Le plaisir de la recharge
Récit érotique écrit par Celse [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Le plaisir de la recharge
Samantha pesta intérieurement en claquant la portière de sa petite citadine électrique. Le tableau de bord affichait une batterie à 27 % seulement. Encore une fois, Julien avait oublié de la brancher la veille. « Putain, mais il le fait exprès ou quoi ? » marmonna-t-elle entre ses dents serrées. Elle démarra en trombe, direction l’aire de recharge rapide sur la nationale, celle qu’elle évitait d’habitude parce qu’elle était un peu glauque, isolée, avec ce bosquet douteux à côté. Mais là, pas le choix : elle n’arriverait jamais au bureau sinon.
Elle se gara sous l’auvent, brancha le câble avec des gestes brusques. L’écran indiqua quarante-cinq minutes. Super. Elle resta au volant, musique à fond, essayant de calmer sa colère.
Un coup sec contre la vitre la fit sursauter si fort qu’elle en lâcha son téléphone.
Un homme, la quarantaine bedonnante, casquette vissée, barbe mal rasée, la regardait avec un sourire en coin.
Elle baissa la vitre de trois centimètres, juste assez pour entendre.
« Combien tu prends pour une pipe ? »
Elle resta bouche bée une seconde, puis la rage explosa.
« T’es complètement malade ?! Dégage, connard ! Je vais appeler les flics ! »
L’homme haussa les épaules, marmonna un « OK, OK » et s’éloigna tranquillement.
Samantha verrouilla tout, le cœur tambourinant. Elle se regarda dans le rétro : tailleur sage, chemisier boutonné jusqu’en haut, chignon impeccable. Comment il avait pu la prendre pour une… pute ? Le mot lui brûla la gorge.
Ce n’est qu’en repartant, quand elle passa devant le bosquet à une cinquantaine de mètres, qu’elle comprit. Quatre ou cinq femmes étaient là, alignées le long de la route secondaire. Jupes ultra-courtes, tops moulants, bas résille, talons aiguilles. L’une faisait signe à une voiture qui ralentissait. Une autre discutait avec un chauffeur de camion. Leur métier était écrit sur elles en lettres criardes.
Samantha rentra chez elle ce soir-là sans dire un mot à Julien. Mais toute la journée, pendant les réunions, les rapports, les pauses café, l’image de ces femmes tournait en boucle dans sa tête. Qu’est-ce qui pouvait pousser une femme à faire ça ? Désespoir ? Choix ? Addiction ? Elle avait fait cinq ans d’études en sciences sociales, lu des tonnes de trucs sur le travail du sexe, les rapports de pouvoir, la marchandisation du corps. Mais là, c’était réel. Pas théorique.
Le lendemain matin : batterie à 34 %. Julien avait encore oublié. Samantha sentit une colère froide l’envahir. Elle ne dit rien, prit ses clés, partit.
Même aire de recharge. Même auvent. Elle brancha, attendit que l’écran affiche quarante minutes. Puis, presque malgré elle, elle sortit de la voiture. Elle marcha lentement vers le bosquet, se cacha derrière un arbre, observa.
Une blonde en jupe vinyle parlait à un homme en costard. Ils disparurent derrière un talus. Une brune aux cheveux rouges accepta un billet et monta dans une fourgonnette.
Samantha se sentait à la fois excitée et coupable. Ethnologue clandestine. Chercheuse de terrain.
Une voix grave derrière elle la fit bondir.
« Combien pour une pipe ? »
Elle se retourna. Un homme d’une trentaine d’années, sweat gris, jean élimé, barbe de trois jours. Il la détaillait sans gêne.
« Je… non… je ne… »
Elle bafouilla. Elle voulut dire « je regarde juste », mais les mots restèrent coincés. La honte la submergea déjà.
« Allez, dis-moi. Les autres prennent 30 € en général. »
Trente euros. Le chiffre tourna dans sa tête. Elle aurait dû hurler, partir en courant. Au lieu de ça, sa bouche articula :
« …OK. 30 €. »
L’homme sourit, sortit deux billets froissés, la prit par le bras et l’entraîna derrière le talus.
L’herbe était humide, jonchée de mégots, de préservatifs usagés. L’odeur de terre mouillée se mêlait à celle, plus forte, de l’homme qui baissait déjà sa braguette.
Son sexe jaillit, à moitié dur, courbé, la peau légèrement rouge. L’odeur la frappa de plein fouet : sueur accumulée, urine séchée, manque d’hygiène évident. Samantha sentit son estomac se retourner. Elle ferma les yeux une seconde. *Qu’est-ce que je suis en train de faire ?*
Il posa une main sur sa nuque, pas brutal, mais ferme.
Elle s’agenouilla. Le tissu de son pantalon se trempa immédiatement dans l’herbe. Elle prit le sexe en main – chaud, lourd, pulsant déjà. La peau était douce sous ses doigts, mais l’odeur… elle dut respirer par la bouche.
Elle approcha les lèvres. Le premier contact fut un choc : le goût salé, âcre, presque rance. Elle grimaça, mais l’homme poussa doucement sa tête en avant. Elle ouvrit la bouche, engloutit le gland, puis plus profondément. La texture était veloutée sur la langue, les veines saillantes sous ses lèvres. Elle commença à bouger, lentement d’abord, aspirant, tournant la langue autour du frein.
L’homme grogna. « C’est bien, vas-y… »
Elle accéléra, malgré elle. La honte était là, brûlante, viscérale : elle, Samantha, master en socio, à genoux dans la boue, en train de sucer un inconnu qui puait pour 30 €. Ses joues étaient en feu. Des larmes lui piquaient les yeux. Et pourtant… pourtant, entre ses cuisses, une chaleur traîtresse montait. Son clitoris pulsait contre la couture de sa culotte. Elle serrait les cuisses l’une contre l’autre pour calmer la sensation, mais ça ne faisait qu’empirer.
L’homme guidait maintenant le rythme, tenant ses cheveux. Il allait plus profond, touchant le fond de sa gorge. Elle étouffa un haut-le-cœur, saliva abondamment. Le bruit obscène de succion emplissait l’air. Il haletait. « J’vais jouir... »
Elle n’eut pas le temps de réagir. Il se raidit, poussa un râle, et se vida dans sa bouche en longs jets chauds, épais, amers. Elle avala par réflexe, déglutissant plusieurs fois, le goût envahissant tout : sel, amertume, quelque chose de presque métallique. Une dernière goutte coula sur sa langue alors qu’il se retirait.
Il remonta sa braguette, lui fourra un billet supplémentaire dans la main, la remerciant de l’avoir sucé à nu et tout avalé, pas comme les autres, puis il partit sans un autre mot.
Samantha resta à genoux une minute, le souffle court. Elle cracha plusieurs fois dans l’herbe, mais le goût persistait, collant, tenace. Elle se traita de conne. S’en voulu de n’avoir agit que par instinct, de ne pas s’être protégée. Elle se releva, les jambes tremblantes, les genoux trempés. Elle marcha jusqu’à sa voiture comme dans un brouillard, s’assit au volant. Le trajet jusqu’au bureau fut un calvaire : elle se rinça la bouche dix fois aux toilettes, mais rien n’effaçait la sensation. Et pire : entre ses cuisses, elle était trempée.
Le soir, elle vérifia la prise murale. Julien avait branché la voiture. Bon élève.
Samantha regarda le câble un long moment. Puis, sans réfléchir, elle le débrancha. Lentement. Silencieusement.
Le lendemain matin, elle choisit sa tenue avec soin : jupe crayon noire moulante, chemisier en soie légèrement transparent, escarpins hauts. Soutien-gorge en dentelle. Pas vulgaire. Juste… sexy.
Même aire. Elle brancha. Descendit. Se dirigea vers les filles.
La brune aux cheveux rouges la jaugea.
« T’es nouvelle ? »
« Oui. Je… je veux essayer. C’est combien les tarifs ? »
« Pipe 30, complet 70. Capote obligatoire pour tout. Pas de bisous, pas d’anal sauf supplément. »
Samantha hocha la tête.
Dix minutes plus tard, un homme en costume gris, cinquantaine, alliance visible, s’approcha.
« Combien pour l’amour ? »
« 70. »
Il compta les billets, les lui tendit.
« Monte. »
Ils roulèrent jusqu’au fond du parking, derrière un hangar désaffecté. Il coupa le moteur, recula son siège au maximum.
Il sortit un préservatif, l’enfila avec des gestes précis. Samantha releva sa jupe, baissa sa culotte jusqu’à mi-cuisses – elle était déjà trempée. Elle grimpa à califourchon sur lui, les genoux de part et d’autre de ses hanches.
Il la guida, la pénétra d’un coup de reins ferme. Elle était si mouillée qu’il glissa sans résistance. Il était épais, pas très long, mais la sensation de plénitude la fit gémir malgré elle. Il attrapa ses hanches, commença à bouger : des coups de reins réguliers, mécaniques, presque professionnels.
Samantha ferma les yeux. La honte était là, plus forte que jamais : elle se faisait baiser pour de l’argent, dans une voiture inconnue, par un inconnu marié. Elle vendait son corps. Elle était une pute. Le mot la traversa comme un éclair, et au lieu de la repousser, il l’excita encore plus. Ses tétons pointaient sous le chemisier, frottant contre le tissu à chaque mouvement.
Elle accéléra, ondulant des hanches, cherchant le frottement de son clitoris contre le pubis de l’homme. Il grogna, passa les mains sous son chemisier, pinça ses seins à travers la dentelle. Elle haletait maintenant, le plaisir montant vite, trop vite. Ce n’était pas lui. C’était l’interdit. C’était la honte délicieuse, brûlante, qui la faisait mouiller encore plus.
Elle jouit la première, violemment : son ventre se contracta autour de lui, ses cuisses tremblèrent, elle mordit sa lèvre pour ne pas crier. Des spasmes la traversèrent, longs, intenses, presque douloureux de plaisir.
Il la suivit presque aussitôt, se vidant dans la capote avec un râle étouffé.
Il la redéposa près des bornes cinq minutes plus tard. Elle remit sa culotte, lissa sa jupe, glissa les 70 € dans son sac. Elle marcha jusqu’à sa voiture, les jambes encore flageolantes, le sexe palpitant, sensible.
Au bureau, elle s’assit à son poste, croisa les jambes. La sensation de vide, de moiteur, la poursuivit toute la journée. La honte était là, tenace. Mais le plaisir… le plaisir était plus fort.
Les jours suivants, le rituel s’installa. Chaque soir où elle avait envie – envie de jouir vite, fort, dans l’interdit –, elle débranchait discrètement la voiture. Chaque matin, elle s’habillait un peu plus provocante, allait là-bas. Parfois une pipe rapide derrière le talus. Parfois un complet dans une voiture étrangère.
Elle se disait que c’était temporaire. Une expérience. Une étude de terrain.
Mais quand elle se regardait dans le miroir avant de partir, les billets pliés dans son sac, le goût d’un inconnu encore sur la langue, elle savait qu’elle mentait.
Et ça la faisait mouiller rien que d’y penser.
Elle se gara sous l’auvent, brancha le câble avec des gestes brusques. L’écran indiqua quarante-cinq minutes. Super. Elle resta au volant, musique à fond, essayant de calmer sa colère.
Un coup sec contre la vitre la fit sursauter si fort qu’elle en lâcha son téléphone.
Un homme, la quarantaine bedonnante, casquette vissée, barbe mal rasée, la regardait avec un sourire en coin.
Elle baissa la vitre de trois centimètres, juste assez pour entendre.
« Combien tu prends pour une pipe ? »
Elle resta bouche bée une seconde, puis la rage explosa.
« T’es complètement malade ?! Dégage, connard ! Je vais appeler les flics ! »
L’homme haussa les épaules, marmonna un « OK, OK » et s’éloigna tranquillement.
Samantha verrouilla tout, le cœur tambourinant. Elle se regarda dans le rétro : tailleur sage, chemisier boutonné jusqu’en haut, chignon impeccable. Comment il avait pu la prendre pour une… pute ? Le mot lui brûla la gorge.
Ce n’est qu’en repartant, quand elle passa devant le bosquet à une cinquantaine de mètres, qu’elle comprit. Quatre ou cinq femmes étaient là, alignées le long de la route secondaire. Jupes ultra-courtes, tops moulants, bas résille, talons aiguilles. L’une faisait signe à une voiture qui ralentissait. Une autre discutait avec un chauffeur de camion. Leur métier était écrit sur elles en lettres criardes.
Samantha rentra chez elle ce soir-là sans dire un mot à Julien. Mais toute la journée, pendant les réunions, les rapports, les pauses café, l’image de ces femmes tournait en boucle dans sa tête. Qu’est-ce qui pouvait pousser une femme à faire ça ? Désespoir ? Choix ? Addiction ? Elle avait fait cinq ans d’études en sciences sociales, lu des tonnes de trucs sur le travail du sexe, les rapports de pouvoir, la marchandisation du corps. Mais là, c’était réel. Pas théorique.
Le lendemain matin : batterie à 34 %. Julien avait encore oublié. Samantha sentit une colère froide l’envahir. Elle ne dit rien, prit ses clés, partit.
Même aire de recharge. Même auvent. Elle brancha, attendit que l’écran affiche quarante minutes. Puis, presque malgré elle, elle sortit de la voiture. Elle marcha lentement vers le bosquet, se cacha derrière un arbre, observa.
Une blonde en jupe vinyle parlait à un homme en costard. Ils disparurent derrière un talus. Une brune aux cheveux rouges accepta un billet et monta dans une fourgonnette.
Samantha se sentait à la fois excitée et coupable. Ethnologue clandestine. Chercheuse de terrain.
Une voix grave derrière elle la fit bondir.
« Combien pour une pipe ? »
Elle se retourna. Un homme d’une trentaine d’années, sweat gris, jean élimé, barbe de trois jours. Il la détaillait sans gêne.
« Je… non… je ne… »
Elle bafouilla. Elle voulut dire « je regarde juste », mais les mots restèrent coincés. La honte la submergea déjà.
« Allez, dis-moi. Les autres prennent 30 € en général. »
Trente euros. Le chiffre tourna dans sa tête. Elle aurait dû hurler, partir en courant. Au lieu de ça, sa bouche articula :
« …OK. 30 €. »
L’homme sourit, sortit deux billets froissés, la prit par le bras et l’entraîna derrière le talus.
L’herbe était humide, jonchée de mégots, de préservatifs usagés. L’odeur de terre mouillée se mêlait à celle, plus forte, de l’homme qui baissait déjà sa braguette.
Son sexe jaillit, à moitié dur, courbé, la peau légèrement rouge. L’odeur la frappa de plein fouet : sueur accumulée, urine séchée, manque d’hygiène évident. Samantha sentit son estomac se retourner. Elle ferma les yeux une seconde. *Qu’est-ce que je suis en train de faire ?*
Il posa une main sur sa nuque, pas brutal, mais ferme.
Elle s’agenouilla. Le tissu de son pantalon se trempa immédiatement dans l’herbe. Elle prit le sexe en main – chaud, lourd, pulsant déjà. La peau était douce sous ses doigts, mais l’odeur… elle dut respirer par la bouche.
Elle approcha les lèvres. Le premier contact fut un choc : le goût salé, âcre, presque rance. Elle grimaça, mais l’homme poussa doucement sa tête en avant. Elle ouvrit la bouche, engloutit le gland, puis plus profondément. La texture était veloutée sur la langue, les veines saillantes sous ses lèvres. Elle commença à bouger, lentement d’abord, aspirant, tournant la langue autour du frein.
L’homme grogna. « C’est bien, vas-y… »
Elle accéléra, malgré elle. La honte était là, brûlante, viscérale : elle, Samantha, master en socio, à genoux dans la boue, en train de sucer un inconnu qui puait pour 30 €. Ses joues étaient en feu. Des larmes lui piquaient les yeux. Et pourtant… pourtant, entre ses cuisses, une chaleur traîtresse montait. Son clitoris pulsait contre la couture de sa culotte. Elle serrait les cuisses l’une contre l’autre pour calmer la sensation, mais ça ne faisait qu’empirer.
L’homme guidait maintenant le rythme, tenant ses cheveux. Il allait plus profond, touchant le fond de sa gorge. Elle étouffa un haut-le-cœur, saliva abondamment. Le bruit obscène de succion emplissait l’air. Il haletait. « J’vais jouir... »
Elle n’eut pas le temps de réagir. Il se raidit, poussa un râle, et se vida dans sa bouche en longs jets chauds, épais, amers. Elle avala par réflexe, déglutissant plusieurs fois, le goût envahissant tout : sel, amertume, quelque chose de presque métallique. Une dernière goutte coula sur sa langue alors qu’il se retirait.
Il remonta sa braguette, lui fourra un billet supplémentaire dans la main, la remerciant de l’avoir sucé à nu et tout avalé, pas comme les autres, puis il partit sans un autre mot.
Samantha resta à genoux une minute, le souffle court. Elle cracha plusieurs fois dans l’herbe, mais le goût persistait, collant, tenace. Elle se traita de conne. S’en voulu de n’avoir agit que par instinct, de ne pas s’être protégée. Elle se releva, les jambes tremblantes, les genoux trempés. Elle marcha jusqu’à sa voiture comme dans un brouillard, s’assit au volant. Le trajet jusqu’au bureau fut un calvaire : elle se rinça la bouche dix fois aux toilettes, mais rien n’effaçait la sensation. Et pire : entre ses cuisses, elle était trempée.
Le soir, elle vérifia la prise murale. Julien avait branché la voiture. Bon élève.
Samantha regarda le câble un long moment. Puis, sans réfléchir, elle le débrancha. Lentement. Silencieusement.
Le lendemain matin, elle choisit sa tenue avec soin : jupe crayon noire moulante, chemisier en soie légèrement transparent, escarpins hauts. Soutien-gorge en dentelle. Pas vulgaire. Juste… sexy.
Même aire. Elle brancha. Descendit. Se dirigea vers les filles.
La brune aux cheveux rouges la jaugea.
« T’es nouvelle ? »
« Oui. Je… je veux essayer. C’est combien les tarifs ? »
« Pipe 30, complet 70. Capote obligatoire pour tout. Pas de bisous, pas d’anal sauf supplément. »
Samantha hocha la tête.
Dix minutes plus tard, un homme en costume gris, cinquantaine, alliance visible, s’approcha.
« Combien pour l’amour ? »
« 70. »
Il compta les billets, les lui tendit.
« Monte. »
Ils roulèrent jusqu’au fond du parking, derrière un hangar désaffecté. Il coupa le moteur, recula son siège au maximum.
Il sortit un préservatif, l’enfila avec des gestes précis. Samantha releva sa jupe, baissa sa culotte jusqu’à mi-cuisses – elle était déjà trempée. Elle grimpa à califourchon sur lui, les genoux de part et d’autre de ses hanches.
Il la guida, la pénétra d’un coup de reins ferme. Elle était si mouillée qu’il glissa sans résistance. Il était épais, pas très long, mais la sensation de plénitude la fit gémir malgré elle. Il attrapa ses hanches, commença à bouger : des coups de reins réguliers, mécaniques, presque professionnels.
Samantha ferma les yeux. La honte était là, plus forte que jamais : elle se faisait baiser pour de l’argent, dans une voiture inconnue, par un inconnu marié. Elle vendait son corps. Elle était une pute. Le mot la traversa comme un éclair, et au lieu de la repousser, il l’excita encore plus. Ses tétons pointaient sous le chemisier, frottant contre le tissu à chaque mouvement.
Elle accéléra, ondulant des hanches, cherchant le frottement de son clitoris contre le pubis de l’homme. Il grogna, passa les mains sous son chemisier, pinça ses seins à travers la dentelle. Elle haletait maintenant, le plaisir montant vite, trop vite. Ce n’était pas lui. C’était l’interdit. C’était la honte délicieuse, brûlante, qui la faisait mouiller encore plus.
Elle jouit la première, violemment : son ventre se contracta autour de lui, ses cuisses tremblèrent, elle mordit sa lèvre pour ne pas crier. Des spasmes la traversèrent, longs, intenses, presque douloureux de plaisir.
Il la suivit presque aussitôt, se vidant dans la capote avec un râle étouffé.
Il la redéposa près des bornes cinq minutes plus tard. Elle remit sa culotte, lissa sa jupe, glissa les 70 € dans son sac. Elle marcha jusqu’à sa voiture, les jambes encore flageolantes, le sexe palpitant, sensible.
Au bureau, elle s’assit à son poste, croisa les jambes. La sensation de vide, de moiteur, la poursuivit toute la journée. La honte était là, tenace. Mais le plaisir… le plaisir était plus fort.
Les jours suivants, le rituel s’installa. Chaque soir où elle avait envie – envie de jouir vite, fort, dans l’interdit –, elle débranchait discrètement la voiture. Chaque matin, elle s’habillait un peu plus provocante, allait là-bas. Parfois une pipe rapide derrière le talus. Parfois un complet dans une voiture étrangère.
Elle se disait que c’était temporaire. Une expérience. Une étude de terrain.
Mais quand elle se regardait dans le miroir avant de partir, les billets pliés dans son sac, le goût d’un inconnu encore sur la langue, elle savait qu’elle mentait.
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Histoire charmante qui m'a excitée et après l'avoir lue je me suis imaginée comme Samantha en petite tenue provocante et hauts talons pour appâter les hommes friands de prostituées
