Rénovations of Desire - Chapitre 30 - Le Verdict Culinaire sous Haute Pression

- Par l'auteur HDS Hercule -
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Rénovations of Desire - Chapitre 30 - Le Verdict Culinaire sous Haute Pression Histoire érotique Publiée sur HDS le 08-04-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Rénovations of Desire - Chapitre 30 - Le Verdict Culinaire sous Haute Pression
Après l'approbation générale du nouveau look d'Artik, l'atmosphère dans le bureau de verre s'était transformée. La tension nerveuse des dernières heures s'était évaporée, laissant place à une ambiance légère, presque triomphale. Artik, debout au centre de la pièce, sentait le regard admiratif de ses partenaires peser sur lui, savourant cette sensation de puissance retrouvée. Sa nouvelle coupe, nette et agressive, semblait avoir redonné vie à son arrogance naturelle.

Bryan : (Claquant des mains bruyamment, un geste qui fit écho contre les parois vitrées, s'exprimant joyeusement.) Bon, très bien les garçons, et si on allait manger un morceau ? Nous avons des choses à fêter.

Daniel : (Se massant le ventre d'un geste circulaire, le visage détendu.) Oui, c'est une excellente idée. J'ai l'impression que cette coupe mérite un toast. Mon estomac réclame justice après cette matinée de travail acharné.

Artik sentit un creux s'installer dans ses entrailles. La faim revenait, une faim de loup, proportionnelle à l'adrénaline qu'il avait dépensée en dominant Jake plus tôt.

Artik : (Affichant un sourire de pure satisfaction, ses yeux brillant d'un éclat nouveau.) Oui, surtout que je n'ai pas beaucoup mangé ces temps-ci. L'excitation coupe l'appétit, vous savez. Mais là, je crois que je pourrais dévorer n'importe quoi.

Bryan : (Le regard pétillant d'ambition.) Eh bien, écoutez, j'ai engagé quelqu'un pour un essai. On va aller goûter ses plats pour voir si j'embauche le cuisinier. Il faut maintenir ce niveau de perfection dans tous les services de l'agence ! Chaque détail compte, du style de nos modèles à ce qu'ils ont dans leur assiette.

Kieran : (Sortant machinalement son carnet pour prendre une note mentale, toujours aussi rigoureux.) Un nouveau membre dans l'équipe, c'est bien ça. Nous allons avoir besoin d'un département RH complet à ce rythme. La croissance de l'agence s'accélère.

Bryan se rapprocha de la grande baie vitrée qui surplombait la ville, le soleil de l'après-midi soulignant sa silhouette imposante.

Bryan : (Se tournant vers Kieran, son bras étendu le long de la vitre dans une posture décontractée mais dominante.) Écoute Kieran, tu t'occuperas de faire la lettre d'embauche au coiffeur en fin de soirée, car peut-être que tu en auras d'autres à faire. Le cuisinier pourrait être le prochain. Je veux des contrats blindés, l'exclusivité totale.

Kieran : D'accord, pas de souci. Je m'en chargerai dès que nous serons rentrés au bureau. On ne laisse pas filer des talents pareils.

Bryan : (Se redressant, ajustant les revers de sa veste avec autorité.) Allez, que tout le monde me suive, la faim me gagne ! Direction la salle des festins.

Ils quittèrent l'étage des bureaux en groupe, Artik fermant la marche. En marchant, il sentait le cuir de ses chaussures claquer sur le sol, une cadence qui lui rappelait qu'il était le roi de ce monde. Mais dans un coin de son esprit, une pensée fugace traversa son cerveau : après le festin, le médecin l'attendait. Et cette idée-là, contrairement à la faim, lui serra légèrement le cœur.

Tout le monde emboîta le pas à Bryan pour quitter l'étage feutré des bureaux. Ils descendirent le grand escalier de marbre dans un silence lourd de prestige, bien que l'air soit ici plus frais et chargé d'une fine poussière de plâtre. Le groupe déboucha sur une grande salle, habituellement réservée aux événements de gala, mais qui était actuellement en plein chantier. Des échafaudages montaient vers les hauts plafonds vertigineux et d'immenses bâches de protection en plastique transparent pendaient le long des murs, ondulant légèrement au gré des courants d'air. Le lieu, malgré les travaux, gardait ses sols de pierre froide qui amplifiaient le moindre murmure.

Artik remarqua immédiatement que le candidat cuisinier avait abattu un travail de titan en un temps record : au milieu des pots de peinture et des outils entreposés dans les coins, il avait installé à la hâte quelques tables et des chaises de style, créant un îlot de luxe insolite au milieu de ce chaos organisé. Sur le nappage de coton blanc, qui tranchait avec le gris environnant, des couverts étincelants et des serviettes pliées avec une précision chirurgicale témoignaient d'un effort désespéré pour plaire. C'était un contraste violent entre le raffinement du service et la rudesse du bâtiment en rénovation.

Bryan s'arrêta un instant à l'entrée, balayant la pièce d'un regard de prédateur, ses chaussures de luxe craquant sur quelques résidus de gravats. Il fut littéralement époustouflé que le cuisinier, seul et sans aucune aide, soit arrivé à installer, ranger et nettoyer cette portion de la salle pour pouvoir les accueillir dignement au milieu des travaux. L'efficacité était palpable, presque agressive. Cependant, en homme d'affaires dont chaque seconde coûte une fortune, Bryan espéra que l'homme n'avait pas sacrifié la qualité de sa cuisine pour camoufler l'état du bâtiment.

Tout le monde s'installa autour de la table dressée. Au-dessus d'eux, une lampe de chantier provisoire diffusait une lumière crue qui faisait briller l'argenterie de mille feux. L'atmosphère de travail laissait place à une détente mesurée, un calme précaire, comme la respiration retenue d'un jury avant le verdict final, entrecoupé par le bruit lointain d'une perceuse dans les étages supérieurs.

À cet instant, la porte battante de la cuisine — l'une des seules parties épargnées par les travaux — claqua sèchement. Un homme en tablier immaculé, l'air concentré et légèrement essoufflé, en sortit. C'était le candidat. Il s'approcha de la table d'un pas rapide, portant une carafe d'eau fraîche où la condensation perlait déjà, ainsi qu'une corbeille de pain dont l'odeur chaude et croustillante luttait victorieusement contre les effluves de sciure et de peinture fraîche.

Richard (Cuisinier) : (Il posa les carafes sur la table avec une politesse professionnelle, serrant les dents pour cacher son trac.) Bonjour messieurs. Je m'excuse pour le décor en plein chantier, mais j'ai fait de mon mieux dans l'urgence pour vous recevoir convenablement malgré les travaux.

Bryan : (L'observant avec une curiosité non dissimulée.) C'est parfait, l'ami. Votre efficacité est déjà un point de recrutement ! On ne trouve pas souvent des gens capables de transformer un chantier en restaurant de standing en moins d'une heure.

Richard : (Il sourit, un peu nerveux, triturant son carnet.) Je vous remercie. J'ai deux options pour vous ce midi : un filet de bœuf aux morilles avec des légumes de saison, ou un suprême de volaille farci aux fines herbes. Quel plat retiendra votre attention ?

Daniel : (Se tournant vers Artik avec un regard complice.) Dis donc, Artik, tu as intérêt à prendre le filet de bœuf. Il faut que tu récupères des forces après avoir passé ces derniers jours dans la rue. Il faut te remplumer pour tenir le rythme, même ici au milieu de la poussière. Pour ma part, je prendrai le filet également.

Artik : (Amusé, sentant sa faim se réveiller violemment.) Je pense que ce sera le filet de bœuf, en effet. J'ai besoin de quelque chose de consistant.

Kieran : Pour moi aussi, ce sera le filet de bœuf. Je ne résiste jamais aux morilles.

Bryan : Je vais tenter le suprême de volaille. Je dois goûter les deux pour prendre une décision éclairée ! Je veux voir comment vous traitez la volaille dans ces conditions.

Richard : (Il nota la commande d'un geste sec.) C'est noté. Je vous apporte cela dans quelques instants.

Le cuisinier retourna en cuisine d'un pas pressé. Un silence de quelques minutes s'installa, seulement troublé par le sifflement du vent dans les bâches de protection. Bryan, concentré, étudiait la vaisselle, traquant la moindre trace de poussière de plâtre sur les verres.

Bryan : (Il s'adressa à Kieran et Daniel, ignorant momentanément Artik qui observait les échafaudages.) Jusqu'à présent, l'organisation est impeccable, surtout dans un tel environnement. J'aime l'initiative. Mais tout se jouera sur le goût. L'esthétique n'est qu'une façade, surtout ici.

Daniel : J'espère qu'il a autant de talent que Jake. L'agence a besoin d'excellence à chaque étage, travaux ou non.

Kieran : (Il se pencha vers Bryan, baissant la voix.) En parlant de Jake, je pense que nous devrions revoir ses exigences financières à la hausse, Bryan. Après ce qu'il a accompli sur Artik, son talent est une denrée rare. On ne peut pas le laisser partir.

Bryan : (Un sourire fin étira ses lèvres.) Ne t'inquiète pas. Je connais le prix de l'exclusivité. Donne-lui ce qu'il demande. Nous avons notre signature visuelle pour les cinq prochaines années. Le prix n'est qu'un détail.

Artik, se sentant de nouveau traité comme un simple investissement au milieu de ce bâtiment en rénovation, brisa l'échange.

Artik : (D'un ton léger mais ferme.) On est censés parler de nourriture, non ? J'ai vraiment faim et je me fiche de vos budgets. Parlons plutôt de ce que nous allons manger.

À ce moment, le silence de la salle — seulement troublé par le sifflement du vent contre les bâches de chantier — fut rompu par le claquement net de la porte de la cuisine. Le cuisinier reparut, marchant avec une assurance de funambule sur le sol de pierre encore taché de poussière de plâtre. Il tenait seul un grand plateau d'inox, sur lequel il avait réussi à disposer les quatre assiettes avec une stabilité qui tenait du miracle. Sous la lumière crue des projecteurs provisoires, chaque plat semblait être une pièce d'exposition au milieu de ce désordre de rénovation. Il déposa chaque assiette avec une précision et une précaution dignes d'un service étoilé, s'assurant que le logo de la porcelaine soit parfaitement orienté face à chaque convive.

Les trois filets de bœuf, généreusement recouverts d'une riche sauce aux morilles d'un brun profond et luisant, exhalèrent immédiatement un parfum boisé qui coupa net l'odeur de peinture fraîche du salon. À côté, le suprême de volaille de Bryan, à la peau parfaitement dorée et croustillante, reposait sur un lit de légumes de saison dont les couleurs vives tranchaient avec le gris des échafaudages environnants.

Bryan : (S'attardant sur l'assiette, scrutant chaque goutte de sauce avec un regard de connaisseur, plus impressionné que jamais par ce contraste entre le luxe et le chantier.) Dites-moi, c'est vous qui avez tout fait ? Le dressage méticuleux, la cuisson et même le service ? Tout cela sans aide, au milieu de ce chaos ?

Cuisinier : (L'air fier, mais gardant une attitude humble, ses mains jointes devant son tablier immaculé.) Oui, monsieur. Tout est de ma main, de la première découpe jusqu'à cette présentation. C'est un service simple, mais j'ai mis l'accent sur la noblesse des produits frais. Goûtez et dites-moi si ma candidature tient la route, malgré les conditions.

Bryan : (Il hocha lentement la tête, son visage redevenant ce masque d'autorité froide et sérieuse.) Très bien. Merci pour la présentation. Nous allons maintenant procéder à la dégustation et à la délibération. Retournez en cuisine, s'il vous plaît. Nous vous rappellerons lorsque nous aurons pris notre décision.

Le cuisinier, bien qu'un peu surpris — et sans doute déçu — de ne pas pouvoir assister à la première réaction de ses juges, ne laissa rien paraître. Il s'inclina légèrement, avec le respect dû à ceux qui détiennent son avenir professionnel entre leurs mains.

Cuisinier : (S'effaçant avec élégance.) Je m'exécute, monsieur Bryan. Bon appétit à tous !

Il regagna la cuisine d'un pas feutré, la porte battante se refermant sur lui. Le groupe se retrouva seul au milieu des bâches de protection, le silence revenant en force, soulignant l'importance de ce qui allait suivre.

Bryan : (Dès que la porte fut fermée, il prit sa fourchette et son couteau d'un geste décidé.) Bon, les amis. C'est le moment de la vérité. Si ce plat est à la hauteur de l'esthétique et de la rigueur de son service, nous avons un deuxième talent majeur à recruter aujourd'hui. Dégustons.

Bryan coupa un premier morceau de sa volaille avec une aisance de chirurgien. Autour de lui, Daniel, Artik et Kieran plongèrent à leur tour dans leurs filets de bœuf, le bruit métallique des couverts contre la porcelaine résonnant curieusement dans la salle en chantier.

Tous les regards étaient rivés sur Bryan. C'était lui le juge suprême, celui dont le palais allait sceller le destin de Richard. Il porta le morceau de chair blanche à ses lèvres et le savoura longuement, les yeux fermés. Le silence devint religieux, seulement interrompu par le sifflement d'un courant d'air s'engouffrant sous une bâche. Bryan ne rouvrit pas les yeux tout de suite ; il mâcha lentement, laissant les herbes et le jus de cuisson envahir ses sens, puis il hocha la tête, un petit bruit d'approbation presque involontaire s'échappant de sa gorge.

Bryan : (Il ouvrit enfin les yeux, le visage rayonnant d'une satisfaction qu'il ne cherchait plus à cacher, et s'adressa à ses amis d'une voix vibrante.) C’est… c’est époustouflant. Je ne trouve pas d’autre mot. Franchement, la volaille est incroyable. Les herbes sont dosées avec une justesse rare, la cuisson est parfaite, l'équilibre des saveurs est d'une finesse absolue... On sent la noblesse des produits frais derrière chaque fibre. Ce cuisinier est un génie de l'improvisation.

Daniel : (Il avait déjà pris une bouchée généreuse de son filet de bœuf, les sourcils haussés de surprise.) Je confirme ! Laisse-moi te dire que le bœuf est tendre comme du beurre, il fond littéralement sous la langue. Et la sauce aux morilles... elle explose en bouche, c'est une véritable symphonie. Je n'ai même pas le temps de délibérer, Bryan, j'ai juste envie de tout manger !

Artik, dont l'estomac avait été tordu par la faim ces derniers jours, se sentait revivre. Il savourait la texture de la viande, laissant la chaleur de la sauce le réconforter.

Artik : (Le nez au-dessus de son bœuf, les yeux pleins d'un plaisir sincère, retrouvant un peu de ses couleurs.) Mmmh... J’ai faim et je suis comblé. C'est le meilleur repas que j'ai pris depuis une éternité.

Kieran : (Analysant son filet avec plus de recul, comme s'il cherchait la faille technique au milieu des travaux.) L’exécution est parfaite, Bryan. Ce n’est pas un simple cuisinier, c’est un chef de haut vol. Il mérite l’exclusivité totale. Le filet est coupé et cuit à la perfection, surtout pour un déjeuner d’urgence préparé entre deux échafaudages. Sa maîtrise est totale.

Bryan : (Il se rassit plus confortablement, un sourire triomphant aux lèvres, savourant sa victoire stratégique.) C’est le sans-faute sur les plats principaux. C’est plus qu’encourageant pour l’avenir de l’agence. Mais il faut attendre le dessert avant de confirmer quoi que ce soit. La pâtisserie ne pardonne pas l'approximation. Kieran, assure-toi de noter chaque détail de cette dégustation, je veux que tout soit consigné dans son dossier.

Bryan se servit un peu d’eau fraîche pour s'éclaircir le palais et fit signe à Daniel, qui était le plus proche de la porte de la cuisine, là où les travaux semblaient s'arrêter net.

Bryan : Daniel, s’il te plaît, rappelle notre cuisinier. Je crois que nous avons tous fini de faire honneur à ces plats principaux.

Daniel se leva, ses chaussures craquant légèrement sur un reste de gravats près du mur, et poussa la porte battante de la cuisine qui semblait être le seul rempart contre la poussière du chantier. Le cuisinier revint presque instantanément, comme s'il avait attendu derrière le battant. Il avait l'air anxieux, ses yeux scannant nerveusement la table, mais un éclat d'espoir brilla lorsqu'il vit les assiettes : elles étaient presque impeccablement nettoyées, les sauces aux morilles ayant été savourées jusqu'à la dernière goutte par les quatre hommes.

Richard (Cuisinier) : (Il s'approcha prudemment de la table, ses mains jointes dans un geste de déférence.) Alors, messieurs ? Le verdict de vos palais ?

Bryan : (Il afficha un sourire chaleureux, une rareté chez lui qui fit immédiatement baisser la garde du chef.) Asseyez-vous un instant, Richard. Prenez une chaise.

Le cuisinier s’exécuta, s'asseyant au bord d'un fauteuil de velours qui paraissait déplacé au milieu des échafaudages. Son cœur battait la chamade, une pulsation visible au creux de sa gorge sous la lumière crue des projecteurs de chantier.

Bryan : Nous avons dégusté chaque bouchée avec une attention particulière. Et je peux vous dire, sans aucune exagération, que votre filet de bœuf et votre suprême de volaille étaient tout simplement exceptionnels. Vous avez réussi l'impossible dans des conditions de travail précaires.

Le cuisinier laissa échapper un long soupir de soulagement, comme si un poids immense venait de quitter ses épaules. Ses yeux s'embuèrent légèrement sous le coup de l'émotion.

Richard : (La voix un peu tremblante, ému par cette reconnaissance.) Je suis très touché, monsieur Bryan. Je… j’ai mis tout mon cœur dans ces cuissons, malgré le manque de matériel habituel.

Bryan : (Il l’interrompit gentiment, mais avec cette fermeté qui rappelait qui était le maître ici.) Nous en reparlerons plus en détail tout à l'heure. Pour l’instant, je vous demanderais de débarrasser nos assiettes, puis de revenir nous présenter votre menu dessert. Qu’avez-vous pu nous préparer dans l’urgence de ce midi ? Nous attendons désormais la même créativité et la même rigueur technique.

Le cuisinier se releva d'un bond, littéralement revigoré par cette première critique positive qui valait de l'or. Il commença à débarrasser les assiettes avec une agilité retrouvée, le bruit de la porcelaine s'entrechoquant doucement dans le silence de la grande salle en rénovation. Artik le regardait faire, fasciné par la rapidité de cet homme qui jouait sa carrière sur une part de gâteau.

Richard (Cuisinier) : (Le visage illuminé par la reconnaissance, redressant ses épaules.) Absolument ! J’ai pu préparer deux options un peu plus élaborées, malgré le temps compté. D’abord, un Entremets chocolat, passion et fève de tonka, reposant sur une base croustillante au praliné. Et, pour une option plus fruitée et légère, un Mille-feuille déstructuré à la vanille bourbon et fraises des bois, accompagné de son coulis de fruits rouges.

Bryan : (Haussant les sourcils, visiblement impressionné par l’énoncé de ces noms dignes d’une carte de palace.) Cela semble parfait. La fève de tonka est une prise de risque que j'apprécie. Daniel, Artik, Kieran, quel est votre choix ?

Artik : (Dont l'humeur s'était nettement améliorée grâce au bœuf.) Le chocolat, sans hésiter. L’Entremets pour moi. J'ai besoin de quelque chose de puissant.

Daniel : (Se frottant les mains, l'air gourmand.) Je suis curieux de voir ce qu'est un mille-feuille « déstructuré ». Je prendrai donc l'option Mille-feuille, s’il vous plaît.

Kieran : Pour moi aussi, ce sera le Mille-feuille. La vanille bourbon est une valeur sûre.

Bryan : Bien. Ce sera l’Entremets chocolat, passion et fève de tonka pour moi également. Nous sommes impatients de voir si la technique suit l'intitulé.

Richard : (Il nota rapidement les commandes sur son carnet, le geste vif et précis.) C’est noté. Je vous apporte cela sans tarder, messieurs.

Le cuisinier, son plateau chargé des assiettes vides et des couverts usagés, se hâta vers sa cuisine. Le bruit métallique de la porte battante résonna longuement dans le vide de la salle en travaux. Durant son absence, le groupe resta silencieux, observant les ombres des échafaudages se projeter sur le sol de marbre.

Quelques minutes plus tard, la porte de la cuisine s'ouvrit à nouveau. Richard réapparut, mais cette fois, il ne tenait pas son plateau de débarrassage. Il poussait un petit chariot de service professionnel dont les roues grinçaient légèrement sur le sol poussiéreux. Le contraste était saisissant : sur ce chariot métallique au milieu du chantier, quatre assiettes de haute pâtisserie trônaient comme des bijoux.

D'un geste lent et solennel, le cuisinier plaça délicatement chaque assiette sur la table, prenant soin de ne soulever aucune poussière résiduelle.

Richard : (Il recula d'un pas, ses mains jointes devant son tablier, observant leurs visages avec une attente fiévreuse.) Voici l’Entremets chocolat, passion et fève de tonka, et le Mille-feuille déstructuré à la vanille bourbon et fraises des bois. J’espère sincèrement que l’attente en valait la peine.

L'assiette d'Artik était une œuvre d'art : une mousse de chocolat noir d'une brillance miroir, surmontée d'une fine feuille d'or qui scintillait sous la lumière crue de la lampe de chantier.

Bryan : (Il saisit sa cuillère d'argent, littéralement fasciné par la présentation millimétrée.) Elle en a tout l'air, Richard. Le visuel est déjà une promesse. Vous pouvez retourner en cuisine, s'il vous plaît. Nous vous rappellerons pour la décision finale après avoir goûté.

Le cuisinier s’inclina légèrement, une expression de tension mêlée de fierté sur le visage. Il reprit son chariot et s’éclipsa dans un silence de cathédrale, laissant les quatre hommes seuls face à leur péché mignon.

Le silence se fit plus dense, seulement troublé par le crépitement lointain d'une soudure dans les étages. Bryan planta doucement sa cuillère d'argent dans l'Entremets. La base croustillante au praliné craqua légèrement sous la pression, un son sec qui contrastait délicieusement avec la mousse soyeuse et aérienne. Il porta une première bouchée à ses lèvres, le regard fixe, analysant chaque molécule de saveur.

Artik : (Il ne put attendre le verdict de Bryan et goûta son Entremets en même temps, ses yeux s'écarquillant sous le choc du plaisir.) Mon Dieu ! C'est si intense... mais la passion coupe le gras du chocolat juste ce qu'il faut. C'est parfait. C'est exactement ce dont mon corps avait besoin.

Daniel : (Goûtant son Mille-feuille déstructuré, dont les morceaux de pâte feuilletée semblaient flotter dans la crème.) Je n'ai jamais vu de mille-feuille pareil. La légèreté de la crème, le croustillant de la pâte, l'acidité sauvage des fraises des bois... Il y a une maîtrise technique incroyable là-dedans, surtout dans ce chantier.

Kieran : (Il termina sa première bouchée de Mille-feuille, son visage d'ordinaire si neutre trahissant un réel enthousiasme.) La précision de la pâtisserie, c'est ce qui est le plus difficile. L'équilibre du sucre est parfait, il n'écrase pas le fruit. Richard n'a pas seulement cuisiné ; il a fait de la haute gastronomie. Ce type maîtrise les classiques tout en sachant innover.

Bryan : (Il termina sa première bouchée, les yeux fermés de satisfaction, laissant les arômes de fève de tonka envahir son palais.) C'est... c'est le grand chelem. Il n'y a pas d'erreur, pas de fausse note. Ce chef est désormais absolument indispensable à mon confort quotidien.

Bryan posa sa cuillère sur la porcelaine avec un tintement définitif, un sourire de totale satisfaction aux lèvres. Il attrapa son verre d'eau, le vida d'un trait pour se rincer le palais, et se tourna vers son associé.

Bryan : Daniel, rappelle-le. Nous n'avons plus de temps à perdre. Il me faut ce chef en cuisine, et pas dans dix ans. Je veux qu'il soit opérationnel immédiatement.

Daniel se leva, ses pas résonnant sur le sol de pierre, et poussa la porte battante de la cuisine. Le cuisinier revint quelques instants plus tard, essuyant nerveusement ses mains dans un torchon blanc, visiblement au maximum de son stress, ses yeux faisant la navette entre les visages des quatre hommes.

Richard : (La voix tremblante, le souffle court.) Oui, monsieur Bryan ? Le dessert vous a-t-il plu ?

Bryan se leva avec une élégance impériale et fit le tour de la table pour se placer juste face au cuisinier. Le silence dans la pièce devint total, presque pesant. Daniel, Artik, et Kieran observaient la scène, souriants, conscients qu'une vie allait basculer.

Bryan : Asseyez-vous, s'il vous plaît, Richard.

Le cuisinier s'exécuta, s'asseyant sur le bord de sa chaise, son cœur battant la chamade sous son tablier.

Bryan : Nous avons goûté l'intégralité de votre repas. Du filet de bœuf aux morilles, à mon suprême de volaille, jusqu'à votre Entremets chocolat-fève de tonka... C'est le sans-faute sur toute la ligne. (Bryan marqua une pause calculée, le temps de s'assurer que le cuisinier était prêt à recevoir le verdict.) Monsieur, votre cuisine n'est pas faite pour un simple réfectoire d'agence, même de luxe. Votre talent est trop précieux pour être dilué. Voici mon verdict : Vous êtes embauché pour être mon chef cuisinier personnel à temps plein, à mon manoir.

Le visage de Richard se fendit en un large sourire incrédule, ses yeux brillant d'une émotion intense, presque au bord des larmes.

Bryan : Kieran, préparez un contrat d'exclusivité avec un salaire à la hauteur de son talent et un budget illimité pour sa cuisine. Bienvenue dans l'équipe, Richard.

Le cuisinier se leva brusquement, comme poussé par un ressort.

Richard : (Il avait du mal à trouver ses mots, les mains tremblantes d'excitation.) Votre chef personnel ? À votre manoir ? Monsieur Bryan, je... c'est un rêve ! C'est un immense honneur. Merci, merci infiniment !

Bryan : L'honneur est pour nous. Une dernière chose. Quel est votre nom complet ? Kieran aura besoin de cette information pour le contrat.

Richard : Richard, monsieur Bryan. Je m'appelle Richard Lambert.

Bryan : Richard. Daniel, raccompagnez Richard à la cuisine pour qu'il range son matériel, et assurez-vous qu'il ait toutes les coordonnées de Kieran. Nous enverrons le contrat demain matin pour signature.

Daniel sourit, tapota l'épaule de Richard avec camaraderie, et les deux hommes quittèrent la salle, se dirigeant vers la zone technique. Bryan se tourna alors vers Kieran et Artik. L'ambiance changea instantanément, devenant plus froide, plus fonctionnelle.

Bryan : Kieran, emmène Artik dans le petit salon attenant. Reste avec lui jusqu'à ce que le médecin arrive. Je veux être certain que tout va bien après cette matinée mouvementée. On ne peut pas risquer une faiblesse maintenant.

Artik : (Il haussa un sourcil amusé, bien que son estomac se noue légèrement à l'idée de la consultation.) Je me sens parfaitement bien, Bryan, mais si je peux m'asseoir dans un fauteuil confortable loin de cette poussière de plâtre, je ne dirai pas non.

Kieran : (Il rangea son calepin d'un geste sec.) C'est compris, Bryan. Je m'en occupe.

Bryan : (S'adressant à Kieran avec une autorité sans réplique.) Excellent. Quand tu auras fini avec le médecin, reviens me voir dans mon bureau. J'ai des instructions pour la suite.

Kieran : Oui Bryan, pas de problème.

Kieran fit signe à Artik de le suivre. Les deux hommes se dirigèrent vers le petit salon adjacent, laissant Bryan seul au milieu des tables nappées et des échafaudages. Bryan quitta ensuite la salle avec Daniel pour remonter vers les étages supérieurs, là où le vrai pouvoir s'exerçait.

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