Rénovations of Desire - Chapitre 23 - Sexe Brute et Amour Brisé
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Rénovations of Desire - Chapitre 23 - Sexe Brute et Amour Brisé
Bryan finit par entrer précipitamment dans son studio. Le claquement sec de la porte résonna dans toute la pièce tandis qu'il retirait sa veste pour la jeter, comme à son habitude, sur le canapé. Un soupir d'impatience lui échappa ; il n'avait plus une minute à perdre, son rendez-vous était imminent. L'excitation, mêlée d'une pointe de stress, montait en lui. Grâce à une application, il s'était déniché un plan cul pour ce soir, une opportunité qu'il attendait avec impatience depuis la veille.
Il s'était à peine rhabillé après une douche brûlante et expéditive. Bryan avait enfilé un boxer ajusté et un débardeur blanc qui, encore humide, collait à sa peau, soulignant chaque relief de ses muscles. Il terminait de boutonner un jean souple quand son téléphone se mit à vibrer furieusement sur le comptoir. Bryan attrapa l'appareil, le cœur battant, et vit le message lui signalant que Marcel était déjà devant le portail. Il était en avance.
Sans perdre une seconde, Bryan lui envoya un message bref pour lui donner l'instruction de monter directement à son studio. Puis, il déverrouilla la porte et l'entrouvrit légèrement, laissant filtrer un rai de lumière dans le couloir sombre.
De l'autre côté de la porte, Marcel montait les marches quatre à quatre. En voyant la photo de profil de Bryan sur l'application, il avait tout de suite été emballé, mais en vrai, l'idée de découvrir ce corps musclé sous ce débardeur blanc le rendait dingue. Il était pressé de passer aux choses sérieuses, son impatience brûlant dans ses veines autant que son désir de posséder ce mec qui l'attendait.
Quelques secondes plus tard, Marcel apparut. Âgé d'une quarantaine d'années, sa carrure massive et musclée semblait littéralement remplir tout le cadre de la porte. C'était un parfait inconnu, un homme de passage rencontré sur l'application, et c’est précisément ce qui excitait Bryan : l'idée qu'il ne serait là qu'une seule fois.
Marcel laissa errer son regard sombre sur le débardeur blanc de Bryan, un sourire en coin trahissant sa satisfaction. Une odeur de musc et de cuir émanait de lui, une signature virile qui envahit instantanément le studio. Bryan lui répondit par un large sourire chargé de sous-entendus avant de s'effacer pour le faire entrer. Il referma la porte derrière lui dans un claquement sourd, scellant leur intimité.
Les deux hommes se firent face dans le silence électrique du studio. Marcel, imposant dans son T-shirt gris aux motifs géométriques discrets et son jean brut sombre, ne perdit pas une seconde en politesses inutiles. D’un geste sec, il lâcha sa sacoche de sport bleu marine au pied du canapé ; le bruit sourd du sac contre le sol sembla donner le coup d'envoi de l'assaut.
Quelques secondes plus tard, Marcel apparut. Sa carrure massive semblait littéralement remplir tout le cadre de la porte. Bryan lui répondit par un large sourire chargé de sous-entendus avant de s'effacer pour le faire entrer.
Bryan referma la porte derrière lui. Le clic sec du verrou qui s'enclenchait résonna dans le studio comme le signal que le monde extérieur n'existait plus. Il se tourna vers Marcel, savourant cette intimité soudaine et protégée.
Bryan n'eut pas le temps d'esquisser le moindre geste que Marcel franchit la distance qui les séparait d'un pas lourd et assuré. Ses mains, larges et puissantes, vinrent s'ancrer dans la taille de Bryan avec une autorité qui fit frissonner le jeune homme. La poigne de Marcel était ferme, presque possessive, le tirant brutalement contre son torse massif.
Leurs lèvres se rencontrèrent aussitôt dans un baiser immédiat, ardent et affamé. C’était une collision sauvage, marquant la fin brutale des préliminaires. La bouche de Marcel était chaude, assurée, explorant celle de Bryan avec une faim d'homme qui sait exactement ce qu'il veut. Bryan laissa échapper un gémissement étouffé, ses sens totalement submergés par l'odeur virile et la force de cet inconnu. Les mains de Marcel remontèrent lentement le long de son dos, pressant le débardeur blanc de Bryan contre ses propres muscles saillants. C'était précisément ce que Bryan était venu chercher : une confrontation physique brute, rapide et intense, où les corps parlent plus fort que les mots.
Alors que l'intensité du baiser montait, les plongeant dans une bulle de désir pur, trois coups violents et secs résonnèrent soudain contre le bois de la porte. Le bruit fut si brutal qu'il sembla déchirer l'air chaud du studio. Marcel s'immobilisa immédiatement, son souffle court venant mourir contre la joue de Bryan.
Bryan décolla brusquement sa bouche de celle de l'inconnu, le cœur battant la chamade, non plus d'excitation, mais d'une panique sourde qui lui glaçait le sang. Il échangea un regard interloqué avec son invité, dont l'expression était passée de l'ardeur à une irritation froide. Bryan décida d'aller voir, espérant intérieurement pouvoir régler cet imprévu en quelques secondes. Il fit un geste de la main impérieux à Marcel pour qu'il reste discret, puis s'approcha de la porte d'un pas mal assuré.
Ses doigts, encore un peu tremblants, se refermèrent sur le métal froid du loquet. Le clic sec du déverrouillage résonna comme une sentence dans le silence pesant. Bryan hésita une fraction de seconde, le souffle coupé, avant de tirer lentement la poignée. La porte pivota, laissant entrer une bouffée d'air frais nocturne qui vint balayer l'odeur de musc du studio.
Bryan s'attendait à voir un voisin agacé ou un livreur égaré, mais le monde sembla s'arrêter lorsqu'il tomba sur Devin.
Devin se tenait là, affichant un sourire large et confiant qui s'étirait jusqu'aux yeux, ses joues légèrement rosées par la fraîcheur du soir ou l'excitation. Son regard dévorait Bryan avec une intention brûlante qui ne laissait aucune place au doute : il était venu pour une nuit de passion improvisée.
Bryan resta figé, un froid intense parcourant son échine. Il s'appuya lourdement contre le chambranle, tentant de bloquer le passage avec son corps pour masquer l'intérieur de la pièce. Cependant, alors que Devin tentait de jeter un coup d'œil malicieux par-dessus son épaule, son regard glissa inévitablement dans le studio.
Devin aperçut Marcel. L'inconnu était debout au milieu de la pièce, les bras croisés sur sa poitrine massive, sa carrure musclée mise en évidence par la lumière crue de la cuisine. À ses pieds, la sacoche de sport bleu marine gisait comme une preuve de son installation. Le sourire de Devin ne s'effaça pas, il se figea littéralement, se transformant en un masque de douleur. En une seule seconde glaciale, il comprit tout : il n'était pas l'invité attendu, il était celui qui dérangeait.
Bryan : (d'un air dérangé, parlant à voix basse pour ne pas que Marcel entende tout) Qu'est-ce que tu fais là, Devin ?
Devin : (hausse les épaules, tentant de masquer sa gêne alors que son cœur se brise visiblement) Je me suis dit que tu aurais besoin de compagnie. Je pensais te faire une surprise...
Bryan : (durcissant le ton, faisant un pas vers le palier pour forcer Devin à reculer) Ne débarque pas chez moi sans prévenir, c'est clair ? On n'avait rien prévu.
Devin : (son regard se pose sur Marcel, les yeux plissés par la douleur et l'incompréhension) Et c'est qui... lui ? C'est qui qui est avec toi dans ton studio ?
Bryan : (sans hésiter, poussé par la panique de voir sa soirée gâchée) C'est mon plan cul du soir. Voilà, tu es content ?
Devin : (la voix se faisant plus aigre, ses poings se serrant le long de son corps) Et moi dans tout ça, Bryan ? On était quoi, nous deux, ces dernières semaines ?
Bryan : (l'air froid, évitant son regard pour ne pas faiblir) Tu étais un plan cul comme les autres, Devin. C'est tout. Ne va pas imaginer autre chose.
Devin : (sa voix tremble de colère et de trahison, une larme commençant à perler au coin de son œil) C'est dégueulasse ! Moi, tu me connais ! On a partagé des choses ! Pas lui... et regarde-le, il est beaucoup trop vieux pour toi !
Bryan : (ferme, le visage de marbre, sans aucune émotion apparente) Écoute, c'était sympa entre nous, mais ça s'arrête là. Allez, retourne chez toi maintenant. J'ai de la visite, tu vois bien.
Devin encaissa le coup final de plein fouet. Le rejet brutal, clair, et cette présence massive de l'inconnu qui trônait derrière Bryan comme un trophée, furent la goutte d'eau qui fit déborder son cœur. Ses yeux s'embuèrent instantanément, noyant son regard de trahison. Il ne répondit rien ; les mots étaient restés coincés dans sa gorge, étouffés par la réalisation de son insignifiance. Son menton se mit à trembler, une petite secousse incontrôlable qui trahissait l'effondrement de sa fierté.
Submergé par une humiliation qui lui brûlait les joues plus violemment que l'air frais de la nuit, il tourna brusquement les talons.
Il s'éloigna à grands pas précipités, quittant le seuil du studio pour s'enfoncer dans l'obscurité du jardin ou de l'allée. Ses pas s'écrasaient lourdement sur le sol extérieur, un rythme désordonné qui trahissait son urgence de disparaître de la vue de Bryan et de ce "plan cul" qui avait pris sa place. Des sanglots silencieux et saccadés secouaient ses épaules frêles. Devin pressa fermement une main contre sa bouche, les phalanges blanchies, pour étouffer le cri de détresse pur qui menaçait d'exploser dans le silence du voisinage. Il s'évanouit rapidement dans la nuit, sa silhouette s'effaçant sous les arbres comme s'il n'avait jamais compté.
Le clic métallique du verrou résonna dans le studio comme un point final. Bryan resta un instant le front appuyé contre le bois de la porte, les yeux fermés, essayant de chasser l'image des larmes de Devin. Le silence s'installa, pesant, seulement rompu par le bruit de sa propre respiration saccadée.
Marcel : (brisant le silence d'une voix grave et traînante) Alors... C’était qui, ce type ?
Bryan sursauta légèrement avant de se retourner, essayant de reprendre contenance.
Bryan : (reprenant son souffle, lissant nerveusement son débardeur blanc) Personne d'important. Un ancien... un ami qui ne comprend pas la différence entre un plan cul et une relation.
Marcel : (un léger sourire narquois étirant ses lèvres, il s'appuie contre le plan de travail de la cuisine) Un "ami", vraiment ? Il avait l'air de tenir à toi, pourtant. On aurait dit qu'il venait de recevoir un coup de poignard en plein cœur.
Bryan : (se redressant brusquement, s'éloignant de la porte comme pour fuir la culpabilité) Ne fais pas attention à ça. Il était juste en colère. Il n'a pas son mot à dire sur avec qui je couche, c'est ma vie, pas la sienne.
Marcel : (s'approchant lentement, sa carrure imposante projetant une ombre sur Bryan) J'espère bien. Je n'aime pas trop que mes soirées soient interrompues par des scènes de ménage. J'ai horreur de la figuration.
Bryan : (un sourire forcé réapparaissant, tentant de retrouver l'ambiance du début) Tu as raison. Oublions ça. On en était où avant ce cirque ?
Marcel : (le fixant intensément, le regard plus critique) Tu es sûr que tu peux oublier ça ? Tu as l'air secoué. Tes mains tremblent. Et pour être honnête... (il marque une pause provocante) je n'aurais pas été contre un plan à trois. Il était plutôt mignon, sous ses airs de chien battu.
Bryan : (choqué, faisant un pas en arrière) Tu es sérieux là ? Non ! Jamais de la vie !
Marcel : (haussant les épaules, plus froid) Comme tu veux. Mais entre nous, ce n'est pas très "sport" de l'avoir laissé partir dans cet état. Le mec était en miettes, Bryan.
Bryan : (lève les yeux au ciel, lâchant la main de Marcel qu'il venait de saisir) Tu es qui, toi ? Mère Teresa ? Ce n'est pas ma responsabilité, et je n'ai pas de temps à perdre avec ses crises de nerfs.
La remarque de Marcel frappa pourtant juste. Bryan sentait l'adrénaline redescendre, laissant place à un vide désagréable. La vision des larmes de Devin et la brutalité de ses propres paroles commençaient à le ronger.
Bryan : (se massant les tempes, sa voix soudain lasse) Tu as raison... chier. Je ne peux pas le laisser partir comme ça. Je vais m'en vouloir toute la nuit si je ne règle pas ça maintenant.
Marcel : (consultant sa montre avec une pointe d'agacement) OK. Mais traîne pas. Je ne suis pas venu pour faire du social ou attendre que tu consoles tes ex.
Bryan : (reculant déjà vers la porte, saisissant ses clés sur le comptoir) Attends-moi ici, ne bouge pas. Je dois juste lui parler deux minutes. Ça ne prendra qu'un instant, promis.
Marcel : (son ton redevient sombre et autoritaire) J'espère bien, Bryan. Mon temps est précieux, et mon envie aussi. Si tu mets trop de temps, je serai déjà loin quand tu reviendras.
Bryan projeta la porte du studio contre le mur dans un fracas sourd et s'élança au-dehors. L'air nocturne, brusque et cinglant, le cueillit de plein fouet, fouettant son torse nu sous son débardeur blanc. Il n'avait pas pris le temps de mettre ses chaussures : la sensation fut immédiate, brutale. Ses pieds nus s'écrasèrent d'abord sur le béton froid et rugueux du seuil, avant de s'enfoncer dans l'herbe haute, trempée par une rosée glaciale qui lui brûla la peau.
Un vent nerveux s'engouffra sous ses vêtements, faisant frissonner ses muscles encore chauds de l'étreinte de Marcel. Au loin, sur le chemin de terre qui serpentait vers la route, la silhouette de Devin n'était plus qu'une ombre fuyante, presque dévorée par le crépuscule naissant et le balancement sinistre des arbres.
Bryan : (haletant, la voix cassée par l'effort) Devin ! Attends !
Le cœur battant à tout rompre, cognant contre ses côtes sous le double poids de l'effort et d'une culpabilité qu'il ne pouvait plus ignorer, Bryan accéléra. Ses pieds frappaient le sol meuble, ignorant les cailloux pointus qui lui entaillaient la plante des pieds. Il finit par arriver à sa hauteur, le souffle court, les poumons brûlants. D'un geste désespéré, il projeta sa main en avant et agrippa fermement le bras de Devin.
Sous le choc de l'arrêt, Devin continua d'abord de marcher sur quelques pas, traîné par l'inertie de sa propre fuite, son corps luttant inconsciemment contre cette main qui le retenait. Mais Bryan ne lâcha pas prise. Il le tira violemment vers lui, le faisant pivoter dans un mouvement brusque. En une manœuvre rapide, presque sauvage, il plaqua Devin contre le tronc rugueux d'un arbre robuste qui se dressait en bordure du chemin. L'écorce craqua sous le poids des deux corps. Bryan utilisa son propre torse pour le maintenir, le piégeant entre le bois froid et sa chaleur oppressante.
Devin laissa échapper un gémissement de surprise mêlé de douleur, l'écorce rugueuse du tronc s'imprimant dans son dos à travers ses vêtements. Ses yeux, rougis et noyés de larmes, se fixèrent sur ceux de Bryan avec une intensité insoutenable dans la pénombre.
Devin : (la voix brisée, luttant contre l'étreinte) Lâche-moi, Bryan ! Laisse-moi partir, putain !
Bryan : (le souffle court, son visage à quelques centimètres de celui de Devin, l'odeur de la pluie et de la terre mouillée les enveloppant) Écoute-moi, Devin. Il faut que tu comprennes comment je fonctionne.
Devin : (un rire nerveux et amer s'échappant de ses lèvres tremblantes) Que je comprenne quoi ? Que je n'étais qu'un bouche-trou ? Que tu n'as aucune putain de fidélité en toi ?
Bryan : (il relâche un peu la pression de ses mains sur ses épaules, mais reste ancré contre lui pour l'empêcher de fuir) Oui, c'est ça. Je ne te l'ai jamais caché. J'aime les plans cul, Devin. J'aime l'éphémère, pas les chaînes d'une relation.
Devin : (le fixant avec une incompréhension totale) Et moi dans cette histoire ? Tout ce qu'on a partagé, c'était du vent ?
Bryan : (son regard est à la fois désolé et d'une fermeté glaciale) Écoute, j'aime le sexe sans lendemain. On se voit, on prend notre pied, on jouit, et on ne se prend pas la tête avec des sentiments qui compliquent tout. C'est ce qu'on faisait, non ? C'était ça le contrat.
Devin : (hurlant presque, la douleur explosant enfin) Pas pour moi ! Jamais pour moi !
D'un coup de rein désespéré, alimenté par une rage soudaine, Devin poussa Bryan de toutes ses forces. Pris au dépourvu, Bryan vacilla, ses pieds nus glissant sur la terre meuble du chemin. Il recula de quelques pas, perdant l'équilibre un court instant. Devin profita immédiatement de cette brèche. Il s'arracha à l'ombre de l'arbre et s'élança dans la nuit, ses sanglots redoublant d'intensité. Il accéléra le pas, fuyant la propriété comme si le sol brûlait ses pieds, sa silhouette disparaissant définitivement dans l'obscurité de la route.
Bryan resta planté là, le torse soulevé par une respiration erratique. Il était un peu hébété par la force du rejet et la violence de cette fuite. Le silence qui retomba sur le chemin de terre lui parut soudain assourdissant. Il venait de réaliser qu'il avait brisé quelque chose de réel, quelque chose qu'il ne pourrait jamais réparer. Après un long moment d'hésitation, les pieds glacés par l'herbe humide, il se secoua. Il avait fait sa part. Il avait été honnête, aussi cruel que cela puisse paraître.
Bryan fit demi-tour et retourna vers la lumière chaude du studio, le pas lourd et l'esprit embrumé, pour rejoindre Marcel qui l'attendait dans l'ombre.
Bryan referma la porte et tourna le verrou avec un clic métallique définitif. Le son résonna dans le studio comme une frontière infranchissable entre le drame du dehors et le plaisir du dedans. Voilà, c’était réglé. Il s’appuya un instant contre le battant, prenant une grande inspiration pour expulser de ses poumons l'air glacé de la nuit et l'image de Devin s'enfuyant dans l'obscurité.
Il releva la tête et fixa Marcel. L'homme n'avait pas bougé, il l'attendait avec cet air provocateur et cette assurance tranquille qui le caractérisait. Le remords était une émotion que Bryan ne pouvait pas se permettre ce soir ; il avait besoin de se perdre dans la force de Marcel, de s'oublier dans cette étreinte brute pour étouffer le poids de ses propres paroles.
Il s'était à peine rhabillé après une douche brûlante et expéditive. Bryan avait enfilé un boxer ajusté et un débardeur blanc qui, encore humide, collait à sa peau, soulignant chaque relief de ses muscles. Il terminait de boutonner un jean souple quand son téléphone se mit à vibrer furieusement sur le comptoir. Bryan attrapa l'appareil, le cœur battant, et vit le message lui signalant que Marcel était déjà devant le portail. Il était en avance.
Sans perdre une seconde, Bryan lui envoya un message bref pour lui donner l'instruction de monter directement à son studio. Puis, il déverrouilla la porte et l'entrouvrit légèrement, laissant filtrer un rai de lumière dans le couloir sombre.
De l'autre côté de la porte, Marcel montait les marches quatre à quatre. En voyant la photo de profil de Bryan sur l'application, il avait tout de suite été emballé, mais en vrai, l'idée de découvrir ce corps musclé sous ce débardeur blanc le rendait dingue. Il était pressé de passer aux choses sérieuses, son impatience brûlant dans ses veines autant que son désir de posséder ce mec qui l'attendait.
Quelques secondes plus tard, Marcel apparut. Âgé d'une quarantaine d'années, sa carrure massive et musclée semblait littéralement remplir tout le cadre de la porte. C'était un parfait inconnu, un homme de passage rencontré sur l'application, et c’est précisément ce qui excitait Bryan : l'idée qu'il ne serait là qu'une seule fois.
Marcel laissa errer son regard sombre sur le débardeur blanc de Bryan, un sourire en coin trahissant sa satisfaction. Une odeur de musc et de cuir émanait de lui, une signature virile qui envahit instantanément le studio. Bryan lui répondit par un large sourire chargé de sous-entendus avant de s'effacer pour le faire entrer. Il referma la porte derrière lui dans un claquement sourd, scellant leur intimité.
Les deux hommes se firent face dans le silence électrique du studio. Marcel, imposant dans son T-shirt gris aux motifs géométriques discrets et son jean brut sombre, ne perdit pas une seconde en politesses inutiles. D’un geste sec, il lâcha sa sacoche de sport bleu marine au pied du canapé ; le bruit sourd du sac contre le sol sembla donner le coup d'envoi de l'assaut.
Quelques secondes plus tard, Marcel apparut. Sa carrure massive semblait littéralement remplir tout le cadre de la porte. Bryan lui répondit par un large sourire chargé de sous-entendus avant de s'effacer pour le faire entrer.
Bryan referma la porte derrière lui. Le clic sec du verrou qui s'enclenchait résonna dans le studio comme le signal que le monde extérieur n'existait plus. Il se tourna vers Marcel, savourant cette intimité soudaine et protégée.
Bryan n'eut pas le temps d'esquisser le moindre geste que Marcel franchit la distance qui les séparait d'un pas lourd et assuré. Ses mains, larges et puissantes, vinrent s'ancrer dans la taille de Bryan avec une autorité qui fit frissonner le jeune homme. La poigne de Marcel était ferme, presque possessive, le tirant brutalement contre son torse massif.
Leurs lèvres se rencontrèrent aussitôt dans un baiser immédiat, ardent et affamé. C’était une collision sauvage, marquant la fin brutale des préliminaires. La bouche de Marcel était chaude, assurée, explorant celle de Bryan avec une faim d'homme qui sait exactement ce qu'il veut. Bryan laissa échapper un gémissement étouffé, ses sens totalement submergés par l'odeur virile et la force de cet inconnu. Les mains de Marcel remontèrent lentement le long de son dos, pressant le débardeur blanc de Bryan contre ses propres muscles saillants. C'était précisément ce que Bryan était venu chercher : une confrontation physique brute, rapide et intense, où les corps parlent plus fort que les mots.
Alors que l'intensité du baiser montait, les plongeant dans une bulle de désir pur, trois coups violents et secs résonnèrent soudain contre le bois de la porte. Le bruit fut si brutal qu'il sembla déchirer l'air chaud du studio. Marcel s'immobilisa immédiatement, son souffle court venant mourir contre la joue de Bryan.
Bryan décolla brusquement sa bouche de celle de l'inconnu, le cœur battant la chamade, non plus d'excitation, mais d'une panique sourde qui lui glaçait le sang. Il échangea un regard interloqué avec son invité, dont l'expression était passée de l'ardeur à une irritation froide. Bryan décida d'aller voir, espérant intérieurement pouvoir régler cet imprévu en quelques secondes. Il fit un geste de la main impérieux à Marcel pour qu'il reste discret, puis s'approcha de la porte d'un pas mal assuré.
Ses doigts, encore un peu tremblants, se refermèrent sur le métal froid du loquet. Le clic sec du déverrouillage résonna comme une sentence dans le silence pesant. Bryan hésita une fraction de seconde, le souffle coupé, avant de tirer lentement la poignée. La porte pivota, laissant entrer une bouffée d'air frais nocturne qui vint balayer l'odeur de musc du studio.
Bryan s'attendait à voir un voisin agacé ou un livreur égaré, mais le monde sembla s'arrêter lorsqu'il tomba sur Devin.
Devin se tenait là, affichant un sourire large et confiant qui s'étirait jusqu'aux yeux, ses joues légèrement rosées par la fraîcheur du soir ou l'excitation. Son regard dévorait Bryan avec une intention brûlante qui ne laissait aucune place au doute : il était venu pour une nuit de passion improvisée.
Bryan resta figé, un froid intense parcourant son échine. Il s'appuya lourdement contre le chambranle, tentant de bloquer le passage avec son corps pour masquer l'intérieur de la pièce. Cependant, alors que Devin tentait de jeter un coup d'œil malicieux par-dessus son épaule, son regard glissa inévitablement dans le studio.
Devin aperçut Marcel. L'inconnu était debout au milieu de la pièce, les bras croisés sur sa poitrine massive, sa carrure musclée mise en évidence par la lumière crue de la cuisine. À ses pieds, la sacoche de sport bleu marine gisait comme une preuve de son installation. Le sourire de Devin ne s'effaça pas, il se figea littéralement, se transformant en un masque de douleur. En une seule seconde glaciale, il comprit tout : il n'était pas l'invité attendu, il était celui qui dérangeait.
Bryan : (d'un air dérangé, parlant à voix basse pour ne pas que Marcel entende tout) Qu'est-ce que tu fais là, Devin ?
Devin : (hausse les épaules, tentant de masquer sa gêne alors que son cœur se brise visiblement) Je me suis dit que tu aurais besoin de compagnie. Je pensais te faire une surprise...
Bryan : (durcissant le ton, faisant un pas vers le palier pour forcer Devin à reculer) Ne débarque pas chez moi sans prévenir, c'est clair ? On n'avait rien prévu.
Devin : (son regard se pose sur Marcel, les yeux plissés par la douleur et l'incompréhension) Et c'est qui... lui ? C'est qui qui est avec toi dans ton studio ?
Bryan : (sans hésiter, poussé par la panique de voir sa soirée gâchée) C'est mon plan cul du soir. Voilà, tu es content ?
Devin : (la voix se faisant plus aigre, ses poings se serrant le long de son corps) Et moi dans tout ça, Bryan ? On était quoi, nous deux, ces dernières semaines ?
Bryan : (l'air froid, évitant son regard pour ne pas faiblir) Tu étais un plan cul comme les autres, Devin. C'est tout. Ne va pas imaginer autre chose.
Devin : (sa voix tremble de colère et de trahison, une larme commençant à perler au coin de son œil) C'est dégueulasse ! Moi, tu me connais ! On a partagé des choses ! Pas lui... et regarde-le, il est beaucoup trop vieux pour toi !
Bryan : (ferme, le visage de marbre, sans aucune émotion apparente) Écoute, c'était sympa entre nous, mais ça s'arrête là. Allez, retourne chez toi maintenant. J'ai de la visite, tu vois bien.
Devin encaissa le coup final de plein fouet. Le rejet brutal, clair, et cette présence massive de l'inconnu qui trônait derrière Bryan comme un trophée, furent la goutte d'eau qui fit déborder son cœur. Ses yeux s'embuèrent instantanément, noyant son regard de trahison. Il ne répondit rien ; les mots étaient restés coincés dans sa gorge, étouffés par la réalisation de son insignifiance. Son menton se mit à trembler, une petite secousse incontrôlable qui trahissait l'effondrement de sa fierté.
Submergé par une humiliation qui lui brûlait les joues plus violemment que l'air frais de la nuit, il tourna brusquement les talons.
Il s'éloigna à grands pas précipités, quittant le seuil du studio pour s'enfoncer dans l'obscurité du jardin ou de l'allée. Ses pas s'écrasaient lourdement sur le sol extérieur, un rythme désordonné qui trahissait son urgence de disparaître de la vue de Bryan et de ce "plan cul" qui avait pris sa place. Des sanglots silencieux et saccadés secouaient ses épaules frêles. Devin pressa fermement une main contre sa bouche, les phalanges blanchies, pour étouffer le cri de détresse pur qui menaçait d'exploser dans le silence du voisinage. Il s'évanouit rapidement dans la nuit, sa silhouette s'effaçant sous les arbres comme s'il n'avait jamais compté.
Le clic métallique du verrou résonna dans le studio comme un point final. Bryan resta un instant le front appuyé contre le bois de la porte, les yeux fermés, essayant de chasser l'image des larmes de Devin. Le silence s'installa, pesant, seulement rompu par le bruit de sa propre respiration saccadée.
Marcel : (brisant le silence d'une voix grave et traînante) Alors... C’était qui, ce type ?
Bryan sursauta légèrement avant de se retourner, essayant de reprendre contenance.
Bryan : (reprenant son souffle, lissant nerveusement son débardeur blanc) Personne d'important. Un ancien... un ami qui ne comprend pas la différence entre un plan cul et une relation.
Marcel : (un léger sourire narquois étirant ses lèvres, il s'appuie contre le plan de travail de la cuisine) Un "ami", vraiment ? Il avait l'air de tenir à toi, pourtant. On aurait dit qu'il venait de recevoir un coup de poignard en plein cœur.
Bryan : (se redressant brusquement, s'éloignant de la porte comme pour fuir la culpabilité) Ne fais pas attention à ça. Il était juste en colère. Il n'a pas son mot à dire sur avec qui je couche, c'est ma vie, pas la sienne.
Marcel : (s'approchant lentement, sa carrure imposante projetant une ombre sur Bryan) J'espère bien. Je n'aime pas trop que mes soirées soient interrompues par des scènes de ménage. J'ai horreur de la figuration.
Bryan : (un sourire forcé réapparaissant, tentant de retrouver l'ambiance du début) Tu as raison. Oublions ça. On en était où avant ce cirque ?
Marcel : (le fixant intensément, le regard plus critique) Tu es sûr que tu peux oublier ça ? Tu as l'air secoué. Tes mains tremblent. Et pour être honnête... (il marque une pause provocante) je n'aurais pas été contre un plan à trois. Il était plutôt mignon, sous ses airs de chien battu.
Bryan : (choqué, faisant un pas en arrière) Tu es sérieux là ? Non ! Jamais de la vie !
Marcel : (haussant les épaules, plus froid) Comme tu veux. Mais entre nous, ce n'est pas très "sport" de l'avoir laissé partir dans cet état. Le mec était en miettes, Bryan.
Bryan : (lève les yeux au ciel, lâchant la main de Marcel qu'il venait de saisir) Tu es qui, toi ? Mère Teresa ? Ce n'est pas ma responsabilité, et je n'ai pas de temps à perdre avec ses crises de nerfs.
La remarque de Marcel frappa pourtant juste. Bryan sentait l'adrénaline redescendre, laissant place à un vide désagréable. La vision des larmes de Devin et la brutalité de ses propres paroles commençaient à le ronger.
Bryan : (se massant les tempes, sa voix soudain lasse) Tu as raison... chier. Je ne peux pas le laisser partir comme ça. Je vais m'en vouloir toute la nuit si je ne règle pas ça maintenant.
Marcel : (consultant sa montre avec une pointe d'agacement) OK. Mais traîne pas. Je ne suis pas venu pour faire du social ou attendre que tu consoles tes ex.
Bryan : (reculant déjà vers la porte, saisissant ses clés sur le comptoir) Attends-moi ici, ne bouge pas. Je dois juste lui parler deux minutes. Ça ne prendra qu'un instant, promis.
Marcel : (son ton redevient sombre et autoritaire) J'espère bien, Bryan. Mon temps est précieux, et mon envie aussi. Si tu mets trop de temps, je serai déjà loin quand tu reviendras.
Bryan projeta la porte du studio contre le mur dans un fracas sourd et s'élança au-dehors. L'air nocturne, brusque et cinglant, le cueillit de plein fouet, fouettant son torse nu sous son débardeur blanc. Il n'avait pas pris le temps de mettre ses chaussures : la sensation fut immédiate, brutale. Ses pieds nus s'écrasèrent d'abord sur le béton froid et rugueux du seuil, avant de s'enfoncer dans l'herbe haute, trempée par une rosée glaciale qui lui brûla la peau.
Un vent nerveux s'engouffra sous ses vêtements, faisant frissonner ses muscles encore chauds de l'étreinte de Marcel. Au loin, sur le chemin de terre qui serpentait vers la route, la silhouette de Devin n'était plus qu'une ombre fuyante, presque dévorée par le crépuscule naissant et le balancement sinistre des arbres.
Bryan : (haletant, la voix cassée par l'effort) Devin ! Attends !
Le cœur battant à tout rompre, cognant contre ses côtes sous le double poids de l'effort et d'une culpabilité qu'il ne pouvait plus ignorer, Bryan accéléra. Ses pieds frappaient le sol meuble, ignorant les cailloux pointus qui lui entaillaient la plante des pieds. Il finit par arriver à sa hauteur, le souffle court, les poumons brûlants. D'un geste désespéré, il projeta sa main en avant et agrippa fermement le bras de Devin.
Sous le choc de l'arrêt, Devin continua d'abord de marcher sur quelques pas, traîné par l'inertie de sa propre fuite, son corps luttant inconsciemment contre cette main qui le retenait. Mais Bryan ne lâcha pas prise. Il le tira violemment vers lui, le faisant pivoter dans un mouvement brusque. En une manœuvre rapide, presque sauvage, il plaqua Devin contre le tronc rugueux d'un arbre robuste qui se dressait en bordure du chemin. L'écorce craqua sous le poids des deux corps. Bryan utilisa son propre torse pour le maintenir, le piégeant entre le bois froid et sa chaleur oppressante.
Devin laissa échapper un gémissement de surprise mêlé de douleur, l'écorce rugueuse du tronc s'imprimant dans son dos à travers ses vêtements. Ses yeux, rougis et noyés de larmes, se fixèrent sur ceux de Bryan avec une intensité insoutenable dans la pénombre.
Devin : (la voix brisée, luttant contre l'étreinte) Lâche-moi, Bryan ! Laisse-moi partir, putain !
Bryan : (le souffle court, son visage à quelques centimètres de celui de Devin, l'odeur de la pluie et de la terre mouillée les enveloppant) Écoute-moi, Devin. Il faut que tu comprennes comment je fonctionne.
Devin : (un rire nerveux et amer s'échappant de ses lèvres tremblantes) Que je comprenne quoi ? Que je n'étais qu'un bouche-trou ? Que tu n'as aucune putain de fidélité en toi ?
Bryan : (il relâche un peu la pression de ses mains sur ses épaules, mais reste ancré contre lui pour l'empêcher de fuir) Oui, c'est ça. Je ne te l'ai jamais caché. J'aime les plans cul, Devin. J'aime l'éphémère, pas les chaînes d'une relation.
Devin : (le fixant avec une incompréhension totale) Et moi dans cette histoire ? Tout ce qu'on a partagé, c'était du vent ?
Bryan : (son regard est à la fois désolé et d'une fermeté glaciale) Écoute, j'aime le sexe sans lendemain. On se voit, on prend notre pied, on jouit, et on ne se prend pas la tête avec des sentiments qui compliquent tout. C'est ce qu'on faisait, non ? C'était ça le contrat.
Devin : (hurlant presque, la douleur explosant enfin) Pas pour moi ! Jamais pour moi !
D'un coup de rein désespéré, alimenté par une rage soudaine, Devin poussa Bryan de toutes ses forces. Pris au dépourvu, Bryan vacilla, ses pieds nus glissant sur la terre meuble du chemin. Il recula de quelques pas, perdant l'équilibre un court instant. Devin profita immédiatement de cette brèche. Il s'arracha à l'ombre de l'arbre et s'élança dans la nuit, ses sanglots redoublant d'intensité. Il accéléra le pas, fuyant la propriété comme si le sol brûlait ses pieds, sa silhouette disparaissant définitivement dans l'obscurité de la route.
Bryan resta planté là, le torse soulevé par une respiration erratique. Il était un peu hébété par la force du rejet et la violence de cette fuite. Le silence qui retomba sur le chemin de terre lui parut soudain assourdissant. Il venait de réaliser qu'il avait brisé quelque chose de réel, quelque chose qu'il ne pourrait jamais réparer. Après un long moment d'hésitation, les pieds glacés par l'herbe humide, il se secoua. Il avait fait sa part. Il avait été honnête, aussi cruel que cela puisse paraître.
Bryan fit demi-tour et retourna vers la lumière chaude du studio, le pas lourd et l'esprit embrumé, pour rejoindre Marcel qui l'attendait dans l'ombre.
Bryan referma la porte et tourna le verrou avec un clic métallique définitif. Le son résonna dans le studio comme une frontière infranchissable entre le drame du dehors et le plaisir du dedans. Voilà, c’était réglé. Il s’appuya un instant contre le battant, prenant une grande inspiration pour expulser de ses poumons l'air glacé de la nuit et l'image de Devin s'enfuyant dans l'obscurité.
Il releva la tête et fixa Marcel. L'homme n'avait pas bougé, il l'attendait avec cet air provocateur et cette assurance tranquille qui le caractérisait. Le remords était une émotion que Bryan ne pouvait pas se permettre ce soir ; il avait besoin de se perdre dans la force de Marcel, de s'oublier dans cette étreinte brute pour étouffer le poids de ses propres paroles.
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