Cher journal II
Récit érotique écrit par Petitelilou2 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Cher journal II
Cher journal,
Comme j'ai un peu de temps, je viens décompresser ici... tu m'excuseras encore car l'histoire qui va suivre n'a rien du défi intellectuel, ni ne t'élèveras spirituellement. Ce n'est pas non plus le but, crois-moi.
Mais voilà quoi !
Ces dernières semaines n'ont pas été de tout repos. Les profs se sont mis d'accord pour nous mettre la pression, on dirait bien. Je ne sais pas, ce doit être le printemps, la pleine lune, Beltane ou l'influence d'une autre fête païenne dont j'ignore le nom ?
Genre en histoire médiévale des Ve aux XIIIe siècles, deux commentaires et une analyse de livre en trois semaines, le truc bien barbant à souhait.
Comme vous le savez, je préfère les cours d'histoire moderne et surtout le prof qui les donne... Je me fiche bien de la différence d'âge. Parfois, j'ai juste envie de le coincer dans un couloir, le plaquer contre un mur pour l'embrasser langoureusement et lui ôter une à une les couches de tissu de son trois pièces noir. Je me demande si un jour, j'aurais l'occasion et le plaisir de le voir vêtu autrement... ou mieux, en tenue d'Adam.
Me revoilà à fantasmer.
Peut-être devrais-je lui écrire une lettre anonyme ? Une lettre d'amour passionné, tourmenté, à la manière de Joséphine et Napo. Pourquoi pas dans leur style, si ça peut l'amuser. Ce serait une bonne manière de piquer sa curiosité. Le challenge serait plutôt intéressant. Sans parler de la difficulté à extérioriser mes fantasmes tout en restant subtile. Je le vois bien aimer un style épuré, qui suscite le doute, l'envie et pousse l'excitation à son comble.
Sauf que le problème reste entier. D'une, il ne saurait jamais qui en est l'auteur ; que tous les dieux, divinités et Shiva m'en préservent. De deux, comment soutenir ses beaux yeux bleus-gris sans me prendre en pleine face des images mentales très explicites et me transformer en tomate bien mûre ? Surtout quand on se voit plusieurs fois par semaine en cours.
Non, jamais je n'oserai.
Comme je n'oserai jamais réaliser le fantasme qui est survenu dans mon esprit créatif et fatigué, alors que j'étudiais à la BU pour les partiels à venir, en compagnie de Simon, mon petit-ami du moment. Un grand brun en sport études, pas trop branché conversation mais plutôt World of Warcraft et autres jeux vidéos en ligne. Bien qu'adorable et mignon, il n'est non plus très doué niveau sexe mais il apprend vite.
Nous avons été sages et pas fait plus que de se bécoter cette soirée là mais dans mon fantasme, tout est possible, non ?
.
Dans mon fantasme, je suis plus entreprenante et téméraire. Je veux m'amuser et profiter de l'instant. Après tout, nous sommes un vendredi soir, il est presque 19h et la BU est quasi déserte.
C'est pourquoi je laisse mes mains se promener sur son torse, ses côtes, glisser sous son t-shirt. Je caresse ses abdos, suis délicatement la ligne de poils jusqu'à l'élastique de son short. Puis à l'intérieur, vers la bosse qui commence à le déformer. Apparemment, mes gestes lui plaisent beaucoup car je sens sa verge chaude palpiter à travers le tissu de son boxer et enfler encore davantage sous la pression de mes doigts.
- Lisa, arrête ! On va nous voir !
- Dé-stresse Simon, nous sommes seuls. Et j'ai envie de toi... touche-moi.
Il hésite.
J'attrape alors sa main et la plonge sous ma jupe. Je l'aide même en soulevant le tissu et en écartant les cuisses, lui dévoilant ma petite culotte à dentelles... qu'il commence enfin à caresser.
Oh l'idée de se faire surprendre là, en cet instant, par un professeur _surtout celui qui hante en permanence mes rêves érotiques... me terrifie et m'excite à la fois. Je mouille terriblement. Simon prend de l'assurance à mesure que je me déhanche effrontément contre ses doigts. Ils forment de petits cercles sur mon sexe humide, son pouce presse mes lèvres roses à travers la dentelle blanche devenue translucide, vont et viennent... sans s'arrêter...
- Oui, comme ça, continue... j'halète contre sa bouche, entre deux baisers langoureux.
Soudain, un raclement de gorge se fait entendre.
Je me fige, imitée par Simon, qui s'écarte précipitamment de moi pour remonter son short.
L'adrénaline qui courait dans mes veines me monte à la tête et la fait légèrement tourner en découvrant la personne qui nous a interrompu. La silhouette élancée de mon prof préféré. Evidemment, qui d'autre ?
Vêtu de son costume habituel tiré à quatre épingles, une pile de livres dans un bras et son attaché-case dans l'autre, il nous toise d'un air impénétrable. Ses yeux bleus-gris sont toujours aussi éclatants et magnifiques, ses cheveux grisonnants impeccablement coiffés en arrière. J'ai soudain une folle envie de les ébouriffer.
- Monsieur H, puis-je savoir ce que vous êtes en train de faire ? Et vous mademoiselle ? Vous êtes dans une bibliothèque, jeunes gens !
Son ton sec et réprobateur me fait frémir.
Puis, il se tourne vers mon compagnon d'infortune.
- Je crois savoir que vous avez des examens dans quelques semaines. Ne devriez-vous pas être le nez plongé dans vos révisions ? Dépêchez-vous de filer avant que je ne change d'avis.
Simon me jette un dernier regard et s'exécute sans un mot, détalant presque comme un lapin dans l'allée de la bibliothèque.
- Quant à vous, mademoiselle...
Grossière erreur que de croiser ses yeux. Ils m'emprisonnent, littéralement. Ils me dévisagent de la tête aux pieds. Mon visage rougi par l'émoi, mes lèvres gonflées, ma jupe froissée légèrement retroussée sur mes cuisses, mon corps pris d'interminables frissons, mes seins qui pointent douloureusement à travers le tissu satiné de ma chemise. Pour une fois, je regrette de ne pas porter de soutien-gorge.
- ...suivez-moi.
Si certain de son autorité, il n'a même pas la délicatesse de m'attendre et disparaît derrière une rangée de livres.
Le corps fiévreux et l'esprit en ébullition, je fourre maladroitement mes affaires dans mon sac, avant de lui emboîter le pas ou plutôt de courir à sa suite.
.
Nous arrivons au fond de la bibliothèque, devant une porte sur laquelle est inscrit "réservé au personnel enseignant". Etrangement, je n'avais jamais vraiment prêté attention à cette salle. Probablement un bureau de l'administration, du personnel de la bibliothèque.
Je le vois ouvrir avec un trousseau de clés. Il me fait signe de le suivre et je suis surprise de découvrir qu'il n'en est rien.
Il s'agit d'une pièce de taille moyenne avec des baies vitrées, meublée de quelques bureaux et d'étagères basses remplies de livres qui habillent le fond de la salle. Un coin cuisine fait l'angle, avec cafetière, mini-frigo, micro-onde et tout le nécessaire pour une pause déjeuner. De petits fauteuils sont même installés devant les grandes baies. L'endroit pourrait presque être cozy si ce n'était pas une salle des profs.
- Lisa, vous me décevez terriblement.
Ses mots m'arrachent à ma contemplation.
Je sens mon pouls s'accélérer, à la fois honteuse, fébrile et troublée par mes émotions contradictoires. L'idée de décevoir un prof, d'autant plus l'un que je porte particulièrement en estime et que j'ai dans la peau, qui fait naître toutes sortes de fantasmes refoulés en moi, me plaît moyennement. Soudain, mon regard se pose partout dans la pièce sauf sur lui. Les motifs du sol ainsi que mes bottines brillantes, deviennent tout à coup fascinants.
- Que vous est-il donc passé par la tête ?
Un silence, seulement rompu par le bruit de livres qu'on balance sur une table. Je relève les yeux. Il s'agit de ceux qu'il transportait un peu plus tôt, abandonnés sur l'un des bureaux à côté de son cartable et de sa veste.
Mon professeur est adossé audit bureau, les bras croisés, le regard intensément fixé sur moi. La tension est palpable dans l'air, tout comme la colère sourde et subtile qui se dégage de lui. Il n'a même pas besoin d'ouvrir la bouche ou d'hausser le ton.
Par toutes les déesses de l'Egypte ancienne, je le trouve encore plus craquant ainsi. Et si désirable. Je dois me faire violence pour ne pas gémir d'envie.
- Je sais bien que tout cela est de votre âge. Vous êtes une ado bourrée d'hormones, tout comme votre camarade qui n'est pas à excuser mais vous rendez-vous compte de la situation ? Si au lieu de moi, votre directeur de licence vous avait surprise dans cette position indécente ? J'entends déjà les ragots courir à travers tout le campus et compromettre, si ce ne sont pas vos études, votre image. Sans compter l'avertissement écrit.
Le mot ado me fait tiquer puisqu'il y a longtemps que je n'ai plus seize ans mais je n'ai guère le temps de l'interrompre.
- Une élève brillante, studieuse, promise à un bel avenir, sans histoires si ce n'est le fait de s'exhiber sans gêne pour séduire ses professeurs.
J'hausse les sourcils.
- Oui. Ne croyez pas que je n'ai pas remarqué vos regards échaudés en cours et votre façon de me déshabiller des yeux, lorsque vous pensez que personne ne vous voit.
Le rouge me monte aux joues, déjà bien écarlates.
- Monsieur, je... je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Vraiment ? glousse t-il.
Il se décolle du bureau et d'un pas tranquille, comme par peur de brusquer un animal effrayé ou plutôt comme un prédateur encerclant sa proie, vient directement se planter devant moi.
- Est-ce Monsieur H qui vous met dans cet état ?
- Je...
Il chuchote, si près que son souffle effleure mon visage.
- Est-ce lui qui vous fait tremper votre petite culotte à chacun de mes cours ?
J'ai envie de lui rétorquer d'aller vérifier lui-même mais j'ai la gorge nouée. Ma respiration s'emballe, le désir vrille mes entrailles comme une langue de feu.
- Répondez-moi franchement, mademoiselle.
- Non, soufflai-je à peine, détournant les yeux.
Les siens m'observent longuement, gravement.
- C'est très flatteur, ne vous méprenez pas. Mais si je répondais aux avances de toutes mes étudiantes et parfois mes étudiants, ce n'est pas un cours que je devrais donner mais une orgie !
Je lâche un gloussement, doublé d'un sourire en coin.
Ses doigts attrapent alors mon menton et je me retrouve plongée dans l'intensité de son regard, intransigeant, magnétique, sublime. Une minute passe, puis deux alors qu'il semble en pleine réflexion, caressant presque machinalement mes lèvres du pouce et que j'ai toutes les peines du monde à ne pas me tortiller sur place.
- Il n'empêche que je ne peux laisser passer cet écart. Vous méritez une punition et une dont vous vous souviendrez, reprend t-il dans un murmure.
Je déglutis.
Il se recule et poursuit :
- Maintenant, ôtez-moi cette jupe. Et votre petite culotte qui ne doit plus vous servir à grand chose. Vous vous pencherez ensuite au-dessus du bureau d'en face, poserez vos mains à plat sur la table et tendrez vos jolies fesses vers moi.
J'exhale un long souffle tremblant à l'entente de ses mots. Pincez-moi, je rêve ! Non, je fantasme !
Bon sang, j'ai l'impression que je vais me liquéfier sur place tant mes joues chauffent et mon corps est bouillant. J'humidifie mes lèvres devenues trop sèches. Je déglutis encore mais manque de salive. Mes mains sont maladroites sous l'anticipation, l'excitation et la honte. Bientôt, ma jupe jonche le sol à mes pieds, suivie de mon sous-vêtement à dentelles complètement ruiné. Je devine qu'il boit chacun de mes gestes et se délecte de me voir me dévêtir ainsi devant lui. Ses yeux me brûlent, je n'ose pas lever les miens vers lui. Par chance, il ne l'exige pas.
A moitié nue, cambrée au-dessus d'un bureau dans une salle de la BU, dans une position on ne peut plus scandaleuse, il a une vue imprenable sur ma vulve excitée et dégoulinante de mouille.
- Voilà qui est mieux.
Je l'entends approcher.
Mon coeur bat si vite, j'ai l'impression qu'il va jaillir de ma poitrine.
- Regardez-moi ça, vous êtes une vraie fontaine, Lisa. Et quel cul divin. Je le prendrai bien lui aussi.
Une plainte m'échappe. L'entendre parler de cette façon me fait défaillir. L'idée même qu'il puisse me parler ainsi serait suffisante. Je n'avais jamais essayé l'anal mais en cet instant, j'aurais pu tout accepter s'il voulait bien en finir et plonger ses doigts, sa langue, sa queue, au choix_ dans ma chaleur étroite et désespérément vide. Je n'en pouvais plus d'attendre. J'avais tellement envie de lui. Instinctivement, je glisse une main entre mes cuisses et...
... la sienne stoppe aussitôt mes ardeurs.
- Je vois que vous avez du mal à respecter de simples consignes.
Soudain, mon dos est pressé contre la chaleur de son torse. Je peux sentir le rythme de son souffle, savoir que son coeur est aussi emballé que le mien, alors qu'il saisit mes poignets d'une main et de l'autre, détache sa ceinture... qu'il s'applique ensuite à nouer autour de mes poignets.
- Quoi- vous... professeur ?
J'halète, la voix méconnaissable, chaude, sensuelle, chargée d'un désir inavouable.
Il a dû aussi y déceler une pointe de doute et de nervosité car il ajoute :
- Chut. N'ayez pas d'inquiétude, je ne ferai rien que vous ne voulez pas que je fasse. Mais hormis le domaine académique, vous avez une fâcheuse tendance à être insolente et ne pas faire ce qu'on vous dit. Je me dois donc de prendre des mesures.
Ses mains massent mes épaules à travers ma chemise, puis descendent lentement le long de mes bras pour me replacer dans la position.
- A présent, reprenons. C'est bien ce que vous voulez toujours, n'est-ce pas ?
Je hoche la tête.
- Je ne vous ai pas entendu, mademoiselle.
- Oui, monsieur, punissez-moi.
- Parfaite, susurre t-il. Dans ce cas...
CLAC !
Sa main vient brusquement gifler mes fesses nues et je sursaute en poussant une exclamation, surprise par le geste et la force du geste.
- Qu-est-ce... V-vous n'êtes pas sérieux ?! je m'écrie en jetant un oeil vers lui. Il n'allait tout de même pas...
CLAC !
- Silence ! Ou je vous en donne dix de plus.
Il ponctue sa phrase par une autre gifle et je retiens tout juste un cri, refusant de lui faire ce plaisir.
Son ton catégorique fait mouche. C'est qu'il en serait bien capable.
J'accepte ma punition sans broncher alors que les claques pleuvent sur mon postérieur et la douleur se répand en picotements de plaisir jusque mon sexe palpitant. Je me mords les lèvres. Bon sang, on dirait bien que les fessées cul nu m'excitent. Ou les circonstances de la fessée et celui qui la donne ont juste beaucoup d'effet sur moi.
Un brasier fait rage dans mon bas-ventre et entre mes cuisses. Ma cyprine n'en finit plus de couler. J'aurais voulu me caresser, glisser mes doigts sur ma fente trempée, la pénétrer, stimuler mon bouton durci encore et encore jusqu'à l'orgasme, une jouissance qui promettait d'être explosive. Mais c'est impossible. Il y a veillé en entravant mes mains. Je ne peux même pas le toucher lui, alors que j'en meurs d'envie.
Enfin, les coups cessent. Mon postérieur en flammes ne peut que le remercier. J'ai presque envie de le faire lorsqu'une caresse effleure mes fesses rougies. Du bout des doigts, il retrace ma peau douloureuse, descend le long de ma raie, étale la cyprine qui inonde l'intérieur de mes cuisses... que je presse avec un halètement frustré. Ses gestes sont lents et mesurés, tel un artiste devant une toile inachevée. Ses doigts sont partout, sauf à l'endroit où je le désire tant. J'ai envie de hurler de frustration, malgré cette douceur bienvenue après le traitement qu'il vient de m'infliger.
Après une éternité, il finit par agripper mes hanches et me cambre davantage vers lui, contre l'énorme bosse qui doit magnifiquement déformer son entrejambe... si bien qu'à chaque mouvement de bassin, chaque petit déhanchement, le tissu soyeux de son pantalon presse ma chatte hypersensible et excitée.
Je gémis. Mes mains se crispent violemment sur la table et je tire sur mes liens. Oh ce contact m'électrise ! Je ne peux réprimer les profonds gémissements qui remontent de ma gorge.
A cette friction insupportable viennent s'ajouter ses mains taquines, qui ne restent pas oisives. Bientôt, elles déboutonnent ma chemise pour laisser jaillir mes seins, qu'il prend plaisir à empoigner, caresser, malmener, avant de pincer leur pointe durcie devenue extrêmement sensible.
Oh c'est trop fort, trop bon, j'ai tellement envie de jouir ! Je suis brûlante. Ma peau est moite sous ses doigts alors qu'il continue à jouer avec mon corps comme un maestro avec son instrument de musique.
- Aaah hmmm ! Professeur, je... je vous en prie !
La myriade de sensations qu'il fait naître en moi, sans jamais me donner satisfaction, est un véritable supplice.
Je l'entends ricaner.
- Et bien, que se passe t-il, Lisa ? Votre joli cul n'en a pas eu assez ?
Son ton est rauque et ses lèvres sont chaudes contre mon oreille.
Non, absolument pas.
Ma soif de lui en cet instant, est encore décuplée. Je la ressens dans mes entrailles, entre mes cuisses inondées. Elle vrille mes reins, me consume, irrésistible, si puissante qu'elle en devient douloureuse.
Je veux qu'il me baise. Ici, maintenant, à plat ventre contre ce bureau. Contre n'importe quelle surface de cette pièce. Dans cette bibliothèque. Qu'il m'utilise pour son plaisir et pour le mien. Qu'il comble tous ses désirs et ses fantasmes avec mon corps. Je veux sentir sa peau nue contre la mienne, douce, violente, vibrante, fiévreuse, amoureuse. Qu'il m'emprisonne avec son corps, m'empale, me pilonne, me remplisse avec sa queue jusqu'à ce que jouissance s'en suive. Qu'il me donne orgasme après orgasme jusqu'à ce que je le supplie d'arrêter, que j'en sois noyée et qu'il n'est plus rien à me donner. Je le veux tout entier.
Un petit silence s'installe, si bien que j'ai peur d'avoir encore pensé tout haut. Cela devient une habitude chez moi.
- Quelle prose fleurie et alléchante... mais c'est une mauvaise réponse. Relevez-vous.
Lentement, je me retourne et mon regard est aussitôt attiré par l'auréole sombre ornant l'érection proéminente et sûrement inconfortable à l'avant de son pantalon.
- Voyez dans quel état vous me mettez, mademoiselle. Pensez-vous que je puisse me promener ainsi dans la faculté ? Non, bien sûr. Commencez par essuyer votre mouille de petite débauchée et appliquez-vous.
Ses mots m'excitent au plus haut point, si l'on peut encore l'être davantage.
Soudain, mon visage est pressé contre son entrejambe, précisément là ou je l'ai souillée. Une odeur musquée imprègne mes narines, tandis que je frotte ma joue, mon nez, ma bouche contre le tissu humide, comme une chatte flatte la jambe de son maître pour réclamer sa gamelle. Gémissante, j'embrasse sa braguette, la lèche, presse le renflement entre mes lèvres, mouillant encore davantage son pantalon. C'est plus fort que moi, j'en ai l'eau la bouche. Puis une main tire sur mes mèches et je suis forcée de m'interrompre.
- Cela vous amuse de me désobéir, on dirait.
La tête en arrière, je croise son regard sévère. L'azur de ses yeux clairs, assombris par le désir, si intenses et exigeants, me rend folle.
- Je crois qu'il vous faut un complément de leçon.
Oh oui par pitié, donnez-la moi... je la veux toute entière dans ma bouche, au fond de ma gorge, qu'elle m'étouffe.
Je le vois alors dégrafer son pantalon d'une main et sortir l'objet de ma future correction de son sous-vêtement. Hmmm sa hampe dressée est à moi. Enfin. Je veux goûter à ce gland rougi et humide, le sentir glisser entre mes lèvres, lécher toute la longueur de cette queue magnifique jusqu'à récolter le nectar de mon dur labeur.
Cette fois, Shiva entend mes prières.
Sa verge disparait presque entièrement dans ma bouche. Je gémis en sentant l'érection brûlante délicieusement vibrer entre mes lèvres alors qu'il entame un langoureux va et vient, les doigts enfouis dans ma chevelure. Un déhanché plus vif faillit me faire suffoquer. Il se retire, laissant un filet de salive sur son sillage, qui coule dans mon cou et entre mes seins. Son sexe palpitant caresse mon visage et il colle ses bourses sous mon nez, profitant de mes coups de langue, avant de forcer à nouveau l'entrée de ma bouche.
– Regardez-moi, grogne t-il.
Ses pupilles sombres me fixent d'un air carnassier et l'expression de pur plaisir sur son visage me ravit. J'ai tellement envie de lui, qu'il baise ma "petite bouche insolente" sans ménagement.
- Oui, c'est ça... gardez vos beaux yeux sur moi. Je veux les voir quand je jouirai dans votre bouche, c'est ce que vous voulez, n'est-ce-pas Lisa ?
Bon sang, c'est moi qui vais finir par jouir rien qu'au son de sa voix. Je pousse un gémissement d'envie, impatiente de savoir quel goût il aura sur ma langue.
Il jure et sa main se crispe sur mes cheveux, alors qu'il continue à malmener ma bouche, prenant soin de ne pas m'étrangler. Bientôt, les premières gouttes salées se répandent sur ma langue. Je l'entends jouir dans un long râle et son liquide chaud et épais vient honorer mes lèvres, mon cou, la naissance de mes seins. Il termine en se caressant longuement, visiblement comblé par la vue de mon visage marqué et du blanc laiteux sur mes joues écarlates.
Repu, il réajuste ses vêtements. Puis il s'applique à récolter toute sa crème, avant d'engouffrer deux doigts dans ma bouche en m'ordonnant de ne pas en gaspiller une goutte. Je m'exécute et me mets à les sucer avec enthousiasme. Lorsqu'il est entièrement satisfait de son travail, je peux enfin me relever.
Mes jambes sont flageolantes et engourdies et il me retient dans ses bras. Ses mains douces massent mes genoux endoloris, remontent sur mes cuisses... puis mes poignets rougis par le cuir de sa ceinture.
- Quelle bouche exquise vous avez, mademoiselle. Votre performance vaut bien une mention.
- Monsieur-
Il m'embrasse. D'une main, il retient ma nuque, tandis que l'autre, joueuse et audacieuse, explore mon corps fébrile. La douceur de ses lèvres contraste avec son baiser fougueux. Sa bouche me possède, comme son sexe vient de le faire un peu plus tôt. Sa langue me taquine, caresse mon palais, danse sensuellement avec la mienne. Le goût de sperme n'a pas l'air de le déranger.
Je plonge mes doigts entre ses mèches grises et lorsqu'il s'attaque à mon cou, laissant derrière lui une traînée de baisers humides et la marque de ses dents, je fonds littéralement.
Puis tout s'arrête. Il me relâche, s'écarte, me laisse pantelante, haletante, insatisfaite. Avide de tellement plus.
- A présent, rhabillez-vous, la leçon est terminée. Et allez vous débarbouiller.
Un silence avant qu'il ne se penche pour susurrer :
- Sauf si voulez que tout le monde sache quelle petite cochonne vous êtes vraiment derrière l'image de l'étudiante modèle.
Un frisson me traverse. Debout, quasiment nue au milieu de la pièce, je l'observe tranquillement regagner le bureau où trônent ses affaires, sortir ses copies et se mettre au travail, comme si de rien n'était. Vu la hauteur de la pile, il en a pour le reste de la soirée.
Je sens que je vais aller passer la mienne la main entre mes cuisses, à me donner tous les orgasmes qu'il m'a injustement refusé.
Ma petite culotte est négligemment abandonnée sur le bureau. Il retient mon poignet.
- Non. Elle va m'être très utile ce soir, lorsque j'aurais besoin de me détendre.
Le rictus sur ses fines lèvres a le don de m'exaspérer.
Oui, c'était le genre de leçon, apprise dans la douleur et le plaisir, que je n'aurais probablement aucun mal à retenir.
Mais pour combien de temps...
... certainement pas longtemps avant mon prochain fantasme.
Peut-être un peu plus avant que je ne reprenne mon journal pour vous le raconter.
Comme j'ai un peu de temps, je viens décompresser ici... tu m'excuseras encore car l'histoire qui va suivre n'a rien du défi intellectuel, ni ne t'élèveras spirituellement. Ce n'est pas non plus le but, crois-moi.
Mais voilà quoi !
Ces dernières semaines n'ont pas été de tout repos. Les profs se sont mis d'accord pour nous mettre la pression, on dirait bien. Je ne sais pas, ce doit être le printemps, la pleine lune, Beltane ou l'influence d'une autre fête païenne dont j'ignore le nom ?
Genre en histoire médiévale des Ve aux XIIIe siècles, deux commentaires et une analyse de livre en trois semaines, le truc bien barbant à souhait.
Comme vous le savez, je préfère les cours d'histoire moderne et surtout le prof qui les donne... Je me fiche bien de la différence d'âge. Parfois, j'ai juste envie de le coincer dans un couloir, le plaquer contre un mur pour l'embrasser langoureusement et lui ôter une à une les couches de tissu de son trois pièces noir. Je me demande si un jour, j'aurais l'occasion et le plaisir de le voir vêtu autrement... ou mieux, en tenue d'Adam.
Me revoilà à fantasmer.
Peut-être devrais-je lui écrire une lettre anonyme ? Une lettre d'amour passionné, tourmenté, à la manière de Joséphine et Napo. Pourquoi pas dans leur style, si ça peut l'amuser. Ce serait une bonne manière de piquer sa curiosité. Le challenge serait plutôt intéressant. Sans parler de la difficulté à extérioriser mes fantasmes tout en restant subtile. Je le vois bien aimer un style épuré, qui suscite le doute, l'envie et pousse l'excitation à son comble.
Sauf que le problème reste entier. D'une, il ne saurait jamais qui en est l'auteur ; que tous les dieux, divinités et Shiva m'en préservent. De deux, comment soutenir ses beaux yeux bleus-gris sans me prendre en pleine face des images mentales très explicites et me transformer en tomate bien mûre ? Surtout quand on se voit plusieurs fois par semaine en cours.
Non, jamais je n'oserai.
Comme je n'oserai jamais réaliser le fantasme qui est survenu dans mon esprit créatif et fatigué, alors que j'étudiais à la BU pour les partiels à venir, en compagnie de Simon, mon petit-ami du moment. Un grand brun en sport études, pas trop branché conversation mais plutôt World of Warcraft et autres jeux vidéos en ligne. Bien qu'adorable et mignon, il n'est non plus très doué niveau sexe mais il apprend vite.
Nous avons été sages et pas fait plus que de se bécoter cette soirée là mais dans mon fantasme, tout est possible, non ?
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Dans mon fantasme, je suis plus entreprenante et téméraire. Je veux m'amuser et profiter de l'instant. Après tout, nous sommes un vendredi soir, il est presque 19h et la BU est quasi déserte.
C'est pourquoi je laisse mes mains se promener sur son torse, ses côtes, glisser sous son t-shirt. Je caresse ses abdos, suis délicatement la ligne de poils jusqu'à l'élastique de son short. Puis à l'intérieur, vers la bosse qui commence à le déformer. Apparemment, mes gestes lui plaisent beaucoup car je sens sa verge chaude palpiter à travers le tissu de son boxer et enfler encore davantage sous la pression de mes doigts.
- Lisa, arrête ! On va nous voir !
- Dé-stresse Simon, nous sommes seuls. Et j'ai envie de toi... touche-moi.
Il hésite.
J'attrape alors sa main et la plonge sous ma jupe. Je l'aide même en soulevant le tissu et en écartant les cuisses, lui dévoilant ma petite culotte à dentelles... qu'il commence enfin à caresser.
Oh l'idée de se faire surprendre là, en cet instant, par un professeur _surtout celui qui hante en permanence mes rêves érotiques... me terrifie et m'excite à la fois. Je mouille terriblement. Simon prend de l'assurance à mesure que je me déhanche effrontément contre ses doigts. Ils forment de petits cercles sur mon sexe humide, son pouce presse mes lèvres roses à travers la dentelle blanche devenue translucide, vont et viennent... sans s'arrêter...
- Oui, comme ça, continue... j'halète contre sa bouche, entre deux baisers langoureux.
Soudain, un raclement de gorge se fait entendre.
Je me fige, imitée par Simon, qui s'écarte précipitamment de moi pour remonter son short.
L'adrénaline qui courait dans mes veines me monte à la tête et la fait légèrement tourner en découvrant la personne qui nous a interrompu. La silhouette élancée de mon prof préféré. Evidemment, qui d'autre ?
Vêtu de son costume habituel tiré à quatre épingles, une pile de livres dans un bras et son attaché-case dans l'autre, il nous toise d'un air impénétrable. Ses yeux bleus-gris sont toujours aussi éclatants et magnifiques, ses cheveux grisonnants impeccablement coiffés en arrière. J'ai soudain une folle envie de les ébouriffer.
- Monsieur H, puis-je savoir ce que vous êtes en train de faire ? Et vous mademoiselle ? Vous êtes dans une bibliothèque, jeunes gens !
Son ton sec et réprobateur me fait frémir.
Puis, il se tourne vers mon compagnon d'infortune.
- Je crois savoir que vous avez des examens dans quelques semaines. Ne devriez-vous pas être le nez plongé dans vos révisions ? Dépêchez-vous de filer avant que je ne change d'avis.
Simon me jette un dernier regard et s'exécute sans un mot, détalant presque comme un lapin dans l'allée de la bibliothèque.
- Quant à vous, mademoiselle...
Grossière erreur que de croiser ses yeux. Ils m'emprisonnent, littéralement. Ils me dévisagent de la tête aux pieds. Mon visage rougi par l'émoi, mes lèvres gonflées, ma jupe froissée légèrement retroussée sur mes cuisses, mon corps pris d'interminables frissons, mes seins qui pointent douloureusement à travers le tissu satiné de ma chemise. Pour une fois, je regrette de ne pas porter de soutien-gorge.
- ...suivez-moi.
Si certain de son autorité, il n'a même pas la délicatesse de m'attendre et disparaît derrière une rangée de livres.
Le corps fiévreux et l'esprit en ébullition, je fourre maladroitement mes affaires dans mon sac, avant de lui emboîter le pas ou plutôt de courir à sa suite.
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Nous arrivons au fond de la bibliothèque, devant une porte sur laquelle est inscrit "réservé au personnel enseignant". Etrangement, je n'avais jamais vraiment prêté attention à cette salle. Probablement un bureau de l'administration, du personnel de la bibliothèque.
Je le vois ouvrir avec un trousseau de clés. Il me fait signe de le suivre et je suis surprise de découvrir qu'il n'en est rien.
Il s'agit d'une pièce de taille moyenne avec des baies vitrées, meublée de quelques bureaux et d'étagères basses remplies de livres qui habillent le fond de la salle. Un coin cuisine fait l'angle, avec cafetière, mini-frigo, micro-onde et tout le nécessaire pour une pause déjeuner. De petits fauteuils sont même installés devant les grandes baies. L'endroit pourrait presque être cozy si ce n'était pas une salle des profs.
- Lisa, vous me décevez terriblement.
Ses mots m'arrachent à ma contemplation.
Je sens mon pouls s'accélérer, à la fois honteuse, fébrile et troublée par mes émotions contradictoires. L'idée de décevoir un prof, d'autant plus l'un que je porte particulièrement en estime et que j'ai dans la peau, qui fait naître toutes sortes de fantasmes refoulés en moi, me plaît moyennement. Soudain, mon regard se pose partout dans la pièce sauf sur lui. Les motifs du sol ainsi que mes bottines brillantes, deviennent tout à coup fascinants.
- Que vous est-il donc passé par la tête ?
Un silence, seulement rompu par le bruit de livres qu'on balance sur une table. Je relève les yeux. Il s'agit de ceux qu'il transportait un peu plus tôt, abandonnés sur l'un des bureaux à côté de son cartable et de sa veste.
Mon professeur est adossé audit bureau, les bras croisés, le regard intensément fixé sur moi. La tension est palpable dans l'air, tout comme la colère sourde et subtile qui se dégage de lui. Il n'a même pas besoin d'ouvrir la bouche ou d'hausser le ton.
Par toutes les déesses de l'Egypte ancienne, je le trouve encore plus craquant ainsi. Et si désirable. Je dois me faire violence pour ne pas gémir d'envie.
- Je sais bien que tout cela est de votre âge. Vous êtes une ado bourrée d'hormones, tout comme votre camarade qui n'est pas à excuser mais vous rendez-vous compte de la situation ? Si au lieu de moi, votre directeur de licence vous avait surprise dans cette position indécente ? J'entends déjà les ragots courir à travers tout le campus et compromettre, si ce ne sont pas vos études, votre image. Sans compter l'avertissement écrit.
Le mot ado me fait tiquer puisqu'il y a longtemps que je n'ai plus seize ans mais je n'ai guère le temps de l'interrompre.
- Une élève brillante, studieuse, promise à un bel avenir, sans histoires si ce n'est le fait de s'exhiber sans gêne pour séduire ses professeurs.
J'hausse les sourcils.
- Oui. Ne croyez pas que je n'ai pas remarqué vos regards échaudés en cours et votre façon de me déshabiller des yeux, lorsque vous pensez que personne ne vous voit.
Le rouge me monte aux joues, déjà bien écarlates.
- Monsieur, je... je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Vraiment ? glousse t-il.
Il se décolle du bureau et d'un pas tranquille, comme par peur de brusquer un animal effrayé ou plutôt comme un prédateur encerclant sa proie, vient directement se planter devant moi.
- Est-ce Monsieur H qui vous met dans cet état ?
- Je...
Il chuchote, si près que son souffle effleure mon visage.
- Est-ce lui qui vous fait tremper votre petite culotte à chacun de mes cours ?
J'ai envie de lui rétorquer d'aller vérifier lui-même mais j'ai la gorge nouée. Ma respiration s'emballe, le désir vrille mes entrailles comme une langue de feu.
- Répondez-moi franchement, mademoiselle.
- Non, soufflai-je à peine, détournant les yeux.
Les siens m'observent longuement, gravement.
- C'est très flatteur, ne vous méprenez pas. Mais si je répondais aux avances de toutes mes étudiantes et parfois mes étudiants, ce n'est pas un cours que je devrais donner mais une orgie !
Je lâche un gloussement, doublé d'un sourire en coin.
Ses doigts attrapent alors mon menton et je me retrouve plongée dans l'intensité de son regard, intransigeant, magnétique, sublime. Une minute passe, puis deux alors qu'il semble en pleine réflexion, caressant presque machinalement mes lèvres du pouce et que j'ai toutes les peines du monde à ne pas me tortiller sur place.
- Il n'empêche que je ne peux laisser passer cet écart. Vous méritez une punition et une dont vous vous souviendrez, reprend t-il dans un murmure.
Je déglutis.
Il se recule et poursuit :
- Maintenant, ôtez-moi cette jupe. Et votre petite culotte qui ne doit plus vous servir à grand chose. Vous vous pencherez ensuite au-dessus du bureau d'en face, poserez vos mains à plat sur la table et tendrez vos jolies fesses vers moi.
J'exhale un long souffle tremblant à l'entente de ses mots. Pincez-moi, je rêve ! Non, je fantasme !
Bon sang, j'ai l'impression que je vais me liquéfier sur place tant mes joues chauffent et mon corps est bouillant. J'humidifie mes lèvres devenues trop sèches. Je déglutis encore mais manque de salive. Mes mains sont maladroites sous l'anticipation, l'excitation et la honte. Bientôt, ma jupe jonche le sol à mes pieds, suivie de mon sous-vêtement à dentelles complètement ruiné. Je devine qu'il boit chacun de mes gestes et se délecte de me voir me dévêtir ainsi devant lui. Ses yeux me brûlent, je n'ose pas lever les miens vers lui. Par chance, il ne l'exige pas.
A moitié nue, cambrée au-dessus d'un bureau dans une salle de la BU, dans une position on ne peut plus scandaleuse, il a une vue imprenable sur ma vulve excitée et dégoulinante de mouille.
- Voilà qui est mieux.
Je l'entends approcher.
Mon coeur bat si vite, j'ai l'impression qu'il va jaillir de ma poitrine.
- Regardez-moi ça, vous êtes une vraie fontaine, Lisa. Et quel cul divin. Je le prendrai bien lui aussi.
Une plainte m'échappe. L'entendre parler de cette façon me fait défaillir. L'idée même qu'il puisse me parler ainsi serait suffisante. Je n'avais jamais essayé l'anal mais en cet instant, j'aurais pu tout accepter s'il voulait bien en finir et plonger ses doigts, sa langue, sa queue, au choix_ dans ma chaleur étroite et désespérément vide. Je n'en pouvais plus d'attendre. J'avais tellement envie de lui. Instinctivement, je glisse une main entre mes cuisses et...
... la sienne stoppe aussitôt mes ardeurs.
- Je vois que vous avez du mal à respecter de simples consignes.
Soudain, mon dos est pressé contre la chaleur de son torse. Je peux sentir le rythme de son souffle, savoir que son coeur est aussi emballé que le mien, alors qu'il saisit mes poignets d'une main et de l'autre, détache sa ceinture... qu'il s'applique ensuite à nouer autour de mes poignets.
- Quoi- vous... professeur ?
J'halète, la voix méconnaissable, chaude, sensuelle, chargée d'un désir inavouable.
Il a dû aussi y déceler une pointe de doute et de nervosité car il ajoute :
- Chut. N'ayez pas d'inquiétude, je ne ferai rien que vous ne voulez pas que je fasse. Mais hormis le domaine académique, vous avez une fâcheuse tendance à être insolente et ne pas faire ce qu'on vous dit. Je me dois donc de prendre des mesures.
Ses mains massent mes épaules à travers ma chemise, puis descendent lentement le long de mes bras pour me replacer dans la position.
- A présent, reprenons. C'est bien ce que vous voulez toujours, n'est-ce pas ?
Je hoche la tête.
- Je ne vous ai pas entendu, mademoiselle.
- Oui, monsieur, punissez-moi.
- Parfaite, susurre t-il. Dans ce cas...
CLAC !
Sa main vient brusquement gifler mes fesses nues et je sursaute en poussant une exclamation, surprise par le geste et la force du geste.
- Qu-est-ce... V-vous n'êtes pas sérieux ?! je m'écrie en jetant un oeil vers lui. Il n'allait tout de même pas...
CLAC !
- Silence ! Ou je vous en donne dix de plus.
Il ponctue sa phrase par une autre gifle et je retiens tout juste un cri, refusant de lui faire ce plaisir.
Son ton catégorique fait mouche. C'est qu'il en serait bien capable.
J'accepte ma punition sans broncher alors que les claques pleuvent sur mon postérieur et la douleur se répand en picotements de plaisir jusque mon sexe palpitant. Je me mords les lèvres. Bon sang, on dirait bien que les fessées cul nu m'excitent. Ou les circonstances de la fessée et celui qui la donne ont juste beaucoup d'effet sur moi.
Un brasier fait rage dans mon bas-ventre et entre mes cuisses. Ma cyprine n'en finit plus de couler. J'aurais voulu me caresser, glisser mes doigts sur ma fente trempée, la pénétrer, stimuler mon bouton durci encore et encore jusqu'à l'orgasme, une jouissance qui promettait d'être explosive. Mais c'est impossible. Il y a veillé en entravant mes mains. Je ne peux même pas le toucher lui, alors que j'en meurs d'envie.
Enfin, les coups cessent. Mon postérieur en flammes ne peut que le remercier. J'ai presque envie de le faire lorsqu'une caresse effleure mes fesses rougies. Du bout des doigts, il retrace ma peau douloureuse, descend le long de ma raie, étale la cyprine qui inonde l'intérieur de mes cuisses... que je presse avec un halètement frustré. Ses gestes sont lents et mesurés, tel un artiste devant une toile inachevée. Ses doigts sont partout, sauf à l'endroit où je le désire tant. J'ai envie de hurler de frustration, malgré cette douceur bienvenue après le traitement qu'il vient de m'infliger.
Après une éternité, il finit par agripper mes hanches et me cambre davantage vers lui, contre l'énorme bosse qui doit magnifiquement déformer son entrejambe... si bien qu'à chaque mouvement de bassin, chaque petit déhanchement, le tissu soyeux de son pantalon presse ma chatte hypersensible et excitée.
Je gémis. Mes mains se crispent violemment sur la table et je tire sur mes liens. Oh ce contact m'électrise ! Je ne peux réprimer les profonds gémissements qui remontent de ma gorge.
A cette friction insupportable viennent s'ajouter ses mains taquines, qui ne restent pas oisives. Bientôt, elles déboutonnent ma chemise pour laisser jaillir mes seins, qu'il prend plaisir à empoigner, caresser, malmener, avant de pincer leur pointe durcie devenue extrêmement sensible.
Oh c'est trop fort, trop bon, j'ai tellement envie de jouir ! Je suis brûlante. Ma peau est moite sous ses doigts alors qu'il continue à jouer avec mon corps comme un maestro avec son instrument de musique.
- Aaah hmmm ! Professeur, je... je vous en prie !
La myriade de sensations qu'il fait naître en moi, sans jamais me donner satisfaction, est un véritable supplice.
Je l'entends ricaner.
- Et bien, que se passe t-il, Lisa ? Votre joli cul n'en a pas eu assez ?
Son ton est rauque et ses lèvres sont chaudes contre mon oreille.
Non, absolument pas.
Ma soif de lui en cet instant, est encore décuplée. Je la ressens dans mes entrailles, entre mes cuisses inondées. Elle vrille mes reins, me consume, irrésistible, si puissante qu'elle en devient douloureuse.
Je veux qu'il me baise. Ici, maintenant, à plat ventre contre ce bureau. Contre n'importe quelle surface de cette pièce. Dans cette bibliothèque. Qu'il m'utilise pour son plaisir et pour le mien. Qu'il comble tous ses désirs et ses fantasmes avec mon corps. Je veux sentir sa peau nue contre la mienne, douce, violente, vibrante, fiévreuse, amoureuse. Qu'il m'emprisonne avec son corps, m'empale, me pilonne, me remplisse avec sa queue jusqu'à ce que jouissance s'en suive. Qu'il me donne orgasme après orgasme jusqu'à ce que je le supplie d'arrêter, que j'en sois noyée et qu'il n'est plus rien à me donner. Je le veux tout entier.
Un petit silence s'installe, si bien que j'ai peur d'avoir encore pensé tout haut. Cela devient une habitude chez moi.
- Quelle prose fleurie et alléchante... mais c'est une mauvaise réponse. Relevez-vous.
Lentement, je me retourne et mon regard est aussitôt attiré par l'auréole sombre ornant l'érection proéminente et sûrement inconfortable à l'avant de son pantalon.
- Voyez dans quel état vous me mettez, mademoiselle. Pensez-vous que je puisse me promener ainsi dans la faculté ? Non, bien sûr. Commencez par essuyer votre mouille de petite débauchée et appliquez-vous.
Ses mots m'excitent au plus haut point, si l'on peut encore l'être davantage.
Soudain, mon visage est pressé contre son entrejambe, précisément là ou je l'ai souillée. Une odeur musquée imprègne mes narines, tandis que je frotte ma joue, mon nez, ma bouche contre le tissu humide, comme une chatte flatte la jambe de son maître pour réclamer sa gamelle. Gémissante, j'embrasse sa braguette, la lèche, presse le renflement entre mes lèvres, mouillant encore davantage son pantalon. C'est plus fort que moi, j'en ai l'eau la bouche. Puis une main tire sur mes mèches et je suis forcée de m'interrompre.
- Cela vous amuse de me désobéir, on dirait.
La tête en arrière, je croise son regard sévère. L'azur de ses yeux clairs, assombris par le désir, si intenses et exigeants, me rend folle.
- Je crois qu'il vous faut un complément de leçon.
Oh oui par pitié, donnez-la moi... je la veux toute entière dans ma bouche, au fond de ma gorge, qu'elle m'étouffe.
Je le vois alors dégrafer son pantalon d'une main et sortir l'objet de ma future correction de son sous-vêtement. Hmmm sa hampe dressée est à moi. Enfin. Je veux goûter à ce gland rougi et humide, le sentir glisser entre mes lèvres, lécher toute la longueur de cette queue magnifique jusqu'à récolter le nectar de mon dur labeur.
Cette fois, Shiva entend mes prières.
Sa verge disparait presque entièrement dans ma bouche. Je gémis en sentant l'érection brûlante délicieusement vibrer entre mes lèvres alors qu'il entame un langoureux va et vient, les doigts enfouis dans ma chevelure. Un déhanché plus vif faillit me faire suffoquer. Il se retire, laissant un filet de salive sur son sillage, qui coule dans mon cou et entre mes seins. Son sexe palpitant caresse mon visage et il colle ses bourses sous mon nez, profitant de mes coups de langue, avant de forcer à nouveau l'entrée de ma bouche.
– Regardez-moi, grogne t-il.
Ses pupilles sombres me fixent d'un air carnassier et l'expression de pur plaisir sur son visage me ravit. J'ai tellement envie de lui, qu'il baise ma "petite bouche insolente" sans ménagement.
- Oui, c'est ça... gardez vos beaux yeux sur moi. Je veux les voir quand je jouirai dans votre bouche, c'est ce que vous voulez, n'est-ce-pas Lisa ?
Bon sang, c'est moi qui vais finir par jouir rien qu'au son de sa voix. Je pousse un gémissement d'envie, impatiente de savoir quel goût il aura sur ma langue.
Il jure et sa main se crispe sur mes cheveux, alors qu'il continue à malmener ma bouche, prenant soin de ne pas m'étrangler. Bientôt, les premières gouttes salées se répandent sur ma langue. Je l'entends jouir dans un long râle et son liquide chaud et épais vient honorer mes lèvres, mon cou, la naissance de mes seins. Il termine en se caressant longuement, visiblement comblé par la vue de mon visage marqué et du blanc laiteux sur mes joues écarlates.
Repu, il réajuste ses vêtements. Puis il s'applique à récolter toute sa crème, avant d'engouffrer deux doigts dans ma bouche en m'ordonnant de ne pas en gaspiller une goutte. Je m'exécute et me mets à les sucer avec enthousiasme. Lorsqu'il est entièrement satisfait de son travail, je peux enfin me relever.
Mes jambes sont flageolantes et engourdies et il me retient dans ses bras. Ses mains douces massent mes genoux endoloris, remontent sur mes cuisses... puis mes poignets rougis par le cuir de sa ceinture.
- Quelle bouche exquise vous avez, mademoiselle. Votre performance vaut bien une mention.
- Monsieur-
Il m'embrasse. D'une main, il retient ma nuque, tandis que l'autre, joueuse et audacieuse, explore mon corps fébrile. La douceur de ses lèvres contraste avec son baiser fougueux. Sa bouche me possède, comme son sexe vient de le faire un peu plus tôt. Sa langue me taquine, caresse mon palais, danse sensuellement avec la mienne. Le goût de sperme n'a pas l'air de le déranger.
Je plonge mes doigts entre ses mèches grises et lorsqu'il s'attaque à mon cou, laissant derrière lui une traînée de baisers humides et la marque de ses dents, je fonds littéralement.
Puis tout s'arrête. Il me relâche, s'écarte, me laisse pantelante, haletante, insatisfaite. Avide de tellement plus.
- A présent, rhabillez-vous, la leçon est terminée. Et allez vous débarbouiller.
Un silence avant qu'il ne se penche pour susurrer :
- Sauf si voulez que tout le monde sache quelle petite cochonne vous êtes vraiment derrière l'image de l'étudiante modèle.
Un frisson me traverse. Debout, quasiment nue au milieu de la pièce, je l'observe tranquillement regagner le bureau où trônent ses affaires, sortir ses copies et se mettre au travail, comme si de rien n'était. Vu la hauteur de la pile, il en a pour le reste de la soirée.
Je sens que je vais aller passer la mienne la main entre mes cuisses, à me donner tous les orgasmes qu'il m'a injustement refusé.
Ma petite culotte est négligemment abandonnée sur le bureau. Il retient mon poignet.
- Non. Elle va m'être très utile ce soir, lorsque j'aurais besoin de me détendre.
Le rictus sur ses fines lèvres a le don de m'exaspérer.
Oui, c'était le genre de leçon, apprise dans la douleur et le plaisir, que je n'aurais probablement aucun mal à retenir.
Mais pour combien de temps...
... certainement pas longtemps avant mon prochain fantasme.
Peut-être un peu plus avant que je ne reprenne mon journal pour vous le raconter.
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