Une vie 80
Récit érotique écrit par Nico T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 03-11-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Chapitre 80 : L'étang.
J'ai bien cru qu'on ne partirait jamais. Un passage chez mes parents puis chez ceux de Mehdi, on avait à manger pour plusieurs jours... Mais elles sont tellement contentes nos mères de nous faire tout ça.
-tu me suis bien Mehdi, j'voudrais pas te perdre quand tu es à l'aube de rencontrer le Paradis!
Il avait haussé les épaules.
Il faut une petite heure pour arriver à la ferme, il était presque midi et les fermiers allaient se mettre à table.
-ah voilà enfin mes gourmands préférés dit-elle en faisant la bise à Izmir et moi.
Prend les jeunes parisiens par les épaules :
-je crois que je vous ai déjà vu vous deux! Alors ça vous a plu pour revenir ?
-oh oui disent ils en chœur nous faisant rire.
Elle se tourne vers Mehdi et Justin :
-vous deux j'vous connais pas, mais t'as l'air gentil dit elle en caressant la joue de Mehdi avant de lui claquer une bise, et beau jeune homme avec ça!
Fallait voir le rebeu solognot bomber son torse.
Elle fait la bise à Justin et propose de boire l'apéro.
Le père Fernand est là qui revient de la salle de bains, et quand il entre, il toise tout le monde :
-ben s'en fait d'l'arabe dans ma cuisine! dit il en riant.
Il nous avait entendu arriver et tout était près pour l'apéro qu'il sert généreusement.
Je lui présente un peu tout le monde.
-c'est bien, tu sais j'ai encore fait des travaux dans la maison, tu verras j'ai ajouté une petite chambre, ça évitera d'ouvrir le canapé.
-c'était pas grave dit Mehdi, les jeunes sont habitués au canapé!
-pas toi ? il te faut un lit douillet ?
Mais quand la patronne est revenue les bras chargés j'ai vu la tête d'Izmir changer quand il a aperçu qu'il y avait des tartes et plein de choses.
-bon j'vous ai mis deux poulets froids, de la salade, des haricots verts cuits, que vous pourrez manger en salade également, y'a des tartes aux pêches et des pâtés aux poires, ah j'ai mis 2 douzaines d'œufs aussi.
On avait à manger pour la semaine car en plus elle rajoute du pain qu'ils font eux-mêmes.
-et si vous voulez faire des grillades, tu viendras chercher la viande qu'il faut Fabrice, mais tu me préviens la veille!
Elle aussi était contente de recevoir des bisous.
Mehdi et Justin me suivaient en voiture et il avait branché son téléphone, si bien qu'on pouvait se parler et je l'entendais "râler"...
-mais c'est vraiment le trou du cul du monde, regarde moi ça Justin!
-et ne descend pas de voiture maintenant y'a des fauves en liberté j'ai répondu.
Mais quand nous sommes arrivés et qu'il est descendu de voiture... Il m'a scotché mon rebeu solognot, car il est resté sans voix en admirant le paysage. L'étang majestueux avec quelques joncs, la forêt qui arrivait presque dedans, le calme, le petit air et la bâtisse face à l'étang.
Il est venu à côté de moi, m'a pris par les épaules :
-comme j'te connais bien, j'te comprends que tu aimes cet endroit! C'est magnifique mon pote!
On est resté un petit moment sans rien dire à écouter le silence sous le soleil...
On s'est installé et on a déjeuné dehors à l'ombre, on avait le choix!
Il y avait de grands transats pour faire la sieste, c'est vrai que la pièce de rajoutée en chambre était bien réalisée, et Mehdi a décrété qu'il la prenait en regardant les "enfants".
-pas grave a dit Karim, l'autre chambre est plus près de celle de Fabrice, comme ça si on ne peut pas dormir on pourra aller parler avec eux!
-t'as raison d'aller les voir, moi j'aime pas être dérangé quand je dors!
Ils n'arrêtaient pas de se chamailler tous les trois pendant qu'Izmir, Justin et moi on étaient allongés sur le transat.
On discutait avec Justin qui voulait savoir comment j'avais découvert cet endroit si beau et surtout si calme.
-tu vois j'adore aller à La Baule, mais là putain que c'est reposant, on n'a qu'une envie c'est de se laisser aller...
-oui c'est le paradis des 3 B : se Balader, Bouffer, Baiser et ce dans l'ordre que tu veux.
-ah je te reconnais bien là, tu as dit ça à Mehdi ?
-pas encore, il est en train de jouer le daddy tyrannique, écoute les un peu!
Mais ils riaient plus qu'ils criaient les jeunes et on a vu Mehdi arriver avec un dans chaque bras.
-j'en cède un, le temps que je m'occupe de l'autre.
Et il pousse Ouali vers nous qui s'arrange pour me tomber dessus en riant.
-on se baigne cet après-midi ?
-oui si tu veux, mais on va attendre un peu, se reposer d'abord.
-alors je reste avec toi! dit il en s'allongeant contre moi, et sois sage mon chéri n'est pas loin!
La sieste n'a pas duré longtemps avec ces voyous, si bien qu'on s'est tous retrouvé en caleçon pour aller piquer une tête dans l'étang. Je voyais bien que Mehdi était dubitatif quand j'ai dit qu'on pouvait se baigner à poils, qu'il n'y avait pas de voyeur, sauf Mehdi qui a peur de se faire bouffer le zob par une anguille vorace!
-une anguille a dit Karim, mais c'est méchant ça!
-mais n'écoute pas ce qu'il te dit Karim, tu te doutes bien que s'il y en avait il ne se baignerait pas lui-même.
Je me suis mis nu et j'ai plongé pour nager en direction de la petite île et j'ai entendu les autres me suivre. Ce n'est qu'en arrivant sur l'île que j'ai pu voir qu'ils étaient tous nus également. Alors je me suis penché sur la queue de Mehdi :
-ça va t'as pas de dégât pour une première baignade!
Les Robinson ont fait rapidement le tour de l'île et nous nous sommes amusés dans l'eau comme des gamins que nous sommes...
Et ce fût une semaine de farniente complète... sauf deux matins comme il faisait doux j'ai décidé d'aller courir autour de l'étang.
Comme tous les matins j'étais levé le premier vers 8h30 et je voyais arriver Ouali, c'était notre moment à tous les deux, on buvait le café dehors en observant la nature qui était déjà éveillée. Mais il y avait toujours des animaux curieux qui venaient.
J'ai demandé à Ouali s'il voulait venir courir avec moi, qu'on faisait le tour de l'étang sans courir comme des fous, on prend son temps et on revient dans 2 heures!
Je voyais bien qu'il était hésitant mais a filé mettre son short et m'a suivi.
Mais ce voyou voulait parler et courir, ça ne va pas trop ensemble et il soufflait comme un soufflet de forge!
On s'est arrêté plusieurs fois, je lui ai fait faire des mouvements et le sport ça rapproche les hommes dit on, et là je l'ai bien vu dans le regard de Ouali qu'il appréciait ce moment tous les deux.
En revenant je lui ai proposé de sauter dans l'étang, mais il n'avait pas très envie, alors je l'ai soulevé et j'ai sauté dans l'étang avec lui tout habillé.
Il hurlait en riant, si bien que les autres sont sortis.
-eh bien tu peux prendre une douche maintenant voyou de parisien.
Il riait devant les autres qui se demandaient ce qui se passait.
-mais t'es allé faire le tour de l'étang avec Fabrice ? demande Izmir.
-oui dit il fièrement et en courant même.
-courir! a soupiré Mehdi en se tapant le front, dans un si beau décor, il faut rester assis ou allongé et observer!
-oui mais là daddy Mehdi, Fabrice m'a montré tout plein de choses que je n'avais jamais vu!
-déjà c'est pas sa queue dit Mehdi comme s'il réfléchissait.
Les autres rigolent.
-et on peut savoir ? demande Mehdi.
Ouali le regarde, me regarde :
-eh bien si tu veux le savoir tu viens demain matin courir avec nous! C'est réservé aux coureurs ce qu'on a vu! Je vais prendre une douche!
-ouais tu peux tu sens la carpe jeune rebeu!
-j'viens t'aider a dit Karim en prenant Ouali par la main.
-ben t'es pas douché mon pote, mais vous avez vu quoi ? demande Mehdi le curieux.
-après manger on fera le tour de l'étang à pied tranquillement et s'il veut bien te montrer... tu verras! ah moins que tu te mettes à la course mon pote, tu sais que ça te ferais du bien, les bourrelets reviennent dis je en l'agrippant aux hanches.
Il me met une tape sur les mains.
-laisse mes bourrelets tranquilles, ça plait à Justin justement, je les laisse pousser!
Du Mehdi en forme!
Une vraie colonie de vacances. On a fait des grillades donc je suis retourné à la ferme avec Mehdi, et chercher du pain dans le village voisin.
Les animaux devaient s'être habitués à notre présence, les lapins ne se gênaient plus pour venir nous narguer comme s'ils voulaient jouer et, quand Ouali et Karim, encouragés par Mehdi qui leur dit qu'ils ne sont pas capables d'en attraper un, ont essayé. Là j'ai pleuré de rires, je ne savais pas que le garenne était si joueur, ils laissaient approcher les "gamins" et au dernier moment, d'un coup de patte à terre, partaient dans n'importe quelle direction, mais pas celle anticipée par les jeunes.
Bon ça n'a pas duré longtemps, mais ce fût un grand divertissement.
Le soir les biches venaient non loin brouter l'herbe, les oreilles aux aguets, mais comme on ne bougeait pas, elles pouvaient rester un bon moment. On n'a pas vu de cerf cette année et comme le faisait remarquer les parisiens qu'est ce qu'il peut y avoir comme bruit dans une forêt le soir. On entendait des cris et ils voulaient savoir ce que c'était, mais en fait je ne le savais pas trop alors j'inventais et j'ai bien vu que tous me croyaient!
Il n'y a que lorsque j'ai dit sur un oiseau siffleur, que ce devait être un ourson content d'être en vacances... que je me suis fait huer.
Il n'y a pas eu de partouzes, et comme me dit Izmir "je suis sûr que tu le regrettes!", j'avais beau nier... Mais des moments de tendresses en veux tu en voilà!
Tous les soirs on avait un jeune dans nos bras. Combien de fois m'ont-ils dit qu'ils adoraient ces vacances avec nous quatre. Je crois que je dois avoir les joues d'usées...
Ils bandaient ces voyous et faisaient en sorte qu'on le remarque pour ensuite s'éclipser tous les deux et on les entendait pousser de petits cris dans leur chambre.
J'étais heureux également de voir mon rebeu vivre au quotidien, comment il était prévenant pour Justin, doux, bisounours que les jeunes se moquaient de lui. Mais Justin pareil, il le connaissait bien ce daddy voyou, il savait comment lui faire admettre ce qu'il ne voulait pas!
Mais le premier à me rendre heureux est bien Izmir, égal à lui-même, content d'avoir tout ce monde, parler, parler... se raconter nos vies avec Justin, écoutés attentivement par Ouali et Karim qui posaient des questions.
Et nous les vieux potes, ben on était contents d'être ensemble, il n'y avait pas besoin de se le dire.
Mais dans chaque chambre les nuits étaient chaudes et bien sûr ils faisaient plus de bruits qu'habituellement, comme nous d'ailleurs...
Mais quand on est au lit avec dans les bras LE mec qui compte pour toi, que tu lui prouves et qu'il t'en fait autant, une semaine c'est trop court. C'est et ce sera je pense ma meilleure semaine de l'année quand nous sommes ici à l'étang. Pas de contraintes, pas de boulot, rien à penser sinon d'avoir à manger! Et être bien entouré!
Le samedi Mehdi a reçu un appel de sa mère qui nous attendait tous demain soir pour dîner, vu qu'on n'avait rien chez nous!
-t'invites tout le monde ? même les parisiens ?
On ne sait pas ce qu'elle a répondu, mais il a éclaté de rire.
J'ai appelé ma mère pour lui dire qu'on ne passerait sûrement pas dimanche soir, qu'on allait manger chez la maman de Mehdi.
-c'est pas grave tu viendras lundi!
Le dimanche soir en rentrant, la surprise était que mes parents étaient là avec Mistigri.
On aurait dit qu'on n'avait pas mangé depuis une semaine... et ce fut un repas épique quand elles ont fait raconter nos deux semaines à Ouali et Karim qui se rappelaient de tout ces voyous et ils ont bien fait rire tout le monde.
-vous repartez quand les jeunes ?
-ils restent encore une semaine, j'ai de la compote à faire dis je.
-ah et moi aussi dit ma mère, et je veux faire de la confiture de poires, mais faudrait venir m'aider pour éplucher.. alors demain tu fais ta compote et mardi tu viens à la maison!
Un vrai chef de guerre ma mère! mais c'est bien la première fois qu'elle réclamait de l'aide comme ça. J'ai bien vu qu'ils lui plaisaient les deux jeunes...
Une mère restera une mère!
J'ai bien cru qu'on ne partirait jamais. Un passage chez mes parents puis chez ceux de Mehdi, on avait à manger pour plusieurs jours... Mais elles sont tellement contentes nos mères de nous faire tout ça.
-tu me suis bien Mehdi, j'voudrais pas te perdre quand tu es à l'aube de rencontrer le Paradis!
Il avait haussé les épaules.
Il faut une petite heure pour arriver à la ferme, il était presque midi et les fermiers allaient se mettre à table.
-ah voilà enfin mes gourmands préférés dit-elle en faisant la bise à Izmir et moi.
Prend les jeunes parisiens par les épaules :
-je crois que je vous ai déjà vu vous deux! Alors ça vous a plu pour revenir ?
-oh oui disent ils en chœur nous faisant rire.
Elle se tourne vers Mehdi et Justin :
-vous deux j'vous connais pas, mais t'as l'air gentil dit elle en caressant la joue de Mehdi avant de lui claquer une bise, et beau jeune homme avec ça!
Fallait voir le rebeu solognot bomber son torse.
Elle fait la bise à Justin et propose de boire l'apéro.
Le père Fernand est là qui revient de la salle de bains, et quand il entre, il toise tout le monde :
-ben s'en fait d'l'arabe dans ma cuisine! dit il en riant.
Il nous avait entendu arriver et tout était près pour l'apéro qu'il sert généreusement.
Je lui présente un peu tout le monde.
-c'est bien, tu sais j'ai encore fait des travaux dans la maison, tu verras j'ai ajouté une petite chambre, ça évitera d'ouvrir le canapé.
-c'était pas grave dit Mehdi, les jeunes sont habitués au canapé!
-pas toi ? il te faut un lit douillet ?
Mais quand la patronne est revenue les bras chargés j'ai vu la tête d'Izmir changer quand il a aperçu qu'il y avait des tartes et plein de choses.
-bon j'vous ai mis deux poulets froids, de la salade, des haricots verts cuits, que vous pourrez manger en salade également, y'a des tartes aux pêches et des pâtés aux poires, ah j'ai mis 2 douzaines d'œufs aussi.
On avait à manger pour la semaine car en plus elle rajoute du pain qu'ils font eux-mêmes.
-et si vous voulez faire des grillades, tu viendras chercher la viande qu'il faut Fabrice, mais tu me préviens la veille!
Elle aussi était contente de recevoir des bisous.
Mehdi et Justin me suivaient en voiture et il avait branché son téléphone, si bien qu'on pouvait se parler et je l'entendais "râler"...
-mais c'est vraiment le trou du cul du monde, regarde moi ça Justin!
-et ne descend pas de voiture maintenant y'a des fauves en liberté j'ai répondu.
Mais quand nous sommes arrivés et qu'il est descendu de voiture... Il m'a scotché mon rebeu solognot, car il est resté sans voix en admirant le paysage. L'étang majestueux avec quelques joncs, la forêt qui arrivait presque dedans, le calme, le petit air et la bâtisse face à l'étang.
Il est venu à côté de moi, m'a pris par les épaules :
-comme j'te connais bien, j'te comprends que tu aimes cet endroit! C'est magnifique mon pote!
On est resté un petit moment sans rien dire à écouter le silence sous le soleil...
On s'est installé et on a déjeuné dehors à l'ombre, on avait le choix!
Il y avait de grands transats pour faire la sieste, c'est vrai que la pièce de rajoutée en chambre était bien réalisée, et Mehdi a décrété qu'il la prenait en regardant les "enfants".
-pas grave a dit Karim, l'autre chambre est plus près de celle de Fabrice, comme ça si on ne peut pas dormir on pourra aller parler avec eux!
-t'as raison d'aller les voir, moi j'aime pas être dérangé quand je dors!
Ils n'arrêtaient pas de se chamailler tous les trois pendant qu'Izmir, Justin et moi on étaient allongés sur le transat.
On discutait avec Justin qui voulait savoir comment j'avais découvert cet endroit si beau et surtout si calme.
-tu vois j'adore aller à La Baule, mais là putain que c'est reposant, on n'a qu'une envie c'est de se laisser aller...
-oui c'est le paradis des 3 B : se Balader, Bouffer, Baiser et ce dans l'ordre que tu veux.
-ah je te reconnais bien là, tu as dit ça à Mehdi ?
-pas encore, il est en train de jouer le daddy tyrannique, écoute les un peu!
Mais ils riaient plus qu'ils criaient les jeunes et on a vu Mehdi arriver avec un dans chaque bras.
-j'en cède un, le temps que je m'occupe de l'autre.
Et il pousse Ouali vers nous qui s'arrange pour me tomber dessus en riant.
-on se baigne cet après-midi ?
-oui si tu veux, mais on va attendre un peu, se reposer d'abord.
-alors je reste avec toi! dit il en s'allongeant contre moi, et sois sage mon chéri n'est pas loin!
La sieste n'a pas duré longtemps avec ces voyous, si bien qu'on s'est tous retrouvé en caleçon pour aller piquer une tête dans l'étang. Je voyais bien que Mehdi était dubitatif quand j'ai dit qu'on pouvait se baigner à poils, qu'il n'y avait pas de voyeur, sauf Mehdi qui a peur de se faire bouffer le zob par une anguille vorace!
-une anguille a dit Karim, mais c'est méchant ça!
-mais n'écoute pas ce qu'il te dit Karim, tu te doutes bien que s'il y en avait il ne se baignerait pas lui-même.
Je me suis mis nu et j'ai plongé pour nager en direction de la petite île et j'ai entendu les autres me suivre. Ce n'est qu'en arrivant sur l'île que j'ai pu voir qu'ils étaient tous nus également. Alors je me suis penché sur la queue de Mehdi :
-ça va t'as pas de dégât pour une première baignade!
Les Robinson ont fait rapidement le tour de l'île et nous nous sommes amusés dans l'eau comme des gamins que nous sommes...
Et ce fût une semaine de farniente complète... sauf deux matins comme il faisait doux j'ai décidé d'aller courir autour de l'étang.
Comme tous les matins j'étais levé le premier vers 8h30 et je voyais arriver Ouali, c'était notre moment à tous les deux, on buvait le café dehors en observant la nature qui était déjà éveillée. Mais il y avait toujours des animaux curieux qui venaient.
J'ai demandé à Ouali s'il voulait venir courir avec moi, qu'on faisait le tour de l'étang sans courir comme des fous, on prend son temps et on revient dans 2 heures!
Je voyais bien qu'il était hésitant mais a filé mettre son short et m'a suivi.
Mais ce voyou voulait parler et courir, ça ne va pas trop ensemble et il soufflait comme un soufflet de forge!
On s'est arrêté plusieurs fois, je lui ai fait faire des mouvements et le sport ça rapproche les hommes dit on, et là je l'ai bien vu dans le regard de Ouali qu'il appréciait ce moment tous les deux.
En revenant je lui ai proposé de sauter dans l'étang, mais il n'avait pas très envie, alors je l'ai soulevé et j'ai sauté dans l'étang avec lui tout habillé.
Il hurlait en riant, si bien que les autres sont sortis.
-eh bien tu peux prendre une douche maintenant voyou de parisien.
Il riait devant les autres qui se demandaient ce qui se passait.
-mais t'es allé faire le tour de l'étang avec Fabrice ? demande Izmir.
-oui dit il fièrement et en courant même.
-courir! a soupiré Mehdi en se tapant le front, dans un si beau décor, il faut rester assis ou allongé et observer!
-oui mais là daddy Mehdi, Fabrice m'a montré tout plein de choses que je n'avais jamais vu!
-déjà c'est pas sa queue dit Mehdi comme s'il réfléchissait.
Les autres rigolent.
-et on peut savoir ? demande Mehdi.
Ouali le regarde, me regarde :
-eh bien si tu veux le savoir tu viens demain matin courir avec nous! C'est réservé aux coureurs ce qu'on a vu! Je vais prendre une douche!
-ouais tu peux tu sens la carpe jeune rebeu!
-j'viens t'aider a dit Karim en prenant Ouali par la main.
-ben t'es pas douché mon pote, mais vous avez vu quoi ? demande Mehdi le curieux.
-après manger on fera le tour de l'étang à pied tranquillement et s'il veut bien te montrer... tu verras! ah moins que tu te mettes à la course mon pote, tu sais que ça te ferais du bien, les bourrelets reviennent dis je en l'agrippant aux hanches.
Il me met une tape sur les mains.
-laisse mes bourrelets tranquilles, ça plait à Justin justement, je les laisse pousser!
Du Mehdi en forme!
Une vraie colonie de vacances. On a fait des grillades donc je suis retourné à la ferme avec Mehdi, et chercher du pain dans le village voisin.
Les animaux devaient s'être habitués à notre présence, les lapins ne se gênaient plus pour venir nous narguer comme s'ils voulaient jouer et, quand Ouali et Karim, encouragés par Mehdi qui leur dit qu'ils ne sont pas capables d'en attraper un, ont essayé. Là j'ai pleuré de rires, je ne savais pas que le garenne était si joueur, ils laissaient approcher les "gamins" et au dernier moment, d'un coup de patte à terre, partaient dans n'importe quelle direction, mais pas celle anticipée par les jeunes.
Bon ça n'a pas duré longtemps, mais ce fût un grand divertissement.
Le soir les biches venaient non loin brouter l'herbe, les oreilles aux aguets, mais comme on ne bougeait pas, elles pouvaient rester un bon moment. On n'a pas vu de cerf cette année et comme le faisait remarquer les parisiens qu'est ce qu'il peut y avoir comme bruit dans une forêt le soir. On entendait des cris et ils voulaient savoir ce que c'était, mais en fait je ne le savais pas trop alors j'inventais et j'ai bien vu que tous me croyaient!
Il n'y a que lorsque j'ai dit sur un oiseau siffleur, que ce devait être un ourson content d'être en vacances... que je me suis fait huer.
Il n'y a pas eu de partouzes, et comme me dit Izmir "je suis sûr que tu le regrettes!", j'avais beau nier... Mais des moments de tendresses en veux tu en voilà!
Tous les soirs on avait un jeune dans nos bras. Combien de fois m'ont-ils dit qu'ils adoraient ces vacances avec nous quatre. Je crois que je dois avoir les joues d'usées...
Ils bandaient ces voyous et faisaient en sorte qu'on le remarque pour ensuite s'éclipser tous les deux et on les entendait pousser de petits cris dans leur chambre.
J'étais heureux également de voir mon rebeu vivre au quotidien, comment il était prévenant pour Justin, doux, bisounours que les jeunes se moquaient de lui. Mais Justin pareil, il le connaissait bien ce daddy voyou, il savait comment lui faire admettre ce qu'il ne voulait pas!
Mais le premier à me rendre heureux est bien Izmir, égal à lui-même, content d'avoir tout ce monde, parler, parler... se raconter nos vies avec Justin, écoutés attentivement par Ouali et Karim qui posaient des questions.
Et nous les vieux potes, ben on était contents d'être ensemble, il n'y avait pas besoin de se le dire.
Mais dans chaque chambre les nuits étaient chaudes et bien sûr ils faisaient plus de bruits qu'habituellement, comme nous d'ailleurs...
Mais quand on est au lit avec dans les bras LE mec qui compte pour toi, que tu lui prouves et qu'il t'en fait autant, une semaine c'est trop court. C'est et ce sera je pense ma meilleure semaine de l'année quand nous sommes ici à l'étang. Pas de contraintes, pas de boulot, rien à penser sinon d'avoir à manger! Et être bien entouré!
Le samedi Mehdi a reçu un appel de sa mère qui nous attendait tous demain soir pour dîner, vu qu'on n'avait rien chez nous!
-t'invites tout le monde ? même les parisiens ?
On ne sait pas ce qu'elle a répondu, mais il a éclaté de rire.
J'ai appelé ma mère pour lui dire qu'on ne passerait sûrement pas dimanche soir, qu'on allait manger chez la maman de Mehdi.
-c'est pas grave tu viendras lundi!
Le dimanche soir en rentrant, la surprise était que mes parents étaient là avec Mistigri.
On aurait dit qu'on n'avait pas mangé depuis une semaine... et ce fut un repas épique quand elles ont fait raconter nos deux semaines à Ouali et Karim qui se rappelaient de tout ces voyous et ils ont bien fait rire tout le monde.
-vous repartez quand les jeunes ?
-ils restent encore une semaine, j'ai de la compote à faire dis je.
-ah et moi aussi dit ma mère, et je veux faire de la confiture de poires, mais faudrait venir m'aider pour éplucher.. alors demain tu fais ta compote et mardi tu viens à la maison!
Un vrai chef de guerre ma mère! mais c'est bien la première fois qu'elle réclamait de l'aide comme ça. J'ai bien vu qu'ils lui plaisaient les deux jeunes...
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