Les aventures de Jeanne (2)
Récit érotique écrit par Azertav [→ Accès à sa fiche auteur]
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Les aventures de Jeanne (2)
Je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. J'ai ruminé sur le sujet toute la nuit : Est-ce que mon voisin de chambre sait que c'est moi ?
J'ai passé en revue tous les scénarios et j'en suis arrivée à la conclusion que oui, il sait que c'est bien moi. Il ne m'a pas vue aux toilettes, impossible, il ne se serait sûrement pas masturbé d'ailleurs, s'il savait qu'il était en présence de quelqu'un.
Même s'il m'a entendue partir, ce qui est pour le coup quasiment sûr, il ne pouvait pas me voir. Et puis, il ne sait même pas qui je suis ? Nous ne nous sommes jamais croisés.
La seule hypothèse que je vois, c'est qu'il a compris qu'une personne était présente durant sa séance de masturbation sous la douche. Dans ma fuite et dans la panique, j'ai dû perdre une boucle d'oreille sans m'en rendre compte. En sortant, il m'a entendue me faire plaisir comme je l'ai entendu quelques minutes auparavant. Il a dû en déduire que j'ai pris un malin plaisir à l'écouter avant de me soulager moi-même...
Déposer la boucle d'oreille était pour lui un moyen de dire « JE SAIS ».
Le lever matinal fut compliqué, il n'y avait pas réellement de matin, car il n'y a pas eu réellement de nuit, la cause : mes pensées. Je suis assise au bord du lit, mes pieds nus effleurent le tapis en laine beige. La tête dans le brouillard. Nous sommes vendredi, dernier jour de cours de la semaine.
Je me lève, je m’étire. Je fais un brin de toilette devant mon lavabo : le visage, suivi des parties intimes.
Je prends une culotte au hasard sur mon étagère, et regarde quel lot j'ai tiré aujourd'hui. Ce sera une culotte classique en laine blanche délavée. Elle tire plutôt vers le gris après ses trois années de loyaux services. Elle a des traits fins horizontaux bleus. Je l'enfile, elle épouse pour le mieux mon intimité entretenue, encore légèrement humide de ma toilette. On en devine facilement mes lèvres extérieures qui sont assez marquées.
Je me redresse pour sélectionner des chaussettes blanches, qui montent juste au-dessus des chevilles avec de légers froufrous pour plus d'élégance. Mes petits petons taille 36 rentrent à la perfection dedans. On peut les distinguer à travers la transparence des chaussettes.
Je mets toujours une brassière en dessous de mes tenues, je trouve que mon 95C ressort beaucoup par rapport à ma taille étroite, qui fait jalouser les filles. Je ne veux pas faire vulgaire, ni attirer l'attention, encore moins celle des hommes, ce qui est difficile. J’ai une silhouette et des formes élégantes, qui plaisent à bon nombre de messieurs. La brassière, c'est parfait pour ne pas mettre en avant ma poitrine.
J'enfile ensuite un pantalon en tissu léger noir, taille serrée et coupe droite. Pour le haut, un top blanc à manches courtes avec broderies en forme de fleurs de la même couleur que le tissu. Sobre mais élégant.
Mes cheveux sont quant à eux au naturel, non attachés. La frange un peu trop longue, mais je n'ai pas les moyens de rafraîchir ma coupe chez le coiffeur, cela attendra.
Avant de partir, j'opte pour mes ballerines noires, sobres et efficaces, vous l'aurez compris.
Je suis sur le pas de la porte, prête. Mais je n'ose pas. Je n'ose pas franchir le cap. Si je croise mon voisin, quelle honte... Est-ce qu'il est beau ? Vieux ? Jeune ? Mon style ?
M'en fous, je ne veux surtout pas le croiser, quoi qu'il en soit. Je reste attentivement à l'écoute. J'entends une porte s'ouvrir au loin, également un bruit d'ascenseur, mais c'est tout. Je prends une grande bouffée d'air et ouvre cette maudite porte.
Rien, je suis dans le couloir et il ne se passe rien. En même temps, j'en fais un peu trop, je me l'avoue. Mes yeux s'orientent irrésistiblement vers la porte voisine. À la recherche de la moindre information sur l'identité du mystérieux inconnu. Aucun indice, mis à part le numéro 67 indiquant la 7ème chambre de l'étage 6. A côté, ma chambre porte le numéro 68 pour les mêmes raisons.
Je passe mon chemin et descends dans le halle de l'immeuble, je me dirige vers les boîtes aux lettres. Numéro 67 : Vide. Merde ! Il n'y pas de nom. Loupé. A côté la boite 68 porte mon nom et prénom en toute lettre. Il peut savoir qui je suis... pas moi. Je décide d'enlever l'étiquette. Je ne veux pas qu'il sache. J'espère qu'il n'est pas trop tard.
Je me dirige à présent vers la FAC à pied, à chaque passant la même pensée, et si c'était lui ?
Vendredi soir, 21h.
Le vendredi, je rentre tard, après les études j’enchaîne avec la fermeture de l'épicerie, j'en profite pour faire mes courses au passage. Je suis épuisée, mais cela m'a permis de penser à autre chose aujourd'hui. Je m’effondre sur le lit, rien qu'une petite pause de 5 minutes.
1h15 plus tard.
Je me réveille, regarde ma montre : Mince ! Nul besoin de préciser que je suis allée dans les bras de Morphée.
J'ai faim. Une grande envie de pâtes. Les pâtes pour les étudiants, c'est la vie. Bon marché, bon tout court et facile à faire. Que demander de plus ?
Je me dirige sans trop tarder à la cuisine commune. Comme j'ai pris du retard, je vais lancer la cuisson des pâtes pendant que je prendrais ma douche. Je lance le feu, en attendant que l'eau commence à bouillir. Je vais chercher mon pesto dans le frigo. J'ouvre la porte de celui-ci, quasiment que des pasta box. Je me dis vraiment que je ne suis pas sur la même planète que tout le monde... Comment on peut aimer ce genre de chose ? Bref, je saisis mon pesto et referme le frigo.
AHHH !! A deux doigts de la crise cardiaque. Un film d'horreur. Il y a quelqu'un qui est entré dans la cuisine. Je ne l'es pas entendu, ni vu à cause cette maudite porte de frigo.
Je reprends mon souffle, mets une main sur mon cœur pour savoir s'il bat toujours. Je n'ai pas fait médecine, mais apparemment tout va bien.
Je lève la tête vers le mystérieux inconnu.
Désolé, je ne voulais pas te faire peur, dit-il grand sourire.
…
Je reste sans voix, je ne sais pas quoi dire, gênée. Je me dis, c'est lui, c'est sur, c'est lui. Quelle piètre première impression je fais..
Bonjour, je lâche timidement, accompagné d'un sourire niais. Je suis gênée, il le ressent.
J'essaie de me sortir de cette situation au plus vite. L’eau ne bout pas encore, pas grave, je verse les pâtes directement, cela me laissera plus de temps pour la douche.
Tête baissée, je repars, dans le couloir, je ne veux pas croiser son regard.
Tu n'oublies pas quelque chose ?
Je m'arrête net et mon sang ne fit qu'un tour. Je me retourne. Nos yeux, nos visages se croise pour la première fois.
Le sel… pour les pâtes.
D'un sourire, tout en me regardant, il met quelques tours de moulin à sel dans mon eau avant de remuer.
Me..merci
D'une voix timide et tremblante avant de retourner dans le couloir d'un pas affirmé.
Le couloir semble infini, j'ai la tête qui tourne. J'essaie de me calmer. Aie l'air naturel, ne te retourne pas, ne te retourne surtout pas, c'est sûr qu'il est en train de me mater. Calme.
Il est si mignon. Je n'ai pu l'observer que 10 secondes, mais j'ai son image en tête, je dirais qu'il doit mesurer dans les 1m70, cheveux bruns bouclés, une boucle d'oreilles, un joli sourire. Il est plus vieux que moi, je dirais 25 ou 26 ans.
Je me mords la lèvre, je crois que je suis sous le charme. A nouveau, depuis longtemps. Mon corps se rouvre à l'amour.
J'ai à peine le temps de me remettre de mes émotions que je file à la douche. Il n'y a personne.
Je me déshabille. Et comme à mon habitude, je pose mes affaires sur le montant qui sépare les douches. Ça évite de le mouiller.
L'eau est chaude, elle coule le long de mon corps, je suis perdue dans mes pensées.
Quelqu'un arrive, je l'entends, la personne ouvre la porte de la douche d'à côté. C'est sur, c'est lui. Même horaire. Il m'a vu partir à la douche. Ça ne peut être que lui.
Je l'entends se déshabiller, je l'imagine. L'eau coule. Nous sommes nus tous les 2, côte à côte. C'est sur cette pensée que mon corps me joue à nouveau des tours, mes tétons deviennes durs. Je sens cette chaleur qui m’envahit, et ce n'est pas celle de l'eau, oh que non.
Clap, clap, clap, hmmann, clap...
Il recommence, je l'entends, il se masturbe. A une différence près, cette fois-ci, il sait que je suis là. Il sait que je me suis fait plaisir après l'avoir écouté. Il recommence. Il est beaucoup plus démonstratif qu'hier, il veut me faire partager son plaisir.
J'écoute, je l'imagine. La situation ne me laisse pas insensible, mais je ne sais pas comment réagir. C'est nouveau pour moi. Mais on ne se voit pas, il y a une barrière entre nous. J'aime beaucoup cette idée : Prendre du plaisir ensemble, mais incognito, chacun dans son espace, chacun son plaisir.
Est-ce que ce ne serait pas le moment idéal pour renouer avec ma sexualité ?
Je chasse toutes les pensées de mon esprit, je décide de lâcher prise, et à mon tour de me caresser, silencieusement. Du moins le plus silencieusement que je peux.
De ma main gauche, je joue avec mon téton gauche, le titille, l'enroule entre mes doigts. En excitation, mes tétons s'allongent fortement, il faut le dire. Difficile à assumer en public, mais là, je ne le suis pas. Ils pointent vers le ciel. Ma respiration saccade, elle me trahit.
Ma main droite descend doucement le long de mon corps pour s’arrêter à la découverte de mes lèvres inférieures. Ma respiration devient forte, comme par symbiose, elle se synchronise avec les gémissements de mon acolyte.
Mon majeur parcours l'entrée de ma grotte au rythme de ses va-et-vient que je distingue. Parfois à rythme lent avant d’accélérer la cadence et d'alterner. Il maîtrise l'art de la masturbation. Je me laisse porter.
Nos corps sont connectés, et pourtant, je n'ai aucune envie de le rejoindre. Je veux que ce jeu dure entre nous. Je retrouve pleinement ma sexualité dans ce contexte.
La scène semble durée une éternité dans ma tête, pourtant, elle ne dure qu'une dizaine de minutes.
Voilà deux minutes que je n'arrive plus à retenir mes cris de jouissance, je me dévoile encore un peu plus à cet presque inconnu. Il ne tient plus, moi non plus.
Nous jouissons ensemble, nos râles de plaisir se mélangent... que c'est bon. Je n'ai jamais ressenti de pareilles sensations. Mes jambes flageolent, je pose un genou à terre, je n'arrive pas à rester debout. De son côté, son soupir dernier soupir de plaisir est sans fin, trahissant le soulagement de son sexe, de son corps et de son esprit en un son. Il a pris énormément de plaisir, c'est sûr.
S'en suivi un silence qui me parait interminable. Que faire ? Parler ? Le retrouver ? Mon cœur palpite. Je l'entends prendre ses affaires et sortir de la douche. Je suis soulagée que cela se passe comme cela. Je reprends mon souffle, patiente sagement 5 minutes, attache ma serviette autour de moi et prends le chemin de ma chambre.
Après m'être rassasiée de mes pâtes trop cuites (je n'ai aucun regret) je m'écroule sur le lit de fatigue, une odeur me parasite soudain l'esprit. Une odeur qu'y ne m'est pas familière. Ça y est, je deviens folle. J'ai l'impression de le sentir, mais impossible, mon odorat ne traverse pas encore les murs.
Intriguée, je regarde au sol la boule de vêtement. Ce sont mes affaires, celles que je portais avant la douche. Du moins ce qu'il en reste. Je me rends rapidement compte que ma culotte et mes chaussettes sont aux abonnés absents, et ont été troqué contre un boxer noir.
J'approche mon nez, plus aucun doute, j'ai résolu l’enquête de l'odeur mystérieuse. Je n'ai aucune hésitation sur le fait qu'il a été porté toute la journée, l'odeur qui s'en émane est forte, un mélange de transpiration et de ce que j'imagine l'odeur de son sexe. Répugnante et attirante à la fois, je ne serais pas l'expliquer, mais cette odeur est envoûtante. Je vais pour m'endormir, le visage contre l'oreiller, collé à ce boxer qui touche ma joue, tel un doudou. Humectant à chaque respiration son odeur. Je m'imagine, la tête poser sur son aine, son membre devant moi... J'imagine... Je rêve... Je me questionne... Que fait-il de mes sous-vêtements ?... puis je m'endors.
J'ai passé en revue tous les scénarios et j'en suis arrivée à la conclusion que oui, il sait que c'est bien moi. Il ne m'a pas vue aux toilettes, impossible, il ne se serait sûrement pas masturbé d'ailleurs, s'il savait qu'il était en présence de quelqu'un.
Même s'il m'a entendue partir, ce qui est pour le coup quasiment sûr, il ne pouvait pas me voir. Et puis, il ne sait même pas qui je suis ? Nous ne nous sommes jamais croisés.
La seule hypothèse que je vois, c'est qu'il a compris qu'une personne était présente durant sa séance de masturbation sous la douche. Dans ma fuite et dans la panique, j'ai dû perdre une boucle d'oreille sans m'en rendre compte. En sortant, il m'a entendue me faire plaisir comme je l'ai entendu quelques minutes auparavant. Il a dû en déduire que j'ai pris un malin plaisir à l'écouter avant de me soulager moi-même...
Déposer la boucle d'oreille était pour lui un moyen de dire « JE SAIS ».
Le lever matinal fut compliqué, il n'y avait pas réellement de matin, car il n'y a pas eu réellement de nuit, la cause : mes pensées. Je suis assise au bord du lit, mes pieds nus effleurent le tapis en laine beige. La tête dans le brouillard. Nous sommes vendredi, dernier jour de cours de la semaine.
Je me lève, je m’étire. Je fais un brin de toilette devant mon lavabo : le visage, suivi des parties intimes.
Je prends une culotte au hasard sur mon étagère, et regarde quel lot j'ai tiré aujourd'hui. Ce sera une culotte classique en laine blanche délavée. Elle tire plutôt vers le gris après ses trois années de loyaux services. Elle a des traits fins horizontaux bleus. Je l'enfile, elle épouse pour le mieux mon intimité entretenue, encore légèrement humide de ma toilette. On en devine facilement mes lèvres extérieures qui sont assez marquées.
Je me redresse pour sélectionner des chaussettes blanches, qui montent juste au-dessus des chevilles avec de légers froufrous pour plus d'élégance. Mes petits petons taille 36 rentrent à la perfection dedans. On peut les distinguer à travers la transparence des chaussettes.
Je mets toujours une brassière en dessous de mes tenues, je trouve que mon 95C ressort beaucoup par rapport à ma taille étroite, qui fait jalouser les filles. Je ne veux pas faire vulgaire, ni attirer l'attention, encore moins celle des hommes, ce qui est difficile. J’ai une silhouette et des formes élégantes, qui plaisent à bon nombre de messieurs. La brassière, c'est parfait pour ne pas mettre en avant ma poitrine.
J'enfile ensuite un pantalon en tissu léger noir, taille serrée et coupe droite. Pour le haut, un top blanc à manches courtes avec broderies en forme de fleurs de la même couleur que le tissu. Sobre mais élégant.
Mes cheveux sont quant à eux au naturel, non attachés. La frange un peu trop longue, mais je n'ai pas les moyens de rafraîchir ma coupe chez le coiffeur, cela attendra.
Avant de partir, j'opte pour mes ballerines noires, sobres et efficaces, vous l'aurez compris.
Je suis sur le pas de la porte, prête. Mais je n'ose pas. Je n'ose pas franchir le cap. Si je croise mon voisin, quelle honte... Est-ce qu'il est beau ? Vieux ? Jeune ? Mon style ?
M'en fous, je ne veux surtout pas le croiser, quoi qu'il en soit. Je reste attentivement à l'écoute. J'entends une porte s'ouvrir au loin, également un bruit d'ascenseur, mais c'est tout. Je prends une grande bouffée d'air et ouvre cette maudite porte.
Rien, je suis dans le couloir et il ne se passe rien. En même temps, j'en fais un peu trop, je me l'avoue. Mes yeux s'orientent irrésistiblement vers la porte voisine. À la recherche de la moindre information sur l'identité du mystérieux inconnu. Aucun indice, mis à part le numéro 67 indiquant la 7ème chambre de l'étage 6. A côté, ma chambre porte le numéro 68 pour les mêmes raisons.
Je passe mon chemin et descends dans le halle de l'immeuble, je me dirige vers les boîtes aux lettres. Numéro 67 : Vide. Merde ! Il n'y pas de nom. Loupé. A côté la boite 68 porte mon nom et prénom en toute lettre. Il peut savoir qui je suis... pas moi. Je décide d'enlever l'étiquette. Je ne veux pas qu'il sache. J'espère qu'il n'est pas trop tard.
Je me dirige à présent vers la FAC à pied, à chaque passant la même pensée, et si c'était lui ?
Vendredi soir, 21h.
Le vendredi, je rentre tard, après les études j’enchaîne avec la fermeture de l'épicerie, j'en profite pour faire mes courses au passage. Je suis épuisée, mais cela m'a permis de penser à autre chose aujourd'hui. Je m’effondre sur le lit, rien qu'une petite pause de 5 minutes.
1h15 plus tard.
Je me réveille, regarde ma montre : Mince ! Nul besoin de préciser que je suis allée dans les bras de Morphée.
J'ai faim. Une grande envie de pâtes. Les pâtes pour les étudiants, c'est la vie. Bon marché, bon tout court et facile à faire. Que demander de plus ?
Je me dirige sans trop tarder à la cuisine commune. Comme j'ai pris du retard, je vais lancer la cuisson des pâtes pendant que je prendrais ma douche. Je lance le feu, en attendant que l'eau commence à bouillir. Je vais chercher mon pesto dans le frigo. J'ouvre la porte de celui-ci, quasiment que des pasta box. Je me dis vraiment que je ne suis pas sur la même planète que tout le monde... Comment on peut aimer ce genre de chose ? Bref, je saisis mon pesto et referme le frigo.
AHHH !! A deux doigts de la crise cardiaque. Un film d'horreur. Il y a quelqu'un qui est entré dans la cuisine. Je ne l'es pas entendu, ni vu à cause cette maudite porte de frigo.
Je reprends mon souffle, mets une main sur mon cœur pour savoir s'il bat toujours. Je n'ai pas fait médecine, mais apparemment tout va bien.
Je lève la tête vers le mystérieux inconnu.
Désolé, je ne voulais pas te faire peur, dit-il grand sourire.
…
Je reste sans voix, je ne sais pas quoi dire, gênée. Je me dis, c'est lui, c'est sur, c'est lui. Quelle piètre première impression je fais..
Bonjour, je lâche timidement, accompagné d'un sourire niais. Je suis gênée, il le ressent.
J'essaie de me sortir de cette situation au plus vite. L’eau ne bout pas encore, pas grave, je verse les pâtes directement, cela me laissera plus de temps pour la douche.
Tête baissée, je repars, dans le couloir, je ne veux pas croiser son regard.
Tu n'oublies pas quelque chose ?
Je m'arrête net et mon sang ne fit qu'un tour. Je me retourne. Nos yeux, nos visages se croise pour la première fois.
Le sel… pour les pâtes.
D'un sourire, tout en me regardant, il met quelques tours de moulin à sel dans mon eau avant de remuer.
Me..merci
D'une voix timide et tremblante avant de retourner dans le couloir d'un pas affirmé.
Le couloir semble infini, j'ai la tête qui tourne. J'essaie de me calmer. Aie l'air naturel, ne te retourne pas, ne te retourne surtout pas, c'est sûr qu'il est en train de me mater. Calme.
Il est si mignon. Je n'ai pu l'observer que 10 secondes, mais j'ai son image en tête, je dirais qu'il doit mesurer dans les 1m70, cheveux bruns bouclés, une boucle d'oreilles, un joli sourire. Il est plus vieux que moi, je dirais 25 ou 26 ans.
Je me mords la lèvre, je crois que je suis sous le charme. A nouveau, depuis longtemps. Mon corps se rouvre à l'amour.
J'ai à peine le temps de me remettre de mes émotions que je file à la douche. Il n'y a personne.
Je me déshabille. Et comme à mon habitude, je pose mes affaires sur le montant qui sépare les douches. Ça évite de le mouiller.
L'eau est chaude, elle coule le long de mon corps, je suis perdue dans mes pensées.
Quelqu'un arrive, je l'entends, la personne ouvre la porte de la douche d'à côté. C'est sur, c'est lui. Même horaire. Il m'a vu partir à la douche. Ça ne peut être que lui.
Je l'entends se déshabiller, je l'imagine. L'eau coule. Nous sommes nus tous les 2, côte à côte. C'est sur cette pensée que mon corps me joue à nouveau des tours, mes tétons deviennes durs. Je sens cette chaleur qui m’envahit, et ce n'est pas celle de l'eau, oh que non.
Clap, clap, clap, hmmann, clap...
Il recommence, je l'entends, il se masturbe. A une différence près, cette fois-ci, il sait que je suis là. Il sait que je me suis fait plaisir après l'avoir écouté. Il recommence. Il est beaucoup plus démonstratif qu'hier, il veut me faire partager son plaisir.
J'écoute, je l'imagine. La situation ne me laisse pas insensible, mais je ne sais pas comment réagir. C'est nouveau pour moi. Mais on ne se voit pas, il y a une barrière entre nous. J'aime beaucoup cette idée : Prendre du plaisir ensemble, mais incognito, chacun dans son espace, chacun son plaisir.
Est-ce que ce ne serait pas le moment idéal pour renouer avec ma sexualité ?
Je chasse toutes les pensées de mon esprit, je décide de lâcher prise, et à mon tour de me caresser, silencieusement. Du moins le plus silencieusement que je peux.
De ma main gauche, je joue avec mon téton gauche, le titille, l'enroule entre mes doigts. En excitation, mes tétons s'allongent fortement, il faut le dire. Difficile à assumer en public, mais là, je ne le suis pas. Ils pointent vers le ciel. Ma respiration saccade, elle me trahit.
Ma main droite descend doucement le long de mon corps pour s’arrêter à la découverte de mes lèvres inférieures. Ma respiration devient forte, comme par symbiose, elle se synchronise avec les gémissements de mon acolyte.
Mon majeur parcours l'entrée de ma grotte au rythme de ses va-et-vient que je distingue. Parfois à rythme lent avant d’accélérer la cadence et d'alterner. Il maîtrise l'art de la masturbation. Je me laisse porter.
Nos corps sont connectés, et pourtant, je n'ai aucune envie de le rejoindre. Je veux que ce jeu dure entre nous. Je retrouve pleinement ma sexualité dans ce contexte.
La scène semble durée une éternité dans ma tête, pourtant, elle ne dure qu'une dizaine de minutes.
Voilà deux minutes que je n'arrive plus à retenir mes cris de jouissance, je me dévoile encore un peu plus à cet presque inconnu. Il ne tient plus, moi non plus.
Nous jouissons ensemble, nos râles de plaisir se mélangent... que c'est bon. Je n'ai jamais ressenti de pareilles sensations. Mes jambes flageolent, je pose un genou à terre, je n'arrive pas à rester debout. De son côté, son soupir dernier soupir de plaisir est sans fin, trahissant le soulagement de son sexe, de son corps et de son esprit en un son. Il a pris énormément de plaisir, c'est sûr.
S'en suivi un silence qui me parait interminable. Que faire ? Parler ? Le retrouver ? Mon cœur palpite. Je l'entends prendre ses affaires et sortir de la douche. Je suis soulagée que cela se passe comme cela. Je reprends mon souffle, patiente sagement 5 minutes, attache ma serviette autour de moi et prends le chemin de ma chambre.
Après m'être rassasiée de mes pâtes trop cuites (je n'ai aucun regret) je m'écroule sur le lit de fatigue, une odeur me parasite soudain l'esprit. Une odeur qu'y ne m'est pas familière. Ça y est, je deviens folle. J'ai l'impression de le sentir, mais impossible, mon odorat ne traverse pas encore les murs.
Intriguée, je regarde au sol la boule de vêtement. Ce sont mes affaires, celles que je portais avant la douche. Du moins ce qu'il en reste. Je me rends rapidement compte que ma culotte et mes chaussettes sont aux abonnés absents, et ont été troqué contre un boxer noir.
J'approche mon nez, plus aucun doute, j'ai résolu l’enquête de l'odeur mystérieuse. Je n'ai aucune hésitation sur le fait qu'il a été porté toute la journée, l'odeur qui s'en émane est forte, un mélange de transpiration et de ce que j'imagine l'odeur de son sexe. Répugnante et attirante à la fois, je ne serais pas l'expliquer, mais cette odeur est envoûtante. Je vais pour m'endormir, le visage contre l'oreiller, collé à ce boxer qui touche ma joue, tel un doudou. Humectant à chaque respiration son odeur. Je m'imagine, la tête poser sur son aine, son membre devant moi... J'imagine... Je rêve... Je me questionne... Que fait-il de mes sous-vêtements ?... puis je m'endors.
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