Rénovations of Desire - Chapitre 26 - Un Mendiant sous les Projecteurs

- Par l'auteur HDS Hercule -
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Rénovations of Desire - Chapitre 26 - Un Mendiant sous les Projecteurs Histoire érotique Publiée sur HDS le 05-04-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Rénovations of Desire - Chapitre 26 - Un Mendiant sous les Projecteurs
L’immeuble de verre et d’acier de l’agence dominait le quartier. Pour l'inconnu, c’était une forteresse inabordable. Pourtant, aujourd’hui, la chance tournait. Une camionnette de livraison venait de bloquer la porte de service. Accroupi dans l'ombre de la ruelle, il n'hésita pas une seconde.

L'Inconnu : (serrant son manteau crasseux contre lui, le cœur battant à tout rompre) C'est maintenant ou jamais. S'ils m'attrapent, je retourne au trou, mais si je passe...

D'un pas vif, il se glissa par l'entrebâillement, profitant de la distraction du livreur. L'intérieur était climatisé, sentait le propre et le parfum coûteux. Un parfum qui jurait violemment avec l'odeur de la sueur, de la pluie séchée et de la rue qui émanait de lui. Il avança sur le tapis épais, se sentant comme une tache de boue dans un écrin de soie.

Il suivit les panneaux vers l'amphithéâtre. Des voix résonnaient. La peur au ventre, il poussa la lourde porte double, à peine de quoi laisser passer sa silhouette décharnée. Le mécanisme était si bien huilé qu'aucun sifflement ne trahit sa présence. Il se glissa à l'intérieur, dans la zone d'ombre protectrice près de l'entrée, contre le mur de velours noir.

Personne ne tourna la tête. Les quatre cents candidats étaient fascinés par la scène illuminée où Bryan, le directeur, faisait une courte introduction, se présentant et présentant aussi son associé, Daniel. L'intrus, dissimulé par l'obscurité et son propre silence, devint un spectre dans la salle, écoutant le discours qui allait décider de sa vie.

Bryan : (sa voix portant sans effort dans l'amphithéâtre) Je ne suis pas ici pour vous vendre du rêve, mais pour trouver une réalité qui se vend. Et un seul d'entre vous repartira avec le contrat.

Dans son coin d'ombre, l'homme ferma les yeux une seconde, serrant les poings. Il n'était pas "l'un d'entre eux". Il était l'intrus. Et il était bien décidé à ce que cette réalité, ce soit la sienne.

L’amphithéâtre était plongé dans une clarté artificielle et fatiguante. Les néons au plafond grésillaient légèrement, projetant une lumière blanche qui accentuait les traits tirés des quatre cents hommes présents. Bryan s'avança au bord de l'estrade. Sous cette lumière crue, ses chaussures italiennes brillaient d'un éclat presque agressif. Daniel, à ses côtés, restait silencieux, bras croisés, observant la foule comme un prédateur guettant une faille.

Bryan : (saisissant le micro, sa voix résonnant avec une autorité glaciale) Bien. Écoutez attentivement car je ne le dirai qu'une fois. Le projet pour lequel vous êtes ici n'est pas une série classique. C'est une production pornographique gay de haut standing. Nous ne cherchons pas des acteurs de théâtre, nous cherchons des hommes qui aiment le sexe, qui en sont accros et qui n'ont aucune pudeur.

Un murmure de choc parcourut l'assemblée. Certains candidats se regardèrent, déstabilisés par une telle franchise.

Daniel : (le regard fixe, arpentant l'estrade) Il y aura des scènes de sexe dans chaque épisode. Des scènes réelles, longues, intenses. Nous voulons de la sueur et du désir pur. Si vous avez des tabous, la porte est derrière vous.

Bryan : (reprenant le micro, le ton plus dur) Les conditions sont simples mais non négociables : disponibilité totale, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En échange, le salaire sera extrêmement élevé, avec des primes de performance pour chaque scène exceptionnelle. Vous serez riches, mais vous devrez nous appartenir corps et âme. Que ceux qui ne sont pas intéressés quittent la pièce immédiatement !

Le bruit fut sec : des dizaines de fauteuils se rabattirent. Un quart des hommes se leva, fuyant la salle. Mais Bryan n'attendit même pas que la porte se referme.

Bryan : (un sourire en coin) Je cherche uniquement des hommes gays.

Une nouvelle vague de départs suivit. La salle commençait à se vider sérieusement.

Bryan : (D'une voix forte) Il me faut aussi des hommes exclusivement versatiles !

La déception se lisait sur les visages restants. La polyvalence était un filtre impitoyable. Quelques-uns se levèrent encore, la tête basse.

Bryan : (Un sourire froid) Maintenant, parlons sérieusement. La dernière condition physique est biologique : il faut avoir une anatomie d'au moins dix-huit centimètres.

Un silence de mort s'installa, interrompu par des murmures gênés. Plusieurs hommes, le visage rouge de frustration, s'éclipsèrent rapidement. Daniel balaya la salle du regard. Il ne restait plus que six silhouettes perdues au milieu des rangées vides... et, tout au fond, cette ombre mystérieuse, immobile contre le mur, que personne n'avait encore remarquée.

Daniel se pencha vers Bryan et lui murmura quelques mots. Bryan acquiesça, l'air impressionné, avant de se redresser.

Bryan : (Sans aucun filtre) Voici la question finale : Êtes-vous prêts à tout essayer devant la caméra ? L'urophilie, le fétichisme, le S.M., et d'autres pratiques bien plus extrêmes ?

Le choc fut total. Les six hommes se consultèrent du regard, blêmes. L'un après l'autre, ils se levèrent et quittèrent la salle, leurs pas solitaires résonnant sur le sol.

Bryan : (laissant échapper un soupir de dégoût dans le micro) Alors, vraiment personne ? Quel dommage. On ferme.

Bryan allait couper le son quand, du fond de la salle, là où les néons n'éclairaient que le vide, une voix s'éleva. Une voix écaillée par le froid et la faim, mais d'une fermeté absolue.

L'Inconnu : (depuis l'obscurité, d'un ton ferme) Moi. Je suis prêt à tout.

Le silence dans l'amphithéâtre était devenu si épais qu'on aurait pu l'entendre vibrer sous les néons. Bryan et Daniel restèrent figés, les yeux rivés sur le fond de la salle où les ténèbres semblaient avoir pris vie. C'était l'homme que personne, hormis Daniel, n'avait vraiment remarqué durant toute l'audition. Il s'était tenu là, immobile comme une statue de pierre, absorbant chaque critère éliminatoire sans broncher.

Le Mendiant : (d'une voix rauque mais d'une clarté absolue) Si, moi. Je suis prêt à tout pour avoir ce travail. Je ferai tout ce que vous avez dit. Absolument tout.

Bryan : (le regard plissé, d'un ton sec et sans bouger d'un millimètre) Approche-toi. On ne te voit pas. Sors de là.

L'homme se mit en mouvement. Ses pas ne faisaient aucun bruit sur le tapis épais, mais à mesure qu'il avançait vers le cercle de lumière crue des néons, l'horreur de sa condition se révélait. Lorsqu'il fut enfin sous les projecteurs, Bryan eut un mouvement de recul imperceptible. Il le reconnut instantanément : c’était le jeune homme qu’il avait aperçu faire la manche sur le trottoir plus tôt dans la journée. Le mendiant qui avait osé franchir le seuil de l'agence, poussé par la proposition mystérieuse de Daniel.

L'aspect de l'homme était effroyable. Ses cheveux longs étaient emmêlés, sa barbe épaisse cachait la moitié de son visage, et une couche de crasse grise semblait s'être incrustée sur sa peau. Ses vêtements, des haillons informes qui puaient la pluie et la rue, juraient violemment avec le décor minimaliste et coûteux de la salle. Il n'avait manifestement pas vu une douche depuis des semaines.

Bryan jeta un regard noir à Daniel. Ce dernier, loin d'être dégoûté, s'était mis à sourire, les yeux brillants de satisfaction. Son pari fou était en train de payer.

Bryan : (se penchant vers Daniel, chuchotant avec une moue de dégoût) Tu es sérieux, Daniel ? Je ne suis pas sûr qu'il fasse l'affaire. Regarde-le... Tu as vu sa tenue ? Il pue la misère à dix mètres. C'est un risque pour l'image de l'agence.

Daniel : (chuchotant, la voix chargée d'une confiance inébranlable) Écoute-moi, Bryan. Sous cette crasse et ces poils, il y a une structure osseuse incroyable. On a juste besoin d'un bon coiffeur, d'un barbier et d'une douche décapante. Une fois qu'on aura enlevé l'écorce, on verra enfin le bois. On ne risque rien à essayer, non ?

Bryan : (après une longue hésitation, fixant l'homme qui restait droit malgré la honte) Ok. On fait comme ça. Mais s'il ressemble toujours à un déchet après la douche, il dégage à la seconde.

Daniel : (avec un sourire en coin, d'un ton assuré) Ne t'inquiète pas, il n'y aura aucun souci. Laisse-moi juste m'en occuper.

Au milieu des rangées de sièges désormais déserts, le silence était devenu assourdissant, seulement troublé par le grésillement des néons. Pourtant, un dernier candidat, un jeune homme aux traits fins et à la tenue de marque impeccable, était resté assis. Il observait la scène avec une perplexité croissante, dévisageant l'homme de la rue avec un mélange de dégoût et d'incrédulité. Il ne comprenait pas comment cette "tache" pouvait encore être là.

Bryan s’arrêta net avant d’atteindre la sortie. Son regard d'acier se posa sur ce sixième candidat dont le visage trahissait une hésitation profonde.

Bryan : (pointant un doigt sec vers le candidat soigné) Et toi ? Qu’est-ce que tu fais encore là ? Tu as l’air d’avoir vu un fantôme.

Le Candidat : (bredouillant, la voix tremblante) Je… j’attendais de voir si… si les conditions étaient vraiment négociables pour les scènes de fétichisme et de S.M.…

Bryan : (avec un rire glacial qui résonna dans tout l’amphithéâtre) Négociables ? Tu crois qu’on est au marché aux puces ? Ici, c’est tout ou rien. Ton hésitation est une insulte à mon temps.

Bryan : (Il fit un signe méprisant vers la sortie) Dehors. Immédiatement. Tu n’as pas le feu qu’il faut pour ce rôle.

Le jeune homme se leva d'un bond, le visage cramoisi de honte. Il ramassa son sac en tremblant et quitta la salle presque en courant, évitant de croiser le regard de l'homme dans l'ombre. Désormais, le mendiant était véritablement le seul survivant dans l'immensité de la salle.

Bryan : (se redressant, sa voix portant dans le vide) Très bien. Puisque tu es le seul à vouloir rester malgré nos conditions extrêmes, on va te donner une chance. Une seule. Tu vas rester avec Daniel, c’est lui qui va s’occuper de toi à partir de maintenant.

Le Mendiant : (fixant Bryan avec une intensité sauvage, sans baisser les yeux) Très bien, pas de problème. Je ferai ce qu'il faut.

Daniel s’approcha alors de l'inconnu. À cette distance, l’odeur de la misère, de la sueur et de la poussière était suffocante, mais il ne recula pas. Il scruta ce visage caché derrière une barbe broussailleuse, cherchant le diamant sous la boue.

Daniel : (posant une main assurée sur l’épaule de l’homme) Écoute-moi bien. La route est encore longue. Pour l’instant, tu vas aller prendre une véritable douche, une de celles qui décapent le passé. Ensuite, tu passeras entre les mains d’un coiffeur et d’un médecin. On doit savoir ce qu’il y a sous cette carcasse. Après cela seulement, on discutera sérieusement pour voir si tu fais l’affaire.

Bryan : (ajustant sa veste, le ton impitoyable) Voilà, le ménage est fait. Il ne reste que ton... "diamant brut". En attendant qu'il se décrasse, je vais voir avec Kieran pour qu'il trouve un médecin et un coiffeur privés en urgence. Je reviendrai pour l'entretien final ; je veux savoir s'il est vraiment prêt à nous appartenir.

Daniel : (avec un sourire de satisfaction) Très bien, Bryan. On fait comme cela. Je m’en occupe.

Bryan : (d'un ton sec, se tournant vers la porte) On se retrouve à mon bureau dans exactement une heure. Je veux des résultats, pas des excuses.

Sans un mot de plus, Bryan fit demi-tour. Ses pas claquèrent sur le sol de marbre jusqu'à ce que la porte se referme dans un sifflement pneumatique, laissant Daniel seul face à cet homme qui n'avait plus rien à perdre.

Daniel se retrouva enfin seul avec l'inconnu. Dans l’immensité de l’amphithéâtre désormais désert, sous l’éclairage cru des néons qui fatiguaient les yeux, la silhouette décharnée du mendiant semblait encore plus fragile. Daniel s'approcha lentement, non plus comme un juge, mais avec un air encourageant.

Daniel : (réduisant la distance, la voix posée) Bien. Maintenant que nous sommes entre nous, passons aux choses sérieuses. Tu as un nom, j’imagine ?

Artik : (redressant un peu la tête, sa voix sortant de la barbe emmêlée) Je m’appelle Artik.

Daniel : (avec un hochement de tête respectueux) Enchanté, Artik. Écoute, avant de parler contrat, caméras ou avenir, tu as entendu le plan de Bryan. La première étape, c’est la mise à niveau.

Daniel fit signe à Artik de le suivre. Ils quittèrent la froideur de la salle de conférence pour s'engager dans le grand escalier de marbre qui serpentait au cœur du bâtiment. L’endroit était en plein chantier : des bâches en plastique protégeaient certaines boiseries et une légère odeur de plâtre frais flottait dans l’air. Artik grimpait les marches avec une lenteur respectueuse, évitant les câbles qui traînaient au sol, sentant chaque muscle de ses jambes protester après des mois de survie sur le bitume.

À chaque palier, malgré les travaux, le luxe se faisait plus présent. Arrivés au troisième étage, ils débouchèrent sur une zone déjà terminée, un couloir épargné par la poussière du chantier et réservé aux invités de marque. Artik était littéralement sur le cul. Il n’avait jamais vu un tel étalage de richesse de toute sa vie. Le silence feutré, la moquette épaisse qui semblait absorber ses pas hésitants et la décoration moderne aux lignes épurées contrastaient violemment avec les rues qu'il venait de quitter. Il levait les yeux vers chaque luminaire, visiblement impressionné par le moindre détail du bâtiment.

Daniel s’arrêta finalement devant une porte massive en bois sombre. Il l’ouvrit d’un geste fluide et invita Artik à pénétrer à l’intérieur.

Daniel : (montrant la pièce du doigt) Tu vas commencer par une douche très chaude. C’est la première étape. La salle de bain est juste là. Mais attends une seconde, ne rentre pas tout de suite.

Artik s’immobilisa sur le seuil, confus, n’osant pas poser ses mains sales sur les murs fraîchement peints de la suite.

Daniel : (vérifiant l’heure) Kieran va arriver d’une minute à l’autre. Il t’apporte des serviettes propres et ce qu’il faut pour te laver. Pendant ce temps, Bryan s’occupe d’organiser le coiffeur et le médecin de l’agence. Quand tu auras terminé, je te donnerai des vêtements neufs que Kieran a préparés.

Artik : (esquissant un léger sourire timide) C’est plus d’aide que ce que j’ai reçu depuis des mois… Merci, Daniel.

Daniel : (le fixant droit dans les yeux, sérieux) Ne me remercie pas encore, Artik. Montre-moi ce que tu vaux vraiment lors de l’entretien. Maintenant, vas-y. Prépare-toi.

Artik : (d’un ton solennel) Je ferai de mon mieux pour ne pas vous décevoir.

Daniel hocha la tête, un air de détermination sur le visage. Il se recula et quitta la chambre, refermant doucement la porte derrière lui. Il savait qu’il misait gros sur ce jeune homme.

Artik entra timidement plus loin dans la pièce. C’était bien plus qu’une simple chambre : une véritable suite d’hôtel miniature. Ses yeux balayèrent le grand lit fait au carré, les draps d’un blanc immaculé, et le mobilier design. Il s’assit prudemment sur le bord du lit luxueux, craignant presque de salir les draps avec son vieux manteau. Au loin, il entendait le bruit sourd d'une perceuse dans une autre aile du bâtiment, rappelant que tout ici était en train d'être reconstruit, comme lui. Il sentit une bouffée d'espoir monter, un sentiment qu'il avait oublié depuis longtemps. Il resta là, immobile, attendant patiemment que Kieran vienne lui apporter ses affaires.

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