Vengeance a Monaco (09)
Récit érotique écrit par Sylvainerotic [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Vengeance a Monaco (09)
Dernier épisode des aventures de Charles, Pierre et Félix. Comme d’habitude, n’hésitez pas à m’écrire pour vos commentaires ou pour savoir de qui je me suis inspiré pour les apparences physiques des personnages. Bonne lecture .
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On fait une pause et se douche tous les trois. Se laver et se rafraichir. L'occasion de caresses sur les peaux mouillées. On emmène les poppers dans la chambre, qui s'apprête à devenir le décor du troisième round. On sniffe un peu pour se re-préparer. Et on s'installe tous les trois sur le lit pour faire remonter la tension sexuelle. D'abord de la sensualité. Juste des caresses gratuites et lentes. Plus d'affection, pas encore de sexe. Les peaux nues sont agréables sous les mains. Les mains cèdent vite la place aux lèvres. Les bites regonflent doucement. Quelque chose commence à se produire. Déjà enivrés par deux tours de sexe, nous voulons tous les trois aller plus loin. Les trois corps commencent à s'enlacer ensemble. Les mains, les bouches touchent tout ce qu'elles peuvent, sans distinguer de qui il s'agit. Chacun d'entre nous ne fait plus de différence entre les deux autres, aime, touche, caresse comme un seul corps, comme un seul amant. Nous nous perdons tous les trois dans un méandre amoureux. Les yeux à moitié fermés, tout le monde embrasse, caresse, suce et lèche tout le monde. Les trois corps sont emmêlés. On s'aime à trois, et des "je t'aime" et surtout des "je vous aime tous les deux" s'échappent des bouches. Un trio amoureux, un couple est en train de naitre. Nous réalisons que nous voulons former maintenant un ménage à trois…
Forts de cette certitude, nous sommes impatients de nous pénétrer. Pierre est le premier à vouloir recevoir de nouveau. Il a levé et écarté les jambes.
— Baisez-moi, prenez-moi.
Au bord du lit, Felix s'approche et rentre facilement en lui pour l'enculer. Je regarde Pierre amoureusement, le couvre de caresses et de baisers, qu'il me rend lui aussi. Felix nous admire tout en baisant Pierre. Je donne maintenant ma queue à sucer à Pierre, histoire qu'il ait ses deux amants en lui. Les bites rentrent dans son corps en rythme et le font bander lui aussi. Je viens ensuite m'asseoir sur son visage. Il me bouffe le cul par en dessous. Je fais face à Felix. On se regarde, complices. Mon visage se déforme de plaisir au gré des caresses de langue de Pierre sur mon anus. Je me penche légèrement en avant et prends les chevilles de Pierre en main pour les écarter pour faciliter la sodomie. Mes lèvres viennent trouver celles de Felix. Nos baisers sont longs. Felix continue à enculer Pierre en se caressant les fesses. Pierre n'a pas arrêté de me bouffer le cul. Je lâche les chevilles. Pierre garde ses jambes levées. Je me penche complètement pour sucer Pierre. Ce dernier prend ma queue en bouche et on est maintenant en 69, alors que Felix continue à sodomiser Pierre. Je suis aux premières loges pour regarder sa belle bite en pleine action. Felix caresse mes cheveux bruns pour m'encourager. Puis, joueur, il sort la queue et la place près de ma joue. Je lâche celle de Pierre et suce celle de Felix, bien chaude et brillante. Plein de passion, de désir d'intimité, je la suce avec énergie sans m'aider de mes mains. Satisfait, Felix la reprend pour la replonger dans le cul de Pierre, dont je me remets à sucer la bite. Celui-ci s'est remis à me lécher le cul, histoire de varier les plaisirs. Pierre finit par vouloir avoir son deuxième amant en lui. Felix me laisse sa place. Debout au bord du lit, j'encule Pierre. Felix est resté à côté de moi. On s'embrasse sur la bouche puis langues sorties et frétillantes. Je sens la main de Felix glisser sur mon dos puis ma fesse. Il s'arrête et laisse sa main sur les fesses pour apprécier les mouvements de sodomie.
Il vient ensuite se placer derrière moi, collé à mon dos. Je sens sa queue raide glisser verticalement le long de ma raie. Ses mains me caressent sur les côtes, et il m'embrasse dans le cou avec beaucoup de sensualité. Ses mains remontent sur le devant, mes abdominaux, puis mes pectoraux et mes seins, sans que les bisous dans le cou n'aient cessé. Je me sens très bien, entre mes deux amants. Je suis à l'intérieur du premier et le deuxième me câline par derrière. Il finit par me lécher l'oreille et me glisse : "Laisse-moi te prendre aussi."
Je suis incroyablement excité à l'idée de former ce train de baise. Je me penche sur Pierre autant pour l'embrasser que pour faciliter l'accès de mon cul à Felix. Son gland force le passage. Il est en moi. Et je suis en Pierre. Nos trois corps qui se baisent et s'enfilent à la chaine. Je continue à embrasser Pierre et me mets à bouger doucement. Avancer dans Pierre, reculer pour prendre la queue de Felix en entier. À moi de contrôler la baise. Je me redresse légèrement, tendu sur mes bras de part et d'autre de Pierre. Je le baise. Chaque mouvement est un balancier de plaisir. Le cul de Pierre sur ma bite, la caresse de Felix sur ma prostate. Tout mon corps prend du plaisir. J'adore l'amour à trois. Des plaisirs partout sur le corps. Des combinaisons de frissons inattendues. Felix bouge doucement sans que sa bite ne sorte de mon cul. Il me caresse le dos et les épaules. Pierre regarde nos deux visages et vient me caresser les seins. Je ferme les yeux tant le plaisir m'envahit.
On se détache pour reformer aussitôt la chaine sur le lit. Pierre se met à quatre pattes et je le prends par derrière en levrette. Je me penche un peu pour laisser Felix m'enculer.
Le petit train de sodomie se remet en marche. Des mouvements de plaisir. On s'encule deux à deux. J'adore être au milieu, entre mes deux amants. C'est divin.
Pierre s'est redressé, car il veut être plus proche, me sentir dans son dos, comme je sens Felix dans le mien. Les têtes se tournent pour échanger des baisers. Mes mains caressent le corps nu de Pierre. Felix m'embrasse dans le cou. Le plaisir monte et il finit par nous emporter tous les trois. Un orgasme unique qui prend tous les corps ensemble. Felix éjacule dans mon cul, et moi dans celui de Pierre, qui jouit dans ma main qui est venue saisir sa queue. Les corps entiers frissonnent. La chair de poule recouvre les recouvre. Je remonte ma main vers le visage de Pierre qui mange le foutre en douceur. Nos corps restent emboités. On essaie de rester les uns dans les autres le plus longtemps possible. Oui, quelque chose s'est passé. Nous sommes maintenant un vrai trio.
Les corps s'allongent sur le lit pour soupirer et somnoler. Je suis sur le côté, Pierre dans mon dos, et Felix dans le sien. Trois corps nus allongés côte à côte, agencés comme des cuillères bien rangées.
Les nuques sont embrassées, les côtes caressées. On se repose un peu.
Mais un dernier élan nous prend. Nous sommes accros au sexe. Il nous faut un quatrième round, un quatre orgasmes pour compléter cette overdose de sexe. Les bites bandent et il est naturel de les glisser dans les culs. Je lève la jambe et Pierre me pénètre sur le côté. Felix fait de même en pénétrant Pierre. On n'a pas pu se retenir. Il fallait que l'on fasse de nouveau l'amour à trois, que l'on soit les uns dans les autres. Pierre et Felix bougent doucement leurs bassins. Les jambes restent levées. Je tourne la tête car je veux les lèvres de Pierre sur les miennes. Felix embrasse l'épaule de Pierre. La position est amusante mais longue à tenir.
C'est moi qui suis le plus désireux de me faire enculer. Felix s'est allongé sur le lit, je me suis mis à quatre pattes sur lui pour l'embrasser et le caresser sur le torse. Et me sentir près de lui. Pierre m'encule. Je me fais caresser proprement par mes deux amants sur le dos et sur les épaules.
— Defonce-lui le cul.
C'est Felix qui commande Pierre. Ce dernier accélère. Je m'allonge complètement sur le corps de Felix qui me serre et couvre mon corps de caresses. Pierre s'est penché plus en avant pour accélérer et m'encule vivement. Il y va à fond. Et fait claquer ses hanches contre mes fesses. Je me laisse faire. C'est bon.
— Retourne-toi et viens te mettre ma queue.
J'obéis à Felix et me cale sur mes pieds pour descendre sur sa bite, par derrière, comme plus tôt sur le canapé. Je baise bien sa queue et je me branle en même temps. Felix a saisi mes fesses par en dessous pour accompagner les mouvements. Pierre s'est approché. Il prend mon visage dans ses mains et m'embrasse avec passion sur la bouche, avec la langue. Le kiff complet. Il se penche ensuite pour me sucer. Je m'immobilise pour le laisser faire. Je ressens beaucoup de sensations sur ma bite et ma prostate, comme je suis pénétré et sucé. Puis Pierre se lève et c'est à mon tour de le sucer. Je recommence mes va-et-vient sur la bite de Felix. Les caresses sur mes fesses reprennent. Je me branle et je suce. Je ressens du bien entre partout sur mon corps. Sur ma peau, sur mes fesses, dans ma bouche, dans mon cul. Mes deux amants me donnent du plaisir. Mais j'en veux plus. Pierre me penche légèrement en arrière, Felix me tire aussi et je viens m'allonger sur le torse de Felix, en levant les jambes, en gardant la bite de Felix en moi. Pierre pousse son gland entre mon anus et la queue de Felix. Ça tire et ça rentre. Je le voulais. Eux aussi. Une double anale pour moi. Mes deux amants qui me pénètrent ensemble. Deux bites dans le cul. Je gémis. Pierre commence ses va-et-vient. Felix reste en place et il me serre contre lui. Ses doigts caressent mes seins ou se glissent dans ma bouche. Je commence à gueuler de plaisir tant j'aime ça. Nos trois corps sont serrés, et je suis presque écrasée contre mes deux amants.
Pierre se penche et embrasse nos deux visages. Il pousse encore plus profond en moi. On crie comme trois animaux en rut. Jusqu'à jouir ensemble. Pierre et Felix crachent le peu de sperme qui reste dans leurs couilles dans mes entrailles et moi je jouis sans me toucher car la pression sur mon point G est forte. Moi aussi il me reste peu de jus pour ce quatrième orgasme mais je crache quand même quelques belles gouttes sur mes abdos.
Les corps se détachent doucement après cela. Ivres de griserie, de fatigue et de sexe sauvage. Ça fait plusieurs heures qu'on baise comme des fous. On a eu ce qu'on voulait. Repus, on s'endort nus tous les trois, les corps enchevêtrés.
Quand on se réveille, il est temps de prendre l'air après être restés enfermés comme ça longtemps. Notre complicité à trois n'a jamais été aussi grande. On se touche deux à deux. On se prend par la main, parfois à deux, parfois à trois. Mais on n'a pas besoin de se le dire officiellement car c'est une évidence pour nous trois. Nous sommes maintenant un ménage à trois. Nous sommes prêts à former une relation à trois. Cela promet des moments magiques.
Quand je retourne bosser le lundi, les choses redeviennent moroses. Pas de progrès dans l'enquête. Impossible de percer le secret qui unit les quatre victimes du tueur en série… Je me demande si ce dernier va faire une nouvelle victime. Mais mon instinct me dit que non. De son côté, Félix, avec son instinct de journaliste, continue d'enquêter de son côté, mais cela ne donne rien non plus.
Frustré professionnellement, je me rattrape dans ma vie privée. Car les semaines qui suivent notre orgie de sexe à trois sont magiques. Nous vivons pleinement notre ménage à trois. Il n'y a plus de combinaisons à deux. Tout se fait à trois. Il nous arrive aussi de laisser deux d'entre nous baiser, mais le troisième regarde toujours, en voyeur avisé…
Pierre nous emmène aussi à la plage gay nudiste pour un plan sauvage exhib à trois, devant plein de gays voyeurs. On affiche aussi notre ménage à trois dans la rue dans les gestes explicites qu'on se donne.
On s'offre un petit plaisir à trois en baisant Alex, le jeune minet steward que j'avais rencontré sur Grindr. On le baise tous les trois à la chaine, en le faisant tourner.
Les semaines s'écoulent et aucun meurtre à signaler. Le tueur en série a donc probablement eu ce qu'il voulait. Se débarrasser des quatre amis d'enfance. Aucun élément nouveau dans l'enquête… Le crime parfait
Jusqu'au jour où Felix vient me trouver avec un extrait du journal local, d'il y a 22 ans.
— J'ai fait quelques recherches aux archives du journal et j'ai trouvé un truc bizarre.
Le titre du journal : "Jeune homme de 18 ans retrouvé noyé".
Je lis l'article et en gros il s'agit d'un jeune de 18 ans retrouvé au petit matin, sur la plage, noyé. Le jeune en question était serveur au prestigieux Beach Club de Monaco, lieu de la jet set. Une photo du jeune homme, mignon, est présente dans l'article. Il y a aussi une photo prise au Beach Club, pour illustrer l'article.
— Regarde bien à l'arrière-plan.
En effet je reconnais les quatre victimes : Brice, Gaspard, Victor et JR.
— Et alors, je dis, qu'est-ce que tu en conclus ? Rien de surprenant que ces 4-là fréquentent le Beach Club.
— Non bien sûr, mais ce qui est étonnant c'est qu'ils ont cessé d'être amis à peu près à la même date que cette noyade, d'après ce que les proches t'avaient dit.
Je consulte la date du journal, et Felix a raison.
— Tu penses donc que le secret des 4 est lié à cette noyade ? D'ailleurs, ils connaissaient surement le noyer, vu qu'il était serveur au Beach Club.
— Ça ne prouve rien, mais ça vaut le coup de regarder.
Je me décide donc d'aller consulter le rapport de police de la noyade. Pierre n'est pas au bureau ce jour-là. Je dois donc me taper les recherches.
Je lis le rapport :
"La victime a été trouvée sur la plage principale au petit matin par un promeneur. Le corps a très certainement été rejeté par la mer. La victime porte tous ses vêtements à l'exception d'une chaussure. L'examen ne révèle pas de présence d'eau dans les poumons, mais de très fortes quantités d'alcool et de drogues récréatives dans le sang à des niveaux très toxiques. Par ailleurs, d'importantes quantités de liquide séminal ont été retrouvées dans la bouche, l'estomac et le rectum de la victime. Des légères coupures au niveau de l'anus laissent envisager des pénétrations anales extrêmes dans les heures ayant précédé la mort."
Et puis je lis la conclusion du rapport : "Mort par noyade".
Ça n'a aucun sens. La victime n'avait pas d'eau dans les poumons… elle est morte avant, fort probablement après avoir participé à une partie de chemsex !
Je fais la connexion aussitôt avec les pratiques sexuelles des 4 victimes : elles se brouillent juste après la "noyade accidentelle" d'un serveur du club dont elles étaient des habituées. Ça ne prouve rien, mais c'est une drôle de coïncidence.
Je regarde le dossier, et je regarde des photos du cadavre. Le visage est encore en bon état. Un beau visage. Jeune. Mais soudain je m'immobilise. Je reconnais ce visage… c'est celui que j'avais vu encadré chez Pierre… son cousin !
Pierre sait-il que son cousin n'est pas mort de noyade ? Et que sa mort a peut-être été causée par les 4 victimes du tueur en série ?
Je me rends aussitôt chez Pierre, qui est tranquillement chez lui.
Je ne sais pas comment amener les choses… Je lui demande s'il savait que son cousin travaillait dans un club fréquenté par les 4 victimes… Il a l'air surpris… Il me dit qu'il se souvient que son cousin travaillait au Beach Club comme job d'été… mais il ne savait pas que les victimes en faisaient partie.
Je lui explique la coïncidence sur la brouille au moment du décès de son cousin… ses lèvres commencent à trembler…
— Tu penses que les 4 mecs pourraient être liés à la mort de mon cousin ???
— Je… je sais pas… mais en fait il y a aussi l'autopsie.
J'ai amené une copie avec moi… je le tiens dans mes mains, Gene.
— Tu ne l'as jamais lu ?
— Non… je n'ai jamais osé, même quand j'ai obtenu le poste ici.
Je pose le rapport sur la table et le laisse lire. C'est cruel, mais il a le droit de savoir.
Je vois ses yeux parcourir le rapport et s'embuer de larmes.
— Excuse-moi… je suis désolé…
— Non… c'est pas ta faute… c'est juste horrible… je… je savais pas… tu penses qu'il est tombé dans un bad trip avec ces salauds ?
— C'est possible… mais on n'en a pas la preuve… à moins que les ADN retrouvés sur ton cousin n'aient été retrouvés et que l'on puisse les comparer avec ceux de Brice, Gaspard, Victor et JR.
— Oui… tu as raison.
Il est tout pâle et se lève.
— Excuse-moi… j'ai besoin de me passer de l'eau sur la figure.
Il disparait dans la salle de bain. J'erre dans le salon… me sentant mal pour Pierre.
Mais soudain, venu de nulle part, un mouchoir se colle à mon nez avec une odeur chimique énorme et écœurante. Je m'effondre immédiatement.
Quand je me réveille, j'ai un mal de tête épouvantable mais ça m'est égal car c'est ma tenue qui m'inquiète. Je suis chez moi, sur mon lit, en boxer, attaché aux poignets et aux chevilles par des cordes aux quatre coins du lit. J'ai Pierre assis dans la chambre.
Il sourit.
— Ah ça y est, tu es réveillé !
Je me débats.
— Qu'est-ce que c'est que ça ?
Je me marre. Je crois à un jeu érotique. J'imagine déjà que Pierre va se faire à poil et que Felix va nous rejoindre. Mais Pierre a l'air sérieux, inquiétant.
— Désolé… je croyais que tu étais un mauvais flic… mais en fait tu es maintenant trop proche de la vérité.
— Qu'est-ce que tu racontes ?
— Faire le rapprochement entre la mort de mon cousin et les quatre meurtres, ça n'était pas évident.
— Felix m'a aidé.
— Oh travail d'équipe, encore mieux, hahaha.
— Tu savais, alors ?
— Bien sûr… Tu penses vraiment que je n'ai pas consulté le rapport d'autopsie, moi le spécialiste ? Tu es vraiment naïf, Charles
J'en oublie presque mes liens… tant je sens qu'il s'apprête à m'en dire plus.
— Tu sais ce qui s'est passé alors pour ton cousin ?
Il se fige… le regard dans le vide… et des larmes coulent sur ses joues et il commence à s'énerver.
— Ce qui s'est passé… c'est que la police n'est qu'une bande d'incapables et de corrompus. Voilà ce qui s'est passé… Un jeune homo meurt dans des circonstances douteuses, et hop on enterre le dossier… ça n'intéresse personne. Surtout pour un pauvre gamin, pas un gosse de riches.
Son ton est cassant. Il se met à parler encore plus fort.
— Tu veux vraiment savoir ce qui s'est passé, hein ? Et bien voilà : mon cousin Paul travaillait au Beach Club cet été en 2003. Il venait d'avoir 18 ans. Un premier job d'été. Il était encore naïf, et influençable. Cet été-là, il dormait chez mes parents, histoire de pouvoir loger pas loin. On partageait une chambre. C'était comme un grand frère pour moi. Un soir de juillet, alors que je dormais déjà, il est passé dans la chambre tard le soir, prendre un pull. Je lui ai demandé où il allait. Il avait l'air vraiment excité. Il m'a répondu qu'un mec du beach club et ses amis l'avaient invité à faire une balade en yacht. Et il est parti en coup de vent. On l'a retrouvé sur la plage 2 jours après. Tout le monde croyait à une noyade. Je n'ai rien dit à personne à propos du bateau… pourquoi d'ailleurs, il était peut-être tombé du bateau. On ne se pose pas de questions à 10 ans… pourtant cela m'a toujours intrigué… et je n'ai jamais pu m'enlever de la tête qu'il ait pu se passer quelque chose ce soir-là… comme un pressentiment malsain. Paul n'était pas quelqu'un d'imprudent. Cela a développé en moi une envie de rentrer dans la police… un sentiment de justice à réparer… comme toi, n'est-ce pas… sauf que moi je préfère le travail de bureau et de police scientifique… alors bien sûr, une fois nommé ici, j'ai consulté le dossier de mon cousin…
Les larmes coulent plus fort et la rage augmente. Il continue :
— Tu l'as vu toi-même dans le dossier, quelque chose s'est passé… J'ai donc décidé de mener ma propre enquête. Heureusement, les ADN retrouvés sur le corps de Paul avaient été conservés… Après, il m'a fallu éplucher la liste de tous les propriétaires de yachts à l'époque, croiser ça avec des membres du beach club… un vrai travail de fourmi… ça m'a pris un temps fou… mais j'ai pu ainsi retrouver Brice… et le faire passer aux aveux… heureusement que cet idiot adore se faire attacher, ça m'a facilité la tâche… alors il a tout balancé, le nom de ses trois complices, ce qui m'a permis de les éliminer un par un… mais surtout il m'a raconté ce qui s'est passé ce soir-là.
Sa gorge se serre. Il continue.
— Ce qui devait rester une belle balade de nuit en bateau a vite tourné en partouze. Jeunes et influençables, ils ont séduit Paul dans des jeux érotiques normaux. On se met à poil et se suce entre mecs. Mais très vite, l'alcool et les drogues sont apparus… Je connais mon cousin, il était raisonnable… Je n'ai jamais douté qu'on l'ait forcé… D'ailleurs Brice me l'a confessé… Ils ont fait boire Paul, lui ont fait essayer des drogues. Et ça a tourné en orgie sauvage. Ils l'ont baisée et fait tourner pendant des heures. Se vidant régulièrement dans sa bouche et dans son cul. Ils l'ont même fisté. Mais au plein milieu, Paul a fait un arrêt cardiaque. Les quatre ont paniqué. Drogues illégales, conduite du yacht en état d'ivresse… ils ne voulaient pas appeler les flics. Ils ont rhabillé Paul et l'ont jeté par-dessus bord.
Je suis horrifié par son récit mais je le crois. Quelle histoire épouvantable… mais je reprends mes esprits.
— Tu les as donc tués tous les quatre ?
Pierre, arrête de pleurer. Il sourit.
— J'ai juste rendu la justice. J'ai juste fait ce que la police a été incapable de faire…
Tout cela me terrifie… le destin de Paul… mais aussi la vengeance de Pierre… Pourquoi suis-je attaché ? que va-t-il faire de moi
Pierre se remet à pleurer.
— Désolé Charles… mais je n'ai pas le choix… j'aurais vraiment voulu qu'on en reste ainsi… laisser ces meurtres derrière moi… continuer à t'aimer à trois avec Felix… c'était magique… mais tu ne me laisses pas le choix… tu es devenu encombrant…
Il pousse un petit rire nerveux.
— Comme ça je peux garder Felix pour moi tout seul d'ailleurs… Bon voilà, tout est prêt… J'ai déjà rédigé ta note de suicide… Je la pose là… Tu étais déprimé depuis longtemps… car incapable de résoudre ce meurtre… D'ailleurs tu n'aimais pas vraiment ton métier… tout le monde le sait d'ailleurs.
Je regarde la feuille de papier au loin… et repère une écriture vraiment similaire à la mienne… c'est vraiment effrayant.
— Oh, tu dois te demander pour l'ADN retrouvé sur les lieux… Oh eh bien, comme c'est moi qui suis en charge des échantillons, je les ai remplacés par celui de quelqu'un d'autre. Un vieux clodo à la morgue. On ne trouvera donc jamais le meurtrier. Pratique, n'est-ce pas ?
Pierre sourit maintenant de manière diabolique.
— Maintenant on va s'occuper de ton suicide.
Il s'approche de moi avec une petite fiole remplie de comprimés. Il vient se mettre sur moi et presse ma bouche pour la forcer à s'ouvrir.
— Une petite overdose de somnifères pour dire au revoir à tout le monde.
J'essaie de résister mais il force le passage et commence à me gaver de pilules dans la bouche. J'essaie de fermer, de garder les pilules de cracher… mais je n'ai pas le choix. Progressivement elles glissent dans ma gorge. Je réalise que je vais mourir… quel supplice.
Soudain le corps de Pierre bascule violemment sur le côté. Felix, que je n'avais pas vu venir, s'est jeté sur Pierre. Ils roulent en bas du lit et se battent violemment. Chacun essayant de maitriser l'autre.
Pour moi c'est une vision surréaliste. Mes deux amants, qui formaient avec moi un trio amoureux inséparable, sont maintenant en train de s'entretuer. Le bon et le mauvais. Et je ne dois ma survie potentielle qu'à la victoire du premier. Pierre parvient à repousser Felix et se précipite vers mes vêtements pour saisir mon arme de service. Il parvient à la saisir mais Felix a jailli de nouveau et les deux se battent à nouveau. Un jeu à la mort où chacun pousse le canon vers l'autre. Ils roulent au sol et je ne peux deviner qui va gagner ce combat entre le bien et le mal.
Soudain un coup de feu retentit et les deux corps se figent. Pendant quelques secondes, il est impossible de savoir ce qui s'est passé.
Puis Pierre roule sur le côté et se tient l'estomac. Felix court me détacher, et je fonce vers les toilettes me faire vomir tous les somnifères avant qu'ils ne m'intoxiquent.
Je regarde ensuite mon ange. Le trio a maintenant éclaté. Le bien l'emporte. Et nous ne sommes plus qu'un duo. Un duo marque à vif. On se sert dans les bras. Pierre a déjà perdu connaissance alors que la police et le SAMU font irruption dans la chambre.
Je sens que les explications s'annoncent compliquées.
FIN
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On fait une pause et se douche tous les trois. Se laver et se rafraichir. L'occasion de caresses sur les peaux mouillées. On emmène les poppers dans la chambre, qui s'apprête à devenir le décor du troisième round. On sniffe un peu pour se re-préparer. Et on s'installe tous les trois sur le lit pour faire remonter la tension sexuelle. D'abord de la sensualité. Juste des caresses gratuites et lentes. Plus d'affection, pas encore de sexe. Les peaux nues sont agréables sous les mains. Les mains cèdent vite la place aux lèvres. Les bites regonflent doucement. Quelque chose commence à se produire. Déjà enivrés par deux tours de sexe, nous voulons tous les trois aller plus loin. Les trois corps commencent à s'enlacer ensemble. Les mains, les bouches touchent tout ce qu'elles peuvent, sans distinguer de qui il s'agit. Chacun d'entre nous ne fait plus de différence entre les deux autres, aime, touche, caresse comme un seul corps, comme un seul amant. Nous nous perdons tous les trois dans un méandre amoureux. Les yeux à moitié fermés, tout le monde embrasse, caresse, suce et lèche tout le monde. Les trois corps sont emmêlés. On s'aime à trois, et des "je t'aime" et surtout des "je vous aime tous les deux" s'échappent des bouches. Un trio amoureux, un couple est en train de naitre. Nous réalisons que nous voulons former maintenant un ménage à trois…
Forts de cette certitude, nous sommes impatients de nous pénétrer. Pierre est le premier à vouloir recevoir de nouveau. Il a levé et écarté les jambes.
— Baisez-moi, prenez-moi.
Au bord du lit, Felix s'approche et rentre facilement en lui pour l'enculer. Je regarde Pierre amoureusement, le couvre de caresses et de baisers, qu'il me rend lui aussi. Felix nous admire tout en baisant Pierre. Je donne maintenant ma queue à sucer à Pierre, histoire qu'il ait ses deux amants en lui. Les bites rentrent dans son corps en rythme et le font bander lui aussi. Je viens ensuite m'asseoir sur son visage. Il me bouffe le cul par en dessous. Je fais face à Felix. On se regarde, complices. Mon visage se déforme de plaisir au gré des caresses de langue de Pierre sur mon anus. Je me penche légèrement en avant et prends les chevilles de Pierre en main pour les écarter pour faciliter la sodomie. Mes lèvres viennent trouver celles de Felix. Nos baisers sont longs. Felix continue à enculer Pierre en se caressant les fesses. Pierre n'a pas arrêté de me bouffer le cul. Je lâche les chevilles. Pierre garde ses jambes levées. Je me penche complètement pour sucer Pierre. Ce dernier prend ma queue en bouche et on est maintenant en 69, alors que Felix continue à sodomiser Pierre. Je suis aux premières loges pour regarder sa belle bite en pleine action. Felix caresse mes cheveux bruns pour m'encourager. Puis, joueur, il sort la queue et la place près de ma joue. Je lâche celle de Pierre et suce celle de Felix, bien chaude et brillante. Plein de passion, de désir d'intimité, je la suce avec énergie sans m'aider de mes mains. Satisfait, Felix la reprend pour la replonger dans le cul de Pierre, dont je me remets à sucer la bite. Celui-ci s'est remis à me lécher le cul, histoire de varier les plaisirs. Pierre finit par vouloir avoir son deuxième amant en lui. Felix me laisse sa place. Debout au bord du lit, j'encule Pierre. Felix est resté à côté de moi. On s'embrasse sur la bouche puis langues sorties et frétillantes. Je sens la main de Felix glisser sur mon dos puis ma fesse. Il s'arrête et laisse sa main sur les fesses pour apprécier les mouvements de sodomie.
Il vient ensuite se placer derrière moi, collé à mon dos. Je sens sa queue raide glisser verticalement le long de ma raie. Ses mains me caressent sur les côtes, et il m'embrasse dans le cou avec beaucoup de sensualité. Ses mains remontent sur le devant, mes abdominaux, puis mes pectoraux et mes seins, sans que les bisous dans le cou n'aient cessé. Je me sens très bien, entre mes deux amants. Je suis à l'intérieur du premier et le deuxième me câline par derrière. Il finit par me lécher l'oreille et me glisse : "Laisse-moi te prendre aussi."
Je suis incroyablement excité à l'idée de former ce train de baise. Je me penche sur Pierre autant pour l'embrasser que pour faciliter l'accès de mon cul à Felix. Son gland force le passage. Il est en moi. Et je suis en Pierre. Nos trois corps qui se baisent et s'enfilent à la chaine. Je continue à embrasser Pierre et me mets à bouger doucement. Avancer dans Pierre, reculer pour prendre la queue de Felix en entier. À moi de contrôler la baise. Je me redresse légèrement, tendu sur mes bras de part et d'autre de Pierre. Je le baise. Chaque mouvement est un balancier de plaisir. Le cul de Pierre sur ma bite, la caresse de Felix sur ma prostate. Tout mon corps prend du plaisir. J'adore l'amour à trois. Des plaisirs partout sur le corps. Des combinaisons de frissons inattendues. Felix bouge doucement sans que sa bite ne sorte de mon cul. Il me caresse le dos et les épaules. Pierre regarde nos deux visages et vient me caresser les seins. Je ferme les yeux tant le plaisir m'envahit.
On se détache pour reformer aussitôt la chaine sur le lit. Pierre se met à quatre pattes et je le prends par derrière en levrette. Je me penche un peu pour laisser Felix m'enculer.
Le petit train de sodomie se remet en marche. Des mouvements de plaisir. On s'encule deux à deux. J'adore être au milieu, entre mes deux amants. C'est divin.
Pierre s'est redressé, car il veut être plus proche, me sentir dans son dos, comme je sens Felix dans le mien. Les têtes se tournent pour échanger des baisers. Mes mains caressent le corps nu de Pierre. Felix m'embrasse dans le cou. Le plaisir monte et il finit par nous emporter tous les trois. Un orgasme unique qui prend tous les corps ensemble. Felix éjacule dans mon cul, et moi dans celui de Pierre, qui jouit dans ma main qui est venue saisir sa queue. Les corps entiers frissonnent. La chair de poule recouvre les recouvre. Je remonte ma main vers le visage de Pierre qui mange le foutre en douceur. Nos corps restent emboités. On essaie de rester les uns dans les autres le plus longtemps possible. Oui, quelque chose s'est passé. Nous sommes maintenant un vrai trio.
Les corps s'allongent sur le lit pour soupirer et somnoler. Je suis sur le côté, Pierre dans mon dos, et Felix dans le sien. Trois corps nus allongés côte à côte, agencés comme des cuillères bien rangées.
Les nuques sont embrassées, les côtes caressées. On se repose un peu.
Mais un dernier élan nous prend. Nous sommes accros au sexe. Il nous faut un quatrième round, un quatre orgasmes pour compléter cette overdose de sexe. Les bites bandent et il est naturel de les glisser dans les culs. Je lève la jambe et Pierre me pénètre sur le côté. Felix fait de même en pénétrant Pierre. On n'a pas pu se retenir. Il fallait que l'on fasse de nouveau l'amour à trois, que l'on soit les uns dans les autres. Pierre et Felix bougent doucement leurs bassins. Les jambes restent levées. Je tourne la tête car je veux les lèvres de Pierre sur les miennes. Felix embrasse l'épaule de Pierre. La position est amusante mais longue à tenir.
C'est moi qui suis le plus désireux de me faire enculer. Felix s'est allongé sur le lit, je me suis mis à quatre pattes sur lui pour l'embrasser et le caresser sur le torse. Et me sentir près de lui. Pierre m'encule. Je me fais caresser proprement par mes deux amants sur le dos et sur les épaules.
— Defonce-lui le cul.
C'est Felix qui commande Pierre. Ce dernier accélère. Je m'allonge complètement sur le corps de Felix qui me serre et couvre mon corps de caresses. Pierre s'est penché plus en avant pour accélérer et m'encule vivement. Il y va à fond. Et fait claquer ses hanches contre mes fesses. Je me laisse faire. C'est bon.
— Retourne-toi et viens te mettre ma queue.
J'obéis à Felix et me cale sur mes pieds pour descendre sur sa bite, par derrière, comme plus tôt sur le canapé. Je baise bien sa queue et je me branle en même temps. Felix a saisi mes fesses par en dessous pour accompagner les mouvements. Pierre s'est approché. Il prend mon visage dans ses mains et m'embrasse avec passion sur la bouche, avec la langue. Le kiff complet. Il se penche ensuite pour me sucer. Je m'immobilise pour le laisser faire. Je ressens beaucoup de sensations sur ma bite et ma prostate, comme je suis pénétré et sucé. Puis Pierre se lève et c'est à mon tour de le sucer. Je recommence mes va-et-vient sur la bite de Felix. Les caresses sur mes fesses reprennent. Je me branle et je suce. Je ressens du bien entre partout sur mon corps. Sur ma peau, sur mes fesses, dans ma bouche, dans mon cul. Mes deux amants me donnent du plaisir. Mais j'en veux plus. Pierre me penche légèrement en arrière, Felix me tire aussi et je viens m'allonger sur le torse de Felix, en levant les jambes, en gardant la bite de Felix en moi. Pierre pousse son gland entre mon anus et la queue de Felix. Ça tire et ça rentre. Je le voulais. Eux aussi. Une double anale pour moi. Mes deux amants qui me pénètrent ensemble. Deux bites dans le cul. Je gémis. Pierre commence ses va-et-vient. Felix reste en place et il me serre contre lui. Ses doigts caressent mes seins ou se glissent dans ma bouche. Je commence à gueuler de plaisir tant j'aime ça. Nos trois corps sont serrés, et je suis presque écrasée contre mes deux amants.
Pierre se penche et embrasse nos deux visages. Il pousse encore plus profond en moi. On crie comme trois animaux en rut. Jusqu'à jouir ensemble. Pierre et Felix crachent le peu de sperme qui reste dans leurs couilles dans mes entrailles et moi je jouis sans me toucher car la pression sur mon point G est forte. Moi aussi il me reste peu de jus pour ce quatrième orgasme mais je crache quand même quelques belles gouttes sur mes abdos.
Les corps se détachent doucement après cela. Ivres de griserie, de fatigue et de sexe sauvage. Ça fait plusieurs heures qu'on baise comme des fous. On a eu ce qu'on voulait. Repus, on s'endort nus tous les trois, les corps enchevêtrés.
Quand on se réveille, il est temps de prendre l'air après être restés enfermés comme ça longtemps. Notre complicité à trois n'a jamais été aussi grande. On se touche deux à deux. On se prend par la main, parfois à deux, parfois à trois. Mais on n'a pas besoin de se le dire officiellement car c'est une évidence pour nous trois. Nous sommes maintenant un ménage à trois. Nous sommes prêts à former une relation à trois. Cela promet des moments magiques.
Quand je retourne bosser le lundi, les choses redeviennent moroses. Pas de progrès dans l'enquête. Impossible de percer le secret qui unit les quatre victimes du tueur en série… Je me demande si ce dernier va faire une nouvelle victime. Mais mon instinct me dit que non. De son côté, Félix, avec son instinct de journaliste, continue d'enquêter de son côté, mais cela ne donne rien non plus.
Frustré professionnellement, je me rattrape dans ma vie privée. Car les semaines qui suivent notre orgie de sexe à trois sont magiques. Nous vivons pleinement notre ménage à trois. Il n'y a plus de combinaisons à deux. Tout se fait à trois. Il nous arrive aussi de laisser deux d'entre nous baiser, mais le troisième regarde toujours, en voyeur avisé…
Pierre nous emmène aussi à la plage gay nudiste pour un plan sauvage exhib à trois, devant plein de gays voyeurs. On affiche aussi notre ménage à trois dans la rue dans les gestes explicites qu'on se donne.
On s'offre un petit plaisir à trois en baisant Alex, le jeune minet steward que j'avais rencontré sur Grindr. On le baise tous les trois à la chaine, en le faisant tourner.
Les semaines s'écoulent et aucun meurtre à signaler. Le tueur en série a donc probablement eu ce qu'il voulait. Se débarrasser des quatre amis d'enfance. Aucun élément nouveau dans l'enquête… Le crime parfait
Jusqu'au jour où Felix vient me trouver avec un extrait du journal local, d'il y a 22 ans.
— J'ai fait quelques recherches aux archives du journal et j'ai trouvé un truc bizarre.
Le titre du journal : "Jeune homme de 18 ans retrouvé noyé".
Je lis l'article et en gros il s'agit d'un jeune de 18 ans retrouvé au petit matin, sur la plage, noyé. Le jeune en question était serveur au prestigieux Beach Club de Monaco, lieu de la jet set. Une photo du jeune homme, mignon, est présente dans l'article. Il y a aussi une photo prise au Beach Club, pour illustrer l'article.
— Regarde bien à l'arrière-plan.
En effet je reconnais les quatre victimes : Brice, Gaspard, Victor et JR.
— Et alors, je dis, qu'est-ce que tu en conclus ? Rien de surprenant que ces 4-là fréquentent le Beach Club.
— Non bien sûr, mais ce qui est étonnant c'est qu'ils ont cessé d'être amis à peu près à la même date que cette noyade, d'après ce que les proches t'avaient dit.
Je consulte la date du journal, et Felix a raison.
— Tu penses donc que le secret des 4 est lié à cette noyade ? D'ailleurs, ils connaissaient surement le noyer, vu qu'il était serveur au Beach Club.
— Ça ne prouve rien, mais ça vaut le coup de regarder.
Je me décide donc d'aller consulter le rapport de police de la noyade. Pierre n'est pas au bureau ce jour-là. Je dois donc me taper les recherches.
Je lis le rapport :
"La victime a été trouvée sur la plage principale au petit matin par un promeneur. Le corps a très certainement été rejeté par la mer. La victime porte tous ses vêtements à l'exception d'une chaussure. L'examen ne révèle pas de présence d'eau dans les poumons, mais de très fortes quantités d'alcool et de drogues récréatives dans le sang à des niveaux très toxiques. Par ailleurs, d'importantes quantités de liquide séminal ont été retrouvées dans la bouche, l'estomac et le rectum de la victime. Des légères coupures au niveau de l'anus laissent envisager des pénétrations anales extrêmes dans les heures ayant précédé la mort."
Et puis je lis la conclusion du rapport : "Mort par noyade".
Ça n'a aucun sens. La victime n'avait pas d'eau dans les poumons… elle est morte avant, fort probablement après avoir participé à une partie de chemsex !
Je fais la connexion aussitôt avec les pratiques sexuelles des 4 victimes : elles se brouillent juste après la "noyade accidentelle" d'un serveur du club dont elles étaient des habituées. Ça ne prouve rien, mais c'est une drôle de coïncidence.
Je regarde le dossier, et je regarde des photos du cadavre. Le visage est encore en bon état. Un beau visage. Jeune. Mais soudain je m'immobilise. Je reconnais ce visage… c'est celui que j'avais vu encadré chez Pierre… son cousin !
Pierre sait-il que son cousin n'est pas mort de noyade ? Et que sa mort a peut-être été causée par les 4 victimes du tueur en série ?
Je me rends aussitôt chez Pierre, qui est tranquillement chez lui.
Je ne sais pas comment amener les choses… Je lui demande s'il savait que son cousin travaillait dans un club fréquenté par les 4 victimes… Il a l'air surpris… Il me dit qu'il se souvient que son cousin travaillait au Beach Club comme job d'été… mais il ne savait pas que les victimes en faisaient partie.
Je lui explique la coïncidence sur la brouille au moment du décès de son cousin… ses lèvres commencent à trembler…
— Tu penses que les 4 mecs pourraient être liés à la mort de mon cousin ???
— Je… je sais pas… mais en fait il y a aussi l'autopsie.
J'ai amené une copie avec moi… je le tiens dans mes mains, Gene.
— Tu ne l'as jamais lu ?
— Non… je n'ai jamais osé, même quand j'ai obtenu le poste ici.
Je pose le rapport sur la table et le laisse lire. C'est cruel, mais il a le droit de savoir.
Je vois ses yeux parcourir le rapport et s'embuer de larmes.
— Excuse-moi… je suis désolé…
— Non… c'est pas ta faute… c'est juste horrible… je… je savais pas… tu penses qu'il est tombé dans un bad trip avec ces salauds ?
— C'est possible… mais on n'en a pas la preuve… à moins que les ADN retrouvés sur ton cousin n'aient été retrouvés et que l'on puisse les comparer avec ceux de Brice, Gaspard, Victor et JR.
— Oui… tu as raison.
Il est tout pâle et se lève.
— Excuse-moi… j'ai besoin de me passer de l'eau sur la figure.
Il disparait dans la salle de bain. J'erre dans le salon… me sentant mal pour Pierre.
Mais soudain, venu de nulle part, un mouchoir se colle à mon nez avec une odeur chimique énorme et écœurante. Je m'effondre immédiatement.
Quand je me réveille, j'ai un mal de tête épouvantable mais ça m'est égal car c'est ma tenue qui m'inquiète. Je suis chez moi, sur mon lit, en boxer, attaché aux poignets et aux chevilles par des cordes aux quatre coins du lit. J'ai Pierre assis dans la chambre.
Il sourit.
— Ah ça y est, tu es réveillé !
Je me débats.
— Qu'est-ce que c'est que ça ?
Je me marre. Je crois à un jeu érotique. J'imagine déjà que Pierre va se faire à poil et que Felix va nous rejoindre. Mais Pierre a l'air sérieux, inquiétant.
— Désolé… je croyais que tu étais un mauvais flic… mais en fait tu es maintenant trop proche de la vérité.
— Qu'est-ce que tu racontes ?
— Faire le rapprochement entre la mort de mon cousin et les quatre meurtres, ça n'était pas évident.
— Felix m'a aidé.
— Oh travail d'équipe, encore mieux, hahaha.
— Tu savais, alors ?
— Bien sûr… Tu penses vraiment que je n'ai pas consulté le rapport d'autopsie, moi le spécialiste ? Tu es vraiment naïf, Charles
J'en oublie presque mes liens… tant je sens qu'il s'apprête à m'en dire plus.
— Tu sais ce qui s'est passé alors pour ton cousin ?
Il se fige… le regard dans le vide… et des larmes coulent sur ses joues et il commence à s'énerver.
— Ce qui s'est passé… c'est que la police n'est qu'une bande d'incapables et de corrompus. Voilà ce qui s'est passé… Un jeune homo meurt dans des circonstances douteuses, et hop on enterre le dossier… ça n'intéresse personne. Surtout pour un pauvre gamin, pas un gosse de riches.
Son ton est cassant. Il se met à parler encore plus fort.
— Tu veux vraiment savoir ce qui s'est passé, hein ? Et bien voilà : mon cousin Paul travaillait au Beach Club cet été en 2003. Il venait d'avoir 18 ans. Un premier job d'été. Il était encore naïf, et influençable. Cet été-là, il dormait chez mes parents, histoire de pouvoir loger pas loin. On partageait une chambre. C'était comme un grand frère pour moi. Un soir de juillet, alors que je dormais déjà, il est passé dans la chambre tard le soir, prendre un pull. Je lui ai demandé où il allait. Il avait l'air vraiment excité. Il m'a répondu qu'un mec du beach club et ses amis l'avaient invité à faire une balade en yacht. Et il est parti en coup de vent. On l'a retrouvé sur la plage 2 jours après. Tout le monde croyait à une noyade. Je n'ai rien dit à personne à propos du bateau… pourquoi d'ailleurs, il était peut-être tombé du bateau. On ne se pose pas de questions à 10 ans… pourtant cela m'a toujours intrigué… et je n'ai jamais pu m'enlever de la tête qu'il ait pu se passer quelque chose ce soir-là… comme un pressentiment malsain. Paul n'était pas quelqu'un d'imprudent. Cela a développé en moi une envie de rentrer dans la police… un sentiment de justice à réparer… comme toi, n'est-ce pas… sauf que moi je préfère le travail de bureau et de police scientifique… alors bien sûr, une fois nommé ici, j'ai consulté le dossier de mon cousin…
Les larmes coulent plus fort et la rage augmente. Il continue :
— Tu l'as vu toi-même dans le dossier, quelque chose s'est passé… J'ai donc décidé de mener ma propre enquête. Heureusement, les ADN retrouvés sur le corps de Paul avaient été conservés… Après, il m'a fallu éplucher la liste de tous les propriétaires de yachts à l'époque, croiser ça avec des membres du beach club… un vrai travail de fourmi… ça m'a pris un temps fou… mais j'ai pu ainsi retrouver Brice… et le faire passer aux aveux… heureusement que cet idiot adore se faire attacher, ça m'a facilité la tâche… alors il a tout balancé, le nom de ses trois complices, ce qui m'a permis de les éliminer un par un… mais surtout il m'a raconté ce qui s'est passé ce soir-là.
Sa gorge se serre. Il continue.
— Ce qui devait rester une belle balade de nuit en bateau a vite tourné en partouze. Jeunes et influençables, ils ont séduit Paul dans des jeux érotiques normaux. On se met à poil et se suce entre mecs. Mais très vite, l'alcool et les drogues sont apparus… Je connais mon cousin, il était raisonnable… Je n'ai jamais douté qu'on l'ait forcé… D'ailleurs Brice me l'a confessé… Ils ont fait boire Paul, lui ont fait essayer des drogues. Et ça a tourné en orgie sauvage. Ils l'ont baisée et fait tourner pendant des heures. Se vidant régulièrement dans sa bouche et dans son cul. Ils l'ont même fisté. Mais au plein milieu, Paul a fait un arrêt cardiaque. Les quatre ont paniqué. Drogues illégales, conduite du yacht en état d'ivresse… ils ne voulaient pas appeler les flics. Ils ont rhabillé Paul et l'ont jeté par-dessus bord.
Je suis horrifié par son récit mais je le crois. Quelle histoire épouvantable… mais je reprends mes esprits.
— Tu les as donc tués tous les quatre ?
Pierre, arrête de pleurer. Il sourit.
— J'ai juste rendu la justice. J'ai juste fait ce que la police a été incapable de faire…
Tout cela me terrifie… le destin de Paul… mais aussi la vengeance de Pierre… Pourquoi suis-je attaché ? que va-t-il faire de moi
Pierre se remet à pleurer.
— Désolé Charles… mais je n'ai pas le choix… j'aurais vraiment voulu qu'on en reste ainsi… laisser ces meurtres derrière moi… continuer à t'aimer à trois avec Felix… c'était magique… mais tu ne me laisses pas le choix… tu es devenu encombrant…
Il pousse un petit rire nerveux.
— Comme ça je peux garder Felix pour moi tout seul d'ailleurs… Bon voilà, tout est prêt… J'ai déjà rédigé ta note de suicide… Je la pose là… Tu étais déprimé depuis longtemps… car incapable de résoudre ce meurtre… D'ailleurs tu n'aimais pas vraiment ton métier… tout le monde le sait d'ailleurs.
Je regarde la feuille de papier au loin… et repère une écriture vraiment similaire à la mienne… c'est vraiment effrayant.
— Oh, tu dois te demander pour l'ADN retrouvé sur les lieux… Oh eh bien, comme c'est moi qui suis en charge des échantillons, je les ai remplacés par celui de quelqu'un d'autre. Un vieux clodo à la morgue. On ne trouvera donc jamais le meurtrier. Pratique, n'est-ce pas ?
Pierre sourit maintenant de manière diabolique.
— Maintenant on va s'occuper de ton suicide.
Il s'approche de moi avec une petite fiole remplie de comprimés. Il vient se mettre sur moi et presse ma bouche pour la forcer à s'ouvrir.
— Une petite overdose de somnifères pour dire au revoir à tout le monde.
J'essaie de résister mais il force le passage et commence à me gaver de pilules dans la bouche. J'essaie de fermer, de garder les pilules de cracher… mais je n'ai pas le choix. Progressivement elles glissent dans ma gorge. Je réalise que je vais mourir… quel supplice.
Soudain le corps de Pierre bascule violemment sur le côté. Felix, que je n'avais pas vu venir, s'est jeté sur Pierre. Ils roulent en bas du lit et se battent violemment. Chacun essayant de maitriser l'autre.
Pour moi c'est une vision surréaliste. Mes deux amants, qui formaient avec moi un trio amoureux inséparable, sont maintenant en train de s'entretuer. Le bon et le mauvais. Et je ne dois ma survie potentielle qu'à la victoire du premier. Pierre parvient à repousser Felix et se précipite vers mes vêtements pour saisir mon arme de service. Il parvient à la saisir mais Felix a jailli de nouveau et les deux se battent à nouveau. Un jeu à la mort où chacun pousse le canon vers l'autre. Ils roulent au sol et je ne peux deviner qui va gagner ce combat entre le bien et le mal.
Soudain un coup de feu retentit et les deux corps se figent. Pendant quelques secondes, il est impossible de savoir ce qui s'est passé.
Puis Pierre roule sur le côté et se tient l'estomac. Felix court me détacher, et je fonce vers les toilettes me faire vomir tous les somnifères avant qu'ils ne m'intoxiquent.
Je regarde ensuite mon ange. Le trio a maintenant éclaté. Le bien l'emporte. Et nous ne sommes plus qu'un duo. Un duo marque à vif. On se sert dans les bras. Pierre a déjà perdu connaissance alors que la police et le SAMU font irruption dans la chambre.
Je sens que les explications s'annoncent compliquées.
FIN
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