche, mais professionnelle) Très bien, Bryan. Je comprends. C'est dommage pour votre oncle, mais vous savez que la période est cruciale ici. Assurez-vous d'avoir bien délégué le montage pour le client Lemaître.

Bryan : Oui, c'est fait. Je serai injoignable pendant la réunion, mais je reviens demain matin, promis.

M. Duval : Faites ça. Et ne traînez pas avec ces histoires de famille. La vie continue.

Bryan raccrocha, les mots de son patron résonnant de manière creuse. La vie continue. Ce n'était pas faux, mais l'empressement du monde des affaires semblait indécent face à la perte qu'il venait de subir. Il finit son café d'un trait, jeta la tasse, et regagna sa voiture avec une détermination renouvelée.

Il s'engagea de nouveau dans la circulation dense, s'efforçant de rester concentré. Le trajet jusqu'au centre-ville était toujours un défi, surtout à cette heure de pointe où chaque conducteur semblait engagé dans une course personnelle égoïste. Les rues étaient encombrées, les livreurs zigzaguant. Le contraste entre le silence de sa voiture et la frénésie extérieure exacerba son stress. Il sentait la pression lui marteler les tempes.

Après plusieurs minutes de manœuvres hasardeuses et une succession de feux rouges interminables, Bryan finit par atteindre sa destination, le quartier chic indiqué par le notaire. Le centre-ville était un véritable labyrinthe de bâtiments imposants, d'immeubles haussmanniens et de ruelles étroites où le luxe discret régnait.

Trouver une place de parking releva immédiatement de l'exploit. C'était la loi tacite des quartiers d'affaires : le temps des piétons était jugé plus important que celui des automobilistes. Il dut effectuer de nombreux demi-tours, explorant chaque rue adjacente, le temps filant rapidement, ce qui augmentait son anxiété. Il vérifia l'heure : il était presque en retard.

Finalement, après ce qui lui parut une éternité de frustration, Bryan repéra une voiture qui s'éloignait d'une place pourtant illusoire. Il s'y engouffra, coupa le moteur, puis inspira profondément. Il inspira le calme, expira l'énervement. Il sortit de la voiture, son costume lui paraissant soudain trop étriqué.

Manque de chance, Bryan avait dû se garer à quatre pâtés de maisons du cabinet de l'avocat, mais il préféra marcher que de tourner encore. En sortant de sa voiture, il sentit un frisson parcourir son échine. L'air était frais, et le soleil, désormais haut, commençait à décliner légèrement, projetant de longues ombres sur les façades de pierre. Il vérifia son téléphone, s'assurant que le GPS était bien activé pour ne pas perdre une minute, puis se mit en route avec une détermination mêlée de résignation.

Le chemin à pied s'avéra plus long que prévu. Ses chaussures de ville, bien que neuves, commençaient à se faire sentir. Le gravier des allées craquait sous ses pieds, et il devait constamment surveiller où il marchait pour éviter les fissures du trottoir ou les déjections canines. Son téléphone, devenu son compagnon indispensable, le guidait à travers un dédale de petites rues arborées, où chaque immeuble était plus impressionnant que le précédent. Il avançait d'un pas régulier, l'esprit ailleurs.

Il se rappelait à quel point l'oncle Norbert détestait ces quartiers, qu'il appelait les « cages dorées ».

« Ils ont l'argent, Bryan, » lui avait-il dit un jour, alors qu'ils traversaient un quartier chic pour aller chercher du matériel de post-production. « Mais ils n'ont plus d'yeux pour voir, plus de cœur pour sentir. Ils ont échangé l'audace contre la sécurité. C'est le pire des héritages. »

Le cœur de Bryan se serra, non par tristesse, mais par une montée soudaine de la colère. Colère contre ses parents, contre ce milieu qui l'avait toujours jugé. Il avait le sentiment d'être un imposteur dans ce costume et dans ce quartier. C'est à cet instant précis, au milieu de la rue, que l'absurdité du quotidien vint frapper.

Un homme d'affaires, un véritable cliché en costume gris anthracite et mallette en cuir, visiblement pressé, sortait d'un café. Il courait, les yeux fixés sur son téléphone, et venait de glisser sur une peau de banane jetée là négligemment, s'étalant de tout son long dans une flaque d'eau propre, fruit d'un arrosage automatique. L'homme d'affaires, ruinant son costume à 2000 euros, jura bruyamment, se relevant, l'air consterné et humilié.

Bryan, malgré son deuil, malgré sa tristesse, ne put réprimer un rire franc, bref, mais viscéralement libérateur. Ce moment de chaos impromptu, cette image d'un pouvoir symbolique renversé par un déchet anodin, lui rappela que la vie continuait, même dans les moments les plus sombres, et qu'il y avait toujours une touche d'humour noir dans la grande comédie de l'existence. Le rire fut un exutoire.

Il se reprit rapidement, mais le moral était un peu remonté. Il pressa le pas. Après ce qui lui sembla une éternité, Bryan arriva enfin en vue du bâtiment. Immense et impressionnant, il se dressait devant lui comme un géant de béton et de verre poli, symbolisant le pouvoir froid et impersonnel de la loi et de la finance. Les reflets du soleil couchant sur les fenêtres donnaient à l'édifice une aura presque irréelle, intimidante. Il prit une profonde, très profonde inspiration, ajustant sa cravate et lissant sa veste pour la dernière fois. Il était prêt à affronter ce qui l'attendait à l'intérieur, déterminé à ne pas laisser cette journée chaotique entacher sa performance. Il savait que c'était le moment de prendre le risque, même si ce risque n'était, pour l'instant, que l'écoute du testament d'un homme qu'il admirait.

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