Rénovations of Desire - Chapitre 72 - Le Malaise et explosion de semence
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Rénovations of Desire - Chapitre 72 - Le Malaise et explosion de semence
Artik et Joris quittèrent enfin la salle de bain, la peau encore rouge et fumante de l'eau chaude. Ils descendirent l'escalier bras dessus, bras dessous, se tenant l'un à l'autre autant par fatigue que par affection. Ils ne pouvaient s'empêcher de ricaner en repensant aux détails de leur performance, leurs rires résonnant dans le couloir alors qu'ils plaisantaient sur l'intensité de la scène et l'état dans lequel ils avaient mis le décor.
En arrivant dans la cuisine, ils trouvèrent le reste de l'équipe déjà installé. Daniel, Scott et Alex les accueillirent avec des sourires complices et des hochements de tête admiratifs. Artik et Joris s'assirent l'un à côté de l'autre, leurs épaules se frôlant, profitant de cette proximité retrouvée. C'est à ce moment que Richard, le cuisinier, fit son entrée avec un immense saladier en bois et un plat d'aiguillettes fumantes.
Richard : (posant les plats au centre de la table avec un air de défi) « Bon, après l'effort, le réconfort ! Approchez vos assiettes, je vous ai préparé une salade spéciale "remise sur pied". »
Artik : (en lorgnant le plat) « Ça a l'air incroyable, Richard. Dis-nous tout, qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? »
Richard : (prenant une grande cuillère pour faire le service) « Alors, écoutez bien : j'ai commencé par un lit de jeunes pousses d'épinards pour le fer. Pour le peps, j'ai ajouté des quartiers de mangue fraîche et pour la douceur, des billes de mozzarella di bufala. Pour le croquant, j'ai parsemé des noix de pécan grillées et des petits dés de bacon fumé. Et comme je sais que vous avez besoin de gras sain, j'ai mis de belles tranches d'avocat crémeux. »
Joris : « Et cette viande qui sent si bon ? »
Richard : « Ça, ce sont mes aiguillettes de poulet marinées au citron et au thym, grillées à la minute. Le tout est relevé avec une vinaigrette au miel et à la moutarde à l'ancienne. Avec ça, si vous n'avez pas la pêche pour la suite, je démissionne ! »
Les deux hommes ne se firent pas prier et commencèrent à remplir leurs assiettes sous l'œil satisfait de Richard et les commentaires rieurs de Daniel.
Une heure s’était écoulée, rythmée par le cliquetis des fourchettes et les rires qui s'élevaient sous le soleil. Les estomacs étaient pleins, les muscles détendus, et une agréable torpeur commençait à s’installer. C’est alors que Daniel, toujours aux aguets, se leva pour reprendre les rênes de la journée.
Daniel : (en tapant dans ses mains) Allez, la récréation est finie ! On donne tous un coup de main pour débarrasser, et on remonte. La scène deux nous attend, et la lumière commence à tourner, il ne faut pas traîner !
Tout le monde s'activa. Scott et Alex empilèrent les assiettes tandis que Richard récupérait ses plats. Artik, d’ordinaire si sûr de lui, restait un peu en retrait, le regard fuyant. En montant l'escalier, il sentit une petite pointe d'appréhension lui nouer l'estomac. Il se demandait sincèrement s'il serait capable d'offrir une performance aussi spectaculaire que celle de Joris. L'idée de passer après un tel "chef-d'œuvre" l'intimidait.
Daniel, qui avait l'œil pour tout, remarqua immédiatement le changement d'humeur de son acteur. Il s'approcha d'Artik sur le palier et le prit chaleureusement dans ses bras, une étreinte paternelle qui visait à briser la tension.
Daniel : (murmurant à l'oreille d'Artik) Hé, je vois ton regard d'ici. Écoute-moi bien : ne te mets pas la pression pour égaler Joris sur la quantité. Ce qu'on cherche, c'est l'émotion, le contraste, la vérité de l'instant. Même si tu n'as pas une éjaculation aussi torrentielle, ce n'est pas grave du tout. L'essentiel, c'est qu'on ait une belle vidéo, sensuelle et intense.
Artik : (soupirant, un peu rassuré) C’est juste que... je ne veux pas décevoir l'équipe après ce qu'il a envoyé.
Daniel : (s'écartant pour le regarder dans les yeux) Tu ne décevras personne. Tu es Artik, tu as ta propre puissance. On va faire une scène magnifique, fais-moi confiance.
Raffermi par ces mots, Artik hocha la tête. En entrant dans la chambre où les techniciens réinstallaient déjà le matériel, il croisa le regard de Joris. Ce dernier lui adressa un clin d'œil complice, comme pour lui dire que c'était désormais à son tour de briller, quel que soit le final. Le tournage de la scène deux pouvait enfin commencer.
L’ambiance dans la chambre changea instantanément dès que l’équipe franchit le seuil. Les plaisanteries de la cuisine s'évanouirent pour laisser place au silence professionnel du plateau. Daniel, avec une précision de chef d'orchestre, commença à diriger le placement des corps.
Daniel : (désignant le parquet) Joris, reprends ta place. On se remet à poil et on réinstalle les liens. Je veux qu'on retrouve cette image de toi, en croix, totalement offert.
Joris s’exécuta sans un mot, laissant ses vêtements glisser au sol. Scott et Alex s’affairèrent autour de lui, manipulant les câbles de cuivre avec une habitude désormais rodée, immobilisant ses poignets et ses chevilles contre les structures métalliques. Une fois Joris fixé au sol, Artik vint s'allonger dans la position inverse, la tête reposant près du bassin de son partenaire, préparant déjà la géométrie de leur futur soixante-neuf.
Daniel s'approcha alors d'Artik, un petit flacon à la main. Il s'accroupit près de lui avec un sourire malicieux.
Daniel : (murmurant) Pour que le spectateur croie que l'on n'a jamais coupé la caméra... il nous faut un raccord parfait.
Avec une infinie délicatesse, il fit tomber quelques gouttes d’un liquide laiteux et tiède sur les pommettes et le front d’Artik. Le liquide brilla immédiatement sous les projecteurs, imitant à la perfection les traces laissées par l'explosion de Joris quelques instants plus tôt. Artik ferma les yeux, sentant l'humidité artificielle couler lentement sur sa peau, ce qui l'aida à se replonger instantanément dans l'état d'excitation de la scène précédente.
Daniel : (se redressant, l'œil fixé sur son moniteur) Scott, vérifie la lumière sur les gouttes. C'est parfait. On dirait qu'ils n'ont jamais quitté le sol. Joris, tu es prêt ? Artik, le raccord est impeccable.
Joris : (un sourire en coin, regardant Artik en dessous de lui) Je suis prêt. On peut reprendre là où on s'est arrêtés.
Daniel : Silence plateau... Moteur... Action !
Le silence s’était installé sur le plateau, mais l’électricité entre les deux hommes était encore palpable. Joris, les membres encore un peu lourds après son explosion, tourna la tête vers Artik qui s'essuyait distraitement la joue.
Joris : (le souffle encore un peu court) Merci Artik... C’était vraiment trop bien. Je crois que j'ai rarement ressenti un truc aussi fort.
Artik : (avec un sourire satisfait, désignant son visage et ses cheveux) Oh oui, c’était explosif ! J’en ai vraiment de partout, tu n'as pas fait les choses à moitié.
Joris : (le fixant avec un défi brillant dans les yeux) Oui, j’ai vu ça... On peut dire que je t'ai bien marqué. Dis-moi, ça te dirait que je te fasse la même chose ? Histoire de voir si tu es aussi bon acteur quand c'est toi qui subis.
Artik : (riant doucement en se relevant) Oui, pourquoi pas. On va bien voir si j'arrive à faire la même chose que toi, même si la barre est placée très haut !
Sans perdre un instant, Artik s'activa pour libérer son partenaire. Ses doigts agiles défirent les nœuds de cuivre, libérant les poignets et les chevilles de Joris qui s'étira longuement, savourant sa liberté retrouvée. Mais pour Artik, le jeu ne faisait que commencer. Sous l'œil attentif des caméras qui continuaient de tourner pour capturer ces moments de transition, il retira ses chaussures, puis fit glisser son pantalon et son boxer.
Désormais intégralement nu, Artik s'allongea sur le parquet à l'endroit exact où Joris se trouvait quelques minutes plus tôt. Il écarta les bras et les jambes, offrant son corps à la merci de son ami.
Artik : (regardant Joris avec une pointe d'excitation nerveuse) Vas-y, attache-moi bien fermement. Ne me laisse aucune chance de bouger.
Joris s'empara des câbles avec un plaisir non dissimulé. Il commença par les poignets, enroulant le plastique noir avec une précision chirurgicale, croisant les tours pour s'assurer qu'Artik soit parfaitement immobilisé contre le rail métallique. Puis, il s'attaqua aux chevilles, écartant les jambes d'Artik au maximum avant de les ligaturer fermement aux tuyaux sortant du sol.
Artik sentit le froid des câbles mordre sa peau, et une sensation nouvelle de vulnérabilité l'envahit. Il était désormais en croix, totalement offert au regard de l'équipe et, surtout, aux mains de Joris qui surplombait son corps avec un sourire provocateur.
Le basculement de pouvoir était désormais total. Joris, debout entre les jambes écartées d'Artik, savourait ce moment où le prédateur était devenu la proie. Il ne voulait pas simplement copier ce qu’Artik lui avait fait ; il voulait explorer de nouvelles limites. Joris s'approcha de l'établi qui traînait dans un coin du chantier et mit la main sur un vieux pinceau de peintre aux poils longs et drus, ainsi qu'une chambre à air en caoutchouc découpée en lanières souples.
Il commença par le pinceau. Au lieu des doigts, il utilisa la pointe des poils pour effleurer les côtes d'Artik. La sensation était mille fois plus précise et agaçante que la peau humaine. Artik, dont le corps était déjà en alerte, réagit instantanément par un violent tressaillement.
Artik : (en contractant ses abdos) Ah ! Non, Joris... le pinceau c'est triché !
Joris ne répondit pas. Il passa le pinceau dans le creux des aisselles, puis descendit avec une lenteur sadique le long de la colonne d'Artik. Chaque passage déclenchait une décharge électrique. Artik se tordait contre ses câbles, les muscles de son torse saillants sous l'effort, mais les liens de cuivre ne cédaient pas d'un millimètre.
Voyant que son partenaire commençait à perdre son souffle, Joris troqua le pinceau pour les lanières de caoutchouc. Il ne frappait pas, il les faisait simplement glisser et claquer légèrement sur les zones les plus sensibles : la plante des pieds et l'intérieur des cuisses. Le contraste entre le froid du caoutchouc et la chaleur de la peau d'Artik était insoutenable.
Artik : (éclatant d'un rire nerveux et saccadé) Arrête ! Joris, pitié ! Je vais… je vais craquer ! Stop !
Mais Joris, l'œil brillant sous les projecteurs, restait sourd aux supplications. Il savait que dans ce jeu, le "non" était le moteur du plaisir. Il intensifia l'assaut, utilisant maintenant ses dix doigts pour malaxer les flancs d'Artik tout en faisant vibrer les poils du pinceau entre ses orteils.
Le temps sembla s'étirer. Pendant vingt minutes interminables, la chambre fut le théâtre d'une lutte inégale. Artik hurlait, non de douleur, mais de cette agonie de chatouilles qui vide les poumons et fait perdre tout contrôle. Ses cris de rire se transformaient en gémissements de détresse délicieuse.
Artik : (la voix brisée, les yeux larmoyants) J'en peux plus... Je t'en supplie... Joris, je t'en prie, arrête... je vais mourir !
Joris s'arrêta un instant, surplombant le corps d'Artik qui était couvert d'une fine pellicule de sueur, la poitrine soulevée par des inspirations erratiques. Il s'approcha de son oreille, sa voix n'étant plus qu'un murmure sombre qui contrastait avec les cris précédents.
Joris : « Tu te souviens de ce que tu m'as dit tout à l'heure ? Que personne ne nous entendrait avec la musique ? Alors continue de crier, Artik. J'adore t'entendre perdre pied. »
Et sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, il plongea ses mains dans les zones les plus vulnérables du bassin d'Artik, relançant une nouvelle vague de torture sensorielle sous le regard hypnotisé de Daniel et des caméras qui ne perdaient pas une miette de ce naufrage volontaire.
L'ambiance électrique et sensuelle fut soudainement brisée par le bruit sec de la poignée de porte qui s'abaissa. La porte de la chambre s'ouvrit à la volée, laissant entrer Bastien, le contremaître. Il semblait avoir terminé sa propre inspection avec Claire et n'avait pas jugé utile de frapper, pensant le chantier désert ou simplement en cours de travaux classiques.
Bastien s'arrêta net sur le seuil, balayant la pièce du regard. Ses yeux passèrent sur la structure métallique, puis s'arrêtèrent sur Artik, nu et enchaîné au sol, avant de croiser le regard de Joris, debout au-dessus de lui.
Bastien : (croisant les bras, un sourire indéchiffrable aux lèvres) Ah... je vois que vous n'avez pas encore tout à fait fini.
Artik, malgré l'inconfort de sa position, essaya de garder son sang-froid, bien qu'une légère rougeur envahisse son visage sous les projecteurs.
Artik : (en essayant de rester digne malgré les câbles qui lui saucissonnaient les bras) Désolé Bastien... On va vite finir et on s'y remet tout de suite, promis. On a pris un peu de retard sur l'installation électrique. On a un peu emmêlé les câbles en voulant faire un truc propre, et on en a sans doute pour une bonne heure de touche-à-tout en plus de cela pour que tout soit aux normes.
Bastien : (haussant un sourcil en regardant le "câblage" très particulier sur le corps d'Artik) Une heure de touche-à-tout, hein ? Je vois ça. C'est une technique très... artisanale.
Artik : (éclatant de rire, ce qui fit vibrer tous les liens de cuivre sur son torse) Oui, on s'est un peu emmêlés dans les fils, comme tu vois ! C'est plus complexe que prévu de tout remettre en ordre.
Bastien : (faisant un signe de la main pour les rassurer) Non, prenez votre temps, profitez. Je dois aller voir un autre chantier de toute façon. Mais essayez de finir l'installation et les prises avant la fin de la journée. Il reste à peine trois heures avant que Mathis ne rentre de son travail, et il ne faudrait pas qu'il trouve la maison dans cet état.Évitez quand même le court-circuit.
Artik : Bien sûr, bien sûr, on va se dépêcher. On sera prêts à temps.
À côté d'eux, Joris était pétrifié. Un malaise profond l'avait envahi dès que Bastien avait passé la porte. Il se sentait soudainement exposé, la main encore posée sur une lanière de caoutchouc, réalisant l'absurdité de la scène pour un œil extérieur. Il évitait soigneusement le regard du contremaître, fixant le sol en attendant que l'intrus s'en aille.
Bastien hocha la tête une dernière fois, jeta un dernier coup d'œil aux câbles de cuivre qui saucissonnaient Artik, puis referma la porte derrière lui. On entendit ses pas s'éloigner lourdement dans le couloir avant que le silence ne retombe sur le plateau de tournage.
Joris laissa échapper un long soupir de soulagement, ses épaules se relâchant enfin.
Joris : (à voix basse) Putain, j'ai cru que j'allais faire une attaque... C'était vraiment gênant.
Artik : (retrouvant son sourire provocateur malgré les liens) Détends-toi, Joris. Il en a vu d'autres. Par contre, il a raison, le temps presse.
Joris : (le regardant avec sérieux) On fait quoi alors ? On arrête ?
Artik : Pas question. On ne peut pas laisser la scène comme ça. Continue, mais on va accélérer. Fais-moi éjaculer maintenant, Joris. Il faut que je me vide pour qu'on puisse ranger tout ce bordel et se remettre au boulot sérieusement avant que Mathis n'arrive. Allez, au travail !
Joris, encore un peu secoué par l'intrusion de Bastien, décida d'évacuer son stress par l'action. Il lâcha brusquement ses accessoires de torture pour se concentrer sur l'essentiel. Il empoigna fermement le sexe d'Artik, sa main enserrant la chair chaude avec une poigne d'acier, et commença un mouvement de va-et-vient énergique et saccadé.
Artik, dont les nerfs étaient déjà à vif après vingt minutes de chatouilles, réagit instantanément. Privé de l'usage de ses mains et de ses jambes, il ne pouvait que subir l'assaut volontaire de Joris. Sous l'effet de cette masturbation brutale et passionnée, son corps entra dans une danse désordonnée.
Il se cabrait violemment, l'échine arquée au maximum, cherchant un appui qui se dérobait sous lui. Son bassin imprimait des rotations erratiques, tentant de suivre la cadence infernale imposée par la main de Joris. Artik se contorsionnait frénétiquement contre ses liens de cuivre, ses muscles saillants glissant sous la sueur, tandis que ses hanches décrivaient des huit désespérés pour trouver l'angle qui le mènerait au bord du précipice.
Joris : (serrant les dents, les yeux fixés sur son travail) Je vais te vider en un temps record, Artik. On n'a plus une minute à perdre.
Artik : (la tête rejetée en arrière, le souffle court) Oui... vas-y... plus vite ! Je sens que... ça arrive !
Chaque mouvement de Joris provoquait un nouveau sursaut. Artik se ruait littéralement contre le sol, ses chevilles tirant sur les câbles dans un cliquetis métallique continu, alors que son torse se gonflait et se contractait au rythme de ses gémissements de plus en plus rauques. Il était comme une force de la nature enchaînée, luttant contre un plaisir qui le submergeait totalement.
Joris sentait sous sa paume les battements de plus en plus erratiques du sexe d'Artik. Les muscles des cuisses de son partenaire étaient tendus à rompre, et ses contorsions devenaient presque sauvages. Il savait qu’Artik était sur le point de basculer, que la digue allait lâcher d'une seconde à l'autre.
Voulant admirer l'explosion de très près et ne pas perdre une goutte du spectacle, Joris décida de changer radicalement de position. Sans lâcher sa prise, il enjamba le buste d'Artik et vint s'installer en soixante-neuf au-dessus de lui. Il se campa sur ses genoux, offrant son propre sexe à la bouche d'Artik, tandis qu'il plongeait son visage vers le bassin de son ami pour observer la scène avec une intensité presque clinique.
Artik, malgré l'entrave des câbles et son souffle court, accueillit Joris avec avidité. Il commença à le sucer avec une fougue désespérée, ses lèvres entourant la chair de son partenaire tandis qu'il continuait de subir l'assaut manuel de Joris. Ce double plaisir, à la fois donneur et receveur, fit monter la tension à un niveau insoutenable.
Joris : (la voix étouffée par l'excitation, le visage à quelques centimètres du sexe d'Artik) Vas-y, libère-toi... Je veux voir comment tu exploses !
Artik ne pouvait plus répondre. Ses hanches se soulevaient dans des spasmes incontrôlables, se ruant contre la main de Joris. Il se cambrait si fort que ses omoplates quittaient le sol, ses yeux révulsés fixant le plafond tandis qu'il accélérait le rythme de ses succions. Il était pris au piège entre les liens de cuivre et la bouche de Joris, le corps vibrant comme une corde de guitare prête à casser.
Sous le regard fasciné de Joris, qui guettait le moindre frémissement de la peau, le sommet du plaisir d'Artik devint imminent. Le contraste entre le froid des câbles métalliques et la chaleur brûlante de leur étreinte inversée créait une image que Scott, derrière son objectif, s'empressait de figer pour l'éternité. Tout était prêt pour le grand final.
Le moment de vérité était arrivé. Joris, solidement campé sur ses genoux et ses avant-bras, maintenait une arche parfaite au-dessus d'Artik. Il savait que la trajectoire allait être complexe et il ajusta sa position, cambrant son dos au maximum pour laisser le champ libre. Sous lui, Artik était en transe, le corps tendu comme un arc, les muscles de ses bras et de ses jambes tirant sur les câbles de cuivre dans un vacarme métallique désordonné.
Soudain, le corps d'Artik se figea dans une ultime secousse sismique. Un cri sourd resta bloqué dans sa gorge alors qu'il expulsait toute sa tension accumulée. La puissance de la décharge fut telle que les premiers jets s'envolèrent, contournant le bassin de Joris pour venir s'écraser avec une précision spectaculaire.
Joris sentit d'abord une onde de chaleur percuter ses cheveux, avant que le liquide ne commence à ruisseler le long de sa nuque. Puis, les jets suivants vinrent napper ses omoplates et descendre lentement le long de sa colonne vertébrale. Le contraste entre l'air frais de la chambre et la chaleur brûlante du sperme d'Artik provoqua chez Joris un frisson électrique immédiat.
Alors que la substance glissait avec une lenteur sensuelle, elle finit par atteindre la cambrure de ses reins pour s'insinuer dans la raie de ses fesses. Ce contact inattendu et incroyablement précis provoqua chez Joris un tressaillement de tout le corps. C'était une sensation étrange, à la fois chatouilleuse et profondément excitante, qui lui fit perdre l'équilibre un court instant.
Artik : (retombant lourdement sur le sol, le souffle haché) Oh putain... J'ai... j'ai tout donné là...
Joris : (restant immobile, sentant le liquide couler lentement sur sa peau) Je sens ça... C'est partout... dans mon dos, dans mes cheveux... et ce petit frisson quand ça descend... c'est dingue.
Daniel : (exultant derrière son écran) Coupez ! C’est dans la boîte ! Les gars, c’est de l’or pur. La trajectoire, le raccord, la réaction de Joris quand il sent le jet dans le dos... c’est la scène du siècle !
Artik restait allongé, les yeux clos, savourant le vide délicieux qui suivait l'explosion, tandis que Joris, encore au-dessus de lui, savourait ce marquage unique, témoin de la puissance de leur échange. Le silence revint sur le plateau, seulement troublé par le souffle court des deux hommes, conscients d'avoir accompli une prouesse technique et artistique hors du commun.
Artik, une fois ses poignets libérés par Joris, se redressa avec un soupir de soulagement. Ses muscles étaient encore un peu tremblants après l'intensité de l'effort, mais il affichait un sourire radieux. En voyant l'état du dos de Joris, il attrapa une serviette propre et humide pour prendre soin de son partenaire.
Artik : (en s'approchant de Joris qui était encore agenouillé) Attends, bouge pas. C'est à mon tour de m'occuper de toi. J'en ai mis partout, c'est la moindre des choses.
Joris se laissa faire, le dos tourné vers Artik. Ce dernier commença à passer délicatement la serviette sur la nuque de Joris, puis descendit le long de sa colonne vertébrale. Les caméras et l'objectif de Scott continuaient de crépiter, capturant ces gestes de soin mutuel qui ajoutaient une tendresse inattendue à la scène. Artik s'attarda particulièrement sur le bas du dos et la raie des fesses de Joris, là où le liquide avait provoqué ce frisson final, nettoyant chaque trace avec une attention presque méticuleuse.
Une fois le nettoyage terminé, ils reprirent leurs vêtements de travail. Artik, tout en boutonnant sa chemise de chantier, laissa échapper un petit rire nerveux.
Joris : (le regardant avec insistance) Pourquoi tu ris ? Tu n'as toujours pas l'air convaincu par ta performance. Je te le répète : ton éjaculation était parfaite, la puissance était là. Tu n'as pas à être frustré, c'était exactement ce qu'il fallait.
Artik : (ajustant son pantalon) C'est vrai ? J'avais peur de paraître un peu "petit bras" après ce que tu avais envoyé tout à l'heure. Mais quand j'ai vu ta réaction quand c'est arrivé dans ton dos... je me suis dit que c'était réussi.
Joris : Réussi ? C'était une tuerie !
Pour finir la journée de tournage en restant dans le thème du chantier, ils s'installèrent devant le mur où pendaient encore plusieurs fils. Toujours sous l'œil des caméras, ils commencèrent à manipuler sérieusement les câbles, cette fois-ci pour de vrai. Artik dénudait les fils avec ses pinces tandis que Joris préparait les dominos pour les prises de courant.
Artik : (en fixant un câble dans une boîte de dérivation) Bon, faut qu'on assure sur ce raccord électrique. Si Mathis rentre et que rien ne marche, il va se poser des questions sur notre "travail" d'aujourd'hui.
Joris : (vissant une platine) T'inquiète pas, on est les rois du branchement. Que ce soit sur les gens ou sur les murs, on sait faire circuler le courant.
Ils s’activèrent avec efficacité, rangeant les outils, bouclant les dernières finitions et s'assurant que la chambre reprenait son aspect de chantier ordinaire. puis il quitte la maisson Daniel, satisfait du réalisme des dernières images, fit signe à toute l'équipe de remballer le matériel de tournage et de rentre a l'entreprise.
Il était un peu plus de dix-huit heures quand le calme revint enfin sur le manoir. Artik et Joris, épuisés mais portés par l’adrénaline de la journée, n'avaient pas envie de se quitter tout de suite. Richard, qui avait déjà régalé tout le monde à midi, ne se fit pas prier pour reprendre du service.
Richard : (apparaissant à la porte du salon avec son tablier) Ne me dites pas que vous allez commander ? Laissez tomber le téléphone, je vais vous préparer deux pizzas maison. J’ai de la pâte fraîche et tout ce qu'il faut.
Artik : (les yeux brillants) Ah ! Richard, tu nous sauves. Rien ne vaut tes pizzas.
Pendant que Richard s'affairait en cuisine, une odeur délicieuse de pâte cuite et de fromage fondu commença à envahir le manoir. Artik ouvrit deux bières fraîches et en tendit une à Joris, qui s'était affalé dans le grand canapé du salon.
Artik : (en trinquant) Santé. On l’a bien mérité celle-là. On a fait du bon boulot, Joris.
Joris : (souriant, la mine détendue) Santé. C’est clair. On forme une sacrée équipe.
Richard leur apporta les pizzas fumantes, bien meilleures que n'importe quelle commande extérieure, et les deux hommes les dévorèrent sur la table basse en refaisant le monde. Il n'y avait plus de « performance » ou de « rôle », juste deux amis savourant un moment de complicité brute.
Vers dix-neuf heures, ils lancèrent un film pour se vider la tête. Joris s’installa confortablement contre les coussins et Artik vint s’asseoir tout près de lui. Durant tout le film, une atmosphère paisible s'installa : quelques commentaires sur l'intrigue et des rires partagés, loin du tumulte des caméras.
À vingt heures sonnantes, le générique de fin commença à défiler. Joris jeta un coup d’œil à sa montre et laissa échapper un soupir, un peu à contrecœur.
Joris : (se redressant lentement) Bon... l’heure tourne. Il faut que j’y aille. Bryan m’attend et je ne voudrais pas arriver trop tard.
Artik : (accompagnant Joris jusqu’à la porte) Je comprends. Merci d’être resté, Joris. Ça m’a fait du bien de décompresser un peu avec toi après tout ce remue-ménage. Et merci à Richard pour le festin !
Joris : (posant une main amicale sur le bras d’Artik) C’était normal. On se voit très vite pour la suite.
Ils échangèrent un dernier regard complice sur le perron avant que Joris ne monte dans sa voiture. Tandis qu’il s’éloignait pour rejoindre Bryan, il repensa à cette journée hors norme, reconnaissant pour cette amitié unique qu’il partageait avec Artik.
En arrivant dans la cuisine, ils trouvèrent le reste de l'équipe déjà installé. Daniel, Scott et Alex les accueillirent avec des sourires complices et des hochements de tête admiratifs. Artik et Joris s'assirent l'un à côté de l'autre, leurs épaules se frôlant, profitant de cette proximité retrouvée. C'est à ce moment que Richard, le cuisinier, fit son entrée avec un immense saladier en bois et un plat d'aiguillettes fumantes.
Richard : (posant les plats au centre de la table avec un air de défi) « Bon, après l'effort, le réconfort ! Approchez vos assiettes, je vous ai préparé une salade spéciale "remise sur pied". »
Artik : (en lorgnant le plat) « Ça a l'air incroyable, Richard. Dis-nous tout, qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? »
Richard : (prenant une grande cuillère pour faire le service) « Alors, écoutez bien : j'ai commencé par un lit de jeunes pousses d'épinards pour le fer. Pour le peps, j'ai ajouté des quartiers de mangue fraîche et pour la douceur, des billes de mozzarella di bufala. Pour le croquant, j'ai parsemé des noix de pécan grillées et des petits dés de bacon fumé. Et comme je sais que vous avez besoin de gras sain, j'ai mis de belles tranches d'avocat crémeux. »
Joris : « Et cette viande qui sent si bon ? »
Richard : « Ça, ce sont mes aiguillettes de poulet marinées au citron et au thym, grillées à la minute. Le tout est relevé avec une vinaigrette au miel et à la moutarde à l'ancienne. Avec ça, si vous n'avez pas la pêche pour la suite, je démissionne ! »
Les deux hommes ne se firent pas prier et commencèrent à remplir leurs assiettes sous l'œil satisfait de Richard et les commentaires rieurs de Daniel.
Une heure s’était écoulée, rythmée par le cliquetis des fourchettes et les rires qui s'élevaient sous le soleil. Les estomacs étaient pleins, les muscles détendus, et une agréable torpeur commençait à s’installer. C’est alors que Daniel, toujours aux aguets, se leva pour reprendre les rênes de la journée.
Daniel : (en tapant dans ses mains) Allez, la récréation est finie ! On donne tous un coup de main pour débarrasser, et on remonte. La scène deux nous attend, et la lumière commence à tourner, il ne faut pas traîner !
Tout le monde s'activa. Scott et Alex empilèrent les assiettes tandis que Richard récupérait ses plats. Artik, d’ordinaire si sûr de lui, restait un peu en retrait, le regard fuyant. En montant l'escalier, il sentit une petite pointe d'appréhension lui nouer l'estomac. Il se demandait sincèrement s'il serait capable d'offrir une performance aussi spectaculaire que celle de Joris. L'idée de passer après un tel "chef-d'œuvre" l'intimidait.
Daniel, qui avait l'œil pour tout, remarqua immédiatement le changement d'humeur de son acteur. Il s'approcha d'Artik sur le palier et le prit chaleureusement dans ses bras, une étreinte paternelle qui visait à briser la tension.
Daniel : (murmurant à l'oreille d'Artik) Hé, je vois ton regard d'ici. Écoute-moi bien : ne te mets pas la pression pour égaler Joris sur la quantité. Ce qu'on cherche, c'est l'émotion, le contraste, la vérité de l'instant. Même si tu n'as pas une éjaculation aussi torrentielle, ce n'est pas grave du tout. L'essentiel, c'est qu'on ait une belle vidéo, sensuelle et intense.
Artik : (soupirant, un peu rassuré) C’est juste que... je ne veux pas décevoir l'équipe après ce qu'il a envoyé.
Daniel : (s'écartant pour le regarder dans les yeux) Tu ne décevras personne. Tu es Artik, tu as ta propre puissance. On va faire une scène magnifique, fais-moi confiance.
Raffermi par ces mots, Artik hocha la tête. En entrant dans la chambre où les techniciens réinstallaient déjà le matériel, il croisa le regard de Joris. Ce dernier lui adressa un clin d'œil complice, comme pour lui dire que c'était désormais à son tour de briller, quel que soit le final. Le tournage de la scène deux pouvait enfin commencer.
L’ambiance dans la chambre changea instantanément dès que l’équipe franchit le seuil. Les plaisanteries de la cuisine s'évanouirent pour laisser place au silence professionnel du plateau. Daniel, avec une précision de chef d'orchestre, commença à diriger le placement des corps.
Daniel : (désignant le parquet) Joris, reprends ta place. On se remet à poil et on réinstalle les liens. Je veux qu'on retrouve cette image de toi, en croix, totalement offert.
Joris s’exécuta sans un mot, laissant ses vêtements glisser au sol. Scott et Alex s’affairèrent autour de lui, manipulant les câbles de cuivre avec une habitude désormais rodée, immobilisant ses poignets et ses chevilles contre les structures métalliques. Une fois Joris fixé au sol, Artik vint s'allonger dans la position inverse, la tête reposant près du bassin de son partenaire, préparant déjà la géométrie de leur futur soixante-neuf.
Daniel s'approcha alors d'Artik, un petit flacon à la main. Il s'accroupit près de lui avec un sourire malicieux.
Daniel : (murmurant) Pour que le spectateur croie que l'on n'a jamais coupé la caméra... il nous faut un raccord parfait.
Avec une infinie délicatesse, il fit tomber quelques gouttes d’un liquide laiteux et tiède sur les pommettes et le front d’Artik. Le liquide brilla immédiatement sous les projecteurs, imitant à la perfection les traces laissées par l'explosion de Joris quelques instants plus tôt. Artik ferma les yeux, sentant l'humidité artificielle couler lentement sur sa peau, ce qui l'aida à se replonger instantanément dans l'état d'excitation de la scène précédente.
Daniel : (se redressant, l'œil fixé sur son moniteur) Scott, vérifie la lumière sur les gouttes. C'est parfait. On dirait qu'ils n'ont jamais quitté le sol. Joris, tu es prêt ? Artik, le raccord est impeccable.
Joris : (un sourire en coin, regardant Artik en dessous de lui) Je suis prêt. On peut reprendre là où on s'est arrêtés.
Daniel : Silence plateau... Moteur... Action !
Le silence s’était installé sur le plateau, mais l’électricité entre les deux hommes était encore palpable. Joris, les membres encore un peu lourds après son explosion, tourna la tête vers Artik qui s'essuyait distraitement la joue.
Joris : (le souffle encore un peu court) Merci Artik... C’était vraiment trop bien. Je crois que j'ai rarement ressenti un truc aussi fort.
Artik : (avec un sourire satisfait, désignant son visage et ses cheveux) Oh oui, c’était explosif ! J’en ai vraiment de partout, tu n'as pas fait les choses à moitié.
Joris : (le fixant avec un défi brillant dans les yeux) Oui, j’ai vu ça... On peut dire que je t'ai bien marqué. Dis-moi, ça te dirait que je te fasse la même chose ? Histoire de voir si tu es aussi bon acteur quand c'est toi qui subis.
Artik : (riant doucement en se relevant) Oui, pourquoi pas. On va bien voir si j'arrive à faire la même chose que toi, même si la barre est placée très haut !
Sans perdre un instant, Artik s'activa pour libérer son partenaire. Ses doigts agiles défirent les nœuds de cuivre, libérant les poignets et les chevilles de Joris qui s'étira longuement, savourant sa liberté retrouvée. Mais pour Artik, le jeu ne faisait que commencer. Sous l'œil attentif des caméras qui continuaient de tourner pour capturer ces moments de transition, il retira ses chaussures, puis fit glisser son pantalon et son boxer.
Désormais intégralement nu, Artik s'allongea sur le parquet à l'endroit exact où Joris se trouvait quelques minutes plus tôt. Il écarta les bras et les jambes, offrant son corps à la merci de son ami.
Artik : (regardant Joris avec une pointe d'excitation nerveuse) Vas-y, attache-moi bien fermement. Ne me laisse aucune chance de bouger.
Joris s'empara des câbles avec un plaisir non dissimulé. Il commença par les poignets, enroulant le plastique noir avec une précision chirurgicale, croisant les tours pour s'assurer qu'Artik soit parfaitement immobilisé contre le rail métallique. Puis, il s'attaqua aux chevilles, écartant les jambes d'Artik au maximum avant de les ligaturer fermement aux tuyaux sortant du sol.
Artik sentit le froid des câbles mordre sa peau, et une sensation nouvelle de vulnérabilité l'envahit. Il était désormais en croix, totalement offert au regard de l'équipe et, surtout, aux mains de Joris qui surplombait son corps avec un sourire provocateur.
Le basculement de pouvoir était désormais total. Joris, debout entre les jambes écartées d'Artik, savourait ce moment où le prédateur était devenu la proie. Il ne voulait pas simplement copier ce qu’Artik lui avait fait ; il voulait explorer de nouvelles limites. Joris s'approcha de l'établi qui traînait dans un coin du chantier et mit la main sur un vieux pinceau de peintre aux poils longs et drus, ainsi qu'une chambre à air en caoutchouc découpée en lanières souples.
Il commença par le pinceau. Au lieu des doigts, il utilisa la pointe des poils pour effleurer les côtes d'Artik. La sensation était mille fois plus précise et agaçante que la peau humaine. Artik, dont le corps était déjà en alerte, réagit instantanément par un violent tressaillement.
Artik : (en contractant ses abdos) Ah ! Non, Joris... le pinceau c'est triché !
Joris ne répondit pas. Il passa le pinceau dans le creux des aisselles, puis descendit avec une lenteur sadique le long de la colonne d'Artik. Chaque passage déclenchait une décharge électrique. Artik se tordait contre ses câbles, les muscles de son torse saillants sous l'effort, mais les liens de cuivre ne cédaient pas d'un millimètre.
Voyant que son partenaire commençait à perdre son souffle, Joris troqua le pinceau pour les lanières de caoutchouc. Il ne frappait pas, il les faisait simplement glisser et claquer légèrement sur les zones les plus sensibles : la plante des pieds et l'intérieur des cuisses. Le contraste entre le froid du caoutchouc et la chaleur de la peau d'Artik était insoutenable.
Artik : (éclatant d'un rire nerveux et saccadé) Arrête ! Joris, pitié ! Je vais… je vais craquer ! Stop !
Mais Joris, l'œil brillant sous les projecteurs, restait sourd aux supplications. Il savait que dans ce jeu, le "non" était le moteur du plaisir. Il intensifia l'assaut, utilisant maintenant ses dix doigts pour malaxer les flancs d'Artik tout en faisant vibrer les poils du pinceau entre ses orteils.
Le temps sembla s'étirer. Pendant vingt minutes interminables, la chambre fut le théâtre d'une lutte inégale. Artik hurlait, non de douleur, mais de cette agonie de chatouilles qui vide les poumons et fait perdre tout contrôle. Ses cris de rire se transformaient en gémissements de détresse délicieuse.
Artik : (la voix brisée, les yeux larmoyants) J'en peux plus... Je t'en supplie... Joris, je t'en prie, arrête... je vais mourir !
Joris s'arrêta un instant, surplombant le corps d'Artik qui était couvert d'une fine pellicule de sueur, la poitrine soulevée par des inspirations erratiques. Il s'approcha de son oreille, sa voix n'étant plus qu'un murmure sombre qui contrastait avec les cris précédents.
Joris : « Tu te souviens de ce que tu m'as dit tout à l'heure ? Que personne ne nous entendrait avec la musique ? Alors continue de crier, Artik. J'adore t'entendre perdre pied. »
Et sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, il plongea ses mains dans les zones les plus vulnérables du bassin d'Artik, relançant une nouvelle vague de torture sensorielle sous le regard hypnotisé de Daniel et des caméras qui ne perdaient pas une miette de ce naufrage volontaire.
L'ambiance électrique et sensuelle fut soudainement brisée par le bruit sec de la poignée de porte qui s'abaissa. La porte de la chambre s'ouvrit à la volée, laissant entrer Bastien, le contremaître. Il semblait avoir terminé sa propre inspection avec Claire et n'avait pas jugé utile de frapper, pensant le chantier désert ou simplement en cours de travaux classiques.
Bastien s'arrêta net sur le seuil, balayant la pièce du regard. Ses yeux passèrent sur la structure métallique, puis s'arrêtèrent sur Artik, nu et enchaîné au sol, avant de croiser le regard de Joris, debout au-dessus de lui.
Bastien : (croisant les bras, un sourire indéchiffrable aux lèvres) Ah... je vois que vous n'avez pas encore tout à fait fini.
Artik, malgré l'inconfort de sa position, essaya de garder son sang-froid, bien qu'une légère rougeur envahisse son visage sous les projecteurs.
Artik : (en essayant de rester digne malgré les câbles qui lui saucissonnaient les bras) Désolé Bastien... On va vite finir et on s'y remet tout de suite, promis. On a pris un peu de retard sur l'installation électrique. On a un peu emmêlé les câbles en voulant faire un truc propre, et on en a sans doute pour une bonne heure de touche-à-tout en plus de cela pour que tout soit aux normes.
Bastien : (haussant un sourcil en regardant le "câblage" très particulier sur le corps d'Artik) Une heure de touche-à-tout, hein ? Je vois ça. C'est une technique très... artisanale.
Artik : (éclatant de rire, ce qui fit vibrer tous les liens de cuivre sur son torse) Oui, on s'est un peu emmêlés dans les fils, comme tu vois ! C'est plus complexe que prévu de tout remettre en ordre.
Bastien : (faisant un signe de la main pour les rassurer) Non, prenez votre temps, profitez. Je dois aller voir un autre chantier de toute façon. Mais essayez de finir l'installation et les prises avant la fin de la journée. Il reste à peine trois heures avant que Mathis ne rentre de son travail, et il ne faudrait pas qu'il trouve la maison dans cet état.Évitez quand même le court-circuit.
Artik : Bien sûr, bien sûr, on va se dépêcher. On sera prêts à temps.
À côté d'eux, Joris était pétrifié. Un malaise profond l'avait envahi dès que Bastien avait passé la porte. Il se sentait soudainement exposé, la main encore posée sur une lanière de caoutchouc, réalisant l'absurdité de la scène pour un œil extérieur. Il évitait soigneusement le regard du contremaître, fixant le sol en attendant que l'intrus s'en aille.
Bastien hocha la tête une dernière fois, jeta un dernier coup d'œil aux câbles de cuivre qui saucissonnaient Artik, puis referma la porte derrière lui. On entendit ses pas s'éloigner lourdement dans le couloir avant que le silence ne retombe sur le plateau de tournage.
Joris laissa échapper un long soupir de soulagement, ses épaules se relâchant enfin.
Joris : (à voix basse) Putain, j'ai cru que j'allais faire une attaque... C'était vraiment gênant.
Artik : (retrouvant son sourire provocateur malgré les liens) Détends-toi, Joris. Il en a vu d'autres. Par contre, il a raison, le temps presse.
Joris : (le regardant avec sérieux) On fait quoi alors ? On arrête ?
Artik : Pas question. On ne peut pas laisser la scène comme ça. Continue, mais on va accélérer. Fais-moi éjaculer maintenant, Joris. Il faut que je me vide pour qu'on puisse ranger tout ce bordel et se remettre au boulot sérieusement avant que Mathis n'arrive. Allez, au travail !
Joris, encore un peu secoué par l'intrusion de Bastien, décida d'évacuer son stress par l'action. Il lâcha brusquement ses accessoires de torture pour se concentrer sur l'essentiel. Il empoigna fermement le sexe d'Artik, sa main enserrant la chair chaude avec une poigne d'acier, et commença un mouvement de va-et-vient énergique et saccadé.
Artik, dont les nerfs étaient déjà à vif après vingt minutes de chatouilles, réagit instantanément. Privé de l'usage de ses mains et de ses jambes, il ne pouvait que subir l'assaut volontaire de Joris. Sous l'effet de cette masturbation brutale et passionnée, son corps entra dans une danse désordonnée.
Il se cabrait violemment, l'échine arquée au maximum, cherchant un appui qui se dérobait sous lui. Son bassin imprimait des rotations erratiques, tentant de suivre la cadence infernale imposée par la main de Joris. Artik se contorsionnait frénétiquement contre ses liens de cuivre, ses muscles saillants glissant sous la sueur, tandis que ses hanches décrivaient des huit désespérés pour trouver l'angle qui le mènerait au bord du précipice.
Joris : (serrant les dents, les yeux fixés sur son travail) Je vais te vider en un temps record, Artik. On n'a plus une minute à perdre.
Artik : (la tête rejetée en arrière, le souffle court) Oui... vas-y... plus vite ! Je sens que... ça arrive !
Chaque mouvement de Joris provoquait un nouveau sursaut. Artik se ruait littéralement contre le sol, ses chevilles tirant sur les câbles dans un cliquetis métallique continu, alors que son torse se gonflait et se contractait au rythme de ses gémissements de plus en plus rauques. Il était comme une force de la nature enchaînée, luttant contre un plaisir qui le submergeait totalement.
Joris sentait sous sa paume les battements de plus en plus erratiques du sexe d'Artik. Les muscles des cuisses de son partenaire étaient tendus à rompre, et ses contorsions devenaient presque sauvages. Il savait qu’Artik était sur le point de basculer, que la digue allait lâcher d'une seconde à l'autre.
Voulant admirer l'explosion de très près et ne pas perdre une goutte du spectacle, Joris décida de changer radicalement de position. Sans lâcher sa prise, il enjamba le buste d'Artik et vint s'installer en soixante-neuf au-dessus de lui. Il se campa sur ses genoux, offrant son propre sexe à la bouche d'Artik, tandis qu'il plongeait son visage vers le bassin de son ami pour observer la scène avec une intensité presque clinique.
Artik, malgré l'entrave des câbles et son souffle court, accueillit Joris avec avidité. Il commença à le sucer avec une fougue désespérée, ses lèvres entourant la chair de son partenaire tandis qu'il continuait de subir l'assaut manuel de Joris. Ce double plaisir, à la fois donneur et receveur, fit monter la tension à un niveau insoutenable.
Joris : (la voix étouffée par l'excitation, le visage à quelques centimètres du sexe d'Artik) Vas-y, libère-toi... Je veux voir comment tu exploses !
Artik ne pouvait plus répondre. Ses hanches se soulevaient dans des spasmes incontrôlables, se ruant contre la main de Joris. Il se cambrait si fort que ses omoplates quittaient le sol, ses yeux révulsés fixant le plafond tandis qu'il accélérait le rythme de ses succions. Il était pris au piège entre les liens de cuivre et la bouche de Joris, le corps vibrant comme une corde de guitare prête à casser.
Sous le regard fasciné de Joris, qui guettait le moindre frémissement de la peau, le sommet du plaisir d'Artik devint imminent. Le contraste entre le froid des câbles métalliques et la chaleur brûlante de leur étreinte inversée créait une image que Scott, derrière son objectif, s'empressait de figer pour l'éternité. Tout était prêt pour le grand final.
Le moment de vérité était arrivé. Joris, solidement campé sur ses genoux et ses avant-bras, maintenait une arche parfaite au-dessus d'Artik. Il savait que la trajectoire allait être complexe et il ajusta sa position, cambrant son dos au maximum pour laisser le champ libre. Sous lui, Artik était en transe, le corps tendu comme un arc, les muscles de ses bras et de ses jambes tirant sur les câbles de cuivre dans un vacarme métallique désordonné.
Soudain, le corps d'Artik se figea dans une ultime secousse sismique. Un cri sourd resta bloqué dans sa gorge alors qu'il expulsait toute sa tension accumulée. La puissance de la décharge fut telle que les premiers jets s'envolèrent, contournant le bassin de Joris pour venir s'écraser avec une précision spectaculaire.
Joris sentit d'abord une onde de chaleur percuter ses cheveux, avant que le liquide ne commence à ruisseler le long de sa nuque. Puis, les jets suivants vinrent napper ses omoplates et descendre lentement le long de sa colonne vertébrale. Le contraste entre l'air frais de la chambre et la chaleur brûlante du sperme d'Artik provoqua chez Joris un frisson électrique immédiat.
Alors que la substance glissait avec une lenteur sensuelle, elle finit par atteindre la cambrure de ses reins pour s'insinuer dans la raie de ses fesses. Ce contact inattendu et incroyablement précis provoqua chez Joris un tressaillement de tout le corps. C'était une sensation étrange, à la fois chatouilleuse et profondément excitante, qui lui fit perdre l'équilibre un court instant.
Artik : (retombant lourdement sur le sol, le souffle haché) Oh putain... J'ai... j'ai tout donné là...
Joris : (restant immobile, sentant le liquide couler lentement sur sa peau) Je sens ça... C'est partout... dans mon dos, dans mes cheveux... et ce petit frisson quand ça descend... c'est dingue.
Daniel : (exultant derrière son écran) Coupez ! C’est dans la boîte ! Les gars, c’est de l’or pur. La trajectoire, le raccord, la réaction de Joris quand il sent le jet dans le dos... c’est la scène du siècle !
Artik restait allongé, les yeux clos, savourant le vide délicieux qui suivait l'explosion, tandis que Joris, encore au-dessus de lui, savourait ce marquage unique, témoin de la puissance de leur échange. Le silence revint sur le plateau, seulement troublé par le souffle court des deux hommes, conscients d'avoir accompli une prouesse technique et artistique hors du commun.
Artik, une fois ses poignets libérés par Joris, se redressa avec un soupir de soulagement. Ses muscles étaient encore un peu tremblants après l'intensité de l'effort, mais il affichait un sourire radieux. En voyant l'état du dos de Joris, il attrapa une serviette propre et humide pour prendre soin de son partenaire.
Artik : (en s'approchant de Joris qui était encore agenouillé) Attends, bouge pas. C'est à mon tour de m'occuper de toi. J'en ai mis partout, c'est la moindre des choses.
Joris se laissa faire, le dos tourné vers Artik. Ce dernier commença à passer délicatement la serviette sur la nuque de Joris, puis descendit le long de sa colonne vertébrale. Les caméras et l'objectif de Scott continuaient de crépiter, capturant ces gestes de soin mutuel qui ajoutaient une tendresse inattendue à la scène. Artik s'attarda particulièrement sur le bas du dos et la raie des fesses de Joris, là où le liquide avait provoqué ce frisson final, nettoyant chaque trace avec une attention presque méticuleuse.
Une fois le nettoyage terminé, ils reprirent leurs vêtements de travail. Artik, tout en boutonnant sa chemise de chantier, laissa échapper un petit rire nerveux.
Joris : (le regardant avec insistance) Pourquoi tu ris ? Tu n'as toujours pas l'air convaincu par ta performance. Je te le répète : ton éjaculation était parfaite, la puissance était là. Tu n'as pas à être frustré, c'était exactement ce qu'il fallait.
Artik : (ajustant son pantalon) C'est vrai ? J'avais peur de paraître un peu "petit bras" après ce que tu avais envoyé tout à l'heure. Mais quand j'ai vu ta réaction quand c'est arrivé dans ton dos... je me suis dit que c'était réussi.
Joris : Réussi ? C'était une tuerie !
Pour finir la journée de tournage en restant dans le thème du chantier, ils s'installèrent devant le mur où pendaient encore plusieurs fils. Toujours sous l'œil des caméras, ils commencèrent à manipuler sérieusement les câbles, cette fois-ci pour de vrai. Artik dénudait les fils avec ses pinces tandis que Joris préparait les dominos pour les prises de courant.
Artik : (en fixant un câble dans une boîte de dérivation) Bon, faut qu'on assure sur ce raccord électrique. Si Mathis rentre et que rien ne marche, il va se poser des questions sur notre "travail" d'aujourd'hui.
Joris : (vissant une platine) T'inquiète pas, on est les rois du branchement. Que ce soit sur les gens ou sur les murs, on sait faire circuler le courant.
Ils s’activèrent avec efficacité, rangeant les outils, bouclant les dernières finitions et s'assurant que la chambre reprenait son aspect de chantier ordinaire. puis il quitte la maisson Daniel, satisfait du réalisme des dernières images, fit signe à toute l'équipe de remballer le matériel de tournage et de rentre a l'entreprise.
Il était un peu plus de dix-huit heures quand le calme revint enfin sur le manoir. Artik et Joris, épuisés mais portés par l’adrénaline de la journée, n'avaient pas envie de se quitter tout de suite. Richard, qui avait déjà régalé tout le monde à midi, ne se fit pas prier pour reprendre du service.
Richard : (apparaissant à la porte du salon avec son tablier) Ne me dites pas que vous allez commander ? Laissez tomber le téléphone, je vais vous préparer deux pizzas maison. J’ai de la pâte fraîche et tout ce qu'il faut.
Artik : (les yeux brillants) Ah ! Richard, tu nous sauves. Rien ne vaut tes pizzas.
Pendant que Richard s'affairait en cuisine, une odeur délicieuse de pâte cuite et de fromage fondu commença à envahir le manoir. Artik ouvrit deux bières fraîches et en tendit une à Joris, qui s'était affalé dans le grand canapé du salon.
Artik : (en trinquant) Santé. On l’a bien mérité celle-là. On a fait du bon boulot, Joris.
Joris : (souriant, la mine détendue) Santé. C’est clair. On forme une sacrée équipe.
Richard leur apporta les pizzas fumantes, bien meilleures que n'importe quelle commande extérieure, et les deux hommes les dévorèrent sur la table basse en refaisant le monde. Il n'y avait plus de « performance » ou de « rôle », juste deux amis savourant un moment de complicité brute.
Vers dix-neuf heures, ils lancèrent un film pour se vider la tête. Joris s’installa confortablement contre les coussins et Artik vint s’asseoir tout près de lui. Durant tout le film, une atmosphère paisible s'installa : quelques commentaires sur l'intrigue et des rires partagés, loin du tumulte des caméras.
À vingt heures sonnantes, le générique de fin commença à défiler. Joris jeta un coup d’œil à sa montre et laissa échapper un soupir, un peu à contrecœur.
Joris : (se redressant lentement) Bon... l’heure tourne. Il faut que j’y aille. Bryan m’attend et je ne voudrais pas arriver trop tard.
Artik : (accompagnant Joris jusqu’à la porte) Je comprends. Merci d’être resté, Joris. Ça m’a fait du bien de décompresser un peu avec toi après tout ce remue-ménage. Et merci à Richard pour le festin !
Joris : (posant une main amicale sur le bras d’Artik) C’était normal. On se voit très vite pour la suite.
Ils échangèrent un dernier regard complice sur le perron avant que Joris ne monte dans sa voiture. Tandis qu’il s’éloignait pour rejoindre Bryan, il repensa à cette journée hors norme, reconnaissant pour cette amitié unique qu’il partageait avec Artik.
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