Histoire de Jhenane, une fille du Liban - Chapitre I : Aya - 1/2
Récit érotique écrit par muscadine [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Histoire de Jhenane, une fille du Liban - Chapitre I : Aya - 1/2
Je m’appelle Jhenane. Je suis née au Liban, dans la charmante cité d’Antelias, nichée au nord de Beyrouth. Issue d’une famille presque aussi vaste que le nombre des oliviers qui poussent dans nos campagnes, mes racines plongent profondément dans la terre méditerranéenne. Mes parents, surtout ma mère, disposent d’un cercle frémissant de frères et de sœurs, comme il est courant dans ces contrées où la famille s’étend à l’infini. De cette multitude, naissent des cousins, des cousines, autant de visages familiers qui peuplent notre vie quotidienne. Pourtant, parmi cet essaim familial, une seule se détachait comme une étoile brillante dans l’obscurité : Aya. Dès notre enfance, nos jeux se mêlaient, nos mondes se confondaient et personne n’aurait eu l’idée de s’interposer, sauf à la fin des week-ends ou des vacances, lorsque nous devions regagner nos maisons respectives. Sa mère, sœur de la mienne, habitait tout près de chez nous, rendant nos rencontres naturelles, fréquentes, presque instinctives.
À mesure que les années s’écoulaient, Aya devint pour moi bien plus qu’une simple cousine favorite : une merveilleuse amie. Malgré les quelques mois seulement qui nous séparaient, sa vigilance et sa tendresse ne faiblissaient jamais. Un soir, sous un épicéa, nous nous trouvâmes à parler, la lune encore timide dans un ciel flou, sa lumière douce dessinant des ombres mouvantes sur nos visages. Nos confidences tournèrent vers des sujets qui nous travaillaient : les études bien sûr, notre avenir, forcément et les garçons, ceux qui faisaient battre nos cœurs, mais qui préféraient simplement jouer au football sans se soucier le moins du monde du romantisme naissant. Aya me confia qu’elle se sentait plus à l’aise en compagnie des filles et surtout de la mienne, son amie de toujours. Sa voix à peine achevée, son visage se pencha vers le mien, ses lèvres douces effleurant ma bouche dans un baiser presque maladroit, empreint de timidité. Pétrifiée, un souffle de surprise me traversa, mais une envie plus forte m’incita à répondre, les yeux fermés, le menton tendu vers elle. Elle reprit, plus tendre encore, caressant ma joue d’un geste délicat avec le dos de sa main. Je sentis sa langue glisser entre mes lèvres, forçant doucement le passage, nos respirations se mêlèrent, nos cheveux et nos mains s’entrelacèrent dans un ballet silencieux. Je voulais que ce moment dure éternellement, que le temps s’arrête pour nous laisser dans cet état suspendu. Mais Aya, avec la douceur d’une promesse secrète, mit fin à cette révélation. Nos regards se croisèrent, lourds d’un secret fragile, avant que ma mère ne vienne nous chercher pour aller dormir, ramenant la réalité à notre douce illusion.
En marchant lentement vers la maison, une étrange sensation s’insinua en moi, comme un frisson diffus qui parcourait tout mon corps. Je percevais cette humidité subtile en haut de mes cuisses, cette chaleur intérieure qui évoquait la fin de la journée, celle qui surgit aussi parfois en plein sommeil, lorsque l’on se réveille avec la sensation de dizaines de papillons frémissants s’ébattant dans le creux du ventre. Aya conversait avec ma mère, évoquant la douceur de la nuit d’été qui approchait, leurs voix se mêlant au murmure du vent et au chant discret des insectes nocturnes. Quant à moi, je marchais, perdue dans les nuages, sachant qu’au-dessus de nos têtes des milliers d’étoiles veillaient sur ce baiser interdit, gardiennes silencieuses de notre secret naissant.
Nous partagions la chambre avec Marwa, la plus jeune de la famille, sœur cadette d’Aya. Elle avait deux ans de moins que moi et sa curiosité insatiable la poussait à tout raconter à sa mère, rendant impossible pour celle-ci, d’ignorer les moindres faits et gestes de sa fille aînée. Marwa, en quête permanente d’affection maternelle, faisait tout pour plaire, y compris en espionnant Aya qui n’était pas dupe et savait très bien déjouer ses pièges maladroits et prévisibles. L’attitude d’Aya envers sa petite sœur n’était ni méchante ni indifférente, mais l’atmosphère restait souvent teintée d’un léger froid, une tension que seuls ceux qui connaissaient intimement la dynamique familiale pouvaient percevoir. Nour, leur mère, faisait semblant de ne pas s’en soucier, mais le rayon de ses pensées se posait souvent sur Marwa, peut-être consciente que cette dernière, fragile dans sa place au sein de la tribu, cherchait désespérément sa place.
La nuit s’étira, douce mais tourmentée. Trop de questions se télescopaient dans ma tête, virevoltant comme un tourbillon de pensées que je ne pouvais contrôler. Je ne parvins à trouver le sommeil qu’au petit matin, épuisée, le corps lourd comme une pierre. C’est Aya qui me réveilla, s’approchant silencieusement, ses lèvres effleurant doucement les miennes dans un baiser chaste. Surprise, je sursautai, une panique soudaine m’envahit.
— Marwa ! Tu veux qu’elle raconte tout à ta mère ? — murmurai-je, le souffle coupé.
— Du calme, tout le monde est parti au marché, nous sommes seules dans la maison.
Les volets étaient encore clos, laissant la chambre dans une semi-obscurité propice aux confidences chuchotées. Tout me revint alors en mémoire : la veille, nos échanges, Aya, les baisers, les étoiles, les papillons… rien que d’y repenser, ces derniers semblaient s’agiter à nouveau en moi, comme si leur danse n’avait jamais cessé. Je glissai ma main entre mes jambes, pressant ma chemise de nuit contre mon sexe, comme pour le protéger de cette tempête intérieure.
— Ça te travaille, hein ? me dit doucement Aya, sa voix empreinte de complicité. Moi aussi j’ai ressenti cette honte douce-amère, ce mélange de plaisir et de gêne, cette boule chaude au creux de l’estomac, cette envie d’abandon. Finalement, j’adore ça…
— Oui, soufflai-je en tremblant. Embrasse-moi encore.
Elle se pencha, ses lèvres s’appuyant à nouveau sur les miennes, tandis que sa main glissait sur mon ventre pour atteindre le mont de Vénus glabre et descendit lentement jusqu’aux lèvres gonflées de mon sexe. Ses doigts habiles récupérèrent un peu de lubrifiant naturel pour mieux les caresser, pour mieux explorer cette zone sensible. La honte m’envahit immédiatement, mais une sorte d’immobilisme me maintenait là, incapable de réagir, comme figée dans cette expérience interdite mais irrésistible. La caresse douce et insistante, me fit onduler de plaisir, jusqu’à ce qu’une petite contraction musculaire soudaine me coupe le souffle, me laissant tremblante, la bouche entrouverte. J’étais disloquée, ivre de cette jouissance soudaine. Aya retira sa main, se levant silencieusement, me laissant là, pantelante et incapable de bouger. Quelqu’un venait de faire vibrer en moi cette explosion de plaisir, sans que je comprenne tout de suite comment ni pourquoi.
Le week-end s’acheva le soir même, mais les vacances approchaient à grands pas. Aya resta avec moi cette dernière journée, évitant toute allusion à ce qui s’était passé le matin. Moi, le cœur encore lourd de questions, je tentais de masquer mon trouble derrière un air détaché, sans vraiment y parvenir. Je sentais que tout le monde savait, ou du moins devinait ce qui s’était déroulé entre nous deux et chaque regard, chaque mot de la famille me faisait sentir coupable, comme si cette innocence avait été irrémédiablement brisée. Marwa, curieuse comme à son habitude, observait tout du coin de l’œil, mais personne ne pouvait rien savoir, sauf nous. C’était à nous-même de préserver ce secret fragile, précieux, qui deviendrait peut-être un jour le souvenir d’un amour interdit, ou plus simplement d’un instant volé à l’éternité.
Quelques jours s’étaient écoulées depuis la fin des cours et l’été s'installait avec une intensité presque oppressante. Le soleil impitoyable déployait ses rayons brûlants, éliminant ainsi toute velléité d’activité physique. Le climat favorisait une douce lenteur : la lecture à l’ombre d’un arbre, les siestes répétées, bercées par le chant discret des feuilles agitées par la brise marine. La mer, toute proche, à quelques centaines de mètres seulement, apportait heureusement un souffle frais, un soulagement salutaire contre cette chaleur qui risquait de nous faire fondre sur place.
Aya arriva le lendemain vers midi, sa silhouette mise en valeur par sa robe blanche légère, ses sandales claires qui captaient la lumière. Sans même en parler, nous étions habillées de la même façon, comme si l’été avait décidé d’uniformiser nos tenues. La robe blanche, ici, était devenue en quelque sorte l’habit traditionnel de la saison, un symbole discret, mais évident. Dès qu’Aya et Marwa furent installées dans la chambre, nous nous retrouvâmes au bord de la piscine, à l’ombre imposante des vieux cèdres. Chez nos grands-parents maternels, dans cette propriété privée, il n’y avait aucune restriction : le maillot de bain était notre deuxième peau, notre liberté. Mais même là, sous ce soleil de plomb, je ne pouvais m’empêcher de sentir le regard d’Aya, attentif, observant. Son corps s’était épanoui, ses hanches étaient plus marquées, le haut du maillot lui moulait davantage la poitrine, ses traits semblaient plus affirmés, sa beauté éclatait sous ce ciel sans nuages. Dix mois seulement nous séparaient, un tout petit laps de temps, mais ces dix mois, aujourd’hui, semblaient avoir modelé deux corps déjà si distincts. Une jalousie sourde naissait en moi, face à cette silhouette qui m’éloignait de l’image que j’avais de moi-même, cette fille nubile incapable de plaire aux hommes, du moins, je le croyais. Nos mères, peu discrètes, chuchotaient à voix basse à propos de notre apparence ; je ne disais rien, car je savais que ces vacances resteraient gravées en moi, indélébiles et que rien ni personne ne pourrait m’en ôter le souvenir, sauf peut-être Marwa… Deux jours plus tard, cette dernière eut l’élégance de contracter la varicelle, maladie contagieuse et fut isolée à l’étage supérieur pour au moins quinze jours. Enfin, notre chambre nous était rendue, vide, libre, comme un sanctuaire à la fois précieux et interdit. Même si, en secret, je m’emballais un peu, imaginant tout ce qui pourrait s’y passer…
Ce soir-là, Aya monta se doucher la première. La chaleur excessive laissait une sensation désagréable de moiteur, de peau collante et de cheveux poisseux. Lorsqu’elle sortit, sa brosse à la main, je pris sa place, fermant les yeux, laissant couler l’eau tiède sur ma peau brûlante. Je m’imaginais entre ses bras, recréant la dernière expérience, laissant mon corps vibrer sous la douceur de ses caresses. Depuis notre dernier séjour, j’avais repris seule, dans la pénombre de ma chambre, mes masturbations solitaires, caressant ce bourgeon qui à chaque fois, durcissait rapidement, révélant le secret de mon désir. Mais ce qui me manquait, c’était cette prise en charge, cette sensation de lâcher prise que seule une main étrangère pouvait apporter. On ne maîtrise plus rien alors, on se laisse guider par ces doigts qui prennent possession de notre corps, qui s’aventurent là où l’on ne peut qu’obéir, en attente presque douloureuse du plaisir. La différence, c’était cette étrangeté, cette transgression, cette ligne invisible franchie avec l’interdit. Aya était ma cousine et notre relation baignait dans le secret, dans l’interdit, le risqué : que se passerait-il si quelqu’un découvrait nos pratiques clandestines ? Peut-être rien, sauf le poids lourd d’un secret partagé, comme un fardeau que l’on porte sans savoir combien de temps, il pourra rester enfoui. Il y a quelques années, j’avais entendu parler d’orgasme, ce nom résonnait étrangement à mes oreilles, aussi, je préférais dire jouissance, cette quête qui me hantait. J’avais tenté de reproduire seule la douceur de ses gestes, me demandant si, faute de partenaire, je ne devrais pas recourir à quelques accessoires, à quelque substitut. À l’époque, internet n’avait encore qu’une présence timide et les réponses que je cherchais semblaient inexistantes. Je voulais apprendre à maîtriser la pression, à comprendre la cadence, à faire durer ce plaisir. J’avais eu des jouissances, certes, mais toujours accompagnées d’un sentiment d’inachevé, d’une frustration persistante. Je voulais autre chose, une expérience complète, une extase qui resterait gravée dans mon corps. En entrant dans la chambre, Aya me regarda, son visage marqué par une expression trouble, allongée sur son lit, un morceau de drap dissimulant ses seins et son ventre.
— On va lire un peu, disait-elle, il faut attendre que la maison se calme.
Je hochai la tête, m’allongeant à mon tour. Par la fenêtre, je voyais les étoiles scintiller, la lune pleine et lumineuse et le vent du soir apportait son parfum de vacances, de chaleur et de rêve. La nuit tombait doucement, enveloppant tout dans une quiétude mystérieuse, comme si le secret de cette soirée n’attendait que nous pour s’épanouir dans l’ombre.
Les pas légers d’Aya, me tirèrent doucement de la lecture. Elle sentait la menthe fraîche et le parfum doux du shampooing à la vanille, son corps nu effleurant l’air chaud de la pièce. Je la sentis glisser, lentement, sa jambe passant contre la mienne, jusqu’à ce que la douceur de son sexe vienne se poser sur ma cuisse. Elle arborait déjà des seins lourds, aux aréoles larges et foncées, dont le mamelon, long comme ceux de toutes les femmes de notre famille, semblait empreint d’une maturité étrange. Je fermai les yeux, laissant mon souffle s’échapper, tandis que sa main soulevait délicatement ma chemise de nuit, que je l’aidai à retirer, comme si je voulais lui ouvrir la voie vers cette intimité nouvelle. Nos corps chauds se touchèrent, peau contre peau, Aya frotta ses seins contre les miens, dans un ballet silencieux de caresses.
Je tentai d’effleurer l’un d’eux, avec la précaution de toucher à ce qui était fragile, précieux, comme si chaque centimètre d’elle recelait un trésor à préserver. Mes ongles, hésitants, griffèrent doucement cette peau douce, immédiatement caressée par la pression de mes doigts. C’était une sensation inconnue, cette découverte de la chair, de la chaleur, du désir naissant. Aya se pencha vers moi, sa bouche s’approchant lentement de mon visage, puis amena un de ses seins contre mes lèvres. Ma langue lécha son mamelon, avant que mes lèvres ne l’aspirent doucement, mordillant avec une tendresse mêlée de fougue ce point de désir, gorgé de chaleur. Un sourire énigmatique joua sur ses lèvres, elle se dégagea avec douceur, m’embrassant à pleine bouche, nos langues s’entrelacèrent dans une danse effervescente.
Nos hanches se mirent à onduler en cadence, comme un ballet coordonné de corps et de sensations. Je commençai à gémir, mes respirations s’accélérèrent, évoquant la symphonie de cette union naissante. Ma main quitta son sein pour glisser le long de son dos, parcourant ses omoplates, puis ses rondeurs pleines et chaudes, que j’écartais avec douceur, avant de remonter lentement le long de sa peau moite. Mais bientôt, elle cessa notre baiser, m’aidant à me mettre sur le ventre. Sa main, douce et ferme à la fois, parcourut ma nuque, descendit le long de mon dos, caressant chaque vertèbre, chaque courbe, jusqu’à mes fesses, que ses doigts pressèrent avec une tendresse presque insistante. Je frissonnai instinctivement, lorsque ses lèvres se posèrent juste au-dessus du sillon. Je me cambrai légèrement, sentant sa langue humide lécher ma peau puis descendre inexorablement, écartant lentement mes lèvres avec ses pouces, dévoilant l’intimité la plus secrète de mon corps. La sensation fut divine, différente de tout ce que j’avais pu connaître, plus intime encore que la caresse du clitoris, radicalement autre. La langue, douce, humide et chaude, enfonçait sa pointe de plus en plus profondément, éveillant en moi une vague de plaisir mêlée de trouble. Je relevai mes jambes, un peu plus écartées, alors qu’elle alternait ses coups de langue avec le passage de ses doigts qui appuyaient sur l’anneau plissé sans le pénétrer, comme pour titiller cette zone interdite, cette partie de moi que je considérais comme la plus secrète. Elle m’avait parlé un jour de sensations mêlées de honte et de plaisir, je comprenais désormais parfaitement ce qu’elle voulait dire. La peur d’être vue, la honte d’abandonner cette part de moi à une presque étrangère et en même temps, cette sensation de relâchement total, cette jouissance qui irradiait tout mon corps, jusqu’à provoquer des décharges électriques derrière mes genoux.
Elle utilisa une petite parcelle de mon corps que je ne pensais pas capable de me donner autant de plaisir. Pourtant, la magie opérait, irrésistible. Plus tard, Aya se redressa, sortit une petite boîte circulaire dissimulée sous son oreiller, l’ouvrit, révélant un morceau de tissu imbibé d’huile parfumée à la fleur d’oranger. Elle referma la boîte avec calme, puis caressa doucement, avec patience, cette zone sensible autour de mon anus. J’attendais, le souffle court, les jambes toujours écartées, ressentant l’humidité de ses doigts enfoncés en moi, en un va-et-vient lent et précis. La gêne m’envahissait, mais je n’avais pas envie de résister. Une douce fièvre soudaine m’envahit, comme une vague de chaleur qui explosa en moi, la sueur perlait sur mes tempes, mes cheveux humides collaient à ma peau. Aya soufflait de temps en temps sur son doigt pour le rafraîchir, tandis que je tentais de me détendre, laissant ses doigts s’enfoncer plus profondément, en une rotation douce. Un second doigt rejoignit le premier, je levai la tête la bouche entrouverte, plus brûlante que jamais. Elle posa sa main libre sur ma bouche, pour m’indiquer de rester silencieuse, essuyant involontairement la sueur qui perlait sur ma lèvre supérieure. La sensation devenait de plus en plus intense, ses doigts caressant, pliés, tournant l’intérieur de cette zone secrète, tandis que son autre main m’incitait à écarter davantage mes jambes, afin qu’elle puisse continuer à me pénétrer en toute facilité, en toute acceptation.
à suivre
À mesure que les années s’écoulaient, Aya devint pour moi bien plus qu’une simple cousine favorite : une merveilleuse amie. Malgré les quelques mois seulement qui nous séparaient, sa vigilance et sa tendresse ne faiblissaient jamais. Un soir, sous un épicéa, nous nous trouvâmes à parler, la lune encore timide dans un ciel flou, sa lumière douce dessinant des ombres mouvantes sur nos visages. Nos confidences tournèrent vers des sujets qui nous travaillaient : les études bien sûr, notre avenir, forcément et les garçons, ceux qui faisaient battre nos cœurs, mais qui préféraient simplement jouer au football sans se soucier le moins du monde du romantisme naissant. Aya me confia qu’elle se sentait plus à l’aise en compagnie des filles et surtout de la mienne, son amie de toujours. Sa voix à peine achevée, son visage se pencha vers le mien, ses lèvres douces effleurant ma bouche dans un baiser presque maladroit, empreint de timidité. Pétrifiée, un souffle de surprise me traversa, mais une envie plus forte m’incita à répondre, les yeux fermés, le menton tendu vers elle. Elle reprit, plus tendre encore, caressant ma joue d’un geste délicat avec le dos de sa main. Je sentis sa langue glisser entre mes lèvres, forçant doucement le passage, nos respirations se mêlèrent, nos cheveux et nos mains s’entrelacèrent dans un ballet silencieux. Je voulais que ce moment dure éternellement, que le temps s’arrête pour nous laisser dans cet état suspendu. Mais Aya, avec la douceur d’une promesse secrète, mit fin à cette révélation. Nos regards se croisèrent, lourds d’un secret fragile, avant que ma mère ne vienne nous chercher pour aller dormir, ramenant la réalité à notre douce illusion.
En marchant lentement vers la maison, une étrange sensation s’insinua en moi, comme un frisson diffus qui parcourait tout mon corps. Je percevais cette humidité subtile en haut de mes cuisses, cette chaleur intérieure qui évoquait la fin de la journée, celle qui surgit aussi parfois en plein sommeil, lorsque l’on se réveille avec la sensation de dizaines de papillons frémissants s’ébattant dans le creux du ventre. Aya conversait avec ma mère, évoquant la douceur de la nuit d’été qui approchait, leurs voix se mêlant au murmure du vent et au chant discret des insectes nocturnes. Quant à moi, je marchais, perdue dans les nuages, sachant qu’au-dessus de nos têtes des milliers d’étoiles veillaient sur ce baiser interdit, gardiennes silencieuses de notre secret naissant.
Nous partagions la chambre avec Marwa, la plus jeune de la famille, sœur cadette d’Aya. Elle avait deux ans de moins que moi et sa curiosité insatiable la poussait à tout raconter à sa mère, rendant impossible pour celle-ci, d’ignorer les moindres faits et gestes de sa fille aînée. Marwa, en quête permanente d’affection maternelle, faisait tout pour plaire, y compris en espionnant Aya qui n’était pas dupe et savait très bien déjouer ses pièges maladroits et prévisibles. L’attitude d’Aya envers sa petite sœur n’était ni méchante ni indifférente, mais l’atmosphère restait souvent teintée d’un léger froid, une tension que seuls ceux qui connaissaient intimement la dynamique familiale pouvaient percevoir. Nour, leur mère, faisait semblant de ne pas s’en soucier, mais le rayon de ses pensées se posait souvent sur Marwa, peut-être consciente que cette dernière, fragile dans sa place au sein de la tribu, cherchait désespérément sa place.
La nuit s’étira, douce mais tourmentée. Trop de questions se télescopaient dans ma tête, virevoltant comme un tourbillon de pensées que je ne pouvais contrôler. Je ne parvins à trouver le sommeil qu’au petit matin, épuisée, le corps lourd comme une pierre. C’est Aya qui me réveilla, s’approchant silencieusement, ses lèvres effleurant doucement les miennes dans un baiser chaste. Surprise, je sursautai, une panique soudaine m’envahit.
— Marwa ! Tu veux qu’elle raconte tout à ta mère ? — murmurai-je, le souffle coupé.
— Du calme, tout le monde est parti au marché, nous sommes seules dans la maison.
Les volets étaient encore clos, laissant la chambre dans une semi-obscurité propice aux confidences chuchotées. Tout me revint alors en mémoire : la veille, nos échanges, Aya, les baisers, les étoiles, les papillons… rien que d’y repenser, ces derniers semblaient s’agiter à nouveau en moi, comme si leur danse n’avait jamais cessé. Je glissai ma main entre mes jambes, pressant ma chemise de nuit contre mon sexe, comme pour le protéger de cette tempête intérieure.
— Ça te travaille, hein ? me dit doucement Aya, sa voix empreinte de complicité. Moi aussi j’ai ressenti cette honte douce-amère, ce mélange de plaisir et de gêne, cette boule chaude au creux de l’estomac, cette envie d’abandon. Finalement, j’adore ça…
— Oui, soufflai-je en tremblant. Embrasse-moi encore.
Elle se pencha, ses lèvres s’appuyant à nouveau sur les miennes, tandis que sa main glissait sur mon ventre pour atteindre le mont de Vénus glabre et descendit lentement jusqu’aux lèvres gonflées de mon sexe. Ses doigts habiles récupérèrent un peu de lubrifiant naturel pour mieux les caresser, pour mieux explorer cette zone sensible. La honte m’envahit immédiatement, mais une sorte d’immobilisme me maintenait là, incapable de réagir, comme figée dans cette expérience interdite mais irrésistible. La caresse douce et insistante, me fit onduler de plaisir, jusqu’à ce qu’une petite contraction musculaire soudaine me coupe le souffle, me laissant tremblante, la bouche entrouverte. J’étais disloquée, ivre de cette jouissance soudaine. Aya retira sa main, se levant silencieusement, me laissant là, pantelante et incapable de bouger. Quelqu’un venait de faire vibrer en moi cette explosion de plaisir, sans que je comprenne tout de suite comment ni pourquoi.
Le week-end s’acheva le soir même, mais les vacances approchaient à grands pas. Aya resta avec moi cette dernière journée, évitant toute allusion à ce qui s’était passé le matin. Moi, le cœur encore lourd de questions, je tentais de masquer mon trouble derrière un air détaché, sans vraiment y parvenir. Je sentais que tout le monde savait, ou du moins devinait ce qui s’était déroulé entre nous deux et chaque regard, chaque mot de la famille me faisait sentir coupable, comme si cette innocence avait été irrémédiablement brisée. Marwa, curieuse comme à son habitude, observait tout du coin de l’œil, mais personne ne pouvait rien savoir, sauf nous. C’était à nous-même de préserver ce secret fragile, précieux, qui deviendrait peut-être un jour le souvenir d’un amour interdit, ou plus simplement d’un instant volé à l’éternité.
Quelques jours s’étaient écoulées depuis la fin des cours et l’été s'installait avec une intensité presque oppressante. Le soleil impitoyable déployait ses rayons brûlants, éliminant ainsi toute velléité d’activité physique. Le climat favorisait une douce lenteur : la lecture à l’ombre d’un arbre, les siestes répétées, bercées par le chant discret des feuilles agitées par la brise marine. La mer, toute proche, à quelques centaines de mètres seulement, apportait heureusement un souffle frais, un soulagement salutaire contre cette chaleur qui risquait de nous faire fondre sur place.
Aya arriva le lendemain vers midi, sa silhouette mise en valeur par sa robe blanche légère, ses sandales claires qui captaient la lumière. Sans même en parler, nous étions habillées de la même façon, comme si l’été avait décidé d’uniformiser nos tenues. La robe blanche, ici, était devenue en quelque sorte l’habit traditionnel de la saison, un symbole discret, mais évident. Dès qu’Aya et Marwa furent installées dans la chambre, nous nous retrouvâmes au bord de la piscine, à l’ombre imposante des vieux cèdres. Chez nos grands-parents maternels, dans cette propriété privée, il n’y avait aucune restriction : le maillot de bain était notre deuxième peau, notre liberté. Mais même là, sous ce soleil de plomb, je ne pouvais m’empêcher de sentir le regard d’Aya, attentif, observant. Son corps s’était épanoui, ses hanches étaient plus marquées, le haut du maillot lui moulait davantage la poitrine, ses traits semblaient plus affirmés, sa beauté éclatait sous ce ciel sans nuages. Dix mois seulement nous séparaient, un tout petit laps de temps, mais ces dix mois, aujourd’hui, semblaient avoir modelé deux corps déjà si distincts. Une jalousie sourde naissait en moi, face à cette silhouette qui m’éloignait de l’image que j’avais de moi-même, cette fille nubile incapable de plaire aux hommes, du moins, je le croyais. Nos mères, peu discrètes, chuchotaient à voix basse à propos de notre apparence ; je ne disais rien, car je savais que ces vacances resteraient gravées en moi, indélébiles et que rien ni personne ne pourrait m’en ôter le souvenir, sauf peut-être Marwa… Deux jours plus tard, cette dernière eut l’élégance de contracter la varicelle, maladie contagieuse et fut isolée à l’étage supérieur pour au moins quinze jours. Enfin, notre chambre nous était rendue, vide, libre, comme un sanctuaire à la fois précieux et interdit. Même si, en secret, je m’emballais un peu, imaginant tout ce qui pourrait s’y passer…
Ce soir-là, Aya monta se doucher la première. La chaleur excessive laissait une sensation désagréable de moiteur, de peau collante et de cheveux poisseux. Lorsqu’elle sortit, sa brosse à la main, je pris sa place, fermant les yeux, laissant couler l’eau tiède sur ma peau brûlante. Je m’imaginais entre ses bras, recréant la dernière expérience, laissant mon corps vibrer sous la douceur de ses caresses. Depuis notre dernier séjour, j’avais repris seule, dans la pénombre de ma chambre, mes masturbations solitaires, caressant ce bourgeon qui à chaque fois, durcissait rapidement, révélant le secret de mon désir. Mais ce qui me manquait, c’était cette prise en charge, cette sensation de lâcher prise que seule une main étrangère pouvait apporter. On ne maîtrise plus rien alors, on se laisse guider par ces doigts qui prennent possession de notre corps, qui s’aventurent là où l’on ne peut qu’obéir, en attente presque douloureuse du plaisir. La différence, c’était cette étrangeté, cette transgression, cette ligne invisible franchie avec l’interdit. Aya était ma cousine et notre relation baignait dans le secret, dans l’interdit, le risqué : que se passerait-il si quelqu’un découvrait nos pratiques clandestines ? Peut-être rien, sauf le poids lourd d’un secret partagé, comme un fardeau que l’on porte sans savoir combien de temps, il pourra rester enfoui. Il y a quelques années, j’avais entendu parler d’orgasme, ce nom résonnait étrangement à mes oreilles, aussi, je préférais dire jouissance, cette quête qui me hantait. J’avais tenté de reproduire seule la douceur de ses gestes, me demandant si, faute de partenaire, je ne devrais pas recourir à quelques accessoires, à quelque substitut. À l’époque, internet n’avait encore qu’une présence timide et les réponses que je cherchais semblaient inexistantes. Je voulais apprendre à maîtriser la pression, à comprendre la cadence, à faire durer ce plaisir. J’avais eu des jouissances, certes, mais toujours accompagnées d’un sentiment d’inachevé, d’une frustration persistante. Je voulais autre chose, une expérience complète, une extase qui resterait gravée dans mon corps. En entrant dans la chambre, Aya me regarda, son visage marqué par une expression trouble, allongée sur son lit, un morceau de drap dissimulant ses seins et son ventre.
— On va lire un peu, disait-elle, il faut attendre que la maison se calme.
Je hochai la tête, m’allongeant à mon tour. Par la fenêtre, je voyais les étoiles scintiller, la lune pleine et lumineuse et le vent du soir apportait son parfum de vacances, de chaleur et de rêve. La nuit tombait doucement, enveloppant tout dans une quiétude mystérieuse, comme si le secret de cette soirée n’attendait que nous pour s’épanouir dans l’ombre.
Les pas légers d’Aya, me tirèrent doucement de la lecture. Elle sentait la menthe fraîche et le parfum doux du shampooing à la vanille, son corps nu effleurant l’air chaud de la pièce. Je la sentis glisser, lentement, sa jambe passant contre la mienne, jusqu’à ce que la douceur de son sexe vienne se poser sur ma cuisse. Elle arborait déjà des seins lourds, aux aréoles larges et foncées, dont le mamelon, long comme ceux de toutes les femmes de notre famille, semblait empreint d’une maturité étrange. Je fermai les yeux, laissant mon souffle s’échapper, tandis que sa main soulevait délicatement ma chemise de nuit, que je l’aidai à retirer, comme si je voulais lui ouvrir la voie vers cette intimité nouvelle. Nos corps chauds se touchèrent, peau contre peau, Aya frotta ses seins contre les miens, dans un ballet silencieux de caresses.
Je tentai d’effleurer l’un d’eux, avec la précaution de toucher à ce qui était fragile, précieux, comme si chaque centimètre d’elle recelait un trésor à préserver. Mes ongles, hésitants, griffèrent doucement cette peau douce, immédiatement caressée par la pression de mes doigts. C’était une sensation inconnue, cette découverte de la chair, de la chaleur, du désir naissant. Aya se pencha vers moi, sa bouche s’approchant lentement de mon visage, puis amena un de ses seins contre mes lèvres. Ma langue lécha son mamelon, avant que mes lèvres ne l’aspirent doucement, mordillant avec une tendresse mêlée de fougue ce point de désir, gorgé de chaleur. Un sourire énigmatique joua sur ses lèvres, elle se dégagea avec douceur, m’embrassant à pleine bouche, nos langues s’entrelacèrent dans une danse effervescente.
Nos hanches se mirent à onduler en cadence, comme un ballet coordonné de corps et de sensations. Je commençai à gémir, mes respirations s’accélérèrent, évoquant la symphonie de cette union naissante. Ma main quitta son sein pour glisser le long de son dos, parcourant ses omoplates, puis ses rondeurs pleines et chaudes, que j’écartais avec douceur, avant de remonter lentement le long de sa peau moite. Mais bientôt, elle cessa notre baiser, m’aidant à me mettre sur le ventre. Sa main, douce et ferme à la fois, parcourut ma nuque, descendit le long de mon dos, caressant chaque vertèbre, chaque courbe, jusqu’à mes fesses, que ses doigts pressèrent avec une tendresse presque insistante. Je frissonnai instinctivement, lorsque ses lèvres se posèrent juste au-dessus du sillon. Je me cambrai légèrement, sentant sa langue humide lécher ma peau puis descendre inexorablement, écartant lentement mes lèvres avec ses pouces, dévoilant l’intimité la plus secrète de mon corps. La sensation fut divine, différente de tout ce que j’avais pu connaître, plus intime encore que la caresse du clitoris, radicalement autre. La langue, douce, humide et chaude, enfonçait sa pointe de plus en plus profondément, éveillant en moi une vague de plaisir mêlée de trouble. Je relevai mes jambes, un peu plus écartées, alors qu’elle alternait ses coups de langue avec le passage de ses doigts qui appuyaient sur l’anneau plissé sans le pénétrer, comme pour titiller cette zone interdite, cette partie de moi que je considérais comme la plus secrète. Elle m’avait parlé un jour de sensations mêlées de honte et de plaisir, je comprenais désormais parfaitement ce qu’elle voulait dire. La peur d’être vue, la honte d’abandonner cette part de moi à une presque étrangère et en même temps, cette sensation de relâchement total, cette jouissance qui irradiait tout mon corps, jusqu’à provoquer des décharges électriques derrière mes genoux.
Elle utilisa une petite parcelle de mon corps que je ne pensais pas capable de me donner autant de plaisir. Pourtant, la magie opérait, irrésistible. Plus tard, Aya se redressa, sortit une petite boîte circulaire dissimulée sous son oreiller, l’ouvrit, révélant un morceau de tissu imbibé d’huile parfumée à la fleur d’oranger. Elle referma la boîte avec calme, puis caressa doucement, avec patience, cette zone sensible autour de mon anus. J’attendais, le souffle court, les jambes toujours écartées, ressentant l’humidité de ses doigts enfoncés en moi, en un va-et-vient lent et précis. La gêne m’envahissait, mais je n’avais pas envie de résister. Une douce fièvre soudaine m’envahit, comme une vague de chaleur qui explosa en moi, la sueur perlait sur mes tempes, mes cheveux humides collaient à ma peau. Aya soufflait de temps en temps sur son doigt pour le rafraîchir, tandis que je tentais de me détendre, laissant ses doigts s’enfoncer plus profondément, en une rotation douce. Un second doigt rejoignit le premier, je levai la tête la bouche entrouverte, plus brûlante que jamais. Elle posa sa main libre sur ma bouche, pour m’indiquer de rester silencieuse, essuyant involontairement la sueur qui perlait sur ma lèvre supérieure. La sensation devenait de plus en plus intense, ses doigts caressant, pliés, tournant l’intérieur de cette zone secrète, tandis que son autre main m’incitait à écarter davantage mes jambes, afin qu’elle puisse continuer à me pénétrer en toute facilité, en toute acceptation.
à suivre
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