Rénovations of Desire - Chapitre 33 - Le Nouveau Sanctuaire
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Rénovations of Desire - Chapitre 33 - Le Nouveau Sanctuaire
Artik se précipita vers le bureau de Kieran, le cœur battant à tout rompre. Ses mains tremblaient légèrement d'excitation ; il avait l'impression d'avoir attendu ce moment toute sa vie. Enfin, il n'était plus seulement un "candidat", il avait franchi l'étape médicale. En entrant, il trouva Kieran totalement absorbé par son écran, les sourcils froncés sous l'effort de concentration. Le silence de la pièce contrastait avec le sang qui tambourinait aux tempes d'Artik. Il s'éclaircit la gorge, un peu trop fort, pour attirer son attention.
Kieran : (tourne la tête, surpris par l'intrusion.) Oui, Artik ? C'est pour quoi ?
Artik : (affichant un sourire radieux.) Voilà, la visite médicale est terminée ! Le Doc a validé. Je suis prêt pour le travail maintenant, Kieran.
Kieran : (son expression se détend, il sourit franchement.) C'est une excellente nouvelle. Je suis ravi d'apprendre que tout s'est bien passé. Le contraire m'aurait étonné, vu ta forme.
Artik : Je suis vraiment impatient de me lancer. Je n'attends que ça, de montrer ce que je sais faire.
Kieran : (se lève et range quelques dossiers.) Parfait. Ton enthousiasme fait plaisir à voir. Alors on va aller voir Bryan tout de suite pour voir ce qu'il en pense et valider la suite.
Artik : (hochant la tête avec énergie.) D'accord, pas de problème. Je te suis !
Artik et Kieran sortirent du bureau et se dirigèrent d'un pas déterminé vers l'antre de Bryan. Le silence des couloirs de l'agence semblait peser sur les épaules d'Artik, mais son excitation restait intacte. Kieran frappa deux coups secs contre le bois massif de la porte. À l'intérieur, Bryan les accueillit, installé confortablement dans son large fauteuil de cuir. Il affichait un sourire énigmatique, presque prédateur, ce qui ne fit qu'accroître l'adrénaline qui coulait déjà dans les veines d'Artik.
Artik : (serrant les poings, tentant désespérément de masquer son anxiété.) Alors, Bryan ? Quelles sont les nouvelles ? Le Doc vous a transmis les résultats ?
Bryan : (il prit tout son temps pour répondre, s'amusant à savourer le suspense insoutenable.) Eh bien, Artik... Les résultats sont... au-delà de l'impressionnant. Pour être honnête, vous avez pulvérisé toutes nos attentes.
Artik : (expirant l'air de ses poumons dans un immense soupir de soulagement.) C'est vrai ? J'ai vraiment réussi ? Je suis pris ?
Bryan : (il cessa de sourire et le fixa d'un regard perçant, presque hypnotique.) Tu as franchi une étape, oui. Mais ce n'est pas encore fini. Demain matin, tu passeras ton dernier test. Le plus crucial.
Artik : (décontenancé, perdant son assurance.) Un dernier quoi ? Je pensais que le médical était le plus dur...
Bryan : (éclatant d'un rire franc qui résonna dans la pièce.) Ah ! Tu verras bien demain. C'est un test de terrain, le vrai. Mais un conseil d'ami, Artik... ne te masturbe pas cette nuit. Garde tout ton influx. Tu dois être à bloc pour demain. Si tu te vides ce soir, tu vas rater ton entrée.
Artik : (sentant une chaleur soudaine lui monter au visage, troublé par cette consigne directe.) Très bien Bryan... c'est toi le patron, c'est toi qui décides. Je resterai sage. Qu'est-ce que je fais maintenant ?
Bryan se leva et frappa d'un coup sec contre la vitre du bureau de Daniel pour le faire venir. L'ambiance dans la pièce changea instantanément ; on sentait qu'une décision importante allait être prise. Bryan fixa Artik un instant avant de lui annoncer qu'il ne retournerait pas dormir dehors. Désormais, le manoir et ses dizaines de chambres seraient sa nouvelle demeure.
Artik : (écarquillant les yeux, le souffle coupé.) Quoi ? Je vais vraiment vivre dans le manoir ?
Bryan : (opine du chef, le regard sérieux.) Tu seras sur place pour les projets. Ça te convient ?
Artik ne répondit pas tout de suite, submergé par l'émotion. Lui qui avait connu la dureté du pavé et le froid des nuits sans abri, il se mit soudainement à sauter de joie, libérant toute la tension accumulée.
Bryan se tourna ensuite vers Kieran pour valider son embauche officielle ainsi que celle d'Artik. Ravi, Kieran s'éclipsa pour préparer les contrats. La fin de journée fut décrétée : Daniel reçut pour mission d'escorter Artik et Richard au manoir pour les installer. Ils quittèrent l'agence dans une excitation fébrile, le cœur léger.
Sur la route, le paysage défilait tandis qu'ils discutaient de cette nouvelle vie qui s'offrait à eux. Quand le manoir apparut enfin au bout de l'allée, le silence se fit dans la voiture. La bâtisse de pierre, drapée de lierre et illuminée par les reflets des vitraux sous le soleil couchant, imposait le respect malgré son état de délabrement.
Artik : (chuchotant, presque intimidé.) On dirait un château... c'est incroyable.
Daniel : (souriant, en coupant le contact.) Profite, Artik. C'est ta nouvelle maison.
Daniel lutta un peu avec la serrure rouillée avant de pousser la lourde porte qui grinça longuement. En pénétrant dans le hall, le contraste avec l'extérieur disparut : l'intérieur était tout aussi délabré. Malgré les volumes spacieux et une architecture autrefois moderne, une épaisse couche de poussière recouvrait tout. Les murs blancs, jadis immaculés, étaient piqués d'humidité et l'éclairage, bien que doux, vacillait par endroits, créant une atmosphère étrange, presque fantomatique.
Artik resta immobile au milieu du hall, observant avec une curiosité mêlée de malaise les lambeaux de papier peint et les toiles d'araignée qui pendaient du plafond. Son allure nonchalante ne cachait pas son étonnement devant l'ampleur des travaux à venir.
Daniel : (soupirant en voyant l'état des lieux.) Artik, reste ici un moment. Je vais montrer les "locaux" à Richard pour qu'il voie l'étendue des dégâts en cuisine et commence à prendre ses marques.
Artik : (passant un doigt sur une console poussiéreuse.) Oui, très bien, j'attends. Il y a du boulot, on dirait.
Daniel : (se tournant vers Richard, un peu gêné.) Suis-moi, Richard. On va voir ton futur royaume... si on arrive à ouvrir la porte.
Richard : (ajustant sa veste, l'air déterminé malgré tout.) Je te suis avec grand plaisir, Daniel. Il en faut plus pour me décourager !
Les deux hommes s'éloignèrent, leurs pas marquant le sol poussiéreux, laissant Artik seul dans le silence pesant du hall. Ce dernier s'approcha d'un vieux canapé en cuir qui craquait sous le poids des années. En s'y installant avec précaution, il sentit une odeur de renfermé, mais la structure restait solide. Calé dans le cuir froid, il ferma les yeux un instant, réalisant que ce manoir, tout comme lui, avait besoin d'un sérieux coup de neuf avant de briller à nouveau.
Richard et Daniel s'immobilisèrent sur le seuil de la cuisine, frappés par la scène de désolation qui s'étalait sous leurs yeux. La pièce, autrefois le cœur chaleureux du manoir, ressemblait désormais à un véritable chantier à l'abandon. Une odeur de renfermé flottait dans l'air gras. Dans l'évier en inox terni, des piles d'assiettes sales s'entassaient dangereusement, tandis que des croûtes de pain et des taches d'origine douteuse maculaient le carrelage du comptoir. Richard sentit un immense découragement l'envahir ; il imaginait déjà la nuit blanche nécessaire pour rendre ce lieu salubre avant le petit-déjeuner du lendemain.
Daniel : (secouant la tête, dépité.) On dirait qu'une armée a campé ici... C'est un vrai champ de bataille.
Richard : (passant une main lasse dans ses cheveux en bataille.) Comment un endroit pareil a pu finir dans cet état ? C'est un massacre.
Daniel : (haussant les épaules.) Je n'en sais rien, les anciens occupants n'étaient pas vraiment portés sur le ménage, on dirait.
Richard : (poussant un long soupir.) Je ne m'attendais pas à devoir jouer les techniciens de surface avant de sortir mes couteaux. Mais on n'a pas le choix, il faut que tout brille demain matin.
Daniel : (posant une main sur son épaule.) Tu as sacrément du pain sur la planche, mon vieux. Écoute, je vais d'abord installer Artik dans sa chambre pour qu'il pose ses affaires, et je redescends t'aider. À deux, on ira plus vite.
Richard : (retrouvant un léger sourire, touché par le geste.) C'est vrai ? Je veux bien, oui. Tout seul, je n'en verrais jamais le bout.
Daniel fit un signe de tête encourageant et quitta la pièce, laissant Richard commencer à remonter ses manches devant l'ampleur de la tâche.
Daniel sortit de la cuisine, laissant Richard s'organiser, et retourna voir Artik qui l'attendait toujours dans le hall. Ensemble, ils explorèrent les étages du manoir, ouvrant des portes grinçantes sur des pièces plus ou moins poussiéreuses. Après avoir visité plusieurs chambres, Artik s'arrêta net devant l'une d'entre elles. Elle était vaste, avec une configuration atypique : la moitié de la surface était légèrement surélevée, créant une séparation naturelle et intéressante dans l'espace. Le mobilier était sommaire — un simple lit et une commode en bois — mais pour Artik, habitué à la rudesse du béton et des nuits à la belle étoile, c'était un luxe inespéré.
La chambre, bien que modeste, possédait un atout majeur : une vue imprenable sur l'horizon. Les murs, peints dans des tons doux et apaisants, semblaient absorber la lumière dorée de la fin de journée. Artik, immédiatement séduit, se dirigea vers la grande fenêtre. Au loin, la mer se fracassait avec force contre les rochers, offrant un spectacle sauvage et magnifique.
Artik : (murmurant, fasciné par les vagues.) C’est incroyable... je pourrais rester des heures ici.
Daniel : (souriant, adossé au cadre de la porte.) Elle est pour toi si tu la veux. C’est calme, personne ne viendra t'embêter ici.
Artik : (opine du chef.) Je la prends. C’est exactement ce qu’il me faut.
Il se sentit instantanément à l'aise, comme si ce lieu l’attendait depuis toujours. La simplicité de la pièce correspondait parfaitement à son style de vie minimaliste ; il préférait le vide et l'air aux espaces encombrés. Daniel le laissa s'installer tranquillement et redescendit. Resté seul, Artik, un sourire malicieux aux lèvres, commença à déplacer quelques cartons pour dégager la vue. Il disposa son lit et sa commode avec soin, s'appropriant chaque recoin de son nouveau refuge, loin de l'agitation du monde extérieur.
Pendant ce temps, au rez-de-chaussée, Daniel rejoignit Richard dans la cuisine. Le chef, déjà plongé jusqu'aux coudes dans l'eau savonneuse, accueillit son renfort avec un soupir de soulagement. Ensemble, ils s'attaquèrent aux montagnes de vaisselle et aux graisses accumulées. Entre deux coups de brosse, ils se mirent à rire et à plaisanter, transformant cette corvée pénible en un moment de camaraderie sincère. Sous leurs efforts combinés, la cuisine commença enfin à retrouver son éclat.
Au bout d'un moment, Artik redescendit l'escalier grinçant. Ses cheveux étaient légèrement ébouriffés et son tee-shirt froissé par les efforts qu'il avait fournis pour aménager son nouveau refuge. En entrant dans la cuisine, il vit Daniel et Richard s'escrimer sur les plans de travail encore encrassés.
Artik : (s’approchant d’eux avec un sourire franc.) Je peux vous aider avec la cuisine ? Trois paires de mains, c'est mieux que deux, non ?
Richard : (relevant la tête, ravi.) Oh que oui ! À trois, on devrait pouvoir la rendre impeccable en un rien de temps !
Daniel : (lui tendant un balai.) C'est clair, ça ira beaucoup plus vite. Bienvenue dans l'équipe de nettoyage, Artik.
Artik : (en commençant à balayer énergiquement.) Pas de souci, plus on est de fous, plus on rit !
Ensemble, ils se mirent à astiquer, balayer et ranger méthodiquement. La crasse accumulée par les années d'abandon cédait peu à peu sous leur détermination. L'ambiance était légère, ponctuée de plaisanteries et d'éclats de rire qui résonnaient dans la grande bâtisse autrefois silencieuse. Chacun trouvait un plaisir sincère dans cette tâche commune, transformant ce chantier en un espace de vie propre et accueillant, enfin prêt à accueillir un vrai repas.
Après plusieurs heures de travail acharné, ils s'arrêtèrent pour contempler le résultat. L'inox brillait sous les ampoules et le sol avait retrouvé sa couleur d'origine. Épuisés mais envahis par un sentiment de satisfaction, ils se dirigèrent vers le salon où les vieux fauteuils en cuir, bien que fatigués, semblaient les appeler.
Daniel : (s’affalant dans un siège avec un soupir de bien-être.) Et si on commandait des pizzas pour fêter ça ? C'est ma tournée pour vous remercier du coup de main.
L'idée fut accueillie avec un enthousiasme général. En un rien de temps, les cartons fumants étaient posés sur la table et les trois hommes s'attaquèrent à leur repas bien mérité. Tandis qu'ils dégustaient leurs pizzas, la conversation allait bon train, mêlant souvenirs et projets d'avenir. Cependant, alors que la soirée avançait, Richard jeta un œil à sa montre.
Richard : (se levant, un peu à regret.) Les gars, il est déjà tard. Je dois être debout à l'aube pour préparer le petit-déjeuner. Merci pour cette super soirée, mais je vais vous laisser.
Après avoir chaleureusement salué ses collègues, il prit congé pour rentrer chez lui. Restés seuls, Daniel et Artik, encore portés par l'adrénaline de la journée, décidèrent de clore la soirée. Ils montèrent à l'étage pour se préparer pour la nuit.
Une fois allongé dans son nouveau lit, Artik sentit la fraîcheur d'une légère brise nocturne entrer par la fenêtre entrouverte, apportant avec elle l'odeur iodée de la mer. Dans le silence du manoir, il repensa à tout ce qui s'était passé. Malgré la fatigue, une pensée restait gravée dans son esprit : l'avertissement de Bryan. Demain, le dernier test l'attendait. Satisfait de sa journée mais le corps déjà en tension pour la suite, il finit par sombrer dans un sommeil profond, prêt à affronter son destin.
Kieran : (tourne la tête, surpris par l'intrusion.) Oui, Artik ? C'est pour quoi ?
Artik : (affichant un sourire radieux.) Voilà, la visite médicale est terminée ! Le Doc a validé. Je suis prêt pour le travail maintenant, Kieran.
Kieran : (son expression se détend, il sourit franchement.) C'est une excellente nouvelle. Je suis ravi d'apprendre que tout s'est bien passé. Le contraire m'aurait étonné, vu ta forme.
Artik : Je suis vraiment impatient de me lancer. Je n'attends que ça, de montrer ce que je sais faire.
Kieran : (se lève et range quelques dossiers.) Parfait. Ton enthousiasme fait plaisir à voir. Alors on va aller voir Bryan tout de suite pour voir ce qu'il en pense et valider la suite.
Artik : (hochant la tête avec énergie.) D'accord, pas de problème. Je te suis !
Artik et Kieran sortirent du bureau et se dirigèrent d'un pas déterminé vers l'antre de Bryan. Le silence des couloirs de l'agence semblait peser sur les épaules d'Artik, mais son excitation restait intacte. Kieran frappa deux coups secs contre le bois massif de la porte. À l'intérieur, Bryan les accueillit, installé confortablement dans son large fauteuil de cuir. Il affichait un sourire énigmatique, presque prédateur, ce qui ne fit qu'accroître l'adrénaline qui coulait déjà dans les veines d'Artik.
Artik : (serrant les poings, tentant désespérément de masquer son anxiété.) Alors, Bryan ? Quelles sont les nouvelles ? Le Doc vous a transmis les résultats ?
Bryan : (il prit tout son temps pour répondre, s'amusant à savourer le suspense insoutenable.) Eh bien, Artik... Les résultats sont... au-delà de l'impressionnant. Pour être honnête, vous avez pulvérisé toutes nos attentes.
Artik : (expirant l'air de ses poumons dans un immense soupir de soulagement.) C'est vrai ? J'ai vraiment réussi ? Je suis pris ?
Bryan : (il cessa de sourire et le fixa d'un regard perçant, presque hypnotique.) Tu as franchi une étape, oui. Mais ce n'est pas encore fini. Demain matin, tu passeras ton dernier test. Le plus crucial.
Artik : (décontenancé, perdant son assurance.) Un dernier quoi ? Je pensais que le médical était le plus dur...
Bryan : (éclatant d'un rire franc qui résonna dans la pièce.) Ah ! Tu verras bien demain. C'est un test de terrain, le vrai. Mais un conseil d'ami, Artik... ne te masturbe pas cette nuit. Garde tout ton influx. Tu dois être à bloc pour demain. Si tu te vides ce soir, tu vas rater ton entrée.
Artik : (sentant une chaleur soudaine lui monter au visage, troublé par cette consigne directe.) Très bien Bryan... c'est toi le patron, c'est toi qui décides. Je resterai sage. Qu'est-ce que je fais maintenant ?
Bryan se leva et frappa d'un coup sec contre la vitre du bureau de Daniel pour le faire venir. L'ambiance dans la pièce changea instantanément ; on sentait qu'une décision importante allait être prise. Bryan fixa Artik un instant avant de lui annoncer qu'il ne retournerait pas dormir dehors. Désormais, le manoir et ses dizaines de chambres seraient sa nouvelle demeure.
Artik : (écarquillant les yeux, le souffle coupé.) Quoi ? Je vais vraiment vivre dans le manoir ?
Bryan : (opine du chef, le regard sérieux.) Tu seras sur place pour les projets. Ça te convient ?
Artik ne répondit pas tout de suite, submergé par l'émotion. Lui qui avait connu la dureté du pavé et le froid des nuits sans abri, il se mit soudainement à sauter de joie, libérant toute la tension accumulée.
Bryan se tourna ensuite vers Kieran pour valider son embauche officielle ainsi que celle d'Artik. Ravi, Kieran s'éclipsa pour préparer les contrats. La fin de journée fut décrétée : Daniel reçut pour mission d'escorter Artik et Richard au manoir pour les installer. Ils quittèrent l'agence dans une excitation fébrile, le cœur léger.
Sur la route, le paysage défilait tandis qu'ils discutaient de cette nouvelle vie qui s'offrait à eux. Quand le manoir apparut enfin au bout de l'allée, le silence se fit dans la voiture. La bâtisse de pierre, drapée de lierre et illuminée par les reflets des vitraux sous le soleil couchant, imposait le respect malgré son état de délabrement.
Artik : (chuchotant, presque intimidé.) On dirait un château... c'est incroyable.
Daniel : (souriant, en coupant le contact.) Profite, Artik. C'est ta nouvelle maison.
Daniel lutta un peu avec la serrure rouillée avant de pousser la lourde porte qui grinça longuement. En pénétrant dans le hall, le contraste avec l'extérieur disparut : l'intérieur était tout aussi délabré. Malgré les volumes spacieux et une architecture autrefois moderne, une épaisse couche de poussière recouvrait tout. Les murs blancs, jadis immaculés, étaient piqués d'humidité et l'éclairage, bien que doux, vacillait par endroits, créant une atmosphère étrange, presque fantomatique.
Artik resta immobile au milieu du hall, observant avec une curiosité mêlée de malaise les lambeaux de papier peint et les toiles d'araignée qui pendaient du plafond. Son allure nonchalante ne cachait pas son étonnement devant l'ampleur des travaux à venir.
Daniel : (soupirant en voyant l'état des lieux.) Artik, reste ici un moment. Je vais montrer les "locaux" à Richard pour qu'il voie l'étendue des dégâts en cuisine et commence à prendre ses marques.
Artik : (passant un doigt sur une console poussiéreuse.) Oui, très bien, j'attends. Il y a du boulot, on dirait.
Daniel : (se tournant vers Richard, un peu gêné.) Suis-moi, Richard. On va voir ton futur royaume... si on arrive à ouvrir la porte.
Richard : (ajustant sa veste, l'air déterminé malgré tout.) Je te suis avec grand plaisir, Daniel. Il en faut plus pour me décourager !
Les deux hommes s'éloignèrent, leurs pas marquant le sol poussiéreux, laissant Artik seul dans le silence pesant du hall. Ce dernier s'approcha d'un vieux canapé en cuir qui craquait sous le poids des années. En s'y installant avec précaution, il sentit une odeur de renfermé, mais la structure restait solide. Calé dans le cuir froid, il ferma les yeux un instant, réalisant que ce manoir, tout comme lui, avait besoin d'un sérieux coup de neuf avant de briller à nouveau.
Richard et Daniel s'immobilisèrent sur le seuil de la cuisine, frappés par la scène de désolation qui s'étalait sous leurs yeux. La pièce, autrefois le cœur chaleureux du manoir, ressemblait désormais à un véritable chantier à l'abandon. Une odeur de renfermé flottait dans l'air gras. Dans l'évier en inox terni, des piles d'assiettes sales s'entassaient dangereusement, tandis que des croûtes de pain et des taches d'origine douteuse maculaient le carrelage du comptoir. Richard sentit un immense découragement l'envahir ; il imaginait déjà la nuit blanche nécessaire pour rendre ce lieu salubre avant le petit-déjeuner du lendemain.
Daniel : (secouant la tête, dépité.) On dirait qu'une armée a campé ici... C'est un vrai champ de bataille.
Richard : (passant une main lasse dans ses cheveux en bataille.) Comment un endroit pareil a pu finir dans cet état ? C'est un massacre.
Daniel : (haussant les épaules.) Je n'en sais rien, les anciens occupants n'étaient pas vraiment portés sur le ménage, on dirait.
Richard : (poussant un long soupir.) Je ne m'attendais pas à devoir jouer les techniciens de surface avant de sortir mes couteaux. Mais on n'a pas le choix, il faut que tout brille demain matin.
Daniel : (posant une main sur son épaule.) Tu as sacrément du pain sur la planche, mon vieux. Écoute, je vais d'abord installer Artik dans sa chambre pour qu'il pose ses affaires, et je redescends t'aider. À deux, on ira plus vite.
Richard : (retrouvant un léger sourire, touché par le geste.) C'est vrai ? Je veux bien, oui. Tout seul, je n'en verrais jamais le bout.
Daniel fit un signe de tête encourageant et quitta la pièce, laissant Richard commencer à remonter ses manches devant l'ampleur de la tâche.
Daniel sortit de la cuisine, laissant Richard s'organiser, et retourna voir Artik qui l'attendait toujours dans le hall. Ensemble, ils explorèrent les étages du manoir, ouvrant des portes grinçantes sur des pièces plus ou moins poussiéreuses. Après avoir visité plusieurs chambres, Artik s'arrêta net devant l'une d'entre elles. Elle était vaste, avec une configuration atypique : la moitié de la surface était légèrement surélevée, créant une séparation naturelle et intéressante dans l'espace. Le mobilier était sommaire — un simple lit et une commode en bois — mais pour Artik, habitué à la rudesse du béton et des nuits à la belle étoile, c'était un luxe inespéré.
La chambre, bien que modeste, possédait un atout majeur : une vue imprenable sur l'horizon. Les murs, peints dans des tons doux et apaisants, semblaient absorber la lumière dorée de la fin de journée. Artik, immédiatement séduit, se dirigea vers la grande fenêtre. Au loin, la mer se fracassait avec force contre les rochers, offrant un spectacle sauvage et magnifique.
Artik : (murmurant, fasciné par les vagues.) C’est incroyable... je pourrais rester des heures ici.
Daniel : (souriant, adossé au cadre de la porte.) Elle est pour toi si tu la veux. C’est calme, personne ne viendra t'embêter ici.
Artik : (opine du chef.) Je la prends. C’est exactement ce qu’il me faut.
Il se sentit instantanément à l'aise, comme si ce lieu l’attendait depuis toujours. La simplicité de la pièce correspondait parfaitement à son style de vie minimaliste ; il préférait le vide et l'air aux espaces encombrés. Daniel le laissa s'installer tranquillement et redescendit. Resté seul, Artik, un sourire malicieux aux lèvres, commença à déplacer quelques cartons pour dégager la vue. Il disposa son lit et sa commode avec soin, s'appropriant chaque recoin de son nouveau refuge, loin de l'agitation du monde extérieur.
Pendant ce temps, au rez-de-chaussée, Daniel rejoignit Richard dans la cuisine. Le chef, déjà plongé jusqu'aux coudes dans l'eau savonneuse, accueillit son renfort avec un soupir de soulagement. Ensemble, ils s'attaquèrent aux montagnes de vaisselle et aux graisses accumulées. Entre deux coups de brosse, ils se mirent à rire et à plaisanter, transformant cette corvée pénible en un moment de camaraderie sincère. Sous leurs efforts combinés, la cuisine commença enfin à retrouver son éclat.
Au bout d'un moment, Artik redescendit l'escalier grinçant. Ses cheveux étaient légèrement ébouriffés et son tee-shirt froissé par les efforts qu'il avait fournis pour aménager son nouveau refuge. En entrant dans la cuisine, il vit Daniel et Richard s'escrimer sur les plans de travail encore encrassés.
Artik : (s’approchant d’eux avec un sourire franc.) Je peux vous aider avec la cuisine ? Trois paires de mains, c'est mieux que deux, non ?
Richard : (relevant la tête, ravi.) Oh que oui ! À trois, on devrait pouvoir la rendre impeccable en un rien de temps !
Daniel : (lui tendant un balai.) C'est clair, ça ira beaucoup plus vite. Bienvenue dans l'équipe de nettoyage, Artik.
Artik : (en commençant à balayer énergiquement.) Pas de souci, plus on est de fous, plus on rit !
Ensemble, ils se mirent à astiquer, balayer et ranger méthodiquement. La crasse accumulée par les années d'abandon cédait peu à peu sous leur détermination. L'ambiance était légère, ponctuée de plaisanteries et d'éclats de rire qui résonnaient dans la grande bâtisse autrefois silencieuse. Chacun trouvait un plaisir sincère dans cette tâche commune, transformant ce chantier en un espace de vie propre et accueillant, enfin prêt à accueillir un vrai repas.
Après plusieurs heures de travail acharné, ils s'arrêtèrent pour contempler le résultat. L'inox brillait sous les ampoules et le sol avait retrouvé sa couleur d'origine. Épuisés mais envahis par un sentiment de satisfaction, ils se dirigèrent vers le salon où les vieux fauteuils en cuir, bien que fatigués, semblaient les appeler.
Daniel : (s’affalant dans un siège avec un soupir de bien-être.) Et si on commandait des pizzas pour fêter ça ? C'est ma tournée pour vous remercier du coup de main.
L'idée fut accueillie avec un enthousiasme général. En un rien de temps, les cartons fumants étaient posés sur la table et les trois hommes s'attaquèrent à leur repas bien mérité. Tandis qu'ils dégustaient leurs pizzas, la conversation allait bon train, mêlant souvenirs et projets d'avenir. Cependant, alors que la soirée avançait, Richard jeta un œil à sa montre.
Richard : (se levant, un peu à regret.) Les gars, il est déjà tard. Je dois être debout à l'aube pour préparer le petit-déjeuner. Merci pour cette super soirée, mais je vais vous laisser.
Après avoir chaleureusement salué ses collègues, il prit congé pour rentrer chez lui. Restés seuls, Daniel et Artik, encore portés par l'adrénaline de la journée, décidèrent de clore la soirée. Ils montèrent à l'étage pour se préparer pour la nuit.
Une fois allongé dans son nouveau lit, Artik sentit la fraîcheur d'une légère brise nocturne entrer par la fenêtre entrouverte, apportant avec elle l'odeur iodée de la mer. Dans le silence du manoir, il repensa à tout ce qui s'était passé. Malgré la fatigue, une pensée restait gravée dans son esprit : l'avertissement de Bryan. Demain, le dernier test l'attendait. Satisfait de sa journée mais le corps déjà en tension pour la suite, il finit par sombrer dans un sommeil profond, prêt à affronter son destin.
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