Derrière toi
Récit érotique écrit par Zia [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Derrière toi
4 juillet
Cela fait un mois que nous nous sommes rendus pour la première fois dans un club libertin. (histoire “Club des 5”). A la suite de cette expérience, nous n'arrivons plus à calmer notre libido qui ne cesse d’augmenter. Le lendemain, nous avons passé la journée au lit, comme à nos débuts. Quel plaisir !
L'adrénaline, l’interdit, le désir ; enfin un peu calmés, nous nous questionnons sur la possibilité d'y retourner. Durant la journée, l’envie augmente et le stress aussi. Nous nous préparons et prenons la route. Arrivés, nous constatons un grand nombre de voitures, contrairement à la première fois. J’ai d’un coup très peur d’y aller, j'hésite. Mon chéri me regarde et se moque gentiment de moi : “Allez viens, maintenant qu’on est là”.
Je sors de la voiture et aperçois derrière moi, le coin fumeurs avec de nombreuses personnes ; je n’ose pas me retourner et me précipite vers mon mari, qui prend la direction du club.
Le patron nous accueille, nous demande si c’est notre première fois ; “non, la deuxième”.
- Très bien, vous connaissez déjà les lieux dans ce cas, amusez-vous bien.
Il nous laisse déposer nos affaires et retourne au bar. Nous le suivons de peu.
Il y a beaucoup plus de monde que la dernière fois. Plusieurs couples, des jeunes et des moins jeunes. Nous sommes néanmoins les plus jeunes ce soir.
On s’installe au bar, mon mari commande un whisky ; pour ma part, je ne change pas et reprends un Malibu avec du jus d’ananas.
Je bois doucement une gorgée qui me réconforte ; je commence doucement à me détendre. Je regarde les gens, libres, heureux, beaux à regarder. Je remarque un couple qui me paraît mal à l’aise, ça doit être leur première fois. Ils me font penser à nous il y a un mois. C’est rigolo, ils sont à la même place que nous étions ; nous en discutons avec mon homme, ce qui le fait sourire aussi.
J’en profite pour le dévorer du regard. Qu’est-ce qu’il est beau…
Soudain, je remarque deux petits yeux derrière lui qui me regardent. Mal à l'aise, je le regarde dans les yeux et esquisse un petit sourire, puis me cache de sa vue derrière le visage de mon chéri.
- Derrière toi, il y a un homme qui me regarde.
- Oui, je sens son regard.
Je ris de moi-même. Je suis une gamine qui se cache. Je sens encore son regard, alors je me tourne pour être face au bar. Mon homme se situe plus en face de moi, mais sur ma gauche.
Je m'aperçois dans le miroir près du bar, je souris, je me sens belle, mais un constat me frappe en plein visage ; qu’est-ce que je fais jeune dans ce bar. Je lâche mon reflet et me retourne vers mon homme, et il me dit :
- Viens, on va leur parler.
- Euh, non, je ne sais pas quoi leur dire.
- Ce n’est pas toi qui voulais revenir pour discuter avec les personnes ?
- Euh, alors oui, mais euh, pas là, je sais pas…
- Allez viens ! Il se lève et part les rejoindre.
Je suis collée à mon siège, incapable de le suivre. Alors, j’en profite pour le regarder. Le regarder faire, parler avec aisance, faire comme si tout ce que l’on était en train de faire était commun.
Je continue à le regarder, mais je ressens de plus en plus un regard sur moi. Discrètement, je m’aventure à lâcher l’homme que j’aime du regard, pour regarder mon verre, boire une gorgée mais, surtout, pour pouvoir regarder dans ce fameux miroir. Mon ressenti n’est pas infondé. L’homme qui était derrière mon mari est toujours là et me dévore du regard. Mal à l’aise, même si très flattée de ces regards et de ce que ça procure en moi, je retourne mon attention vers mon homme qui est toujours en train de discuter.
A travers la musique, j’entends une voix qui vient de ma gauche ; instinctivement, je me tourne dans cette direction et tombe nez à nez avec cet homme. Moment de panique en moi. Il dit quelque chose, je ne comprends pas.
- Pardon ? Il se rapproche et s’installe sur le tabouret vide entre nous.
- C’est votre première fois ? me dit-il. Je sens son souffle chaud contre moi. D’un coup, j’ai froid, mais son souffle réchauffe ma peau.
- Heu non, enfin, c’est la deuxième fois. Je lui réponds en cherchant mon homme du regard, mais il ne me voit pas.
Petit blanc, aïe, je ne sais pas quoi dire, faire ; je panique alors je rétorque :
- Et vous ?
- “Vous”, aïe, non, pas de vous s’il te plaît. Il fait mine d’être offusqué. J’ai l’impression d’être vieux.
- Oh pardon, et toi ? Je souris, gênée, troublée.
- Non, cela fait quelque temps que je viens ici. Ça fait plaisir de voir des jeunes de notre âge.
- Ah oui, je compr… Deux bras musclés viennent s’envelopper autour de moi. Je souffle et sens mes épaules se décontracter. Je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir que c’est lui.
- Vous avez quel âge ?
- 26, je réponds.
- Ah oui…
- 29, répond mon homme.
- Ah ! Comme moi.
Nous continuons d'échanger des banalités. J’ai fini mon verre, il appelle le patron pour moi et je commande.
- Merci, lui dis-je en souriant.
- Ça vous dit d’aller dans le coin salon ?
On se laisse guider et nous le suivons. Nous arrivons dans le coin salon rempli de fauteuils en cuir noir ; il y a des barres de pole dance et des petites tables basses où nous posons nos verres. Nous nous installons dans le fond de la pièce, mon mari à ma gauche et Arthur à ma droite. Arthur essaie vraiment de discuter avec moi, mais je suis tellement timide à cet instant. Je panique.
- Ça été votre première fois ici ? Vous n’avez rien fait, je suppose ?
- Oui c’était sympa, et bah si, alors nous n’étions que tous les deux, mais… nous avons été … observés. Je peine à trouver mes mots. Je sais que cela s’appelle du voyeurisme, mais je n’aime pas ce terme, je le trouve très connoté.
- Voyeurisme, me dit-il. Et là, vous cherchez quoi ?
- Euh, je ne sais, on se laisse porter.
Je remarque à cet instant qu’il est très près de moi. Qu’ils sont tous les deux très près de moi. Son genou touche à peine ma cuisse ; gênée, je me penche pour attraper mon verre d’eau, la fraîcheur dans ma gorge m'apaise. Une boule, chaude, douce, se forme dans mon ventre ; je suis bouleversée par les émotions qui me submergent. Voulant fuir cet instant, je regarde droit devant moi les gens sur la piste de danse. Un pouce touche le côté de ma cuisse, tout mon corps se contracte. Il le remarque et me dit :
- Si ça te dérange, tu me le dis et j’arrête.
Je ne réponds pas, me tourne instinctivement vers mon homme et lui dis :
- Il me touche.
- Je sais, ça te dérange ?
- Je ne sais pas, enfin non, je ne crois pas.
- D’accord, alors profite !
Je m'assois dans le fond du canapé, enveloppée par la chaleur de ces deux hommes qui me caressent du bout de leurs doigts. Mon homme m’embrasse tendrement, mais rapidement son baiser se fait plus fort. Il enlève sa main de ma cuisse et déboutonne mon chemisier, cherchant à libérer un sein.
Je cherche à protester mais en vain ; il a gagné, je suis submergée par la douceur et le plaisir du moment ; impossible d’arrêter. C’est trop tard, je ferai de la place plus tard à ma culpabilité, mais pour le moment, je me laisse aller.
- Tu es d’accord pour lui offrir ton autre sein ?
J'acquiesce. La chaleur de leurs corps m'enveloppe, je m’y sens bien. Lorsque ses lèvres inconnues touchent mon sein, je perds pied, mes tétons sont durs comme de la pierre, sensibles à souhait. Je m’aventure à lui caresser le dos, à sentir son corps sous mes doigts. Ils accélèrent leur emprise sur moi, je laisse échapper des cris de plaisir, les yeux mi-clos, j’ai l’impression de rêver.
Petit instant de prise de conscience : Ok tu es au club avec deux mecs qui s’occupe de toi, dont ton chéri qui te partage. Oui, la situation est plutôt bien résumée. Oula, mais attends, les gens peuvent nous voir, non ? Non, nous étions seuls dans le salon. J’ouvre les yeux et surprise…, un couple s’est installé juste en face de nous. Et ils ont l'air de kiffer ce qu’ils voient.
Les sensations sont trop fortes, Arthur prend mon genou pour le reposer sur sa jambe, mon homme fait de même. Il s'aventure sous ma jupe, vient frotter du bout de ses doigts mon intimité à travers le tissu de mon string, je sens que je mouille énormément. Je me cambre, tout est trop fort. Je sens son autre main venir soutenir mon dos. Je suis au bord de l’orgasme. Les caresses viennent de partout, je ne sais plus à qui appartiennent les mains qui parcourent mon corps. Des doigts s'enfoncent en moi, je perds pied avec la réalité. Quelques instants plus tard, Arthur propose d’aller dans une chambre. J’essaie de me rhabiller pour paraître la plus neutre possible ; même si je traverse le club accompagnée de deux hommes.
Arrivée dans la chambre, je déboutonne mon chemisier ; mon homme me tourne pour avoir accès à mes fesses.
- Tu peux lui enlever sa jupe.
Il fait glisser la fermeture éclair, puis ma jupe arrive à mes chevilles. D’un coup, s’abat violemment une fessée. Je crie de surprise et de plaisir. Les coups tombent, je sens mes fesses rosir sous leurs doigts.
Mon homme laisse la place Arthur et vient présenter sa bite devant mon visage. Il n’a pas besoin de me demander, je m'exécute avec plaisir. Sous les râles rauques de mon mari, Arthur se présente devant mon intimité. Il s’enfonce délicatement, puis commence à accélérer le mouvement. Au bout de quelques instants, il atteint le point de non-retour. Je sens son corps tendre et se détendre. Mon homme, me demande de me mettre en levrette et s'installe derrière moi. Beaucoup moins délicat, il s’enfonce d’un grand coup de rein, je crie. J’ai l’impression d’avoir vu quelqu’un dans l’encadrement de la porte ; mais n’y prête pas attention.
Je commence à sucer délicatement Arthur, avant d’aller de plus en plus loin dans le fond de ma gorge. Arthur reprend forme en quelques instants et nous rejouons toute la scène.
Nous finissons par nous écrouler sur le lit ; un couple passe au même instant et discute avec nous, alors que nous sommes shootés de plaisir et luisant de sexe et de transpiration.
A contre-coeur, je quitte cette chambre, j’ai adoré ce moment hors du temps.
Nous retournons dans le salon, qui cette fois-ci est rempli de couples. Hyper gênée de revenir au milieu de tout le monde toujours accompagné de mes deux hommes. Je chope mon verre d’eau vide laissé sur la table et pars en direction du bar. J’ai besoin d’espace, il y a trop de monde.
Le patron me voit arriver au bar avec mon verre et m’accompagne jusqu'à celui-ci en me tenant délicatement par les épaules.
- Je pourrais avoir un verre d’eau s’il vous plaît ?
Il sort une bouteille et me sert ; en même temps, me dit :
- J’ai entendu des cris quand je suis passé dans le coin câlin, je suis allé voir, j’avais une très belle vue. (silence) Je ne sais pas lequel était derrière vous, et ce que vous lui aviez fait, mais il y allait gaiement !
- Ah bon, vous êtes monté ?
- Oui, j’ai entendu une voix que je ne connaissais pas. En me rapprochant, j’ai reconnu votre voix, me dit-il avec un sourire.
Je bois mon verre d’eau d’une traite, il m’en ressert un verre. Quelques instants plus tard, deux mains se posent sur mes hanches. Je me retrouve à la hâte. C’est mon mari, je souffle et profite de ses caresses.
- Ça va ?
- Oui, j’avais besoin d’espace. Tu as vu que le patron était passé quand nous étions dans la chambre ?
- Oui, et ce n’est pas le seul…
Holala, trop d'informations pour moi. Je bois une gorgée douce et sucrée de mon cocktail, m’installe au bar comme si de rien n’était et profite du câlin que m’offre mon mari dans mon dos.
Arthur échange quelques banalités avec nous, et nous informe de son départ.
Nous restons au bar, et reprenons un verre. Le club commence à se vider peu à peu.
Mon homme me caresse la nuque et m’embrasse avec passion pendant plusieurs secondes. Il ne m’en faut pas plus pour rallumer le feu en moi. J’essaie de reprendre mes esprits, cherche mon verre, il n’est plus devant moi. Il était là à l’instant, je ne comprends plus rien. Bon soit logique, tu ne l'as pas renversés, sinon ça se verrais, ce n’est pas mon chéri ; illumination, je regarde le patron qui est derrière le bar avec un grand sourire.
- Oui ? Je peux faire quelque chose pour vous ? Il vous manque quelque chose ? Il regarde un mec accoudé au bar, qui regarde la scène le sourire aux lèvres.
- Oui mon verre. “Pouffe” il n’est plus là.
Il sourit et me le rend, “il faut être attentif à son verre”.
- Effectivement, j’ai été distraite.
Nous finissons nos verres avant de passer aux toilettes pour partir. Il me prend la main et m’attire dans l’une des salles voisines.
- Viens, juste par nostalgie de la dernière fois.
Cette pièce m’attire comme un aimant, je suis à deux doigts de lui redonner mes poignets pour qu’il m’attache à la Croix de Saint-André. La raison l’emporte.
- Une prochaine fois, viens, on rentre à la maison.
Nous récupérons nos affaires et rentrons chez nous a baiser et faire l’amour encore et encore.
Cela fait un mois que nous nous sommes rendus pour la première fois dans un club libertin. (histoire “Club des 5”). A la suite de cette expérience, nous n'arrivons plus à calmer notre libido qui ne cesse d’augmenter. Le lendemain, nous avons passé la journée au lit, comme à nos débuts. Quel plaisir !
L'adrénaline, l’interdit, le désir ; enfin un peu calmés, nous nous questionnons sur la possibilité d'y retourner. Durant la journée, l’envie augmente et le stress aussi. Nous nous préparons et prenons la route. Arrivés, nous constatons un grand nombre de voitures, contrairement à la première fois. J’ai d’un coup très peur d’y aller, j'hésite. Mon chéri me regarde et se moque gentiment de moi : “Allez viens, maintenant qu’on est là”.
Je sors de la voiture et aperçois derrière moi, le coin fumeurs avec de nombreuses personnes ; je n’ose pas me retourner et me précipite vers mon mari, qui prend la direction du club.
Le patron nous accueille, nous demande si c’est notre première fois ; “non, la deuxième”.
- Très bien, vous connaissez déjà les lieux dans ce cas, amusez-vous bien.
Il nous laisse déposer nos affaires et retourne au bar. Nous le suivons de peu.
Il y a beaucoup plus de monde que la dernière fois. Plusieurs couples, des jeunes et des moins jeunes. Nous sommes néanmoins les plus jeunes ce soir.
On s’installe au bar, mon mari commande un whisky ; pour ma part, je ne change pas et reprends un Malibu avec du jus d’ananas.
Je bois doucement une gorgée qui me réconforte ; je commence doucement à me détendre. Je regarde les gens, libres, heureux, beaux à regarder. Je remarque un couple qui me paraît mal à l’aise, ça doit être leur première fois. Ils me font penser à nous il y a un mois. C’est rigolo, ils sont à la même place que nous étions ; nous en discutons avec mon homme, ce qui le fait sourire aussi.
J’en profite pour le dévorer du regard. Qu’est-ce qu’il est beau…
Soudain, je remarque deux petits yeux derrière lui qui me regardent. Mal à l'aise, je le regarde dans les yeux et esquisse un petit sourire, puis me cache de sa vue derrière le visage de mon chéri.
- Derrière toi, il y a un homme qui me regarde.
- Oui, je sens son regard.
Je ris de moi-même. Je suis une gamine qui se cache. Je sens encore son regard, alors je me tourne pour être face au bar. Mon homme se situe plus en face de moi, mais sur ma gauche.
Je m'aperçois dans le miroir près du bar, je souris, je me sens belle, mais un constat me frappe en plein visage ; qu’est-ce que je fais jeune dans ce bar. Je lâche mon reflet et me retourne vers mon homme, et il me dit :
- Viens, on va leur parler.
- Euh, non, je ne sais pas quoi leur dire.
- Ce n’est pas toi qui voulais revenir pour discuter avec les personnes ?
- Euh, alors oui, mais euh, pas là, je sais pas…
- Allez viens ! Il se lève et part les rejoindre.
Je suis collée à mon siège, incapable de le suivre. Alors, j’en profite pour le regarder. Le regarder faire, parler avec aisance, faire comme si tout ce que l’on était en train de faire était commun.
Je continue à le regarder, mais je ressens de plus en plus un regard sur moi. Discrètement, je m’aventure à lâcher l’homme que j’aime du regard, pour regarder mon verre, boire une gorgée mais, surtout, pour pouvoir regarder dans ce fameux miroir. Mon ressenti n’est pas infondé. L’homme qui était derrière mon mari est toujours là et me dévore du regard. Mal à l’aise, même si très flattée de ces regards et de ce que ça procure en moi, je retourne mon attention vers mon homme qui est toujours en train de discuter.
A travers la musique, j’entends une voix qui vient de ma gauche ; instinctivement, je me tourne dans cette direction et tombe nez à nez avec cet homme. Moment de panique en moi. Il dit quelque chose, je ne comprends pas.
- Pardon ? Il se rapproche et s’installe sur le tabouret vide entre nous.
- C’est votre première fois ? me dit-il. Je sens son souffle chaud contre moi. D’un coup, j’ai froid, mais son souffle réchauffe ma peau.
- Heu non, enfin, c’est la deuxième fois. Je lui réponds en cherchant mon homme du regard, mais il ne me voit pas.
Petit blanc, aïe, je ne sais pas quoi dire, faire ; je panique alors je rétorque :
- Et vous ?
- “Vous”, aïe, non, pas de vous s’il te plaît. Il fait mine d’être offusqué. J’ai l’impression d’être vieux.
- Oh pardon, et toi ? Je souris, gênée, troublée.
- Non, cela fait quelque temps que je viens ici. Ça fait plaisir de voir des jeunes de notre âge.
- Ah oui, je compr… Deux bras musclés viennent s’envelopper autour de moi. Je souffle et sens mes épaules se décontracter. Je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir que c’est lui.
- Vous avez quel âge ?
- 26, je réponds.
- Ah oui…
- 29, répond mon homme.
- Ah ! Comme moi.
Nous continuons d'échanger des banalités. J’ai fini mon verre, il appelle le patron pour moi et je commande.
- Merci, lui dis-je en souriant.
- Ça vous dit d’aller dans le coin salon ?
On se laisse guider et nous le suivons. Nous arrivons dans le coin salon rempli de fauteuils en cuir noir ; il y a des barres de pole dance et des petites tables basses où nous posons nos verres. Nous nous installons dans le fond de la pièce, mon mari à ma gauche et Arthur à ma droite. Arthur essaie vraiment de discuter avec moi, mais je suis tellement timide à cet instant. Je panique.
- Ça été votre première fois ici ? Vous n’avez rien fait, je suppose ?
- Oui c’était sympa, et bah si, alors nous n’étions que tous les deux, mais… nous avons été … observés. Je peine à trouver mes mots. Je sais que cela s’appelle du voyeurisme, mais je n’aime pas ce terme, je le trouve très connoté.
- Voyeurisme, me dit-il. Et là, vous cherchez quoi ?
- Euh, je ne sais, on se laisse porter.
Je remarque à cet instant qu’il est très près de moi. Qu’ils sont tous les deux très près de moi. Son genou touche à peine ma cuisse ; gênée, je me penche pour attraper mon verre d’eau, la fraîcheur dans ma gorge m'apaise. Une boule, chaude, douce, se forme dans mon ventre ; je suis bouleversée par les émotions qui me submergent. Voulant fuir cet instant, je regarde droit devant moi les gens sur la piste de danse. Un pouce touche le côté de ma cuisse, tout mon corps se contracte. Il le remarque et me dit :
- Si ça te dérange, tu me le dis et j’arrête.
Je ne réponds pas, me tourne instinctivement vers mon homme et lui dis :
- Il me touche.
- Je sais, ça te dérange ?
- Je ne sais pas, enfin non, je ne crois pas.
- D’accord, alors profite !
Je m'assois dans le fond du canapé, enveloppée par la chaleur de ces deux hommes qui me caressent du bout de leurs doigts. Mon homme m’embrasse tendrement, mais rapidement son baiser se fait plus fort. Il enlève sa main de ma cuisse et déboutonne mon chemisier, cherchant à libérer un sein.
Je cherche à protester mais en vain ; il a gagné, je suis submergée par la douceur et le plaisir du moment ; impossible d’arrêter. C’est trop tard, je ferai de la place plus tard à ma culpabilité, mais pour le moment, je me laisse aller.
- Tu es d’accord pour lui offrir ton autre sein ?
J'acquiesce. La chaleur de leurs corps m'enveloppe, je m’y sens bien. Lorsque ses lèvres inconnues touchent mon sein, je perds pied, mes tétons sont durs comme de la pierre, sensibles à souhait. Je m’aventure à lui caresser le dos, à sentir son corps sous mes doigts. Ils accélèrent leur emprise sur moi, je laisse échapper des cris de plaisir, les yeux mi-clos, j’ai l’impression de rêver.
Petit instant de prise de conscience : Ok tu es au club avec deux mecs qui s’occupe de toi, dont ton chéri qui te partage. Oui, la situation est plutôt bien résumée. Oula, mais attends, les gens peuvent nous voir, non ? Non, nous étions seuls dans le salon. J’ouvre les yeux et surprise…, un couple s’est installé juste en face de nous. Et ils ont l'air de kiffer ce qu’ils voient.
Les sensations sont trop fortes, Arthur prend mon genou pour le reposer sur sa jambe, mon homme fait de même. Il s'aventure sous ma jupe, vient frotter du bout de ses doigts mon intimité à travers le tissu de mon string, je sens que je mouille énormément. Je me cambre, tout est trop fort. Je sens son autre main venir soutenir mon dos. Je suis au bord de l’orgasme. Les caresses viennent de partout, je ne sais plus à qui appartiennent les mains qui parcourent mon corps. Des doigts s'enfoncent en moi, je perds pied avec la réalité. Quelques instants plus tard, Arthur propose d’aller dans une chambre. J’essaie de me rhabiller pour paraître la plus neutre possible ; même si je traverse le club accompagnée de deux hommes.
Arrivée dans la chambre, je déboutonne mon chemisier ; mon homme me tourne pour avoir accès à mes fesses.
- Tu peux lui enlever sa jupe.
Il fait glisser la fermeture éclair, puis ma jupe arrive à mes chevilles. D’un coup, s’abat violemment une fessée. Je crie de surprise et de plaisir. Les coups tombent, je sens mes fesses rosir sous leurs doigts.
Mon homme laisse la place Arthur et vient présenter sa bite devant mon visage. Il n’a pas besoin de me demander, je m'exécute avec plaisir. Sous les râles rauques de mon mari, Arthur se présente devant mon intimité. Il s’enfonce délicatement, puis commence à accélérer le mouvement. Au bout de quelques instants, il atteint le point de non-retour. Je sens son corps tendre et se détendre. Mon homme, me demande de me mettre en levrette et s'installe derrière moi. Beaucoup moins délicat, il s’enfonce d’un grand coup de rein, je crie. J’ai l’impression d’avoir vu quelqu’un dans l’encadrement de la porte ; mais n’y prête pas attention.
Je commence à sucer délicatement Arthur, avant d’aller de plus en plus loin dans le fond de ma gorge. Arthur reprend forme en quelques instants et nous rejouons toute la scène.
Nous finissons par nous écrouler sur le lit ; un couple passe au même instant et discute avec nous, alors que nous sommes shootés de plaisir et luisant de sexe et de transpiration.
A contre-coeur, je quitte cette chambre, j’ai adoré ce moment hors du temps.
Nous retournons dans le salon, qui cette fois-ci est rempli de couples. Hyper gênée de revenir au milieu de tout le monde toujours accompagné de mes deux hommes. Je chope mon verre d’eau vide laissé sur la table et pars en direction du bar. J’ai besoin d’espace, il y a trop de monde.
Le patron me voit arriver au bar avec mon verre et m’accompagne jusqu'à celui-ci en me tenant délicatement par les épaules.
- Je pourrais avoir un verre d’eau s’il vous plaît ?
Il sort une bouteille et me sert ; en même temps, me dit :
- J’ai entendu des cris quand je suis passé dans le coin câlin, je suis allé voir, j’avais une très belle vue. (silence) Je ne sais pas lequel était derrière vous, et ce que vous lui aviez fait, mais il y allait gaiement !
- Ah bon, vous êtes monté ?
- Oui, j’ai entendu une voix que je ne connaissais pas. En me rapprochant, j’ai reconnu votre voix, me dit-il avec un sourire.
Je bois mon verre d’eau d’une traite, il m’en ressert un verre. Quelques instants plus tard, deux mains se posent sur mes hanches. Je me retrouve à la hâte. C’est mon mari, je souffle et profite de ses caresses.
- Ça va ?
- Oui, j’avais besoin d’espace. Tu as vu que le patron était passé quand nous étions dans la chambre ?
- Oui, et ce n’est pas le seul…
Holala, trop d'informations pour moi. Je bois une gorgée douce et sucrée de mon cocktail, m’installe au bar comme si de rien n’était et profite du câlin que m’offre mon mari dans mon dos.
Arthur échange quelques banalités avec nous, et nous informe de son départ.
Nous restons au bar, et reprenons un verre. Le club commence à se vider peu à peu.
Mon homme me caresse la nuque et m’embrasse avec passion pendant plusieurs secondes. Il ne m’en faut pas plus pour rallumer le feu en moi. J’essaie de reprendre mes esprits, cherche mon verre, il n’est plus devant moi. Il était là à l’instant, je ne comprends plus rien. Bon soit logique, tu ne l'as pas renversés, sinon ça se verrais, ce n’est pas mon chéri ; illumination, je regarde le patron qui est derrière le bar avec un grand sourire.
- Oui ? Je peux faire quelque chose pour vous ? Il vous manque quelque chose ? Il regarde un mec accoudé au bar, qui regarde la scène le sourire aux lèvres.
- Oui mon verre. “Pouffe” il n’est plus là.
Il sourit et me le rend, “il faut être attentif à son verre”.
- Effectivement, j’ai été distraite.
Nous finissons nos verres avant de passer aux toilettes pour partir. Il me prend la main et m’attire dans l’une des salles voisines.
- Viens, juste par nostalgie de la dernière fois.
Cette pièce m’attire comme un aimant, je suis à deux doigts de lui redonner mes poignets pour qu’il m’attache à la Croix de Saint-André. La raison l’emporte.
- Une prochaine fois, viens, on rentre à la maison.
Nous récupérons nos affaires et rentrons chez nous a baiser et faire l’amour encore et encore.
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3 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Ce récit complète le premier à la fois doux et erotique toujours très sensuel
Très agréable à lire vous devez être un joli couple très complémentaire. Daniel
Très agréable à lire vous devez être un joli couple très complémentaire. Daniel
Merci, olifougeux.
Je vous remercie pour votre retour.
Je vous remercie pour votre retour.
Un deuxième récit plein de candeur et sans fioriture, tout comme le premier.
Ils n'en sont pas moins excitants, bien au contraire.
L'essai me parait donc transformé et je vous encourage vivement à continuer.
Ils n'en sont pas moins excitants, bien au contraire.
L'essai me parait donc transformé et je vous encourage vivement à continuer.
