Parfois, l'amour se cache là où on l'attend le moins.
Récit érotique écrit par GM34280 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 23-08-2026 dans la catégorie Pour la première fois
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C'était une matinée paisible, une de ces matinées où la campagne française semblait encore plus silencieuse que d'habitude. Le seul son perceptible était le champ lointain des oiseaux et le bruissement léger du vent à travers les rideaux de la vieille maison en pierre.
Je me réveille avec une soif insatiable, la gorge sèche, le corps encore engourdi de sommeil. D'un geste lent je repousse les draps et me lève, mes pieds rencontrant le sol frais. L'obscurité du couloir contraste avec la douce lumière dorée qui filtre depuis la cuisine, illuminant les vieilles poutres du plafond. Je pris la direction de la salle de bain encore ensommeillé et poser la main sur la poignée de la porte sans vraiment réfléchir. Je l'ouvris
Le spectacle qui s'offrit à moi me coupe le souffle. A travers la vapeur qui s'élève du bain, je distingue la silhouette d'Antoine, mon beau-père sous le jet d'eau. Il était de dos, son corps partiellement masqué par la vieille paroi vitrée. La lumière tamisée accentuait chaque courbe, chaque muscle, chaque goutte d'eau glissant lentement sur sa peau. Un frisson étrange me traversa.
Je savais que je devais détourner le regard, fermer la porte, reculer, mais mes pieds restaient figés, comme si une force invisible me clouait sur place. Mon cœur battait si fort que je cru qu'il allait exploser dans ma poitrine. Antoine tourna légèrement la tête, nos regards se croisant à travers le miroir embué. Ses yeux, d'un bleu profond, me fixèrent. D'abord surprise, puis autre chose, une expression que je n'arrive pas à définir. Sa voix grave brisa le silence.
- Camille, qu'est-ce que tu fais là ?
Mon nom prononcé dans cet espace confiné, noyé de chaleur et d'humidité me parut plus intime que jamais .
- Je voulais juste prendre de l'eau, balbutiais-je .
Je reculais brusquement, refermant la porte derrière. Mon souffle était saccadé, mon corps brûlant d'une sensation que je ne comprenais pas encore totalement. La journée passa comme dans un rêve. Je tentais de me concentrer sur mes études, aider ma mère à préparer le déjeuner, mais mon esprit retournait sans cesse vers son sexe, certes, au repos, mais impressionnant quand même.
Antoine n'était pas mon père biologique, il était arrivé dans nos vies alors que j'avais quinze ans, après la séparation de mes parents. Grand, réservé, avec une voix toujours calme et posé. il était l'incarnation de la droiture et de la discipline, toujours impeccable dans ses chemises bien repassées, toujours mesurées dans ses gestes. Mais ces derniers mois, quelque chose avait changé. Je l'avais surpris plusieurs fois à m'observer d'une façon que je ne comprenais pas.
Son regard restait accroché à moi quelques qu secondes de trop. Lorsqu'il rentrait tard le soir et me trouvé dans le salon pied nu en chemise de nuit, lorsqu'il passait derrière moi à table, il frôlait parfois mon épaule du bout des doigts. Un contact si furtif qu'il aurait pu passer inaperçu si je ne l'avais pas ressenti au plus profond de moi. Et maintenant, cette scène dans la salle de bain venait tout bouleverser. La nuit tombais sur la maison. Je restais dans ma chambre le corps tendu sous les draps.
Des pas feutré dans le couloir, puis un arrêt juste derrière ma porte. Je fermais les yeux, retenant mon souffle. Antoine était là je le savais. La poignée tourne légèrement comme s'il hésite. Puis rien, après un long moment, il s'éloigna. mais moi, je reste éveillé des heures durant, consciente que quelque chose d'indicible venait d'être déclencher entre nous. Mes mains parcouraient mes parties intimes, à la recherche du plaisir.
Les jours qui suivirent cet événement furent étranges, l'atmosphère à la maison semblait identique en apparence, mais pour moi tout était différent. A chaque regard échangé avec Antoine portait une charge que je ne savais comment gérer. Le matin, lorsque nous nous retrouvions à la table du petit-déjeuner, j'évitais de croiser ses yeux, mais je sentais qu'il m'observait chaque mouvement, chaque geste, comme s'il cherchait à capter mes réactions, à deviner ce que je pensais.
Mais le pire, c'était moi qui pensais à lui, plus que je ne devrais. Pas les souvenirs de cette nuit où il s'était arrêté devant ma porte me hantaient. Pourquoi s'était-il arrêté, qu'avait-il voulu faire, était-ce seulement mon imagination qui me jouait des tours. Je me trouvais ridicule et en même temps troublé. La chaleur estivale à avait envahi la maison. Ma mère était en ville pour quelques course, me laissait seule avec Antoine. Je le trouvais dans le salon, assis dans son fauteuil, un livre à la main.
Il portait une chemise blanche légèrement entre ouverte, et un pantalon en lin. Sa posture détendue contrastait avec l'intensité de son regard, lorsqu'il leva les yeux vers moi. - Il fait chaud aujourd'hui, dit je, cherchant désespérément quelque chose à dire.
Il hocha la tête puis me regardé longuement avant de murmurer.
- Oui, très chaud.
Il referma son livre et se leva lentement.
- tu veux boire quelque chose, demanda-t-il en se dirigeant vers la cuisine .
J’acquiesçais, suivant ses pas sans réfléchir. Dans la cuisine, la lumière était tamisé par les volets mi-clos, l'air était lourd, saturé de l'odeur du café qu'il venait de préparer. Il ouvrait le réfrigérateur, en sortit une bouteille d'eau fraîche et me la tendit. Nos doigts se frôlèrent. Ce fut bref, à peine perceptible, mais je sentis une décharge électrique traverser mon corps. Lui aussi s'était figé.
Je levais les yeux vers lui, et pour la première fois, je n'y vis plus seulement la figure paternelle qu'il représente depuis tant d'années, mais vis un homme qui me regardait comme une femme. Le silence s'éternisa, suspendu entre nous.
- Camille, murmura-t-il brisant enfin l'instant.
Sa voix était rauque, plus grave que d'habitude. Je reculais d'un pas, troublée, les joues en feu.
- Je vais dehors, il fait trop chaud ici.
Et sans attendre sa réponse, je sortis dans le jardin. Je m'assis sous le grand figuier, laissant mes pensées s'éparpiller au rythme du vent tiède. J'essayais de comprendre ce qui m'arrivait pourquoi cette tension entre nous, pourquoi ce sentiment étrange qui me donnait des frissons dans le dos. Je laissais mes doigts effleurer l'herbe sous moi, perdu dans mes pensées. C'est alors que je sens une présence derrière moi. Antoine. Il s'était approché sans bruit et se tient là, à quelqu'un pas.
- Je peux m'asseoir, demandera-t-il doucement.
Je hochai la tête et s'installa à côté de moi en silence, l'espace entre nous était mince, presque insignifiant, mais je le ressentais comme une frontière invisible.
Un long moment passa ,rythmé par le champ des cigales. Puis il bougea doucement, sa main effleura mon poignet. Un contact à peine perceptible. Mon souffle se coupa. Je savais que je devais me lever, partir, mettre fin à ce jeu dangereux avant qu'il ne devienne incontrôlable. Mais je reste là, j'avalais ma salive, fixant le sol devant moi.
- Tu penses encore à cette nuit, souffla-t-il enfin.
Sa voix était un murmure à peine audible, mais elle me parut résonner dans tout mon être. mon cœur battu si fort que j'avais l'impression qu'il pouvait l'entendre.
- Oui.
Ce fut tout ce que je pu dire. Il ne répondu rien, mais sa main se referma doucement au tour de mon poignet. Ce fut un simple geste, presque innocent, et pourtant je sens un frisson me parcourir des pieds à la tête, quelque chose en moi était en train de se briser, ou peut-être était-ce en train de naître. La chaleur de l'été semblait s'être infiltrée dans chaque recoin de la maison, rendant l'air lourd, presque oppressant depuis notre moment sous le figuier. Quelque chose avait changé entre nous.
Antoine et moi nous reliions, tendus à l'extrême, prêt à se rompre au moindre mouvement. J'évitais de me retrouver seule avec lui, mais plus je fuyais, plus il semblait présent. Il était partout, dans le reflet des vitres, dans l'ombre du couloir. La tension s'installait dès qu'il entra dans une pièce, et le pire, c'était que je le ressentais jusque dans mon corps. Un frisson parcourait ma peau lorsque, par accident, nos bras se frôlaient en passant l'un à côté de l'autre. Chaque geste, chaque mot semblait chargé d'une nouvelle signification.
Je voulais fuir, mais je voulais aussi rester, et c'était cette contradiction qui me consumait de l'intérieur. La nuit était tombée sur la maison, mais la chaleur restait étouffante. J'avais ouvert les fenêtres de ma chambre, espérant un souffle d'air frais, mais seul le grondement lointain de l'orage troublait le silence. Je portais une robe légère blanche, fine comme un voile. Elle collait légèrement à ma peau à cause de la moiteur ambiante. J'essayais de lire, de me concentrer sur autre chose, mais mes pensées ne cessaient de revenir à lui, à ce qu'il avait dit sous le figuier.
« Tu penses encore à cette nuit. » Sa voix me hantait. Je me redressais brusquement dans mon lit. Non, il fallait que j'arrête. J'éteignais la lumière, me glisser sous les draps. Impossible d'oublier. Mais quelques minutes plus tard, un bruit dans le couloir me fit tressaillir, des pas passants qui s'arrêtaient devant ma porte. Je fermais les yeux, tentant d'ignorer cette présence, mais je sentais qu'il était là. J'entendis la poignée tourner, comme la dernière fois. Un frisson me parcourut l’échine, mais la porte ne s’ouvrit pas. Au bout d'un moment, j'entendis les pas s'éloigner, et pourtant, je ne pu dormir de la nuit, laissant mes mains parcourir mes parties intimes.
Lorsque je descendis à la cuisine le lendemain, Antoine était déjà là. Il était debout, adossé au plan de travail, une tasse de café à la main. Son regard croisa le mien un instant, puis il sourit, un sourire à peine perceptible, presque invisible. Mais je le vis, et mon cœur manqua un battement.
- Bien dormi, exigea-t-il d'un ton neutre.
Je détournais les yeux, feignant l'indifférence.
- Oui, et toi.
Il a bu gorgée de café avant de répondre.
- J'ai mal dormi, il y avait trop de pensée dans ma tête.
Sa voix était basse. Un frisson me parcourut. Je pris une bouteille d'eau dans le réfrigérateur et la portée à mes lèvres, mais mes mains tremblant légèrement. Je sentais son regard posé sur moi, il ne disait rien, mais je savais qu'il pensait à la même chose que moi. Je devais partir, mettre fin à ce jeu dangereux. Alors je tournais les talons et quittais la pièce mon cœur battant à tout rompre. Je passais l'après-midi enfermé dans ma chambre, tentant de mettre mes idées en ordre, mais en fin de journée, ma mère m'appela pour l'aider dans le jardin.
Je n'avais pas d'autre choix que de descendre. Antoine était là, il bricolait quelque chose sur la terrasse en chemise retroussée, la peau allégée par le soleil. Je tentais de ne pas le regarder, mais à un moment donné, alors que nous passions l'un à côté de l'autre, il y eut un frôlement, à peine un contact de son bras contre le mien, un simple effleurement, mais ce fut suffisant. Un courant électrique me traversa, me clouant sur 1 place. Je levais les yeux vers lu,i nos regard se croisèrent. Il ne recula pas, ne dit rien, mais dans ses yeux, je vis une certitude qui me terrifiait et m'attirait.
Plus de doute, nous étions aller trop loin. Il n'y avait plus de retour en arrière possible. La maison était silencieuse ce soir-là, un silence pesant, chargé de non dit depuis l'incident sous le figuier et cette matinée étouffante dans la cuisine. Je sentais que quelque chose en moi se déchirait ou peut-être était-ce en train d'éclore. Antoine, ami de la famille depuis toujours, celui qui avait veillé sur moi, m'avait protégé depuis l'enfance, celui qui faisait presque partie du foyer, était devenu autre chose. Je ne savais plus comment me comporter en sa présence, fuir, faire semblant que tout cela n'existait pas ou céder à ce feu qui me consumait de l'intérieur.
Je tournais dans mon lit, incapable de trouver le sommeil. L'image d'Antoine me hantait, son regard, sa main frôlant mon poignet sous le figuier, son souffle imperceptible lorsque nous nous croisions dans les couloirs. Un frisson me parcourut, je laissait mes mains partir à recherche de mon corps, mes doigts pénétrant mon intimité. Je me levais, entièrement nue, et ouvris la fenêtre. La brise nocturne caressa ma peau, et c'est alors que je le vis en bas, sur la terrasse assise dans la semi-obscurité. Il fumait une cigarette, le regard perdu dans la nuit, comme s'il réfléchissait, comme s'il m'attendait.
Mon cœur rata un battement, j'aurais dû refermer la fenêtre et me recoucher, mais mes pieds rencontrèrent le sol froid. Avant même que je ne réalise ce que je faisais, je descendais l'escalier en bois. Chaque marche grinçant légèrement sous mon poids. Lorsque j'arrive sur la terrasse, il leva les yeux vers moi. Son regard brillait un instant à la lueur de la lune.
- Tu ne dors pas, murmura-t-il.
- Et toi.
Il eut un léger sourire. Un triste silence s'installa entre nous, mais ce n'était pas un silence vide, c'était un silence chargé de tout ce que nous ne disions pas. Je m'assis à côté de lui, trop près, ou peut-être juste assez. Nos épaules se frôlèrent, un courant électrique parcourut mon échine. Il tourna la tête vers moi lentement, puis d'un geste à peine perceptible, il effleura ma joue du bout des doigts.
- Tu es trop jeune souffla-t-il.
- Et toi tu sourires trop lâchement, répondis-je un sourire en coin.
Il ferma les yeux une seconde, inspirant profondément, puis sa main glissa lentement, effleurant la ligne de mon bras. Je retins mon souffle l'instant qui dura une éternité.
Puis, il recula brusquement, se levant d'un bon.
- On ne peut pas.
Sa voix était à pleine d'une tension qu'il tentait de maîtriser. Je me levais à mon tour.
- Pourquoi.
Il me fixa longuement, les mâchoires serrées.
- Parce que si je commence, je ne pourrais plus m'arrêter.
Mon cœur explosa dans ma poitrine, une chaleur intense envahit mon ventre. J'étais au bord du précipice et je savais qu'il suffisait d'un pas pour ne pas tomber. Mais qui ferait ce pas en premier. Le lendemain matin, l'atmosphère était différent, tout semblait normé et pourtant quelque chose dans l'air avait changé. Antoine évitait mon regard, moi aussi, mais ce n'était pas la gêne, c'était la peur la peur de ce que nous savions déjà, que cette frontière fragile entre nous était en train de s'effondrer et qu'il ne suffirait plus d'un simple regard ou d'un frisson pour l'arrêter.
En fin de journée, alors que ma mère était partie rendre visite à une amie, nous nous retrouvâmes seuls dans la maison. Je descendis à la cuisine pour boire un verre d'eau. Il était là, adossé au plan de travail, les bras croisés comme s'il m'attendait. Je voulais faire demi-tour, mais sa voix m'arrêta.
- Camille.
Mon prénom prononcé par lui dans cet espace confiné fit frissonner tout mon être. Je me retournais lentement, il me regardais fixement. L'ombre de la fin d'après-midi sculpté les lignes de son visage.
- Il faut qu'on arrête ça.
Sa voix était basse, feignant l'innocence. Son regard s'assombrit. Il fit un pas vers moi, puis un autre. Mon dos heurta le bord du comptoir. Il était si proche que je pouvais sentir la chaleur de son corps, son parfum mêlé à l'odeur du bois et du café.
- Tu sais très bien de quoi je parle, murmura-t-il.
Mon souffle s'accéléra. Je levais la tête vers lui, cherchant à capter la moindre hésitation dans ses yeux, mais il n'y en avait plus, seulement cette lutte interne qui se lisait dans la tension de sa mâchoire. Alors je fis ce que je savais être la pire chose à faire, je posais ma main sur la sienne, un contact à peine perceptible, mais suffisant. Je sentis soudain sa virilité contre mon ventre. Il ferma les yeux un instant, comme si ce simple contact venait de briser ce qu'il restait de ses barrières. Quand il les rouvrit, il n'y avait plus de distance entre nous, son souffle chaud effleura ma peau.
- Dis-moi d'arrêter.
Ma gorge était sèche, j'aurais dû, j'aurais pu, mais mes lèvres restèrent ferme. Alors, tout bascula. Ses lèvres frôlèrent ma joue, puis descendirent le long de ma mâchoire. C'était lent, trop lent, chaque mouvement, chaque frôlement était une torture exquise. Sa main remonta doucement sur mon bras, provoquant une vague de frissons incontrôlables. J'étais perdu, je savais que nous franchises une ligne invisible, mais je ne voulais plus revenir en arrière. Ses doigts effleurèrent mon coup, la ligne de ma clavicule, et enfin, il se figea. Le silence entre nous était assourdissant.
- On ne devrait pas, murmura-t-il.
Ces mots disaient non, mais son corps disait tout le contraire je posais mes mains sur
sa chemise, sentant la chaleur de sa peau à travers le tissu fin et dans un souffle, je lui répondis.
- Alors, pourquoi tu es toujours là.
Il inspira profondément, son regard plongé dans le mien, puis d'un geste prêté, il recula, brisant ce moment suspendu, brisant la magie et la malédiction de ce que nous étions sur le point de faire. Il passa une main dans ses cheveux, visiblement troublé.
- Je vais partir quelques jours.
Mon cœur rata un battement
- Je dois mettre de la distance entre nous.
La phrase tomba, brutale. Je sens une colère aigre monter en moi. Comment pouvait-il fuir après tout ça.
- Et tu crois que ça changea quelque chose.
Il ne répondit pas, mais son regarde me donna la réponse que je redoutais
- Non, rien ne changerait, parce que ce qui nous liait ne pouvait plus être défait.
Il quitta la pièce sans un mot de plus, et moi je reste là, le cœur en tempête sachant qu'il reviendrait, parce qu'on ne pouvait plus faire semblant.
Je me réveille avec une soif insatiable, la gorge sèche, le corps encore engourdi de sommeil. D'un geste lent je repousse les draps et me lève, mes pieds rencontrant le sol frais. L'obscurité du couloir contraste avec la douce lumière dorée qui filtre depuis la cuisine, illuminant les vieilles poutres du plafond. Je pris la direction de la salle de bain encore ensommeillé et poser la main sur la poignée de la porte sans vraiment réfléchir. Je l'ouvris
Le spectacle qui s'offrit à moi me coupe le souffle. A travers la vapeur qui s'élève du bain, je distingue la silhouette d'Antoine, mon beau-père sous le jet d'eau. Il était de dos, son corps partiellement masqué par la vieille paroi vitrée. La lumière tamisée accentuait chaque courbe, chaque muscle, chaque goutte d'eau glissant lentement sur sa peau. Un frisson étrange me traversa.
Je savais que je devais détourner le regard, fermer la porte, reculer, mais mes pieds restaient figés, comme si une force invisible me clouait sur place. Mon cœur battait si fort que je cru qu'il allait exploser dans ma poitrine. Antoine tourna légèrement la tête, nos regards se croisant à travers le miroir embué. Ses yeux, d'un bleu profond, me fixèrent. D'abord surprise, puis autre chose, une expression que je n'arrive pas à définir. Sa voix grave brisa le silence.
- Camille, qu'est-ce que tu fais là ?
Mon nom prononcé dans cet espace confiné, noyé de chaleur et d'humidité me parut plus intime que jamais .
- Je voulais juste prendre de l'eau, balbutiais-je .
Je reculais brusquement, refermant la porte derrière. Mon souffle était saccadé, mon corps brûlant d'une sensation que je ne comprenais pas encore totalement. La journée passa comme dans un rêve. Je tentais de me concentrer sur mes études, aider ma mère à préparer le déjeuner, mais mon esprit retournait sans cesse vers son sexe, certes, au repos, mais impressionnant quand même.
Antoine n'était pas mon père biologique, il était arrivé dans nos vies alors que j'avais quinze ans, après la séparation de mes parents. Grand, réservé, avec une voix toujours calme et posé. il était l'incarnation de la droiture et de la discipline, toujours impeccable dans ses chemises bien repassées, toujours mesurées dans ses gestes. Mais ces derniers mois, quelque chose avait changé. Je l'avais surpris plusieurs fois à m'observer d'une façon que je ne comprenais pas.
Son regard restait accroché à moi quelques qu secondes de trop. Lorsqu'il rentrait tard le soir et me trouvé dans le salon pied nu en chemise de nuit, lorsqu'il passait derrière moi à table, il frôlait parfois mon épaule du bout des doigts. Un contact si furtif qu'il aurait pu passer inaperçu si je ne l'avais pas ressenti au plus profond de moi. Et maintenant, cette scène dans la salle de bain venait tout bouleverser. La nuit tombais sur la maison. Je restais dans ma chambre le corps tendu sous les draps.
Des pas feutré dans le couloir, puis un arrêt juste derrière ma porte. Je fermais les yeux, retenant mon souffle. Antoine était là je le savais. La poignée tourne légèrement comme s'il hésite. Puis rien, après un long moment, il s'éloigna. mais moi, je reste éveillé des heures durant, consciente que quelque chose d'indicible venait d'être déclencher entre nous. Mes mains parcouraient mes parties intimes, à la recherche du plaisir.
Les jours qui suivirent cet événement furent étranges, l'atmosphère à la maison semblait identique en apparence, mais pour moi tout était différent. A chaque regard échangé avec Antoine portait une charge que je ne savais comment gérer. Le matin, lorsque nous nous retrouvions à la table du petit-déjeuner, j'évitais de croiser ses yeux, mais je sentais qu'il m'observait chaque mouvement, chaque geste, comme s'il cherchait à capter mes réactions, à deviner ce que je pensais.
Mais le pire, c'était moi qui pensais à lui, plus que je ne devrais. Pas les souvenirs de cette nuit où il s'était arrêté devant ma porte me hantaient. Pourquoi s'était-il arrêté, qu'avait-il voulu faire, était-ce seulement mon imagination qui me jouait des tours. Je me trouvais ridicule et en même temps troublé. La chaleur estivale à avait envahi la maison. Ma mère était en ville pour quelques course, me laissait seule avec Antoine. Je le trouvais dans le salon, assis dans son fauteuil, un livre à la main.
Il portait une chemise blanche légèrement entre ouverte, et un pantalon en lin. Sa posture détendue contrastait avec l'intensité de son regard, lorsqu'il leva les yeux vers moi. - Il fait chaud aujourd'hui, dit je, cherchant désespérément quelque chose à dire.
Il hocha la tête puis me regardé longuement avant de murmurer.
- Oui, très chaud.
Il referma son livre et se leva lentement.
- tu veux boire quelque chose, demanda-t-il en se dirigeant vers la cuisine .
J’acquiesçais, suivant ses pas sans réfléchir. Dans la cuisine, la lumière était tamisé par les volets mi-clos, l'air était lourd, saturé de l'odeur du café qu'il venait de préparer. Il ouvrait le réfrigérateur, en sortit une bouteille d'eau fraîche et me la tendit. Nos doigts se frôlèrent. Ce fut bref, à peine perceptible, mais je sentis une décharge électrique traverser mon corps. Lui aussi s'était figé.
Je levais les yeux vers lui, et pour la première fois, je n'y vis plus seulement la figure paternelle qu'il représente depuis tant d'années, mais vis un homme qui me regardait comme une femme. Le silence s'éternisa, suspendu entre nous.
- Camille, murmura-t-il brisant enfin l'instant.
Sa voix était rauque, plus grave que d'habitude. Je reculais d'un pas, troublée, les joues en feu.
- Je vais dehors, il fait trop chaud ici.
Et sans attendre sa réponse, je sortis dans le jardin. Je m'assis sous le grand figuier, laissant mes pensées s'éparpiller au rythme du vent tiède. J'essayais de comprendre ce qui m'arrivait pourquoi cette tension entre nous, pourquoi ce sentiment étrange qui me donnait des frissons dans le dos. Je laissais mes doigts effleurer l'herbe sous moi, perdu dans mes pensées. C'est alors que je sens une présence derrière moi. Antoine. Il s'était approché sans bruit et se tient là, à quelqu'un pas.
- Je peux m'asseoir, demandera-t-il doucement.
Je hochai la tête et s'installa à côté de moi en silence, l'espace entre nous était mince, presque insignifiant, mais je le ressentais comme une frontière invisible.
Un long moment passa ,rythmé par le champ des cigales. Puis il bougea doucement, sa main effleura mon poignet. Un contact à peine perceptible. Mon souffle se coupa. Je savais que je devais me lever, partir, mettre fin à ce jeu dangereux avant qu'il ne devienne incontrôlable. Mais je reste là, j'avalais ma salive, fixant le sol devant moi.
- Tu penses encore à cette nuit, souffla-t-il enfin.
Sa voix était un murmure à peine audible, mais elle me parut résonner dans tout mon être. mon cœur battu si fort que j'avais l'impression qu'il pouvait l'entendre.
- Oui.
Ce fut tout ce que je pu dire. Il ne répondu rien, mais sa main se referma doucement au tour de mon poignet. Ce fut un simple geste, presque innocent, et pourtant je sens un frisson me parcourir des pieds à la tête, quelque chose en moi était en train de se briser, ou peut-être était-ce en train de naître. La chaleur de l'été semblait s'être infiltrée dans chaque recoin de la maison, rendant l'air lourd, presque oppressant depuis notre moment sous le figuier. Quelque chose avait changé entre nous.
Antoine et moi nous reliions, tendus à l'extrême, prêt à se rompre au moindre mouvement. J'évitais de me retrouver seule avec lui, mais plus je fuyais, plus il semblait présent. Il était partout, dans le reflet des vitres, dans l'ombre du couloir. La tension s'installait dès qu'il entra dans une pièce, et le pire, c'était que je le ressentais jusque dans mon corps. Un frisson parcourait ma peau lorsque, par accident, nos bras se frôlaient en passant l'un à côté de l'autre. Chaque geste, chaque mot semblait chargé d'une nouvelle signification.
Je voulais fuir, mais je voulais aussi rester, et c'était cette contradiction qui me consumait de l'intérieur. La nuit était tombée sur la maison, mais la chaleur restait étouffante. J'avais ouvert les fenêtres de ma chambre, espérant un souffle d'air frais, mais seul le grondement lointain de l'orage troublait le silence. Je portais une robe légère blanche, fine comme un voile. Elle collait légèrement à ma peau à cause de la moiteur ambiante. J'essayais de lire, de me concentrer sur autre chose, mais mes pensées ne cessaient de revenir à lui, à ce qu'il avait dit sous le figuier.
« Tu penses encore à cette nuit. » Sa voix me hantait. Je me redressais brusquement dans mon lit. Non, il fallait que j'arrête. J'éteignais la lumière, me glisser sous les draps. Impossible d'oublier. Mais quelques minutes plus tard, un bruit dans le couloir me fit tressaillir, des pas passants qui s'arrêtaient devant ma porte. Je fermais les yeux, tentant d'ignorer cette présence, mais je sentais qu'il était là. J'entendis la poignée tourner, comme la dernière fois. Un frisson me parcourut l’échine, mais la porte ne s’ouvrit pas. Au bout d'un moment, j'entendis les pas s'éloigner, et pourtant, je ne pu dormir de la nuit, laissant mes mains parcourir mes parties intimes.
Lorsque je descendis à la cuisine le lendemain, Antoine était déjà là. Il était debout, adossé au plan de travail, une tasse de café à la main. Son regard croisa le mien un instant, puis il sourit, un sourire à peine perceptible, presque invisible. Mais je le vis, et mon cœur manqua un battement.
- Bien dormi, exigea-t-il d'un ton neutre.
Je détournais les yeux, feignant l'indifférence.
- Oui, et toi.
Il a bu gorgée de café avant de répondre.
- J'ai mal dormi, il y avait trop de pensée dans ma tête.
Sa voix était basse. Un frisson me parcourut. Je pris une bouteille d'eau dans le réfrigérateur et la portée à mes lèvres, mais mes mains tremblant légèrement. Je sentais son regard posé sur moi, il ne disait rien, mais je savais qu'il pensait à la même chose que moi. Je devais partir, mettre fin à ce jeu dangereux. Alors je tournais les talons et quittais la pièce mon cœur battant à tout rompre. Je passais l'après-midi enfermé dans ma chambre, tentant de mettre mes idées en ordre, mais en fin de journée, ma mère m'appela pour l'aider dans le jardin.
Je n'avais pas d'autre choix que de descendre. Antoine était là, il bricolait quelque chose sur la terrasse en chemise retroussée, la peau allégée par le soleil. Je tentais de ne pas le regarder, mais à un moment donné, alors que nous passions l'un à côté de l'autre, il y eut un frôlement, à peine un contact de son bras contre le mien, un simple effleurement, mais ce fut suffisant. Un courant électrique me traversa, me clouant sur 1 place. Je levais les yeux vers lu,i nos regard se croisèrent. Il ne recula pas, ne dit rien, mais dans ses yeux, je vis une certitude qui me terrifiait et m'attirait.
Plus de doute, nous étions aller trop loin. Il n'y avait plus de retour en arrière possible. La maison était silencieuse ce soir-là, un silence pesant, chargé de non dit depuis l'incident sous le figuier et cette matinée étouffante dans la cuisine. Je sentais que quelque chose en moi se déchirait ou peut-être était-ce en train d'éclore. Antoine, ami de la famille depuis toujours, celui qui avait veillé sur moi, m'avait protégé depuis l'enfance, celui qui faisait presque partie du foyer, était devenu autre chose. Je ne savais plus comment me comporter en sa présence, fuir, faire semblant que tout cela n'existait pas ou céder à ce feu qui me consumait de l'intérieur.
Je tournais dans mon lit, incapable de trouver le sommeil. L'image d'Antoine me hantait, son regard, sa main frôlant mon poignet sous le figuier, son souffle imperceptible lorsque nous nous croisions dans les couloirs. Un frisson me parcourut, je laissait mes mains partir à recherche de mon corps, mes doigts pénétrant mon intimité. Je me levais, entièrement nue, et ouvris la fenêtre. La brise nocturne caressa ma peau, et c'est alors que je le vis en bas, sur la terrasse assise dans la semi-obscurité. Il fumait une cigarette, le regard perdu dans la nuit, comme s'il réfléchissait, comme s'il m'attendait.
Mon cœur rata un battement, j'aurais dû refermer la fenêtre et me recoucher, mais mes pieds rencontrèrent le sol froid. Avant même que je ne réalise ce que je faisais, je descendais l'escalier en bois. Chaque marche grinçant légèrement sous mon poids. Lorsque j'arrive sur la terrasse, il leva les yeux vers moi. Son regard brillait un instant à la lueur de la lune.
- Tu ne dors pas, murmura-t-il.
- Et toi.
Il eut un léger sourire. Un triste silence s'installa entre nous, mais ce n'était pas un silence vide, c'était un silence chargé de tout ce que nous ne disions pas. Je m'assis à côté de lui, trop près, ou peut-être juste assez. Nos épaules se frôlèrent, un courant électrique parcourut mon échine. Il tourna la tête vers moi lentement, puis d'un geste à peine perceptible, il effleura ma joue du bout des doigts.
- Tu es trop jeune souffla-t-il.
- Et toi tu sourires trop lâchement, répondis-je un sourire en coin.
Il ferma les yeux une seconde, inspirant profondément, puis sa main glissa lentement, effleurant la ligne de mon bras. Je retins mon souffle l'instant qui dura une éternité.
Puis, il recula brusquement, se levant d'un bon.
- On ne peut pas.
Sa voix était à pleine d'une tension qu'il tentait de maîtriser. Je me levais à mon tour.
- Pourquoi.
Il me fixa longuement, les mâchoires serrées.
- Parce que si je commence, je ne pourrais plus m'arrêter.
Mon cœur explosa dans ma poitrine, une chaleur intense envahit mon ventre. J'étais au bord du précipice et je savais qu'il suffisait d'un pas pour ne pas tomber. Mais qui ferait ce pas en premier. Le lendemain matin, l'atmosphère était différent, tout semblait normé et pourtant quelque chose dans l'air avait changé. Antoine évitait mon regard, moi aussi, mais ce n'était pas la gêne, c'était la peur la peur de ce que nous savions déjà, que cette frontière fragile entre nous était en train de s'effondrer et qu'il ne suffirait plus d'un simple regard ou d'un frisson pour l'arrêter.
En fin de journée, alors que ma mère était partie rendre visite à une amie, nous nous retrouvâmes seuls dans la maison. Je descendis à la cuisine pour boire un verre d'eau. Il était là, adossé au plan de travail, les bras croisés comme s'il m'attendait. Je voulais faire demi-tour, mais sa voix m'arrêta.
- Camille.
Mon prénom prononcé par lui dans cet espace confiné fit frissonner tout mon être. Je me retournais lentement, il me regardais fixement. L'ombre de la fin d'après-midi sculpté les lignes de son visage.
- Il faut qu'on arrête ça.
Sa voix était basse, feignant l'innocence. Son regard s'assombrit. Il fit un pas vers moi, puis un autre. Mon dos heurta le bord du comptoir. Il était si proche que je pouvais sentir la chaleur de son corps, son parfum mêlé à l'odeur du bois et du café.
- Tu sais très bien de quoi je parle, murmura-t-il.
Mon souffle s'accéléra. Je levais la tête vers lui, cherchant à capter la moindre hésitation dans ses yeux, mais il n'y en avait plus, seulement cette lutte interne qui se lisait dans la tension de sa mâchoire. Alors je fis ce que je savais être la pire chose à faire, je posais ma main sur la sienne, un contact à peine perceptible, mais suffisant. Je sentis soudain sa virilité contre mon ventre. Il ferma les yeux un instant, comme si ce simple contact venait de briser ce qu'il restait de ses barrières. Quand il les rouvrit, il n'y avait plus de distance entre nous, son souffle chaud effleura ma peau.
- Dis-moi d'arrêter.
Ma gorge était sèche, j'aurais dû, j'aurais pu, mais mes lèvres restèrent ferme. Alors, tout bascula. Ses lèvres frôlèrent ma joue, puis descendirent le long de ma mâchoire. C'était lent, trop lent, chaque mouvement, chaque frôlement était une torture exquise. Sa main remonta doucement sur mon bras, provoquant une vague de frissons incontrôlables. J'étais perdu, je savais que nous franchises une ligne invisible, mais je ne voulais plus revenir en arrière. Ses doigts effleurèrent mon coup, la ligne de ma clavicule, et enfin, il se figea. Le silence entre nous était assourdissant.
- On ne devrait pas, murmura-t-il.
Ces mots disaient non, mais son corps disait tout le contraire je posais mes mains sur
sa chemise, sentant la chaleur de sa peau à travers le tissu fin et dans un souffle, je lui répondis.
- Alors, pourquoi tu es toujours là.
Il inspira profondément, son regard plongé dans le mien, puis d'un geste prêté, il recula, brisant ce moment suspendu, brisant la magie et la malédiction de ce que nous étions sur le point de faire. Il passa une main dans ses cheveux, visiblement troublé.
- Je vais partir quelques jours.
Mon cœur rata un battement
- Je dois mettre de la distance entre nous.
La phrase tomba, brutale. Je sens une colère aigre monter en moi. Comment pouvait-il fuir après tout ça.
- Et tu crois que ça changea quelque chose.
Il ne répondit pas, mais son regarde me donna la réponse que je redoutais
- Non, rien ne changerait, parce que ce qui nous liait ne pouvait plus être défait.
Il quitta la pièce sans un mot de plus, et moi je reste là, le cœur en tempête sachant qu'il reviendrait, parce qu'on ne pouvait plus faire semblant.
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