Victor et Celim (01)

- Par l'auteur HDS Sylvainerotic -
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 05-10-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
Tags : Masturbation
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Une nouvelle saga en 21 épisodes. L'histoire d'amour contrariée entre deux jeunes, Victor le blond aux yeux bleus, et Celim, un beau marocain. Un récit dans le même style que "Nicolas et Matteo, par-delà les épreuves". De l'amour, des drames, de la passion, et beaucoup, beaucoup de sexe, bien sûr. Pour ce récit, je me suis très légèrement inspiré de la série "Fiertés". C'est ainsi que je me représente Victor et Celim. L'essentiel de l'histoire est différent de la série, cependant. Bonne lecture.

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Victor s'essuie le front avec son bras. Il transpire un peu à force de travailler comme ça au soleil. Il manie la pelle depuis un moment déjà, au milieu d'un groupe d'hommes plus âgés que lui, souvent immigrés. À 18 ans, il est plus frêle que les autres, même si ses épaules commencent déjà à se dessiner. Mais sa peau très blanche craint beaucoup le soleil, malheureusement. Ses cheveux sont blonds, et ses yeux bleus très clairs. Tout cela lui vient de ses parents, tous les deux émigrés polonais, arrivés enfants en France à la fin des années 70. Ici dans le Nord, dans cette petite ville grise et sans intérêt.
Victor reprend son souffle. Cet été il travaille avec son père, ou plutôt pour son père, dans une toute petite entreprise locale de maçonnerie. Quelques ouvriers, c'est tout. Ça l'occupe et ça lui rapporte un peu. Ou ça le forme, comme dirait son père. Victor, lui, ça ne lui plait qu'à moitié. Il aime la construction, oui, l'idée de bâtir quelque chose, mais il n'est pas très habile de ses mains…

"Victor !! Victor !!" La voix autoritaire de son père vient interrompre le travail. Cette voix le fait toujours trembler. Car entre Victor et son père les choses sont compliquées. Elles l'ont toujours été La faute au caractère bourru, dur au mal de son père, immigré qui s'en sort à la force du poignet. Victor, lui, est plus calme, plus posé. Et puis surtout, tout s'est brisé il y a 3 ans, avec la mort de la mère. Une mort difficile, douloureuse, progressive. Un cancer. Arrive à un âge difficile pour Victor, 15 ans. Aigris tous les deux, c'est comme s'ils se faisaient payer l'un l'autre sa mort. Et puis il y a tellement de non-dits…
D'abord Victor sait qu'il est attiré par les garçons depuis quelques années déjà. Mais il n'a jamais rien fait… ni même fait son coming out. Il aurait aimé le dire, en parler à sa mère, douce et compréhensive, mais avec la maladie, il n'a jamais osé. Il ne voulait pas ajouter du tourment… même s'il est sûr que sa mère l'aurait compris et supporté Maintenant il regrette de ne pas lui en avoir parlé… Par contre, son père, au caractère dur, ne lui donne pas l'impression qu'il comprendra et le soutiendra. Alors il garde son secret pour lui…

Victor se rend vers son père, qui est en train de parler avec un Maghrébin d'une quarantaine d'années comme lui.
— Victor, c'est Monsieur K. qui va démarrer avec nous dans l'équipe cette semaine. Il vient de déménager de Marseille.
Victor serre mollement la main de Monsieur K, dont la poigne est plus ferme.
– Le fils de Monsieur K, Celim, rentre en terminale au lycée Sainte-Marie cette année. Ça serait bien que tu l'aides à s'intégrer.
— Oui, répond doucement Victor, qui n'est pas le plus sociable.
Il n'a pas d'amis dans ce lycée, ni en dehors d'ailleurs. Il est timide, dans le placard, et la maladie puis la mort de sa mère l'ont rendu triste et renfermé.
En seconde au lycée public au moment de la mort de sa mère, Victor a vite déprimé Beaucoup d'insomnies, de crises de chagrin. Des absences scolaires. Des idées noires. Des visites à répétition chez le psychologue. L'année a été ratée. Un redoublement. Et le père de Victor a pris la décision de le mettre au lycée privé catho. Un sacrifice financier, mais plus de soutien et de garantie de succès scolaire.
En dehors des cours, Victor ne s'y est jamais bien senti. Pauvre parmi les riches. Malheureux parmi les gens heureux. Du harcèlement scolaire aussi. Des moqueries. Il est vrai que son côté triste et timide ne joue pas en sa faveur. On l'affuble d'un surnom d'ailleurs : Cosette, comme le personnage des Misérables. Maintenant qu'il rentre en terminale, il préfère ignorer tout cela, même s'il est malheureux. Ce n'est pas le genre à se défendre. Il préfère laisser faire.
Le bon côté, c'est que ses résultats scolaires sont bons. Ce qui pose problème à son père. En effet, ce dernier rêve de voir son fils travailler avec lui et apprendre la maçonnerie et la construction. Victor, lui, aimerait faire une école d'ingénieurs, de préférence à Paris et dans les travaux publics. Une version plus noble du travail de son père Ce dernier a longtemps été contre, mais sous la pression des professeurs de Victor, il a fini par céder. Victor ira bien étudier à Paris après le bac… mais avec l'espoir qu'il reprendra un jour la petite entreprise familiale.

Quand le mois d'août s'achève, la météo a déjà opéré son changement. Le soleil a disparu. Il fait gris. Les températures ont baissé. Et les briques sombres des maisons ajoutent à la tristesse naturelle des lieux. Une atmosphère de rentrée des classes pour tous les élèves.
En ce jour de rentrée, Victor attache son vélo dans la cour. La plupart des élèves sont venus en scooter, ou déposés par leurs parents. Victor a encore une boule dans l'estomac comme à chaque rentrée. Il se demande encore à quelle sauce il va être mangé. Plus qu'un an, pense-t-il, avant de quitter cet enfer.
Comme tous les ans, les élèves font étalage de leurs nouveaux vêtements de marque. Victor doit se contenter des marques du supermarché.
Victor connait déjà les autres élèves, d'une année sur l'autre. Notamment ses bêtes noires, Aymeric et Etienne. Les deux grandes gueules. Des garçons de bonne famille, mais insupportables. Frimeurs et moqueurs. Spécialistes des petites blagues. Le genre que beaucoup d'autres élèves adorent. Victor a toujours eu un mélange de sentiments vis-à-vis des deux. Bien sûr, il déteste leurs moqueries, mais aussi il les trouve beaux. Et c'est vraiment qu'ils sont beaux. Très attirants même. En plus, leur assurance sexuelle fascine Victor. Ils ont toujours eu des copines dès le plus jeune âge, les embrassant publiquement, sans pudeur, et se vantant de leur vie sexuelle pendant les conversations entre garçons…
Un jour, en seconde, Victor n'a pu s'empêcher de fixer Aymeric alors que celui-ci embrassait passionnément sa copine avec la langue devant tout le monde à la sortie du lycée. Il était fasciné par Aymeric, bien sûr. Les lèvres La langue. Aymeric ne s'était pas privé de saisir la balle au bond : "Ça va, tu mates bien, puceau ?"
Victor traine donc une réputation de cas social, et il pense même que certains se doutent qu'il soit gay…

Il ne faut pas attendre la première heure de rentrée pour que les choses recommencent. Aymeric, Etienne, sont déjà avec un groupe d'amis en train de se raconter leurs vacances, toutes passées dans des endroits chics. Etienne tient par l'épaule sa petite amie du moment. Alors que Victor passe à côté du groupe, sans s'arrêter, Aymeric balance : "Eh Cosette, t'étais où en vacances, toi ? Au camping de Maubeuge ?"
Tout le monde éclate de rire. Victor hausse les épaules et continue sans s'arrêter.
Quand tous les élèves rentrent en classe, Victor retrouve sa place habituelle. Au premier rang. Pas par choix. Mais parce que personne ne veut cette place près du professeur. C'est celle qui lui reste. Tout le monde est presqu'assis, mais comme d'habitude, personne ne se met à côté de Victor. Jusqu'à ce qu'une voix basse dise : "Excuse-moi, cette place est libre ?" Victor leva les yeux. C'est un jeune Maghrébin. Mince et timide. Avec un faible sourire.
Surpris, Victor bredouille que la place est libre.
— Tu es nouveau ?
— Oui, Celim et toi ?
– Victor.
— Oh, tu es le fils du patron de mon père alors.
Victor se souvient soudainement de la brève rencontre avec Monsieur K en aout. Il est amusé par le titre respectueux de "patron", attribué à son père. Ça n'est jamais arrivé Excès de politesse.
Les regards à moitié incrédules se sont déjà posés sur Celim. Il dénote vraiment ici. Par sa tenue, plus modeste, comme Victor. Mais surtout parce que c'est le seul non blanc de la classe. Les regards en disent long.
À la pause, Victor essaie de faire un peu connaissance avec Celim. Ils sont seuls tous les deux de toute façon. Celim est assez timide. Il explique qu'il a passé les 10 premières années de sa vie au Maroc avant de déménager à Marseille. Les choses étaient dures à Marseille. Le climat plaisant. Mais Celim explique que la cité où il vivait avec ses parents et ses trois frères et sœurs était devenue trop violente… et son père a décidé de bouger ici. Plus petit, plus sûr, plus calme… le soleil en moins. Célim esquisse un léger sourire.

À la fin de la journée, Victor entend les petits commentaires fuser de la part de certains : "Ils prennent des Arabes à Sainte-Marie maintenant ?" « Décidément tout fout le camp… » Il se sent mal pour Celim. Il se dit qu'ici, Celim risque de souffrir autant que lui.
En rentrant chez lui, Victor est intrigué. Le visage de Celim lui revient en tête. Surtout sa peau, différente, café au lait, sûrement douce. Victor sourit intérieurement. Il est mignon, Celim…

Le lendemain, les deux se retrouvèrent naturellement. Presque par défaut. Nouveau, timide, pas très à l'aise, Celim se tourne naturellement vers Victor car personne ne fait l'effort de venir vers lui. Victor, lui, se montre gentil et accueillant, même si ce n'est pas le plus dépensier. Ils s'asseyent côte à côte, et prennent leur pause ensemble. Victor s'ouvre un peu, et se sent un peu responsable. Il aide Celim à naviguer dans le nouveau lycée. Célim commence à poser quelques questions.
— Tu te plais ici ? T'as pas l'air d'avoir beaucoup d'amis.
— Non, pas vraiment…
Victor baisse les yeux…
— Je comprends, répond Celim, percevant bien que, comme lui, Victor n'a pas vraiment la personnalité… ni le niveau de vie de ses camarades.
Dans les jours qui suivent, ils font connaissance. Victor parle brièvement du décès de sa mère. Célim confie qu'il est l'aîné d'une famille de 4 enfants, et qu'ils vivent en HLM. Il partage sa chambre avec un frère plus jeune…
Deux vies difficiles, quoique différentes, se dévoilent un peu.
Victor admire Celim en fait… il le trouve courageux… mais il le trouve aussi très mignon. Jamais il n'oserait tenter quoi que ce soit, bien sûr. Et il se dit que, vu les origines de Celim, il a peu de chances d'être gay… ou même de se l'admettre de toutes les façons. À quoi bon…
Célim, bien que timide, voit en Victor sa bouée de sauvetage dans ce nouvel univers. Il le trouve doux et gentil.
Victor confie vite à Celim qu'il doit se méfier de certains ici, notamment Aymeric et Etienne.

La deuxième semaine, ils ont leur premier cours d'EPS. Après le cours, tous les garçons se retrouvent dans les vestiaires. C'est toujours un moment tendu pour Victor. Car c'est là que s'exprime le plus la tension sexuelle. Il n'y a pas de douches collectives, juste des douches individuelles. Ce qui n'empêche pas les garçons d'exhiber leurs corps. Bien qu'hétéros, les hormones bouillantes, c'est une occasion d'afficher leur corps, surtout s'il est bien foutu, et d'en mettre plein la vue aux autres. Pour Victor, cela a toujours été une torture. Jeter un coup discret à ces beaux mecs. Dont Aymeric et Etienne. Mais surtout ne pas s'attarder. Retenir son souffle pour ne pas bander et s'outer et s'humilier devant tout le monde. Un bref moment de plaisir pour se rincer l'œil, mais un moment de torture aussi.
Comme les années précédentes, les cœurs en sueur, la quasi-totalité des garçons se déshabillent sans pudeur, dévoilant d'abord des sous-vêtements de grandes marques, avant de se mettre entièrement nus, fiers et confortables dans leurs corps de jeunes mâles hétéros. Aymeric et Etienne sont à poil, dévoilant encore un contraste avec des marques blanches de maillot et un bronzage magnifique sur le reste du corps. La transpiration rend les corps légèrement brillants. Plus discret, mais pas trop prude non plus, Victor se met nu, mais laisse très peu de temps entre le moment où il retire son caleçon et celui où il tient sa serviette sur le devant pour masquer légèrement son sexe. Pudique mais pas excessivement. De l'autre cote du vestiaire, Celim a enroulé une serviette autour de la taille et fait glisser son slip pour ne rien exposer. Ils se sont regardés un peu avec Victor. Curiosité mutuelle. C'est aussi pour éviter de croiser le regard de tous les autres…
En se rendant, vers les douches, à poil avec leurs serviettes à la main, Aymeric et Etienne chambrent Celim en tirant légèrement sur sa serviette.
— Allez Mouloud, lâche-toi… t'es nouveau, tout le monde veut voir ta teub… fais pas ton timide, lance Aymeric
Puis Etienne ajoute : "J'suis sûr que t'es bien gaulé." Puis il tire carrément sur la serviette qui tombe par terre, dévoilant un sexe de belle taille.
Tout le monde rit et continue son chemin vers la douche. Aymeric ajoute : "Pas trop mal… Avec ça j'espère que t'es pas puceau comme Cosette au moins." Nouvel éclat de rire général
Celim a masqué son sexe d'une main et ramassé sa serviette maladroitement de l'autre, avant de partir s'enfermer dans une douche, humilié. Victor a été partagé entre différents sentiments. Le malaise de voir son nouvel ami humilié, et affublé d'un nouveau surnom, raciste au passage. Mais le léger frisson d'avoir aperçu son corps nu, et notamment sa bite. En y pensant, le sexe de Celim lui paraissait légèrement gonflé…

Le soir, dans son lit, seul lieu où il peut être complètement lui-même, à l'abri des regards, une fois son père endormi, il repense à la scène. Pour une fois, il ne regarde pas du porno gay sur son téléphone Il se contente de rêver. D'imaginer. D'habitude il s'imagine en train de sucer Aymeric et Etienne puis de se faire enculer par les deux chacun leur tour sous la douche ou dans les vestiaires. Ou ils prennent ensemble par devant et par derrière. Mais cette fois, c'est Celim qui occupe ses pensées Sa jolie peau. Son joli corps. Il s'imagine nu avec lui à découvrir son corps, à le caresser. À l'embrasser. Victor ferme les yeux et se caresse doucement le corps. La peau nue. Partout. Imaginant les mains de Celim sur lui. Puis les deux amis s'embrassent et se sucent. Victor se masturbe. Puis il imagine que Celim le pénètre. Oh oui ! Ce serait magnifique. Des fois son rêve est interrompu et se transforme en orgie à 4… Aymeric encule Victor par derrière, et Étienne fait pareil à Célim. Mais très vite les deux disparaissent dans l'esprit de Victor… et Celim lui refait l'amour seul. Victor éjacule facilement. Et s'endort repu. Mais aussi un peu coupable de fantasmer aussi vite et gratuitement.

De son côté, Celim a mal dormi. Les images des corps nus défilent dans sa tête, comme un fruit défendu. Partageant sa chambre avec un frère plus jeune, il n'a aucune intimité. À part les quelques minutes sous la douche le matin. Quelques minutes à peine, car tout le monde fait la queue pour se laver. Il revoit le corps de Victor, nu de la tête aux pieds, une serviette tenue par la main qui masque légèrement le sexe, mais pas le reste des hanches ni des jambes. Le corps est superbe, mince, sans gras, un tout petit peu de muscle, lentement construit par les travaux de cet été. Une peau d'une clarté et d'une douceur apparente de lait. Un ange. Il ne faut pas plus de 30 secondes à Celim pour éjaculer, en ayant à peine touché sa bite. Le sperme disparait rapidement dans le siphon de la douche alors qu'on tape déjà d'impatience à la porte de la salle de bains…

À suivre…

Les avis des lecteurs

L'avis de lelivredejeremie
Le rapprochement des outcasts, avec l'isolement comme principal point commun... :')


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