Covoiturage entre cousins partie 1
Récit érotique écrit par Alexcoquin [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Covoiturage entre cousins partie 1
L'habitacle de la vieille Golf IV noire était saturé par une odeur de pin suspendu au rétroviseur et le vrombissement un peu trop présent du moteur diesel. La carrosserie accusait son âge, mais pour Lucas Parriras, c’était son sanctuaire, un espace confiné où chaque vibration de la route semblait amplifier la tension qui régnait entre les deux sièges avant. L'autoroute A62 s'étirait devant eux, monotone, sous un soleil de plomb qui faisait miroiter l'asphalte.
À sa droite, Sandra Roquse semblait appartenir à un autre monde. À 29 ans, la jeune femme de Villonave dégageait une assurance qui intimidait presque le reste de l'habitacle. Elle mesurait 1m68 pour 58 kg, une silhouette aux courbes harmonieuses et sportives. Son visage, encadré par un carré de cheveux noirs, lisses et brillants s'arrêtant net au niveau de la mâchoire, était un modèle de symétrie. Elle portait un top bandeau crop tie-dye aux nuances bleutées et blanches, laissant ses épaules parfaitement hâlées à découvert. Le vêtement, minimaliste, soulignait un tour de poitrine généreux (90D) et révélait, sur son épaule droite, la finesse d'un tatouage floral. Son jean mom bleu clair, légèrement usé aux genoux, dessinait ses hanches avant de retomber sur ses baskets blanches immaculées.
Au volant, Lucas, 22 ans, offrait un contraste saisissant. Du haut de son 1m85 pour 76 kg, il remplissait presque tout l'espace conducteur. Sa carrure athlétique, celle d'un jeune homme qui ne compte pas ses heures à la salle de sport, était mise en valeur par son maillot du Benfica Lisbonne noir et gris. Le tissu technique moulait ses pectoraux et ses bras fermes alors qu'il changeait les rapports de vitesse avec une nervosité mal dissimulée. Son jean denim brut et ses Stan Smith un peu fatiguées complétaient son look de jeune vacancier.
Le silence était devenu pesant, rythmé seulement par le cliquetis des clés sur le tableau de bord en plastique dur. Lucas, malgré ses efforts pour rester concentré sur la route, ne pouvait s'empêcher de jeter des regards furtifs sur le profil de sa cousine, captivé par la ligne de son cou et la manière dont la lumière jouait sur sa peau.
Soudain, Sandra tourna la tête, ses yeux sombres plongeant directement dans les siens.
— Pourquoi tu me regardes comme ça ? demanda-t-elle, d'une voix basse, presque veloutée, qui fit frissonner Lucas jusqu'à la nuque.
Il se raidit, ses mains se serrant sur le volant usé de la Golf. Il sentait le sang battre dans ses tempes.
— Je... je vérifiais juste si ton sac n'était pas en train de glisser, bafouilla-t-il, incapable de soutenir son regard. La route est un peu bosselée par ici, je ne voudrais pas que tes affaires s'abîment.
Sandra laissa échapper un petit rire étouffé, un son cristallin qui sembla plus chaud que la température extérieure. Elle replaça une mèche de son carré noir derrière son oreille, un geste lent, presque calculé.
— Mon sac est très bien là où il est, Lucas, murmura-t-elle en se calant contre le siège en tissu. Arrête de mentir, on n'est pas encore arrivés à Perpignan.
Le vrombissement du moteur diesel de la Golf IV semblait soudain plus sonore dans l'habitacle exigu. L’air conditionné poussif peinait à dissiper la moiteur qui s’installait. Lucas, les jointures blanchies par sa poigne sur le volant, sentait le regard de Sandra peser sur lui. Il se racla la gorge, cherchant à briser ce silence qui devenait une entité physique entre eux.
— Tu vas… tu vas faire quoi au juste à… à Perpignan ? finit-il par articuler, la voix trahissant une légère hésitation. Re… retrouver un mec ?
Sandra tourna lentement la tête vers lui. Un sourire en coin étira ses lèvres charnues, un sourire qui n'atteignit pas tout à fait ses yeux sombres, leur conférant une lueur de défi. Elle se repositionna dans son siège, le frottement de son jean mom contre le tissu du fauteuil produisant un petit crissement sec. Son top bandeau remonta d'un millimètre, dévoilant un peu plus la cambrure de sa taille et le galbe de sa poitrine (90D).
— Pas qu’un, Lucas. Quatre, lança-t-elle d'un ton d'une désinvolture provocante. Ils vont me démonter pendant une semaine !
L'effet fut immédiat. Lucas donna un coup de volant involontaire vers la droite, mordant presque sur la ligne de la bande d'arrêt d'urgence. Son cœur rata un battement. L'image de sa cousine, si élégante et sûre d'elle, aux mains de quatre inconnus, lui infligea une décharge électrique qui lui fit monter le rouge aux joues.
— Quoi ? balbutia-t-il, les yeux écarquillés, fixant désespérément le pare-brise alors que ses mains tremblaient légèrement sur le cuir usé.
Sandra éclata d'un rire cristallin, un son riche qui emplit la petite voiture. Elle posa sa main, aux ongles d'un blanc pur, sur le tableau de bord en plastique dur pour se stabiliser, s'amusant de la détresse évidente du jeune homme.
— Du calme, je plaisante ! s'exclama-t-elle entre deux éclats de rire. Je vais simplement rejoindre ma tante, du côté de mon père. Elle a une villa avec une piscine vers Canet. Je compte juste passer mes journées à bronzer et à ne rien faire.
Lucas expira bruyamment, sentant la pression retomber d'un cran, même si son pouls restait rapide. Il acquiesça d'un mouvement de tête rigide, tentant de reprendre contenance. Il ajusta son maillot du Benfica, dont le tissu technique collait un peu à sa peau chauffée par l'émotion.
— Ah... D'accord. C'est... c'est mieux comme ça, marmonna-t-il, les yeux rivés sur l'horizon.
Le silence reprit, mais cette fois, il était chargé d'une électricité nouvelle. Sandra cessa de rire. Elle le fixa intensément, observant son profil athlétique, la ligne de sa mâchoire contractée et ses bras musclés qui manoeuvraient la Golf avec une force contenue. Elle s'avança légèrement vers lui, envahissant son espace personnel.
— Dis-moi, Lucas... commença-t-elle, sa voix redescendant dans les graves, plus intime. Tu me prends vraiment pour une salope, toi, en fait, non ?
Lucas se figea. La question, directe, brutale, le frappa de plein fouet. Il sentit le regard de Sandra scanner son visage, cherchant la vérité derrière sa gêne.
— Non ! Sandra, je... Pardon, s'empressa-t-il de dire, la voix étranglée. Je m'excuse, c'était une question idiote. Je ne pense pas ça du tout, c'est juste que...
— C'est juste quoi ? coupa-t-elle, ses yeux plongeant dans les siens alors qu'il jetait un regard rapide vers elle.
— C'est juste que tu es libre, indépendante... et tellement... enfin, tu vois quoi, finit-il par lâcher dans un souffle, incapable de nommer le désir qui le dévorait depuis le départ de Villenave.
Sandra ne répondit pas tout de suite. Elle se rassit, mais garda ses yeux fixés sur lui, un petit sourire mystérieux flottant désormais sur ses lèvres. Elle savait exactement l'effet qu'elle produisait sur son cousin de 22 ans, et cette tension, dans l'espace clos de la voiture, commençait à lui plaire. D'un geste fluide et d'une discrétion absolue, elle glissa sa main vers son sac de luxe posé à ses pieds. Ses doigts effleurèrent le cuir avant de saisir son téléphone. Sans quitter Lucas des yeux, elle déverrouilla l'appareil sous le niveau du tableau de bord et lança l'application dictaphone. Le petit point rouge commença à clignoter, témoin silencieux de la scène qui allait suivre. Elle cala l'appareil entre sa cuisse et le rebord du siège, l'écran tourné vers le bas.
Elle se tourna de trois-quarts vers lui, une jambe repliée sur le siège, faisant remonter son jean mom et dévoilant sa cheville fine. Ce mouvement accentua la tension de son top bandeau, dont le tissu épousait parfaitement la courbe de son buste (90D). Elle passa une main dans son carré noir, dégageant son cou halé.
— Je peux te poser une question ? demanda-t-elle, sa voix n'étant plus qu'un murmure feutré qui semblait caresser l'oreille de Lucas.
— Oui... oui, bien sûr, répondit-il, la gorge sèche, tentant de garder les yeux fixés sur la ligne blanche de l'autoroute.
Sandra laissa flotter un silence pesant, savourant l'attente. Elle se pencha légèrement vers lui, de sorte que Lucas puisse percevoir son parfum — un mélange de vanille et de peau chauffée au soleil.
— Tu te masturbes en pensant à moi ? lança-t-elle avec un sourire provocateur, les yeux pétillants de malice.
Le choc fut presque physique. Lucas eut un sursaut, et la voiture fit une légère embardée que ses bras musclés durent corriger immédiatement. Son visage, du front jusqu'au col de son maillot du Benfica, vira au rouge cramoisi.
— Qu... quoi ? balbutia-t-il, l'esprit totalement embrumé par l'audace de la question.
— Allez, sois honnête et réponds-moi, insista-t-elle. On est en famille, on peut se dire les choses, non ?
Lucas sentit une goutte de sueur perler à la lisière de ses cheveux courts et descendre lentement le long de sa tempe. Il lâcha le volant d'une main pour s'essuyer le front nerveusement avec le dos de sa main. Son souffle était devenu court, saccadé.
— Je... je... quoi ? répéta-t-il, comme si son cerveau refusait d'intégrer les mots. Sandra, c'est... c'est pas une question qu'on pose.
— Pourquoi pas ? rétorqua-t-elle d'un ton plus ferme, presque autoritaire, tout en gardant cette lueur de jeu dans le regard. Je veux savoir, Lucas. Est-ce que tu penses à ta cousine quand tu es seul dans ta chambre ?
Elle le fixait avec une intensité insoutenable. Lucas sentait son pantalon devenir trop étroit, une sensation de chaleur intense envahissant son bas-ventre. La pression était trop forte, et le silence de la route semblait hurler la vérité. Il baissa la tête, ses épaules larges s'affaissant légèrement sous le poids de l'aveu.
— Oui... finit-il par lâcher dans un souffle presque inaudible, la voix brisée par la honte et le désir.
Un frisson de triomphe parcourut Sandra. Elle voyait ce grand gaillard de 1m85, si fier d'habitude, totalement désarmé par sa simple présence. Elle décida de pousser l'avantage, le téléphone enregistrant chaque seconde de cette reddition.
— Dis-moi tout alors, murmura-t-elle en se rapprochant encore, ses lèvres presque au niveau de son oreille. Qu'est-ce qui t'excite chez moi ? C'est mon visage ? Mon corps ? Ce que je porte aujourd'hui ? Détaille-moi tes fantasmes, Lucas...
Le jeune homme ferma les yeux une seconde, luttant contre les images qui l'assaillaient. La vision de Sandra sous la douche, ou dans ce top qui laissait si peu de place à l'imagination, le torturait. Mais la barrière de la pudeur, bien que fissurée, tenait encore.
— Non... non, je ne peux pas, souffla-t-il en secouant la tête, les dents serrées. Je ne peux pas faire ça.
Sandra se rassit brusquement contre son dossier, affectant une déception feinte. Elle récupéra son téléphone d'un mouvement leste et arrêta l'enregistrement, un sourire victorieux aux lèvres.
— Ok, tant pis pour toi, dit-elle en haussant les épaules. Tu rates une occasion de m'en dire plus.
Sous son jean denim brut, l'évidence de son trouble était désormais impossible à ignorer ; une érection douloureuse le trahissait, rendant chaque mouvement pour débrayer proprement héroïque.
Sandra, consciente de son ascendant, afficha un sourire de prédatrice. Elle débloqua son téléphone d'un geste sec.
— Ah, au fait... j'ai un truc à te faire écouter, lança-t-elle d'une voix cristalline qui trancha le silence.
— Ou… oui ? bafouilla Lucas, le regard fuyant, le visage cramoisi.
Elle appuya sur lecture. Le son grésillant, mais parfaitement audible, emplit l'habitacle : « Oui... finit-il par lâcher dans un souffle... » La voix de Lucas, chargée de honte, avouant se masturber en pensant à elle, résonna comme un coup de tonnerre.
Le choc transforma instantanément la gêne du jeune homme en une rage défensive. Ses jointures blanchirent sur le volant et il donna un coup de frein brusque qui fit tressauter la voiture.
— Tu... tu te fous de moi ? rugit-il, la voix tremblante de colère. Efface ça tout de suite, Sandra ! C’est dégueulasse ce que tu fais ! Je te jure que si tu ne le supprimes pas, je...
— Tu quoi ? coupa-t-elle, sa voix montant d'un octave, impérieuse.
Elle se redressa, son top bandeau soulignant la cambrure de son dos et l'arrogance de son port de tête. Ses yeux sombres fixèrent son cousin avec une autorité glaciale.
— Tu as intérêt à te calmer, petit vicieux, et à répondre à ma question. Sinon, j'envoie cet enregistrement sur le groupe WhatsApp de la famille. Imagine la tête de ta mère, ou celle de mon père, en entendant tes petits secrets de salle de bain.
La menace agit comme une douche froide. Lucas s'affaissa contre son siège, le souffle court. La perspective d'une humiliation publique devant tout le clan Parriras le terrifiait. Il se passa une main tremblante sur le visage, essuyant la sueur qui coulait de ses tempes.
— C’est bon... c’est bon, murmura-t-il, vaincu. Calme-toi.
Sandra croisa les jambes, un mouvement qui fit remonter son jean et mit en valeur ses courbes de 58 kg. Elle reprit d'un ton plus suave, presque caressant, tout en relançant discrètement un nouvel enregistrement.
— Alors... dis-moi. À quoi tu penses exactement quand tu te branles sur moi ? Je veux les détails, Lucas.
Le jeune homme ferma les yeux, son érection pulsant sous son jean. Il luttait, mais la barrière avait cédé.
— Je... je pense à... à toi, nue, tes gros seins dans mes mains, t’embrassant puis, je me masturbe dans tes seins, tu lèches ma…ma… enfin mon engin et je me vide dans la bouche ou…sur le visage.
Sandra resta figée un instant, le souffle coupé par la crudité et l'intensité de cet aveu. Le choc fut suivi d'un rire nerveux, un peu forcé, alors qu'elle agitait son téléphone devant ses yeux.
— Et voilà ! Deuxième prise, Lucas ! Tu es vraiment incorrigible.
Le visage de Lucas se décomposa. Il réalisa qu'il venait de s'enfoncer encore plus profondément.
— Non... Sandra, s'il te plaît, supplia-t-il, les larmes aux yeux. Ne fais pas ça. Je t'en supplie, ne dis rien à personne. Je ferai ce que tu veux, mais garde ça pour toi...
Sandra rangea l'appareil dans son sac avec une lenteur calculée, le fixant par-dessus l'épaule alors qu'il reprenait laborieusement la route.
— On verra, Lucas... On verra bien si tu te tiens bien jusqu'à Perpignan.
La Golf IV s'approchait des panneaux annonçant l'aire de repos des Landes. Lucas, le front brillant de sueur, les mains tremblantes sur le volant, tenta une dernière négociation.
— Sandra, s'il te plaît... je ne veux pas de problèmes. S'il le faut, je te donne de l'argent, tout ce que j'ai sur moi. Je t'en supplie, pas d'histoires avec la famille.
Sandra, calée confortablement dans son siège, fit pivoter son visage vers lui. Un sourire prédateur étira ses lèvres. Le contraste entre sa beauté solaire dans son top tie-dye et la noirceur de sa proposition était saisissant.
— Non, Lucas. Je suis joueuse et j'adore la situation. Pour le moment, je veux simplement te contrôler. Arrête-toi à la prochaine aire. On va faire un jeu.
— Quel jeu ? demanda-t-il, la voix étranglée.
— Je veux que tu demandes à au moins trois femmes de te faire une fellation. Peu importe l’âge, peu importe si elles sont accompagnées.
Lucas manqua de lâcher le volant. La voiture tressauta.
— Mais je vais avoir des problèmes ! Je vais me faire casser la gueule !
Sandra éclata d'un rire cristallin, presque joyeux, en ajustant une mèche de son carré noir.
— Eh bien, si tu ne le fais pas, je balance tout. Et pour corser les choses : si aucune n'accepte, je veux que tu leur proposes de l'argent. Tiens.
Elle ouvrit son sac de luxe, en tira un billet de 200 euros craquant et le lui tendit. Lucas le saisit machinalement, le cœur au bord des lèvres. Il rangea le billet dans la poche de son jean, sentant son érection refluer sous l'effet de la panique pure.
L'Aire de Repos
Ils se garèrent près des tables de pique-nique. Lucas sortit de la voiture, sa stature de 1m85 paraissant soudain bien frêle sous son maillot du Benfica. Sandra le suivait à quelques mètres, son téléphone à la main, feignant de prendre des photos du paysage tout en gardant l'objectif braqué sur lui.
Quatre femmes étaient en vue dans ce périmètre :
1. Martine, 62 ans : Une retraitée de petite taille (1m55, 65 kg), vêtue d'un ensemble en lin beige informe. Elle rangeait consciencieusement des Tupperware dans une glacière.
2. Clara, 24 ans : Une jeune femme athlétique (1m72, 60 kg), portant un short de sport moulant noir et un débardeur blanc. Elle faisait des étirements près d'une borne de recharge, ses cheveux blonds attachés en queue-de-cheval haute.
3. Inès, 40 ans : Une femme au look "working-girl" en vacances (1m65, 55 kg), portant une robe d'été fleurie très courte. Elle fumait une cigarette en consultant son téléphone, l'air agacé.
4. Sophie, 48 ans : Une femme imposante et maternelle (1m70, 85 kg), vêtue d'un jean large et d'un t-shirt à message. Elle surveillait deux enfants qui jouaient un peu plus loin.
Sandra s'approcha de Lucas et lui murmura à l'oreille, son parfum de vanille l'étourdissant :
— Allez, commence par la sportive. C'est plus ton genre, non ? Si tu refuses, j'appuie sur "envoyer".
Lucas sentit son estomac se nouer. Il s'avança vers Clara, la sportive. Ses Stan Smith crissaient sur le gravier. Arrivé à deux mètres, il s'arrêta, livide.
— Bonjour... balbutia-t-il, la voix muette.
Clara se redressa, l'interrogeant du regard, une bouteille d'eau à la main.
— Oui ? Un souci ?
Lucas jeta un regard désespéré vers Sandra qui, à distance, l'encourageait d'un signe de tête impérieux.
— Je... j'ai un défi à relever... Est-ce que... est-ce que vous accepteriez de me... de me faire une fellation ? Ici ?
Le visage de la jeune femme passa de l'incompréhension à une expression de dégoût profond.
— Mais ça va pas la tête ? Espèce de gros dégueulasse ! Va te faire soigner !
Elle ramassa ses affaires, prête à appeler à l'aide. Lucas, se souvenant de la consigne de Sandra, sortit le billet de 200 euros de sa poche, la main tremblante.
— Attendez ! Je... je peux vous payer. 200 euros. Juste pour ça. S'il vous plaît...
Clara resta pétrifiée une seconde, partagée entre l'indignation et la stupéfaction devant ce grand garçon musclé qui semblait sur le point de pleurer en lui proposant de l'argent.
— Casse-toi avant que j'appelle les flics ! hurla-t-elle finalement en s'éloignant à grands pas vers le bâtiment principal.
Lucas revint vers Sandra, la sueur coulant désormais librement sur son visage.
— Elle a refusé... je t'en supplie Sandra, arrête ça...
— Une de faite, dit-elle froidement en consultant son écran. Il en reste deux. Regarde la dame avec la robe fleurie, là-bas. Elle a l'air de s'ennuyer. Vas-y.
Sandra, restée en retrait contre le flanc de la Golf, observait la scène. Elle avait glissé ses lunettes de soleil sur le nez, mais Lucas devinait son regard laser braqué sur ses moindres faits et gestes. Le top bandeau de sa cousine semblait briller sous le soleil de midi, rappelant cruellement à Lucas pourquoi il en était réduit à cette humiliation.
Il s'arrêta à un mètre d'Inès. Elle ne leva même pas les yeux de son téléphone, exhalant une bouffée de fumée de cigarette qui vint mourir sur le visage du jeune homme.
— Pardon... Madame ? murmura-t-il, sa voix déraillant légèrement.
Elle tourna lentement la tête. Ses yeux, lourdement maquillés, le détaillèrent de haut en bas, s'arrêtant un instant sur la carrure imposante que lui conférait son maillot du Benfica.
— Qu'est-ce qu'il y a, gamin ? Tu as perdu ta maman ? lança-t-elle d'un ton cinglant.
Lucas déglutit. La sueur coulait désormais dans son dos, collant le tissu de son maillot à sa peau.
— Je... je voulais savoir si... si vous accepteriez de me faire une fellation. Là, tout de suite.
Inès resta figée, la cigarette à mi-chemin de ses lèvres. Un silence de mort s'installa, seulement troublé par le passage d'un camion sur l'autoroute. Puis, contre toute attente, elle laissa échapper un rire sec et sans joie.
— Tu es sérieux ? Tu as vu ta tête ? Tu trembles comme une feuille. C'est un pari débile ou tu es juste un pervers de bas étage ?
— Je peux vous payer, s'empressa-t-il de dire en sortant le billet de 200 euros, le tendant vers elle comme un bouclier. J'ai... j'ai vraiment besoin que vous acceptiez.
Inès fixa le billet violet. Elle sembla hésiter une seconde, un éclair de calcul traversant son regard. Elle se redressa, lissant sa robe courte sur ses cuisses fines, et fit un pas vers lui. Lucas crut mourir de panique.
— Écoute-moi bien, petit, dit-elle d'une voix soudainement basse et venimeuse. Range ton fric et disparais. Si mon mari sort des toilettes et qu'il te voit me parler comme ça, il va te refaire le portrait avant même que tu aies pu dire "Benfica". Barre-toi. Maintenant.
Lucas n'insista pas. Il fit demi-tour, les jambes en coton. Il rejoignit la voiture où Sandra l'attendait, un sourire de plus en plus large aux lèvres.
— Échec total, Lucas, commenta-t-elle en jouant avec son téléphone. Tu es vraiment un piètre négociateur. Il t'en reste une. La dame là-bas, avec les enfants. Elle a l'air... disponible.
— Sandra, arrête, c'est une mère de famille ! C'est dégueulasse ! supplia Lucas, la voix étranglée par les sanglots.
— Tu connais les règles, répondit-elle froidement en pianotant sur son écran. J'ai le doigt sur le bouton "Partager". Tu veux vraiment que ta tante reçoive tes confidences érotiques pendant que tu es en route pour le Portugal ?
Vaincu, Lucas se dirigea vers Sophie, qui surveillait ses deux garçons d'une dizaine d'années. Il se sentait comme un criminel. Arrivé à sa hauteur, il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'un homme massif, d'une cinquantaine d'années, apparut derrière elle avec des glaces à la main.
— Un problème, jeune homme ? demanda l'homme, le regard suspicieux, remarquant l'état de décomposition de Lucas.
Lucas resta muet, son billet de 200 euros toujours froissé dans sa paume moite. Il jeta un regard vers la Golf. Sandra l'observait, impitoyable. Il se rendit compte qu'il ne pouvait pas. Pas devant des enfants. Pas avec cet homme là.
— Non... non, rien. Je cherchais juste... les poubelles. Désolé.
Il tourna les talons et s'engouffra dans la voiture, claquant la portière. Il s'effondra sur le volant, la tête dans les bras, son corps de 1m85 secoué par de légers spasmes.
Sandra remonta en voiture quelques instants plus tard, dégageant une odeur de fraîcheur qui jurait avec la détresse de l'habitacle. Elle s'installa, croisant ses jambes avec une nonchalance calculée.
— Tu as échoué, Lucas. Tu n'as pas fait les trois. Et tu n'as même pas osé proposer l'argent à la dernière.
Elle sortit son téléphone et le fixa longuement. Lucas ne bougeait plus, attendant le verdict, le cœur battant à tout rompre
Le silence qui suivit fut troublé par le cliquetis du métal de la portière que Sandra venait de déverrouiller d'un coup de pouce sec. Elle pointa un ongle parfaitement manucuré vers l'extrémité du parking.
— Elle, Lucas. Il ne reste qu’elle. Regarde-la, elle a l'air inoffensive. Fais en sorte que ça fonctionne, sinon la notification WhatsApp part avant qu'on ait repris l'autoroute.
Lucas releva la tête du volant. Ses yeux étaient injectés de sang, son visage marqué par la fatigue morale. À une trentaine de mètres, Martine, 62 ans, luttait avec un sac de voyage récalcitrant dans le coffre ouvert d'une petite citadine grise. Ses 1m55 et ses 65 kg lui donnaient un air de grand-mère paisible, vêtue de son ensemble en lin beige qui flottait légèrement au gré du vent chaud.
Le jeune homme sortit de la Golf comme un automate. Sous son maillot du Benfica, son torse puissant se soulevait au rythme d'une respiration saccadée. Il sentait le billet de 200 euros comme une brûlure dans sa paume moite. Il s'approcha, ses Stan Smith crissant lourdement sur le bitume brûlant.
— Madame ? Vous... vous voulez un coup de main pour votre sac ? articula-t-il, la gorge serrée.
Martine se redressa, essuyant un peu de buée sur ses lunettes. Elle lui adressa un sourire maternel, sincère.
— Oh, c'est gentil, mon garçon. C'est le bras qui ne suit plus avec l'âge. Merci infiniment.
Lucas souleva le sac d'un geste machinal, ses muscles saillants sous les manches du maillot gris et noir. Mais alors qu'il reposait le bagage, il sentit le regard de Sandra, restée appuyée contre la Golf, les bras croisés sur son top bandeau, impitoyable. Il se lança, le cœur battant à s'en rompre les côtes.
— Madame... je... j'ai quelque chose d'un peu particulier à vous demander. C'est pour un... un défi.
Martine fronça les sourcils, intriguée mais pas encore méfiante.
— Un défi ? À mon âge ?
Lucas ferma les yeux une seconde, puis lâcha tout d'un coup, la voix basse et honteuse :
— J'ai 200 euros pour vous, là, tout de suite... si vous acceptez de me faire une... une fellation derrière votre coffre.
Le silence qui s'abattit sur l'aire de repos fut assourdissant. Martine resta la bouche bée, sa main gantée de arthrose se portant à sa poitrine. Son visage passa par toutes les couleurs.
— Mais... mais vous êtes malade ? balbutia-t-elle, la voix tremblante d'indignation. Un si beau garçon, si poli au premier abord... Quelle horreur ! Quelle honte !
— S'il vous plaît... c'est une question de vie ou de mort pour moi, insista Lucas en dépliant le billet violet, presque en pleurs. Prenez-les, je vous en supplie.
Martine recula d'un pas, ses yeux s'emplissant de larmes de colère.
— Gardez votre argent sale ! Si mon fils était là, il vous donnerait une bonne leçon ! Allez-vous-en avant que je ne me mette à hurler !
Lucas ne demanda pas son reste. Il fit demi-tour, fuyant le regard de la vieille dame qui le fixait avec un dégoût viscéral. Il rejoignit la Golf, le souffle court, et se laissa tomber sur son siège conducteur. Il rendit le billet à Sandra d'une main tremblante.
— Voilà. C'est fait. Elle a refusé, comme toutes les autres. Tu es contente maintenant ? J'ai été humilié au-delà de ce qui est humainement supportable.
Sandra récupéra le billet avec une lenteur sensuelle, ses doigts frôlant la peau brûlante de Lucas. Elle fixa le jeune homme, savourant sa défaite totale. Elle voyait la sueur perler sur son front, ses larges épaules de 1m85 affaissées, et cette tension sexuelle toujours présente, malgré la peur, au niveau de son jean.
— Tu as été lamentable, Lucas, murmura-t-elle en rangeant le billet dans son sac. Mais tu as joué le jeu
Sandra, imperturbable dans son top bandeau crop tie-dye, venait de ressortir deux nouveaux billets de 200 euros de son sac de luxe. Elle les fit glisser entre ses doigts avec une lenteur calculée, avant de les tendre à son cousin.
— Ça fait 600 euros au total, Lucas, murmura-t-elle, sa voix d'un calme olympien contrastant avec la panique du jeune homme. Retourne la voir. Sois convaincant. Dis-lui que c’est pour une vidéo, un film, ce que tu veux. Si elle refuse la fellation, elle te branle jusqu’à éjaculation. C’est ma condition.
— Sandra, je t'en supplie... c'est une grand-mère, souffla Lucas, la voix brisée. Je me sens sale, c'est dégueulasse...
Elle ne répondit pas, se contentant de tapoter l'écran de son téléphone où le fichier audio de ses aveux était prêt à être envoyé. Le regard de Sandra, noir et impitoyable derrière ses mèches lisses, ne laissait aucune place à la négociation.
Dépité, la nausée au bord des lèvres, Lucas récupéra la somme. Ses 1m85 semblaient s'être tassés sous le poids de la honte. Il descendit de voiture, son maillot du Benfica collant à sa peau moite. Il s'avança de nouveau vers la petite citadine grise. Martine était sur le point de monter, encore secouée par l'échange précédent.
— Madame ! Attendez ! cria-t-il d'une voix étranglée.
Elle sursauta, la main sur la portière, prête à s'enfermer.
— Encore vous ? Je vais appeler la gendarmerie !
Lucas s'arrêta à deux mètres, tendant les trois billets de 200 euros comme une offrande désespérée. Ses mains tremblaient si fort que les billets s'agitaient dans l'air chaud.
— Madame, écoutez-moi... C'est pour... c'est pour un film expérimental, une performance. On est filmés de loin. Regardez cette somme, c'est 600 euros. C'est presque une pension de retraite en une seconde ! Je ne vous demande rien de violent. Si... si vous ne voulez pas de votre bouche, juste... juste avec votre main. Derrière le coffre, personne ne verra. S'il vous plaît, je suis dans une merde noire si vous refusez.
Martine fixa les billets violets. Le dégoût était toujours là, mais ses yeux s'attardèrent sur l'argent. Elle semblait soudain peser le pour et le contre. 600 euros pour quelques minutes de "travail" manuel caché derrière un hayon. Elle regarda autour d'elle ; l'aire de repos était vaste, et personne ne semblait prêter attention à ce grand garçon en maillot de foot et à cette dame âgée.
— Vous... vous dites que c'est pour un film ? demanda-t-elle, sa voix perdant de sa fermeté.
— Oui, un truc d'art contemporain. On a besoin de ce contraste... S'il vous plaît, Madame.
Elle soupira longuement, un soupir de résignation mêlé à une cupidité tardive. Elle jeta un regard vers la Golf où elle ne voyait que le reflet du soleil sur le pare-brise.
— Donnez-moi l'argent d'abord, finit-elle par lâcher, la voix basse et honteuse.
Lucas lui remit les billets. Elle les rangea prestement dans sa poche en lin beige. Elle lui fit signe de passer derrière le coffre ouvert de sa voiture, qui créait un angle mort parfait par rapport au reste du parking.
Le cœur de Lucas battait à tout rompre. Il défit la ceinture de son jean denim brut, ses doigts engourdis par l'irréel de la situation. Martine ne le regardait pas, les yeux fixés sur l'horizon, le visage fermé. Quand il libéra son sexe, durci par un mélange de peur et de tension nerveuse, elle laissa échapper un petit bruit de surprise, mais ne recula pas.
Elle tendit une main hésitante, sa peau un peu sèche et fraîche contrastant avec la chaleur brûlante de Lucas. Ses mouvements étaient mécaniques, sans aucune affection, une tâche à accomplir pour une somme inespérée. Elle branla la queue de Lucas doucement, serrant le gland à chaque fin de mouvement. Lucas gémissait, les yeux fermés pensant à sa cousine. Martine, la vieille femme continua à le branler de plus en plus rapidement.
Au bout de quelques minutes de ce frottement silencieux et oppressant, Lucas sentit la fin approcher. C'était une libération purement physique, dénuée de tout plaisir, née d'un besoin de sortir de ce cauchemar. Il ferma de nouveau les yeux, s'imaginant ailleurs, loin de cette aire de repos, loin de ce regard de vieille femme qui ne le quittait pas. Il se mit à gémir Quand l'éjaculation survint: deux jets de sperme sorti de son sexe, touchant légèrement le haut du t-shirt de la vieille femme. Du sperme se colla sur la main de la femme. Martine retira sa main instantanément, s'essuyant discrètement sur un mouchoir qu'elle sortit de sa poche.
— Voilà. C'est fait. Ne me parlez plus jamais, dit-elle en montant dans sa voiture sans se retourner.
Lucas se rhabilla en tremblant, les jambes flageolantes. Il retourna vers la Golf, se sentant plus sale que jamais. Sandra l'attendait, un sourire de satisfaction absolue aux lèvres. Elle avait tout observé, même de loin.
— Alors ? murmura-t-elle alors qu'il se laissait tomber sur le siège conducteur, livide. C'était comment, Lucas ? On dirait que tu as enfin appris à être convaincant.
Lucas ne répondit pas. Il mit le contact, le moteur diesel s'ébroua dans un râle métallique. Il ne pensait qu'à une chose : la douche qu'il prendrait à Perpignan, une douche qui ne suffirait sans doute jamais à effacer cette sensation sur sa peau.
À sa droite, Sandra Roquse semblait appartenir à un autre monde. À 29 ans, la jeune femme de Villonave dégageait une assurance qui intimidait presque le reste de l'habitacle. Elle mesurait 1m68 pour 58 kg, une silhouette aux courbes harmonieuses et sportives. Son visage, encadré par un carré de cheveux noirs, lisses et brillants s'arrêtant net au niveau de la mâchoire, était un modèle de symétrie. Elle portait un top bandeau crop tie-dye aux nuances bleutées et blanches, laissant ses épaules parfaitement hâlées à découvert. Le vêtement, minimaliste, soulignait un tour de poitrine généreux (90D) et révélait, sur son épaule droite, la finesse d'un tatouage floral. Son jean mom bleu clair, légèrement usé aux genoux, dessinait ses hanches avant de retomber sur ses baskets blanches immaculées.
Au volant, Lucas, 22 ans, offrait un contraste saisissant. Du haut de son 1m85 pour 76 kg, il remplissait presque tout l'espace conducteur. Sa carrure athlétique, celle d'un jeune homme qui ne compte pas ses heures à la salle de sport, était mise en valeur par son maillot du Benfica Lisbonne noir et gris. Le tissu technique moulait ses pectoraux et ses bras fermes alors qu'il changeait les rapports de vitesse avec une nervosité mal dissimulée. Son jean denim brut et ses Stan Smith un peu fatiguées complétaient son look de jeune vacancier.
Le silence était devenu pesant, rythmé seulement par le cliquetis des clés sur le tableau de bord en plastique dur. Lucas, malgré ses efforts pour rester concentré sur la route, ne pouvait s'empêcher de jeter des regards furtifs sur le profil de sa cousine, captivé par la ligne de son cou et la manière dont la lumière jouait sur sa peau.
Soudain, Sandra tourna la tête, ses yeux sombres plongeant directement dans les siens.
— Pourquoi tu me regardes comme ça ? demanda-t-elle, d'une voix basse, presque veloutée, qui fit frissonner Lucas jusqu'à la nuque.
Il se raidit, ses mains se serrant sur le volant usé de la Golf. Il sentait le sang battre dans ses tempes.
— Je... je vérifiais juste si ton sac n'était pas en train de glisser, bafouilla-t-il, incapable de soutenir son regard. La route est un peu bosselée par ici, je ne voudrais pas que tes affaires s'abîment.
Sandra laissa échapper un petit rire étouffé, un son cristallin qui sembla plus chaud que la température extérieure. Elle replaça une mèche de son carré noir derrière son oreille, un geste lent, presque calculé.
— Mon sac est très bien là où il est, Lucas, murmura-t-elle en se calant contre le siège en tissu. Arrête de mentir, on n'est pas encore arrivés à Perpignan.
Le vrombissement du moteur diesel de la Golf IV semblait soudain plus sonore dans l'habitacle exigu. L’air conditionné poussif peinait à dissiper la moiteur qui s’installait. Lucas, les jointures blanchies par sa poigne sur le volant, sentait le regard de Sandra peser sur lui. Il se racla la gorge, cherchant à briser ce silence qui devenait une entité physique entre eux.
— Tu vas… tu vas faire quoi au juste à… à Perpignan ? finit-il par articuler, la voix trahissant une légère hésitation. Re… retrouver un mec ?
Sandra tourna lentement la tête vers lui. Un sourire en coin étira ses lèvres charnues, un sourire qui n'atteignit pas tout à fait ses yeux sombres, leur conférant une lueur de défi. Elle se repositionna dans son siège, le frottement de son jean mom contre le tissu du fauteuil produisant un petit crissement sec. Son top bandeau remonta d'un millimètre, dévoilant un peu plus la cambrure de sa taille et le galbe de sa poitrine (90D).
— Pas qu’un, Lucas. Quatre, lança-t-elle d'un ton d'une désinvolture provocante. Ils vont me démonter pendant une semaine !
L'effet fut immédiat. Lucas donna un coup de volant involontaire vers la droite, mordant presque sur la ligne de la bande d'arrêt d'urgence. Son cœur rata un battement. L'image de sa cousine, si élégante et sûre d'elle, aux mains de quatre inconnus, lui infligea une décharge électrique qui lui fit monter le rouge aux joues.
— Quoi ? balbutia-t-il, les yeux écarquillés, fixant désespérément le pare-brise alors que ses mains tremblaient légèrement sur le cuir usé.
Sandra éclata d'un rire cristallin, un son riche qui emplit la petite voiture. Elle posa sa main, aux ongles d'un blanc pur, sur le tableau de bord en plastique dur pour se stabiliser, s'amusant de la détresse évidente du jeune homme.
— Du calme, je plaisante ! s'exclama-t-elle entre deux éclats de rire. Je vais simplement rejoindre ma tante, du côté de mon père. Elle a une villa avec une piscine vers Canet. Je compte juste passer mes journées à bronzer et à ne rien faire.
Lucas expira bruyamment, sentant la pression retomber d'un cran, même si son pouls restait rapide. Il acquiesça d'un mouvement de tête rigide, tentant de reprendre contenance. Il ajusta son maillot du Benfica, dont le tissu technique collait un peu à sa peau chauffée par l'émotion.
— Ah... D'accord. C'est... c'est mieux comme ça, marmonna-t-il, les yeux rivés sur l'horizon.
Le silence reprit, mais cette fois, il était chargé d'une électricité nouvelle. Sandra cessa de rire. Elle le fixa intensément, observant son profil athlétique, la ligne de sa mâchoire contractée et ses bras musclés qui manoeuvraient la Golf avec une force contenue. Elle s'avança légèrement vers lui, envahissant son espace personnel.
— Dis-moi, Lucas... commença-t-elle, sa voix redescendant dans les graves, plus intime. Tu me prends vraiment pour une salope, toi, en fait, non ?
Lucas se figea. La question, directe, brutale, le frappa de plein fouet. Il sentit le regard de Sandra scanner son visage, cherchant la vérité derrière sa gêne.
— Non ! Sandra, je... Pardon, s'empressa-t-il de dire, la voix étranglée. Je m'excuse, c'était une question idiote. Je ne pense pas ça du tout, c'est juste que...
— C'est juste quoi ? coupa-t-elle, ses yeux plongeant dans les siens alors qu'il jetait un regard rapide vers elle.
— C'est juste que tu es libre, indépendante... et tellement... enfin, tu vois quoi, finit-il par lâcher dans un souffle, incapable de nommer le désir qui le dévorait depuis le départ de Villenave.
Sandra ne répondit pas tout de suite. Elle se rassit, mais garda ses yeux fixés sur lui, un petit sourire mystérieux flottant désormais sur ses lèvres. Elle savait exactement l'effet qu'elle produisait sur son cousin de 22 ans, et cette tension, dans l'espace clos de la voiture, commençait à lui plaire. D'un geste fluide et d'une discrétion absolue, elle glissa sa main vers son sac de luxe posé à ses pieds. Ses doigts effleurèrent le cuir avant de saisir son téléphone. Sans quitter Lucas des yeux, elle déverrouilla l'appareil sous le niveau du tableau de bord et lança l'application dictaphone. Le petit point rouge commença à clignoter, témoin silencieux de la scène qui allait suivre. Elle cala l'appareil entre sa cuisse et le rebord du siège, l'écran tourné vers le bas.
Elle se tourna de trois-quarts vers lui, une jambe repliée sur le siège, faisant remonter son jean mom et dévoilant sa cheville fine. Ce mouvement accentua la tension de son top bandeau, dont le tissu épousait parfaitement la courbe de son buste (90D). Elle passa une main dans son carré noir, dégageant son cou halé.
— Je peux te poser une question ? demanda-t-elle, sa voix n'étant plus qu'un murmure feutré qui semblait caresser l'oreille de Lucas.
— Oui... oui, bien sûr, répondit-il, la gorge sèche, tentant de garder les yeux fixés sur la ligne blanche de l'autoroute.
Sandra laissa flotter un silence pesant, savourant l'attente. Elle se pencha légèrement vers lui, de sorte que Lucas puisse percevoir son parfum — un mélange de vanille et de peau chauffée au soleil.
— Tu te masturbes en pensant à moi ? lança-t-elle avec un sourire provocateur, les yeux pétillants de malice.
Le choc fut presque physique. Lucas eut un sursaut, et la voiture fit une légère embardée que ses bras musclés durent corriger immédiatement. Son visage, du front jusqu'au col de son maillot du Benfica, vira au rouge cramoisi.
— Qu... quoi ? balbutia-t-il, l'esprit totalement embrumé par l'audace de la question.
— Allez, sois honnête et réponds-moi, insista-t-elle. On est en famille, on peut se dire les choses, non ?
Lucas sentit une goutte de sueur perler à la lisière de ses cheveux courts et descendre lentement le long de sa tempe. Il lâcha le volant d'une main pour s'essuyer le front nerveusement avec le dos de sa main. Son souffle était devenu court, saccadé.
— Je... je... quoi ? répéta-t-il, comme si son cerveau refusait d'intégrer les mots. Sandra, c'est... c'est pas une question qu'on pose.
— Pourquoi pas ? rétorqua-t-elle d'un ton plus ferme, presque autoritaire, tout en gardant cette lueur de jeu dans le regard. Je veux savoir, Lucas. Est-ce que tu penses à ta cousine quand tu es seul dans ta chambre ?
Elle le fixait avec une intensité insoutenable. Lucas sentait son pantalon devenir trop étroit, une sensation de chaleur intense envahissant son bas-ventre. La pression était trop forte, et le silence de la route semblait hurler la vérité. Il baissa la tête, ses épaules larges s'affaissant légèrement sous le poids de l'aveu.
— Oui... finit-il par lâcher dans un souffle presque inaudible, la voix brisée par la honte et le désir.
Un frisson de triomphe parcourut Sandra. Elle voyait ce grand gaillard de 1m85, si fier d'habitude, totalement désarmé par sa simple présence. Elle décida de pousser l'avantage, le téléphone enregistrant chaque seconde de cette reddition.
— Dis-moi tout alors, murmura-t-elle en se rapprochant encore, ses lèvres presque au niveau de son oreille. Qu'est-ce qui t'excite chez moi ? C'est mon visage ? Mon corps ? Ce que je porte aujourd'hui ? Détaille-moi tes fantasmes, Lucas...
Le jeune homme ferma les yeux une seconde, luttant contre les images qui l'assaillaient. La vision de Sandra sous la douche, ou dans ce top qui laissait si peu de place à l'imagination, le torturait. Mais la barrière de la pudeur, bien que fissurée, tenait encore.
— Non... non, je ne peux pas, souffla-t-il en secouant la tête, les dents serrées. Je ne peux pas faire ça.
Sandra se rassit brusquement contre son dossier, affectant une déception feinte. Elle récupéra son téléphone d'un mouvement leste et arrêta l'enregistrement, un sourire victorieux aux lèvres.
— Ok, tant pis pour toi, dit-elle en haussant les épaules. Tu rates une occasion de m'en dire plus.
Sous son jean denim brut, l'évidence de son trouble était désormais impossible à ignorer ; une érection douloureuse le trahissait, rendant chaque mouvement pour débrayer proprement héroïque.
Sandra, consciente de son ascendant, afficha un sourire de prédatrice. Elle débloqua son téléphone d'un geste sec.
— Ah, au fait... j'ai un truc à te faire écouter, lança-t-elle d'une voix cristalline qui trancha le silence.
— Ou… oui ? bafouilla Lucas, le regard fuyant, le visage cramoisi.
Elle appuya sur lecture. Le son grésillant, mais parfaitement audible, emplit l'habitacle : « Oui... finit-il par lâcher dans un souffle... » La voix de Lucas, chargée de honte, avouant se masturber en pensant à elle, résonna comme un coup de tonnerre.
Le choc transforma instantanément la gêne du jeune homme en une rage défensive. Ses jointures blanchirent sur le volant et il donna un coup de frein brusque qui fit tressauter la voiture.
— Tu... tu te fous de moi ? rugit-il, la voix tremblante de colère. Efface ça tout de suite, Sandra ! C’est dégueulasse ce que tu fais ! Je te jure que si tu ne le supprimes pas, je...
— Tu quoi ? coupa-t-elle, sa voix montant d'un octave, impérieuse.
Elle se redressa, son top bandeau soulignant la cambrure de son dos et l'arrogance de son port de tête. Ses yeux sombres fixèrent son cousin avec une autorité glaciale.
— Tu as intérêt à te calmer, petit vicieux, et à répondre à ma question. Sinon, j'envoie cet enregistrement sur le groupe WhatsApp de la famille. Imagine la tête de ta mère, ou celle de mon père, en entendant tes petits secrets de salle de bain.
La menace agit comme une douche froide. Lucas s'affaissa contre son siège, le souffle court. La perspective d'une humiliation publique devant tout le clan Parriras le terrifiait. Il se passa une main tremblante sur le visage, essuyant la sueur qui coulait de ses tempes.
— C’est bon... c’est bon, murmura-t-il, vaincu. Calme-toi.
Sandra croisa les jambes, un mouvement qui fit remonter son jean et mit en valeur ses courbes de 58 kg. Elle reprit d'un ton plus suave, presque caressant, tout en relançant discrètement un nouvel enregistrement.
— Alors... dis-moi. À quoi tu penses exactement quand tu te branles sur moi ? Je veux les détails, Lucas.
Le jeune homme ferma les yeux, son érection pulsant sous son jean. Il luttait, mais la barrière avait cédé.
— Je... je pense à... à toi, nue, tes gros seins dans mes mains, t’embrassant puis, je me masturbe dans tes seins, tu lèches ma…ma… enfin mon engin et je me vide dans la bouche ou…sur le visage.
Sandra resta figée un instant, le souffle coupé par la crudité et l'intensité de cet aveu. Le choc fut suivi d'un rire nerveux, un peu forcé, alors qu'elle agitait son téléphone devant ses yeux.
— Et voilà ! Deuxième prise, Lucas ! Tu es vraiment incorrigible.
Le visage de Lucas se décomposa. Il réalisa qu'il venait de s'enfoncer encore plus profondément.
— Non... Sandra, s'il te plaît, supplia-t-il, les larmes aux yeux. Ne fais pas ça. Je t'en supplie, ne dis rien à personne. Je ferai ce que tu veux, mais garde ça pour toi...
Sandra rangea l'appareil dans son sac avec une lenteur calculée, le fixant par-dessus l'épaule alors qu'il reprenait laborieusement la route.
— On verra, Lucas... On verra bien si tu te tiens bien jusqu'à Perpignan.
La Golf IV s'approchait des panneaux annonçant l'aire de repos des Landes. Lucas, le front brillant de sueur, les mains tremblantes sur le volant, tenta une dernière négociation.
— Sandra, s'il te plaît... je ne veux pas de problèmes. S'il le faut, je te donne de l'argent, tout ce que j'ai sur moi. Je t'en supplie, pas d'histoires avec la famille.
Sandra, calée confortablement dans son siège, fit pivoter son visage vers lui. Un sourire prédateur étira ses lèvres. Le contraste entre sa beauté solaire dans son top tie-dye et la noirceur de sa proposition était saisissant.
— Non, Lucas. Je suis joueuse et j'adore la situation. Pour le moment, je veux simplement te contrôler. Arrête-toi à la prochaine aire. On va faire un jeu.
— Quel jeu ? demanda-t-il, la voix étranglée.
— Je veux que tu demandes à au moins trois femmes de te faire une fellation. Peu importe l’âge, peu importe si elles sont accompagnées.
Lucas manqua de lâcher le volant. La voiture tressauta.
— Mais je vais avoir des problèmes ! Je vais me faire casser la gueule !
Sandra éclata d'un rire cristallin, presque joyeux, en ajustant une mèche de son carré noir.
— Eh bien, si tu ne le fais pas, je balance tout. Et pour corser les choses : si aucune n'accepte, je veux que tu leur proposes de l'argent. Tiens.
Elle ouvrit son sac de luxe, en tira un billet de 200 euros craquant et le lui tendit. Lucas le saisit machinalement, le cœur au bord des lèvres. Il rangea le billet dans la poche de son jean, sentant son érection refluer sous l'effet de la panique pure.
L'Aire de Repos
Ils se garèrent près des tables de pique-nique. Lucas sortit de la voiture, sa stature de 1m85 paraissant soudain bien frêle sous son maillot du Benfica. Sandra le suivait à quelques mètres, son téléphone à la main, feignant de prendre des photos du paysage tout en gardant l'objectif braqué sur lui.
Quatre femmes étaient en vue dans ce périmètre :
1. Martine, 62 ans : Une retraitée de petite taille (1m55, 65 kg), vêtue d'un ensemble en lin beige informe. Elle rangeait consciencieusement des Tupperware dans une glacière.
2. Clara, 24 ans : Une jeune femme athlétique (1m72, 60 kg), portant un short de sport moulant noir et un débardeur blanc. Elle faisait des étirements près d'une borne de recharge, ses cheveux blonds attachés en queue-de-cheval haute.
3. Inès, 40 ans : Une femme au look "working-girl" en vacances (1m65, 55 kg), portant une robe d'été fleurie très courte. Elle fumait une cigarette en consultant son téléphone, l'air agacé.
4. Sophie, 48 ans : Une femme imposante et maternelle (1m70, 85 kg), vêtue d'un jean large et d'un t-shirt à message. Elle surveillait deux enfants qui jouaient un peu plus loin.
Sandra s'approcha de Lucas et lui murmura à l'oreille, son parfum de vanille l'étourdissant :
— Allez, commence par la sportive. C'est plus ton genre, non ? Si tu refuses, j'appuie sur "envoyer".
Lucas sentit son estomac se nouer. Il s'avança vers Clara, la sportive. Ses Stan Smith crissaient sur le gravier. Arrivé à deux mètres, il s'arrêta, livide.
— Bonjour... balbutia-t-il, la voix muette.
Clara se redressa, l'interrogeant du regard, une bouteille d'eau à la main.
— Oui ? Un souci ?
Lucas jeta un regard désespéré vers Sandra qui, à distance, l'encourageait d'un signe de tête impérieux.
— Je... j'ai un défi à relever... Est-ce que... est-ce que vous accepteriez de me... de me faire une fellation ? Ici ?
Le visage de la jeune femme passa de l'incompréhension à une expression de dégoût profond.
— Mais ça va pas la tête ? Espèce de gros dégueulasse ! Va te faire soigner !
Elle ramassa ses affaires, prête à appeler à l'aide. Lucas, se souvenant de la consigne de Sandra, sortit le billet de 200 euros de sa poche, la main tremblante.
— Attendez ! Je... je peux vous payer. 200 euros. Juste pour ça. S'il vous plaît...
Clara resta pétrifiée une seconde, partagée entre l'indignation et la stupéfaction devant ce grand garçon musclé qui semblait sur le point de pleurer en lui proposant de l'argent.
— Casse-toi avant que j'appelle les flics ! hurla-t-elle finalement en s'éloignant à grands pas vers le bâtiment principal.
Lucas revint vers Sandra, la sueur coulant désormais librement sur son visage.
— Elle a refusé... je t'en supplie Sandra, arrête ça...
— Une de faite, dit-elle froidement en consultant son écran. Il en reste deux. Regarde la dame avec la robe fleurie, là-bas. Elle a l'air de s'ennuyer. Vas-y.
Sandra, restée en retrait contre le flanc de la Golf, observait la scène. Elle avait glissé ses lunettes de soleil sur le nez, mais Lucas devinait son regard laser braqué sur ses moindres faits et gestes. Le top bandeau de sa cousine semblait briller sous le soleil de midi, rappelant cruellement à Lucas pourquoi il en était réduit à cette humiliation.
Il s'arrêta à un mètre d'Inès. Elle ne leva même pas les yeux de son téléphone, exhalant une bouffée de fumée de cigarette qui vint mourir sur le visage du jeune homme.
— Pardon... Madame ? murmura-t-il, sa voix déraillant légèrement.
Elle tourna lentement la tête. Ses yeux, lourdement maquillés, le détaillèrent de haut en bas, s'arrêtant un instant sur la carrure imposante que lui conférait son maillot du Benfica.
— Qu'est-ce qu'il y a, gamin ? Tu as perdu ta maman ? lança-t-elle d'un ton cinglant.
Lucas déglutit. La sueur coulait désormais dans son dos, collant le tissu de son maillot à sa peau.
— Je... je voulais savoir si... si vous accepteriez de me faire une fellation. Là, tout de suite.
Inès resta figée, la cigarette à mi-chemin de ses lèvres. Un silence de mort s'installa, seulement troublé par le passage d'un camion sur l'autoroute. Puis, contre toute attente, elle laissa échapper un rire sec et sans joie.
— Tu es sérieux ? Tu as vu ta tête ? Tu trembles comme une feuille. C'est un pari débile ou tu es juste un pervers de bas étage ?
— Je peux vous payer, s'empressa-t-il de dire en sortant le billet de 200 euros, le tendant vers elle comme un bouclier. J'ai... j'ai vraiment besoin que vous acceptiez.
Inès fixa le billet violet. Elle sembla hésiter une seconde, un éclair de calcul traversant son regard. Elle se redressa, lissant sa robe courte sur ses cuisses fines, et fit un pas vers lui. Lucas crut mourir de panique.
— Écoute-moi bien, petit, dit-elle d'une voix soudainement basse et venimeuse. Range ton fric et disparais. Si mon mari sort des toilettes et qu'il te voit me parler comme ça, il va te refaire le portrait avant même que tu aies pu dire "Benfica". Barre-toi. Maintenant.
Lucas n'insista pas. Il fit demi-tour, les jambes en coton. Il rejoignit la voiture où Sandra l'attendait, un sourire de plus en plus large aux lèvres.
— Échec total, Lucas, commenta-t-elle en jouant avec son téléphone. Tu es vraiment un piètre négociateur. Il t'en reste une. La dame là-bas, avec les enfants. Elle a l'air... disponible.
— Sandra, arrête, c'est une mère de famille ! C'est dégueulasse ! supplia Lucas, la voix étranglée par les sanglots.
— Tu connais les règles, répondit-elle froidement en pianotant sur son écran. J'ai le doigt sur le bouton "Partager". Tu veux vraiment que ta tante reçoive tes confidences érotiques pendant que tu es en route pour le Portugal ?
Vaincu, Lucas se dirigea vers Sophie, qui surveillait ses deux garçons d'une dizaine d'années. Il se sentait comme un criminel. Arrivé à sa hauteur, il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'un homme massif, d'une cinquantaine d'années, apparut derrière elle avec des glaces à la main.
— Un problème, jeune homme ? demanda l'homme, le regard suspicieux, remarquant l'état de décomposition de Lucas.
Lucas resta muet, son billet de 200 euros toujours froissé dans sa paume moite. Il jeta un regard vers la Golf. Sandra l'observait, impitoyable. Il se rendit compte qu'il ne pouvait pas. Pas devant des enfants. Pas avec cet homme là.
— Non... non, rien. Je cherchais juste... les poubelles. Désolé.
Il tourna les talons et s'engouffra dans la voiture, claquant la portière. Il s'effondra sur le volant, la tête dans les bras, son corps de 1m85 secoué par de légers spasmes.
Sandra remonta en voiture quelques instants plus tard, dégageant une odeur de fraîcheur qui jurait avec la détresse de l'habitacle. Elle s'installa, croisant ses jambes avec une nonchalance calculée.
— Tu as échoué, Lucas. Tu n'as pas fait les trois. Et tu n'as même pas osé proposer l'argent à la dernière.
Elle sortit son téléphone et le fixa longuement. Lucas ne bougeait plus, attendant le verdict, le cœur battant à tout rompre
Le silence qui suivit fut troublé par le cliquetis du métal de la portière que Sandra venait de déverrouiller d'un coup de pouce sec. Elle pointa un ongle parfaitement manucuré vers l'extrémité du parking.
— Elle, Lucas. Il ne reste qu’elle. Regarde-la, elle a l'air inoffensive. Fais en sorte que ça fonctionne, sinon la notification WhatsApp part avant qu'on ait repris l'autoroute.
Lucas releva la tête du volant. Ses yeux étaient injectés de sang, son visage marqué par la fatigue morale. À une trentaine de mètres, Martine, 62 ans, luttait avec un sac de voyage récalcitrant dans le coffre ouvert d'une petite citadine grise. Ses 1m55 et ses 65 kg lui donnaient un air de grand-mère paisible, vêtue de son ensemble en lin beige qui flottait légèrement au gré du vent chaud.
Le jeune homme sortit de la Golf comme un automate. Sous son maillot du Benfica, son torse puissant se soulevait au rythme d'une respiration saccadée. Il sentait le billet de 200 euros comme une brûlure dans sa paume moite. Il s'approcha, ses Stan Smith crissant lourdement sur le bitume brûlant.
— Madame ? Vous... vous voulez un coup de main pour votre sac ? articula-t-il, la gorge serrée.
Martine se redressa, essuyant un peu de buée sur ses lunettes. Elle lui adressa un sourire maternel, sincère.
— Oh, c'est gentil, mon garçon. C'est le bras qui ne suit plus avec l'âge. Merci infiniment.
Lucas souleva le sac d'un geste machinal, ses muscles saillants sous les manches du maillot gris et noir. Mais alors qu'il reposait le bagage, il sentit le regard de Sandra, restée appuyée contre la Golf, les bras croisés sur son top bandeau, impitoyable. Il se lança, le cœur battant à s'en rompre les côtes.
— Madame... je... j'ai quelque chose d'un peu particulier à vous demander. C'est pour un... un défi.
Martine fronça les sourcils, intriguée mais pas encore méfiante.
— Un défi ? À mon âge ?
Lucas ferma les yeux une seconde, puis lâcha tout d'un coup, la voix basse et honteuse :
— J'ai 200 euros pour vous, là, tout de suite... si vous acceptez de me faire une... une fellation derrière votre coffre.
Le silence qui s'abattit sur l'aire de repos fut assourdissant. Martine resta la bouche bée, sa main gantée de arthrose se portant à sa poitrine. Son visage passa par toutes les couleurs.
— Mais... mais vous êtes malade ? balbutia-t-elle, la voix tremblante d'indignation. Un si beau garçon, si poli au premier abord... Quelle horreur ! Quelle honte !
— S'il vous plaît... c'est une question de vie ou de mort pour moi, insista Lucas en dépliant le billet violet, presque en pleurs. Prenez-les, je vous en supplie.
Martine recula d'un pas, ses yeux s'emplissant de larmes de colère.
— Gardez votre argent sale ! Si mon fils était là, il vous donnerait une bonne leçon ! Allez-vous-en avant que je ne me mette à hurler !
Lucas ne demanda pas son reste. Il fit demi-tour, fuyant le regard de la vieille dame qui le fixait avec un dégoût viscéral. Il rejoignit la Golf, le souffle court, et se laissa tomber sur son siège conducteur. Il rendit le billet à Sandra d'une main tremblante.
— Voilà. C'est fait. Elle a refusé, comme toutes les autres. Tu es contente maintenant ? J'ai été humilié au-delà de ce qui est humainement supportable.
Sandra récupéra le billet avec une lenteur sensuelle, ses doigts frôlant la peau brûlante de Lucas. Elle fixa le jeune homme, savourant sa défaite totale. Elle voyait la sueur perler sur son front, ses larges épaules de 1m85 affaissées, et cette tension sexuelle toujours présente, malgré la peur, au niveau de son jean.
— Tu as été lamentable, Lucas, murmura-t-elle en rangeant le billet dans son sac. Mais tu as joué le jeu
Sandra, imperturbable dans son top bandeau crop tie-dye, venait de ressortir deux nouveaux billets de 200 euros de son sac de luxe. Elle les fit glisser entre ses doigts avec une lenteur calculée, avant de les tendre à son cousin.
— Ça fait 600 euros au total, Lucas, murmura-t-elle, sa voix d'un calme olympien contrastant avec la panique du jeune homme. Retourne la voir. Sois convaincant. Dis-lui que c’est pour une vidéo, un film, ce que tu veux. Si elle refuse la fellation, elle te branle jusqu’à éjaculation. C’est ma condition.
— Sandra, je t'en supplie... c'est une grand-mère, souffla Lucas, la voix brisée. Je me sens sale, c'est dégueulasse...
Elle ne répondit pas, se contentant de tapoter l'écran de son téléphone où le fichier audio de ses aveux était prêt à être envoyé. Le regard de Sandra, noir et impitoyable derrière ses mèches lisses, ne laissait aucune place à la négociation.
Dépité, la nausée au bord des lèvres, Lucas récupéra la somme. Ses 1m85 semblaient s'être tassés sous le poids de la honte. Il descendit de voiture, son maillot du Benfica collant à sa peau moite. Il s'avança de nouveau vers la petite citadine grise. Martine était sur le point de monter, encore secouée par l'échange précédent.
— Madame ! Attendez ! cria-t-il d'une voix étranglée.
Elle sursauta, la main sur la portière, prête à s'enfermer.
— Encore vous ? Je vais appeler la gendarmerie !
Lucas s'arrêta à deux mètres, tendant les trois billets de 200 euros comme une offrande désespérée. Ses mains tremblaient si fort que les billets s'agitaient dans l'air chaud.
— Madame, écoutez-moi... C'est pour... c'est pour un film expérimental, une performance. On est filmés de loin. Regardez cette somme, c'est 600 euros. C'est presque une pension de retraite en une seconde ! Je ne vous demande rien de violent. Si... si vous ne voulez pas de votre bouche, juste... juste avec votre main. Derrière le coffre, personne ne verra. S'il vous plaît, je suis dans une merde noire si vous refusez.
Martine fixa les billets violets. Le dégoût était toujours là, mais ses yeux s'attardèrent sur l'argent. Elle semblait soudain peser le pour et le contre. 600 euros pour quelques minutes de "travail" manuel caché derrière un hayon. Elle regarda autour d'elle ; l'aire de repos était vaste, et personne ne semblait prêter attention à ce grand garçon en maillot de foot et à cette dame âgée.
— Vous... vous dites que c'est pour un film ? demanda-t-elle, sa voix perdant de sa fermeté.
— Oui, un truc d'art contemporain. On a besoin de ce contraste... S'il vous plaît, Madame.
Elle soupira longuement, un soupir de résignation mêlé à une cupidité tardive. Elle jeta un regard vers la Golf où elle ne voyait que le reflet du soleil sur le pare-brise.
— Donnez-moi l'argent d'abord, finit-elle par lâcher, la voix basse et honteuse.
Lucas lui remit les billets. Elle les rangea prestement dans sa poche en lin beige. Elle lui fit signe de passer derrière le coffre ouvert de sa voiture, qui créait un angle mort parfait par rapport au reste du parking.
Le cœur de Lucas battait à tout rompre. Il défit la ceinture de son jean denim brut, ses doigts engourdis par l'irréel de la situation. Martine ne le regardait pas, les yeux fixés sur l'horizon, le visage fermé. Quand il libéra son sexe, durci par un mélange de peur et de tension nerveuse, elle laissa échapper un petit bruit de surprise, mais ne recula pas.
Elle tendit une main hésitante, sa peau un peu sèche et fraîche contrastant avec la chaleur brûlante de Lucas. Ses mouvements étaient mécaniques, sans aucune affection, une tâche à accomplir pour une somme inespérée. Elle branla la queue de Lucas doucement, serrant le gland à chaque fin de mouvement. Lucas gémissait, les yeux fermés pensant à sa cousine. Martine, la vieille femme continua à le branler de plus en plus rapidement.
Au bout de quelques minutes de ce frottement silencieux et oppressant, Lucas sentit la fin approcher. C'était une libération purement physique, dénuée de tout plaisir, née d'un besoin de sortir de ce cauchemar. Il ferma de nouveau les yeux, s'imaginant ailleurs, loin de cette aire de repos, loin de ce regard de vieille femme qui ne le quittait pas. Il se mit à gémir Quand l'éjaculation survint: deux jets de sperme sorti de son sexe, touchant légèrement le haut du t-shirt de la vieille femme. Du sperme se colla sur la main de la femme. Martine retira sa main instantanément, s'essuyant discrètement sur un mouchoir qu'elle sortit de sa poche.
— Voilà. C'est fait. Ne me parlez plus jamais, dit-elle en montant dans sa voiture sans se retourner.
Lucas se rhabilla en tremblant, les jambes flageolantes. Il retourna vers la Golf, se sentant plus sale que jamais. Sandra l'attendait, un sourire de satisfaction absolue aux lèvres. Elle avait tout observé, même de loin.
— Alors ? murmura-t-elle alors qu'il se laissait tomber sur le siège conducteur, livide. C'était comment, Lucas ? On dirait que tu as enfin appris à être convaincant.
Lucas ne répondit pas. Il mit le contact, le moteur diesel s'ébroua dans un râle métallique. Il ne pensait qu'à une chose : la douche qu'il prendrait à Perpignan, une douche qui ne suffirait sans doute jamais à effacer cette sensation sur sa peau.
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