Une vie 69
Récit érotique écrit par Nico T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Une vie 69
Chapitre 69 : Repas chez mes parents.
Nous sommes venus un peu en avance chez mes parents au cas où ma mère ait besoin de nous, mais comme d'habitude tout était déjà prêt.
Je suis arrivé avec Mistigri dans les bras.
-bonjour les enfants, alors le fauve t'es de sortie ? dit elle en caressant ce brave matou.
-oui dis je en la regardant sans sourire, quand on lui a dit qu'on venait chez Mamie il est entré dans la voiture et ne voulait plus sortir, alors on l'a amené.
Je reçois une claque sur les fesses.
-tu vas grandir un peu espèce de gamin!
-aie, dis donc c'est quoi cette façon de nous taper sur les fesses maman ?
-oh pardonne moi mon chéri, mais tes petites fesses il y a longtemps que je les ai vues et touchées!
-et celles d'Izmir aussi ?
Elle me regarde un peu interloquée.
-ben oui quand il est rentré il a fallu que je le soigne, il avait une belle marque!
Elle regarde Izmir qui peine à garder son sérieux, avant de venir vers elle :
-vous n'allez pas le croire quand même, je n'avais pas de marque!
-ben oui toi t'as pas vu, moi si!
Là j'ai pris une petite claque sur la joue, pleine de tendresse.
-tu n'as pas à lui regarder les fesses comme ça aussi!
On riait tous les trois quand mon père est arrivé :
-j'ai loupé quelque chose les enfants ?
Il a droit à des bises.
-on parlait des mauvais manières de ta femme, ma mère qui a pris l'habitude de nous mettre des claques sur les fesses à Izmir et moi...
-ah ça, depuis que je la connais elle touche les fesses des mecs!
-ah bon vous aussi ? demande Izmir.
Mon père le regarde l'œil coquin :
-tu ne veux pas que je t'explique tout ce qu'elle me fait ?
C'est ma mère qui crie le plus fort en nous houspillant :
-fichez le camp de ma cuisine et laissez moi Mistigri, lui au moins ne me contredit pas et allez préparer l'apéro, les invités ne vont pas tarder.
Lorsqu'on a été tous les deux avec mon père je lui ai demandé :
-pourquoi elle tenait absolument à ce qu'on vienne aujourd'hui voir vos amis ?
Il me regarde interloqué :
-elle t'a rien dit ?
-ben non si je te le demande.
-ça ne m'étonne pas, eh bien vous verrez, cramponnez vous les enfants!
Qu'est ce qu'elle avait encore inventé ma mère ?
Je n'ai pas compris tout de suite...
Les invités sont arrivés. Pierre et Bernadette avaient bien vieillis, et j'ai trouvé le mari aigri, triste alors que dans mes souvenirs il aimait bien raconter des histoires.
Bernadette était égale à elle-même, souriante, avenante mais c'était le mari qui parlait, et derrière Bastien que j'ai reconnu, certes il avait pris de l'âge le garnement, mais il avait la même bouille, le même sourire et les yeux rieurs. Un beau mec châtain, cheveux courts et j'ai retrouvé ses beaux yeux bleus très clairs. Il avait l'air ravi de me voir.
Je voyais bien Pierre nous regarder l'air de se poser des questions, quand ma mère qui amenait les petits fours chauds s'est exclamée :
-Fabrice, tu as fait les présentations ? en me montrant Izmir.
Je n'ai pas eu le temps de dire quelque chose que ma mère posait les mains sur les épaules d'Izmir et, toisant Pierre :
-Izmir est l'ami de Fabrice, ils sont pacsés depuis bientôt 2 ans.
J'ai bien vu que Pierre me fusillait du regard, les narines gonflées. Bernadette avait gardé le sourire et Bastien était devenu rouge comme une écrevisse.
-bon on boit l'apéro ? demande ma mère, faut manger les petits fours pendant que c'est chaud.
Tout le monde s'installe et je me retrouve entre Izmir et Bastien.
-alors Bastien tu te souviens de moi ? cela fait quand même longtemps qu'on ne s'est pas vu !
-oh oui je m'en souviens, j'aimais bien venir chez tes parents pour que tu me lises des histoires.
-ah ça t'aimais ça et moi j'adorais t'entendre rire aux éclats!
-oui quand tu faisais le loup, ça me faisait rire énormément et je ris encore quand j'entends quelqu'un le faire pour déconner et je repense à toi!
-oh maintenant tu n'as plus besoin qu'on te raconte des histoires...
Apéro, déjeuner, souvenirs mais Pierre ne me regardait pas, café sous la véranda, profitant du soleil qui pointait et mes parents ont emmené Pierre et Bernadette pour visiter le jardin de mon père.
-tu viens avec nous Bastien a dit son père.
Et ce n'était pas une question, mais il ne connaissait plus ma mère.
-mais laisse les entre jeunes, tu sais le jardin c'est pas ça qui les intéresse!
On s'est retrouvé tous les trois et j'ai bien vu que Bastien avait des questions.
-tout va bien ? a demandé Izmir.
-oui si on veut dit Bastien, tu as des parents formidables Fabrice.
-bah ton père est un peu rude, mais ta mère elle me parait bien gentille !
-oui heureusement qu'elle est là!
Il baisse la tête et se tait.
-qu'est ce qui ne va pas ? j'ai demandé en posant ma main sur la sienne.
Il a reposé son autre main sur la mienne, a relevé la tête :
-quand as tu su que tu étais gay Fabrice ?
J'avoue que j'ai été pris au dépourvu.
-quand exactement je ne sais plus, mais ça fait longtemps.
-t'as couché avec des filles ?
-oui.
Il se tait et baisse encore la tête.
-et toi ? j'ai demandé doucement.
-oui quelques fois.
-et tout va bien ?
-ouais si on veut.
Je sens sa main serrer la mienne, il relève sa tête, me regarde, les yeux embués.
-j'ai un copain maintenant Fabrice et si mon père le sait il va me tuer!
-pourquoi il t'en a parlé ?
-il m'a vu avec un autre copain, mais on ne faisait rien, juste qu'on se touchait les mains et là il m'a dit que j'allais devenir, une tapette, un pédé et qu'il ne voulait pas de ça à la maison!
-et ta mère ?
-ils n'arrêtent pas de s'engueuler tous les deux à ce sujet, j'en ai marre tu peux pas savoir!
-je comprends dit Izmir ça ne doit pas être facile à vivre, mais tu as quel âge Bastien?
-je vais avoir 20 ans le mois prochain.
Izmir me regarde en souriant.
-eh bien Bastien je vais te raconter comment j'ai dompté le macho qui te racontait des histoires.
En quelques mots Izmir raconte sa persévérance pour enfin se pacser, le travail de nos mères pour faire accepter tout ça avec son père surtout.
-vous avez de la chance !
-toi t'as envie de faire quelque chose, t'as l'air presque décidé!
-oui j'ai envie de vivre tout le temps avec mon copain, il travaille et il m'a dit qu'il voulait bien que je reste avec lui.
-il a quel âge ton copain ?
-il va avoir 32 ans bientôt.
-ah les trentenaires! dit Izmir en rigolant, ils ne peuvent pas se passer des jeunes dans la vingtaine!
-vous avez un conseil ? demande Bastien.
-ce n'est pas facile ce que tu demandes Bastien.
-vous faites quoi le samedi soir 15 mars ?
On se regarde avec Izmir.
-j'en sais rien dit Izmir, pourquoi ?
-je vous invite à mon anniversaire le samedi soir et le dimanche midi, ça se passe chez mon copain, il s'appelle Cédric.
-mais il va dire quoi ?
-ben rien, c'est mon anniversaire.
-mais on peut dormir où ?
-chez lui il a une maison avec au moins quatre chambres!
-t'en penses quoi Izmir ?
-j'en pense que cela a l'air de te faire envie, curieux comme tu es t'as envie de voir le chéri de Bastien!
Je regarde sur mon agenda.
-mais c'est le week-end après Canet! Purée ça va faire du chemin!
-tu sais que je sais conduire dit Izmir en me faisant un bisou.
-alors on dit oui pour l'instant, donne moi ton téléphone Bastien et prend le mien, tu me donneras l'adresse où cela se passe.
On entendu du bruit, les parents reviennent en parlant et le père apparait, nous regarde:
-bon on ne va pas tarder Bastien!
Ma mère s'en mêle bien sûr.
-t'es si pressé que ça, laisse les jeunes discuter.
Je les entends parler dans le salon et d'un seul coup ma mère hausse le ton. Je suis surpris, comme Izmir car ce n'est pas dans ses habitudes :
-t'es franchement ridicule Pierre de penser comme ça! Moi non plus je n'ai pas apprécié quand j'ai su que Fabrice aimait les garçons, mais j'ai toujours pensé que sans encourager il fallait que nous les parents on les soutiennent pour qu'ils acceptent ou non leur préférence et en aucun cas leur imposer les nôtres!
Bastien me regarde, l'air inquiet.
-si ma mère hausse le ton c'est que ton père a du l'agacer fortement dis je en souriant.
-faut l'entendre parler des gays, ce n'est pas le terme qu'il emploie!
-je m'en doute Bastien, mais tu sais je pense que ce n'est pas facile pour lui d'accepter cela! Mais faut surtout pas t'en vouloir surtout si t'es sûr de toi!
Ma mère parlait encore mais plus bas et on n'entendait pratiquement plus.
-Fabrice vient voir dit-elle.
-bougez pas surtout les gars! dis je en riant, ça va être ma fête!
J'arrive dans le salon, mon père est sur le point d'éclater de rire tellement la situation est tendue. Pierre est blanc comme un linge, Bernadette a le sourire crispé.
-viens là mon garçon dit ma mère qui me prend par les épaules et regarde Pierre, dis moi Pierre si tu croises Fabrice dans la rue, ça se voit qu'il aime Izmir de tout son cœur, qu'ils vivent heureux tous les deux, qu'ils ont des amis que je connais et je dirais que je suis heureuse comme mon mari de les recevoir tous! Alors tu réponds quoi Pierre ?
Elle ne criait pas, mais sa voix était ferme et je savais que ses yeux fusillaient le pauvre Pierre qui ne devait pas s'attendre à ça en venant déjeuner chez mes parents.
Là j'ai compris en voyant le sourire s'accentuer sur le visage de Bernadette, qu'elles étaient d'accord toutes les deux, qu'elles savaient!
-oui tu as raison bien sûr, mais je n'arrive pas à comprendre ça désolé!
-mais on te demande pas de comprendre répond ma mère, mais d'accepter juste pour que nos enfants soient heureux! C'est trop de demander ?
Et quand elle est lancée... Cela me rappelait les leçons de morale que je prenais quand j'étais plus jeune, j'avais mis un moment à comprendre qu'il fallait que je dise comme elle pour avoir la paix!
Pierre commençait à bafouiller dans ses réponses quand Bernadette s'en est mêlée.
-il va avoir 20 ans Bastien, tu ne crois pas qu'il est assez grand pour savoir ce qu'il veut ?
J'avais le sourire en pensant : c'est dommage que les mères d'Izmir et de Mehdi ne soient pas là, le pauvre Pierre aurait été bouffé!
-tu te rends compte qu'il va fêter ses 20 ans on ne sait où parce ce que tu ne veux pas de tous ses copains à la maison! C'est important 20 ans et le fêter uniquement avec ses parents, ce n'est pas une fête!
Bernadette était remontée également et Pierre a cru trouver du réconfort en regardant mon père qui, fataliste hausse les épaules :
-on est hétéro Pierre et nous on n'a pas de chance, ce sont les femmes qui commandent, on n'y peut rien!
-tu ne vas pas te plaindre papa!
-non je ne me plains pas et je sais que les mères ont plus de jugement que nous les pères. Il nous faut du temps pour accepter ce que l'on n'a pas envie de voir chez soi, mais quand c'est fait, ben tu vois Pierre je suis heureux de voir Izmir venir à la maison, me faire la bise.
-ça fait qu'on a deux enfants maintenant dit ma mère.
-et un chat qui prend de la place quand tu le gardes! dis je en rigolant.
J'ai reçu une bise, une claque sur les fesses.
-va rejoindre les jeunes et ferme la porte Fabrice.
Il n'y avait pas à discuter.
-rho dit Izmir, je n'avais jamais entendu ta mère parler ainsi, je comprends mieux maintenant comment mon père a cédé si vite avec ma mère et la tienne!
-mais ça va donner quoi ? demande Bastien.
Je le regarde en souriant :
-je crois qu'il faut que tu mettes du tien et fêter ton anniversaire avec tes parents et ceux qu'ils veulent puis cela ne t'empêche pas de le fêter une deuxième fois avec tes amis sans la famille, comme ça tout le monde sera content!
-mais j'aimerais bien qu'ils connaissent Cédric!
-oh la la dit Izmir, là faut prendre son temps, laisse le digérer le paternel! dit Izmir, deux femmes sur le dos d'un coup!
On rigole.
Bastien nous raconte comment il s'est fait draguer il y a 6 mois par le beau Cédric.
Banalement en boîte de nuits.
-il m'a amusé, fait rire et quand dans la boîte ils ont mis un slow, on s'est regardé en riant et en se demandant ce que c'était, ça bougeait pas, alors il m'a pris dans ses bras en me disant "c'est avec des musiques comme ça que nos vieux draguaient les meufs", alors viens je vais voir si ça fonctionne. Il était doux, tendre, caressant et je me suis laissé embrasser.
-et il t'a emmené chez lui! dit Izmir en me regardant.
-non pas ce jour là, moi j'aurais bien voulu en faire plus, mais on s'est mis dans un coin pour s'embrasser, se caresser et il m'a sucé dans la pénombre. J'avais honte et en même temps qu'est ce que j'ai aimé! Moi j'ai juste pu le caresser, le branler, il n'a pas voulu que je lui fasse dans la boîte. Ce n'est que 8 jours après qu'il m'a invité chez lui et là j'ai eu droit au grand jeu dit Bastien en riant.
-c'était ton premier mec ? demande Izmir doucement.
-non dit Bastien en rougissant.
Ce fût l'heure de se séparer, et Pierre m'a serré la main en me regardant, m'approchant de lui pour me serrer dans ses bras... sans rien dire. Bernadette me fait la bise et Bastien nous serre la main avec ses beaux yeux tendres qui disaient autre chose.
-t'es bien une cachotière maman!
-bah il fallait que vous ayez l'air le plus naturel possible et là vous étiez bien décontractés j'ai trouvé. Il n'en est pas revenu Pierre.
-c'est Bernadette qui t'en a parlé ?
-oui elle avait compris que Bastien aimait les garçons, car elle l'a entendu parler au téléphone avec un garçon et elle a vite compris, mais connaissant son mari elle ne savait pas comment faire et quand elle a su pour toi, c'est comme ça que j'ai organisé ce repas et que je vous ai forcé à venir les enfants!
-je pense qu'il a compris dit Izmir, car la leçon a dû continuer la porte refermée...
-oh toi ne fais pas ton curieux tu ne sauras rien! dit ma mère en caressant la joue d'Izmir.
-vous restez dîner ? demande mon père.
-ou vous revenez demain midi pour finir les restes ? ajoute ma mère.
-bah dit Izmir en haussant les épaules, moi je dis qu'on peut faire les deux vu ce qui reste comme tarte!
On rigole tous les quatre.
-elle est impayable ta mère quand elle a quelque chose dans le crâne me dit Izmir, allongés tous les deux dans le lit.
-tu te rends compte la chance que l'on a d'avoir des mères comme ça ? que ce soit la mienne, la tienne, celle de Mehdi, de vraies furies ensemble!
-en fait Pierre il a eu de la chance aujourd'hui de n'avoir à faire qu'à ta mère!
Je sens la main d'Izmir glisser sur mon torse et venir saisir ma queue qui se redresse vivement.
-alors heureux d'avoir revu le jeune Bastien, il t'a excité le minet ?
-ça il aurait pu oui...
-pourquoi il aurait pu ? demande Izmir.
-ben t'étais là... alors ça me coupe un peu mes moyens!
Il éclate de rire.
-alors là c'est la meilleure de l'année celle là, parce que je suis à tes côtés un mec ne te plait pas ?
-mais c'est toi qui me plait en premier et quand t'es là ben je ne vois que toi et je pense de suite que tu me tiens la queue, que tu la caresses et quand dans tes bons jours tu viens la prendre en bouche pour faire juter ton homme!
-t'es bien le pire des voyous que je connais oui!
Nous sommes venus un peu en avance chez mes parents au cas où ma mère ait besoin de nous, mais comme d'habitude tout était déjà prêt.
Je suis arrivé avec Mistigri dans les bras.
-bonjour les enfants, alors le fauve t'es de sortie ? dit elle en caressant ce brave matou.
-oui dis je en la regardant sans sourire, quand on lui a dit qu'on venait chez Mamie il est entré dans la voiture et ne voulait plus sortir, alors on l'a amené.
Je reçois une claque sur les fesses.
-tu vas grandir un peu espèce de gamin!
-aie, dis donc c'est quoi cette façon de nous taper sur les fesses maman ?
-oh pardonne moi mon chéri, mais tes petites fesses il y a longtemps que je les ai vues et touchées!
-et celles d'Izmir aussi ?
Elle me regarde un peu interloquée.
-ben oui quand il est rentré il a fallu que je le soigne, il avait une belle marque!
Elle regarde Izmir qui peine à garder son sérieux, avant de venir vers elle :
-vous n'allez pas le croire quand même, je n'avais pas de marque!
-ben oui toi t'as pas vu, moi si!
Là j'ai pris une petite claque sur la joue, pleine de tendresse.
-tu n'as pas à lui regarder les fesses comme ça aussi!
On riait tous les trois quand mon père est arrivé :
-j'ai loupé quelque chose les enfants ?
Il a droit à des bises.
-on parlait des mauvais manières de ta femme, ma mère qui a pris l'habitude de nous mettre des claques sur les fesses à Izmir et moi...
-ah ça, depuis que je la connais elle touche les fesses des mecs!
-ah bon vous aussi ? demande Izmir.
Mon père le regarde l'œil coquin :
-tu ne veux pas que je t'explique tout ce qu'elle me fait ?
C'est ma mère qui crie le plus fort en nous houspillant :
-fichez le camp de ma cuisine et laissez moi Mistigri, lui au moins ne me contredit pas et allez préparer l'apéro, les invités ne vont pas tarder.
Lorsqu'on a été tous les deux avec mon père je lui ai demandé :
-pourquoi elle tenait absolument à ce qu'on vienne aujourd'hui voir vos amis ?
Il me regarde interloqué :
-elle t'a rien dit ?
-ben non si je te le demande.
-ça ne m'étonne pas, eh bien vous verrez, cramponnez vous les enfants!
Qu'est ce qu'elle avait encore inventé ma mère ?
Je n'ai pas compris tout de suite...
Les invités sont arrivés. Pierre et Bernadette avaient bien vieillis, et j'ai trouvé le mari aigri, triste alors que dans mes souvenirs il aimait bien raconter des histoires.
Bernadette était égale à elle-même, souriante, avenante mais c'était le mari qui parlait, et derrière Bastien que j'ai reconnu, certes il avait pris de l'âge le garnement, mais il avait la même bouille, le même sourire et les yeux rieurs. Un beau mec châtain, cheveux courts et j'ai retrouvé ses beaux yeux bleus très clairs. Il avait l'air ravi de me voir.
Je voyais bien Pierre nous regarder l'air de se poser des questions, quand ma mère qui amenait les petits fours chauds s'est exclamée :
-Fabrice, tu as fait les présentations ? en me montrant Izmir.
Je n'ai pas eu le temps de dire quelque chose que ma mère posait les mains sur les épaules d'Izmir et, toisant Pierre :
-Izmir est l'ami de Fabrice, ils sont pacsés depuis bientôt 2 ans.
J'ai bien vu que Pierre me fusillait du regard, les narines gonflées. Bernadette avait gardé le sourire et Bastien était devenu rouge comme une écrevisse.
-bon on boit l'apéro ? demande ma mère, faut manger les petits fours pendant que c'est chaud.
Tout le monde s'installe et je me retrouve entre Izmir et Bastien.
-alors Bastien tu te souviens de moi ? cela fait quand même longtemps qu'on ne s'est pas vu !
-oh oui je m'en souviens, j'aimais bien venir chez tes parents pour que tu me lises des histoires.
-ah ça t'aimais ça et moi j'adorais t'entendre rire aux éclats!
-oui quand tu faisais le loup, ça me faisait rire énormément et je ris encore quand j'entends quelqu'un le faire pour déconner et je repense à toi!
-oh maintenant tu n'as plus besoin qu'on te raconte des histoires...
Apéro, déjeuner, souvenirs mais Pierre ne me regardait pas, café sous la véranda, profitant du soleil qui pointait et mes parents ont emmené Pierre et Bernadette pour visiter le jardin de mon père.
-tu viens avec nous Bastien a dit son père.
Et ce n'était pas une question, mais il ne connaissait plus ma mère.
-mais laisse les entre jeunes, tu sais le jardin c'est pas ça qui les intéresse!
On s'est retrouvé tous les trois et j'ai bien vu que Bastien avait des questions.
-tout va bien ? a demandé Izmir.
-oui si on veut dit Bastien, tu as des parents formidables Fabrice.
-bah ton père est un peu rude, mais ta mère elle me parait bien gentille !
-oui heureusement qu'elle est là!
Il baisse la tête et se tait.
-qu'est ce qui ne va pas ? j'ai demandé en posant ma main sur la sienne.
Il a reposé son autre main sur la mienne, a relevé la tête :
-quand as tu su que tu étais gay Fabrice ?
J'avoue que j'ai été pris au dépourvu.
-quand exactement je ne sais plus, mais ça fait longtemps.
-t'as couché avec des filles ?
-oui.
Il se tait et baisse encore la tête.
-et toi ? j'ai demandé doucement.
-oui quelques fois.
-et tout va bien ?
-ouais si on veut.
Je sens sa main serrer la mienne, il relève sa tête, me regarde, les yeux embués.
-j'ai un copain maintenant Fabrice et si mon père le sait il va me tuer!
-pourquoi il t'en a parlé ?
-il m'a vu avec un autre copain, mais on ne faisait rien, juste qu'on se touchait les mains et là il m'a dit que j'allais devenir, une tapette, un pédé et qu'il ne voulait pas de ça à la maison!
-et ta mère ?
-ils n'arrêtent pas de s'engueuler tous les deux à ce sujet, j'en ai marre tu peux pas savoir!
-je comprends dit Izmir ça ne doit pas être facile à vivre, mais tu as quel âge Bastien?
-je vais avoir 20 ans le mois prochain.
Izmir me regarde en souriant.
-eh bien Bastien je vais te raconter comment j'ai dompté le macho qui te racontait des histoires.
En quelques mots Izmir raconte sa persévérance pour enfin se pacser, le travail de nos mères pour faire accepter tout ça avec son père surtout.
-vous avez de la chance !
-toi t'as envie de faire quelque chose, t'as l'air presque décidé!
-oui j'ai envie de vivre tout le temps avec mon copain, il travaille et il m'a dit qu'il voulait bien que je reste avec lui.
-il a quel âge ton copain ?
-il va avoir 32 ans bientôt.
-ah les trentenaires! dit Izmir en rigolant, ils ne peuvent pas se passer des jeunes dans la vingtaine!
-vous avez un conseil ? demande Bastien.
-ce n'est pas facile ce que tu demandes Bastien.
-vous faites quoi le samedi soir 15 mars ?
On se regarde avec Izmir.
-j'en sais rien dit Izmir, pourquoi ?
-je vous invite à mon anniversaire le samedi soir et le dimanche midi, ça se passe chez mon copain, il s'appelle Cédric.
-mais il va dire quoi ?
-ben rien, c'est mon anniversaire.
-mais on peut dormir où ?
-chez lui il a une maison avec au moins quatre chambres!
-t'en penses quoi Izmir ?
-j'en pense que cela a l'air de te faire envie, curieux comme tu es t'as envie de voir le chéri de Bastien!
Je regarde sur mon agenda.
-mais c'est le week-end après Canet! Purée ça va faire du chemin!
-tu sais que je sais conduire dit Izmir en me faisant un bisou.
-alors on dit oui pour l'instant, donne moi ton téléphone Bastien et prend le mien, tu me donneras l'adresse où cela se passe.
On entendu du bruit, les parents reviennent en parlant et le père apparait, nous regarde:
-bon on ne va pas tarder Bastien!
Ma mère s'en mêle bien sûr.
-t'es si pressé que ça, laisse les jeunes discuter.
Je les entends parler dans le salon et d'un seul coup ma mère hausse le ton. Je suis surpris, comme Izmir car ce n'est pas dans ses habitudes :
-t'es franchement ridicule Pierre de penser comme ça! Moi non plus je n'ai pas apprécié quand j'ai su que Fabrice aimait les garçons, mais j'ai toujours pensé que sans encourager il fallait que nous les parents on les soutiennent pour qu'ils acceptent ou non leur préférence et en aucun cas leur imposer les nôtres!
Bastien me regarde, l'air inquiet.
-si ma mère hausse le ton c'est que ton père a du l'agacer fortement dis je en souriant.
-faut l'entendre parler des gays, ce n'est pas le terme qu'il emploie!
-je m'en doute Bastien, mais tu sais je pense que ce n'est pas facile pour lui d'accepter cela! Mais faut surtout pas t'en vouloir surtout si t'es sûr de toi!
Ma mère parlait encore mais plus bas et on n'entendait pratiquement plus.
-Fabrice vient voir dit-elle.
-bougez pas surtout les gars! dis je en riant, ça va être ma fête!
J'arrive dans le salon, mon père est sur le point d'éclater de rire tellement la situation est tendue. Pierre est blanc comme un linge, Bernadette a le sourire crispé.
-viens là mon garçon dit ma mère qui me prend par les épaules et regarde Pierre, dis moi Pierre si tu croises Fabrice dans la rue, ça se voit qu'il aime Izmir de tout son cœur, qu'ils vivent heureux tous les deux, qu'ils ont des amis que je connais et je dirais que je suis heureuse comme mon mari de les recevoir tous! Alors tu réponds quoi Pierre ?
Elle ne criait pas, mais sa voix était ferme et je savais que ses yeux fusillaient le pauvre Pierre qui ne devait pas s'attendre à ça en venant déjeuner chez mes parents.
Là j'ai compris en voyant le sourire s'accentuer sur le visage de Bernadette, qu'elles étaient d'accord toutes les deux, qu'elles savaient!
-oui tu as raison bien sûr, mais je n'arrive pas à comprendre ça désolé!
-mais on te demande pas de comprendre répond ma mère, mais d'accepter juste pour que nos enfants soient heureux! C'est trop de demander ?
Et quand elle est lancée... Cela me rappelait les leçons de morale que je prenais quand j'étais plus jeune, j'avais mis un moment à comprendre qu'il fallait que je dise comme elle pour avoir la paix!
Pierre commençait à bafouiller dans ses réponses quand Bernadette s'en est mêlée.
-il va avoir 20 ans Bastien, tu ne crois pas qu'il est assez grand pour savoir ce qu'il veut ?
J'avais le sourire en pensant : c'est dommage que les mères d'Izmir et de Mehdi ne soient pas là, le pauvre Pierre aurait été bouffé!
-tu te rends compte qu'il va fêter ses 20 ans on ne sait où parce ce que tu ne veux pas de tous ses copains à la maison! C'est important 20 ans et le fêter uniquement avec ses parents, ce n'est pas une fête!
Bernadette était remontée également et Pierre a cru trouver du réconfort en regardant mon père qui, fataliste hausse les épaules :
-on est hétéro Pierre et nous on n'a pas de chance, ce sont les femmes qui commandent, on n'y peut rien!
-tu ne vas pas te plaindre papa!
-non je ne me plains pas et je sais que les mères ont plus de jugement que nous les pères. Il nous faut du temps pour accepter ce que l'on n'a pas envie de voir chez soi, mais quand c'est fait, ben tu vois Pierre je suis heureux de voir Izmir venir à la maison, me faire la bise.
-ça fait qu'on a deux enfants maintenant dit ma mère.
-et un chat qui prend de la place quand tu le gardes! dis je en rigolant.
J'ai reçu une bise, une claque sur les fesses.
-va rejoindre les jeunes et ferme la porte Fabrice.
Il n'y avait pas à discuter.
-rho dit Izmir, je n'avais jamais entendu ta mère parler ainsi, je comprends mieux maintenant comment mon père a cédé si vite avec ma mère et la tienne!
-mais ça va donner quoi ? demande Bastien.
Je le regarde en souriant :
-je crois qu'il faut que tu mettes du tien et fêter ton anniversaire avec tes parents et ceux qu'ils veulent puis cela ne t'empêche pas de le fêter une deuxième fois avec tes amis sans la famille, comme ça tout le monde sera content!
-mais j'aimerais bien qu'ils connaissent Cédric!
-oh la la dit Izmir, là faut prendre son temps, laisse le digérer le paternel! dit Izmir, deux femmes sur le dos d'un coup!
On rigole.
Bastien nous raconte comment il s'est fait draguer il y a 6 mois par le beau Cédric.
Banalement en boîte de nuits.
-il m'a amusé, fait rire et quand dans la boîte ils ont mis un slow, on s'est regardé en riant et en se demandant ce que c'était, ça bougeait pas, alors il m'a pris dans ses bras en me disant "c'est avec des musiques comme ça que nos vieux draguaient les meufs", alors viens je vais voir si ça fonctionne. Il était doux, tendre, caressant et je me suis laissé embrasser.
-et il t'a emmené chez lui! dit Izmir en me regardant.
-non pas ce jour là, moi j'aurais bien voulu en faire plus, mais on s'est mis dans un coin pour s'embrasser, se caresser et il m'a sucé dans la pénombre. J'avais honte et en même temps qu'est ce que j'ai aimé! Moi j'ai juste pu le caresser, le branler, il n'a pas voulu que je lui fasse dans la boîte. Ce n'est que 8 jours après qu'il m'a invité chez lui et là j'ai eu droit au grand jeu dit Bastien en riant.
-c'était ton premier mec ? demande Izmir doucement.
-non dit Bastien en rougissant.
Ce fût l'heure de se séparer, et Pierre m'a serré la main en me regardant, m'approchant de lui pour me serrer dans ses bras... sans rien dire. Bernadette me fait la bise et Bastien nous serre la main avec ses beaux yeux tendres qui disaient autre chose.
-t'es bien une cachotière maman!
-bah il fallait que vous ayez l'air le plus naturel possible et là vous étiez bien décontractés j'ai trouvé. Il n'en est pas revenu Pierre.
-c'est Bernadette qui t'en a parlé ?
-oui elle avait compris que Bastien aimait les garçons, car elle l'a entendu parler au téléphone avec un garçon et elle a vite compris, mais connaissant son mari elle ne savait pas comment faire et quand elle a su pour toi, c'est comme ça que j'ai organisé ce repas et que je vous ai forcé à venir les enfants!
-je pense qu'il a compris dit Izmir, car la leçon a dû continuer la porte refermée...
-oh toi ne fais pas ton curieux tu ne sauras rien! dit ma mère en caressant la joue d'Izmir.
-vous restez dîner ? demande mon père.
-ou vous revenez demain midi pour finir les restes ? ajoute ma mère.
-bah dit Izmir en haussant les épaules, moi je dis qu'on peut faire les deux vu ce qui reste comme tarte!
On rigole tous les quatre.
-elle est impayable ta mère quand elle a quelque chose dans le crâne me dit Izmir, allongés tous les deux dans le lit.
-tu te rends compte la chance que l'on a d'avoir des mères comme ça ? que ce soit la mienne, la tienne, celle de Mehdi, de vraies furies ensemble!
-en fait Pierre il a eu de la chance aujourd'hui de n'avoir à faire qu'à ta mère!
Je sens la main d'Izmir glisser sur mon torse et venir saisir ma queue qui se redresse vivement.
-alors heureux d'avoir revu le jeune Bastien, il t'a excité le minet ?
-ça il aurait pu oui...
-pourquoi il aurait pu ? demande Izmir.
-ben t'étais là... alors ça me coupe un peu mes moyens!
Il éclate de rire.
-alors là c'est la meilleure de l'année celle là, parce que je suis à tes côtés un mec ne te plait pas ?
-mais c'est toi qui me plait en premier et quand t'es là ben je ne vois que toi et je pense de suite que tu me tiens la queue, que tu la caresses et quand dans tes bons jours tu viens la prendre en bouche pour faire juter ton homme!
-t'es bien le pire des voyous que je connais oui!
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