Serge, Jonas et Shreeya, lente plongée dans le candaulisme (mais pas que ...) Partie 2

- Par l'auteur HDS Tom411 -
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Récit libertin : Serge, Jonas et Shreeya, lente plongée dans le candaulisme (mais pas que ...)	Partie 2 Histoire érotique Publiée sur HDS le 16-02-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Serge, Jonas et Shreeya, lente plongée dans le candaulisme (mais pas que ...) Partie 2
Introduction: dans cette deuxième partie, Serge homme marié décide de s'adjoindre les services d'un homme pour satisfaire sa femme à sa place; C'est le récit de recherche, puis le récit de l'entreprise de séduction que cet homme va entreprendre pour conquérir Shreeya, l'épouse. Dans cette deuxième partie je dresse patiemment le décor avant de basculer dans des cènes plus torrides. Patience, elles arrivent dans les chapitres suivants.


La quête
Dans les rues de Paris, il se prit à observer les hommes. Pas n'importe lesquels – ceux qui correspondaient à ce qu'il imaginait pour elle. Des hommes virils, pas forcément beaux mais des hommes possédant charisme et prestance sans vulgarité ni suffisance. Quelqu'un qui pourrait plaire à Shreeya. Quelqu'un qui pourrait accomplir à sa place ce que lui ne pouvait plus.
Les jours passaient et son obsession grandissait. Il se rendit compte qu'il cherchait quelqu’un activement maintenant. Dans le métro, au bureau, dans les parcs. Il cherchait celui qui pourrait être la solution même provisoire à son problème. Quelqu'un de discret, d'intelligent, capable de comprendre une situation complexe sans jugement.
Mais comment aborder un tel sujet ? Comment expliquer à un étranger qu'on cherche quelqu'un pour satisfaire sa femme ? L'idée était grotesque, humiliante. Et pourtant, Serge ne parvenait pas à l'écarter.
Un soir, il se rendit dans un bar qu'il ne fréquentait pas habituellement, dans le Marais. Un endroit élégant, feutré, où les conversations se faisaient à voix basse. Il s'installa au comptoir, commanda un whisky. Autour de lui, des hommes et des femmes de tous âges discutaient, riaient, flirtaient. Il observait, cherchant il ne savait quoi exactement.
"Vous attendez quelqu’un ?" demanda le barman, un homme d'une cinquantaine d'années au regard perçant.
"Non," répondit Serge. "Je réfléchis, simplement."
Le barman hocha la tête, comme s'il comprenait. "Les meilleurs endroits pour réfléchir sont souvent les bars. On y trouve des réponses aux questions qu'on n'ose pas poser ailleurs."
Serge le regarda, intrigué par cette remarque. Mais le barman s'était déjà éloigné pour servir un autre client.
Les jours suivants, Serge revint plusieurs fois dans ce bar. C'était devenu une sorte de rituel. Il s'installait au fond de la salle au même endroit, buvait lentement son whisky, observait. Shreeya croyait qu'il travaillait tard. Un soir, alors qu'il était perdu dans ses pensées, une voix le sortit de sa rêverie.
"Cette place est-elle libre ?"
Serge leva les yeux. Un homme se tenait à côté de lui, la quarantaine, costume impeccable, visage ouvert. Le bar était presque vide, d'autres places étaient disponibles, mais quelque chose dans le regard de cet homme suggérait qu'il ne cherchait pas seulement un siège.
"Oui, bien sûr."
L'homme s'installa, commanda un gin tonic. Ils restèrent silencieux un moment, puis l'homme se tourna vers lui.
"Vous venez souvent ici ?"
"Depuis quelques jours, oui."
"Moi aussi. Drôle qu'on ne se soit pas croisés avant."
Ils entamèrent une conversation anodine – le temps, Paris, le travail. L'homme s'appelait Jonas consultant en je-ne-sais-quoi. Serge parlait peu, écoutait surtout. Il y avait quelque chose dans la présence de cet homme, une forme d'assurance tranquille qui lui plaisait sans vraiment savoir pourquoi.
"Puis-je vous poser une question indiscrète ?" demanda soudain Jonas.
"Qu'est-ce que vous cherchez vraiment ici ? Parce qu'un homme comme vous ne vient pas dans ce genre de bar juste pour boire seul."
Serge sentit son cœur s'accélérer. Comment répondre à une telle question ?
"C'est compliqué," dit-il finalement.
"Les choses intéressantes le sont toujours."
Un silence s'installa. Serge but une gorgée de whisky, cherchant ses mots.
"Je suis marié," commença-t-il lentement. "Ma femme est beaucoup plus jeune que moi. Vingt ans de différence."
Jonas hocha la tête, sans surprise, sans jugement.
"Et vous vous demandez si vous êtes encore à la hauteur."
Ce n'était pas une question. Serge le regarda, stupéfait de cette perspicacité.
"Quelque chose comme ça."
"Je vois" continua Jonas après un silence. "Mais il existe des solutions non conventionnelles."
Le cœur de Serge bondit. C'était le moment. Le moment de dire l'impensable.
"Lesquelles ?"
Jonas le regarda longuement, comme s'il jaugeait jusqu'où il pouvait aller.
"Vous m’avez compris. Certains couples trouvent des arrangements. Des façons de combler les manques sans détruire ce qu'ils ont construit ensemble."
"Des arrangements," répéta Serge. "Vous voulez dire..."
"Je veux dire que l'amour et le désir ne sont pas toujours la même chose. Qu'on peut aimer quelqu'un et reconnaître qu'on ne peut pas tout lui donner. Et si rien n’est fait le couple s’étiole et parfois se sépare, dommage ".
Les mots flottaient entre eux, chargés de sous-entendus.
"Vous parlez d’expérience ?"
Jonas sourit à nouveau. "Disons que j'ai aidé quelques couples à traverser des moments difficiles, des hommes à explorer leurs désirs secrets, des femmes à découvrir un potentiel caché. J’y ai découvert pour moi-même une source infinie d’étonnement et de découvertes sur l’âme humaine’’
Serge le dévisagea. Était-ce vraiment en train d’arriver ? Rencontrait-il par hasard – ou était-ce vraiment le hasard ? – exactement la personne qu'il cherchait ?
"Je ne sais même pas si ma femme accepterait une telle chose," dit-il prudemment.
"La plupart des femmes n'y ont jamais pensé avant qu'on ne le leur propose. Mais beaucoup sont plus ouvertes qu'on ne le croit. Surtout si la proposition vient de leur mari, si elle est faite avec amour et non par indifférence. Mais il est vrai que certains ne peuvent l’accepter et qu’elles se sentent trahies. Il y a un risque certain que l’image qu’elles ont de leur mari s’effondre totalement. Certaines à ce moment décident de prendre un amant sans prévenir ou ce qui est pire encore en l’affirmant haut et fort. Ce peut être violent, parfois dévastateur. Donc si vous êtes résolu, vous n’êtes pas obligé de lui dire.
"C'est insensé."
"Vous y avez déjà pensé vous-même n’est-ce pas ? "
Ils continuèrent à parler pendant plus d'une heure. Jonas raconta, avec une franchise qui désarmait Serge, comment il avait navigué dans ces eaux troubles. Il parlait de couples qu'il avait rencontrés, de situations complexes résolues par l'honnêteté et la communication. Il ne cachait rien – ni les difficultés émotionnelles, ni les risques de jalousie, ni la nécessité absolue de règles claires pour que chacun y trouve son compte.
"Ce n'est pas une solution miracle," insistait-il. "Et ce n'est certainement pas pour tout le monde. Mais pour certains couples, cela peut être une façon de préserver ce qu'ils ont de précieux tout en répondant à des besoins légitimes."
Serge l'écoutait, fasciné et hésitant à la fois. Tout ce qu'il avait vaguement imaginé ces dernières semaines prenait soudain une forme concrète là, maintenant. Ce n'était plus une fantaisie abstraite, mais une possibilité réelle.
"Comment sait-on si c'est la bonne solution ?" demanda-t-il.
"On ne le sait jamais vraiment. L’idéal est que tous les participants soient consentants et informés, mais si ce n’est pas possible il faut agir autrement.
« A quoi pensez-vous demanda Serge ?
« Je pense à une approche plus raisonnée, mais plus longue aussi. Dans certains cas il faut aborder la femme et tenter de la séduire comme si de rien n’était sans qu’elle se doute que c’est son mari qui tire les ficelles. Mais c’est très compliqué, rares sont les hommes qui acceptent de laisser les mains libres à un inconnu et puis de mon côté, je n’ai pas de temps à perdre dans une démarche hasardeuse à moins que la dame soit particulièrement séduisante.
Marc marqua une pause puis il rompit le silence.
« Elle est comment, parle-moi d’elle.
Ce n’était pas une question mais une injonction. Serge remarqua le passage au tutoiement au moment où il lui demandait des détails précis sur sa femme. Il hésita un instant, Jonas attendait comme détaché. Serge commença.
« Elle a trente-neuf ans, c’est une femme brune, très typée, brune avec des cheveux magnifiques. Elle a des formes, un corps généreux, elle n’est plus aussi mince qu’avant mais son corps n’en est que plus appétissant. Ce qui m’arrive est assez terrible pour moi comme pour elle.
« Ce n’est peut-être pas aussi grave, les femmes savent s’adapter. As-tu une photo ?
Serge sélectionna une image puis fit glisser son portable sur la table. C’était une photo où Shreeya apparaissait de buste, arborant un large sourire joyeux. Jonas s’attarda longuement sur ce visage nouveau pour lui, sur les grands yeux pleins de malice, le dessin de sa chevelure encadrant un visage aux trais élégants et racés, sur le décolleté qui laissait deviner une poitrine généreuse.
« Elle est très belle, elle a un charisme, une aura incroyable. Une bouche magnifique, félicitations » Puis se tournant vers Serge, « Elle me plaît, je veux bien m’en occuper. Réfléchis bien, donne-moi ta réponse rapidement si tu veux passer à l’action. Si tu veux me confier cette mission, nous nous reverrons alors chez moi ce sera plus confortable pour discuter. Il faudra que tu me donnes d’autres détails, d’autres raisons de la désirer. De mon côté je ferai en sorte de te conforter par ma transparence sur le fait que tu as fait le bon choix. »
Jonas sortit une carte de visite de sa poche et la posa sur la table. Juste un nom et un numéro de téléphone, rien d'autre. Serge prit la carte, la glissa dans sa poche. Ils terminèrent leurs verres en parlant d'autres choses comme si leur conversation précédente appartenait déjà à un autre registre de réalité. Finalement Jonas, se leva tendant la main vers Serge qui la saisit. Une poignée de main ferme et douce à la fois, puis il quitta la brasserie sans se retourner.
Quand Serge rentra ce soir-là, Shreeya dormait déjà. Il se déshabilla silencieusement, se glissa dans le lit à côté d'elle. Elle remua légèrement, se blottit instinctivement contre lui sans se réveiller. Il sentit la chaleur de son corps, le poids de sa tête sur son épaule, et une vague d'amour mêlée de culpabilité le submergea.
Qu’était-il en train de faire au juste ? Était-il en train de sauver leur couple ou de le détruire ? La carte dans la poche de sa veste, posée sur la chaise, semblait brûler comme un secret radioactif.
Cette nuit-là, allongé dans le noir, Serge regardait le plafond en sachant qu'il avait franchi un point de non-retour. Dans sa poche de veste, la carte de Jonas attendait. Un petit rectangle de papier qui contenait toutes les possibilités et tous les dangers mais aussi de troubles plaisirs, il le savait.
À côté de lui, Shreeya dormait paisiblement, inconsciente de la tempête qui agitait l'esprit de son mari. Il se tourna vers elle se blottissant dans son odeur et sa chaleur.
Les jours suivants furent étranges. Serge oscillait entre l'excitation et la répulsion de ce qu'il envisageait. Il observait Shreeya différemment maintenant, plus seulement comme sa femme exclusive mais déjà comme un objet de désir potentiel pour un autre.

L’Affu
Serge ayant pris sa décision, rappeler Jonas ne fut qu’une formalité. Il fallait à présent valider le projet et commencer à s’organiser pour la suite. Ils se fixèrent rendez-vous et se retrouvèrent non loin du lieu de travail de Shreeya. Ils prirent position à l’intérieur d’un café situé devant l’entrée de l’immeuble mais de l’autre côté de la rue. La baie vitrée du café offrait une vue imprenable sur le trottoir animé et sur la porte cochère d’où la silhouette de Shreeya allait bientôt émerger vers midi comme tous les jours.
Jonas était étonnement calme. À côté de lui, Serge tapotait nerveusement du pied, les yeux fixés sur l’immeuble d’en face. Soudain il s’exclama « La voilà, c’est elle ! ».
Jonas sentit un frisson lui parcourir l’échine. Serge de son côté sentit une sorte de fierté mais aussi son cœur se serrer. Elle était là, de l’autre côté, debout au bord du trottoir, rieuse et papotant avec une collègue. Shreeya, sa femme, sublime, sa peau cuivrée étincelant au soleil, ses cheveux noirs comme une cascade de soie. Chaque expression était une invitation silencieuse : le léger balancement de ses épaules, la grâce naturelle de ses gestes, le sourire charmant qu’elle adressait à son amie.
Serge ouvrit la bouche, enthousiaste. « Qu’est-ce que je t’avais dit ? Regarde là bien, qu’en dis-tu, est-ce qu’elle te plaît ?
Jonas ne répondit pas tout de suite, il observait, captant les informations que l’image de Shreeya lui envoyait. Enfin il prit la parole, livrant son analyse prise sur le vif.
-Elle est belle c’est indéniable. Elle est consciente de son pouvoir, pourtant ce n’est pas une femme qui soit du genre à en abuser. Tu as de la chance d’avoir épousé une femme comme ça, c’est assez rare. Les jolies femmes ont souvent tendance à se protéger par une attitude étudiée et distante. Ce n’est pas son cas, chaque geste qu’elle fait est assumé tout en restant naturel. Ce ne sera peut-être pas aussi facile que je le croyais. Exactement le genre de défi que j’aime. Serge, je valide.
Serge se rendit compte à cet instant qu’il avait franchi un cap définitif. Jonas savait à présent où travaillait Shreeya, il était impossible de reculer.
-Je vais m’éclipser dit Serge. Elle déjeune ici la plupart du temps, elle va sûrement venir ici mais ne pourra pas traverser l’avenue à cet endroit-là, il faut qu’elle traverse au feu là-bas à une centaine de mètres. Cela me laisse le temps de partir. Toi reste, observe là, tiens-moi au courant pour la suite.
Shreeya entra dans la petite brasserie accompagnée d’une collègue. Jonas prévoyant son arrivée imminente s’était levé pour régler ses consommations au comptoir. De là il pouvait balayer la salle du regard et localiser la table à laquelle les deux femmes allaient s’installer. Il n’eut donc aucun mal à en choisir à une toute proche, précisément derrière celle occupée par les deux amies. Ainsi positionné devant le grand miroir mural du restaurant, il pouvait observer discrètement l’image de Shreeya que le miroir lui renvoyait.
Elle défit son manteau et s’assit calmement. Elle était vêtue d’un pantalon noir et d’un pull très ajusté en cachemire qui épousait ses formes à la perfection. Jonas dû détourner le regard pour ne pas se faire repérer par une observation trop insistante ou intrusive tant l’image de cette femme le subjuguais. Puis il entendit sa voix, posée et cristalline s’exprimant avec vivacité. Tout dans sa présence et ses manières distillait la féminité et l’élégance. Plus encore, il émanait de cette femme une sensualité et une volupté désarmante.
Jonas sentit le désir monter en lui. Il était résolu à ne pas se faire remarquer mais il n’arrivait pas à détacher son regard de cette femme que son mari lui avait présenté à son insu. Il continua donc à l’observer à la dérobée en prenant soin de ne pas attirer l’attention sur lui.
Le garçon vint prendre sa commande. Il ouvrit son portable et fit machinalement défiler plusieurs messages puis sans réfléchir. Il releva la tête et croisa le regard de Shreeya dans le miroir. Elle le regardait ses yeux noirs au regard profond posé sur lui, mais elle le regardait sans le voir, comme s’il était transparent. Perdues dans ses pensées ses yeux s’étaient posés machinalement sur lui et se détournèrent dès qu’elle reprit sa conversation.
Ce regard, Jonas l’imprima dans sa mémoire prenant la décision de faire tout ce qui serait en son pouvoir pour l’approcher cette femme, la séduire et en profiter le plus possible. Il avala son plat du jour et attendit comme un félin aux aguets. Quelques minutes plus tard, Shreeya se leva pour aller aux toilettes. Il se leva à son tour et la suivit. Il ouvrit la porte qui se referma derrière lui, l’isolant des conversations de la salle. Le loquet des toilettes était au rouge, il ouvrit le robinet pour de se laver les mains tout en se regardant dans le miroir. Il imaginait Shreeya derrière la porte accroupie en train d’uriner. Cette pensée triviale le fit sourire un instant. La porte s’ouvrit et la petite pièce s’emplit d’une présence féminine et d’un des parfums les plus subtils qu’il eut jamais respiré. Il la regarda dans la glace, capta en un flash la poitrine opulente et les hanches, la chevelure noire et la bouche aux lèvres pleines. Enfin son regard.
« Excusez-moi dit-il, j’en ai pour un instant, je vous laisse tout de suite la place ».
« Je vous en prie dit-elle » en regardant sa montre. Jonas prit un peu plus longtemps que nécessaire pour se rincer, absorbant chaque impression que l’exiguïté de l’endroit permettait. Odeur corporelle aux notes subtiles à peine masquée par le voile discret du parfum, vision des hanches bien proportionnées, lourdes courbes de la poitrine, le tout enveloppé dans la présence d’une extrême féminité.
Jonas rouvrit la porte des toilettes et s’éclipsa. Elle l’avait vu, s’était imprégné de sa vibration, il savait qu’il pourrait convoquer sa présence à volonté et s’en sentir instantanément comblé.
Serge de son côté était rentré chez lui. Son activité de consultant indépendant lui permettait de gérer son emploi du temps à sa guise. Il se servit un verre tout en fixant son téléphone comme s’il attendait un verdict. Depuis qu’il avait proposé à Jonas son étrange projet, il oscillait entre impatience et inquiétude. Jonas, de son côté gardait son calme habituel, mystérieux, presque détaché.
Lorsqu’enfin le téléphone vibra, Serge sentit son souffle se suspendre. Jonas venait de voir sa femme pour la toute première fois, il venait de passer une bonne heure dans ce restaurant de quartier où elle avait ses habitudes.
Jonas lui décrivit la scène d’une voix posée, presque clinique, mais Serge sentait dans ses silences quelque chose de plus profond — une impression qu’il ne formulait pas encore.
Il n’avait pas osé vraiment lui parler, dit-il. Il s’était contenté de l’observer, de saisir son allure, la manière dont elle relevait parfois les yeux comme si une pensée la frôlait. C’était suffisant pour l’instant. Il voulait choisir lui-même le moment de leur premier échange. Rien ne devait être forcé.
Serge, brûlant d’impatience, tenta de lui soutirer davantage, mais Jonas demeurait insaisissable. Il lui rappela qu’il ne pourrait rien construire si Serge cherchait à diriger ses gestes. Il avait besoin de liberté, d’un espace où il pourrait se glisser dans leur histoire sans qu’on remarque les coutures. Si Serge voulait que les choses se fassent naturellement, il devait accepter d’observer et ne rien attendre.
Ce mot — rien — frappa Serge comme une gifle. La confiance qu’il avait accordée à Jonas prenait soudain une forme concrète, vertigineuse. Pourtant, après un silence incertain, il finit par céder. Il accepta de ne pas intervenir et de laisser Jonas s’approcher à son rythme propre.
Jonas conclut d’une voix calme que, lorsqu’il rappellerait, ce serait parce qu’un premier pas concret et tangible aurait été fait. Il ne donna aucune date, aucune indication. Le moment viendrait quand il le jugerait nécessaire, pas avant.
Lorsque l’appel se termina, Serge resta immobile, le téléphone encore dans la main. Il comprit alors qu’il venait de franchir un seuil. Jonas avait déjà commencé quelque chose — une avancée discrète, silencieuse — et désormais, Serge ne pouvait plus qu’attendre, avec ce mélange troublant d’appréhension, de jalousie maladive et d’une curiosité qu’il n’aurait jamais imaginé éprouver.
Ce que Jonas n’avait pas dit mais que Serge avait compris, c’est que sa femme l’avait séduit par son aura naturelle et ses manières. Ainsi, en restant discret sur ses propres impressions, Jonas démontrait son sérieux et un surcroit de motivation pour parvenir à son but. Peut-être avait-il peur d’échouer et de laisser passer cette chance par maladresse ou précipitation. Quoiqu’il en soit, un premier pas essentiel venait d’être franchi. A présent il lui fallait seulement se maîtriser et attendre.
Quelques jours passèrent avant que Jonas ne se décide à retourner au petit restaurant de quartier où il avait observé Shreeya pour la première fois. Il avait réfléchi longuement à la manière de l’aborder, à la façon la plus naturelle d’entrer dans son quotidien sans la brusquer. Lorsqu’il franchit la porte, l’odeur du café et des plats du midi l’enveloppa, familière et rassurante.
Elle était assise à sa table mais seule cette fois-ci. Shreeya lisait un livre, les cheveux relevés avec ce naturel élégant qui l'avait frappé dès leur première rencontre indirecte.
Il s’avança, décision prise. Sans hésiter, il prononça son nom doucement, mais assez clairement pour qu’elle lève les yeux, surprise. Un bref instant d’interrogation passa dans son regard.
« Comment connaissez-vous mon nom » demanda-elle ?
« Je vous ai déjà croisé ici, j’étais assis à une table derrière la vôtre et votre amie à prononcer plusieurs fois votre nom, ici vous savez les gens parlent fort le midi, je ne tendais pas spécialement l’oreille. La rareté de votre prénom m’a frappé, je l’ai retenu, voilà tout. »
Constatant qu’il ne s’agissait pas d’un inconnu intrusif mais d’un homme au sourire franc, elle se sentit flattée au fond d’elle-même. Jonas demanda avec une délicatesse étudiée, s’il pouvait s’asseoir quelques instants. Elle accepta, saisie d’une pointe de curiosité pour cette incursion inattendue.
Un rayon de soleil traversait la salle du restaurant. La lumière glissait sur le visage de la femme avec une douceur dorée, dessinant une ligne claire sur sa joue. Les yeux de Shreeya étaient d’un noir profond, traversés de petites étincelles vives pendant qu’elle essayait de cerner l’homme qui venait de prendre contact avec elle. Une expression de curiosité passa sur son visage lorsqu’elle remarqua son sourire et la manière assurée dont il se tenait.
Lorsqu’il s’installa à sa table, il prit soin de ne pas envahir l’espace. Shreeya observa sa posture : droite mais détendue, une certaine élégance naturelle. Il avait ce type de charme rare, celui qui ne provient pas d’un visage parfait mais d’un ensemble — les épaules solides, les mains aux gestes mesurés, la barbe légèrement ombrée, le regard vif qui semblait toujours chercher quelque chose derrière les apparences. Un homme qu’on remarque sans qu’il le cherche.
La conversation s’engagea avec une aisance étonnante. Jonas, attentif, captait les inflexions de la voix de Shreeya, sa manière délicate de sourire en coin lorsqu’elle se sentait à l’aise. Il observa aussi la façon dont elle tenait parfois une mèche de cheveux derrière son oreille avant d’enchaîner une phrase — un geste simple mais d’une élégance désarmante. Son charme n’était pas flamboyant : il était fait de détails discrets, d’une douceur calme, d’une féminité non poussée mais ressentie.
De son côté, Shreeya voyait chez Jonas une présence forte mais non dominatrice. Ses yeux, d’un gris noisette surprenant, semblaient toujours à l’écoute. Lorsqu’il parla de sa galerie d'art, elle nota la passion contenue dans sa voix, cette chaleur qui trahissait l’homme derrière l’apparente maîtrise. Et lorsqu’il évoqua sa maison en Italie, quelque chose dans son sourire lui donna l’impression d’un homme à la fois ancré et ouvert sur le monde.
Jonas, lui, percevait déjà ce qui le fascinerait chez elle : un mélange délicat de retenue et de lumière. Une femme qui ne se donnait pas d’emblée, mais dont la profondeur se devinait dans la manière dont ses yeux s’illuminaient lorsqu’elle parlait de ses lectures ou de ses souvenirs de voyage. Il répondit à chaque détail avec enthousiasme, mais sans trop en faire ; il voulait qu’elle sente son intérêt, pas qu’elle se méfie d’un excès de charme.
Peu à peu, Shreeya se détendit, la conversation se fit plus intime, plus souriante. Jonas perçut presque physiquement le moment où la confiance commença à s’installer, comme un voile léger qui se lève.
Lorsqu’ils se séparèrent, ce fut elle qui franchit la première étape. Avec une simplicité presque déconcertante, elle sortit son téléphone et lui donna son numéro. Jonas remarqua le léger tremblement à peine perceptible de ses doigts — un signe infime, mais précieux, qu’il accueillit avec un sourire profond.
En quittant le restaurant, Shreeya senti dans l’air une sorte de vibration nouvelle, un mélange de chaleur, d’intrigue et d’une gaité inattendue. Jonas, lui, s’éloigna avec la sensation claire qu’un véritable premier lien venait d’être noué — un lien où l’esthétique, l’émotion et la curiosité s’étaient entremêlées avec une justesse presque parfaite.

Séduction
Les jours qui suivirent leur première rencontre furent comme une parenthèse dans la vie de Shreeya. Elle se surprenait à penser à Jonas plus souvent que nécessaire. Il avait cette manière d’occuper l’esprit sans forcer, de s’insinuer dans les interstices du quotidien. Aussi, lorsqu’il l’invita cette fois à dîner, elle accepta sans hésitation.
Pour ce deuxième rendez-vous, Jonas choisit un restaurant élégant et cossu. La lumière du soir donnait au lieu une atmosphère feutrée. Shreeya arriva en retard, légèrement essoufflée mais toujours aussi rayonnante. Elle se surprit elle-même d’avoir acceptée si facilement l’invitation de Jonas et l’aisance avec laquelle elle avait menti à Serge sur l’identité des personnes qu’elle allait rejoindre ce soir-là. Des gens du boulot lui avait-elle lancé comme toute explication.
Elle réalisa, dès qu’elle aperçut Jonas l’attendant à la table, que la réponse se trouvait dans sa posture calme et dans cette assurance tranquille qui le suivait comme une signature silencieuse. Jonas de son côté, observa la manière dont elle était habillée, simplement, mais toujours avec élégance. Il observa l’air amusé, certains détails qui montraient qu’elle tenait à cette soirée peut-être autant que lui. Le piège était en train de se refermer.
D’abord le choix de ce pull léger et moulant avec ce large col en V révélait un sillon profond entre les seins. Et puis, le choix de cette chaîne doré à larges maillons, terminée par un pendentif en forme de panthère. Son parfum ensuite, subtil et mystérieux, mêlée à la senteur naturelle de la peau.
Leur conversation glissa avec la fluidité des moments qui coulent sans effort : ils parlèrent voyages, couleurs, musique ; parfois, leurs rires se répondaient avec une harmonie troublante, comme deux notes d’une même gamme qui s’accordent spontanément. La soirée touchant à sa fin Jonas voulut la raccompagner chez elle mais elle déclina l’offre préférant appeler un taxi. Quand la voiture arriva, il se firent la bise comme le font deux amis mais il prit soin de la retenir un moment pour la sentir toute entière contre lui. Elle ne se déroba pas et lui sourit en montant dans la voiture. En pensant à cette étreinte fugace, elle sentit au fond de son ventre une palpitation, un morceau d’ambre liquide comme un feu naissant que Serge au fil du temps avait laissé s’éteindre.
La troisième rencontre eut lieu dans le cadre d’une exposition de peinture contemporaine, un univers dont Jonas maîtrisait les codes avec précision. Shreeya avançait à ses côtés, observant les œuvres avec une attention mêlant curiosité sincère et désir de comprendre. Jonas la guida sans l’écraser de ses connaissances, s’approcha parfois d’elle pour murmurer lui une observation à l’oreille, un geste qu’il accomplissait avec délicatesse, modulant sa voix afin de ne pas envahir son espace. Shreeya sentit, à plusieurs reprises, l’étrange chaleur d’une proximité naissante. Jonas, quant à lui, reconnu sur les traits de Shreeya l’éclat particulier de quelqu’un que l’on commence à regarder autrement.
À la fin de la visite, il lui proposa de venir boire un café dans son appartement. C’était un test. Il le fit avec naturel, donnant à la proposition une innocence apparente, même si l’idée pouvait être interprétée autrement. Shreeya hésita un instant, par politesse, ou par habitude de prudence, puis accepta avec un léger sourire, presque imperceptible. Jonas compris dès cet instant que cette femme était à lui, qu’elle était en train de s’ouvrir à la possibilité de se donner à lui.
L’appartement se situait dans un immeuble cossu d’un quartier calme. Jonas avait fait les choses avec une sobriété : l’entrée menait à un long couloir où le blanc dominait. Le séjour, vaste et lumineux, présentait deux grands canapés crème, des tapis orientaux aux motifs délicats, et une table basse en bois noir. Partout, des objets d’Asie racontaient des fragments de voyages — une statuette ancienne, une boîte en laque rouge, un panneau de calligraphie. L’ensemble formait un décor calme, presque méditatif, où les bruits du monde semblaient s’atténuer.
Shreeya parcourut l’espace du regard avec une surprise émerveillée. Elle y sentit la maîtrise du goût, mais aussi quelque chose d’intime, une forme de cohérence profonde entre l’homme et son environnement. Jonas, en l’observant, sut qu’elle ne pourrait qu’être touchée par cette atmosphère. Il lui servit un café, sans brusquer, et la laissa errer du regard, lui donnant le loisir de s’imprégner du lieu avant de s’imprégner de lui plus tard.
Il senti avec certitude qu’il avait déclenché dans le corps de cette femme voluptueuse un sombre désir, légitimé par le peu d’attention que son mari lui prodiguait. Il se doutait que Serge n’avait pas dû réitérer son exploit et qu’à dessein maintenant il maintenait Shreeya dans une frustration extrême. Elle lui parlait mais il n’écoutait rien, absorbé par les mouvements de sa bouche, par la carnation et la forme ourlée de ses lèvres. La sonnerie de son portable retentit le tirant de sa rêverie et le ramenant à son objectif immédiat : la frustrer encore davantage. C’était Serge. Il se déplaça vers la fenêtre, concentré sur sa conversation.
« Oui cher ami, comment allez-vous ? Oui tout se passe comme prévu, la transaction pourrait se faire dès maintenant mais je pense que l’acheteur n’a pas encore réuni tout le capital nécessaire. Oui, absolument, je reviens vers vous très rapidement. Pour la suite du projet, nous devons prendre dès maintenant certaines dispositions particulières. Nous allons nous rencontrer bientôt pour faire comment dire, un état des lieux. A bientôt »
Jonas raccrocha.
« Je suis désolé Shreeya, je dois rejoindre mon bureau, une transaction importante qui ne peut attendre, bon ce n’était que pour un café n’est-ce pas ? »
Jonas pris sa veste et sortit de l’appartement précédée par Shreeya qu’il prit par le bras avant qu’elle n’ouvre la porte cochère. Il la pressa contre lui, approcha son visage et ne rencontrant aucune résistance il l’embrassa passionnément.
« Shreeya, je veux qu’on se revoie vite. Si je pouvais je crois que je te prendrais maintenant. Tu es magnifique »
Puis desserrant son étreinte, il poussa la porte cochère et se précipita dans la rue.

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