Rénovations of Desire - Chapitre 28 - Reflets de Douche et Plaisirs Interdits
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Rénovations of Desire - Chapitre 28 - Reflets de Douche et Plaisirs Interdits
Kieran s’était réinstallé sur le bord du matelas, les mains jointes, tentant de retrouver une contenance professionnelle. Il attendait patiemment qu’Artik essaie les vêtements neufs pour confirmer à Daniel que la taille M était la bonne. Mais le garçon, avec une obstination tranquille, commença à se mettre complètement à poil sans aucune pudeur. Il refusait catégoriquement d’enfiler le jean noir et le t-shirt blanc tant qu'il ne serait pas passé sous l'eau.
Artik : (d'une voix sourde, presque honteuse) Je ne peux pas... Je ne veux pas salir des vêtements tout neufs avec cette odeur. Si la taille ne va pas, le magasin ne les reprendra jamais à cause de moi.
Sa logique était implacable. Pour lui, ces habits représentaient une fortune, un trésor qu’il refusait de contaminer avec la crasse de la rue. Kieran, décontenancé par cette honnêteté brutale, ne trouva rien à redire. Il resta là, assis, tandis qu'Artik se dépouillait de ses derniers haillons, laissant sa peau apparaître centimètre par centimètre dans la lumière crue de la suite.
Pendant qu’Artik finissait de se déshabiller d'un geste machinal, Kieran s'efforçait de fixer ses propres chaussures, mal à l'aise dans ce silence pesant. Mais, sans vraiment y réfléchir, son regard fut attiré par un mouvement dans l’embrasure de la porte de la salle de bain. Ses yeux accrochèrent le grand miroir de la chambre qui faisait face à la pièce d'eau.
Kieran se figea. Dans le reflet, Artik se révélait, intégralement nu. Le secrétaire sentit son cœur rater un battement. Son regard, soudainement aimanté, se retrouva prisonnier de cette vision frontale et brutale. Il ne pouvait plus, il ne voulait plus s'en décrocher.
Le jeune homme se tenait là, debout sous l'encadrement, sifflotant doucement un air insouciant, une mélodie populaire qui résonnait étrangement dans la suite luxueuse. Il semblait totalement inconscient de son propre corps et de l’effet dévastateur qu’il produisait. Kieran fut foudroyé par la surprise. Sous la crasse et les haillons, Artik ne ressemblait en rien à un mendiant affaibli. L'image que lui renvoyait le miroir était celle d'un corps d’une musculature saillante, puissante, et étrangement... intégralement imberbe. Cette vision de marbre lisse, exposée dans une nudité aussi totale, laissa le secrétaire sans voix, le souffle coupé, totalement interdit.
Kieran restait assis, pétrifié, le regard irrémédiablement plongé sur le reflet du corps d'Artik dans le miroir. C'était une fascination presque douloureuse. Très vite, une érection brutale commença à se faire sentir, tendant cruellement le tissu de son boxer. La surprise initiale du secrétaire avait totalement disparu, laissant place à une chaleur intense, presque étouffante, qui monta en une vague rouge jusqu'à ses joues et ses oreilles.
Le contact du tissu de son pantalon devint insupportable, trop serré, marquant chaque battement de son sang. Il se maudit intérieurement, serrant les poings jusqu'à s'enfoncer les ongles dans les paumes. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser aller, surtout pas ici, dans la suite de l'agence, à quelques mètres seulement d'un homme que Bryan venait de ramasser dans la rue. C'était un suicide professionnel, une folie.
Finalement, dans un sursaut de raison, Kieran se leva d'un bond du bord du lit. Il était décidé à fuir cette pièce, à s'échapper avant de commettre l'irréparable. Il se dirigea vers la porte d'un pas rapide, presque chancelant, son cœur battant la chamade contre ses côtes comme un animal en cage. La poignée était là, froide, salvatrice.
Mais au moment précis où il allait franchir le seuil pour retrouver la sécurité du couloir, il fut vaincu. Une force invisible le fit pivoter une dernière fois vers la salle de bain. Dans le reflet implacable du grand miroir, à travers l'entrebâillement de la porte laissée ouverte, il aperçut alors clairement, sans l'ombre d'un doute, le sexe d'Artik.
Ce fut le comble. La digue qu'il essayait de construire depuis dix minutes céda d'un coup. La vague de désir était trop forte, trop sauvage, trop inattendue pour être combattue plus longtemps. Kieran sentit ses genoux faiblir. Il n'en pouvait plus de lutter contre l'évidence : il était possédé par ce qu'il voyait.
Kieran tira brusquement la lourde porte de la suite pour la refermer, le claquement du bois résonnant comme un signal de non-retour dans le silence de la pièce. Il se retourna d'un bloc, le dos collé contre le panneau rigide, les poumons brûlants d'une respiration lourde et saccadée. Ses yeux étaient fixes, dilatés par l'adrénaline et l'interdit.
Sans réfléchir davantage, comme poussé par une force qui n'appartenait plus à sa raison, il fit quelques pas chancelants avant de se laisser tomber lourdement sur le lit king-size. Le matelas s'enfonça sous son poids, l'enveloppant dans un luxe qui contrastait violemment avec le chaos qui régnait dans ses veines. Il s'allongea sur le côté, recroquevillé sur son désir, une main venant se poser avec une urgence douloureuse sur l'érection qui bandait son pantalon de costume, menaçant de rompre les coutures du tissu.
Vaincu par un désir qui balayait ses dernières barrières morales, Kieran déboutonna son pantalon d'un geste fébrile, le métal du bouton cliquetant doucement dans le silence de la suite. Il le descendit légèrement sur ses hanches, faisant de même avec son boxer, libérant enfin la pression étouffante qui le faisait souffrir.
Il laissa sa main, d'abord tremblante puis possessive, saisir son sexe en pleine érection. Le contraste entre la fraîcheur de ses doigts et la chaleur de sa peau le fit frissonner. Il commença à respirer fortement, un souffle court et rauque qui se perdait dans les draps de soie. Son regard restait irrémédiablement rivé sur le miroir, telle une sentinelle fascinée, où il voyait clairement Artik se laver. À travers la vapeur qui commençait à saturer l'air, le corps d'Artik s'exposait dans sa totalité, une statue de chair et de muscles offerte sans le savoir à la convoitise du secrétaire.
Kieran, le regard injecté de sang et la gorge sèche, avait l’impression délirante qu’Artik jouait avec lui, qu’il s'exposait avec une impudeur calculée. Il le voyait, à travers le tain du miroir, se cambrer avec une lenteur de bête, offrant sa chute de reins et la rondeur ferme de son cul à la lumière crue de la salle de bain. Chaque mouvement du garçon semblait chorégraphié pour le torturer.
Et le pire, ce qui fit basculer Kieran dans un vertige de luxure totale, c’était de voir Artik passer un doigt avec insistance le long de sa raie, nettoyant son trou avec une application déconcertante. Il répétait ce geste plusieurs fois, enfonçant presque la pulpe de son doigt, avec une nonchalance qui rendait la scène insupportable. Artik ignorait tout de la présence de Kieran, là, dans la pénombre de la pièce d’à côté, totalement submergé par le désir et sa masturbation frénétique. Captif de cette vue impeccable sur l'intimité d'un corps dont il imaginait déjà l'odeur de mâle et la puissance, Kieran ne pouvait plus s'arrêter.
Kieran augmentait la cadence, sa respiration n'étant plus qu'un sifflement erratique dans la pénombre de la chambre. Ses doigts étaient fermement accrochés à sa queue, la serrant avec une force presque douloureuse, sans se douter que quelqu'un — Daniel, ou pire, Bryan — pouvait rentrer à tout moment. Dans un geste de pure frénésie, sa main libre se baladait sur son propre corps, relevant brutalement son t-shirt pour pouvoir caresser son torse musclé et imberbe. Il se pinçait les tétons avec une violence qui l'excitait davantage, courant le risque de laisser des marques, mais il s'en moquait.
Kieran choisit de ne pas s'arrêter, balayant d'un revers de main le risque d'être surpris en plein acte de luxure. Ses mouvements devinrent plus rapides, plus saccadés, plus urgents, tandis qu'il se branlait avec une fièvre croissante, les yeux révulsés fixés sur le reflet d'Artik. Il s'abandonna complètement à ses sens primaires, son esprit captif dans un tourbillon de plaisirs interdits où la morale n'avait plus sa place.
Ses lèvres s'entrouvrirent dans un gémissement qu'il parvenait à peine à contenir, le son étouffé par le bourdonnement de l'eau dans la pièce voisine. Ses hanches bougeaient désormais de manière incontrôlable, s'élevant du matelas en rythme avec la cadence effrénée de ses caresses. Chaque contact de sa peau moite contre ses doigts le rapprochait de l'oubli total, chaque respiration haletante le propulsait plus près de l'abîme d'un plaisir animal et solitaire.
Artik se mit à se rincer, laissant l'eau chaude couler en cascade le long de ses épaules larges, emportant avec elle la crasse et la fatigue accumulée de ses journées d'errance. Dans un soupir de soulagement, il prit une dernière grande gorgée d'air humide avant de fermer brusquement le robinet. Le silence de la salle de bain l'enveloppa aussitôt, une chape de plomb à peine perturbée par le léger goutte-à-goutte régulier de la pomme de douche. L'eau résiduelle sur sa peau formait des ruisselets argentés qui glissaient lentement le long de ses muscles tendus et de ses flancs sculptés.
C'était là le signal fatidique pour Kieran, qui l'observait avec une attention quasi religieuse depuis le lit. Ses propres gestes devinrent alors si fluides et rapides qu'ils en semblaient irréels, dictés par une nécessité purement animale. Sans un mot, dans un spasme ultime qui lui fit cambrer le dos, Kieran se vidait les testicules, évacuant de grands jets de sperme brûlant sur son propre torse.
La texture chaude, lourde et visqueuse s'étala sur sa peau et sur sa main tremblante dans un silence assourdissant. Alors que le plaisir retombait, laissant place à une lucidité glaciale, il tourna frénétiquement la tête autour de lui. La panique l'envahit instantanément : il réalisa qu'il n'avait absolument rien à portée de main pour se ressuyer, pas un mouchoir, pas une serviette, rien pour effacer la preuve de son délire.
Artik sortit de la cabine de douche avec une lenteur de fauve apaisé. À travers le miroir, Kieran le vit tendre le bras vers la serviette moelleuse posée sur la commode de marbre. Le garçon la saisit d'un geste mécanique, presque distrait, et commença à s'essuyer la poitrine, les bras, puis les cuisses. Derrière lui, dans l'ombre de la chambre, Kieran restait pétrifié, allongé sur le lit, le cœur battant à s'en briser les côtes. Il priait intérieurement pour qu'Artik s'attarde, qu'il ne franchisse pas le seuil de la salle de bain tout de suite. Il lui fallait une solution, et il la lui fallait maintenant.
Kieran savait que le temps lui coulait entre les doigts comme du sable. Chaque seconde qui s'égrenait dans le silence de la suite augmentait le risque mortel qu'Artik ne découvre la vérité. Il devait agir, faire disparaître les preuves de son égarement sans éveiller le moindre soupçon. Son esprit, dopé par l'adrénaline, tournait à une vitesse folle, balayant toutes les issues de secours avant de buter sur la plus impensable.
Il finit par comprendre qu'il n'avait plus le choix : pour ne laisser aucune trace sur les draps immaculés ou sur ses propres vêtements, il devait avaler tout le sperme qui souillait sa peau. Il commença par sa main. Il hésita un court instant, une grimace de dégoût luttant contre l'instinct de survie, mais l'urgence était trop pressante. Il apporta ses doigts tremblants à sa bouche et se mit à lécher sa main ruisselante de ce liquide visqueux et chaud. Après deux coups de langue fébriles, contre toute attente, il trouva finalement cela presque agréable, le goût de son propre désir lui paraissant moins amer que la peur.
D'un geste désespéré, il récupéra tout ce qu'il put sur son torse, nettoyant sa peau jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau nette. En un éclair, il rangea son sexe encore palpitant dans son boxer, remonta son pantalon et se rassit sur le bord du lit, tentant de lisser ses cheveux et de retrouver une contenance de secrétaire modèle.
Artik avait fini de se sécher avec application, les bruits de froissement de la serviette laissant place au cliquetis métallique d'une fermeture éclair et au frottement du coton neuf sur sa peau encore humide. Ce délai providentiel avait permis à Kieran de reprendre ses esprits et de se remettre en place, lissant frénétiquement sa chemise et son pantalon pour paraître impeccable, comme si de rien n'était.
Lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit enfin, Artik sortit dans la chambre, intégralement habillé. Il s'avança avec une assurance nouvelle pour montrer à Kieran que, contre toute attente, chaque pièce tombait parfaitement. Le jean noir moulait ses cuisses puissantes sans les entraver, et le t-shirt blanc soulignait la largeur de sa carrure, rendant sa musculature encore plus imposante qu'elle ne l'était dans la nudité du miroir.
Artik rayonnait d'une satisfaction profonde devant sa nouvelle garde-robe. Pour lui, chaque vêtement semblait avoir été taillé sur mesure, une armure de tissu noble remplaçant ses vieux haillons. Il se tourna vers le grand miroir de la chambre — celui-là même qui avait trahi son intimité quelques minutes plus tôt — pour admirer son reflet. Les vêtements lui conféraient une allure à la fois élégante et farouche, une confiance en soi qu'il pensait avoir perdue à jamais. C'était exactement l'image qu'il voulait projeter : celle d'un homme qui n'avait plus rien d'un paria.
Kieran, qui avait observé Artik avec un sourire en coin, tentant de masquer le trouble qui le consumait encore, s'approcha lentement de lui. Il posa son regard sur la carrure désormais impeccable du jeune homme, le jean noir et le coton blanc transformant le mendiant en une figure de magazine.
Kieran : (murmura-t-il, ses yeux brillant d'une admiration qui frisait l'obsession.) Tu as l'air... parfait.
Artik : (se tournant vers lui avec une fierté timide) Je suis content que tout te plaise. Je me sens presque comme un autre homme là-dedans.
Kieran : (retrouvant son ton professionnel malgré son souffle encore court) Maintenant que tu es lavé et habillé, on va aller voir Bryan et Daniel pour la suite. Ils nous attendent en bas.
Artik : (acquiesçant d'un signe de tête) Oui bien sûr. Je pense qu'il a encore plein de choses à faire sur moi avant que je sois vraiment prêt.
Kieran : (esquissant un sourire nerveux) Oui, c'est sûr. J'espère que le coiffeur est déjà arrivé, c'est l'étape cruciale.
Artik : (d'un air surpris, écarquillant les yeux) J'ai même le droit à un coiffeur ? Tout ça pour moi ?
Kieran : (affirmant avec autorité) Oui, assurément. On ne peut pas te laisser tous ces cheveux, Artik. Ils sont dans un état lamentable, brûlés par le sel et la rue. On va te redonner un visage.
Artik : (se mettant à sourire, touché par cette attention) Et bah... Je te suis alors. Montre-moi le chemin.
Kieran passa devant et ouvrit la porte de la chambre, commençant à marcher dans le couloir de l'agence, suivi de près par Artik. Ce dernier était visiblement ravi d'avoir enfin pris une douche ; il marchait d'un pas plus léger, la peau encore fraîche. Les deux hommes s'arrêtèrent devant le bureau de Bryan et frappèrent fermement à la porte pour signaler leur arrivée. Bryan, assis derrière son bureau encombré, leva les yeux de ses dossiers et leur fit signe d'entrer.
Bryan : (scrutant Artik de haut en bas avec un sourire satisfait) Ah bah enfin, c'est déjà plus présentable. Daniel avait peut-être raison, il y avait bien un diamant sous la crasse.
Daniel : (arrivant dans le bureau avec un large sourire) Ah bah là, c'est déjà beaucoup mieux ! Et il n'y a plus de mouches qui te tournent autour.
Artik : (d'un ton reconnaissant) Oui effectivement, cela m'a fait un bien fou, cette douche.
Bryan : (se tournant vers son assistant) Kieran, emmène notre acteur se faire coiffer immédiatement.
Kieran : (un peu surpris) Le coiffeur est déjà là ?
Bryan : Oui, il est arrivé il y a quelque temps déjà. Je l'ai installé dans un bureau un peu plus loin pour qu'il puisse travailler au calme.
Kieran : (faisant signe à Artik) Et bien, suis-moi Artik ! C'est parti pour une nouvelle coupe de cheveux.
Artik : (s'adressant à Bryan et Daniel) Merci pour tout ce que vous faites pour moi.
Daniel : Ne t'en fais pas, c'est notre rôle d'aider nos équipiers.
Bryan : (faisant un geste de la main pour les presser) Allez, filez ! Il y a encore plein de choses à faire avant la fin de la journée.
Alors Artik suivit de nouveau Kieran dans les couloirs de l'agence pour se rendre dans le bureau temporaire où s'était installé le coiffeur. Ce dernier attendait avec une impatience dingue, ses outils déjà disposés sur une table.
En effet, pour ce coiffeur, cette transformation était un test déterminant : sa propre carrière au sein de l'agence dépendait de sa capacité à transformer ce rescapé des rues en une véritable icône de mode.
Artik : (d'une voix sourde, presque honteuse) Je ne peux pas... Je ne veux pas salir des vêtements tout neufs avec cette odeur. Si la taille ne va pas, le magasin ne les reprendra jamais à cause de moi.
Sa logique était implacable. Pour lui, ces habits représentaient une fortune, un trésor qu’il refusait de contaminer avec la crasse de la rue. Kieran, décontenancé par cette honnêteté brutale, ne trouva rien à redire. Il resta là, assis, tandis qu'Artik se dépouillait de ses derniers haillons, laissant sa peau apparaître centimètre par centimètre dans la lumière crue de la suite.
Pendant qu’Artik finissait de se déshabiller d'un geste machinal, Kieran s'efforçait de fixer ses propres chaussures, mal à l'aise dans ce silence pesant. Mais, sans vraiment y réfléchir, son regard fut attiré par un mouvement dans l’embrasure de la porte de la salle de bain. Ses yeux accrochèrent le grand miroir de la chambre qui faisait face à la pièce d'eau.
Kieran se figea. Dans le reflet, Artik se révélait, intégralement nu. Le secrétaire sentit son cœur rater un battement. Son regard, soudainement aimanté, se retrouva prisonnier de cette vision frontale et brutale. Il ne pouvait plus, il ne voulait plus s'en décrocher.
Le jeune homme se tenait là, debout sous l'encadrement, sifflotant doucement un air insouciant, une mélodie populaire qui résonnait étrangement dans la suite luxueuse. Il semblait totalement inconscient de son propre corps et de l’effet dévastateur qu’il produisait. Kieran fut foudroyé par la surprise. Sous la crasse et les haillons, Artik ne ressemblait en rien à un mendiant affaibli. L'image que lui renvoyait le miroir était celle d'un corps d’une musculature saillante, puissante, et étrangement... intégralement imberbe. Cette vision de marbre lisse, exposée dans une nudité aussi totale, laissa le secrétaire sans voix, le souffle coupé, totalement interdit.
Kieran restait assis, pétrifié, le regard irrémédiablement plongé sur le reflet du corps d'Artik dans le miroir. C'était une fascination presque douloureuse. Très vite, une érection brutale commença à se faire sentir, tendant cruellement le tissu de son boxer. La surprise initiale du secrétaire avait totalement disparu, laissant place à une chaleur intense, presque étouffante, qui monta en une vague rouge jusqu'à ses joues et ses oreilles.
Le contact du tissu de son pantalon devint insupportable, trop serré, marquant chaque battement de son sang. Il se maudit intérieurement, serrant les poings jusqu'à s'enfoncer les ongles dans les paumes. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser aller, surtout pas ici, dans la suite de l'agence, à quelques mètres seulement d'un homme que Bryan venait de ramasser dans la rue. C'était un suicide professionnel, une folie.
Finalement, dans un sursaut de raison, Kieran se leva d'un bond du bord du lit. Il était décidé à fuir cette pièce, à s'échapper avant de commettre l'irréparable. Il se dirigea vers la porte d'un pas rapide, presque chancelant, son cœur battant la chamade contre ses côtes comme un animal en cage. La poignée était là, froide, salvatrice.
Mais au moment précis où il allait franchir le seuil pour retrouver la sécurité du couloir, il fut vaincu. Une force invisible le fit pivoter une dernière fois vers la salle de bain. Dans le reflet implacable du grand miroir, à travers l'entrebâillement de la porte laissée ouverte, il aperçut alors clairement, sans l'ombre d'un doute, le sexe d'Artik.
Ce fut le comble. La digue qu'il essayait de construire depuis dix minutes céda d'un coup. La vague de désir était trop forte, trop sauvage, trop inattendue pour être combattue plus longtemps. Kieran sentit ses genoux faiblir. Il n'en pouvait plus de lutter contre l'évidence : il était possédé par ce qu'il voyait.
Kieran tira brusquement la lourde porte de la suite pour la refermer, le claquement du bois résonnant comme un signal de non-retour dans le silence de la pièce. Il se retourna d'un bloc, le dos collé contre le panneau rigide, les poumons brûlants d'une respiration lourde et saccadée. Ses yeux étaient fixes, dilatés par l'adrénaline et l'interdit.
Sans réfléchir davantage, comme poussé par une force qui n'appartenait plus à sa raison, il fit quelques pas chancelants avant de se laisser tomber lourdement sur le lit king-size. Le matelas s'enfonça sous son poids, l'enveloppant dans un luxe qui contrastait violemment avec le chaos qui régnait dans ses veines. Il s'allongea sur le côté, recroquevillé sur son désir, une main venant se poser avec une urgence douloureuse sur l'érection qui bandait son pantalon de costume, menaçant de rompre les coutures du tissu.
Vaincu par un désir qui balayait ses dernières barrières morales, Kieran déboutonna son pantalon d'un geste fébrile, le métal du bouton cliquetant doucement dans le silence de la suite. Il le descendit légèrement sur ses hanches, faisant de même avec son boxer, libérant enfin la pression étouffante qui le faisait souffrir.
Il laissa sa main, d'abord tremblante puis possessive, saisir son sexe en pleine érection. Le contraste entre la fraîcheur de ses doigts et la chaleur de sa peau le fit frissonner. Il commença à respirer fortement, un souffle court et rauque qui se perdait dans les draps de soie. Son regard restait irrémédiablement rivé sur le miroir, telle une sentinelle fascinée, où il voyait clairement Artik se laver. À travers la vapeur qui commençait à saturer l'air, le corps d'Artik s'exposait dans sa totalité, une statue de chair et de muscles offerte sans le savoir à la convoitise du secrétaire.
Kieran, le regard injecté de sang et la gorge sèche, avait l’impression délirante qu’Artik jouait avec lui, qu’il s'exposait avec une impudeur calculée. Il le voyait, à travers le tain du miroir, se cambrer avec une lenteur de bête, offrant sa chute de reins et la rondeur ferme de son cul à la lumière crue de la salle de bain. Chaque mouvement du garçon semblait chorégraphié pour le torturer.
Et le pire, ce qui fit basculer Kieran dans un vertige de luxure totale, c’était de voir Artik passer un doigt avec insistance le long de sa raie, nettoyant son trou avec une application déconcertante. Il répétait ce geste plusieurs fois, enfonçant presque la pulpe de son doigt, avec une nonchalance qui rendait la scène insupportable. Artik ignorait tout de la présence de Kieran, là, dans la pénombre de la pièce d’à côté, totalement submergé par le désir et sa masturbation frénétique. Captif de cette vue impeccable sur l'intimité d'un corps dont il imaginait déjà l'odeur de mâle et la puissance, Kieran ne pouvait plus s'arrêter.
Kieran augmentait la cadence, sa respiration n'étant plus qu'un sifflement erratique dans la pénombre de la chambre. Ses doigts étaient fermement accrochés à sa queue, la serrant avec une force presque douloureuse, sans se douter que quelqu'un — Daniel, ou pire, Bryan — pouvait rentrer à tout moment. Dans un geste de pure frénésie, sa main libre se baladait sur son propre corps, relevant brutalement son t-shirt pour pouvoir caresser son torse musclé et imberbe. Il se pinçait les tétons avec une violence qui l'excitait davantage, courant le risque de laisser des marques, mais il s'en moquait.
Kieran choisit de ne pas s'arrêter, balayant d'un revers de main le risque d'être surpris en plein acte de luxure. Ses mouvements devinrent plus rapides, plus saccadés, plus urgents, tandis qu'il se branlait avec une fièvre croissante, les yeux révulsés fixés sur le reflet d'Artik. Il s'abandonna complètement à ses sens primaires, son esprit captif dans un tourbillon de plaisirs interdits où la morale n'avait plus sa place.
Ses lèvres s'entrouvrirent dans un gémissement qu'il parvenait à peine à contenir, le son étouffé par le bourdonnement de l'eau dans la pièce voisine. Ses hanches bougeaient désormais de manière incontrôlable, s'élevant du matelas en rythme avec la cadence effrénée de ses caresses. Chaque contact de sa peau moite contre ses doigts le rapprochait de l'oubli total, chaque respiration haletante le propulsait plus près de l'abîme d'un plaisir animal et solitaire.
Artik se mit à se rincer, laissant l'eau chaude couler en cascade le long de ses épaules larges, emportant avec elle la crasse et la fatigue accumulée de ses journées d'errance. Dans un soupir de soulagement, il prit une dernière grande gorgée d'air humide avant de fermer brusquement le robinet. Le silence de la salle de bain l'enveloppa aussitôt, une chape de plomb à peine perturbée par le léger goutte-à-goutte régulier de la pomme de douche. L'eau résiduelle sur sa peau formait des ruisselets argentés qui glissaient lentement le long de ses muscles tendus et de ses flancs sculptés.
C'était là le signal fatidique pour Kieran, qui l'observait avec une attention quasi religieuse depuis le lit. Ses propres gestes devinrent alors si fluides et rapides qu'ils en semblaient irréels, dictés par une nécessité purement animale. Sans un mot, dans un spasme ultime qui lui fit cambrer le dos, Kieran se vidait les testicules, évacuant de grands jets de sperme brûlant sur son propre torse.
La texture chaude, lourde et visqueuse s'étala sur sa peau et sur sa main tremblante dans un silence assourdissant. Alors que le plaisir retombait, laissant place à une lucidité glaciale, il tourna frénétiquement la tête autour de lui. La panique l'envahit instantanément : il réalisa qu'il n'avait absolument rien à portée de main pour se ressuyer, pas un mouchoir, pas une serviette, rien pour effacer la preuve de son délire.
Artik sortit de la cabine de douche avec une lenteur de fauve apaisé. À travers le miroir, Kieran le vit tendre le bras vers la serviette moelleuse posée sur la commode de marbre. Le garçon la saisit d'un geste mécanique, presque distrait, et commença à s'essuyer la poitrine, les bras, puis les cuisses. Derrière lui, dans l'ombre de la chambre, Kieran restait pétrifié, allongé sur le lit, le cœur battant à s'en briser les côtes. Il priait intérieurement pour qu'Artik s'attarde, qu'il ne franchisse pas le seuil de la salle de bain tout de suite. Il lui fallait une solution, et il la lui fallait maintenant.
Kieran savait que le temps lui coulait entre les doigts comme du sable. Chaque seconde qui s'égrenait dans le silence de la suite augmentait le risque mortel qu'Artik ne découvre la vérité. Il devait agir, faire disparaître les preuves de son égarement sans éveiller le moindre soupçon. Son esprit, dopé par l'adrénaline, tournait à une vitesse folle, balayant toutes les issues de secours avant de buter sur la plus impensable.
Il finit par comprendre qu'il n'avait plus le choix : pour ne laisser aucune trace sur les draps immaculés ou sur ses propres vêtements, il devait avaler tout le sperme qui souillait sa peau. Il commença par sa main. Il hésita un court instant, une grimace de dégoût luttant contre l'instinct de survie, mais l'urgence était trop pressante. Il apporta ses doigts tremblants à sa bouche et se mit à lécher sa main ruisselante de ce liquide visqueux et chaud. Après deux coups de langue fébriles, contre toute attente, il trouva finalement cela presque agréable, le goût de son propre désir lui paraissant moins amer que la peur.
D'un geste désespéré, il récupéra tout ce qu'il put sur son torse, nettoyant sa peau jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau nette. En un éclair, il rangea son sexe encore palpitant dans son boxer, remonta son pantalon et se rassit sur le bord du lit, tentant de lisser ses cheveux et de retrouver une contenance de secrétaire modèle.
Artik avait fini de se sécher avec application, les bruits de froissement de la serviette laissant place au cliquetis métallique d'une fermeture éclair et au frottement du coton neuf sur sa peau encore humide. Ce délai providentiel avait permis à Kieran de reprendre ses esprits et de se remettre en place, lissant frénétiquement sa chemise et son pantalon pour paraître impeccable, comme si de rien n'était.
Lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit enfin, Artik sortit dans la chambre, intégralement habillé. Il s'avança avec une assurance nouvelle pour montrer à Kieran que, contre toute attente, chaque pièce tombait parfaitement. Le jean noir moulait ses cuisses puissantes sans les entraver, et le t-shirt blanc soulignait la largeur de sa carrure, rendant sa musculature encore plus imposante qu'elle ne l'était dans la nudité du miroir.
Artik rayonnait d'une satisfaction profonde devant sa nouvelle garde-robe. Pour lui, chaque vêtement semblait avoir été taillé sur mesure, une armure de tissu noble remplaçant ses vieux haillons. Il se tourna vers le grand miroir de la chambre — celui-là même qui avait trahi son intimité quelques minutes plus tôt — pour admirer son reflet. Les vêtements lui conféraient une allure à la fois élégante et farouche, une confiance en soi qu'il pensait avoir perdue à jamais. C'était exactement l'image qu'il voulait projeter : celle d'un homme qui n'avait plus rien d'un paria.
Kieran, qui avait observé Artik avec un sourire en coin, tentant de masquer le trouble qui le consumait encore, s'approcha lentement de lui. Il posa son regard sur la carrure désormais impeccable du jeune homme, le jean noir et le coton blanc transformant le mendiant en une figure de magazine.
Kieran : (murmura-t-il, ses yeux brillant d'une admiration qui frisait l'obsession.) Tu as l'air... parfait.
Artik : (se tournant vers lui avec une fierté timide) Je suis content que tout te plaise. Je me sens presque comme un autre homme là-dedans.
Kieran : (retrouvant son ton professionnel malgré son souffle encore court) Maintenant que tu es lavé et habillé, on va aller voir Bryan et Daniel pour la suite. Ils nous attendent en bas.
Artik : (acquiesçant d'un signe de tête) Oui bien sûr. Je pense qu'il a encore plein de choses à faire sur moi avant que je sois vraiment prêt.
Kieran : (esquissant un sourire nerveux) Oui, c'est sûr. J'espère que le coiffeur est déjà arrivé, c'est l'étape cruciale.
Artik : (d'un air surpris, écarquillant les yeux) J'ai même le droit à un coiffeur ? Tout ça pour moi ?
Kieran : (affirmant avec autorité) Oui, assurément. On ne peut pas te laisser tous ces cheveux, Artik. Ils sont dans un état lamentable, brûlés par le sel et la rue. On va te redonner un visage.
Artik : (se mettant à sourire, touché par cette attention) Et bah... Je te suis alors. Montre-moi le chemin.
Kieran passa devant et ouvrit la porte de la chambre, commençant à marcher dans le couloir de l'agence, suivi de près par Artik. Ce dernier était visiblement ravi d'avoir enfin pris une douche ; il marchait d'un pas plus léger, la peau encore fraîche. Les deux hommes s'arrêtèrent devant le bureau de Bryan et frappèrent fermement à la porte pour signaler leur arrivée. Bryan, assis derrière son bureau encombré, leva les yeux de ses dossiers et leur fit signe d'entrer.
Bryan : (scrutant Artik de haut en bas avec un sourire satisfait) Ah bah enfin, c'est déjà plus présentable. Daniel avait peut-être raison, il y avait bien un diamant sous la crasse.
Daniel : (arrivant dans le bureau avec un large sourire) Ah bah là, c'est déjà beaucoup mieux ! Et il n'y a plus de mouches qui te tournent autour.
Artik : (d'un ton reconnaissant) Oui effectivement, cela m'a fait un bien fou, cette douche.
Bryan : (se tournant vers son assistant) Kieran, emmène notre acteur se faire coiffer immédiatement.
Kieran : (un peu surpris) Le coiffeur est déjà là ?
Bryan : Oui, il est arrivé il y a quelque temps déjà. Je l'ai installé dans un bureau un peu plus loin pour qu'il puisse travailler au calme.
Kieran : (faisant signe à Artik) Et bien, suis-moi Artik ! C'est parti pour une nouvelle coupe de cheveux.
Artik : (s'adressant à Bryan et Daniel) Merci pour tout ce que vous faites pour moi.
Daniel : Ne t'en fais pas, c'est notre rôle d'aider nos équipiers.
Bryan : (faisant un geste de la main pour les presser) Allez, filez ! Il y a encore plein de choses à faire avant la fin de la journée.
Alors Artik suivit de nouveau Kieran dans les couloirs de l'agence pour se rendre dans le bureau temporaire où s'était installé le coiffeur. Ce dernier attendait avec une impatience dingue, ses outils déjà disposés sur une table.
En effet, pour ce coiffeur, cette transformation était un test déterminant : sa propre carrière au sein de l'agence dépendait de sa capacité à transformer ce rescapé des rues en une véritable icône de mode.
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