L'appel des catacombes - p3

- Par l'auteur HDS Tartelette -
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Récit libertin : L'appel des catacombes - p3 Histoire érotique Publiée sur HDS le 01-01-2026 dans la catégorie A dormir debout
Tags : Fantasy
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L'appel des catacombes - p3
Chapitre 3 : La tentation


Le lieu des examens avait été modifié, c'est pourquoi il n'y eut plus aucune intrusion indésirable, et tout se passa exactement comme prévu. Comme prévu, je réussis l'épreuve de la journée sans difficulté. Comme prévu, je rentrai chez moi pour réviser de plus belle afin de réussir celle du lendemain. J'avais toujours aimé que tout soit calculé. J'avais toujours aimé avoir le contrôle. Mais récemment, j'avais développé un certain goût pour un tout autre sentiment. Celui du hasard qui me contrôle. En fait, non, tout ne se passait pas comme prévu. Je n'avais pas pu récupérer mon sac de cours. Mais pour être honnête, ça n'avait jamais vraiment été le sac qui me préoccupait. C'était ces yeux de serpent, l'étreinte de la bête, sa silhouette immense penchée sur mon petit corps frêle. Sa peau glacée et son souffle brûlant. Ce contact contre-nature entre des êtres opposés. J'étais revenue de notre expédition avec une sensation étrange au ventre. Comment cela avait-il pu se produire ? Je n'avais parlé à personne de cette rencontre inattendue, et je ressentais une joie secrète au fond de moi. Je me sentais presque privilégiée d'avoir pu vivre un tel rapprochement avec cette créature impressionnante. Je savais que si quiconque l'apprenait, il avait de grandes chances d'être horrifié, de trouver ça immonde, ou même de me prendre pour une folle. La plupart des gens évitaient les gargouilles comme la peste. C'était pour cette raison que je me gardais d'ébruiter mon aventure. Je songeais que seul un explorateur ou un biologiste serait en mesure de me comprendre. Il n'y avait rien d'anormal à effectuer des observations scientifiques sur une espèce vivante que l'humanité connaît trop peu. Il n'y avait rien d'anormal non plus à éprouver de la distraction pendant les examens, ne pouvant empêcher mon esprit de vagabonder en repensant à ma découverte. Et quoi de plus ordinaire que les souvenirs de l'aventure envahissant mes rêves chaque nuit. Les sensations décuplées par l'expérience onirique de la texture rocailleuse de sa peau sous mes doigts, si déroutante, et les picotements des crocs acérés mordillant délicatement mon bras et mon cou...

J'ouvris les yeux, revenant peu à peu à la réalité, les sensations du rêve étant si prégnantes que je me demandais pendant quelques instant où je me trouvais. Non, pas dans une grotte, car un soleil éclatant transperçait à travers les rideaux de ma chambre. Je me débarrassai de mes draps étouffants. J'avais extrêmement chaud. Mon réveil indiquait midi passé. Les jours d'examens qui s'étaient enchaînés m'avaient à nouveau fatiguée, et j'avais rattrapé le sommeil dont j'avais besoin. Tous mes camarades allaient profiter de ce week-end de repos à se prélasser au soleil. Quant à moi, mes rêves m'avaient murmuré un autre plan. Je prenais décidément bien trop goût à l'aventure. Je souris à cette idée. Je me sentais... Différente. Et c'était très agréable. Je reçus un message de la part de Marguerite qui me proposait de retourner à la plage. Je lui répondis que j'avais besoin de me reposer, mais qu'on aurait tout le loisir de s'amuser une fois que les vacances auraient commencé. Nouveau message : "Ouais, c'est ça ! Je suis pas dupe, avoue que tu vas passer chaque seconde de ta journée à réviser ;) Te démène pas trop quand-même". Marguerite était décidément une amie irremplaçable. Quant à avouer la vérité ? Hors de question de lui dire que je me préparais à explorer les tunnels sous-terrains afin de m'approcher de la gargouille qui hantait mon esprit. Que penserait-elle d'un truc pareil ? Non, c'était mon secret, et je le préserverait avec tendresse.

Je passai la journée à préparer les affaires nécessaires à mon escapade (je révisai quand-même un peu pendant le temps qu'il me restait, j'étais encore lucide !), et me rendis, à la nuit tombée, devant la trappe près de la cathédrale. Je m'engouffrai difficilement dans la cavité et descendis l'échelle, envahie peu à peu par la fraîcheur, les ténèbres et l'odeur humide caractéristique des lieux sous-terrains. À nouveau, ce silence calme qui contrastait avec l'agitation de l'été et son soleil brûlant. Je pris une profonde inspiration avant de m'engager dans les tunnels. J'avais pris toutes les précautions nécessaires, usant des mêmes atouts magiques que lors de notre expédition de groupe : sorts, potions, boucliers. Je ressentais malgré tout un malaise au creux du ventre. Y aller complètement seule, ça restait très intimidant. Julie s'était fait mordre, et si une deuxième intrusion dans leur repère les poussait à davantage d'agressivité ? Les échos de mes propres pas et de ma respiration discrète se propagaient sur les parois nues et froides des lieux. Je passais certains tunnels étroits en rampant, tandis que d'autres étaient aussi larges qu'une maison. La marche dura à nouveau plusieurs heures. Les mêmes parois rocheuses se répétaient, et le silence environnant permettait à mon esprit de vagabonder, faisant peu à peu naître une boule dans ma gorge. Le sentiment de solitude était complet, ainsi que la sensation vertigineuse que j'éprouvais à l'idée de me trouver à des kilomètres de l'entrée, dans les profondeurs cachées de la ville, sans l'aide de personne à mes côtés. Et si, dans la panique, je me perdais pour de bon ? Je n'avais des vivres que pour une nuit ou deux. Une sensation d'horreur me prit en m'imaginant errer éternellement dans ces cavernes, seule et impuissante, jusqu'à y mourir de soif... ou me faire dévorer. Je tentais de me calmer tandis que je marquais les parois comme Louis l'avait fait auparavant. Je me questionnai soudain sur la fiabilité de cette méthode : si les gargouilles comprenaient que ces symboles venaient de moi, cela leur offrirait un chemin tout tracé vers mon repère. Peut-être que notre expédition n'était pas si sécurisée que ça, après tout. On n'avait jamais demandé l'avis d'aucun connaisseur en explorations sous-terraines, ni d'aucun spécialiste des créatures qui les peuplent. Ils auraient sans doute trouvé cela complètement inconscient. Je me demandai depuis quand les gargouilles peuplaient les souterrains. Existaient-elles depuis aussi longtemps que les humains ? Ou peut-être étaient-elles même plus anciennes ? Il semblait évident qu'à l'instar des rats, elles avaient profité des installations sous-terraines des humains pour coloniser les villes. Depuis, on essayait de maintenir un maximum de distance avec ces bêtes malvenues.

Perdue dans mes réflexions, je ne vis pas le temps passer, et atteignis le lieu de notre campement, redevenu une simple grotte. J'y installai quelques unes de mes affaires, y lançai un sort bouclier afin d'éviter un énième vol, avant de continuer vers la pièce centrale. Je respirais profondément, tentant de rassembler mon courage. Le principal, c'était de ne pas tomber sur leur chef. Les autres étaient généralement suffisamment efffayés face à un simple sort d'attaque. Invisible, inodore et silencieuse, je me faufilai comme à l'accoutumée le long des parois, frôlant les murs dès qu'une créature faisait irruption près de moi. Je remarquai qu'elles reniflaient l'air davantage, rendues plus méfiantes depuis notre intrusion dans leur repère. J'avais beau l'avoir déjà expérimenté, mon cœur tressaillait toujours à la vue de leur face de bête vicieuse et de leur silhouette massive, aussi noire que les parois de la grotte qu'elles habitaient. Je me sentais vulnérable, déambulant seule dans le repère des bêtes, uniquement protégée par la magie. J'aperçus l'une d'entre elles cacher des couverts dans un recoin, puis les recouvrir de poussière, jetant des coups d'oeil rapides autour d'elle par peur d'être vue. Je n'y comprenais décidément rien à leur comportement lié aux objets volés. Je la contournai discrètement, empruntant une autre gallerie, et rejoignis tant bien que mal, après une demie heure de marche en plus, la grotte recherchée. Elles étaient si nombreuses que c'était un vrai casse-tête. Je dus inspecter les piles une à une jusqu'à enfin apercevoir mon sac. Les poils hérissés par l'impatience à l'idée de retrouver la gargouille, j'attendis durant ce qui sembla une éternité.

Enfin, une haute silhouette entra. Je fus immensément soulagée, et en même temps très tendue, de découvrir qu'il s'agissait bien d'elle, et pas de l'une de ses congénères. Je devais m'employer à ne pas l'effrayer, ayant maintenu les effets de la potion d'invisibilité par précaution. Son regard aiguisé sonda les alentours, reniflant l'air autour d'elle. Pouvait-elle sentir ma présence ? Si j'avais dû la dissimuler le plus possible aux autres, je pouvais à présent la manifester. Oui, j'avais très envie qu'elle ressente ma présence d'aussi près que possible. Je murmurai très doucement, afin de ne pas la brusquer :
_ Hé, je suis là.
Elle bondit en réaction à ma voix, scrutant et reniflant chaque recoin de la grotte tel un chien de chasse à l'affut d'une proie, tout en émettant un sifflement de serpent qui trahissait sa peur.
_ Ici. N'aie pas peur.
Le sifflement se calma, tout comme son souffle. Elle prononça quelques mots dans sa langue d'un ton interrogatif. Avait-elle reconnu ma voix ? J'approchai doucement, toujours aussi intimidée par son allure bestiale, et touchai son épaule. Le visage de la bête entra en contact avec le mien tandis qu'elle me reniflait le cou en grognant de façon plus amicale, puis en me mordillant à nouveau la peau. Je laissai échapper un petit rire étrange, pas parce que la situation était drôle, mais parce que l'adrénaline m'envahissait. Je tremblais. Sa tête était énorme, et son souffle était puissant. La créature empoigna délicatement mon bras entre ses mâchoires, et me tira vers la sortie. Je compris qu'elle désirait que je la suive, ce que je fis, envahie par une délicieuse excitation. Alors que je lui emboitais le pas à travers de nombreuses galleries que je ne connaissais pas encore, je remarquai les regards soupçonneux que les autres gargouilles lançaient sur elle. Heureusement, les sorts étaient trop efficaces pour qu'elles me détectent, et peu à peu, nous nous éloignâmes du bruit ambiant. Bientôt, il n'y eut plus que moi, la créature, et les parois nues et silencieuses de la grotte, contre lesquelles le bruit de nos respirations se réverbéraient. J'avais laissé les effets de la potion d'invisibilité s'estomper afin qu'elle puisse enfin me voir. Son regard était toujours le même, intense et indéchiffrable. Je pris à nouveau de profondes inspirations, tentant de garder le contrôle sur la peur qui me tordait le ventre.
_ J'ai rêvé de toi. Je ne sais pas ce que tu m'as fait, mais je ne parviens plus à penser à autre chose qu'à cette nuit.
Bien qu'elle ne comprenait sans doute pas un mot de ce que je disais, elle semblait apprécier écouter le son de ma voix, dont j'essayais de dissimuler les tremblements.
_ Je ne vais pas mentir, je suis terrifiée. Mais je n'arrive pas à contrôler mon envie d'être plus proche. C'est si... Puissant.

Je me sentais un peu idiote d'expliquer ces choses à une bête qui ne parlait pas la même langue que moi (d'ailleurs, j'étais bien curieuse de savoir ce qu'elles se disaient entre elles), mais établir une forme de communication, même si elle n'était pas parfaite, constituait déjà un pas vers elle. Et puis, cela me permettait de mettre des mots sur toutes ces choses étranges qui tourbillonnaient au fond de moi. Cela fonctionna, car elle répondit des mots de sa voix guturale. Je souris malgré l'appréhension, avant de me demander si elle connaissait même la signification d'un sourire. Était-elle capable de comprendre les expressions du visage humain ? Il y avait tout un monde entre nous, nos méthodes de communication différant du tout au tout. Peut-être avions nous également des comportements en commun ? La seule façon de le savoir était d'essayer.
_ Est-ce que je peux venir près de toi ?
Comme elle ne réagissait pas, j'esquissai un pas en avant, le cœur battant. Puis ce fut elle qui s'avança vers moi pour venir m'envelopper entièrement de ses ailes immenses, semblables à celles d'une chauve-souris. Je tremblais, pas uniquement de peur cette fois, mais d'un mélange d'émotions intenses qui débordaient de moi. L'étreinte était complète, douce, à la fois effayante et rassurante. La peau froide et pierreuse de la creature était au contact de la mienne. Je sentais sa poitrine se gonfler contre mon torse à chacune de ses inspirations, de façon bien plus profonde, bruyante, puissante et lente que celle d'un être humain. Ses ailes douces et fines formaient autour de moi un cocon de chaleur qui semblait me protéger. Je n'osais pas bouger d'un pouce, souhaitant que cet instant si incongru, mélange étrange de dureté et de douceur, de froideur et de chaleur, contact entre deux peaux si différentes, se prolonge le plus longtemps possible. Quelle sensation étrange que d'être enlacée tendrement par un être que mes semblables voyaient comme un monstre sauvage. Je me demandais par quel miracle j'avais pu être choisie par cette créature venue des profondeurs froides de la terre. Je caressais doucement son torse rugueux, et frissonnai lorsqu'elle se mit à me mordiller l'épaule et la nuque. Aurais-je osé avouer à quel point c'était délicieux ? Elle émettait à nouveau cette sorte de grognement semblable à un ronronnement de panthère, un son grave et profond provenant de sa large cage thoracique vibrant tout contre moi. Je pouvais sentir son souffle très chaud à l'odeur de charbon dans mon cou, ce qui ne manqua pas de faire accélérer le mien. Mon corps s'était réchauffé. Je me mis à renforcer l'étreinte en entourant ses épaules de mes bras. Je souhaitais que le contact soit toujours plus étroit, emportée par une tentation aussi brûlante que troublante. Mon esprit était devenu brumeux, je savourais ce moment sans me poser de questions. Ses mordillements étaient très semblables à des baisers dans leur intention, délicats et tendres. Il était agréablement déroutant de voir ce géant aux yeux menaçants, à la gueule béante et aux dents acérées faire preuve d'autant de douceur envers moi. Nos souffles à l'unisson se firent plus intenses, je me relâchais de plus en plus dans l'étreinte de la bête, ayant étrangement confiance, m'y sentant bien. Au même rythme, de légères poussées m'interpellèrent, de son entre-jambe contre le mien. Je revins soudain à la réalité, me dégageant brusquement de son étreinte, prise d'une réelle panique.
_ Non, non ! Arrête ça !
Je remarquai alors le sexe de la créature qui pointait vers moi, et détournai le regard, gênée. Le souffle court, je n'en revenais pas. Je m'étais laissée aller vers quelque chose d'imprévu sans même en avoir conscience.
_ Je peux pas faire ça, on n'est même pas de la même espèce ! Je sais même pas si... Enfin...

Les mots s'emmêlaient dans ma bouche tandis que la bête m'observait sans réagir, une flamme de désir dans le regard, ne comprenant sans doute pas pourquoi je m'étais ainsi dégagée. Je n'allais quand-même pas m'accoupler avec une gargouille ! Je fus plus troublée que jamais lorsque je constatai que mes propres paroles venaient de contester ce que mon corps exprimait tout entier : mon souffle était haletant, ma voix tremblante, mes joues enflammées et mon sexe trempé. À l'intérieur de moi s'ensuivit un conflit, une lutte impossible entre ma raison face à quelque chose d'extrêmement inconcevable, et mon instinct face à quelque chose d'infiniment désirable. J'étais ballottée entre ces deux émotions opposées, entre la honte et le désir, le désir pour une créature immense, inhumaine, cornue et ailée, au fond des catacombes. Aussi fou que cela puisse paraître, c'était la réalité. Et au fond de ces cavernes, où il n'y avait que la pierre nue et brute comme tout réconfort, où les grognements résonnaient à des centaines de mètres aux alentours, c'était l'instinct qui primait. Ici, rien ni personne ne viendrait percer ce secret inavouable. Timidement, avec appréhension, j'acceptai peu à peu cette envie brûlante qui se propageait dans chaque parcelle de mon corps, et m'approchai à nouveau de la bête. Mon désir d'aventure était sans doute, en cet instant, plus fou que jamais.

Sans rien dire, je saisis simplement son visage entre mes deux mains, et plongeai mon regard dans le sien. Si je décidais d'affronter la réalité, je devais le faire pleinement. Je tremblais en observant cette face bestiale à l'allure démoniaque, ni vraiment animale, ni vraiment humaine. Sa gueule immense aurait pu gober une grande partie de mon visage, ou s'enserrer entièrement autour de mon cou. Je touchai ses longues cornes du bout des doigts pour en sentir la texture. Quitte à me familiariser avec son corps, j'avais envie que cela soit dans chaque détail. La créature m'imita, effleurant mes joues, puis ma nuque de ses longues griffes acérées, ce qui me fit frissonner de haut en bas. Par mon regard, je tentais de lui communiquer tout mon désir profond. Le sien, je n'arrivais toujours pas à le déchiffrer. Ses yeux de serpent étaient constamment froids, et son désir avait une apparence faussement prédatrice dans ses yeux, d'autant plus qu'elle avait la plupart du temps les babines retroussées comme dans un sourire de hyène, dévoilant de longs crocs dévastateurs. Ses expressions faciales n'étaient sans doute pas naturellement faites pour exprimer l'empathie, mais uniquement la menace. Je supposais que cette méthode de communication faisait sens lorsque l'on considérait leur société basée sur la domination et la violence. Ainsi, c'était uniquement à travers ses gestes qu'elle parvenait à me communiquer sa tendresse. Afin de lui exprimer la réciprocité de mon ressenti, je lui rendis ses mordillements, enserrant doucement ma petite mâchoire autour de son épaule et de son cou massifs, tout en l'étreignant. Je sentis tout son être vibrer en réaction, ses ronronnements ayant repris. Elle me reniflait, me mordillait, me lapait avec sa langue, fine et longue d'une trentaine de centimètres. Son apparence diabolique aurait dû me rebuter, mais je me sentais plus excitée que jamais, tremblante dans un mélange d'envie et d'intimidation. Je peinais à croire que ce désir m'appartenait. Comment était-il possible que je sois excitée sensuellement et sexuellement par un monstre ? Étais-je sous l'emprise d'un sortilège ? Ou bien mon cœur avait-il envie d'aventure et de nouveauté ? Quoi qu'il en fût, je ne parvenais pas à lutter.

La langue de la créature, aussi violacée que ses babines, vint s'enrouler tout autour de mon cou, m'offrant une douce sensation de caresse humide. Je fermai les yeux, me sentant de plus en plus lui appartenir. Les légères poussées de son sexe contre le mien avaient progressivement repris. Je la laissais faire, profitant de cette douce stimulation qui faisait éclore en moi un plaisir irrésistible. Nos souffles étaient à nouveau en train de s'accélérer. Les tensions de mon corps se relâchaient de plus en plus tandis que j'acceptais les sensations qui s'offraient à moi. Je mêlais mes mordillements à des baisers humains, tandis qu'elle goûtait de sa langue douce chaque centimètre de ma peau. J'encourageais ses poussées par mes propres mouvements de bassin, commençant à me laisser aller à de petits gémissements de plaisir. Je relâchai doucement l'étreinte afin de retirer ma robe, puis de jeter ma culotte au sol, complètement souillée par le liquide qui avait débordé de mon intimité, marque explicite d'une excitation que j'avais désespérément tenté d'étouffer. Je me tenais complètement nue devant la bête. Son sexe, lui aussi d'un dégradé allant du noir charbon au violacé, était devenu encore plus gros que tout à l'heure, de sorte que cela me semblât inconcevable qu'il puisse jamais me pénétrer. Sa forme était différente de celle du pénis humain, épaisse et courte, conique, sa base étant plus large que son extrémité. Malgré ma peur au ventre, je m'approchai, nue, afin de pouvoir sentir l'entièreté de son corps contre le mien. La gargouille me traitait toujours avec des mouvements délicats, comme si elle prenait garde de ne pas m'abîmer malgré notre différence de taille. Je l'enserrai de mes deux bras tandis que je frottais ma vulve contre son sexe dans un élan animal. À cet endroit, sa peau était plus douce, mais son membre était de la dureté de la pierre. Ma cyprine l'enrobait abondamment, de sorte que le contact était très doux et humide, propageant les bruits en échos contre les parois, ce qui m'excita encore davantage. À ma surprise, sa langue démesurée s'enfourna dans ma bouche pour l'explorer, jusqu'à entrer dans ma gorge, ce qui me provoqua un mini haut-le-cœur. Je me laissais aller à l'étrangeté de l'acte, ouvrant plus grand la bouche pour la laisser profiter de l'intrusion, ma vulve s'humidifiant de plus belle. La bête émettait des râles de plaisir pendant qu'elle se frottait contre mon sexe, ses mouvements à l'unisson avec les miens devenant de plus en plus rapides et intenses. Mon clitoris était gonflé, plus sensible que jamais. C'était si bon. Ses mouvements devinrent plus durs, mordant mon cou, mes joues et ma machoire avec plus de vigueur, à la limite de la douleur, que le plaisir rendait dérisoire, voire excitante. La bête affamée se mit ensuite à mordre mes petits seins, dont les tétons étaient durcis par l'excitation. Je m'avançais davantage pour m'offrir à la délicieuse prise de ses crocs acérés, gémissant sous ses coups de mâchoire. J'aurais aimé qu'elle puisse comprendre mes mots afin de lui dire à quel point j'adorais ça, à quel point j'en voulais toujours plus, plus longtemps, plus humide, plus fort. Lui faire comprendre qu'il était délectable d'être la cible de son appétit bestial. En vérité, cela n'était pas nécessaire. C'était déjà équivoque : mes petits gémissements incontrôlables, mon sexe dégoulinant, mon souffle haletant, tout indiquait à la créature que ce qu'elle lui faisait plaisait énormément à la petite humaine que j'étais. J'étais devenue l'encas docile de ce doux démon.

Elle se mit ensuite à mordre mes flancs tout entiers, tout en me renversant doucement à terre et en commençant à ramper sur moi, le sexe en érection. Je me laissais faire, contaminée par sa vigueur animale, m'étendant sur le sol froid et humide, les jambes écartées, le sexe exposé. Elle me mordait de partout comme si elle voulait me dévorer toute entière, grognant d'excitation. Chaque mouvement de son corps était devenu saccadé et chaotique, possédé par un désir incontrôlable. Elle me reniflait l'entre-jambe avec avidité, mordillant mes cuisses et mon intimité. Soudain, elle inséra sa très longue langue jusqu'au fond de mon vagin. J'émis un gémissement de surprise, puis de contentement en me délectant durablement de cette sensation incroyablement douce, humide et soyeuse. J'écartai encore davantage les jambes, m'ouvrant à elle, lui offrant ma paroi grande ouverte dont elle lapait les profondeurs. Mon cœur battait la chamade alors que je me tordais de plaisir sur le sol de cette caverne aussi humide que moi. Après plusieurs minutes d'extase, la langue s'extirpa de moi dans un bruit de suscion. Dans un élan sauvage et instinctif, la créature rampa sur mon petit corps et tenta de me pénétrer de son sexe énorme. Malheureusement, les lois de la physique ne permettaient pas un tel exploit, qu'importe à quel point nous le désirions. Elle poussait à l'entrée de mon vagin, mais dès lors qu'elle parvenait à y insérer un centimètre, la douleur me propulsait en arrière. À la place, je me saisis de son membre pour le caresser avec vigueur de mes deux mains. Son extrémité était plus épaisse que mon poing lui-même, et sa base était si large que mes deux mains ne parvenaient même pas à l'entourer entièrement. Ce fut par ce mouvement de va-et-vient à deux mains que je tentais de lui procurer le plus de plaisir possible, m'amusant à lui provoquer des gémissements incontrôlables, tout en frottant ma vulve à son sexe avec fougue, mon clitoris gonflé et comme prêt à exploser. Soudain, la bête me mordit douloureusement l'épaule. Je laissai échapper un cri de surprise. Elle était en train de succomber à mes caresses, tout son corps vibrant contre moi. L'instant était merveilleux. Je décidai à mon tour de me laisser aller à un orgasme fou bien trop longtemps retenu. Je convulsai en criant tandis que le sperme du monstre se déversait en énorme quantité sur tout mon corps. Lorsque je pensai que c'était tout, son sexe impressionnant pulsa de nouveau au-dessus de moi pour envoyer un second jet, puis un troisième, m'arrosant copieusement. La gargouille s'effondra sur le ventre à côté de moi, ses grandes ailes me recouvrant le corps, son lourd souffle haletant contre mon cou. J'étais couverte de son liquide blanc et chaud de la vulve au menton. Je n'en avais jamais vu autant, encore moins sur moi. Entièrement détendue, je caressais mon ventre et mes seins, trempée par cette offrande généreuse. J'insérais un peu de sa semence entre les parois de mon sexe, puis l'amenai entre mes lèvres pour la goûter. Libérée de cette tension intense, j'avais l'impression de flotter sur un nuage. Je me lovais contre l'immense bête, mon corps nu enveloppé par ses ailes, m'y sentant en sécurité, et sombrai dans un sommeil paisible.

Je m'éveillai la tête posée contre la poitrine de mon nouveau partenaire gargouille, qui s'élevait et s'abaissait calmement au rythme de sa respiration. Alors que ma somnolence s'estompait, je réalisais peu à peu l'ampleur de l'acte auquel je m'étais livrée. J'étais au fond des catacombes, complètement nue, dans les bras d'un énorme monstre endormi, mon corps entièrement souillé par sa semence que j'avais moi-même fait sortir de bon cœur. Qu'est-ce qui m'avait pris ? Quelle sorte de folie démoniaque m'avait emportée ? Je n'aurais jamais osé imaginer une seule seconde faire... Ça... Avec une créature d'une espèce différente ! Pourtant, cela avait beau être purement inconcevable et délirant, je m'étais jetée à corps perdu dans ce plaisir interdit. Je ne savais pas trop si je devais me sentir sale, ou bien me réjouir d'avoir vécu cette expérience hors du commun. Je m'emparai de mon sac pour boire une nouvelle rasade de potion de vision nocturne, dont les effets s'estompaient peu à peu. Je distinguais à présent plus clairement la bête endormie en rond sur le sol. Elle semblait moins menaçante ainsi. Elle s'éveilla à son tour, m'observa de ses yeux toujours sans expression, et se leva soudainement. Allait-elle se faire réprimander par son chef ? Elle baragouina quelques mots, encore ensommeillée, se dirigea vers la sortie de la grotte et attendit que je la suive. J'enfilai ma robe et attrapai mon sac en hâte. Après une marche quelque peu précipitée, nous rejoignîmes un couloir que j'avais précédemment marqué. Les bruits de la zone centrale se faisaient à nouveau entendre. Nous devions nous séparer ici. Je l'étreignis une dernière fois alors qu'elle me mordillait doucement la joue. J'avais encore la marque de sa dernière morsure endiablée sur mon épaule. Ce n'était pas bien méchant, mais les motifs s'étaient bien imprimées dans ma chair, et je songeais que je les porterais avec joie comme souvenir de ce moment complètement fou. Une véritable aventure.
_ Je reviendrai.

Elle sembla comprendre, et me quitta après une dernière morsure, plus douce encore que toutes les autres.

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