Eva, Sébastien et moi. Chapitre III. Soumission

- Par l'auteur HDS KandCLove -
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 23-08-2026 dans la catégorie Pour la première fois
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Chapitre III

Soumission

Après toutes ces expériences, notre quotidien avait retrouvé une apparente normalité. Nous continuions à vivre comme tous les couples. Le travail. Les courses. Les repas improvisés en semaine. Les séries regardées enlacés sur le canapé. Les vacances que nous commencions à préparer. À première vue, rien ne nous distinguait des autres.

Et pourtant...

Nos aventures avaient laissé une empreinte. Elles revenaient régulièrement dans nos conversations, jamais comme des exploits dont il faudrait se vanter, mais comme des souvenirs qui nous appartenaient. Nous en reparlions avec recul, parfois avec humour, souvent avec émotion. Nous cherchions à comprendre ce que chacune de ces expériences avait révélé de nous.

Un soir d'automne, alors que nous partagions un verre de vin devant la cheminée, je lui ai posé une question que je ne lui avais encore jamais vraiment posée.

— Et toi... est-ce que tu as des fantasmes ?

Eva a souri. Elle a pris son temps avant de répondre, comme si elle hésitait encore à mettre des mots sur quelque chose de très intime.

— Oui... je crois.

Je me suis tourné vers elle, surpris. Depuis le début de nos explorations, j'avais souvent eu l'impression d'être celui qui proposait, qui imaginait, qui poussait doucement les portes. Pour la première fois, c'était elle qui allait peut-être m'emmener ailleurs. Elle m'a raconté qu'elle avait lu, quelques années auparavant, une nouvelle. Une simple fiction. Rien de particulièrement réaliste, disait-elle en souriant. Pourtant, un thème l'avait profondément troublée…..La soumission. Pas la violence. Pas l'humiliation. Plutôt l'idée de remettre, volontairement et pour un temps limité, une part de son contrôle à quelqu'un en qui elle avait confiance. Elle cherchait ses mots.

— Ce n'est pas tellement qu'on me donne des ordres... C'est autre chose.

Je l'écoutais sans l'interrompre.

— Je crois que ce qui m'a excitée, c'est de ne plus avoir à décider. De me laisser guider. De savoir que tout est prévu à l'avance, que je peux m'abandonner sans avoir à réfléchir... parce que je sais que la personne en face prendra soin de moi.
Sa réponse m'a surpris. Eva était, dans la vie de tous les jours, une femme décidée. Organisée. Exigeante envers elle-même comme envers les autres. Elle aimait maîtriser les situations, anticiper, garder la main. Je lui ai fait remarquer. Elle a éclaté de rire.

— Justement... Peut-être que c'est pour ça.

Nous sommes restés longtemps à parler. De confiance. De consentement. De la différence entre jouer un rôle et renoncer à sa liberté. De cette étrange idée selon laquelle on peut parfois éprouver un immense sentiment de sécurité en acceptant, pour quelques instants seulement, de ne plus être celle qui décide.

Cette conversation ne m'a plus quitté. Pendant plusieurs jours, j'y ai repensé. Puis une idée a commencé à prendre forme. Pas une scène. Pas un fantasme improvisé. Un scénario. Quelque chose de suffisamment crédible pour qu'Eva puisse oublier, l'espace d'un instant, qu'il ne s'agissait que d'un jeu.

J'ai alors appelé Sébastien. Nous avons parlé longtemps. Non pas de ce qui pourrait se passer, mais du cadre. De l'ambiance. De la crédibilité. De l'importance que tout paraisse réel tout en restant, à chaque instant, parfaitement maîtrisé.

Quelques jours plus tard, alors qu'Eva consultait distraitement sa boîte mail, un nouveau message apparaissait dans sa messagerie. L'expéditeur lui était inconnu. L'objet était sobre.

« Suite à votre candidature – Agence ProX »

Elle fronça les sourcils. Puis commença à lire.

Bonjour Eva. Nous avons bien reçu votre candidature afin de rejoindre nos équipes au sein de l’agence ProX et nous vous en remercions. Notre agence connaît actuellement une croissance exceptionnelle en raison d’une demande toujours plus importante de nos clients mais aussi en raison de la qualité des services que nous proposons. Nous serons heureux de venir vous rencontrer ce mercredi à votre domicile pour un moment nous permettant d’évaluer votre motivation à nous rejoindre mais aussi vos qualités et compétences misent à disposition de nos futurs clients. Je rappelle que notre agence s’inscrit dans l’exigence et s’adresse à une clientèle qui l’est tout autant. Nous comptons donc naturellement sur vous pour donner le meilleur de vous-même lors de cet entretien. Nous enverrons deux de nos collaborateurs habitués de ce genre d’évaluation. Ils seront dotés d’une grille qu’il s’agira, pour vous, de combler grâce à vos talents. Cette rencontre est nécessaire avant d’aller plus loin dans une hypothétique collaboration. Si vous passez cette épreuve avec brio nous aurons le plaisir de nous rencontrer et de travailler ensemble au sein de notre agence. Dans l’attente de recevoir nos deux collaborateurs, je vous souhaite une bonne préparation et suis certain que vous relèverez avec brio ce défi. Cordialement. Mme Pénélope - Directrice de l’Agence ProX

Les jours qui suivirent prirent une saveur particulière. Le faux courriel avait fait son œuvre. À plusieurs reprises, je surpris Eva en train de le relire. Elle en connaissait pourtant presque chaque ligne, mais quelque chose dans son ton officiel, presque froid, semblait continuer à la troubler. Plus le rendez-vous approchait, plus le jeu gagnait en crédibilité. Elle s'y prêtait avec un sérieux qui me fascinait.

Par moments, je la taquinais.

— Alors... tu t'es préparée ?

Elle levait les yeux au ciel, esquissait un sourire, mais je voyais bien qu'elle réfléchissait réellement à cette étrange "évaluation".

Un soir, alors que nous étions en train de dîner, je décidai d'entrer un peu plus dans le personnage.

— Tu sais... ce n'est peut-être pas trop tard pour renoncer.

Elle posa lentement sa fourchette.

— Renoncer ?

Je hochai la tête.

— Si tu y vas, il faudra jouer le jeu jusqu'au bout. Ils ne seront pas là pour te rassurer. Ils seront là pour t'évaluer. Tu devras écouter leurs consignes, suivre leurs instructions, montrer que tu mérites leur confiance. Tu peux encore décider que ce n'est pas pour toi.

Elle resta silencieuse quelques secondes.

Je voyais le doute traverser son visage. Pas un doute sur nous. Un doute sur elle-même.
— Et si je n'étais pas à la hauteur ?

Je souris doucement.

— C'est justement ce qu'ils viendront découvrir.

Elle secoua la tête en riant nerveusement.

— Tu es en train de me mettre une pression incroyable...

— Peut-être. Mais les meilleurs entretiens sont ceux qu'on prépare sérieusement.
Elle me lança un regard mêlé d'amusement et de défi.

— Tu sais... maintenant, j'ai presque envie de leur prouver qu'ils ont eu raison de me convoquer.

À cet instant, j'ai compris que le jeu avait cessé d'être un simple scénario. Eva n'attendait plus seulement un rendez-vous. Elle se préparait à entrer dans un rôle. Et, peu à peu, ce rôle commençait déjà à l'habiter.

Toute la journée, un calme étrange avait régné dans la maison. Nous parlions peu. Chacun semblait préserver son énergie, comme avant un rendez-vous important. Le faux courriel de l'Agence ProX avait cessé d'être un simple jeu ; il était devenu une réalité suspendue, le temps d'une soirée. En fin d'après-midi, je suis monté la rejoindre.

« Voilà comment je voudrais que cela se passe. »

Elle m'a regardé sans m'interrompre.

« Tu prends tout le temps dont tu as besoin. Tu te prépares comme si cet entretien comptait vraiment. Choisis une tenue dans laquelle tu te sens belle, sûre de toi. Fais-toi plaisir. Quand tu seras prête, tu nous attendras dans la grande chambre. Nous entrerons seulement lorsque tu nous y autoriseras. »

Elle m'a demandé, avec un sourire mêlé d'appréhension :

« Et toi... tu seras déjà dans le personnage ? »

J'ai acquiescé.

« Oui. À partir du moment où nous franchirons la porte, nous ne serons plus Tristan et Sébastien. Nous serons deux collaborateurs de l'agence. Tout ce qui sera dit fera partie de l'entretien. Si, à un moment quelconque, tu souhaites arrêter le jeu, il te suffira de prononcer notre mot convenu. À cet instant, tout s'arrêtera. Immédiatement. »

Elle est restée silencieuse quelques secondes. Puis elle a inspiré profondément.

« D'accord... »

Le soir venu, Eva était prête. Magnifique. Resplendissante et profondément désirable. Elle avait mis des bas noirs, un porte-jarretelle noir également ainsi qu’un soutien-gorge à dentelle assorti. Son maquillage, discret, était envoutant. Elle monta s’installer dans le grand lit à l’étage. Sébastien arriva. Après quelques échanges visant à caler les derniers détails de notre scénario, nous reçûmes le message suivant :
« Je suis prête. »

Nous avons échangé un regard. Sans un mot, nous montâmes l'escalier. Devant la porte de la chambre, je sentais mon cœur battre plus vite. Sébastien prit une inspiration, frappa doucement.

« Entrez. »

Nous avons ouvert la porte. Eva était assise au bord du grand lit, droite, les jambes croisées et les mains posées sur le genou. Elle avait visiblement pris beaucoup de soin à sa préparation. Mais ce qui frappait le plus n'était pas sa tenue : c'était son expression. À la fois concentrée, curieuse... et légèrement intimidée et consentante.
Nous sommes entrés lentement. Je refermai la porte derrière nous. Quelques secondes de silence. Puis, d'une voix calme, professionnelle, presque distante, je pris la parole.

« Bonsoir. »

Elle releva les yeux.

« Bonsoir. »

« Eva ? »

« Oui. »

« Nous sommes mandatés par l'Agence ProX afin de procéder à votre entretien d'évaluation. Si vous en êtes toujours d'accord, nous vous proposons de commencer sans plus attendre. »
Elle soutint notre regard un instant. Puis répondit, d'une voix plus assurée qu'elle ne l'aurait imaginé :

« Je suis prête. »

Je m'installai dans le fauteuil, légèrement en retrait, comme si j'étais chargé de superviser l'entretien plutôt que d'y participer directement. Sébastien resta debout, à quelques pas d'Eva, les mains derrière le dos, parfaitement dans son personnage.
Le silence s'étira quelques secondes. Je consultai ostensiblement un dossier cartonné posé sur mes genoux, puis relevai les yeux vers elle.

« Très bien, Eva. Avant toute chose, je tiens à vous rappeler que cet entretien repose sur votre capacité à suivre des consignes avec calme, discernement et implication. Il ne s'agit pas de réussir un examen, mais de nous montrer votre aptitude à entrer dans le cadre que nous vous proposons. »

Je marquai une pause. « Durant cette évaluation, nous observerons votre écoute, votre confiance, votre faculté à vous adapter et à aller au bout des tâches qui vous seront confiées. Vous êtes libre d'interrompre le processus à tout moment en utilisant le mot convenu. En dehors de cela, nous vous demanderons de suivre nos instructions avec le plus grand sérieux. Est-ce bien compris ? »

Eva inspira profondément.

« Oui. »

Je hochai la tête, comme si cette réponse était inscrite sur une grille d'évaluation.
« Parfait. Nous pouvons commencer. »

Je me tournai vers Sébastien.

« Sébastien, veuillez prendre place pour la première phase de l'entretien. »

Puis je revins vers Eva.

« Bien. Eva, je vous présente Sébastien, un de nos meilleurs agent. Il a pour rôle de participer à l'évaluation de nos futures recrues. Pour commencer, il va falloir l'exciter afin que son sexe entre en érection. Je vous laisse ouvrir son pantalon. Je contrôle le temps que vous allez mettre à provoquer une érection chez lui »

Eva inspira profondément. Je remarquai le léger tremblement de ses mains. Elle était entrée dans le jeu. Plus personne ne souriait. Ses mains s’avancèrent vers le pantalon de Sébastien et, experte, elle dégrafa la ceinture, ouvrit un à un les boutons du pantalon et le baissa jusqu’à mi-fesse. Elle sortit le sexe de Sébastien. Celui-ci n’était pas encore en érection mais plus tout à fait au repos. La situation semblait exciter tout le monde car, de mon côté, ma queue se trouvait désormais à l’étroit dans mon jeans. Eva commença délicatement à caresser le sexe de Sébastien. C’était comme si elle le découvrait. Ses deux mains allaient et venaient dans de fines caresses qui débordaient jusqu’à ses bourses pleines.

Sébastien ne mit qu’une dizaine de secondes pour se retrouver en pleine érection, sexe dressé face au visage d’Eva.

Je repris la parole. Hésitant…

« Très bien. Maintenant, montrez-nous vos compétences en fellation ».

Immédiatement, Eva empoigna la verge tendue, ouvrit la bouche et plongea le chibre au plus profond de sa gorge. Elle n’était pas là pour jouer sa mijaurée et prenais l’exercice tout à fait au sérieux. Sa main droite commença à branler la queue de Sébastien pendant que sa main gauche se posait délicatement sur la cuisse de notre partenaire. Eva, assise sur le bord, du lit, magnifique, cambrée pour que je puisse voir le creux de ses reins, pratiquait une parfaite fellation avec douceur et expertise. Le souffle de Sébastien commença à s’accélérer.

Après quelques minutes de ce régime délicieux. J’intervins à nouveau. Je posais mon dossier à côté et pris une baguette de bois que j’avais placé là auparavant. Je plaçais la baguette sous la tête d’Eva et la retira du sexe de Sébastien en disant : « Bien…très bien même… ça suffit…passons à l’étape suivante ».

« Sébastien, veuillez-vous déshabiller entièrement et vous allonger sur le dos. Eva, une fois que Sébastien sera prêt, vous vous installerez sur lui. Je vous laisse me montrer vos capacités à bouger et à faire monter le plaisir chez Sébastien ».

Eva s’exécuta telle une professionnelle. J’étais époustouflé par son assurance. Je sentais qu’elle prenait beaucoup de plaisir dans ce jeu. Elle attendit que Sébastien soit couché sur le dos pour le chevaucher. Elle prit son sexe dans sa main et l’introduisit en elle. Elle commença des ondulations lancinantes. Le sexe de Sébastien était dur comme du marbre et Eva se délectait de sa présence en elle. Elle commença à gémir et à accélérer la cadence.

« C’est très bien Eva poursuivez et montrez-nous comment vous pouvez simuler un orgasme. Ceci sera très utile dans vos futures missions au sein de l’agence ».

Eva accéléra encore et commença à geindre de plaisir, laissant échapper quelques mots torturés comme « hmm oui, c’est bon, je sens ta grosse queue bien dure en moi » ou encore, un peu plus tard « tu me baises bien, je te sens bien ».

De mon côté, je commençais à ne plus pouvoir tenir. J’étais envahi d’émotions. Voir ma femme, Eva, se comporter comme une prostitué de luxe et se faire prendre par un autre homme, c’en était trop. Je décidais de les rejoindre.

« Bien, nous allons voir jusqu’où vous êtes prêt à aller ».

Je me déshabillais entièrement et intimais l’ordre à Eva de se positionner à quatre pattes mais le corps allongé, de façon à ce que ses fesses, relevées nous soient offertes. Elle s’exécuta. Je me mis derrière elle et, avec ma langue, commença à titiller son petit trou. Elle fut surprise. Je m’attendais à ce qu’elle prononce notre mot magique afin de mettre fin à l’orientation que je souhaitais faire prendre à nos ébats mais non. Elle se mit à bouger lentement ses fesses pour me montrer son approbation. Je décidais d’aller plus loin.

Je vis néanmoins son regard changer.

Jusqu'ici, tout ce qu'elle avait accompli relevait encore, d'une certaine manière, de ce que nous avions déjà exploré. Intense, certes. Exigeant. Mais familier. Là, c'était différent. Je crois qu'Eva comprit, avant même que je ne formule la suite des consignes, que nous approchions d'une limite que nous n'avions encore jamais franchie. Une hésitation, presque imperceptible, traversa son visage. Pas une peur. Une prise de conscience. Je la connaissais suffisamment pour savoir ce qui se jouait en elle. Elle pouvait arrêter. Il lui suffisait d'un mot. Personne ne lui en aurait voulu. Mais derrière cette hésitation, il y avait une autre force. Cette détermination tranquille qui la caractérisait depuis toujours. Eva n'aimait pas renoncer. Lorsqu'elle acceptait un défi, elle voulait aller jusqu'au bout. Pour elle. Pour nous aussi. Je crus lire dans ses yeux une question silencieuse.

Est-ce que j'en suis capable ?

Puis, presque aussitôt, la réponse.

Oui. Je peux y arriver.

Ce n'était pas une soumission aveugle. C'était un choix. Un choix nourri par l'amour qu'elle me portait, mais aussi par une forme de fierté personnelle. Elle voulait se montrer qu'elle était à la hauteur de ce rôle qu'elle avait accepté d'endosser. Non pour me satisfaire uniquement, mais parce qu'elle refusait de laisser le doute décider à sa place. Quand elle releva des yeux fiévreux vers moi, je compris qu'elle avait déjà pris sa décision Il n'y aurait plus de retour en arrière.

Dans l’instant, je ne trouvai rien de mieux à dire que : « Pendant que je vous prépare à me recevoir par derrière, sucez-donc Sébastien ». La réplique était pauvre. C’est moi, finalement, qui trouvais mes limites. L’onirisme déployé se heurtait à la réalité. Une femme capable d’aller beaucoup plus loin que mon imaginaire ne pouvait le formuler.
Une nouvelle fois, Eva s’exécuta. Sébastien se plaça à genoux devant elle qui redressa un peu la tête et se mit à le sucer avec une rationalité qui commençait à me faire douter de tous ces jeux que j’avais imaginé. Jusqu’où pouvait-elle aller ?

De mon côté, ma langue se faisait de plus en plus insistante et je commençais à masser son petit trou avec un doigt, puis deux. Je tournais autour de façon à le détendre et à bien préparer la suite. Eva ne résistait pas. Au contraire, elle jouait parfaitement le jeu, sachant exactement où nous allions. C’est là que je me suis pris à comprendre que nous, les hommes, nous pensions avoir toujours une longueur d’avance sur les femmes et je me rendis compte que, finalement, c’était bien l’inverse.

Je savais précisément où nous amenais ce que j’avais entrepris et ce qu’Eva s’apprêtait à accepter, réaliser. Nous en avions parlé lors de nos échanges envolés sur nos désirs les plus fous. Je comprenais à cet instant que tous ce que j’avais pu exprimer n’était pas lettre morte mais bel et bien un possible qu’Eva pouvait, ou non, réaliser selon son bon vouloir. Finalement, et malgré mon sentiment de puissance à cet instant, je compris que c’était bien elle qui détenait le feu sacré. Le pouvoir ultime de dire oui ou non, de me faire basculer d’un côté ou de l’autre, le choix de faire vivre ou mourir un fantasme. Bref, c’était elle qui décidait et, d’acteur organisateur, je me retrouvais instrument d’une idée qui semblait commencer à me dépasser. C’est moi qui me retrouvais à me dire « est-ce que je ne vais pas invoquer le mot sacré pour mettre fin à cette torture ? ».

Je voyais Eva pleinement à son affaire et décidais de continuer, de confirmer.

Après de longs instants de préparation, Eva semblait prête à accueillir l’un de nous dans ses plus intimes retranchements. Habilement, et sachant que la nature m’avait doté d’un sexe assez épais, je proposais maladroitement : « Sébastien ? Voulez-vous bien honorer notre candidate de vos faveurs par ici ? ».

Sébastien qui n’avait rien manqué de mon manège, se dégagea de l’emprise de la bouche d’Eva pour se positionner derrière elle.

De mon côté, je m’allongeais au côté d’Eva, en levrette, préparée et en pleine intensité. Le doute m’assaillit. C’était exactement le moment que je souhaitais vivre depuis si longtemps. La voir se faire sodomiser par un autre et plonger mon regard dans le sien au moment où la queue d’un autre la pénètrerait. Elle le savait. Elle me connaissait par cœur. J’étais allongé, mon chibre en main, en train de me branler. Elle me regardait, l’air suppliant, le regard enfiévré, avec au fond des yeux ce message : « tu l’as voulu ? Et bien voilà… ».

Je vis Sébastien se positionner, prendre sa queue de la main droite et positionner son atout pour pénétrer mon amour d’une confiance qu’elle ne s’était encore jamais accordée. Elle ferma les yeux un instant, puis choisit d'aller jusqu'au bout de l'expérience. À cet instant, elle comprit qu'elle quittait le domaine du fantasme pour celui du dépassement de soi. ».

Au moment où je sentis que Sébastien la pénétrait par le cul, je vis Eva fermer les yeux puis les ouvrir pour les plonger dans le miens. Un univers entier de pensées me pénétra également. Trouvait-elle cela agréable ? Jouait-elle ce jeu de rôle pour me faire plaisir ? Malgré ma préparation, éprouvait-elle de la douleur ? Cette douleur se mélangeait-elle un plaisir interdit ? Bref, mon sang ne fit qu’un tour et je plongeais également mon regard dans le sien en quête de réponses.

Assez naturellement, Eva accueilli cette intrusion avec sérénité et professionnalisme (décidément, mon scénario fonctionnait à merveille). Elle recevait, bougeait et accueillait avec fluidité la queue de Sébastien dans sa profonde intimité. Je ne pus m’empêcher de lui demander… « ça va ? ». Elle me répondit dans un souffle hoquetant : « oui ».

Prenant le temps de réaliser ce qui était à l’œuvre, ma femme se faisant sodomiser par son amant devant moi, une très brève et sournoise colère m’envahit à cet instant. Je lâchais : « tu aimes ça hein ? ». Elle me répondit « oui ! ». Et moi de renchérir, envouté par la folie du moment : « tu aimes ça avoir une bonne grosse queue dans ton cul hein salope ? »…finissant de prononcer ces mots, je me dis que j’allais trop loin et que je risquais de briser la magie du moment. Comment allions-nous réagir demain, une fois la folie passée ? Mais que nenni. Eva répondit : « oh oui, j’aime me faire défoncer le cul comme ça par une bonne bite…encore ! ». Je n’en revenais pas. L’image d’Eva, femme sérieuse, rangée, collègue idéale, amie et confidente repère et convoitée pour sa probité et son image sociale, se faire défoncer le cul, en en redemandant, devant moi, la queue à la main en train de me branler.

Pulvérisé par tant de folie, je me retrouvais, me branlant, sur le point de jouir. J’aurais bien explosé volontiers devant cette scène surréaliste qui provoquais en moi un plaisir jusque-là jamais atteint.

Je me suis néanmoins rappelé que j’avais embarqué Eva dans ce bateau et que je ne pouvais pas l’abandonner au milieu de l’océan.

Reprenant mes esprits, je lâchais ma queue (à contre-cœur) et décidais de trouver une nouvelle dimension à la situation. Spontanément, je rapprochais mes lèvres des siennes. Elle haletait. Sébastien la pilonnait désormais de façon presque mécanique, méthodique. J’entendais le claquement de ses coups de reins sur ses fesses. Ma femme se faisait enculer devant moi et elle en tirait un certain plaisir ou un plaisir certain.

Je l’embrassais. A pleine bouche. Lui glissant quelques mots entre les lèvres : « ça va ? » et toujours cette même réponse dans un souffle torride « ouiiii ». J’étais bouleversé. Mille fois je l’avais imaginé se faire prendre sauvagement par le cul par plusieurs inconnus dans un Sabbah antique, rituel interdit, cérémonie d’initiés et interdite…mais là, nous n’étions plus dans le fantasme. Nous étions dans le réel et Eva semblait embrasser pleinement les enjeux du moment.

Elle prenait du plaisir et semblait comme fière de réaliser quelque chose qui lui semblait jusque là interdite. Un large sourire illuminait son visage. Elle aimait ce qui se passait. Elle aimait la queue de Sébastien dans sa plus profonde intimité et, moi aussi, j’aimais ça. Subrepticement, j’envoyais des messages : « vas-y, prends-lui bien le cul. Montre-moi que tu vas bien profondément en elle ». Tout à son affaire mais restant connecté avec le réel, Sébastien, écarta les fesses d’Eva et me fit signe de venir voir. Il la pilonnait sans entrave et Eva recevait pleinement sa queue en elle. Je vis son anus dilaté. Un trou béant et bouleversant. Elle était si belle.

C’est là qu’un éclair me traversa de part en part. Si nous en étions arrivés là. Pourquoi ne pas aller plus loin. Il ne restait qu’un petit pas à franchir pour réaliser un de mes fantasmes les plus anciens, les plus secrets, les plus interdits. De ceux que l’on se dit que l’on ne pourra jamais les réaliser. A ce moment, je me dis. Tentons le tout pour le tout. C’est maintenant ou jamais.

Je repris mon rôle : « très bien Eva. Vous nous avez montré que vous étiez capable du meilleur mais seriez-vous capable d’aller plus loin ? ». Là, je me dis que nous étions déjà tellement loin qu’Eva allait me fermer la porte au nez et que j’en aurais pour des semaines à expliquer que ce n’était qu’un jeu…

Sa réponse me glaçât la colonne vertébrale : « Mais je n’attends que ça ! ».
Ni une ni deux, j’entrepris la mise en place de ce qui me faisait rêver depuis tant d’années.

« Bien Eva, nous allons donc vous prendre à deux et expérimenter une double pénétration. Sébastien va se retirer. Moi, je vais me glisser sous vous. Vous allez vous empaler sur mon sexe et, une fois que vous l’aurez bien en vous, vous vous cambrerez et Sébastien reviendra vous prendre par derrière. Vous aurez ainsi deux queues en vous. Il faudra faire preuve de professionnalisme, ne pas vous montrez troublé ou désarçonné, et bouger de façon à accueillir simultanément ces deux offrandes et, qui plus est, en y prenant plaisir, réel ou simulé. Êtes-vous prête ?

Je n’avais pas terminé » ma phrase qu’Eva déclara « oui, allons-y ». Sébastien se retira. Je m’installais, incrédule, sur le dos. Eva vint s’emmancher sur mon sexe dur comme un bois des plus solides et je la vis, monter et descendre trois à quatre fois avant de se cambrer pour recevoir la queue de Sébastien en elle. C’était une première. Pour Eva, pour Sébastien, pour moi. Une vraie double pénétration. J’étais profondément en elle quand je sentis la queue de Sébastien se frayer un chemin délicat pour s’introduire en elle. Ça semble tellement simple au cinéma. Sébastien peinait à trouver de la place pour ses jambes. Eva ajusta son corps. Il la pénétra. De tout le long de son membre. Je vis les yeux d’Eva se retourner. Ce n’était donc pas une légende. Bien pratiquée, la double pénétration provoquait un plaisir intense, unique, magique, puissant et bouleversant à qui la pratiquait avec tact.

N’en croyant pas mes sens, je posais naïvement la question (sachant, sentant, pourtant la réponse) : « ça y est ? il est pleinement en toi ? ». Elle me répondit dans un râle : « oh oui ». Nous commençâmes à bouger en rythme, de façon à ce que nous puissions, ensemble, Sébastien et moi, pénétrer ensemble le corps d’Eva et elle, de bouger pour que cette configuration soit une pleine réussite.

Je ne sais combien de temps nous fumes ainsi, à trois, dans cette alchimie improbable et interdite. Une chose est sûre, c’est que je me souviendrais à jamais de cette sensation unique de sentir une queue dans le cul de ma femme au même moment que moi je suis également en elle…et de voir son regard ivre de plaisir acquiescer l’instant.

J’étais si loin de m’imaginer Eva aussi forte, aussi engagée, aussi libre, aussi enthousiaste. Bref, je venais de réaliser un de mes plus gros fantasme. Celui de prendre ma femme en double pénétration et que celle-ci soit une vraie réussite. Je me dis à cet instant. Je peux mourir…

Tout d’un coup, celui qui n’était pas le cœur de mon attention lâcha : « je n’en peux plus, je vais jouir ! ».

Méthodiquement, spontanément, et sans que je n’intervienne d’une aucune façon, Eva se retira de son emprise et de la mienne et s’allongea sur le dos, mains et bras au-dessus de sa tête. On aurait dit une déesse de l’ancien temps, une nymphe, qui aurait décidé de prendre un bain de soleil sur les bords de la mer Méditerranée après s’être faite féconder par Zeus.

Magnifique, les yeux fermés, un sourire apaisé sur les lèvres, elle attendait notre offrande. Sébastien s’approchât maladroitement de son visage et déversa une quantité de foutre incroyable sur son visage d’ange. Eva prit le soin d’ouvrir un peu la bouche pour accueillir un peu de son jus et, par ses mouvements de bouche, me fit comprendre qu’elle en avalait une partie.

Ivre de plaisir, je me positionnais à mon tour, chibre en main et déchargeais également sur son tendre visage. Au moment où le gros de mon sperme inondât son visage, elle ouvrit les yeux et les plongeât dans les miens. Un éclair me traversa. Si le paradis existe, j’y étais, assurément. J’inondais son visage. Son maquillage coulât. Elle était merveilleuse, couverte de sperme avec son sourire complice.

Je m’effondrais à ses côtés contemplant son visage couvert de foutre. Une idée me traversa l’esprit : « c’est bien quand on n’éjacule pas pendant plusieurs jours car l’éjaculation est beaucoup plus abondante... Sébastien n’avait pas dû jouir depuis plus de dix jours à voir la générosité de son offrande… ». Je chassais cette idée saugrenue de ma tête et tentais de reprendre mes esprits.

Quelques dizaines de secondes après, nos regards se croisèrent avec Eva, le temps sembla suspendu. Elle était couverte de sperme. Elle était si belle.

Il n'y avait plus ni jeu de rôle, ni Agence ProX, ni scénario soigneusement préparé. Il ne restait qu'Eva et moi, deux êtres qui venaient de franchir ensemble une nouvelle frontière.

Je retrouvais dans ses yeux ce que j'avais cherché tout au long de cette soirée : aucune honte, aucun regret. Seulement une fatigue immense, mêlée d'une étrange sérénité. Comme si elle venait de découvrir une part d'elle-même qu'elle ignorait encore quelques heures auparavant.

Je m'approchai d'elle sans un mot. J'essuyai doucement son visage, presque avec tendresse. Sébastien, comprenant que le jeu était terminé, s'éclipsa discrètement quelques instants plus tard.

Lorsque la porte se referma derrière lui, le silence envahit la chambre.
Eva vint se blottir contre moi.

— « Alors... » murmura-t-elle, « j'ai été à la hauteur ? Suis-je embauché dans votre agence ? »

Je souris. Le jeu de rôle était désormais si lointain pour moi.

— « Tu n'avais rien à prouver. Et pourtant, tu m'as encore surpris. Bien sûr que tu es embauché ! »

Elle posa sa tête contre mon épaule et laissa échapper un profond soupir. Nous sommes restés longtemps enlacés, sans chercher à analyser ce qui venait de se passer. Certaines expériences ne demandent pas d'explication immédiate. Elles ont simplement besoin de silence pour trouver leur place.

Cette nuit-là, je compris que nos aventures n'étaient plus seulement une succession de fantasmes réalisés. Elles étaient devenues une manière d'explorer notre confiance, nos limites et, plus encore, l'amour singulier qui nous unissait.

Il existe des soirées dont on se souvient pour ce qui s'y est passé. Et puis il y a celles qui changent silencieusement le cours d'une vie. Celle-ci appartenait à la seconde catégorie Chaque frontière franchie en révélait une autre, plus lointaine, plus vertigineuse encore. Et, contre toute attente, il semblait que ce n'était plus moi qui avais envie d'ouvrir la porte suivante.

A suivre donc…

Les avis des lecteurs

L'avis de rachid741
Alors bravo, c'était un très très beau récit magnifique. J'ai aimé chaque instant et chaque histoire.


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