Lettre d'une soumise à son Maître

- Par l'auteur HDS Petitelilou2 -
Auteur femme.
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Récit libertin : Lettre d'une soumise à son Maître Histoire érotique Publiée sur HDS le 13-06-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Lettre d'une soumise à son Maître
J'aime lorsque l'on joue à ce petit jeu, toi et moi.

J'adore comment tu m'embrasses. J'aime ta façon de tenir mon visage et forcer le barrage de mes lèvres, d'explorer chaque centimètre de ma bouche avec ta langue comme si tu en étais le propriétaire. C'est sûrement parce que tu l'es.

J'aime quand tu plaques mon corps nu et fébrile contre le mur, le sol, où toute autre surface que tu as choisie en me murmurant des obscénités et autres joyeusetés humiliantes au creux de l'oreille, poussant mon excitation à son comble. Ta chemise caresse la pointe durcie de mes seins et tu prends bien soin d'écarter mes cuisses pour presser la bosse proéminente confinée dans ton pantalon contre ma chatte déjà brûlante, excitée, trempée. Tu me rappelles ce à quoi j'aurai droit si je me comporte en bonne soumise obéissante. Cette friction et tes mots me rendent folle mais ce n'est rien comparé à ce qui m'attend encore.

Le plus cruel, c'est que même sans entrave, je ne peux pas te toucher sans autorisation expresse. Et encore moins jouir. Un mot de toi suffit pourtant à me faire gicler comme une fontaine. J'ai envie que tu me prennes là, tout de suite et je dois me faire violence pour ne pas onduler du bassin et me frotter contre toi comme une "catin en manque". J'ai tellement envie de te dire ; baises-moi, je t'en supplie, utilises mon corps pour jouir, j'ai besoin de sentir ton jus m'envahir et couler entre mes cuisses, sur mon cul, dans ma bouche, à l'endroit où tu voudras. Mais je me tais et m'efforce de t'obéir et tu vois bien le conflit perpétuel qui se joue au fond de mes yeux, intensément plongés dans les tiens.

Tu vas trouver cela un peu cliché mais lorsque j'ai croisé ton regard pour la première fois, un violent frisson m'a traversé l'échine. Bien qu'établie dans la région parisienne depuis quelques années pour mes études, je ne suis pas du genre à écumer les soirées et connaître énormément de monde. Ma famille réside en province, comme la plupart de mes amis. J'ai des camarades de classe, des connaissances que je fréquente mais à qui je ne confie pas tout et encore moins mes fantasmes... loin de là. J'ai eu un grand moment de doute envers moi-même et ma décision de te rencontrer. Quelle idée loufoque avais-je encore inventée ? Et si je tombais sur un pervers psychopathe qui n'avait rien de l'homme avec qui j'avais discuté jusqu'ici ? Avais-je perdu la tête ? Lu trop d'histoires romancées qui m'influençaient et faussaient mon jugement ? J'ignorais à quel point je me trompais et combien tu allais chambouler toute mon existence.

Tes yeux azurs et pénétrants m'ont littéralement clouée sur place. J'ai frémis, à la fois d'envie et d'appréhension. Je me suis demandée si tu t'étais entraîné devant la glace pour en arriver à ce résultat, si tu étais déjà dans ton rôle lors de nos premières rencontres. Je me le demande toujours d'ailleurs. Quel soulagement cependant, en te trouvant aussi drôle, sympathique et compréhensif que pendant nos échanges virtuels ; j'étais sous le charme.

J'aime ta façon de me donner des ordres, de me récompenser, de me punir. Surtout de me punir. Pourtant je ne pense pas être plus masochiste qu'une autre. J'ai une tolérance moyenne à la douleur. Je pense que c'est encore ton regard. Il est si troublant et déstabilisant. J'adore ta façon de me dévisager, l'intensité de tes yeux clairs et exigeants, qui soudain s'assombrissent quand tu t'apprêtes à me punir et m'expliques clairement pourquoi je le mérite. Tes yeux, tu n'imagines pas quel effet ils me font. En fait si, je te soupçonne de très bien le savoir.

J'avoue que la première fois qu'on a discuté et même si j'avais un minimum de connaissances, la novice que j'étais t'a vraiment pris pour un gros pervers obsédé avec de sérieux problèmes psychologiques. Une insulte que j'ai dû, à mon grand regret, te balancer une ou deux fois à la figure sous le coup de la frustration, des larmes et de la colère. Un autre cliché assez courant, je sais. D'ailleurs, tu ne t'es même pas énervé. Au contraire, une fois calmée, tu m'as fait remarquer que les "petites chiennes impertinentes étaient les plus amusantes à dresser" et une fois cette difficile tâche accomplie, "les plus dociles et promptes à courir aux pieds de leur Maître".

Bien avant tout cela évidemment, nous avons encore parlé. Longuement. Nous avons exploré le sujet ensemble, en long et en large. Tu m'as présenté ton univers, tes pratiques, tes exigences, tes attentes... tu m'as laissé le temps de la réflexion, tu t'es comporté de façon très professionnelle. Tu m'as donner l'envie d'essayer car si j'avais osé te contacter, c'est bien parce que je voulais essayer.

Tu m'as aussi demandé de poser mes limites. Tu sais que je suis une femme assez cérébrale, réceptive, plutôt sensible, discrète et... oserai-je l'écrire ici, fleur bleue. Oui, c'est idiot mais j'ai toujours été du genre à croire au prince charmant, à l'âme soeur, à cette personne un peu spéciale qui finit tôt ou tard par partager votre vie. Chose assez contradictoire et ironique lorsqu'on voulait s'initier au bdsm, non ? Je n'en suis plus si sûre. Cela n'a pas été facile de sauter le pas pour venir te voir. J'ai dû redoubler d'efforts pour me dévoiler, parler de moi, de mon expérience quasi inexistante, mes envies, mes peurs... Autant dire que les cases de la catégorie "difficile à réaliser" furent nombreuses. J'ai vraiment cru que tu allais rire. Te moquer, même gentiment. Mais tu n'as rien fait. Ou plutôt si, tu m'as simplement écouté sans faire de commentaires. Ton attitude m'a rassurée et confortée dans mon choix.

Aujourd'hui, si tes pratiques avec moi sont encore plutôt "soft", comme on dit dans le jargon, le nombre de cases a beaucoup diminué. Il m'a fallu du temps pour être complètement à l'aise avec toi et avec mes fantasmes les plus refoulés. Tu m'entraines lentement mais sûrement vers celle que j'ai envie d'être à tes côtés.

Je crois finalement que dans mon inconscient, tu t'es transformé en prince charmant du côté obscur de la force.

Je n'arrive toujours pas bien à comprendre comment c'est possible.

Comment une personne tout à fait ordinaire, qui a une vie des plus normale et banale, peut-elle accepter de céder toute volonté, tout contrôle, toute possession de son corps et de son esprit à une autre ? Comment peut-elle vouloir s'épanouir de cette façon et le parvient au final ? Qu'est-ce qui peut bien la motiver ? Il y a la recherche du plaisir, sexuel ou non, plus ou moins intense, plus ou moins physique. L'adrénaline sans doute. Le goût du risque, de l'inconnu, du dépassement de soi. Finalement, on pourrait presque comparer ça à un sport extrême, le côté kinky en plus.

Bien sûr, la volonté est là. J'ai envie que tu me fasses toutes ces choses. J'en meurs d'envie. A chacune de nos rencontres. Je mouille instantanément à cette idée. Un peu comme un réflexe de Pavlov. Ta présence, ta voix, même l'odeur de ton eau de Cologne arrivent à m'exciter. Constamment. Mon corps vibre, frissonne, s'enflamme de désir, ma mouille inonde l'intérieur de mes cuisses et je m'efforce de tenir la position au lieu de céder à mes pulsions et me caresser en gémissant comme une "petite chienne en chaleur". Mes joues rougissent de honte, surtout lorsque nous sommes en bonne compagnie. Des fois, c'est ce que tu veux. Souvent après une séance éprouvante, tu ordonnes et j'exécute, le corps cambré vers toi et les cuisses bien ouvertes pour tu puisses admirer le spectacle. Parfois tu m'attaches et le fais toi-même et c'est si intense que je dois te supplier d'arrêter. J'aime tout ce que tu me fais. Je ne peux plus m'en passer. J'aime ramper à tes pieds et flatter ta jambe avec mon visage, porter ton collier comme un trophée, sentir mon cul rougir sous tes claques, prendre des positions plus indécentes les unes que les autres pour te plaire, m'exhiber devant tes amis parce que tu le souhaites. Tu me répètes assez que mon corps si désirable n'est bon qu'à ça, qu'une soumise est faite pour servir et satisfaire son Maître, se soucier de son plaisir et toujours être à son entière disposition.

Comment décrire ce que je ressens quand je suis avec toi. Tu éveilles des sensations intenses et uniques en moi. Des émotions contradictoires. L'excitation, la honte, l'appréhension, la frustration, l'incompréhension de mes propres émotions ; tout cela s'ajoute au désir, au plaisir qui menace de m'engloutir et m'emporter dans un orgasme foudroyant. J'ai l'impression de devenir quelqu'un d'autre... ou de me retrouver moi-même. C'est difficile à expliquer. Je n'ai jamais rien ressenti de tel auparavant, si bien que les larmes me montent aux yeux et je crains de m'évanouir. Je tâche de ne pas te désobéir, même si je sais que tu aimes m'infliger tes corrections et encore plus lorsque je les subis haut la main, signe de mon entière dévotion à ta personne. Cette pensée suffit à me combler mais risque aussi de me faire céder. C'est un infernal cercle vicieux auquel je ne peux, ni ne veux me soustraire. Je m'abandonne moi-même. J'abandonne mon égo. Je lâche prise. Je ne réfléchis plus. Je ne me demande pas si ce que tu veux est bien ou mal car nous l'avons déjà décidé ensemble et nous avons fait le bon choix. Ma confiance en toi est totale. Je crois que le lien intime qui nous unit est plus fort que le reste. Que tu sauras le préserver. L'encourager. Me protéger.

Après tout, je t'appartiens, je suis à toi selon les critères que tu as défini et que j'ai approuvé. Et qui donc n'a pas envie de chérir et protéger ses possessions ?

J'ignore encore comment va évoluer notre relation et il y a cette peur de trop m'attacher à toi... Je crois qu'il est trop tard pour cela. En toute franchise, je suis déjà dépendante de toi comme à une drogue. Tu vois, mes doutes, mes questions, mes craintes persistent. J'ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir sur le chemin de la soumission. Mais je pense que tu seras un bon guide.

Oui, je sais que tu n'as pas lu cette lettre avant sa publication. Je sais aussi que tu préfères le vouvoiement mais j'ai trouvé cela intime et plus facile, je l'admets, de retranscrire mes pensées et mes émotions sur le papier de cette façon.

J'imagine que tout cela me vaudra une punition assez originale.

Hmmm j'ai hâte.

Merci d'avance, Maître chéri.

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