Rénovations of Desire - Chapitre 47 - L’Éveil du Dragon et le Choix de Larry
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Rénovations of Desire - Chapitre 47 - L’Éveil du Dragon et le Choix de Larry
Le silence se fait instantanément sur le plateau improvisé à l'étage. Les projecteurs diffusent une chaleur étouffante, et l'air est saturé d'une tension électrique. Daniel, un casque sur les oreilles, vérifie une dernière fois ses moniteurs. Il se tourne vers Bryan avec un sourire complice, lui cédant l'honneur de lancer la machine.
Daniel : Allez Bryan, je te laisse donner le top pour commencer la scène.
Bryan : (D'un air joyeux, la voix claire) Eh bien, on est partis... Si tout le monde est prêt... ACTION !
À ce moment-là, le monde réel s'efface. Artik et Bastien se transforment. Ils arrivent devant la porte de la maison fictive où ils doivent travailler. Bastien, jouant le patron d'une petite entreprise, décide de passer devant. Il frappe à la porte d'un geste assuré, mais son regard trahit une légère hésitation. Il a décroché ce petit contrat sans trop savoir dans quoi il s'embarquait : rénover une chambre, mais pour qui ? Et dans quel but ?
La porte s'ouvre brusquement sur Clara. Elle est impériale dans son tailleur blanc aux motifs rouges sang, son décolleté fermé suggérant une autorité naturelle. Elle les toise avec une politesse glacée.
Clara : Oui bonjour, que puis-je faire pour vous ?
Bastien : (D'un air complètement décomposé, jouant à merveille la timidité face à cette femme imposante) Oui… euh… bonjour, je m'appelle… Bastien et je… je suis là pour…
Artik : (Intervenant avec un aplomb professionnel pour sauver son patron) Vous nous avez appelés pour rénover une chambre, il me semble, n'est-ce pas Bastien ?
Bastien : (Reprenant ses esprits, feignant le soulagement) Euh oui, c'est exactement ça.
Clara : Oui, je me rappelle. Je vous en prie, rentrez. Je vais vous présenter mon fils, c'est pour lui que je vous ai appelés.
Le salon du manoir, transformé en décor, résonne de la voix forte de Clara qui appelle son fils. Il faut six appels insistants pour que Mathis daigne enfin apparaître. Il descend les escaliers avec une lenteur provocatrice, l'air sombre, comme si la présence de ces ouvriers l'insupportait au plus haut point.
Pendant que Clara propose un café à Bastien pour discuter des détails administratifs, ce dernier fait signe à Artik de suivre le jeune homme.
Bastien : Artik, monte avec lui dans sa chambre. Commence à prendre les mesures et essaie de voir ce qu'il a en tête pour la décoration.
Mathis tourne les talons sans un mot, un air désintéressé collé au visage, et emmène Artik vers l'étage. Dans l'ombre, derrière sa console, Alex serre les dents. Il ajuste le gain de ses micros, captant chaque froissement de tissu, chaque respiration. Dans son casque, la voix de Mathis est d'une clarté troublante, tandis qu'il sent, juste à côté de lui, le regard de Scott qui ne le quitte pas d'une semelle.
L'homme tourne les talons avec une morgue affichée. D'un air dédaigneux, il gravit l'escalier, entraînant Artik dans son sillage vers cette chambre qu'il juge indigne de lui. Arrivé en haut, Artik marque un temps d'arrêt. La pièce est exiguë, moins de vingt mètres carrés, un espace confiné qui semble étouffer Mathis. Ce dernier n'a aucune idée pour moderniser ce placard doré, juste une frustration latente.
Sans attendre, Artik entre en scène. Il sort son mètre ruban avec une précision chirurgicale. Le cliquetis métallique du ruban qui se déploie rythme le silence de la pièce, sous l'œil de la caméra qui capte chaque mesure. Dix minutes plus tard, Artik a déjà scanné l'espace. Mais pour transformer ce lieu, il a besoin d'une étincelle.
Artik : (Relevant la tête, fixant Mathis) Qu'est-ce que tu veux vraiment ? Pas ce que ta mère veut. Ce que toi, tu veux.
Mathis, piqué au vif, lâche enfin son masque. Il annonce avec une pointe de provocation qu'il est riche, très riche, et que le budget n'est qu'un détail. Il veut de l'exclusivité, du jamais-vu.
Après quelques instants de réflexion intense, Artik s'assoit au sol et commence à griffonner. Il propose alors un concept radical, presque délirant : une fresque totale. Un dragon titanesque dont le corps ondulerait sur les quatre murs, le plafond et le sol. Un trompe-l'œil immersif qui ferait disparaître les murs pour transformer la chambre en un paysage fantastique à ciel ouvert.
Il dessine des séparations en bois brut faisant office d'étagères et un petit escalier de deux marches pour structurer la pièce, menant à une estrade surélevée. Mathis, d'abord sceptique, se rapproche. Il se penche sur l'épaule d'Artik. L'intérêt remplace peu à peu son air blasé ; il est fasciné par la vision de cet ouvrier qui semble lire dans ses rêves.
Pendant plus de deux heures, Artik peaufine ses croquis, ajoutant des suggestions de Bastien qui passe régulièrement pour vérifier la cohérence technique. Le plan de "l'Antre de Mathis" est enfin prêt. Mathis est conquis, presque fébrile devant ce défi artistique. Mais le projet est si fou que seul le patron peut donner le feu vert final.
C'est à ce moment-là que Bastien franchit le seuil de la chambre pour clore la discussion.
Bastien apparaît dans l'encadrement de la porte. Il s'appuie contre le cadre de bois, observant ses deux acteurs avec un mélange de curiosité et d'autorité patronale. Le silence se fait sur le plateau, Daniel fait signe au cadreur de resserrer le plan sur les visages.
Bastien : (D'un ton calme mais autoritaire) Alors Artik, où en es-tu ? Tu nous as pondu un miracle ou on plie bagage ?
Artik : (Se redressant, essuyant ses mains couvertes de graphite sur son pantalon de travail) Eh bien écoute... on a trouvé un super projet. Mais pour être honnête, je ne suis pas certain qu'il soit techniquement réalisable.
Bastien : (Haussant un sourcil, intrigué) Ah bon ? À ce point-là ? Montre-moi ça.
Artik lui tend son carnet de croquis d'un geste assuré. Bastien s'approche et parcourt les esquisses du doigt. On voit sur les moniteurs de Daniel les dessins du dragon qui s'étalent sur les pages. Bastien semble sincèrement impressionné par l'audace de son "employé".
Bastien : Effectivement... tu as de la suite dans les idées. C'est ambitieux. Et notre client est d'accord pour transformer sa chambre en grotte fantastique ?
C'est à ce moment que Mathis entre véritablement dans l'arène. Il fait un pas lent vers Bastien, réduisant la distance pour imposer son mètre quatre-vingts. Il le fixe droit dans les yeux, son regard noir défiant l'autorité du patron.
Mathis : Oui, bien sûr. J'ai même contribué à la vision. Et j'espère que votre ouvrier va arriver à réaliser tout cela...
Mathis : (Il marque une pause lourde) Ou vous risquez d'avoir un client de perdu. Et ma mère n'aime pas perdre son temps.
Bastien range nerveusement ses mains dans ses poches, un tic de jeu parfait pour montrer que le client a pris le dessus.
Bastien : Je vais tout faire pour que ses idées soient réalisables, ne vous inquiétez pas.
C'est alors que Mathis pose une main lourde, presque possessive, sur l'épaule d'Artik. C'est un geste de marquage, un signal clair envoyé à Bastien.
Mathis : Je ne veux pas que ce soit vous qui fassiez les travaux. Je veux que ce soit lui. Personne d'autre ne touchera à ces murs.
Bastien baisse les yeux vers la main de Mathis ancrée sur l'épaule d'Artik. Il esquisse un sourire entendu, comprenant que le contrat vient de changer de nature.
Bastien : Eh oui... je vois. Je suppose que, comme c'est lui qui a eu l'idée, c'est à lui de montrer de quoi il est capable.
Mathis : (Esquissant un sourire provocateur, presque cruel) Oui, c'est exactement cela. Et il a intérêt à tous les réussir... s'il veut que je sois satisfait.
Bastien : (Se tournant vers Artik) Artik, tu t'en sens capable ? Tu passes chef de chantier sur ce coup-là. C'est ta responsabilité.
Artik : (Croisant les bras, un sourire en coin défiant Mathis) Oui, bien sûr. Sans aucun problème. Par contre, pour un chantier de cette ampleur, il me faudra de la main-d'œuvre. Un autre ouvrier pour les gros bras.
Bastien : Ça tombe bien. J'ai un contrat avec une boîte d'intérim qui m'a demandé de former des gars au métier de décorateur. Tu auras ton aide... et un apprenti à gérer par la même occasion.
Mathis tapote le carnet de croquis d'Artik d'un geste sec, comme pour sceller un pacte de sang.
Mathis : Très bien. Le contrat est pour vous. Mais ne vous plantez pas... sinon vous aurez affaire à moi personnellement.
++++
Tout le monde finit par coucher les termes du contrat sur le papier. Bastien, jouant son rôle de patron avec une assurance retrouvée, annonce à son client qu'il reviendra dans l'heure avec le matériel lourd et l'intérimaire pour attaquer le chantier sans attendre. Bastien et Artik quittent la "maison" sous l'œil satisfait de Mathis.
Bryan : (D’une voix forte) COUPEZ ! C’est dans la boîte !
Bryan est sincèrement bluffé. Il jette un regard à Daniel derrière ses moniteurs : pour des débutants, ils ont une présence incroyable. L'alchimie entre Mathis et Artik a crevé l'écran. Mais le plus dur reste à venir. Après quelques minutes de battement pour ajuster les éclairages et rafraîchir les maquillages, tout le monde reprend sa place. C'est Daniel, cette fois, qui donne le signal.
Daniel : Moteur... et ACTION !
Le patron, son ouvrier et le nouvel intérimaire, Larry se présente à nouveau devant la porte. Clara leur ouvre, son tailleur blanc tranchant avec la carrure imposante des trois hommes qui s'engouffrent dans le hall. Ils montent immédiatement à l'étage, le bruit de leurs pas lourds faisant résonner le plancher.
Dans la chambre, l'atmosphère change. Clara remet un double des clés à Bastien avec un sourire qui en dit long sur la confiance qu'elle lui accorde.
Clara : (Elle quitte la pièce avec une certaine élégance, laissant une traînée de parfum derrière elle) Mon fils est parti travailler, il rentrera tard. Faites comme chez vous, je m'absente également.
Bastien se tourne alors vers ses hommes. Il désigne la vieille moquette épaisse qui recouvre chaque centimètre carré du sol.
Bastien : (S'adressant à Artik et Larry) Bon, les gars, le programme est simple : vous me virez toute cette moquette. Et je vous préviens, elle est collée à l'ancienne, vous allez galérer. Je file au magasin de bricolage prendre les enduits et la peinture pour la suite. Ne chômez pas !
Bastien quitte à son tour la maison, le bruit de sa camionnette s'éloignant dans l'allée (une bande-son gérée de main de maître par Alex). Le silence retombe brusquement sur la pièce. Artik et Larry se retrouvent seuls, face à face, dans l'intimité forcée de ce chantier qui ne demande qu'à démarrer.
Le silence de la chambre n'est plus troublé que par le souffle court des deux hommes. Artik redresse la tête, essuyant d'un revers de main la poussière qui commence à flotter dans l'air.
Artik : Excuse-moi, je n'ai pas retenu ton prénom.
Larry : (D'une voix profonde, presque intimidante) Je m'appelle Larry.
Artik : (Il lui tend un cutter, le manche métallique brillant sous les projecteurs) Très bien, Larry. Prends ça. Commence à tracer des bandes régulières le long des plinthes. On va la découper avant d'essayer de l'arracher.
Larry : (Saisissant l'outil d'une main ferme, ses doigts frôlant ceux d'Artik) D'accord. C’est parti.
Artik prend également une lame et imite Larry. Les bruits de déchirement du tissu épais saturent l'espace. Artik donne de grands coups de bras, l'épaule tendue, pour faciliter l'arrachage de cette matière saturée de poussière. On voit à l'écran que la moquette est là depuis des décennies ; elle semble soudée au sol. Artik sent déjà que ce ne sera pas une simple formalité : c’est un combat contre la matière.
Quand le traçage est enfin terminé, Artik stoppe Larry d'un geste de la main. Il y a un instant de flottement où leurs regards se croisent, chargés d'une électricité nouvelle.
Artik : Viens là. Mets-toi juste à côté de moi. On va tirer ensemble.
Chacun prend un angle, les mains crispées sur le revers rugueux de la moquette. Ils commencent à tirer de toutes leurs forces. Artik sent immédiatement la résistance énorme de la colle séchée. Larry se cambre, ses muscles du cou saillants, les veines de ses bras gonflées par l'effort monumental pour arracher cette foutue moquette qui refuse de céder.
Artik, lui, utilise son expérience : il ancre solidement ses pieds au sol, bascule son poids vers l'arrière et tire par saccades violentes, utilisant toute sa puissance. La sueur commence à coller leurs t-shirts à leur peau, soulignant chaque mouvement de leur musculature sous l'œil attentif de la caméra de Daniel.
La poussière vole dans la lumière crue des projecteurs. L'effort est tel que l'air semble manquer dans la petite chambre. Artik a les dents serrées, le souffle court.
Artik : (Serrant les dents, les doigts blanchis par la pression) Allez, tire plus fort, Larry ! Ça va venir, bordel !
Larry : (Le visage écarlate, les veines du front saillantes) C'est ce que je fais ! Mais cette merde est soudée au béton !
Soudain, Artik lâche brusquement le rebord de la moquette. Le bruit sec du tissu qui retombe claque dans le silence du studio. Il se redresse d'un coup, essuyant la sueur de son front d'un geste lent, ses yeux plantés dans ceux de Larry.
Artik : (D'un ton moqueur, presque méprisant) Eh bien... si tu tires ta femme comme tu tires cette moquette, elle ne doit pas souvent prendre son pied avec toi.
Larry s'arrête net. Il se redresse à son tour, les poings encore serrés, piqué au vif dans sa virilité. L'insulte a touché une corde sensible.
Larry : (Le regard noir) Ne t'en fais pas pour ça. Elle le prend, et plutôt deux fois qu'une.
Artik ne recule pas. Au contraire, il réduit l'espace entre eux. Il s'approche si près que Larry peut sentir la chaleur qui émane de son corps trempé de sueur. L'intimité est immédiate, étouffante.
Artik : (D'un murmure provocateur) Ça... j'en doute fort. Tu as l'air bien trop coincé pour savoir y faire.
Larry : (Le défiant du regard, la respiration lourde) Tu veux que je te le prouve, petit ?
C'est le moment que Daniel attendait. Il fait signe au cadreur de resserrer sur le visage d'Artik. Ce dernier pose une main lourde, calleuse, derrière la nuque de Larry, le forçant à maintenir le contact visuel.
Artik : Allez, vas-y... Viens me défoncer l'anus pour voir comment elle prend son pied, ta femme. Montre-moi ce que tu as dans le pantalon.
Larry accuse le coup. Il recule d'un pas, les yeux écarquillés par la surprise. Le script vient de basculer, et son personnage de "gars normal" vacille.
Larry : (Hésitant) Tu n'es pas sérieux, quand même ? On est en plein boulot...
Artik : Si, je suis très sérieux. En plus, je parie que tu n'as pas baisé depuis des heures et je suis là, juste devant toi, prêt à te soulager. Qu'est-ce que t'attends ?
Larry jette un regard nerveux vers la porte fermée. La peur d'être découvert se mélange à une excitation brutale qu'il ne peut plus cacher.
Larry : Si je le fais... ça reste entre nous. C'est clair ? Pas un mot à ma copine, jamais.
Artik : (Esquissant un sourire féroce) Ça ne risque pas d'arriver, je ne la connais pas et je m'en fous royalement. Allez, Larry... viens me montrer ce dont tu es capable avec ta bite. Arrête de parler et agis.
Le silence est devenu pesant, seulement troublé par le bourdonnement lointain des ventilateurs du matériel de tournage. Larry reste immobile un instant, les yeux fixés sur Artik. Dans son esprit, c’est la tempête : il repense à toutes ces fois où il s'est demandé ce que ça ferait de franchir cette limite. La curiosité, plus forte que la raison, finit par l'emporter.
D'un geste un peu brusque, il se décale vers la séparation en bois du chantier, retire la planche qui gênait le passage et se tourne vers Artik. Ses yeux brillent d'une lueur nouvelle, plus sombre.
Larry : (D'une voix sourde, presque un grognement) T'es vraiment sûr de toi, petit ? Parce qu'une fois que j'aurai commencé, je ne m'arrêterai pas.
Artik : (Avec un sourire de défi) Je n'ai jamais été aussi sûr de moi, Larry. Qu'est-ce que t'attends ?
Larry : Alors fous-toi à quatre pattes contre cette séparation. Maintenant.
Artik accepte avec une joie non dissimulée, l'excitation du jeu se mélangeant à celle de la scène. Il s'installe dans la position demandée, les mains agrippées au bois brut. Larry s'approche, ses mains larges venant déboutonner le pantalon de travail d'Artik. Il fait glisser le tissu épais et le boxer d'un seul mouvement, dévoilant la nudité d'Artik à la lumière crue des projecteurs.
Larry, à son tour, se libère. Il laisse tomber son pantalon sur ses chevilles, mais par réflexe de survie, il garde son boxer à mi-cuisses. Il doit pouvoir se rhabiller en un éclair si la camionnette de Bastien réapparaît dans l'allée.
Le contraste entre la peau claire d'Artik et la carrure massive de Larry est saisissant à l'image. Larry crache sur son sexe, déjà tendu à rompre par l'excitation de l'interdit. Il s'approche de l'anus d'Artik, que ce dernier écarte de ses propres mains pour faciliter l'entrée. Artik attend, le souffle court, le corps tendu vers l'impact.
Mais au moment crucial, Larry hésite. Sa main tremble légèrement alors qu'il guide son sexe. C'est le saut dans l'inconnu.
Le silence du studio est soudain brisé par la respiration erratique de Larry. Ses doigts sont crispés, sa main tremble. Il est au bord du gouffre, mais la peur sociale le paralyse encore. Artik, sentant cette hésitation, décide de porter le coup de grâce. Il tourne la tête par-dessus son épaule, son regard brillant d'un défi provocateur.
Artik : (D'une voix rauque) Alors ? Tu me montres enfin comment tu défonces ta femme... ou tu te dégonfles comme un gamin ?
Larry : (Le regard fixé sur l'entrée charnue qui l'attend) Je... je ne sais pas si c'est une bonne idée, Artik. Si le patron revient...
Artik : (Contractant les muscles de son fessier pour le narguer) Tu es sérieux ? Tu vas vraiment faire marche arrière maintenant ? Regarde-moi. Tu vas voir, je vais te montrer comment on fait !
À ce moment-là, sans prévenir, Artik se jette violemment vers l'arrière. Le choc est brutal, sonore. D'un seul coup, il fait entrer le membre tendu de l'intérimaire en lui. Larry lâche sa queue par réflexe pour se cramponner désespérément aux hanches d'Artik afin de ne pas basculer.
Un cri de plaisir rauque déchire le silence de la pièce vide, un son si puissant qu'il fait vibrer les membranes des micros d'Alex. Artik ne laisse pas à Larry le temps de réfléchir. Il commence immédiatement à imprimer lui-même des allers-retours frénétiques, s'offrant totalement au membre de Larry. Ce dernier, d'abord pétrifié, sent la chaleur étouffante et l'étreinte incroyable de son partenaire. Ses barrières morales s'effondrent sous le poids du plaisir physique.
Artik : (Soufflant bruyamment sous l'effort) Alors ? Ça te plaît... dégonflé ?
Larry : (Les dents serrées, ses larges mains s'enfonçant dans la chair des hanches d'Artik) Euh... bordel... on ne devrait vraiment pas faire ça...
Artik : (Attrapant un rebord de la moquette encore fixée au sol, tirant dessus à chaque coup de rein pour lier le plaisir au travail) Allez ! Arrête de réfléchir et agis ! Montre-moi ce que tu as dans le ventre ! De toute façon, Larry... tu es déjà au fond. Tu ne peux plus reculer.
Larry sent l'adrénaline exploser dans ses veines. Il voit Artik s'acharner sur la moquette tout en le suppliant de le prendre. C'est le déclic. Un sourire féroce, presque animal, apparaît sur son visage.
Larry : Oh et puis merde... tu as raison !
Alors, Larry perd toute retenue. Il chope fermement les cuisses d'Artik, ses doigts s'enfonçant dans la chair pour le plaquer contre le sol brut. Il commence à imprimer lui-même des mouvements saccadés, violents, laissant son partenaire s'accrocher désespérément à la moquette. Sous leurs corps en mouvement, le tissu commence à se décoller dans un bruit de déchirement sec qui se mêle à leurs souffles courts.
Les secousses que recevait Artik servaient de levier. À chaque coup de rein de Larry, Artik utilisait l'élan pour tirer sur le revêtement. Petit à petit, la moquette cédait, se retirant morceau par morceau dans un nuage de vieille poussière. Quand une bande finissait par lâcher, ils se décalaient en rampant sur le béton nu, sans jamais se séparer, pour en attaquer une autre.
Larry continue de posséder son collègue de plus en plus fort, au rythme des cris de plaisir qu'il provoque. Artik est transporté ; cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas ressenti une telle étreinte, une telle puissance masculine.
Plus les minutes passent, plus Larry perd la notion du temps et des consignes. Dans l'ivresse du moment, il en oublie totalement de se retirer avant l'acmé. Il éjacule à l'intérieur d'Artik avec une force qui surprend ce dernier. Artik ressent chaque jet brûlant qui s'engouffre en lui, une sensation de plénitude totale. Larry pousse plusieurs cris de soulagement, le visage enfoui dans la nuque d'Artik, évacuant toute sa tension dans ce dernier cri de plaisir pur.
Il finit par se retirer avec lenteur. Daniel fait signe au caméraman de s'approcher : l'objectif zoome en gros plan sur l'anus d'Artik, où l'on voit une longue traînée de sperme s'écouler sur la peau rougie. C'est l'image de la "fin de chantier" version Daniel.
Larry finit par s'asseoir contre le petit muret de séparation, vidé, la poitrine haletante. Artik, avec un calme retrouvé, récupère des mouchoirs dans la poche de son pantalon de travail. Il s'essuie avec soin pour ne laisser aucune trace dans son boxer, puis se rhabille méthodiquement. Larry l'imite quelques instants plus tard, remontant son pantalon avec des gestes encore un peu tremblants.
L'air de la chambre est encore saturé d'électricité et de poussière de moquette. Artik réajuste sa ceinture, un petit rire en coin, observant Larry qui tente de retrouver sa contenance.
Artik : (D'un ton moqueur) Alors ? Toujours déçu d'avoir craqué, Larry ?
Larry : (Reprenant son souffle, les jambes encore un peu flagellantes) Euh... non. Franchement, non. C'était trop bon... Je n'aurais jamais cru qu'un homme pouvait procurer un tel plaisir. C'est... différent.
Artik : (Lui tapotant l'épaule d'un geste fraternel, presque protecteur) Oui, au moins, je t'ai fait découvrir quelque chose de nouveau, petit. Bienvenue dans le monde réel.
Larry : (Se frottant la nuque, pensif, déjà ailleurs) Il faudrait que je voie avec ma femme... si elle m'autorise à la pénétrer par là. Elle ne sait pas ce qu'elle rate.
Artik : (Ramassant son cutter au sol) Ouais, et au pire, si elle bloque, trouve-toi un mec passif qui a faim de ta queue. Il n'y a pas de honte à se faire du bien.
Larry : (Esquissant un sourire gêné, l'air incertain) Je ne suis pas sûr de trouver ça si facilement dans mon coin...
Artik : (Lui tendant son outil avec un clin d'œil) Il te faut une bonne appli de rencontre, alors ! C'est fait pour ça.
À ce moment-là, la porte de la chambre s'ouvre brusquement. Bastien entre, les bras chargés de pots de peinture et de rouleaux, le visage rouge d'avoir porté tout ça. Il s'arrête net, balayant la pièce du regard. Il remarque que la dalle commence à apparaître, même si seulement la moitié du travail est faite.
Bastien : (Posant son matériel lourdement au sol avec un bruit sourd) Bon ! Je vois que vous ne chômez pas ici ! Vu l'heure qu'il est, finissez-moi ces deux derniers morceaux et descendez manger. On ne travaille pas l'estomac vide.
Les deux hommes s'échangent un regard complice, un secret partagé qui brille dans leurs yeux. Avec une énergie renouvelée, ils se jettent sur les derniers pans de tissu. Ils tirent de bon cœur, leurs muscles travaillant à l'unisson pour tout arracher en un temps record. Une fois la dalle à nu, les trois hommes quittent la chambre.
Bryan : (Hurlant de joie) COUPEZ ! C'est parfait ! Magnifique !
Bryan et Daniel exultent. La scène est d'une puissance rare. Ils accordent une pause bien méritée aux acteurs pour "recharger les bourses" avant les deux prochaines séquences de l'après-midi. Durant le repas, Larry ne cache pas son enthousiasme : il a trouvé en Artik un partenaire spécial, capable de transformer une simple scène en une expérience grandiose. Trente minutes plus tard, l'équipe remonte à l'étage. Le tournage continue.
Daniel : Allez Bryan, je te laisse donner le top pour commencer la scène.
Bryan : (D'un air joyeux, la voix claire) Eh bien, on est partis... Si tout le monde est prêt... ACTION !
À ce moment-là, le monde réel s'efface. Artik et Bastien se transforment. Ils arrivent devant la porte de la maison fictive où ils doivent travailler. Bastien, jouant le patron d'une petite entreprise, décide de passer devant. Il frappe à la porte d'un geste assuré, mais son regard trahit une légère hésitation. Il a décroché ce petit contrat sans trop savoir dans quoi il s'embarquait : rénover une chambre, mais pour qui ? Et dans quel but ?
La porte s'ouvre brusquement sur Clara. Elle est impériale dans son tailleur blanc aux motifs rouges sang, son décolleté fermé suggérant une autorité naturelle. Elle les toise avec une politesse glacée.
Clara : Oui bonjour, que puis-je faire pour vous ?
Bastien : (D'un air complètement décomposé, jouant à merveille la timidité face à cette femme imposante) Oui… euh… bonjour, je m'appelle… Bastien et je… je suis là pour…
Artik : (Intervenant avec un aplomb professionnel pour sauver son patron) Vous nous avez appelés pour rénover une chambre, il me semble, n'est-ce pas Bastien ?
Bastien : (Reprenant ses esprits, feignant le soulagement) Euh oui, c'est exactement ça.
Clara : Oui, je me rappelle. Je vous en prie, rentrez. Je vais vous présenter mon fils, c'est pour lui que je vous ai appelés.
Le salon du manoir, transformé en décor, résonne de la voix forte de Clara qui appelle son fils. Il faut six appels insistants pour que Mathis daigne enfin apparaître. Il descend les escaliers avec une lenteur provocatrice, l'air sombre, comme si la présence de ces ouvriers l'insupportait au plus haut point.
Pendant que Clara propose un café à Bastien pour discuter des détails administratifs, ce dernier fait signe à Artik de suivre le jeune homme.
Bastien : Artik, monte avec lui dans sa chambre. Commence à prendre les mesures et essaie de voir ce qu'il a en tête pour la décoration.
Mathis tourne les talons sans un mot, un air désintéressé collé au visage, et emmène Artik vers l'étage. Dans l'ombre, derrière sa console, Alex serre les dents. Il ajuste le gain de ses micros, captant chaque froissement de tissu, chaque respiration. Dans son casque, la voix de Mathis est d'une clarté troublante, tandis qu'il sent, juste à côté de lui, le regard de Scott qui ne le quitte pas d'une semelle.
L'homme tourne les talons avec une morgue affichée. D'un air dédaigneux, il gravit l'escalier, entraînant Artik dans son sillage vers cette chambre qu'il juge indigne de lui. Arrivé en haut, Artik marque un temps d'arrêt. La pièce est exiguë, moins de vingt mètres carrés, un espace confiné qui semble étouffer Mathis. Ce dernier n'a aucune idée pour moderniser ce placard doré, juste une frustration latente.
Sans attendre, Artik entre en scène. Il sort son mètre ruban avec une précision chirurgicale. Le cliquetis métallique du ruban qui se déploie rythme le silence de la pièce, sous l'œil de la caméra qui capte chaque mesure. Dix minutes plus tard, Artik a déjà scanné l'espace. Mais pour transformer ce lieu, il a besoin d'une étincelle.
Artik : (Relevant la tête, fixant Mathis) Qu'est-ce que tu veux vraiment ? Pas ce que ta mère veut. Ce que toi, tu veux.
Mathis, piqué au vif, lâche enfin son masque. Il annonce avec une pointe de provocation qu'il est riche, très riche, et que le budget n'est qu'un détail. Il veut de l'exclusivité, du jamais-vu.
Après quelques instants de réflexion intense, Artik s'assoit au sol et commence à griffonner. Il propose alors un concept radical, presque délirant : une fresque totale. Un dragon titanesque dont le corps ondulerait sur les quatre murs, le plafond et le sol. Un trompe-l'œil immersif qui ferait disparaître les murs pour transformer la chambre en un paysage fantastique à ciel ouvert.
Il dessine des séparations en bois brut faisant office d'étagères et un petit escalier de deux marches pour structurer la pièce, menant à une estrade surélevée. Mathis, d'abord sceptique, se rapproche. Il se penche sur l'épaule d'Artik. L'intérêt remplace peu à peu son air blasé ; il est fasciné par la vision de cet ouvrier qui semble lire dans ses rêves.
Pendant plus de deux heures, Artik peaufine ses croquis, ajoutant des suggestions de Bastien qui passe régulièrement pour vérifier la cohérence technique. Le plan de "l'Antre de Mathis" est enfin prêt. Mathis est conquis, presque fébrile devant ce défi artistique. Mais le projet est si fou que seul le patron peut donner le feu vert final.
C'est à ce moment-là que Bastien franchit le seuil de la chambre pour clore la discussion.
Bastien apparaît dans l'encadrement de la porte. Il s'appuie contre le cadre de bois, observant ses deux acteurs avec un mélange de curiosité et d'autorité patronale. Le silence se fait sur le plateau, Daniel fait signe au cadreur de resserrer le plan sur les visages.
Bastien : (D'un ton calme mais autoritaire) Alors Artik, où en es-tu ? Tu nous as pondu un miracle ou on plie bagage ?
Artik : (Se redressant, essuyant ses mains couvertes de graphite sur son pantalon de travail) Eh bien écoute... on a trouvé un super projet. Mais pour être honnête, je ne suis pas certain qu'il soit techniquement réalisable.
Bastien : (Haussant un sourcil, intrigué) Ah bon ? À ce point-là ? Montre-moi ça.
Artik lui tend son carnet de croquis d'un geste assuré. Bastien s'approche et parcourt les esquisses du doigt. On voit sur les moniteurs de Daniel les dessins du dragon qui s'étalent sur les pages. Bastien semble sincèrement impressionné par l'audace de son "employé".
Bastien : Effectivement... tu as de la suite dans les idées. C'est ambitieux. Et notre client est d'accord pour transformer sa chambre en grotte fantastique ?
C'est à ce moment que Mathis entre véritablement dans l'arène. Il fait un pas lent vers Bastien, réduisant la distance pour imposer son mètre quatre-vingts. Il le fixe droit dans les yeux, son regard noir défiant l'autorité du patron.
Mathis : Oui, bien sûr. J'ai même contribué à la vision. Et j'espère que votre ouvrier va arriver à réaliser tout cela...
Mathis : (Il marque une pause lourde) Ou vous risquez d'avoir un client de perdu. Et ma mère n'aime pas perdre son temps.
Bastien range nerveusement ses mains dans ses poches, un tic de jeu parfait pour montrer que le client a pris le dessus.
Bastien : Je vais tout faire pour que ses idées soient réalisables, ne vous inquiétez pas.
C'est alors que Mathis pose une main lourde, presque possessive, sur l'épaule d'Artik. C'est un geste de marquage, un signal clair envoyé à Bastien.
Mathis : Je ne veux pas que ce soit vous qui fassiez les travaux. Je veux que ce soit lui. Personne d'autre ne touchera à ces murs.
Bastien baisse les yeux vers la main de Mathis ancrée sur l'épaule d'Artik. Il esquisse un sourire entendu, comprenant que le contrat vient de changer de nature.
Bastien : Eh oui... je vois. Je suppose que, comme c'est lui qui a eu l'idée, c'est à lui de montrer de quoi il est capable.
Mathis : (Esquissant un sourire provocateur, presque cruel) Oui, c'est exactement cela. Et il a intérêt à tous les réussir... s'il veut que je sois satisfait.
Bastien : (Se tournant vers Artik) Artik, tu t'en sens capable ? Tu passes chef de chantier sur ce coup-là. C'est ta responsabilité.
Artik : (Croisant les bras, un sourire en coin défiant Mathis) Oui, bien sûr. Sans aucun problème. Par contre, pour un chantier de cette ampleur, il me faudra de la main-d'œuvre. Un autre ouvrier pour les gros bras.
Bastien : Ça tombe bien. J'ai un contrat avec une boîte d'intérim qui m'a demandé de former des gars au métier de décorateur. Tu auras ton aide... et un apprenti à gérer par la même occasion.
Mathis tapote le carnet de croquis d'Artik d'un geste sec, comme pour sceller un pacte de sang.
Mathis : Très bien. Le contrat est pour vous. Mais ne vous plantez pas... sinon vous aurez affaire à moi personnellement.
++++
Tout le monde finit par coucher les termes du contrat sur le papier. Bastien, jouant son rôle de patron avec une assurance retrouvée, annonce à son client qu'il reviendra dans l'heure avec le matériel lourd et l'intérimaire pour attaquer le chantier sans attendre. Bastien et Artik quittent la "maison" sous l'œil satisfait de Mathis.
Bryan : (D’une voix forte) COUPEZ ! C’est dans la boîte !
Bryan est sincèrement bluffé. Il jette un regard à Daniel derrière ses moniteurs : pour des débutants, ils ont une présence incroyable. L'alchimie entre Mathis et Artik a crevé l'écran. Mais le plus dur reste à venir. Après quelques minutes de battement pour ajuster les éclairages et rafraîchir les maquillages, tout le monde reprend sa place. C'est Daniel, cette fois, qui donne le signal.
Daniel : Moteur... et ACTION !
Le patron, son ouvrier et le nouvel intérimaire, Larry se présente à nouveau devant la porte. Clara leur ouvre, son tailleur blanc tranchant avec la carrure imposante des trois hommes qui s'engouffrent dans le hall. Ils montent immédiatement à l'étage, le bruit de leurs pas lourds faisant résonner le plancher.
Dans la chambre, l'atmosphère change. Clara remet un double des clés à Bastien avec un sourire qui en dit long sur la confiance qu'elle lui accorde.
Clara : (Elle quitte la pièce avec une certaine élégance, laissant une traînée de parfum derrière elle) Mon fils est parti travailler, il rentrera tard. Faites comme chez vous, je m'absente également.
Bastien se tourne alors vers ses hommes. Il désigne la vieille moquette épaisse qui recouvre chaque centimètre carré du sol.
Bastien : (S'adressant à Artik et Larry) Bon, les gars, le programme est simple : vous me virez toute cette moquette. Et je vous préviens, elle est collée à l'ancienne, vous allez galérer. Je file au magasin de bricolage prendre les enduits et la peinture pour la suite. Ne chômez pas !
Bastien quitte à son tour la maison, le bruit de sa camionnette s'éloignant dans l'allée (une bande-son gérée de main de maître par Alex). Le silence retombe brusquement sur la pièce. Artik et Larry se retrouvent seuls, face à face, dans l'intimité forcée de ce chantier qui ne demande qu'à démarrer.
Le silence de la chambre n'est plus troublé que par le souffle court des deux hommes. Artik redresse la tête, essuyant d'un revers de main la poussière qui commence à flotter dans l'air.
Artik : Excuse-moi, je n'ai pas retenu ton prénom.
Larry : (D'une voix profonde, presque intimidante) Je m'appelle Larry.
Artik : (Il lui tend un cutter, le manche métallique brillant sous les projecteurs) Très bien, Larry. Prends ça. Commence à tracer des bandes régulières le long des plinthes. On va la découper avant d'essayer de l'arracher.
Larry : (Saisissant l'outil d'une main ferme, ses doigts frôlant ceux d'Artik) D'accord. C’est parti.
Artik prend également une lame et imite Larry. Les bruits de déchirement du tissu épais saturent l'espace. Artik donne de grands coups de bras, l'épaule tendue, pour faciliter l'arrachage de cette matière saturée de poussière. On voit à l'écran que la moquette est là depuis des décennies ; elle semble soudée au sol. Artik sent déjà que ce ne sera pas une simple formalité : c’est un combat contre la matière.
Quand le traçage est enfin terminé, Artik stoppe Larry d'un geste de la main. Il y a un instant de flottement où leurs regards se croisent, chargés d'une électricité nouvelle.
Artik : Viens là. Mets-toi juste à côté de moi. On va tirer ensemble.
Chacun prend un angle, les mains crispées sur le revers rugueux de la moquette. Ils commencent à tirer de toutes leurs forces. Artik sent immédiatement la résistance énorme de la colle séchée. Larry se cambre, ses muscles du cou saillants, les veines de ses bras gonflées par l'effort monumental pour arracher cette foutue moquette qui refuse de céder.
Artik, lui, utilise son expérience : il ancre solidement ses pieds au sol, bascule son poids vers l'arrière et tire par saccades violentes, utilisant toute sa puissance. La sueur commence à coller leurs t-shirts à leur peau, soulignant chaque mouvement de leur musculature sous l'œil attentif de la caméra de Daniel.
La poussière vole dans la lumière crue des projecteurs. L'effort est tel que l'air semble manquer dans la petite chambre. Artik a les dents serrées, le souffle court.
Artik : (Serrant les dents, les doigts blanchis par la pression) Allez, tire plus fort, Larry ! Ça va venir, bordel !
Larry : (Le visage écarlate, les veines du front saillantes) C'est ce que je fais ! Mais cette merde est soudée au béton !
Soudain, Artik lâche brusquement le rebord de la moquette. Le bruit sec du tissu qui retombe claque dans le silence du studio. Il se redresse d'un coup, essuyant la sueur de son front d'un geste lent, ses yeux plantés dans ceux de Larry.
Artik : (D'un ton moqueur, presque méprisant) Eh bien... si tu tires ta femme comme tu tires cette moquette, elle ne doit pas souvent prendre son pied avec toi.
Larry s'arrête net. Il se redresse à son tour, les poings encore serrés, piqué au vif dans sa virilité. L'insulte a touché une corde sensible.
Larry : (Le regard noir) Ne t'en fais pas pour ça. Elle le prend, et plutôt deux fois qu'une.
Artik ne recule pas. Au contraire, il réduit l'espace entre eux. Il s'approche si près que Larry peut sentir la chaleur qui émane de son corps trempé de sueur. L'intimité est immédiate, étouffante.
Artik : (D'un murmure provocateur) Ça... j'en doute fort. Tu as l'air bien trop coincé pour savoir y faire.
Larry : (Le défiant du regard, la respiration lourde) Tu veux que je te le prouve, petit ?
C'est le moment que Daniel attendait. Il fait signe au cadreur de resserrer sur le visage d'Artik. Ce dernier pose une main lourde, calleuse, derrière la nuque de Larry, le forçant à maintenir le contact visuel.
Artik : Allez, vas-y... Viens me défoncer l'anus pour voir comment elle prend son pied, ta femme. Montre-moi ce que tu as dans le pantalon.
Larry accuse le coup. Il recule d'un pas, les yeux écarquillés par la surprise. Le script vient de basculer, et son personnage de "gars normal" vacille.
Larry : (Hésitant) Tu n'es pas sérieux, quand même ? On est en plein boulot...
Artik : Si, je suis très sérieux. En plus, je parie que tu n'as pas baisé depuis des heures et je suis là, juste devant toi, prêt à te soulager. Qu'est-ce que t'attends ?
Larry jette un regard nerveux vers la porte fermée. La peur d'être découvert se mélange à une excitation brutale qu'il ne peut plus cacher.
Larry : Si je le fais... ça reste entre nous. C'est clair ? Pas un mot à ma copine, jamais.
Artik : (Esquissant un sourire féroce) Ça ne risque pas d'arriver, je ne la connais pas et je m'en fous royalement. Allez, Larry... viens me montrer ce dont tu es capable avec ta bite. Arrête de parler et agis.
Le silence est devenu pesant, seulement troublé par le bourdonnement lointain des ventilateurs du matériel de tournage. Larry reste immobile un instant, les yeux fixés sur Artik. Dans son esprit, c’est la tempête : il repense à toutes ces fois où il s'est demandé ce que ça ferait de franchir cette limite. La curiosité, plus forte que la raison, finit par l'emporter.
D'un geste un peu brusque, il se décale vers la séparation en bois du chantier, retire la planche qui gênait le passage et se tourne vers Artik. Ses yeux brillent d'une lueur nouvelle, plus sombre.
Larry : (D'une voix sourde, presque un grognement) T'es vraiment sûr de toi, petit ? Parce qu'une fois que j'aurai commencé, je ne m'arrêterai pas.
Artik : (Avec un sourire de défi) Je n'ai jamais été aussi sûr de moi, Larry. Qu'est-ce que t'attends ?
Larry : Alors fous-toi à quatre pattes contre cette séparation. Maintenant.
Artik accepte avec une joie non dissimulée, l'excitation du jeu se mélangeant à celle de la scène. Il s'installe dans la position demandée, les mains agrippées au bois brut. Larry s'approche, ses mains larges venant déboutonner le pantalon de travail d'Artik. Il fait glisser le tissu épais et le boxer d'un seul mouvement, dévoilant la nudité d'Artik à la lumière crue des projecteurs.
Larry, à son tour, se libère. Il laisse tomber son pantalon sur ses chevilles, mais par réflexe de survie, il garde son boxer à mi-cuisses. Il doit pouvoir se rhabiller en un éclair si la camionnette de Bastien réapparaît dans l'allée.
Le contraste entre la peau claire d'Artik et la carrure massive de Larry est saisissant à l'image. Larry crache sur son sexe, déjà tendu à rompre par l'excitation de l'interdit. Il s'approche de l'anus d'Artik, que ce dernier écarte de ses propres mains pour faciliter l'entrée. Artik attend, le souffle court, le corps tendu vers l'impact.
Mais au moment crucial, Larry hésite. Sa main tremble légèrement alors qu'il guide son sexe. C'est le saut dans l'inconnu.
Le silence du studio est soudain brisé par la respiration erratique de Larry. Ses doigts sont crispés, sa main tremble. Il est au bord du gouffre, mais la peur sociale le paralyse encore. Artik, sentant cette hésitation, décide de porter le coup de grâce. Il tourne la tête par-dessus son épaule, son regard brillant d'un défi provocateur.
Artik : (D'une voix rauque) Alors ? Tu me montres enfin comment tu défonces ta femme... ou tu te dégonfles comme un gamin ?
Larry : (Le regard fixé sur l'entrée charnue qui l'attend) Je... je ne sais pas si c'est une bonne idée, Artik. Si le patron revient...
Artik : (Contractant les muscles de son fessier pour le narguer) Tu es sérieux ? Tu vas vraiment faire marche arrière maintenant ? Regarde-moi. Tu vas voir, je vais te montrer comment on fait !
À ce moment-là, sans prévenir, Artik se jette violemment vers l'arrière. Le choc est brutal, sonore. D'un seul coup, il fait entrer le membre tendu de l'intérimaire en lui. Larry lâche sa queue par réflexe pour se cramponner désespérément aux hanches d'Artik afin de ne pas basculer.
Un cri de plaisir rauque déchire le silence de la pièce vide, un son si puissant qu'il fait vibrer les membranes des micros d'Alex. Artik ne laisse pas à Larry le temps de réfléchir. Il commence immédiatement à imprimer lui-même des allers-retours frénétiques, s'offrant totalement au membre de Larry. Ce dernier, d'abord pétrifié, sent la chaleur étouffante et l'étreinte incroyable de son partenaire. Ses barrières morales s'effondrent sous le poids du plaisir physique.
Artik : (Soufflant bruyamment sous l'effort) Alors ? Ça te plaît... dégonflé ?
Larry : (Les dents serrées, ses larges mains s'enfonçant dans la chair des hanches d'Artik) Euh... bordel... on ne devrait vraiment pas faire ça...
Artik : (Attrapant un rebord de la moquette encore fixée au sol, tirant dessus à chaque coup de rein pour lier le plaisir au travail) Allez ! Arrête de réfléchir et agis ! Montre-moi ce que tu as dans le ventre ! De toute façon, Larry... tu es déjà au fond. Tu ne peux plus reculer.
Larry sent l'adrénaline exploser dans ses veines. Il voit Artik s'acharner sur la moquette tout en le suppliant de le prendre. C'est le déclic. Un sourire féroce, presque animal, apparaît sur son visage.
Larry : Oh et puis merde... tu as raison !
Alors, Larry perd toute retenue. Il chope fermement les cuisses d'Artik, ses doigts s'enfonçant dans la chair pour le plaquer contre le sol brut. Il commence à imprimer lui-même des mouvements saccadés, violents, laissant son partenaire s'accrocher désespérément à la moquette. Sous leurs corps en mouvement, le tissu commence à se décoller dans un bruit de déchirement sec qui se mêle à leurs souffles courts.
Les secousses que recevait Artik servaient de levier. À chaque coup de rein de Larry, Artik utilisait l'élan pour tirer sur le revêtement. Petit à petit, la moquette cédait, se retirant morceau par morceau dans un nuage de vieille poussière. Quand une bande finissait par lâcher, ils se décalaient en rampant sur le béton nu, sans jamais se séparer, pour en attaquer une autre.
Larry continue de posséder son collègue de plus en plus fort, au rythme des cris de plaisir qu'il provoque. Artik est transporté ; cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas ressenti une telle étreinte, une telle puissance masculine.
Plus les minutes passent, plus Larry perd la notion du temps et des consignes. Dans l'ivresse du moment, il en oublie totalement de se retirer avant l'acmé. Il éjacule à l'intérieur d'Artik avec une force qui surprend ce dernier. Artik ressent chaque jet brûlant qui s'engouffre en lui, une sensation de plénitude totale. Larry pousse plusieurs cris de soulagement, le visage enfoui dans la nuque d'Artik, évacuant toute sa tension dans ce dernier cri de plaisir pur.
Il finit par se retirer avec lenteur. Daniel fait signe au caméraman de s'approcher : l'objectif zoome en gros plan sur l'anus d'Artik, où l'on voit une longue traînée de sperme s'écouler sur la peau rougie. C'est l'image de la "fin de chantier" version Daniel.
Larry finit par s'asseoir contre le petit muret de séparation, vidé, la poitrine haletante. Artik, avec un calme retrouvé, récupère des mouchoirs dans la poche de son pantalon de travail. Il s'essuie avec soin pour ne laisser aucune trace dans son boxer, puis se rhabille méthodiquement. Larry l'imite quelques instants plus tard, remontant son pantalon avec des gestes encore un peu tremblants.
L'air de la chambre est encore saturé d'électricité et de poussière de moquette. Artik réajuste sa ceinture, un petit rire en coin, observant Larry qui tente de retrouver sa contenance.
Artik : (D'un ton moqueur) Alors ? Toujours déçu d'avoir craqué, Larry ?
Larry : (Reprenant son souffle, les jambes encore un peu flagellantes) Euh... non. Franchement, non. C'était trop bon... Je n'aurais jamais cru qu'un homme pouvait procurer un tel plaisir. C'est... différent.
Artik : (Lui tapotant l'épaule d'un geste fraternel, presque protecteur) Oui, au moins, je t'ai fait découvrir quelque chose de nouveau, petit. Bienvenue dans le monde réel.
Larry : (Se frottant la nuque, pensif, déjà ailleurs) Il faudrait que je voie avec ma femme... si elle m'autorise à la pénétrer par là. Elle ne sait pas ce qu'elle rate.
Artik : (Ramassant son cutter au sol) Ouais, et au pire, si elle bloque, trouve-toi un mec passif qui a faim de ta queue. Il n'y a pas de honte à se faire du bien.
Larry : (Esquissant un sourire gêné, l'air incertain) Je ne suis pas sûr de trouver ça si facilement dans mon coin...
Artik : (Lui tendant son outil avec un clin d'œil) Il te faut une bonne appli de rencontre, alors ! C'est fait pour ça.
À ce moment-là, la porte de la chambre s'ouvre brusquement. Bastien entre, les bras chargés de pots de peinture et de rouleaux, le visage rouge d'avoir porté tout ça. Il s'arrête net, balayant la pièce du regard. Il remarque que la dalle commence à apparaître, même si seulement la moitié du travail est faite.
Bastien : (Posant son matériel lourdement au sol avec un bruit sourd) Bon ! Je vois que vous ne chômez pas ici ! Vu l'heure qu'il est, finissez-moi ces deux derniers morceaux et descendez manger. On ne travaille pas l'estomac vide.
Les deux hommes s'échangent un regard complice, un secret partagé qui brille dans leurs yeux. Avec une énergie renouvelée, ils se jettent sur les derniers pans de tissu. Ils tirent de bon cœur, leurs muscles travaillant à l'unisson pour tout arracher en un temps record. Une fois la dalle à nu, les trois hommes quittent la chambre.
Bryan : (Hurlant de joie) COUPEZ ! C'est parfait ! Magnifique !
Bryan et Daniel exultent. La scène est d'une puissance rare. Ils accordent une pause bien méritée aux acteurs pour "recharger les bourses" avant les deux prochaines séquences de l'après-midi. Durant le repas, Larry ne cache pas son enthousiasme : il a trouvé en Artik un partenaire spécial, capable de transformer une simple scène en une expérience grandiose. Trente minutes plus tard, l'équipe remonte à l'étage. Le tournage continue.
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