Histoire de Jhenane, une fille du Liban. Chapitre I - Aya 2/2
Récit érotique écrit par muscadine [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
- • 2 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de muscadine ont reçu un total de 1 753 visites.
Cette histoire de sexe a été affichée 778 fois depuis sa publication.
Couleur du fond :
Histoire de Jhenane, une fille du Liban. Chapitre I - Aya 2/2
Après quelques minutes, je me suis sentie calme, presque apaisée, le sexe trempé et le clitoris à découvert. Après qu’elle eut retiré ses doigts, elle prit une brosse à cheveux et je tentai d’imaginer ce qui se passait plus bas, en haut de mes cuisses, en fermant les yeux. La pointe arrondie de la brosse pressa lentement sur mon anus, s’enfonçant doucement. Je relevai instinctivement mes fesses, les écartant encore plus pour accueillir cette nouvelle sensation. La douleur, si l’on pouvait l’appeler ainsi, était en réalité une excitation étrange, une sensation de picotement agréable, presque délicieuse. La cire d’huile, la douceur de cette pénétration nouvelle rendaient l’épreuve très supportable voire agréable. La sueur coula de mon front humidifiant mes cheveux, mon corps entier tremblait légèrement sous cette nouvelle expérience. Lorsqu’elle eut entièrement enfoncé le manche, Aya fit une pause, me demandant à l’oreille si je n’avais pas mal. Je secouai la tête, silencieusement. Elle reprit son mouvement, la brosse glissant en un va-et-vient régulier, ressortant partiellement pour mieux se réinsérer, comme une danse prévisible. La vague de plaisir depuis le tréfonds de mon ventre s’amplifia, remplacée peu à peu par une torpeur douce et envahissante. Les picotements s’effacèrent, je relevai la tête laissant échapper un cri silencieux, mon corps tressaillant sous une série de secousses incontrôlables. J’avais envie de pleurer, de rire, de hurler ou de tout cela à la fois. La jouissance avait été si forte, si inattendue, qu’elle semblait m’avoir vidée de toute force, comme dans un rêve éveillé. Ma tête retomba lourdement contre l’oreiller, mes cheveux collés à mon front, tandis que je sombrais dans une torpeur passagère, la chaleur de mon corps s’effaçant lentement, la brise du soir rafraîchissant doucement mes sens. Aya rangea le tissu dans la boîte, calmement, comme si tout cela n’était qu’un geste banal.
— À toi de la retirer quand tu veux, murmura-t-elle doucement. Certains préfèrent garder l’objet encore quelques minutes après l’orgasme.
Je tirai lentement sur cet objet de plaisir malgré lui, la sensation était étrange, à la fois libératrice et déroutante. Je nettoyai la brosse et la posai sur un petit meuble. Quoi de plus naturel dans une chambre de filles, qu’une brosse à cheveux ? Allongée sur son lit, Aya regardait le plafond, perdue dans ses pensées, tandis que l’odeur de ma peau humide et de nos ébats dans la nuit avancée envahissaient la pièce. Quant à moi, l’anus me piquait un peu, témoin capital de nos divagations corporelles…
Les vacances débutaient sous un soleil radieux, mais une question persistante hantait mon esprit, comme assez souvent : pourquoi les brosses à cheveux portaient-elles toujours un trou à l’extrémité du manche, alors que personne ne songeait à les accrocher au mur ? La place d’un tel accessoire se trouvait bien souvent dans un tiroir ou dans un récipient quelconque, entouré de brosses, peignes et autres limes à ongles. Encore un sujet fondamental qui risquait de rester sans réponse…
Le lendemain matin, le réveil fut rude. La nuit avait été courte et le sommeil léger. Pour ne pas attirer l’attention, il nous fallait absolument respecter les horaires de la maisonnée. Après avoir englouti notre petit-déjeuner et pris une douche rafraîchissante, nous nous retrouvâmes au bord de la piscine, allongées sur des chaises longues à l’ombre, laissant la chaleur du soleil caresser l’eau du bassin.
Aya entama la conversation d’une voix douce, presque penaude :
— Ça va ? Tu t’es remise ?
Sa voix trahissait une certaine inquiétude, comme si elle se sentait responsable. Je me demandais comment agir : devais-je jouer la blasée, celle qui accueillait cette nouvelle expérience avec une certaine sérénité, ou au contraire faire l’ingénue et lui poser une multitude de questions pour me rassurer ?
— Ça me pique encore un peu, confiai-je, incertaine. Je ne sais pas si c’est normal.
— C’est tout à fait habituel, répondit-elle avec douceur. Au début, c’est logique d’avoir cet inconvénient, mais bientôt, quand tu y seras habituée, tu ne ressentiras plus aucune gêne et tu seras prête à recevoir des objets plus gros, pour plus de plaisir.
— Plus gros ? Pour quoi faire ?
— Pour explorer d’autres sensations, d’autres moyens de parvenir au plaisir.
— Et quoi, par exemple ?
— Tu verras bien, ne sois pas si pressée. L’attente, c’est aussi une façon de laisser monter l’impatience, de s’imaginer tout un univers de scénarios plus fous les uns que les autres.
C’est alors que Thalia entra dans la conversation, la meilleure amie d’Aya, dont la présence apporta une touche d’insouciance.
— Et elle a déjà… enfin, tu vois ce que je veux dire ?
Aya hocha la tête, un léger sourire en coin.
— Oui, je vois très bien. Elle a connu un amant de passage, mais si, pour la famille, elle doit arriver au mariage encore vierge, c’est fichu. Cependant, les coutumes évoluent un peu. Elle prévoit de quitter le pays à la fin de ses études. Cela ne l’empêche pas d’utiliser son corps comme nous, d’explorer le plaisir de sa propre personne, d’une façon différente mais tout aussi satisfaisante. Tout le monde y trouve son compte : la famille, l’éventuel futur époux, elle-même, même les cousines !
Sa dernière remarque m’étonna. Je ne savais pas qu’Aya était capable d’entretenir des relations lesbiennes assidues avec une autre fille. La présence de Thalia me semblait intrusive, une rivalité naissante peut-être, ou simplement une jalousie mal dissimulée. Mais finalement, je réalisais que cette possessivité était injuste. Comment ne pas tomber amoureuse d’Aya ? Thalia lui avait fait découvrir son premier orgasme anal, tout comme elle l’avait fait avec moi, mais cette fois, c’était elle, l’initiatrice. Si elle avait ressenti quelques regrets à l’idée d’inculquer ces pratiques à une autre fille, surtout issue de la famille, mon acceptation totale avait balayé toute hésitation ou remords, évitant ainsi toute complication.
Elle reprit d’un ton plus léger :
— Ce soir, on essaie de ne pas traîner. On pourra commencer plus tôt. J’ai vraiment très envie et j’aimerais aussi que tu prennes soin de moi à ton tour. Hier soir, il m’a manqué quelque chose que toi seule pouvais m’apporter. Je comprends, ce n’est pas facile la première fois, avec toutes ces questions qui tournent en boucle, mais ensuite tout devient naturel. Il faut que tu te dises qu’aimer jouir de cette façon n’est pas une anomalie. C’est un raffinement.
Je tournai doucement la tête vers elle, lui adressant un sourire. Les rayons du soleil filtraient à travers les feuilles des arbres, jouant sur ses cheveux d’un roux très foncé, lui donnant une allure encore plus belle et mystérieuse.
Je passai la journée en sa compagnie, à parler de tout et de rien. Un mélange d’envie et de jalousie m’envahissait, mais aussi une fierté : j’étais celle avec qui elle partageait le plus de moments, celle qui partageait sa chambre, celle qui allait lui faire atteindre le plaisir. Souvent, nous échangions nos vêtements, presque de la même taille — seules quelques mesures différaient — et elle adorait mes pieds, trouvant leur forme charmante, même si je ne mettais pratiquement jamais de vernis. Mes pieds étaient naturels et le reste aussi d’ailleurs. Aya a le pied grec comme toutes les femmes de la famille, nommé ainsi, car il possède le pouce plus court que l’orteil voisin. La journée s’écoula lentement, se terminant sur la plage où le coucher de soleil immense et orange embrasait l’horizon, rappelant ceux que l’on peut voir en Californie.
Sur le chemin du retour, Aya effleura à plusieurs reprises ma main et ma hanche comme pour marquer sa présence, sa tension palpable. Je percevais en elle une attente ardente, une impatience qu’elle ne cherchait même plus à dissimuler. Après le repas du soir et la douche, nous nous retrouvâmes dans la chambre, allongées l’une à côté de l’autre, attendant que le reste de la maison se fasse silencieux, que chaque bruit s’éteigne, afin de reprendre notre liaison secrète, cette parenthèse interdite. Pour patienter, Aya entama une conversation, me parlant de Thalia, qui avait été initiée par Nawal, une amie de ses parents œuvrant dans le monde de la mode. Une femme d’une trentaine d’années attirée par des jeunes filles peu ou pas expérimentées sexuellement. Thalia et Nawal se voyaient régulièrement et Thalia mettait en pratique avec Aya tout ce qu’elle avait appris de cette rencontre. Lorsqu’elle déclara que Nawal adorait tout ce qui touchait de près ou de loin à l’anal, aussi bien pour elle-même que pour ses partenaires, Aya se mit aussitôt à lui poser une série de questions, comme si ce sujet mystérieux éveillait en elle une curiosité insatiable. La boîte au chiffon huilé devint une confidence entre nous, un secret que je ne pouvais qu’admirer et je n’étais pas au bout de mes surprises.
Lorsque le bruit discret de la serrure de la porte d’entrée annonça la fermeture de la maison pour la nuit, je levai les yeux vers Aya, qui me fit un signe de la main m’indiquant d’approcher. Je m’exécutai silencieusement, prenant soin de suivre son exemple : ma jambe se posa doucement sur la sienne, ma bouche effleura ses lèvres, ma langue s’y aventurant avec une ardeur contenue. Elle saisit ma tête entre ses mains, me demanda de la lécher et je descendis jusqu’à ses cuisses, sentant la chaleur de sa peau contre ma joue, avant de poser ma bouche sur son sexe lisse. Ma langue glissa entre ses grandes lèvres, caressant son clitoris que je touchai aussi du bout du doigt, sa taille n’était pas aussi imposante que le mien, mais elle offrait suffisamment de possibilités pour jouer avec.
N’ayant surtout pas l’intention d’entrer dans son vagin, mon doigt humide s’aventura plus bas, jusqu’à ce que Aya, dans un soupir me mette la petite boîte ronde dans la main. Je l’ouvris, pris le tissu huilé, le frottai contre son anus bien plissé palpitant sous mes doigts. Aya, allongée sur le dos, jambes relevées et genoux sur ses seins, un oreiller sous ses reins, laissait ses petites lèvres dépasser formant une petite fleur bistre, à deux pétales. La peau autour de son anus, plus foncée, dessinait une tache brunâtre au centre de cette chair blanche. Mon pouce se posa au centre de cette zone luisante, je le pressai doucement puis plus fermement pour en évaluer la fermeté, avant de l’enfoncer lentement et intégralement.
Aya gémit, écartant un peu plus ses jambes. Je me souviens avoir utilisé outre mon pouce puis mon index, jusqu’à en insérer trois doigts, observant leur aisance à bouger dans ce sphincter très souple. Elle respirait de plus en plus fort, ses gémissements montant en intensité. Je dus couvrir sa bouche pour limiter le son, elle me mordit doucement la main. Ses jambes se reculant pour prendre la posture à quatre pattes sur le bord du lit, je repris le tissu huilé, mais cette fois elle me tendit un morceau de bois sombre, que je compris être un des barreaux de son lit, assez gros, arrondi, vernis, d’une douceur étrange. Je l’enfonçai délicatement entre ses fesses, elle se cambra accompagnant mes mouvements avec un plaisir évident. Je caressais son dos, concentrée, chaque insertion étant une invitation muette. Elle se tendait, s’écartait les fesses, vérifiant avec sa main si le barreau était bien en place. Son anus, en forme de triangle aux extrémités arrondies, s’ouvrait et se fermait sous mes doigts, réagissant à chaque touche, chaque pression avec une souplesse presque hypnotique. Je n’osais aller trop loin, craignant de lui faire mal, mais ses gémissements s’intensifiaient comme pour m’encourager, jusqu’à ce qu’elle se couche à plat ventre, le nez enfoui dans les draps, la main crispée entre ses jambes.
Je ne retirai pas le barreau, dont la surface luisait dans la semi-obscurité et lui murmurai à l’oreille, inquiète : « Tout va bien ? » Elle tourna la tête vers moi, m’embrassa, puis se retourna pour retirer le barreau, le cachant soigneusement sous l’oreiller avant de sombrer dans un sommeil presque immédiat. Je restai là, frustrée comme après une masturbation solitaire, incapable de calmer cette tension, cette envie qui demeurait intacte. Je soupirai en regardant par la fenêtre où les étoiles brillaient encore, comme pour me faire signe : il y en avait sûrement une qui détenait la clé de cette énigme… mais le sommeil m’emporta avant que je ne trouve la réponse.
Les jours de cet été s’écoulaient lentement, notre capital de vacances diminuait, mais nos cœurs étaient légers, emplis de cette insouciance douce, de cette intime complicité qui nous rapprochait chaque jour davantage. Marwa allait mieux, mais préférait rester dans l’autre chambre, un détail qui en réalité, nous comblait de bonheur. Elle se sentait quelque peu en marge, incapable de retrouver la légèreté de jouer aux cartes avec nous comme elle le faisait encore parfois. Nos jeux avaient évolué. Nous avions ajouté à notre collection d’accessoires, un pinceau pour aquarelle découvert dans la cave, que nous nous passions sur le clitoris en simulant une peinture, pour finir avec les poils raides directement sur la muqueuse, dans une expérience à la fois douloureuse et terriblement excitante.
Une nuit, Aya m’avait fait jouir, les poignets et les chevilles entravés, la tête tournée vers les draps, un oreiller sous le bassin, m’incitant silencieusement à me hisser davantage. J’avais adoré cette sensation d’être entièrement à sa merci, d’être à elle dans cette vulnérabilité volontaire, surtout lorsque ses doigts, serrant le fin lacet autour de mon clitoris, le rendaient encore plus sensible. C’était une expérience que je désirais refaire au plus vite.
Un matin, elle m’avait demandé de retirer mon slip et de rester le ventre nu toute la journée. Elle m’avait montré le plus simplement du monde, qu’elle aussi ne portait rien sous sa robe. Nous étions restées ainsi, sans sous-vêtements, jusqu’à la douche du soir. Plus tard, après avoir attaché mes poignets aux barreaux de la tête de lit, Aya sortit de sa poche quatre épingles à linge en bois, qu’elle fixa sur mon sexe, deux sur chaque grande lèvre, un lacet passant dans chaque trou pour l’enrouler autour du haut de mes cuisses. Les pinces tiraient sur mes lèvres, dégageant mon clitoris, tandis que mon petit slip blanc, inutilisé, finit en boule dans ma bouche. Aya, quant à elle, utilisait le pinceau et son lacet pour m’emmener au plaisir ultime. J’eus une explosion, un jet inattendu, mouillant le haut de mes jambes. Confuse de cette jouissance, elle m’avait expliqué que ce n’était pas de l’urine comme je l’avais cru un moment, mais une éjaculation féminine. Peut-être, un jour deviendrai-je une femme fontaine, ou l’étais-je déjà sans le savoir vraiment.
Le dernier jour arriva aussi vite qu’un mascaret dans son estuaire. La vie allait reprendre sans elle à mes côtés. La veille, nous avions partagé une dernière séance de masturbation, chacune sur son lit : elle avec le barreau, moi avec la brosse à cheveux, dans cette dernière étreinte de nos rêves secrets. Cette fois, je n’avais ressenti ni frustration ni vide. Je savais désormais comment m’occuper seule, comment apaiser cette envie, cette nécessité. Nous nous quittâmes avec un sourire, reconnaissantes de ces moments précieux. Les prochaines vacances étaient déjà planifiées pour début novembre, même si le temps n’était pas aussi clément qu’en été. Mais, avec Aya, je savais que, quoi qu’il advienne, nos conversations nocturnes et diurnes sauraient continuer à nous rapprocher.
— À toi de la retirer quand tu veux, murmura-t-elle doucement. Certains préfèrent garder l’objet encore quelques minutes après l’orgasme.
Je tirai lentement sur cet objet de plaisir malgré lui, la sensation était étrange, à la fois libératrice et déroutante. Je nettoyai la brosse et la posai sur un petit meuble. Quoi de plus naturel dans une chambre de filles, qu’une brosse à cheveux ? Allongée sur son lit, Aya regardait le plafond, perdue dans ses pensées, tandis que l’odeur de ma peau humide et de nos ébats dans la nuit avancée envahissaient la pièce. Quant à moi, l’anus me piquait un peu, témoin capital de nos divagations corporelles…
Les vacances débutaient sous un soleil radieux, mais une question persistante hantait mon esprit, comme assez souvent : pourquoi les brosses à cheveux portaient-elles toujours un trou à l’extrémité du manche, alors que personne ne songeait à les accrocher au mur ? La place d’un tel accessoire se trouvait bien souvent dans un tiroir ou dans un récipient quelconque, entouré de brosses, peignes et autres limes à ongles. Encore un sujet fondamental qui risquait de rester sans réponse…
Le lendemain matin, le réveil fut rude. La nuit avait été courte et le sommeil léger. Pour ne pas attirer l’attention, il nous fallait absolument respecter les horaires de la maisonnée. Après avoir englouti notre petit-déjeuner et pris une douche rafraîchissante, nous nous retrouvâmes au bord de la piscine, allongées sur des chaises longues à l’ombre, laissant la chaleur du soleil caresser l’eau du bassin.
Aya entama la conversation d’une voix douce, presque penaude :
— Ça va ? Tu t’es remise ?
Sa voix trahissait une certaine inquiétude, comme si elle se sentait responsable. Je me demandais comment agir : devais-je jouer la blasée, celle qui accueillait cette nouvelle expérience avec une certaine sérénité, ou au contraire faire l’ingénue et lui poser une multitude de questions pour me rassurer ?
— Ça me pique encore un peu, confiai-je, incertaine. Je ne sais pas si c’est normal.
— C’est tout à fait habituel, répondit-elle avec douceur. Au début, c’est logique d’avoir cet inconvénient, mais bientôt, quand tu y seras habituée, tu ne ressentiras plus aucune gêne et tu seras prête à recevoir des objets plus gros, pour plus de plaisir.
— Plus gros ? Pour quoi faire ?
— Pour explorer d’autres sensations, d’autres moyens de parvenir au plaisir.
— Et quoi, par exemple ?
— Tu verras bien, ne sois pas si pressée. L’attente, c’est aussi une façon de laisser monter l’impatience, de s’imaginer tout un univers de scénarios plus fous les uns que les autres.
C’est alors que Thalia entra dans la conversation, la meilleure amie d’Aya, dont la présence apporta une touche d’insouciance.
— Et elle a déjà… enfin, tu vois ce que je veux dire ?
Aya hocha la tête, un léger sourire en coin.
— Oui, je vois très bien. Elle a connu un amant de passage, mais si, pour la famille, elle doit arriver au mariage encore vierge, c’est fichu. Cependant, les coutumes évoluent un peu. Elle prévoit de quitter le pays à la fin de ses études. Cela ne l’empêche pas d’utiliser son corps comme nous, d’explorer le plaisir de sa propre personne, d’une façon différente mais tout aussi satisfaisante. Tout le monde y trouve son compte : la famille, l’éventuel futur époux, elle-même, même les cousines !
Sa dernière remarque m’étonna. Je ne savais pas qu’Aya était capable d’entretenir des relations lesbiennes assidues avec une autre fille. La présence de Thalia me semblait intrusive, une rivalité naissante peut-être, ou simplement une jalousie mal dissimulée. Mais finalement, je réalisais que cette possessivité était injuste. Comment ne pas tomber amoureuse d’Aya ? Thalia lui avait fait découvrir son premier orgasme anal, tout comme elle l’avait fait avec moi, mais cette fois, c’était elle, l’initiatrice. Si elle avait ressenti quelques regrets à l’idée d’inculquer ces pratiques à une autre fille, surtout issue de la famille, mon acceptation totale avait balayé toute hésitation ou remords, évitant ainsi toute complication.
Elle reprit d’un ton plus léger :
— Ce soir, on essaie de ne pas traîner. On pourra commencer plus tôt. J’ai vraiment très envie et j’aimerais aussi que tu prennes soin de moi à ton tour. Hier soir, il m’a manqué quelque chose que toi seule pouvais m’apporter. Je comprends, ce n’est pas facile la première fois, avec toutes ces questions qui tournent en boucle, mais ensuite tout devient naturel. Il faut que tu te dises qu’aimer jouir de cette façon n’est pas une anomalie. C’est un raffinement.
Je tournai doucement la tête vers elle, lui adressant un sourire. Les rayons du soleil filtraient à travers les feuilles des arbres, jouant sur ses cheveux d’un roux très foncé, lui donnant une allure encore plus belle et mystérieuse.
Je passai la journée en sa compagnie, à parler de tout et de rien. Un mélange d’envie et de jalousie m’envahissait, mais aussi une fierté : j’étais celle avec qui elle partageait le plus de moments, celle qui partageait sa chambre, celle qui allait lui faire atteindre le plaisir. Souvent, nous échangions nos vêtements, presque de la même taille — seules quelques mesures différaient — et elle adorait mes pieds, trouvant leur forme charmante, même si je ne mettais pratiquement jamais de vernis. Mes pieds étaient naturels et le reste aussi d’ailleurs. Aya a le pied grec comme toutes les femmes de la famille, nommé ainsi, car il possède le pouce plus court que l’orteil voisin. La journée s’écoula lentement, se terminant sur la plage où le coucher de soleil immense et orange embrasait l’horizon, rappelant ceux que l’on peut voir en Californie.
Sur le chemin du retour, Aya effleura à plusieurs reprises ma main et ma hanche comme pour marquer sa présence, sa tension palpable. Je percevais en elle une attente ardente, une impatience qu’elle ne cherchait même plus à dissimuler. Après le repas du soir et la douche, nous nous retrouvâmes dans la chambre, allongées l’une à côté de l’autre, attendant que le reste de la maison se fasse silencieux, que chaque bruit s’éteigne, afin de reprendre notre liaison secrète, cette parenthèse interdite. Pour patienter, Aya entama une conversation, me parlant de Thalia, qui avait été initiée par Nawal, une amie de ses parents œuvrant dans le monde de la mode. Une femme d’une trentaine d’années attirée par des jeunes filles peu ou pas expérimentées sexuellement. Thalia et Nawal se voyaient régulièrement et Thalia mettait en pratique avec Aya tout ce qu’elle avait appris de cette rencontre. Lorsqu’elle déclara que Nawal adorait tout ce qui touchait de près ou de loin à l’anal, aussi bien pour elle-même que pour ses partenaires, Aya se mit aussitôt à lui poser une série de questions, comme si ce sujet mystérieux éveillait en elle une curiosité insatiable. La boîte au chiffon huilé devint une confidence entre nous, un secret que je ne pouvais qu’admirer et je n’étais pas au bout de mes surprises.
Lorsque le bruit discret de la serrure de la porte d’entrée annonça la fermeture de la maison pour la nuit, je levai les yeux vers Aya, qui me fit un signe de la main m’indiquant d’approcher. Je m’exécutai silencieusement, prenant soin de suivre son exemple : ma jambe se posa doucement sur la sienne, ma bouche effleura ses lèvres, ma langue s’y aventurant avec une ardeur contenue. Elle saisit ma tête entre ses mains, me demanda de la lécher et je descendis jusqu’à ses cuisses, sentant la chaleur de sa peau contre ma joue, avant de poser ma bouche sur son sexe lisse. Ma langue glissa entre ses grandes lèvres, caressant son clitoris que je touchai aussi du bout du doigt, sa taille n’était pas aussi imposante que le mien, mais elle offrait suffisamment de possibilités pour jouer avec.
N’ayant surtout pas l’intention d’entrer dans son vagin, mon doigt humide s’aventura plus bas, jusqu’à ce que Aya, dans un soupir me mette la petite boîte ronde dans la main. Je l’ouvris, pris le tissu huilé, le frottai contre son anus bien plissé palpitant sous mes doigts. Aya, allongée sur le dos, jambes relevées et genoux sur ses seins, un oreiller sous ses reins, laissait ses petites lèvres dépasser formant une petite fleur bistre, à deux pétales. La peau autour de son anus, plus foncée, dessinait une tache brunâtre au centre de cette chair blanche. Mon pouce se posa au centre de cette zone luisante, je le pressai doucement puis plus fermement pour en évaluer la fermeté, avant de l’enfoncer lentement et intégralement.
Aya gémit, écartant un peu plus ses jambes. Je me souviens avoir utilisé outre mon pouce puis mon index, jusqu’à en insérer trois doigts, observant leur aisance à bouger dans ce sphincter très souple. Elle respirait de plus en plus fort, ses gémissements montant en intensité. Je dus couvrir sa bouche pour limiter le son, elle me mordit doucement la main. Ses jambes se reculant pour prendre la posture à quatre pattes sur le bord du lit, je repris le tissu huilé, mais cette fois elle me tendit un morceau de bois sombre, que je compris être un des barreaux de son lit, assez gros, arrondi, vernis, d’une douceur étrange. Je l’enfonçai délicatement entre ses fesses, elle se cambra accompagnant mes mouvements avec un plaisir évident. Je caressais son dos, concentrée, chaque insertion étant une invitation muette. Elle se tendait, s’écartait les fesses, vérifiant avec sa main si le barreau était bien en place. Son anus, en forme de triangle aux extrémités arrondies, s’ouvrait et se fermait sous mes doigts, réagissant à chaque touche, chaque pression avec une souplesse presque hypnotique. Je n’osais aller trop loin, craignant de lui faire mal, mais ses gémissements s’intensifiaient comme pour m’encourager, jusqu’à ce qu’elle se couche à plat ventre, le nez enfoui dans les draps, la main crispée entre ses jambes.
Je ne retirai pas le barreau, dont la surface luisait dans la semi-obscurité et lui murmurai à l’oreille, inquiète : « Tout va bien ? » Elle tourna la tête vers moi, m’embrassa, puis se retourna pour retirer le barreau, le cachant soigneusement sous l’oreiller avant de sombrer dans un sommeil presque immédiat. Je restai là, frustrée comme après une masturbation solitaire, incapable de calmer cette tension, cette envie qui demeurait intacte. Je soupirai en regardant par la fenêtre où les étoiles brillaient encore, comme pour me faire signe : il y en avait sûrement une qui détenait la clé de cette énigme… mais le sommeil m’emporta avant que je ne trouve la réponse.
Les jours de cet été s’écoulaient lentement, notre capital de vacances diminuait, mais nos cœurs étaient légers, emplis de cette insouciance douce, de cette intime complicité qui nous rapprochait chaque jour davantage. Marwa allait mieux, mais préférait rester dans l’autre chambre, un détail qui en réalité, nous comblait de bonheur. Elle se sentait quelque peu en marge, incapable de retrouver la légèreté de jouer aux cartes avec nous comme elle le faisait encore parfois. Nos jeux avaient évolué. Nous avions ajouté à notre collection d’accessoires, un pinceau pour aquarelle découvert dans la cave, que nous nous passions sur le clitoris en simulant une peinture, pour finir avec les poils raides directement sur la muqueuse, dans une expérience à la fois douloureuse et terriblement excitante.
Une nuit, Aya m’avait fait jouir, les poignets et les chevilles entravés, la tête tournée vers les draps, un oreiller sous le bassin, m’incitant silencieusement à me hisser davantage. J’avais adoré cette sensation d’être entièrement à sa merci, d’être à elle dans cette vulnérabilité volontaire, surtout lorsque ses doigts, serrant le fin lacet autour de mon clitoris, le rendaient encore plus sensible. C’était une expérience que je désirais refaire au plus vite.
Un matin, elle m’avait demandé de retirer mon slip et de rester le ventre nu toute la journée. Elle m’avait montré le plus simplement du monde, qu’elle aussi ne portait rien sous sa robe. Nous étions restées ainsi, sans sous-vêtements, jusqu’à la douche du soir. Plus tard, après avoir attaché mes poignets aux barreaux de la tête de lit, Aya sortit de sa poche quatre épingles à linge en bois, qu’elle fixa sur mon sexe, deux sur chaque grande lèvre, un lacet passant dans chaque trou pour l’enrouler autour du haut de mes cuisses. Les pinces tiraient sur mes lèvres, dégageant mon clitoris, tandis que mon petit slip blanc, inutilisé, finit en boule dans ma bouche. Aya, quant à elle, utilisait le pinceau et son lacet pour m’emmener au plaisir ultime. J’eus une explosion, un jet inattendu, mouillant le haut de mes jambes. Confuse de cette jouissance, elle m’avait expliqué que ce n’était pas de l’urine comme je l’avais cru un moment, mais une éjaculation féminine. Peut-être, un jour deviendrai-je une femme fontaine, ou l’étais-je déjà sans le savoir vraiment.
Le dernier jour arriva aussi vite qu’un mascaret dans son estuaire. La vie allait reprendre sans elle à mes côtés. La veille, nous avions partagé une dernière séance de masturbation, chacune sur son lit : elle avec le barreau, moi avec la brosse à cheveux, dans cette dernière étreinte de nos rêves secrets. Cette fois, je n’avais ressenti ni frustration ni vide. Je savais désormais comment m’occuper seule, comment apaiser cette envie, cette nécessité. Nous nous quittâmes avec un sourire, reconnaissantes de ces moments précieux. Les prochaines vacances étaient déjà planifiées pour début novembre, même si le temps n’était pas aussi clément qu’en été. Mais, avec Aya, je savais que, quoi qu’il advienne, nos conversations nocturnes et diurnes sauraient continuer à nous rapprocher.
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par muscadine
3 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
@Logan 1961 ; Oui, il y a une suite rassurez-vous. Les chapitres suivants ne resteront pas forcément dans "Entre femmes". Merci pour votre avis.
On explore sa part de féminité, dans les mots et les images qu'ils nous envoient. Belle histoire qui j'espère ne restera pas sans une suite. Merci
Enfin un texte bien écrit. Merci.
