Victor et Celim (02)
Récit érotique écrit par Sylvainerotic [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 12-10-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Suite des aventures de Victor et Célim
==
Dans les jours qui viennent, Celim est sur ses gardes dans ce lycée après l'incident de la douche. Cela le rapproche encore plus de Victor, seul élève dont il se sent proche… et par qui il est attiré. Pour l'instant l'attirance est mutuelle… mais timide, enfouie sous des tonnes de non-dits, de peurs et d'interdits. Cela prend la forme d'une amitié. Mais une amitié réelle. Car ils s'entendent bien.
Dans les semaines qui mènent aux vacances de la Toussaint, ils continuent de se rapprocher et passent tout leur temps au lycée ensemble. Pour l'instant, ils ne se voient pas encore en dehors. Chacun est un peu honteux de sa situation familiale : une petite maison en briques austère, et la présence envahissante de son père pour Victor, et un HLM surpeuplé pour Celim.
Les vacances de la Toussaint vont leur donner l'occasion de se rapprocher. Ils s'ennuient tous les deux. Et s'échangent parfois des SMS. En fait, au milieu des vacances, c'est l'anniversaire de Celim. 18 ans. Un événement… mais pas vraiment. Pas grand-chose à part un repas en famille. Célim est nouveau ici… avec qui fêter ça ?
En l'apprenant, au détour d'un échange de textos, Victor se sent mal pour son ami.
— Ça te dirait de sortir un peu ?
- Ou ca?
– Une ballade à vélo.
Une occasion de faire découvrir à Celim la campagne environnante
— J'ai pas de vélo, malheureusement. :-(
— T'as qu'à passer chez moi, je te passerai le vélo de mon père.
La maison est modeste. Briques rouges foncées Directement collée à celles d'à côté. Pas de jardin, mais une cour avec une camionnette, des betonneuses et les nombreux instruments et outils de son père. Au rez-de-chaussée, un salon, salle à manger, cuisine et le bureau de son père. À l'étage, deux chambres et une salle de bains. Pas le luxe. C'est modeste, mais déjà plus confortable que chez Celim.
Victor n'a pas trop envie de s'y attarder. Les deux quittent rapidement la petite ville en vélo Il fait nuageux et un peu gris comme toujours en novembre. Mais il ne fait pas trop froid, et il ne pleut pas au moins.
Très vite la ville disparait pour laisser place à la campagne. Plate. Mais jolie. Des arbres, des routes, sauvages isolées. Célim respire. C'est la première fois qu'il découvre les alentours. Il se sent bien. Libre. Le vent sur le visage.
Les deux font une pause, assis au bord d'un chemin de terre entre les champs nus et déserts en vue de l'hiver qui approche. Les vélos sont jonchés sur le sol.
Le vent se lève un peu. Célim regarde les cheveux très blonds, dont les extrémités se lèvent légèrement sous le souffle du vent. Pour la première fois, les deux parlent de manière plus intime.
Célim parle du Maroc, de Marseille, d'ici. Oui, il se sent mieux ici. Il se sent plus libre, dit-il de manière énigmatique. Victor ne sait pas trop comment interpréter Il y a chez les deux une peur de se dévoiler, alors ils y vont doucement, par petites touches.
Victor parle de sa mère. Elle lui manque. Oui, les choses sont dures avec son père. Avec le mien aussi, répond Celim. Ils se rendent compte que les deux ne cherchent qu'une chose. S'éloigner de leur famille. Prendre leur indépendance.
Célim finit par demander à Victor s'il a eu une copine récemment. Victor rougit. Non. Les dernières années ont été difficiles. Et aucune des filles du lycée n'est vraiment son genre. Pareil, répond Célime en rigolant.
Les deux amis n'ont pas vu les nuages plus sombres s'accumuler. Et quelques gouttes de pluie commencent à tomber. Les garçons se précipitent sur leurs vélos. Au début la pluie est modérée… mais elle devient ensuite très forte. Quand ils arrivent chez Victor, ils sont trempés jusqu'aux os.
Le père de Victor est là. Il est content de voir que Victor est maintenant ami avec Celim. C'est lui qui propose à Celim de se sécher ici, et Victor pourra lui prêter des vêtements de rechange.
Les deux garçons montent dans la salle de bains, leurs vêtements encore trempés. Victor se déshabille lentement. C'est l'imite. Ils ne parlent pas. Victor agit en toute simplicité. Mais il cherche clairement l'intimité. Quelque part, il veut reproduire ce qui se passe dans les vestiaires, mais à deux seulement. Il espère que Celim ne sera pas gêné.
Une fois en caleçon, Victor hésite un peu, avant de le faire glisser. Il est maintenant tout nu et se tourne pour attraper des serviettes, accrochées à la porte. Alors qu'il finit de se déshabiller, Celim regarde Victor de dos. Cette vue le mystifie. Un homme nu de dos. Les épaules, le dos, les fesses, les mollets. Le corps nu de la tête aux pieds. Il trouve que ce qu'il a devant lui est tout simplement magnifique. Et très attirant. Il finit de se déshabiller. Car oui, il veut être nu devant Victor. Être intime avec lui. Lui montrer sa confiance. Il doit juste faire attention de ne pas bander. Il se sèche les cheveux avec énergie avec la serviette tendue par Victor. Ce dernier observe Celim tout nu, de près, pour la première fois. Il est superbe. Couleur, douceur. Il brûle d'envie de le toucher du bout des doigts. De l'embrasser sur la bouche. Mais il n'ose pas, il se rend compte que son sexe a gonflé un peu. Il a honte et enroule une serviette autour de sa taille pour se rendre dans sa chambre. Célim le suit dans la même tenue.
Victor reste de dos et fait tomber la serviette pour enfiler un caleçon frais rapidement pour masquer son érection naissante. Célim a jeté un dernier coup d'œil aux fesses, qu'ils trouvent parfaites. Il enfile un caleçon prêté par Victor, rapidement, car il est un peu effrayé par la tension érotique qui s'est créée Victor prête un jean et des habits à Celim. Il lui laisse choisir un sweatshirt. Mais c'est Victor qui lui tend son préféré, le rouge et blanc.
— Tiens, prends celui-là… il te va bien.
— Merci.
— Tu peux le garder si tu veux… comme c'est ton anniversaire.
Célim est gêné et ému. Il remercie bien mais s'éclipse rapidement car il a déjà les yeux humides.
Une fois dans la rue, Celim pleure. Des sanglots. Sur ses joues, ses larmes se mêlent à la pluie qui s'est remise à tomber. Il pleure parce que Victor est bon avec lui. Il pleure car il n'a plus aucun doute sur son homosexualité. Il pleure parce qu'il est amoureux de Victor. Il pleure parce qu'il a peur. Comment va-t-il gérer tout ça ?
Arrivé chez lui, il caresse le sweatshirt, comme souvenir de cette journée avec Victor.
À partir de la rentrée, Victor et Celim deviennent des amis inséparables. Ils aiment passer le plus de temps possible ensemble. Au lycée et en dehors. Au lycée, cela leur vaut bien sûr des remarques. On les appelle "les siamois", ou bien plus simplement on accole maintenant leurs deux surnoms en permanence : "cosette et mouloud", comme le duo des parias du lycée Ils s'en moquent.
En dehors, ils se voient souvent. Célim passe souvent chez Victor. C'est plus tranquille pour travailler. Victor, lui, est invité à dîner chez Celim une ou deux fois. Les parents voient tout cela d'un bon œil, satisfaits que les garçons aient enfin trouvé un ami.
C'est à la fois doux, mais aussi frustrant pour les deux, car le désir est là. Bouillant, plus intense que jamais. Mais contenu, Reprimé par la pression des pairs, du lycée, et par la peur aussi. Seuls les moments intimes de masturbation permettent à la tension de redescendre. Dans son lit, Victor se met souvent nu, écarte et lève les jambes, imaginant le corps de Celim au-dessus de lui. Le pénétrant. Victor s'imagine caresser les fesses doucement pour accompagner la pénétration. Et quand il jouit, il fait glisser le sperme sur ses lèvres, s'imaginant lécher celui de Celim.
Combien de temps peuvent-ils tenir comme cela ?
Les vacances de Noël approchent. C'est le dernier jour. Cette année le froid est arrivé vite. Il a neigé et cet après-midi quelques flocons tombent doucement. C'est aussi le moment où les jours sont les plus courts et il fait déjà nuit à 17 heures. Les élèves quittent l'école précipitamment, grisés par les deux semaines de vacances qui s'annoncent. Victor et Celim marchent dans la rue, tranquillement. Pas de vélo pour Victor à cause de la neige. Ils se rendent donc tranquillement vers l'arrêt de bus. Victor n'aime pas la période de Noël. Autrefois magique, elle ne fait maintenant que lui rappeler l'absence de sa mère, et un bonheur perdu. C'est aussi synonyme de quelques célébrations ennuyeuses avec ses grands-parents et quelques cousins.
Les rues sont désertes, à cause du noir, du froid et de la neige. Au moment où ils doivent se séparer pour prendre des lignes de bus différentes, ils restent un petit moment face à face. Victor regarde le beau visage de Celim, les légers flocons blancs qui se posent sur ses cheveux si noirs. Est-ce la poésie du moment, l'endroit, mais ce que Victor refoule en lui a fini par trouver une ouverture. Ce n'est pas un mur qui s'effondre, juste un léger craquement, suffisamment large pour laisser passer une émotion. À peine un baiser. Il a avancé ses lèvres doucement et les a pressées tout doucement sur celles de Celim. Il y a deux ou trois secondes de silence qui semblent une éternité. Victor commence à sourire, espérant une réaction de Celim. Mais celui-ci baisse les yeux.
— Faut que j'y aille.
Et il se retourne pour commencer à marcher.
— Attends, Celim, excuse-moi.
Mais Celim ne se retourne pas et accélère le pas. Il fait une glissade et manque de tomber mais se rattrape, continuant à s'éloigner de Victor, qui reste immobile, dépité.
Victor se sent terriblement mal. Il s'enferme dans sa chambre. Aurait-il mal interprété la tension qui s'est créée entre Celim et lui les mois derniers ?
Il envoie un SMS à Celim : "Je suis vraiment désolé Je n'aurais pas dû. J'ai cru percevoir quelque chose entre nous, mais je me suis trompé. Pardonne-moi.
La réaction de Celim l'intrigue aussi… car il n'a pas fait le choc, criant, le repoussant…
Pas de réponse de Celim à son SMS. Victor ne dort pas cette nuit-là… Celim n'est peut-être pas gay. Va-t-il l'outer et raconter à tout le monde que Victor est gay ? Probablement pas. Mais leur amitié est-elle terminée ? Si Célim n'est pas gay, peuvent-ils rester amis après ce qu'il s'est passé ?
Le smartphone de Victor s'illumine au milieu de la nuit. Une simple réponse de Celim : "ok".
Victor est frustré… ça ne donne pas beaucoup d'indications… Quels sont les vrais sentiments de Celim ?
Victor passe un Noël sinistre. Triste de la réaction de Celim. Il envoie un SMS à Celim au milieu des vacances : "J'espère que tu passes de bonnes vacances." Célim répond peu après : "Bof."
Victor est perdu. Célim ne lui donne vraiment pas de nouvelles… que faire ? La situation va être tellement étrange à la rentrée.
Mais le 31 décembre en début d'après-midi, il reçoit un SMS de Celim : "Tu fais quoi pour le réveillon ?"
Victor : "Rien de spécial et toi ?"
Célim : "Pareil, ça te dirait de sortir en ville ce soir et de regarder le feu d'artifice ?"
Victor : "Oui !"
Victor espère qu'ils auront l'occasion de se parler. Les retrouvailles sont étranges. Les deux garçons font un peu comme si de rien n'était. Chacun espérant que l'autre prenne l'initiative. Pour l'instant ils se perdent dans la ville, il y a un peu d'animation avec les bars remplis.
Ils finissent par se retrouver dans une ruelle isolée pour voir le feu d'artifice. Alors que les premiers booms retentissent, Victor lance : "Je suis désolé… pour l'autre jour… j'aurais pas dû… j'espère que tu m'en veux pas… et qu'on reste amis…"
Célim sourit. Il tourne la tête et embrasse Victor sur les lèvres Ce dernier est surpris. Puis sourit. Il ne dit rien. Et rend son baiser à Celim. Ce dernier lance : "Excuse-moi… J'ai paniqué… C'était compliqué dans ma tête."
Victor comprend. Il touche la joue de Celim et l'embrasse encore sur les lèvres Le premier garçon qu'il embrasse ainsi. C'est doux et humide.
Il prend Celim par la main.
— Viens.
Il trouve une arrière-cour encore plus tranquille. Alors que le feu d'artifice bat son plein, ils s'embrassent sur les lèvres. Les mains ont commencé à toucher l'autre. Les baisers sont d'abord chastes. Une succession de bisous pour gouter les lèvres de l'autre. Mais très vite les langues trouvent leur chemin dans les bouches. Ils ferment les yeux. L'un comme l'autre veut découvrir, goûter. Seules les bouches se connectent. Les mains restent timides.
Le baiser est interrompu.
— Ça fait longtemps que j'en rêvais, dit Victor
Célim se mord les lèvres.
— Moi aussi.
Celim jette parfois des coups d'œil par-dessus son épaule, inquiet d'être découvert. Victor est moyennement à l'aise lui aussi.
— Ça fait longtemps que tu sais que tu es homo ?
Victor hausse les épaules.
— Depuis que je suis ado. Et toi ?
— Je sais pas… Je crois que j'ai refoulé longtemps… mais tu m'as fait craquer.
Victor sourit. Les baisers reprennent.
Les bites commencent à se tendre sous les jeans et comme les corps se serrent, l'un comme l'autre sentent très clairement les érections.
— J'te fais de l'effet…
— Oui hihihi.
Celim ajoute :
— J'ai de la chance de t'avoir rencontré.
Les deux garçons reprennent leur balade dans les rues sans s'afficher. Ils se sourient en permanence. Mais ils ne veulent pas s'afficher en public.
Tard dans la nuit ils se séparent, impatients de se retrouver dans les prochains jours.
Mais voilà, ils savent très bien, sans en avoir discuté, qu'ils ne peuvent s'afficher en couple au lycée Trop peur d'être harcelés. Pas prêts à faire leur coming out. Et si leurs parents apprenaient ? Ils n'osent même pas y penser. Ils se contentent d'afficher une amitié et une complicité plus grandes que jamais… qui n'est pas feinte de toutes les façons.
Mais comment faire pour se retrouver ? S'embrasser ? Le corps de l'autre est comme un aimant qui attire. Alors que les autres lycéens, notamment Aymeric et Etienne, tiennent leurs petites amies par la main et les embrassent en public, Victor et Celim, après les cours, se retrouvent dans des ruelles désertes, certains qu'on ne les surprendra pas. Les bouches et les langues se connectent. Elles sont douces et humides de chaque côté, relativement fines. Mais aussi ils se serrent dans les bras. Connecter le corps. Sentir la chaleur, les formes, les muscles. Comme c'est bon. Comme c'est agréable.
Mais très vite, ce n'est bien sûr pas suffisant. La seule fenêtre qui s'offre à eux, ce sont les mercredis après-midi, chez Victor. Chez Celim, c'est impossible. Il y a toujours quelqu'un dans l'appartement surpeuplé. Et en dehors des mercredis après-midi où il travaille, le père de Victor est très souvent à la maison.
Un mercredi de janvier, ils se retrouvent dans la chambre de Victor. Ce dernier fait glisser doucement les rideaux, de peur qu'un voisin ne les aperçoive. Les deux garçons s'assoient sur le lit côte à côte et commencent à s'embrasser. Avec encore plus de passion que dans la rue. Les têtes s'agitent. Les bouches se touchent et se détachent comme si elles se mangeaient. La salive circule en abondance d'une bouche à l'autre. Ils enlèvent le haut rapidement. Les peaux sont maintenant exposées. et caressées. Elles sont incroyablement douces. Complètement imberbes. Baisers dans le cou et caresses sur les épaules. Les chapiteaux sont dressés sous les jeans. Ces derniers glissent sur les chevilles, et les caleçons juste après. Les bites sont sorties, verticales. Superbes. Chacun observe celle de l'autre. Les baisers reprennent ainsi que les caresses. Ils se prennent par les épaules. Puis ils se branlent, tout en continuant à s'embrasser. Puis vient le moment de toucher. Victor prend la bite de Celim en main et la serre. Elle est dure, gorgée de sang. Il la branle un peu. Célim pousse un petit gémissement. Puis Celim touche Victor à son tour. Il caresse le sexe. Puis Celim se montre plus entreprenant. Il embrasse et lèche Victor dans le cou et commence à lui masser le téton du bout des doigts. Victor ressent un plaisir fou. Ça y est, il fait l'amour avec un garçon ! Tout s'emballe en lui, comme une machine incontrôlable. Il pousse deux petits cris et soudain un geyser de sperme s'échappe de sa bite. Il lâche des jets verticaux abondants qui retombent, et dégoulinent sur sa bite.
Victor est déçu… et embarrassé. Pourquoi a-t-il joui si vite ? Sans même se masturber ? Aurait-il du mal à se contrôler ?
— Je… je suis… vraiment désolé… excuse-moi.
— Pas grave, répond Célim, qui admire le sperme, blanc et très abondant.
Victor l'embrasse et commence à le branler. Celim se laisse faire. La langue de Victor rentre dans sa bouche. Celle de Celim s'agite et un soupir s'échappe alors que le beau marocain éjacule, rapidement lui aussi, sur la main de Victor.
Tout s'est passé très vite, en fait. Victor se lève et fait quelques pas maladroits vers la table de nuit, car il a encore ses chaussures aux pieds et son jean et son caleçon enroulés autour des chevilles. Célim regarde Victor de dos. Il trouve Victor magnifique sous cet angle. Bien sûr il adore son visage, ses cheveux et ses yeux. Car les blonds aux yeux bleus, c'est ce qu'il préfère. Mais ce qui l'attire le plus physiquement, c'est le dos et surtout les fesses de Victor. Cette courbure douce et magnifique, aux proportions parfaites. Victor a sorti des mouchoirs et s'est essuyé les doigts, il revient vers le lit et s'essuie la bite.
Amusé par la présence abondante de mouchoirs dans la table de nuit, Célim lui demande : "Tu te branles souvent ?"
— Presque tous les jours… des fois plus… hihihi… et toi ?
— Pareil… sous la douche… aux toilettes… ou dans mon lit quand mon frère s'endort avant moi.
Victor retire le reste de ses vêtements. Ils veulent rester nus ensemble. Celim limite
— Je peux te voir enfin complètement à poil, lance Celim.
— T'avais quand même un peu mate dans les vestiaires, non ? répond Victor, amusé.
— Oui… tu te cachais pas vraiment ?
— Un peu plus qu'Aymeric et Etienne… mais oui j'aime bien être à poil… et toi ?
— Avec toi, oui.
Les deux s'allongent sur le lit, nues, allongées face à face. Ils font un câlin. se touchent. Ils découvrent le corps de l'autre sans lui faire l'amour. Ils s'apprivoisent. Ils se sentent bien. Comme libérés d'être nus l'un devant l'autre. Victor se tourne et se met sur le ventre. Celim lui caresse le dos, mais surtout les fesses.
Ces moments sont magiques et ils aimeraient l'un comme l'autre qu'ils s'éternisent mais ils ont aussi peur d'éveiller des soupçons. Ils se rhabillent et se séparent à contrecœur dans une dernière étreinte et un dernier baiser.
Que le temps leur semble long quand ils sont séparés ! Heureusement ils s'échangent des SMS souvent. Et gardant leurs smartphones bien à l'abri des regards indiscrets. Pour l'instant ils se contentent de messages.
À suivre…
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Dans les jours qui viennent, Celim est sur ses gardes dans ce lycée après l'incident de la douche. Cela le rapproche encore plus de Victor, seul élève dont il se sent proche… et par qui il est attiré. Pour l'instant l'attirance est mutuelle… mais timide, enfouie sous des tonnes de non-dits, de peurs et d'interdits. Cela prend la forme d'une amitié. Mais une amitié réelle. Car ils s'entendent bien.
Dans les semaines qui mènent aux vacances de la Toussaint, ils continuent de se rapprocher et passent tout leur temps au lycée ensemble. Pour l'instant, ils ne se voient pas encore en dehors. Chacun est un peu honteux de sa situation familiale : une petite maison en briques austère, et la présence envahissante de son père pour Victor, et un HLM surpeuplé pour Celim.
Les vacances de la Toussaint vont leur donner l'occasion de se rapprocher. Ils s'ennuient tous les deux. Et s'échangent parfois des SMS. En fait, au milieu des vacances, c'est l'anniversaire de Celim. 18 ans. Un événement… mais pas vraiment. Pas grand-chose à part un repas en famille. Célim est nouveau ici… avec qui fêter ça ?
En l'apprenant, au détour d'un échange de textos, Victor se sent mal pour son ami.
— Ça te dirait de sortir un peu ?
- Ou ca?
– Une ballade à vélo.
Une occasion de faire découvrir à Celim la campagne environnante
— J'ai pas de vélo, malheureusement. :-(
— T'as qu'à passer chez moi, je te passerai le vélo de mon père.
La maison est modeste. Briques rouges foncées Directement collée à celles d'à côté. Pas de jardin, mais une cour avec une camionnette, des betonneuses et les nombreux instruments et outils de son père. Au rez-de-chaussée, un salon, salle à manger, cuisine et le bureau de son père. À l'étage, deux chambres et une salle de bains. Pas le luxe. C'est modeste, mais déjà plus confortable que chez Celim.
Victor n'a pas trop envie de s'y attarder. Les deux quittent rapidement la petite ville en vélo Il fait nuageux et un peu gris comme toujours en novembre. Mais il ne fait pas trop froid, et il ne pleut pas au moins.
Très vite la ville disparait pour laisser place à la campagne. Plate. Mais jolie. Des arbres, des routes, sauvages isolées. Célim respire. C'est la première fois qu'il découvre les alentours. Il se sent bien. Libre. Le vent sur le visage.
Les deux font une pause, assis au bord d'un chemin de terre entre les champs nus et déserts en vue de l'hiver qui approche. Les vélos sont jonchés sur le sol.
Le vent se lève un peu. Célim regarde les cheveux très blonds, dont les extrémités se lèvent légèrement sous le souffle du vent. Pour la première fois, les deux parlent de manière plus intime.
Célim parle du Maroc, de Marseille, d'ici. Oui, il se sent mieux ici. Il se sent plus libre, dit-il de manière énigmatique. Victor ne sait pas trop comment interpréter Il y a chez les deux une peur de se dévoiler, alors ils y vont doucement, par petites touches.
Victor parle de sa mère. Elle lui manque. Oui, les choses sont dures avec son père. Avec le mien aussi, répond Celim. Ils se rendent compte que les deux ne cherchent qu'une chose. S'éloigner de leur famille. Prendre leur indépendance.
Célim finit par demander à Victor s'il a eu une copine récemment. Victor rougit. Non. Les dernières années ont été difficiles. Et aucune des filles du lycée n'est vraiment son genre. Pareil, répond Célime en rigolant.
Les deux amis n'ont pas vu les nuages plus sombres s'accumuler. Et quelques gouttes de pluie commencent à tomber. Les garçons se précipitent sur leurs vélos. Au début la pluie est modérée… mais elle devient ensuite très forte. Quand ils arrivent chez Victor, ils sont trempés jusqu'aux os.
Le père de Victor est là. Il est content de voir que Victor est maintenant ami avec Celim. C'est lui qui propose à Celim de se sécher ici, et Victor pourra lui prêter des vêtements de rechange.
Les deux garçons montent dans la salle de bains, leurs vêtements encore trempés. Victor se déshabille lentement. C'est l'imite. Ils ne parlent pas. Victor agit en toute simplicité. Mais il cherche clairement l'intimité. Quelque part, il veut reproduire ce qui se passe dans les vestiaires, mais à deux seulement. Il espère que Celim ne sera pas gêné.
Une fois en caleçon, Victor hésite un peu, avant de le faire glisser. Il est maintenant tout nu et se tourne pour attraper des serviettes, accrochées à la porte. Alors qu'il finit de se déshabiller, Celim regarde Victor de dos. Cette vue le mystifie. Un homme nu de dos. Les épaules, le dos, les fesses, les mollets. Le corps nu de la tête aux pieds. Il trouve que ce qu'il a devant lui est tout simplement magnifique. Et très attirant. Il finit de se déshabiller. Car oui, il veut être nu devant Victor. Être intime avec lui. Lui montrer sa confiance. Il doit juste faire attention de ne pas bander. Il se sèche les cheveux avec énergie avec la serviette tendue par Victor. Ce dernier observe Celim tout nu, de près, pour la première fois. Il est superbe. Couleur, douceur. Il brûle d'envie de le toucher du bout des doigts. De l'embrasser sur la bouche. Mais il n'ose pas, il se rend compte que son sexe a gonflé un peu. Il a honte et enroule une serviette autour de sa taille pour se rendre dans sa chambre. Célim le suit dans la même tenue.
Victor reste de dos et fait tomber la serviette pour enfiler un caleçon frais rapidement pour masquer son érection naissante. Célim a jeté un dernier coup d'œil aux fesses, qu'ils trouvent parfaites. Il enfile un caleçon prêté par Victor, rapidement, car il est un peu effrayé par la tension érotique qui s'est créée Victor prête un jean et des habits à Celim. Il lui laisse choisir un sweatshirt. Mais c'est Victor qui lui tend son préféré, le rouge et blanc.
— Tiens, prends celui-là… il te va bien.
— Merci.
— Tu peux le garder si tu veux… comme c'est ton anniversaire.
Célim est gêné et ému. Il remercie bien mais s'éclipse rapidement car il a déjà les yeux humides.
Une fois dans la rue, Celim pleure. Des sanglots. Sur ses joues, ses larmes se mêlent à la pluie qui s'est remise à tomber. Il pleure parce que Victor est bon avec lui. Il pleure car il n'a plus aucun doute sur son homosexualité. Il pleure parce qu'il est amoureux de Victor. Il pleure parce qu'il a peur. Comment va-t-il gérer tout ça ?
Arrivé chez lui, il caresse le sweatshirt, comme souvenir de cette journée avec Victor.
À partir de la rentrée, Victor et Celim deviennent des amis inséparables. Ils aiment passer le plus de temps possible ensemble. Au lycée et en dehors. Au lycée, cela leur vaut bien sûr des remarques. On les appelle "les siamois", ou bien plus simplement on accole maintenant leurs deux surnoms en permanence : "cosette et mouloud", comme le duo des parias du lycée Ils s'en moquent.
En dehors, ils se voient souvent. Célim passe souvent chez Victor. C'est plus tranquille pour travailler. Victor, lui, est invité à dîner chez Celim une ou deux fois. Les parents voient tout cela d'un bon œil, satisfaits que les garçons aient enfin trouvé un ami.
C'est à la fois doux, mais aussi frustrant pour les deux, car le désir est là. Bouillant, plus intense que jamais. Mais contenu, Reprimé par la pression des pairs, du lycée, et par la peur aussi. Seuls les moments intimes de masturbation permettent à la tension de redescendre. Dans son lit, Victor se met souvent nu, écarte et lève les jambes, imaginant le corps de Celim au-dessus de lui. Le pénétrant. Victor s'imagine caresser les fesses doucement pour accompagner la pénétration. Et quand il jouit, il fait glisser le sperme sur ses lèvres, s'imaginant lécher celui de Celim.
Combien de temps peuvent-ils tenir comme cela ?
Les vacances de Noël approchent. C'est le dernier jour. Cette année le froid est arrivé vite. Il a neigé et cet après-midi quelques flocons tombent doucement. C'est aussi le moment où les jours sont les plus courts et il fait déjà nuit à 17 heures. Les élèves quittent l'école précipitamment, grisés par les deux semaines de vacances qui s'annoncent. Victor et Celim marchent dans la rue, tranquillement. Pas de vélo pour Victor à cause de la neige. Ils se rendent donc tranquillement vers l'arrêt de bus. Victor n'aime pas la période de Noël. Autrefois magique, elle ne fait maintenant que lui rappeler l'absence de sa mère, et un bonheur perdu. C'est aussi synonyme de quelques célébrations ennuyeuses avec ses grands-parents et quelques cousins.
Les rues sont désertes, à cause du noir, du froid et de la neige. Au moment où ils doivent se séparer pour prendre des lignes de bus différentes, ils restent un petit moment face à face. Victor regarde le beau visage de Celim, les légers flocons blancs qui se posent sur ses cheveux si noirs. Est-ce la poésie du moment, l'endroit, mais ce que Victor refoule en lui a fini par trouver une ouverture. Ce n'est pas un mur qui s'effondre, juste un léger craquement, suffisamment large pour laisser passer une émotion. À peine un baiser. Il a avancé ses lèvres doucement et les a pressées tout doucement sur celles de Celim. Il y a deux ou trois secondes de silence qui semblent une éternité. Victor commence à sourire, espérant une réaction de Celim. Mais celui-ci baisse les yeux.
— Faut que j'y aille.
Et il se retourne pour commencer à marcher.
— Attends, Celim, excuse-moi.
Mais Celim ne se retourne pas et accélère le pas. Il fait une glissade et manque de tomber mais se rattrape, continuant à s'éloigner de Victor, qui reste immobile, dépité.
Victor se sent terriblement mal. Il s'enferme dans sa chambre. Aurait-il mal interprété la tension qui s'est créée entre Celim et lui les mois derniers ?
Il envoie un SMS à Celim : "Je suis vraiment désolé Je n'aurais pas dû. J'ai cru percevoir quelque chose entre nous, mais je me suis trompé. Pardonne-moi.
La réaction de Celim l'intrigue aussi… car il n'a pas fait le choc, criant, le repoussant…
Pas de réponse de Celim à son SMS. Victor ne dort pas cette nuit-là… Celim n'est peut-être pas gay. Va-t-il l'outer et raconter à tout le monde que Victor est gay ? Probablement pas. Mais leur amitié est-elle terminée ? Si Célim n'est pas gay, peuvent-ils rester amis après ce qu'il s'est passé ?
Le smartphone de Victor s'illumine au milieu de la nuit. Une simple réponse de Celim : "ok".
Victor est frustré… ça ne donne pas beaucoup d'indications… Quels sont les vrais sentiments de Celim ?
Victor passe un Noël sinistre. Triste de la réaction de Celim. Il envoie un SMS à Celim au milieu des vacances : "J'espère que tu passes de bonnes vacances." Célim répond peu après : "Bof."
Victor est perdu. Célim ne lui donne vraiment pas de nouvelles… que faire ? La situation va être tellement étrange à la rentrée.
Mais le 31 décembre en début d'après-midi, il reçoit un SMS de Celim : "Tu fais quoi pour le réveillon ?"
Victor : "Rien de spécial et toi ?"
Célim : "Pareil, ça te dirait de sortir en ville ce soir et de regarder le feu d'artifice ?"
Victor : "Oui !"
Victor espère qu'ils auront l'occasion de se parler. Les retrouvailles sont étranges. Les deux garçons font un peu comme si de rien n'était. Chacun espérant que l'autre prenne l'initiative. Pour l'instant ils se perdent dans la ville, il y a un peu d'animation avec les bars remplis.
Ils finissent par se retrouver dans une ruelle isolée pour voir le feu d'artifice. Alors que les premiers booms retentissent, Victor lance : "Je suis désolé… pour l'autre jour… j'aurais pas dû… j'espère que tu m'en veux pas… et qu'on reste amis…"
Célim sourit. Il tourne la tête et embrasse Victor sur les lèvres Ce dernier est surpris. Puis sourit. Il ne dit rien. Et rend son baiser à Celim. Ce dernier lance : "Excuse-moi… J'ai paniqué… C'était compliqué dans ma tête."
Victor comprend. Il touche la joue de Celim et l'embrasse encore sur les lèvres Le premier garçon qu'il embrasse ainsi. C'est doux et humide.
Il prend Celim par la main.
— Viens.
Il trouve une arrière-cour encore plus tranquille. Alors que le feu d'artifice bat son plein, ils s'embrassent sur les lèvres. Les mains ont commencé à toucher l'autre. Les baisers sont d'abord chastes. Une succession de bisous pour gouter les lèvres de l'autre. Mais très vite les langues trouvent leur chemin dans les bouches. Ils ferment les yeux. L'un comme l'autre veut découvrir, goûter. Seules les bouches se connectent. Les mains restent timides.
Le baiser est interrompu.
— Ça fait longtemps que j'en rêvais, dit Victor
Célim se mord les lèvres.
— Moi aussi.
Celim jette parfois des coups d'œil par-dessus son épaule, inquiet d'être découvert. Victor est moyennement à l'aise lui aussi.
— Ça fait longtemps que tu sais que tu es homo ?
Victor hausse les épaules.
— Depuis que je suis ado. Et toi ?
— Je sais pas… Je crois que j'ai refoulé longtemps… mais tu m'as fait craquer.
Victor sourit. Les baisers reprennent.
Les bites commencent à se tendre sous les jeans et comme les corps se serrent, l'un comme l'autre sentent très clairement les érections.
— J'te fais de l'effet…
— Oui hihihi.
Celim ajoute :
— J'ai de la chance de t'avoir rencontré.
Les deux garçons reprennent leur balade dans les rues sans s'afficher. Ils se sourient en permanence. Mais ils ne veulent pas s'afficher en public.
Tard dans la nuit ils se séparent, impatients de se retrouver dans les prochains jours.
Mais voilà, ils savent très bien, sans en avoir discuté, qu'ils ne peuvent s'afficher en couple au lycée Trop peur d'être harcelés. Pas prêts à faire leur coming out. Et si leurs parents apprenaient ? Ils n'osent même pas y penser. Ils se contentent d'afficher une amitié et une complicité plus grandes que jamais… qui n'est pas feinte de toutes les façons.
Mais comment faire pour se retrouver ? S'embrasser ? Le corps de l'autre est comme un aimant qui attire. Alors que les autres lycéens, notamment Aymeric et Etienne, tiennent leurs petites amies par la main et les embrassent en public, Victor et Celim, après les cours, se retrouvent dans des ruelles désertes, certains qu'on ne les surprendra pas. Les bouches et les langues se connectent. Elles sont douces et humides de chaque côté, relativement fines. Mais aussi ils se serrent dans les bras. Connecter le corps. Sentir la chaleur, les formes, les muscles. Comme c'est bon. Comme c'est agréable.
Mais très vite, ce n'est bien sûr pas suffisant. La seule fenêtre qui s'offre à eux, ce sont les mercredis après-midi, chez Victor. Chez Celim, c'est impossible. Il y a toujours quelqu'un dans l'appartement surpeuplé. Et en dehors des mercredis après-midi où il travaille, le père de Victor est très souvent à la maison.
Un mercredi de janvier, ils se retrouvent dans la chambre de Victor. Ce dernier fait glisser doucement les rideaux, de peur qu'un voisin ne les aperçoive. Les deux garçons s'assoient sur le lit côte à côte et commencent à s'embrasser. Avec encore plus de passion que dans la rue. Les têtes s'agitent. Les bouches se touchent et se détachent comme si elles se mangeaient. La salive circule en abondance d'une bouche à l'autre. Ils enlèvent le haut rapidement. Les peaux sont maintenant exposées. et caressées. Elles sont incroyablement douces. Complètement imberbes. Baisers dans le cou et caresses sur les épaules. Les chapiteaux sont dressés sous les jeans. Ces derniers glissent sur les chevilles, et les caleçons juste après. Les bites sont sorties, verticales. Superbes. Chacun observe celle de l'autre. Les baisers reprennent ainsi que les caresses. Ils se prennent par les épaules. Puis ils se branlent, tout en continuant à s'embrasser. Puis vient le moment de toucher. Victor prend la bite de Celim en main et la serre. Elle est dure, gorgée de sang. Il la branle un peu. Célim pousse un petit gémissement. Puis Celim touche Victor à son tour. Il caresse le sexe. Puis Celim se montre plus entreprenant. Il embrasse et lèche Victor dans le cou et commence à lui masser le téton du bout des doigts. Victor ressent un plaisir fou. Ça y est, il fait l'amour avec un garçon ! Tout s'emballe en lui, comme une machine incontrôlable. Il pousse deux petits cris et soudain un geyser de sperme s'échappe de sa bite. Il lâche des jets verticaux abondants qui retombent, et dégoulinent sur sa bite.
Victor est déçu… et embarrassé. Pourquoi a-t-il joui si vite ? Sans même se masturber ? Aurait-il du mal à se contrôler ?
— Je… je suis… vraiment désolé… excuse-moi.
— Pas grave, répond Célim, qui admire le sperme, blanc et très abondant.
Victor l'embrasse et commence à le branler. Celim se laisse faire. La langue de Victor rentre dans sa bouche. Celle de Celim s'agite et un soupir s'échappe alors que le beau marocain éjacule, rapidement lui aussi, sur la main de Victor.
Tout s'est passé très vite, en fait. Victor se lève et fait quelques pas maladroits vers la table de nuit, car il a encore ses chaussures aux pieds et son jean et son caleçon enroulés autour des chevilles. Célim regarde Victor de dos. Il trouve Victor magnifique sous cet angle. Bien sûr il adore son visage, ses cheveux et ses yeux. Car les blonds aux yeux bleus, c'est ce qu'il préfère. Mais ce qui l'attire le plus physiquement, c'est le dos et surtout les fesses de Victor. Cette courbure douce et magnifique, aux proportions parfaites. Victor a sorti des mouchoirs et s'est essuyé les doigts, il revient vers le lit et s'essuie la bite.
Amusé par la présence abondante de mouchoirs dans la table de nuit, Célim lui demande : "Tu te branles souvent ?"
— Presque tous les jours… des fois plus… hihihi… et toi ?
— Pareil… sous la douche… aux toilettes… ou dans mon lit quand mon frère s'endort avant moi.
Victor retire le reste de ses vêtements. Ils veulent rester nus ensemble. Celim limite
— Je peux te voir enfin complètement à poil, lance Celim.
— T'avais quand même un peu mate dans les vestiaires, non ? répond Victor, amusé.
— Oui… tu te cachais pas vraiment ?
— Un peu plus qu'Aymeric et Etienne… mais oui j'aime bien être à poil… et toi ?
— Avec toi, oui.
Les deux s'allongent sur le lit, nues, allongées face à face. Ils font un câlin. se touchent. Ils découvrent le corps de l'autre sans lui faire l'amour. Ils s'apprivoisent. Ils se sentent bien. Comme libérés d'être nus l'un devant l'autre. Victor se tourne et se met sur le ventre. Celim lui caresse le dos, mais surtout les fesses.
Ces moments sont magiques et ils aimeraient l'un comme l'autre qu'ils s'éternisent mais ils ont aussi peur d'éveiller des soupçons. Ils se rhabillent et se séparent à contrecœur dans une dernière étreinte et un dernier baiser.
Que le temps leur semble long quand ils sont séparés ! Heureusement ils s'échangent des SMS souvent. Et gardant leurs smartphones bien à l'abri des regards indiscrets. Pour l'instant ils se contentent de messages.
À suivre…
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