Rénovations of Desire - Chapitre 69 - Sous l’œil du patron un coach surgit
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Rénovations of Desire - Chapitre 69 - Sous l’œil du patron un coach surgit
Le silence était revenu dans le bureau de Daniel, mais c’était un silence lourd, chargé des effluves de leur passion récente et de l’odeur du foutre qui imprégnait encore l’air malgré le nettoyage. Daniel finissait de réajuster sa ceinture, les mains encore un peu tremblantes sous le contrecoup de son éjaculation massive, tandis que Beno lissait sa chemise, arborant un sourire de vainqueur, la carrure encore gonflée par l'effort.
Soudain, le téléphone de Daniel se mit à vibrer dans sa poche, ce qui le fit sursauter ; il se demandait qui pouvait bien l'appeler alors qu'il reprenait à peine ses esprits. Il récupéra son appareil, regarda l'écran et vit le prénom de Bryan s'afficher. Il pensait que son patron le prévenait simplement de son retour à l'agence, ce qui aurait permis à Beno d'aller attendre au rez-de-chaussée pour simuler une arrivée normale. Il finit par décrocher, la gorge nouée.
Daniel : (d’une voix qu’il tentait de raffermir pour masquer son souffle encore court) Allô ?
Bryan : (d'un ton glacial et monocorde, chaque mot tombant comme un couperet) Daniel, tu peux dire à Beno de venir dans mon bureau pour que je puisse commencer son entretien. Tout de suite.
Daniel : (restant pétrifié un instant, jetant un regard inquiet à Beno) Euh... oui bien sûr, pas de souci, je te l'envoie. Il... il m'attendait ici.
Bryan : J'espère qu'il ne t'a pas trop dérangé ? On m'a dit que l'ambiance était particulièrement... animée dans ton secteur.
Daniel : (sentant une goutte de sueur couler dans son dos) Non, pas du tout. On a juste discuté du projet de salle.
Bryan : Très bien. Allez, dis-lui de venir, que je puisse être tranquille après. Et Daniel... essuie bien ton bureau, on dirait qu'il y a des traces que tu as oubliées.
Daniel raccrocha le téléphone d'une main tremblante et se laissa tomber sur son fauteuil, le visage livide. La remarque de Bryan ne laissait plus aucune place au doute : le patron n'était pas seulement de retour, il avait vu ou entendu l'intégralité de leur joute charnelle. Un frisson de panique pure lui parcourut l'échine alors qu'il réalisait que leur secret venait d'exploser avant même d'avoir commencé.
Daniel : (levant un visage décomposé vers son partenaire) C'était Bryan. Il veut te voir tout de suite. Beno, il sait tout. Je ne sais pas comment, mais il a tout vu. Son ton était... monstrueux.
Beno : (fronçant les sourcils, ajustant calmement le col de sa chemise pour masquer les rougeurs sur son cou) Ah bon ? Mais il ne devait pas te prévenir quand il rentrerait ? Il a dû arriver plus tôt que prévu.
Daniel : Je pensais que si, mais il ne l'a pas fait. Il a fait une remarque... sur le bureau. Je suis sûr qu'il nous a grillés.
Beno : Détends-toi, Daniel. C’est normal qu’il se doute que je t’attendais pour l’entretien. Il n’y a pas de quoi flipper, je vais gérer le patron. On n'a rien fait de mal, on a juste laissé la pression monter un peu trop haut.
Daniel : (baissant la voix, l'air anxieux) Tu ne comprends pas, son ton était… bizarre. On aurait dit qu'il retenait une envie de nous tuer.
Beno : (posant ses mains massives sur les épaules de Daniel pour le stabiliser) Je te tiens au courant. Je reviens te voir après l'entretien et je te dirai ce qu'il en est. Respire, d'accord ?
Daniel : D'accord... bon courage. Tâche d'être convaincant.
Beno l'embrassa une dernière fois, un baiser rapide mais chargé de la chaleur qu'ils venaient de partager, avant de sortir du bureau. Il tentait de le rassurer d'un simple regard, puis il ferma la porte derrière lui. Il n'avait que quelques pas à faire pour arriver devant le bureau de Bryan, réajustant sa carrure de sportif pour reprendre son masque de professionnel. Il frappa avec l'assurance d'un homme qui n'a rien à se reprocher et attendit que la voix de son futur patron l'autorise à entrer.
Bryan : (d'une voix sourde qui résonne à travers le bois) Entrez, Beno. Je vous attendais.
Beno poussa la porte et pénétra dans la pièce. Bryan était assis derrière son immense bureau en verre, les mains jointes, fixant l'entrée d'un regard impénétrable. Pendant quelques secondes, il ne fit aucun geste, laissant le coach debout au centre de la pièce, baigné dans un silence pesant qui semblait scanner chaque centimètre de sa carrure d'athlète.
Bryan : (après une longue hésitation, la voix traînante) Alors, Beno. Vous voilà enfin. On peut dire que vous avez pris vos marques rapidement.
Beno : (gardant une posture droite et professionnelle, malgré une légère moiteur dans le dos) Bonjour, Monsieur.
Bryan : Asseyez-vous, vous devez être fatigué. L'effort physique est épuisant quand on s'y donne à fond, n'est-ce pas ?
Beno : (s'installant sur la chaise en face de lui) Merci beaucoup. Non, pas forcément. Je suis habitué à repousser mes limites.
Bryan : (esquissant un sourire ambigu, ses yeux bleus clairs plongeant dans ceux du coach) Je n'en doute pas une seconde. Avec tout le sport que vous pratiquez, vous devez être particulièrement endurant ? Capable de tenir une cadence infernale sans jamais faiblir ?
Beno : Oui, effectivement. C'est le fruit de mes années d'expérience et d'acharnement. L'endurance est la clé de tout.
Bryan : (hochant la tête lentement) C’est ce que j’ai cru comprendre. Allez, décrivez-moi votre parcours et ce que vous comptez apporter à mon agence. Je veux savoir si vous êtes aussi performant sur le papier que sur le... terrain.
Beno se lança dans ses explications avec un grand professionnalisme, tentant de regagner le contrôle de la situation. Il détailla toute l'expérience qu'il avait accumulée dans d'autres agences de renom et les programmes spécifiques qu'il avait adoptés pour améliorer l'efficacité physique et mentale des employés. Pendant qu'il parlait, Bryan feuilletait le dossier posé devant lui : en plus du CV, il y avait plusieurs lettres de recommandation très élogieuses.
Toutefois, le regard du patron restait étrangement mobile. Ses yeux s'attardaient sur les jointures des mains de Beno, puis sur son cou où une légère trace de succion commençait à rougir sous le col de sa chemise. Bryan l'écoutait, certes, mais il semblait surtout chercher sur le corps de l'athlète les preuves visibles de la défonce qu'il venait d'infliger à Daniel.
Bryan l'écoutait attentivement, mais son regard semblait scanner Beno de haut en bas avec une précision chirurgicale. Ses yeux s'attardaient sur ses mains posées sur ses genoux, puis sur son cou, comme s'il essayait d'imaginer la scène de sexe torride à laquelle il venait d'assister quelques minutes plus tôt dans le bureau de Daniel. Il semblait presque chercher sur les vêtements du coach l'odeur du foutre ou la trace d'une goutte de sueur oubliée.
Bryan : (reprenant ses esprits) Euh, c'est très bien tout ça. Toute mon équipe doit être en forme. C'est le moteur de mon entreprise. Je veux des gens alertes, vigoureux, capables de répondre à l'intensité de chaque situation. Vous comprenez ?
Beno : (hochant la tête) Parfaitement. La santé physique est la base de la performance. Je saurai leur donner l'énergie nécessaire.
Bryan se leva lentement et fit le tour de son bureau pour s'adosser au rebord, se rapprochant dangereusement de Beno. L'atmosphère changea brusquement, devenant lourde, presque électrique.
Bryan : (baissant d'un ton, la voix se faisant plus intime et menaçante) En parlant de santé et de bien-être... je veux que vous preniez particulièrement soin de Daniel.
Beno : (un peu surpris par le ton personnel, sentant un malaise grandir) C’est prévu, Monsieur. Il fait partie de l’équipe et...
Bryan : (le coupant, plus sec) Non, vous ne m'avez pas compris. Je vous demande de prendre soin de lui, personnellement. Et surtout, ne vous avisez jamais de lui briser le cœur.
Beno sentit son sang se glacer. Il essaya de garder un visage de marbre, mais son cœur s'emballa contre ses côtes. Pourquoi Bryan parlait-il de "cœur brisé" lors d'un entretien d'embauche technique ? Le doute n'était plus permis.
Beno : (cherchant ses mots, la gorge sèche) Je... je ne vois pas pourquoi vous me dites cela, Monsieur. Mes relations avec le personnel resteront...
Bryan : (avec un rire amer, presque méprisant) Arrêtez votre cirque. Je suis rentré plus tôt que prévu. J’étais devant la porte du bureau de Daniel il y a vingt minutes. J’allais entrer, mais la scène était bien trop... explicite pour que je vous dérange. J'ai tout vu, Beno. La décharge de sperme sur son torse, vos cris de bêtes, votre façon sauvage de lui défoncer le cul sur ce bureau de travail.
Le monde sembla s'écrouler autour de Beno. La honte et la peur se mélangèrent, le laissant muet, les muscles tétanisés. Bryan s'approcha encore, son visage à quelques centimètres de celui du coach, son souffle court venant frapper la peau de l'athlète.
Bryan : (la voix chargée de menace) Daniel est mon meilleur ami. Il est bon, loyal, et il a des sentiments pour vous. Je l'ai vu dans ses yeux quand il vous regardait après votre petite affaire. Si vous jouez avec lui, si vous vous servez de lui comme d'un simple vide-couilles parce que sa queue vous a plu et que vous le jetez après, je vous détruis. Je vous vire sur-le-champ et je m'assurerai que vous ne travailliez plus jamais nulle part, même pour ramasser des serviettes dans une salle miteuse. Est-ce que c’est clair ?
Beno accusa le coup. Il réalisa que Bryan n'était pas seulement son patron, mais qu'il protégeait Daniel comme un membre de sa propre famille. Après quelques secondes de silence, Beno releva la tête, son regard changeant de nature. L'assurance du séducteur laissa place à la sincérité de l'homme amoureux.
Beno : (d’une voix ferme et grave, ses yeux bleus ancrés dans ceux de son patron) Vous avez vu la scène, Monsieur, alors vous avez aussi entendu ce que je lui ai dit après. Je ne joue pas. Ce que je ressens pour Daniel est réel. Je ne savais pas que je pouvais tomber amoureux d'un homme comme ça, avec une telle force, mais c'est arrivé. Je l'ai dans la peau.
Bryan : (le scrutant pour détecter le moindre mensonge, cherchant une faille dans la carrure du sportif) Vous en êtes sûr ? Parce qu'un homme comme lui ne mérite pas un lâche qui prend son pied et s'en va. Il lui faut de l'endurance, et pas seulement au lit.
Beno : (faisant un pas en avant, la poitrine bombée par une conviction nouvelle) Je vous le promets, Monsieur. Je ferai tout pour le rendre heureux. Je n'ai aucune intention de le quitter ou de lui faire du mal. Je prends ce marché : je m'occupe de votre équipe, mais je m'occupe de lui comme de ma propre vie.
Bryan resta silencieux de longues secondes, jaugeant la détermination du coach. Il semblait peser chaque muscle, chaque mot de cet athlète qui venait de marquer son territoire dans le cœur de son meilleur ami. Finalement, la tension dans ses épaules sembla se relâcher légèrement. Il retourna s'asseoir derrière son bureau et sortit un contrat d'une chemise cartonnée.
Bryan : (signant le document d'un geste sec, le papier crissant sous sa plume) Très bien. Je vous embauche, Beno. Mais gardez bien en tête que j'aurai toujours un œil sur vous deux. S'il pleure à cause de vous, vous ne sortirez pas de ce domaine par la grande porte, je vous le garantis. Vous pouvez disposer.
Beno : (reprenant son souffle, sentant un poids immense s'envoler de ses épaules musclées) Merci, Monsieur. Vous ne le regretterez pas. Je serai à la hauteur du défi.
Beno quitta le bureau de Bryan, les jambes encore un peu flageolantes sous l'effet de l'adrénaline. Il traversa le couloir à grandes enjambées, le cœur battant à tout rompre. Il arriva devant le bureau de Daniel et entra sans frapper. Daniel était assis prostré derrière son écran, la tête entre les mains, rongeant ses ongles de stress. En voyant Beno, il se leva d'un bond, cherchant une réponse sur le visage de son amant.
Beno quitta le bureau de Bryan, les jambes encore un peu flageolantes sous le poids de la menace qu'il venait d'encaisser. Il traversa le couloir à grandes enjambées, le cœur battant à tout rompre, l'adrénaline de l'entretien se mélangeant aux restes de son excitation charnelle. Il arriva devant le bureau de Daniel et entra sans frapper. Daniel était assis, prostré derrière son écran, la tête entre les mains, rongeant ses ongles de stress dans un silence de plomb. En voyant le coach, il se leva d'un bond, le visage décomposé.
Daniel : (paniqué, la voix étranglée) Alors ? Qu'est-ce qu'il a dit ? Il t'a viré ?
Beno : (fermant la porte derrière lui et s'approchant avec un immense sourire qui illuminait son visage d'athlète) Calme-toi, tout va bien. Je suis embauché. Officiellement.
Daniel : (incrédule, les yeux écarquillés) C’est vrai ? Mais... comment s'est passé l'entretien ? Son ton était tellement terrifiant au téléphone...
Beno : (le prenant dans ses bras et le serrant fort contre son torse puissant, sentant le cœur de Daniel cogner contre ses pectoraux) Il sait tout, Daniel. Il a tout vu par l'embrasure de la porte. Ton éjaculation, mes cris... absolument tout. Mais ne t'en fais pas... on a passé un accord d'homme à homme. Il veut juste que je te rende heureux, et c’est exactement ce que je compte faire. Je lui ai promis de prendre soin de toi comme de ma propre vie.
Daniel se laissa aller contre la chaleur musclée de son nouveau compagnon, mêlant des larmes de soulagement à ses baisers fiévreux. Le chapitre de leur vie commune commençait enfin, sous l'œil à la fois protecteur et menaçant de Bryan. Le réalisateur se sentait enfin en sécurité, protégé par ce colosse au cœur tendre.
Daniel : (prenant la main calleuse de Beno, les yeux pétillants de malice et de fierté) Viens, j'ai quelque chose à te montrer. Puisque tu es officiellement l'un des nôtres, il est temps que tu voies ton futur domaine. Ton sanctuaire.
Il l'entraîna hors du bureau vers une lourde porte dérobée au fond du couloir, là où l'agitation de l'agence s'estompait. Ils descendirent un escalier en colimaçon dont les marches en métal résonnaient sous leurs pas synchronisés, s'enfonçant dans les entrailles fraîches du bâtiment. Arrivés en bas, ils traversèrent un long couloir souterrain desservant plusieurs pièces encombrées d'archives. Daniel passa devant des espaces de stockage avant de s'arrêter devant une double porte massive au bout de la galerie, une entrée qui imposait le respect.
Il l'entraîna hors du bureau vers une lourde porte dérobée au fond du couloir, là où les secrets de l'agence semblaient s'enfoncer dans l'ombre. Ils descendirent un escalier en colimaçon dont les marches en métal résonnaient sous leurs pas cadencés, s'enfonçant dans les entrailles fraîches du bâtiment. Arrivés en bas, ils traversèrent un long couloir souterrain desservant plusieurs pièces encombrées. Daniel passa devant des espaces de stockage avant de s'arrêter devant une double porte massive au bout de la galerie.
Daniel : (poussant les portes avec effort, ses muscles encore endoloris par leur étreinte) J'ai choisi la plus grande pour toi. C'est ici que ça va se passer.
Il actionna l'éclairage, mais les néons vacillants révélèrent un chaos total. La pièce monumentale était remplie jusqu'au plafond d'un tas de bordel : des piles de cartons, des vieux meubles entassés et des sacs de papiers oubliés. L'odeur de poussière flottait dans l'air, contrastant avec les parfums charnels qu'ils dégageaient encore tous les deux.
Daniel : (le regardant sérieusement, une lueur de défi dans les yeux) Bryan veut que tu t'en occupes toi-même. Tu dois tout vider, dessiner les plans, choisir l'emplacement des machines et faire la liste précise de tout ce dont tu as besoin, du sol jusqu'aux miroirs. C'est un test. Il veut voir si tu es capable d'être un vrai gérant, d'organiser une entreprise de A à Z. Si tu réussis à transformer ce garage en un temple du sport parfait, tu auras définitivement sa confiance.
Beno : (parcourant la pièce du regard, ses yeux bleus déjà en train de calculer l'espace et les volumes) Défi relevé. C'est le genre de challenge que j'adore. Je vais lui montrer que je ne suis pas juste là pour faire soulever des poids ou pour défoncer le cul du réalisateur vedette, mais que je sais bâtir un véritable empire.
Daniel : (esquissant un sourire malicieux) J'espère que tu as gardé un peu d'endurance pour le ménage alors...
Beno : (attirant Daniel contre lui avec une force possessive, son esprit bouillonnant déjà de plans et de mesures) Ne t'en fais pas pour ça. La première chose que j'installe ici, c'est un banc de musculation assez solide pour qu'on puisse continuer ce qu'on a commencé là-haut sans que le bois ne craque sous tes gémissements.
Il l'embrassa fougueusement au milieu des cartons et de la poussière, un baiser profond et humide qui scellait leur union dans ce sanctuaire encore brut. Sous la lumière crue des néons, Beno le serrait contre lui, promettant silencieusement de métamorphoser ce lieu en un autel dédié à la performance physique et à la passion sauvage qui les liait désormais.
Beno finit par relâcher doucement la pression de ses bras, mais ses mains restèrent ancrées sur la taille de Daniel, savourant la sensation de sa peau à travers le tissu de sa chemise. Le silence du sous-sol n'était plus pesant, il était devenu le socle de leur nouveau départ.
Beno : (le regard brillant de détermination) Remonte là-haut, Daniel. Bryan va avoir besoin de toi pour finir la journée, et moi, je ne vais pas perdre une minute. Je veux que ce chaos soit déjà un peu plus clair quand tu repasseras me voir.
Daniel : (caressant une dernière fois l'épaule massive du coach) Ne t'épuise pas trop non plus... Tu as déjà fourni un effort mémorable aujourd'hui.
Beno : (avec un clin d'œil chargé de sous-entendus) L'adrénaline, Daniel. Tu m'en as donné assez pour tenir jusqu'à l'aube.
Daniel remonta l'escalier en colimaçon, le cœur léger comme il ne l'avait pas été depuis des années. En regagnant son bureau, il croisa le regard de Bryan dans le couloir. Un regard bref, entendu, où le respect mutuel remplaçait enfin la tension électrique de l'entretien.
Pendant que Daniel terminait ses scripts et rangeait ses dossiers, il entendait par moments les bruits sourds provenant des profondeurs du bâtiment : le fracas des cartons déplacés, le métal des vieux meubles qui grinçait. C'était le son de Beno qui bâtissait son temple, le son de l'homme qu'il aimait qui prenait racine dans sa vie.
La nuit finit par tomber sur l'agence, enveloppant le domaine d'un calme salvateur. Un à un, les employés éteignirent leurs écrans et quittèrent les lieux pour regagner la chaleur de leurs foyers. Daniel, lui, attendit que le silence soit total avant de redescendre une dernière fois.
Il trouva Beno en sueur, le t-shirt collé à ses muscles saillants par l'effort, mais le visage radieux devant l'espace qu'il avait déjà réussi à dégager. Ils se dirent au revoir dans un dernier baiser, plus tendre cette fois, avant de quitter ensemble l'agence. Chacun de leur côté, ils rentrèrent chez eux pour sombrer dans un sommeil profond et réparateur, l'esprit apaisé par la certitude que, dès le lendemain, leur histoire ne ferait que gagner en puissance.
Soudain, le téléphone de Daniel se mit à vibrer dans sa poche, ce qui le fit sursauter ; il se demandait qui pouvait bien l'appeler alors qu'il reprenait à peine ses esprits. Il récupéra son appareil, regarda l'écran et vit le prénom de Bryan s'afficher. Il pensait que son patron le prévenait simplement de son retour à l'agence, ce qui aurait permis à Beno d'aller attendre au rez-de-chaussée pour simuler une arrivée normale. Il finit par décrocher, la gorge nouée.
Daniel : (d’une voix qu’il tentait de raffermir pour masquer son souffle encore court) Allô ?
Bryan : (d'un ton glacial et monocorde, chaque mot tombant comme un couperet) Daniel, tu peux dire à Beno de venir dans mon bureau pour que je puisse commencer son entretien. Tout de suite.
Daniel : (restant pétrifié un instant, jetant un regard inquiet à Beno) Euh... oui bien sûr, pas de souci, je te l'envoie. Il... il m'attendait ici.
Bryan : J'espère qu'il ne t'a pas trop dérangé ? On m'a dit que l'ambiance était particulièrement... animée dans ton secteur.
Daniel : (sentant une goutte de sueur couler dans son dos) Non, pas du tout. On a juste discuté du projet de salle.
Bryan : Très bien. Allez, dis-lui de venir, que je puisse être tranquille après. Et Daniel... essuie bien ton bureau, on dirait qu'il y a des traces que tu as oubliées.
Daniel raccrocha le téléphone d'une main tremblante et se laissa tomber sur son fauteuil, le visage livide. La remarque de Bryan ne laissait plus aucune place au doute : le patron n'était pas seulement de retour, il avait vu ou entendu l'intégralité de leur joute charnelle. Un frisson de panique pure lui parcourut l'échine alors qu'il réalisait que leur secret venait d'exploser avant même d'avoir commencé.
Daniel : (levant un visage décomposé vers son partenaire) C'était Bryan. Il veut te voir tout de suite. Beno, il sait tout. Je ne sais pas comment, mais il a tout vu. Son ton était... monstrueux.
Beno : (fronçant les sourcils, ajustant calmement le col de sa chemise pour masquer les rougeurs sur son cou) Ah bon ? Mais il ne devait pas te prévenir quand il rentrerait ? Il a dû arriver plus tôt que prévu.
Daniel : Je pensais que si, mais il ne l'a pas fait. Il a fait une remarque... sur le bureau. Je suis sûr qu'il nous a grillés.
Beno : Détends-toi, Daniel. C’est normal qu’il se doute que je t’attendais pour l’entretien. Il n’y a pas de quoi flipper, je vais gérer le patron. On n'a rien fait de mal, on a juste laissé la pression monter un peu trop haut.
Daniel : (baissant la voix, l'air anxieux) Tu ne comprends pas, son ton était… bizarre. On aurait dit qu'il retenait une envie de nous tuer.
Beno : (posant ses mains massives sur les épaules de Daniel pour le stabiliser) Je te tiens au courant. Je reviens te voir après l'entretien et je te dirai ce qu'il en est. Respire, d'accord ?
Daniel : D'accord... bon courage. Tâche d'être convaincant.
Beno l'embrassa une dernière fois, un baiser rapide mais chargé de la chaleur qu'ils venaient de partager, avant de sortir du bureau. Il tentait de le rassurer d'un simple regard, puis il ferma la porte derrière lui. Il n'avait que quelques pas à faire pour arriver devant le bureau de Bryan, réajustant sa carrure de sportif pour reprendre son masque de professionnel. Il frappa avec l'assurance d'un homme qui n'a rien à se reprocher et attendit que la voix de son futur patron l'autorise à entrer.
Bryan : (d'une voix sourde qui résonne à travers le bois) Entrez, Beno. Je vous attendais.
Beno poussa la porte et pénétra dans la pièce. Bryan était assis derrière son immense bureau en verre, les mains jointes, fixant l'entrée d'un regard impénétrable. Pendant quelques secondes, il ne fit aucun geste, laissant le coach debout au centre de la pièce, baigné dans un silence pesant qui semblait scanner chaque centimètre de sa carrure d'athlète.
Bryan : (après une longue hésitation, la voix traînante) Alors, Beno. Vous voilà enfin. On peut dire que vous avez pris vos marques rapidement.
Beno : (gardant une posture droite et professionnelle, malgré une légère moiteur dans le dos) Bonjour, Monsieur.
Bryan : Asseyez-vous, vous devez être fatigué. L'effort physique est épuisant quand on s'y donne à fond, n'est-ce pas ?
Beno : (s'installant sur la chaise en face de lui) Merci beaucoup. Non, pas forcément. Je suis habitué à repousser mes limites.
Bryan : (esquissant un sourire ambigu, ses yeux bleus clairs plongeant dans ceux du coach) Je n'en doute pas une seconde. Avec tout le sport que vous pratiquez, vous devez être particulièrement endurant ? Capable de tenir une cadence infernale sans jamais faiblir ?
Beno : Oui, effectivement. C'est le fruit de mes années d'expérience et d'acharnement. L'endurance est la clé de tout.
Bryan : (hochant la tête lentement) C’est ce que j’ai cru comprendre. Allez, décrivez-moi votre parcours et ce que vous comptez apporter à mon agence. Je veux savoir si vous êtes aussi performant sur le papier que sur le... terrain.
Beno se lança dans ses explications avec un grand professionnalisme, tentant de regagner le contrôle de la situation. Il détailla toute l'expérience qu'il avait accumulée dans d'autres agences de renom et les programmes spécifiques qu'il avait adoptés pour améliorer l'efficacité physique et mentale des employés. Pendant qu'il parlait, Bryan feuilletait le dossier posé devant lui : en plus du CV, il y avait plusieurs lettres de recommandation très élogieuses.
Toutefois, le regard du patron restait étrangement mobile. Ses yeux s'attardaient sur les jointures des mains de Beno, puis sur son cou où une légère trace de succion commençait à rougir sous le col de sa chemise. Bryan l'écoutait, certes, mais il semblait surtout chercher sur le corps de l'athlète les preuves visibles de la défonce qu'il venait d'infliger à Daniel.
Bryan l'écoutait attentivement, mais son regard semblait scanner Beno de haut en bas avec une précision chirurgicale. Ses yeux s'attardaient sur ses mains posées sur ses genoux, puis sur son cou, comme s'il essayait d'imaginer la scène de sexe torride à laquelle il venait d'assister quelques minutes plus tôt dans le bureau de Daniel. Il semblait presque chercher sur les vêtements du coach l'odeur du foutre ou la trace d'une goutte de sueur oubliée.
Bryan : (reprenant ses esprits) Euh, c'est très bien tout ça. Toute mon équipe doit être en forme. C'est le moteur de mon entreprise. Je veux des gens alertes, vigoureux, capables de répondre à l'intensité de chaque situation. Vous comprenez ?
Beno : (hochant la tête) Parfaitement. La santé physique est la base de la performance. Je saurai leur donner l'énergie nécessaire.
Bryan se leva lentement et fit le tour de son bureau pour s'adosser au rebord, se rapprochant dangereusement de Beno. L'atmosphère changea brusquement, devenant lourde, presque électrique.
Bryan : (baissant d'un ton, la voix se faisant plus intime et menaçante) En parlant de santé et de bien-être... je veux que vous preniez particulièrement soin de Daniel.
Beno : (un peu surpris par le ton personnel, sentant un malaise grandir) C’est prévu, Monsieur. Il fait partie de l’équipe et...
Bryan : (le coupant, plus sec) Non, vous ne m'avez pas compris. Je vous demande de prendre soin de lui, personnellement. Et surtout, ne vous avisez jamais de lui briser le cœur.
Beno sentit son sang se glacer. Il essaya de garder un visage de marbre, mais son cœur s'emballa contre ses côtes. Pourquoi Bryan parlait-il de "cœur brisé" lors d'un entretien d'embauche technique ? Le doute n'était plus permis.
Beno : (cherchant ses mots, la gorge sèche) Je... je ne vois pas pourquoi vous me dites cela, Monsieur. Mes relations avec le personnel resteront...
Bryan : (avec un rire amer, presque méprisant) Arrêtez votre cirque. Je suis rentré plus tôt que prévu. J’étais devant la porte du bureau de Daniel il y a vingt minutes. J’allais entrer, mais la scène était bien trop... explicite pour que je vous dérange. J'ai tout vu, Beno. La décharge de sperme sur son torse, vos cris de bêtes, votre façon sauvage de lui défoncer le cul sur ce bureau de travail.
Le monde sembla s'écrouler autour de Beno. La honte et la peur se mélangèrent, le laissant muet, les muscles tétanisés. Bryan s'approcha encore, son visage à quelques centimètres de celui du coach, son souffle court venant frapper la peau de l'athlète.
Bryan : (la voix chargée de menace) Daniel est mon meilleur ami. Il est bon, loyal, et il a des sentiments pour vous. Je l'ai vu dans ses yeux quand il vous regardait après votre petite affaire. Si vous jouez avec lui, si vous vous servez de lui comme d'un simple vide-couilles parce que sa queue vous a plu et que vous le jetez après, je vous détruis. Je vous vire sur-le-champ et je m'assurerai que vous ne travailliez plus jamais nulle part, même pour ramasser des serviettes dans une salle miteuse. Est-ce que c’est clair ?
Beno accusa le coup. Il réalisa que Bryan n'était pas seulement son patron, mais qu'il protégeait Daniel comme un membre de sa propre famille. Après quelques secondes de silence, Beno releva la tête, son regard changeant de nature. L'assurance du séducteur laissa place à la sincérité de l'homme amoureux.
Beno : (d’une voix ferme et grave, ses yeux bleus ancrés dans ceux de son patron) Vous avez vu la scène, Monsieur, alors vous avez aussi entendu ce que je lui ai dit après. Je ne joue pas. Ce que je ressens pour Daniel est réel. Je ne savais pas que je pouvais tomber amoureux d'un homme comme ça, avec une telle force, mais c'est arrivé. Je l'ai dans la peau.
Bryan : (le scrutant pour détecter le moindre mensonge, cherchant une faille dans la carrure du sportif) Vous en êtes sûr ? Parce qu'un homme comme lui ne mérite pas un lâche qui prend son pied et s'en va. Il lui faut de l'endurance, et pas seulement au lit.
Beno : (faisant un pas en avant, la poitrine bombée par une conviction nouvelle) Je vous le promets, Monsieur. Je ferai tout pour le rendre heureux. Je n'ai aucune intention de le quitter ou de lui faire du mal. Je prends ce marché : je m'occupe de votre équipe, mais je m'occupe de lui comme de ma propre vie.
Bryan resta silencieux de longues secondes, jaugeant la détermination du coach. Il semblait peser chaque muscle, chaque mot de cet athlète qui venait de marquer son territoire dans le cœur de son meilleur ami. Finalement, la tension dans ses épaules sembla se relâcher légèrement. Il retourna s'asseoir derrière son bureau et sortit un contrat d'une chemise cartonnée.
Bryan : (signant le document d'un geste sec, le papier crissant sous sa plume) Très bien. Je vous embauche, Beno. Mais gardez bien en tête que j'aurai toujours un œil sur vous deux. S'il pleure à cause de vous, vous ne sortirez pas de ce domaine par la grande porte, je vous le garantis. Vous pouvez disposer.
Beno : (reprenant son souffle, sentant un poids immense s'envoler de ses épaules musclées) Merci, Monsieur. Vous ne le regretterez pas. Je serai à la hauteur du défi.
Beno quitta le bureau de Bryan, les jambes encore un peu flageolantes sous l'effet de l'adrénaline. Il traversa le couloir à grandes enjambées, le cœur battant à tout rompre. Il arriva devant le bureau de Daniel et entra sans frapper. Daniel était assis prostré derrière son écran, la tête entre les mains, rongeant ses ongles de stress. En voyant Beno, il se leva d'un bond, cherchant une réponse sur le visage de son amant.
Beno quitta le bureau de Bryan, les jambes encore un peu flageolantes sous le poids de la menace qu'il venait d'encaisser. Il traversa le couloir à grandes enjambées, le cœur battant à tout rompre, l'adrénaline de l'entretien se mélangeant aux restes de son excitation charnelle. Il arriva devant le bureau de Daniel et entra sans frapper. Daniel était assis, prostré derrière son écran, la tête entre les mains, rongeant ses ongles de stress dans un silence de plomb. En voyant le coach, il se leva d'un bond, le visage décomposé.
Daniel : (paniqué, la voix étranglée) Alors ? Qu'est-ce qu'il a dit ? Il t'a viré ?
Beno : (fermant la porte derrière lui et s'approchant avec un immense sourire qui illuminait son visage d'athlète) Calme-toi, tout va bien. Je suis embauché. Officiellement.
Daniel : (incrédule, les yeux écarquillés) C’est vrai ? Mais... comment s'est passé l'entretien ? Son ton était tellement terrifiant au téléphone...
Beno : (le prenant dans ses bras et le serrant fort contre son torse puissant, sentant le cœur de Daniel cogner contre ses pectoraux) Il sait tout, Daniel. Il a tout vu par l'embrasure de la porte. Ton éjaculation, mes cris... absolument tout. Mais ne t'en fais pas... on a passé un accord d'homme à homme. Il veut juste que je te rende heureux, et c’est exactement ce que je compte faire. Je lui ai promis de prendre soin de toi comme de ma propre vie.
Daniel se laissa aller contre la chaleur musclée de son nouveau compagnon, mêlant des larmes de soulagement à ses baisers fiévreux. Le chapitre de leur vie commune commençait enfin, sous l'œil à la fois protecteur et menaçant de Bryan. Le réalisateur se sentait enfin en sécurité, protégé par ce colosse au cœur tendre.
Daniel : (prenant la main calleuse de Beno, les yeux pétillants de malice et de fierté) Viens, j'ai quelque chose à te montrer. Puisque tu es officiellement l'un des nôtres, il est temps que tu voies ton futur domaine. Ton sanctuaire.
Il l'entraîna hors du bureau vers une lourde porte dérobée au fond du couloir, là où l'agitation de l'agence s'estompait. Ils descendirent un escalier en colimaçon dont les marches en métal résonnaient sous leurs pas synchronisés, s'enfonçant dans les entrailles fraîches du bâtiment. Arrivés en bas, ils traversèrent un long couloir souterrain desservant plusieurs pièces encombrées d'archives. Daniel passa devant des espaces de stockage avant de s'arrêter devant une double porte massive au bout de la galerie, une entrée qui imposait le respect.
Il l'entraîna hors du bureau vers une lourde porte dérobée au fond du couloir, là où les secrets de l'agence semblaient s'enfoncer dans l'ombre. Ils descendirent un escalier en colimaçon dont les marches en métal résonnaient sous leurs pas cadencés, s'enfonçant dans les entrailles fraîches du bâtiment. Arrivés en bas, ils traversèrent un long couloir souterrain desservant plusieurs pièces encombrées. Daniel passa devant des espaces de stockage avant de s'arrêter devant une double porte massive au bout de la galerie.
Daniel : (poussant les portes avec effort, ses muscles encore endoloris par leur étreinte) J'ai choisi la plus grande pour toi. C'est ici que ça va se passer.
Il actionna l'éclairage, mais les néons vacillants révélèrent un chaos total. La pièce monumentale était remplie jusqu'au plafond d'un tas de bordel : des piles de cartons, des vieux meubles entassés et des sacs de papiers oubliés. L'odeur de poussière flottait dans l'air, contrastant avec les parfums charnels qu'ils dégageaient encore tous les deux.
Daniel : (le regardant sérieusement, une lueur de défi dans les yeux) Bryan veut que tu t'en occupes toi-même. Tu dois tout vider, dessiner les plans, choisir l'emplacement des machines et faire la liste précise de tout ce dont tu as besoin, du sol jusqu'aux miroirs. C'est un test. Il veut voir si tu es capable d'être un vrai gérant, d'organiser une entreprise de A à Z. Si tu réussis à transformer ce garage en un temple du sport parfait, tu auras définitivement sa confiance.
Beno : (parcourant la pièce du regard, ses yeux bleus déjà en train de calculer l'espace et les volumes) Défi relevé. C'est le genre de challenge que j'adore. Je vais lui montrer que je ne suis pas juste là pour faire soulever des poids ou pour défoncer le cul du réalisateur vedette, mais que je sais bâtir un véritable empire.
Daniel : (esquissant un sourire malicieux) J'espère que tu as gardé un peu d'endurance pour le ménage alors...
Beno : (attirant Daniel contre lui avec une force possessive, son esprit bouillonnant déjà de plans et de mesures) Ne t'en fais pas pour ça. La première chose que j'installe ici, c'est un banc de musculation assez solide pour qu'on puisse continuer ce qu'on a commencé là-haut sans que le bois ne craque sous tes gémissements.
Il l'embrassa fougueusement au milieu des cartons et de la poussière, un baiser profond et humide qui scellait leur union dans ce sanctuaire encore brut. Sous la lumière crue des néons, Beno le serrait contre lui, promettant silencieusement de métamorphoser ce lieu en un autel dédié à la performance physique et à la passion sauvage qui les liait désormais.
Beno finit par relâcher doucement la pression de ses bras, mais ses mains restèrent ancrées sur la taille de Daniel, savourant la sensation de sa peau à travers le tissu de sa chemise. Le silence du sous-sol n'était plus pesant, il était devenu le socle de leur nouveau départ.
Beno : (le regard brillant de détermination) Remonte là-haut, Daniel. Bryan va avoir besoin de toi pour finir la journée, et moi, je ne vais pas perdre une minute. Je veux que ce chaos soit déjà un peu plus clair quand tu repasseras me voir.
Daniel : (caressant une dernière fois l'épaule massive du coach) Ne t'épuise pas trop non plus... Tu as déjà fourni un effort mémorable aujourd'hui.
Beno : (avec un clin d'œil chargé de sous-entendus) L'adrénaline, Daniel. Tu m'en as donné assez pour tenir jusqu'à l'aube.
Daniel remonta l'escalier en colimaçon, le cœur léger comme il ne l'avait pas été depuis des années. En regagnant son bureau, il croisa le regard de Bryan dans le couloir. Un regard bref, entendu, où le respect mutuel remplaçait enfin la tension électrique de l'entretien.
Pendant que Daniel terminait ses scripts et rangeait ses dossiers, il entendait par moments les bruits sourds provenant des profondeurs du bâtiment : le fracas des cartons déplacés, le métal des vieux meubles qui grinçait. C'était le son de Beno qui bâtissait son temple, le son de l'homme qu'il aimait qui prenait racine dans sa vie.
La nuit finit par tomber sur l'agence, enveloppant le domaine d'un calme salvateur. Un à un, les employés éteignirent leurs écrans et quittèrent les lieux pour regagner la chaleur de leurs foyers. Daniel, lui, attendit que le silence soit total avant de redescendre une dernière fois.
Il trouva Beno en sueur, le t-shirt collé à ses muscles saillants par l'effort, mais le visage radieux devant l'espace qu'il avait déjà réussi à dégager. Ils se dirent au revoir dans un dernier baiser, plus tendre cette fois, avant de quitter ensemble l'agence. Chacun de leur côté, ils rentrèrent chez eux pour sombrer dans un sommeil profond et réparateur, l'esprit apaisé par la certitude que, dès le lendemain, leur histoire ne ferait que gagner en puissance.
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