Mon ex belle mère (partie 1/3)

- Par l'auteur HDS Johnne -
Récit érotique écrit par Johnne [→ Accès à sa fiche auteur]
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Récit libertin : Mon ex belle mère (partie 1/3) Histoire érotique Publiée sur HDS le 22-07-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Mon ex belle mère (partie 1/3)
Synopsis
Dans un appartement cossu du 6e arrondissement de Lyon, un homme retrouve chaque soir son ex-belle-mère, une femme d'une beauté troublante à la poitrine généreuse et aux seins d'une sensibilité extrême. Leur relation, née après le divorce, est un huis clos où les mots sont superflus : seuls les corps parlent. Il la soumet sans jamais marquer sa peau, respectant l'interdit des tatouages et des cicatrices. Elle se donne entièrement, avale tout, lèche son sexe et ses couilles, adore son goût, et se met dans les positions les plus vulnérables pour qu'il la prenne par tous les trous, même à sec, même quand la douleur est vive. Il urine dans sa bouche à son retour du travail, sur son visage, puis éjacule sur elle. Elle ne crie jamais, mais elle gémit de plaisir. Elle est folle de lui, non par emprise mais par amour charnel absolu. Au fil des semaines, leur jeu s'intensifie : il la chevauche, lui pince et étire les tétons, la gifle et la fesse sans systématisme, la traite comme une chienne. Elle le supplie de ne jamais la quitter. Mais un jour, une lettre de son ex-femme (la fille de cette femme) menace de briser leur secret. Le huis clos devient alors une prison où chaque caresse est un adieu possible.

Chapitre 1 — Le retour du maître
Scène 1 — L'entrée du maître
La clé tourne dans la serrure. Le bruit métallique, sec, habituel. Il pousse la porte du plat de la main, et le bois heurte le mur, doucement. Le silence de l’appartement l’enveloppe, un silence épais, parfumé à l’encens et à la cire chaude. Dans l’entrée, la lumière du couloir tombe sur elle.

Elle est là. À genoux sur le carrelage froid, les mains croisées sur ses cuisses nues. Sa robe, un tissu léger, gris perle, remonte haut sur ses hanches. Ses cheveux blonds, lisses, tombent en rideau sur ses épaules. Elle ne lève pas les yeux. Elle attend.

Il reste immobile un instant, la main encore sur la poignée. Le bruit de la porte qui claque dans son dos la fait tressaillir, imperceptiblement. Ses épaules se soulèvent, puis retombent. Il pose sa sacoche par terre, près de la console en acajou. Le cuir rebondit sur le parquet avec un bruit sourd. Il défait les lacets de ses chaussures, une par une, les retire, les laisse tomber. Ses chaussettes glissent sur le bois. Il s’approche d’elle.

L’odeur de son parfum, un mélange de vanille et de quelque chose de plus âcre, le frappe. Il sent la fatigue de la journée dans ses épaules, la raideur de sa nuque. Il se tient devant elle, les jambes légèrement écartées.

— Tu as attendu.

Ce n’est pas une question. Il le sait. Il voit la courbe de son dos, la façon dont ses doigts serrent ses cuisses, les jointures blanchies. Il défait la boucle de sa ceinture. Le cliquetis métallique résonne dans l’entrée. Il baisse la fermeture éclair de son pantalon. Le bruit est net, précis. Il sort son sexe, déjà à moitié dur.

— Ouvre.

Elle obéit. Sa bouche s’ouvre, ses lèvres humides, la langue posée à plat sur la langue inférieure. Il voit l’intérieur de sa joue, le rose pâle, la salive qui brille. Il urine. Le jet est chaud, d’abord fort, puis plus régulier. Il frappe le palais, coule sur la langue, remplit la cavité. Elle ne ferme pas les yeux. Elle le regarde, fixement, ses pupilles dilatées, presque noires. Sa gorge bouge, elle avale. Une gorgée. Deux. Le liquide coule sur son menton, goutte sur le col de sa robe, forme une tache sombre.

Il finit. Il reste là, le sexe encore dans sa bouche. Elle tète doucement, une dernière fois, pour recueillir la dernière goutte. Puis elle le lâche, et sa tête retombe, son front touchant presque le sol. Il se reboutonne. Le geste est mécanique.

— Relève-toi.

Elle se lève. Ses jambes tremblent un peu. Sa robe est collée à sa peau, humide. Il voit la pointe de ses seins, dure, qui tend le tissu. Il l’attrape par les cheveux, à la racine, et tire sa tête en arrière. Sa nuque se cambre, sa gorge se tend.

Il la gifle. La claque est sèche, du plat de la main, sur la joue gauche. Sa tête pivote, ses cheveux volent. Elle ne crie pas. Elle ne porte pas la main à sa joue. Elle reste là, le souffle court, la peau rougie.

Il la lâche.

— Viens.

Il tourne les talons et traverse le couloir, vers le salon. Il entend ses pas derrière lui, légers, nus sur le parquet. Il s’arrête devant la grande baie vitrée. La ville brille en contrebas, des milliers de points de lumière, un tapis d’or et d’argent. Il ne la regarde pas.

Il entend sa respiration, derrière lui. Il sent sa présence, la chaleur de son corps. Il se retourne. Elle est là, debout, les bras le long du corps, la tête baissée. La marque de la gifle est encore visible, une tache rose sur sa peau pâle. Sa robe est tachée, froissée. Elle attend.

Il s’approche d’elle. Il pose sa main sur son cou, ses doigts autour de sa gorge, sans serrer. Il sent la pulsation de son sang, rapide, sous sa peau. Il glisse sa main plus bas, sur sa clavicule, puis sur le renflement de son sein. Le tissu de la robe est doux, fin. Il sent la chaleur de sa peau à travers.

Il pince son téton. Il le roule entre ses doigts, le presse, le tire. Elle aspire une goulée d’air, un bruit à peine audible. Son corps se tend, se cambre vers lui. Il pince plus fort. Le tissu se soulève, le téton saillit, dur et pointu sous le drapé.

Il tire. Elle avance d’un pas, son ventre contre le sien. Il sent la chaleur de son corps, l’odeur de sa peau, mêlée à celle de l’urine. Il la tient là, le téton serré entre ses doigts, son regard planté dans le sien.

— Tu veux que je m’occupe de toi.

Elle hoche la tête, à peine. Ses yeux sont humides, brillants. Il lâche son téton. Il recule d’un pas.

— Enlève ça.

Elle défait la robe. Les bretelles glissent sur ses épaules, le tissu tombe à ses pieds. Elle est nue devant lui. Sa poitrine est pleine, lourde, les seins ronds, la peau laiteuse, les tétons dressés, durs, presque violets. Sa taille est fine, ses hanches larges. Le triangle de poils blonds, plus clairs que ses cheveux, luisent, humides.

Il la regarde. Il ne dit rien. Il s’assoit sur le canapé, un grand meuble de cuir noir. Il s’enfonce dans les coussins, les jambes écartées.

— À genoux.

Elle s’agenouille devant lui, entre ses jambes. Ses genoux cognent le parquet. Elle pose ses mains sur ses cuisses, remonte lentement vers sa braguette. Ses doigts tremblent un peu. Il la regarde faire.

Elle défait la boucle, la fermeture éclair. Elle sort son sexe, cette fois complètement dur, gonflé, la veine saillante. Elle se penche, ouvre la bouche, et le prend. Sa langue est chaude, humide. Elle lèche le gland, doucement, en cercles lents. Elle descend, le long de la hampe, jusqu’aux couilles. Elle les prend dans sa bouche, les roule, les suce. Elle remonte. Elle avale tout, jusqu’à la garde, sa gorge qui se contracte autour de lui.

Il pose sa main sur sa nuque. Il ne la force pas. Il la tient juste. Elle continue. Sa tête bouge, de haut en bas, un rythme régulier, obsessionnel. Il sent sa salive couler sur ses couilles, sur ses cuisses. Elle s’arrête, remonte, lèche le gland, le contour, la fente. Elle descend, prend ses couilles dans sa bouche, les suce, les lèche.

Elle glisse plus bas. Sa langue trouve son anus. Elle lèche, doucement, en cercles, appuie un peu. Il sent la chaleur, l’humidité. Il ferme les yeux.

Il la laisse faire. Elle lèche, longtemps. Sa langue est douce, insistante. Elle explore. Elle remonte, reprend son sexe dans sa bouche, l’avale, le suce, le lèche. Elle alterne, sans fin.

Il la repousse. Elle recule, le souffle court, la bouche humide, les yeux brillants.

— Tourne-toi. À quatre pattes.

Elle obéit. Elle se retourne, pose ses mains sur le parquet, ses genoux écartés. Son dos se creuse, ses fesses se soulèvent, offertes. Il voit son sexe, humide, ses lèvres gonflées, son anus, serré, fermé. Il s’approche. Il pose une main sur sa hanche. De l’autre, il guide son sexe. Il le frotte contre sa fente, une fois, deux fois. Il le retire. Il le pose contre son anus.

Il pousse. Elle est serrée. Très serrée. Il sent la résistance, le muscle qui se contracte, qui refuse. Il pousse plus fort. La tête du gland franchit l’anneau. Elle aspire une goulée d’air, un bruit étranglé. Son corps se tend, ses doigts se crispent sur le parquet.

Il pousse encore. Il s’enfonce en elle, centimètre par centimètre. Elle est brûlante, étroite, et il la sent se contracter autour de lui, spasme après spasme. Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle respire par à-coups, le souffle court, sifflant.

Il est en elle jusqu’à la garde. Il reste immobile un instant. Il sent son corps qui tremble, la chaleur qui l’enveloppe. Il retire lentement, presque complètement, puis il enfonce à nouveau, d’un coup sec. Elle ne crie pas.

Il commence à aller et venir. Le rythme est lent, d’abord. Chaque coup est profond, appuyé. Il la sent se détendre un peu, le muscle qui cède, qui accepte. Il accélère. Le bruit de leurs corps, un bruit mat, régulier, emplit la pièce.

Il pose sa main sur ses fesses, il les écarte, il regarde son sexe qui disparaît en elle, qui ressort, luisant de salive et de son propre désir. Il voit son anus distendu, rouge, qui se resserre autour de lui. Il la chevauche. Ses couilles frappent ses grandes lèvres à chaque coup. Il se penche en avant, pose son poids sur elle, ses mains sur ses épaules. Il la plaque au sol, son ventre contre le parquet. Il la prend plus fort, plus vite.

Elle ne dit rien. Sa tête est tournée sur le côté, ses yeux fermés, sa bouche entrouverte. Il voit une larme couler sur sa joue, lentement, jusqu’à ses lèvres. Il ne s’arrête pas. Il jouit.

Il sent la décharge, chaude, profonde, qui monte du bas de son ventre. Il se retire d’un coup, et son sperme gicle sur ses fesses, sur son dos, en longues traînées blanches. Il continue à se branler, quelques secondes, jusqu’à la dernière goutte. Il s’assoit sur le canapé. Elle reste à quatre pattes, le visage contre le sol. Son dos se soulève, s’abaisse. Elle respire fort. Le sperme coule sur sa peau, goutte sur le parquet.

Il la regarde. Elle se relève lentement. Ses jambes tremblent. Elle se tourne vers lui. Son visage est rouge, ses yeux humides, ses lèvres gonflées. Le sperme brille sur ses fesses, sur son ventre.

Elle s’approche de lui. Elle s’agenouille devant lui, sans un mot. Elle prend son sexe dans sa bouche, le lèche, le nettoie. Elle suce doucement, jusqu’à ce qu’il soit propre. Elle recule.

Il pose sa main sur ses cheveux, les caresse, une fois, doucement.

— Va te laver.

Elle se lève. Elle ramasse sa robe, la serre contre elle. Elle traverse le salon, ses pas nus sur le parquet. La porte de la salle de bain s’ouvre, se referme. Il reste seul. La lumière de la ville brille à travers la baie vitrée. Il entend l’eau couler. Il ferme les yeux.

Scène 2 — La chienne sur le canapé
L’eau coule encore dans la salle de bain. Il ne l’entend plus vraiment. Il se lève. Son sexe pend, encore à demi dur, collant de salive et de sperme séché. Il traverse la pièce, pieds nus sur le parquet frais. La baie vitrée reflète son torse nu, la pâleur de sa peau dans la lumière jaune des lampes.

Il pousse la porte de la salle de bain. Elle est sous la douche, dos tourné. L’eau ruisselle sur ses épaules, le long de sa colonne, sur ses fesses. Elle a les mains appuyées contre le carrelage blanc, la tête baissée. L’eau emporte le sperme, en filets roses et blancs qui tourbillonnent vers la bonde.

Il reste dans l’encadrement de la porte. Elle ne se retourne pas. Elle sait qu’il est là. Son dos se creuse un peu plus, ses fesses se soulèvent, offertes sous le jet. L’eau glisse entre ses jambes, coule sur son sexe.

Il s’approche. Il pose une main sur sa nuque. Elle ne bouge pas. Il appuie, doucement d’abord, puis plus fort. Sa tête s’incline, son front touche le carrelage. Ses mains glissent sur la paroi, ses doigts s’écartent.

Il regarde son corps. Ses fesses, rondes, pleines, luisantes d’eau. Sa fente, entre ses jambes, les lèvres gonflées, roses. Son anus, serré, encore rouge de la pénétration, qui se contracte sous le jet. Il pose son sexe contre elle.

Il le frotte contre sa fente, lentement. Le gland glisse entre ses lèvres, remonte, frôle son clitoris, redescend. Elle tremble. Un petit bruit, mouillé, régulier. Il frotte son sexe partout sur elle, sur ses fesses, dans le creux de ses reins, contre l’entrée de son vagin, contre son anus.

Il ne la pénètre pas. Il frotte. Longtemps. Le bruit de l’eau, le bruit de sa peau contre la sienne. Sa queue durcit à nouveau, glisse plus facilement.

Il retire sa main de sa nuque. Il recule d’un pas.

— Sors.

Elle obéit. Elle coupe l’eau. Elle sort de la douche, ruisselante. L’eau goutte sur le carrelage, sur le tapis de bain. Elle reste debout, les bras le long du corps, la tête baissée. Ses seins lourds, les mamelons dressés, durs, violets d’être pincés.

Il s’assoit sur le rebord de la baignoire.

— À genoux.

Elle s’agenouille sur le carrelage froid. Ses genoux claquent contre la faïence. Elle écarte les cuisses, pose ses mains sur ses cuisses, paumes ouvertes. Il tend la main vers sa nuque, l’attire vers lui. Sa bouche s’ouvre. Elle prend son sexe entre ses lèvres, sans attendre. Elle l’avale, profond, tout de suite. Sa gorge se contracte autour du gland. Elle recule, aspire, reprend. Ses mains serrent ses cuisses, ses ongles s’enfoncent dans sa peau.

Il pose ses pieds de chaque côté d’elle. Il se cale contre le bord de la baignoire. Il la laisse faire. Elle suce. Sa tête bouge, régulière, obsessionnelle. La salive coule sur son menton, goutte sur ses seins, sur le carrelage. Elle prend ses couilles dans sa main, les masse, les serre doucement. Elle descend, lèche ses couilles, les prend dans sa bouche, une, puis l’autre.

Elle remonte. Sa langue tourne autour du gland, dans le sillon, sous le frein. Elle lèche la tige, de la base au gland, lentement, en spirale. Elle reprend tout dans sa bouche, avale, recule, avale. Il pose une main sur ses cheveux.

Il ne la force pas. Il tient juste. Elle accélère. Sa bouche est chaude, humide, et il sent sa langue qui bouge, qui caresse, qui insiste. Sa main serre ses couilles, les presse.

Il se retire. Elle reste la bouche ouverte, les yeux levés vers lui. Sa langue dépasse, la salive brille sur ses lèvres. Il se lève.

— Allonge-toi. Sur le dos.

Elle s’allonge sur le carrelage froid. Ses cheveux mouillés s’étalent autour de sa tête. Ses seins tombent sur les côtés, ses mamelons dressés pointent vers le plafond. Ses cuisses sont écartées, ses genoux pliés, ses pieds à plat. Son sexe est ouvert. Humide. Les lèvres gonflées, roses, brillantes.

Il s’agenouille entre ses jambes. Il pose une main sur son ventre. Il sent les muscles qui tremblent sous sa paume. Il remonte, lentement, jusqu’à ses seins. Il les prend dans ses mains, les pèse, les soulève. Ils sont lourds, pleins, la peau douce.

Il pince un mamelon. Elle aspire une goulée d’air. Ses seins sont sensibles, très sensibles. Il le sait. Il pince plus fort. Le mamelon s’étire, devient violet. Il tourne, tire, étire. Elle serre les dents. Ses mains se crispent sur le carrelage, ses ongles raclent la faïence.

Il lâche. Il pince l’autre. Il tire, étire, tourne. Le mamelon s’allonge, devient dur, presque translucide sur les bords. Elle gémit. Un son à peine audible, étranglé.

Il lâche. Il prend ses deux seins dans ses mains, les rapproche, les presse l’un contre l’autre. Les mamelons se touchent. Il se penche, pose sa bouche sur les deux en même temps. Il mordille. Ses dents serrent la peau, la chair. Il aspire.

Elle cambre les reins. Sa tête se renverse en arrière, sa bouche s’ouvre. Un souffle, pas un cri. Il lâche ses seins. Il se redresse.

Il pose son sexe contre son ventre. Il le frotte sur sa peau, remonte, entre ses seins, le long de sa gorge, jusqu’à son menton. Il frotte sur ses lèvres, sur ses joues, sur son front. Il glisse dans ses cheveux mouillés, frotte son gland contre son cuir chevelu. Elle ferme les yeux.

Il descend. Il frotte son sexe sur son visage, lentement, méthodiquement. Sur son nez, sur ses paupières fermées, sur ses tempes. Il appuie un peu sur sa bouche, et elle ouvre les lèvres, laisse le gland glisser entre elles, puis il retire, continue à frotter. Il redescend.

Il pose son sexe contre son vagin. Il frotte. Le gland glisse entre ses lèvres, frôle son clitoris, remonte. Il appuie un peu, la tête s’enfonce, puis il retire. Il le pose contre son anus.

Il frotte. Le gland glisse sur l’anneau serré, appuie, ne pénètre pas. Il frotte encore, en cercles, lentement. Elle écarte un peu plus les cuisses. Ses mains se lèvent. Elle prend ses seins dans ses mains, les soulève, les offre. Ses doigts pincent ses mamelons, les étirent, les tordent. Elle le fait pour lui. Pour qu’il voie.

Il regarde. Ses doigts tirent, tournent, serrent. Ses seins sont rouges, marqués par ses propres ongles. Ses mamelons sont énormes, violets, gonflés. Elle continue. Ses yeux sont ouverts, fixés sur lui.

Il pose une main sur sa gorge. Il appuie. Juste assez pour qu’elle sente le poids. Sa respiration se fait plus courte, plus rapide. Il guide son sexe contre son vagin.

Il pousse. Il s’enfonce d’un coup, jusqu’au fond. Elle est chaude, humide, et elle se contracte autour de lui, immédiatement. Ses doigts lâchent ses seins, ses mains retombent sur le carrelage. Il va et vient.

Lentement, profondément. Chaque coup la remplit, la comble. Il sent ses parois qui l’enserrent, qui le sucent. Il se retire presque complètement, puis s’enfonce à nouveau. Il se penche sur elle.

Il pose son poids sur ses avant-bras, de chaque côté de sa tête. Son torse contre ses seins. Il sent ses mamelons durs contre sa peau. Il bouge, son ventre frotte contre son clitoris à chaque coup. Elle ferme les yeux.

Sa bouche est entrouverte. Il voit le bout de sa langue, entre ses dents. Sa respiration est courte, hachée. Elle ne fait aucun bruit. Juste son souffle, qui siffle entre ses lèvres.

Il accélère. Le bruit de leurs corps, humide, régulier. L’eau qui goutte encore du pommeau de douche. La lumière blanche du néon au-dessus du miroir. Il jouit.

Il sent la décharge, profonde, qui monte du bas de son ventre. Il s’enfonce une dernière fois, reste en elle, et le sperme jaillit, chaud, en longues pulsations. Elle serre les muscles autour de lui, comme pour tout retenir. Il reste immobile. Il sent son sexe qui bat en elle, qui se vide. Sa respiration qui ralentit.

Il se retire. Le sperme coule de son vagin, sur ses lèvres, sur le carrelage. Une flaque blanche, épaisse, qui s’étale. Il se lève. Il attrape le pommeau de douche. Il ouvre l’eau chaude. Il se rince le sexe, rapidement, sans la regarder.

Elle reste allongée sur le carrelage. Ses jambes sont écartées. Le sperme coule sur ses cuisses. Ses seins sont rouges, marqués. Ses mamelons, gonflés, pointent vers le plafond.

Il éteint l’eau. Il se sèche avec une serviette, la jette sur le bord de la baignoire.

— Lève-toi.

Elle se lève. Lentement. Ses jambes tremblent. Le sperme coule le long de sa cuisse, goutte sur le carrelage. Il tend la main.

Il prend ses cheveux mouillés dans sa main, les tire, doucement. Sa tête bascule en arrière, sa gorge se tend.

— Nettoie.

Elle s’agenouille à nouveau. Elle pose sa bouche sur le carrelage. Sa langue lèche le sperme, lentement, soigneusement. Elle aspire, avale. Elle lèche la flaque, la traînée, les gouttes.

Il la regarde. Sa langue est rose, active. Elle lèche chaque trace, chaque éclaboussure. Elle ne laisse rien. Il pose son pied sur sa nuque.

Il appuie. Son front touche le carrelage. Elle reste immobile, la joue contre la faïence froide, la bouche ouverte.

— Reste là.

Il sort de la salle de bain. Il traverse le salon. Il s’assoit sur le canapé en cuir noir. La lumière de la ville brille à travers la baie vitrée. Il entend l’eau couler à nouveau, un bruit régulier, apaisant.

Il ferme les yeux. Il l’entend qui se relève. Ses pas nus sur le carrelage. Le bruit de la douche qu’elle rouvre. L’eau qui coule, longtemps.

Puis le silence. La porte de la salle de bain s’ouvre. Elle apparaît dans l’encadrement de la porte du salon. Nue. Ses cheveux sont mouillés, plaqués en arrière. Sa peau est propre, luisante. Ses seins sont encore rouges, ses mamelons encore gonflés.

Elle s’arrête. Elle le regarde. Il ne dit rien. Elle traverse la pièce. Elle s’agenouille devant lui, entre ses jambes. Elle pose sa tête sur sa cuisse. Elle ferme les yeux.

Il pose une main sur ses cheveux mouillés. Il caresse. Une fois. Deux fois. Ils restent ainsi.

Le silence. La lumière de la ville.

Scène 3 — Le visage offert
Il caresse ses cheveux mouillés. Le bout de ses doigts suit la courbe de son crâne, glisse dans les mèches encore lourdes d’eau. Elle ne bouge pas. Sa respiration est lente, régulière, chaude contre sa cuisse. Il sent le poids de sa tête, l’abandon de tout son corps contre lui. Ses seins pressés contre son genou, la pointe dure de ses mamelons à travers l’espace entre ses jambes.

La ville brille derrière la baie vitrée. Les lumières des immeubles, les phares des voitures sur le pont, le reflet de la Saône quelque part dans le noir. L’appartement est silencieux. Aucun bruit de circulation ne monte jusqu’ici. Juste leur souffle.

Il retire sa main. Elle ne bouge pas. Il attend. Elle reste immobile, la joue contre sa cuisse, les yeux fermés. Ses cils mouillés collés. Une goutte d’eau coule de ses cheveux, glisse le long de sa tempe, tombe sur le cuir du canapé.

Il pose ses deux mains sur ses épaules. Il la repousse, doucement. Elle ouvre les yeux. Elle lève la tête. Elle le regarde. Ses prunelles sont claires, presque transparentes dans la pénombre. Aucune question. Aucune attente. Juste ses yeux ouverts sur lui.

Il se lève. Il se place devant elle. Elle reste à genoux. Sa tête arrive à hauteur de son ventre. Elle ne redresse pas le dos. Ses seins pendent, lourds, les mamelons toujours gonflés, toujours rouges.

Il saisit son sexe. Il est à moitié dur. Il le tient dans sa main, le frotte doucement, une fois, deux fois. La peau se tend, le sang monte. Il sent le poids qui revient, la chaleur qui s’épaissit.

Elle regarde. Ses yeux fixent sa main, son sexe qui durcit. Sa bouche s’entrouvre. Sa langue apparaît, juste le bout, humide. Il secoue la tête.

Elle referme la bouche. Il continue à se masturber. Lentement. Le bruit de sa main sur sa peau, le glissement régulier. Il sent le prépuce qui va et vient, le gland qui émerge, lisse, brillant.

Elle ne bouge pas. Ses mains sont posées sur ses cuisses, paumes ouvertes. Ses doigts ne tremblent pas. Elle attend. Elle le regarde.

Il accélère. Sa main va plus vite, plus fort. Le bruit est sec, régulier. Il sent la tension qui monte, la pression dans ses couilles, la chaleur qui se concentre. Il se penche.

Il place son sexe au-dessus de son visage. Elle lève les yeux vers lui. Sa gorge est tendue, sa pomme d’Adam monte et descend. Elle ouvre la bouche, mais il secoue la tête à nouveau. Elle ferme la bouche.

Il se masturbe au-dessus d’elle. Sa main va vite, très vite. Le gland effleure son front, ses cheveux, une fois, deux fois. Elle ne ferme pas les yeux. Elle le regarde.

Il jouit. Le sperme jaillit, chaud, épais. La première giclée touche sa joue, coule immédiatement. La deuxième frappe son nez, éclabousse ses lèvres. La troisième, plus faible, atterrit sur son menton, perle, goutte.

Il continue à se masturber, lentement, pour vider la dernière goutte. Le sperme coule sur son visage. Une traînée blanche le long de sa joue, une autre qui descend de son nez vers sa bouche, une perle suspendue à son menton. Elle ne bouge pas. Ses yeux sont ouverts. Elle le regarde. Le sperme coule sur sa peau, entre dans la commissure de ses lèvres.

Il recule d’un pas. Il s’assoit sur le canapé. Il la regarde. Elle reste à genoux. Le sperme coule sur son visage, goutte sur ses seins, sur ses cuisses. Elle ne le touche pas. Elle ne l’essuie pas. Elle le laisse couler.

Ses yeux deviennent humides. Une larme coule, mélangée au sperme, glisse le long de sa joue, tombe sur sa poitrine. Elle le regarde.

— Ne me quitte pas.

Sa voix est basse, rauque. Presque un murmure. Les mots sortent entre ses lèvres, mêlés au sperme qui coule dans sa bouche. Il ne répond pas. Elle reste immobile. Le sperme coule sur ses seins, sur son ventre. Ses mains sont toujours posées sur ses cuisses, ouvertes. Ses doigts ne bougent pas.

— Ne me quitte pas.

Sa voix tremble. Une autre larme coule, chaude, rapide. Elle cligne des yeux, et les larmes coulent, libres, sans qu’elle les retienne. Il se lève. Il s’agenouille devant elle.

Il pose ses mains sur ses épaules. Sa peau est chaude, humide. Il sent les larmes qui coulent sur ses doigts. Il l’attire contre lui. Elle vient, sans résistance. Sa tête tombe contre son épaule. Ses larmes mouillent sa peau. Son corps tremble, par secousses, comme des hoquets silencieux.

Il pose une main sur ses cheveux. Il caresse. Lentement. Du front vers la nuque, encore et encore.

— Jamais.

Sa voix est basse, posée. Elle tremble contre lui. Ses mains se lèvent, hésitent, puis se posent sur son dos. Ses doigts s’accrochent à sa peau, comme si elle allait tomber. Il la serre plus fort.

Il sent ses seins pressés contre son torse, ses mamelons durs contre sa peau. Il sent les larmes qui coulent sur son cou, chaudes, salées. Elle enfouit son visage dans son cou. Elle reste ainsi, blottie contre lui, le visage caché. Ses épaules tremblent. Sa respiration est hachée, irrégulière.

Il continue à caresser ses cheveux. Le sperme sèche sur son visage, sur ses seins. Une croûte blanche qui se forme, qui tire sur sa peau. Il la tient. Longtemps.

Les larmes s’arrêtent. Sa respiration ralentit, s’apaise. Ses doigts se détendent sur son dos. Son poids devient plus lourd, plus confiant. Il recule légèrement.

Il prend son visage entre ses mains. Ses joues sont humides, collantes. Ses yeux sont rouges, gonflés. Le sperme a séché en traînées blanches sur ses tempes, sur son nez. Il essuie une larme du bout du pouce.

Elle ferme les yeux. Il pose ses lèvres sur son front. Un baiser. Léger. À peine posé.

Elle rouvre les yeux. Elle le regarde. Ses prunelles sont claires, lavées. Aucune peur. Juste lui, juste son visage.

Il se lève. Il tend la main. Elle prend sa main. Elle se lève. Ses jambes tremblent encore. Le sperme séché tire sur sa peau, forme des plis blancs sur son ventre.

Il la guide vers la chambre. Elle le suit. La chambre est sombre. Les rideaux sont tirés. Le lit est défait, les draps froissés. La lumière de la ville filtre à travers les stores, dessine des rayures sur le mur.

Il la fait s’allonger sur le lit. Elle se couche sur le dos. Ses seins s’affaissent sur les côtés, lourds, leurs mamelons toujours durs. Le sperme séché craquelle sur sa peau. Il s’allonge à côté d’elle.

Il pose sa main sur son ventre. Sa peau est chaude. Il sent les muscles qui se contractent sous ses doigts, légèrement. Elle tourne la tête vers lui. Elle ne dit rien.

Il la regarde. Le silence. Les rayures de lumière sur le mur. Il retire sa main. Il se tourne sur le côté. Il pose sa tête sur l’oreiller. Il ferme les yeux.

Il l’entend qui bouge. Le froissement des draps. Sa respiration qui se rapproche. Elle pose sa tête contre son épaule. Sa main se pose sur son torse, à plat, paume ouverte.

Elle se blottit contre lui. Il sent son souffle sur sa peau, régulier, calme. Il ouvre les yeux. Il regarde le plafond. Les ombres. Les reflets.

Il pose sa main sur la sienne. Il serre. Elle serre en retour. Ils restent ainsi. Les rayures de lumière bougent lentement sur le mur. La nuit avance. La ville respire dehors, silencieuse.

Le sperme sèche sur sa peau, sur ses seins, sur son visage. Elle ne bouge pas. Il ne bouge pas. Le temps passe. Sa respiration devient plus lente, plus profonde. Son poids contre lui s’alourdit. Ses doigts se détendent.

Elle dort. Il reste éveillé. Il regarde le plafond. Il écoute son souffle. Il attend.


Chapitre 2 — La lettre de Claire
Scène 1 — La lettre dans l'entrée
La lumière grise du matin filtre à travers les stores, dessine des rayures parallèles sur le mur de la chambre. Les ombres ont bougé pendant la nuit, glissé lentement du plafond vers le sol, comme des aiguilles d’horloge. Le sperme a séché en une pellicule blanche sur le ventre d’Élise, sur ses seins, sur sa joue. Des craquelures fines, comme de la terre après la sécheresse. Julien ouvre les yeux.

Il ne sait pas quelle heure il est. La lumière est la même, grise et plate. Il a dû s’endormir à un moment, sans s’en rendre compte. Son bras est engourdi sous le poids d’Élise. Sa nuque est raide.

Il ne bouge pas. Il regarde les rayures de lumière sur le mur. Il écoute le souffle d’Élise, régulier, profond. Elle dort encore. Sa main est toujours posée sur son torse, ouverte, paume à plat. Ses doigts sont détendus.

Il reste immobile. Le temps passe. Puis il bouge. Il glisse son bras lentement, doucement, pour ne pas la réveiller. Elle remue un peu, sa tête bouge sur l’oreiller, mais elle ne se réveille pas.

Il se lève. Ses pieds nus sur le parquet froid. Il traverse la chambre. La porte de la salle de bain est entrouverte. Il pousse la porte, entre.

Le néon blanc claque. Il cligne des yeux, ébloui. Il se penche au-dessus du lavabo. Il ouvre le robinet. L’eau coule, froide. Il se passe les mains sur le visage. Il se regarde dans le miroir. Ses traits sont tirés, ses yeux cernés. Il a une marque d’oreiller sur la joue.

Il reste un moment à se regarder. Puis il coupe l’eau. Il s’essuie le visage avec une serviette. Il pose la serviette sur le bord du lavabo. Il sort de la salle de bain.

Il traverse le couloir. Ses pas nus sur le parquet. Il arrive dans l’entrée. L’appartement est calme. La lumière du jour filtre par la fenêtre de l’entrée, éclaire la console en acajou. Le courrier est posé dessus. Du courrier qu’il n’a pas ouvert depuis plusieurs jours. Des enveloppes blanches, des publicités, un magazine.

Il regarde les enveloppes. Il ne les touche pas. Il se baisse pour ramasser quelque chose par terre. Un morceau de papier. Un prospectus qui a dû glisser de la console.

Il le froisse. Il le jette dans la corbeille près de la porte. Il se redresse. Il regarde la porte d’entrée. La lumière filtre par le verre dépoli. Les ombres des arbres bougent dehors.

Il reste immobile. Il écoute le silence. Puis il tourne la tête. Il voit l’enveloppe. Elle est glissée sous la porte. À moitié visible. Un coin blanc qui dépasse du bas de la porte, comme une langue.

Il fronce les sourcils. Il s’approche. Il se baisse. Il tire l’enveloppe. Elle est épaisse. Du papier de qualité, légèrement texturé. Pas de timbre. Pas d’adresse. Juste son prénom écrit à la main sur le devant : *Julien*.

Il connaît cette écriture. Il la connaît depuis des années, depuis les mots doux glissés dans sa poche, les listes de courses collées sur le frigo, les lettres de rupture pliées en quatre. L’écriture de Claire. Son estomac se serre. Il reste accroupi, l’enveloppe dans la main. Il la regarde. Les lettres sont tracées d’une main ferme, régulière. Pas de rature, pas d’hésitation. Elle a posé son stylo, elle a écrit son nom, elle a glissé l’enveloppe sous la porte.

Il se relève lentement. Il tient l’enveloppe entre ses doigts. Le papier est lisse, légèrement granuleux. Il sent l’odeur du papier neuf, et autre chose, une odeur de parfum, celui de Claire, un parfum qu’il connaît, un parfum qu’il a reniflé sur ses oreillers, sur ses vêtements, sur sa peau. Il ne l’ouvre pas tout de suite.

Il reste debout dans l’entrée, l’enveloppe dans la main. La lumière grise du matin éclaire le prénom écrit sur le papier. Les lettres noires, nettes. Il entend un bruit derrière lui. Un froissement de drap.

Élise qui bouge dans la chambre. Il ne se retourne pas. Il ouvre l’enveloppe. Il déchire le rabat d’un geste sec. Le papier se déchire proprement. Il sort la lettre. Une feuille blanche, pliée en trois. Du papier épais, du papier à lettres.

Il déplie la feuille. Il lit. Les mots sont écrits en noir, d’une écriture serrée, régulière. Pas de formule de politesse. Pas de « cher » ou de « mon amour ». Juste les mots, alignés, précis, comme des coups de couteau.

*Je sais tout.* *Toi et ma mère.* *Je vous ai vus.* *Par la fenêtre.* *Je sais ce que tu lui fais.*

*Je sais ce qu’elle accepte.* *Tu vas payer.* *Tu vas payer pour chaque seconde.* *Je vais tout dire.* *À tout le monde.*

*Son mari.* *Tes amis.* *La police.* *Tu vas payer.* Il lit les mots une fois.

Puis une deuxième fois. Les lettres dansent devant ses yeux. Le papier tremble légèrement dans sa main. Sa mâchoire se serre. Les muscles de sa mâchoire saillent sous sa peau.

Il plie la lettre lentement. Il la glisse dans sa poche de pantalon. Il reste immobile. Son regard est fixé sur la porte d’entrée. Sur le verre dépoli. Sur la lumière qui filtre à travers. Sur les ombres des arbres qui bougent dehors.

Il ne bouge pas. Sa respiration est lente, régulière. Mais ses poings sont serrés. Ses ongles s’enfoncent dans ses paumes. Il entend un bruit derrière lui.

Des pas nus sur le parquet. Il ne se retourne pas. Il reste face à la porte. Les pas s’arrêtent derrière lui. Il sent sa présence. Il sent son odeur, ce mélange de savon, de sommeil, de sperme séché. Il sent sa chaleur, à quelques centimètres de lui.

Il ne bouge pas.

— Julien ?

Sa voix est basse, hésitante. Presque un murmure. Il ne répond pas.

— Julien ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Il reste immobile. Les muscles de son dos sont tendus, durs. Il sent la lettre dans sa poche, contre sa cuisse. Le papier plié, les mots écrits, les menaces. Il se retourne.

Il la regarde. Elle est debout dans l’entrée, nue. Ses cheveux sont emmêlés. Ses seins sont lourds, leurs mamelons encore sensibles, légèrement gonflés. Le sperme séché forme des traînées blanches sur son ventre, sur ses cuisses. Ses yeux sont encore lourds de sommeil, mais elle le regarde, inquiète.

Elle voit son visage. Elle voit ses mâchoires serrées. Elle voit ses poings fermés. Elle recule d’un pas.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

Sa voix tremble un peu. Il ne répond pas. Il la regarde. Il la regarde comme s’il la voyait pour la première fois. Nue. Offerte. Les marques de la nuit sur sa peau. Le sperme séché. Les rougeurs sur ses seins, là où il les a pincés. Les marques de ses doigts sur ses fesses.

Il la regarde. Et il sent la colère monter. Pas contre elle. Contre Claire. Contre les mots sur le papier.

Contre cette menace qui vient de l’extérieur, qui vient briser leur silence, leur huis clos, leur monde fermé. Il fait un pas vers elle. Elle recule encore. Son dos touche le mur du couloir. Elle ne peut plus reculer.

Il s’approche d’elle. Il est devant elle. Il la regarde de haut. Ses yeux sont durs. Elle lève la main, comme pour le toucher, pour poser sa main sur sa poitrine, pour le calmer.

Il attrape son poignet. Il serre. Ses doigts s’enfoncent dans sa chair. Elle ne crie pas. Elle ne dit rien.

Elle le regarde. Ses yeux sont grands ouverts. Sa respiration est rapide, légère. Ses seins se soulèvent, s’abaissent, se soulèvent. Il lâche son poignet.

Il lève la main. Il la gifle. La gifle claque dans le silence de l’entrée. Sa tête part sur le côté. Ses cheveux volent. Elle reste la tête tournée, la joue rouge, les yeux fermés.

Elle ne crie pas. Elle ne proteste pas. Elle reste immobile, la joue brûlante, la respiration rapide. Il attrape ses cheveux. Il tire sa tête en arrière.

Son visage se lève vers lui. Ses yeux s’ouvrent. Elle le regarde. Ses prunelles sont claires, humides. Pas de peur. Juste de l’attente. Juste lui.

— À genoux.

Sa voix est basse, rauque. Elle obéit. Elle plie les jambes. Elle s’agenouille sur le parquet froid. Ses genoux touchent le sol. Ses mains se posent sur ses cuisses, paumes ouvertes. Sa tête est baissée.

Il la regarde. Il la regarde, agenouillée devant lui, nue, soumise. La lettre est dans sa poche. Les mots de Claire brûlent dans sa tête. Il pose sa main sur ses cheveux.

Il serre. Ses doigts s’enfoncent dans ses mèches. Elle ne bouge pas. Elle reste à genoux, la tête baissée, le souffle court. Il tire sa tête en arrière.

Son visage se lève vers lui. Ses lèvres sont entrouvertes. Ses yeux le regardent.

— Tu veux savoir ce qu’il y a ?

Elle ne répond pas. Elle le regarde.

— C’est Claire.

Le prénom flotte entre eux. Elle ne bouge pas. Ses yeux s’écarquillent légèrement. Sa respiration s’arrête une seconde.

— Elle sait.

Les mots tombent, lourds, dans le silence. Elle ne dit rien. Elle le regarde. Ses lèvres tremblent. Il lâche ses cheveux.

Il recule d’un pas. Il sort la lettre de sa poche. Il la déplie. Il la tient devant elle.

— Lis.

Elle regarde la lettre. Les mots écrits. L’écriture de sa fille. Elle ne tend pas la main. Elle reste à genoux.

Elle regarde la feuille. Elle lit. Elle lit les mots. Ses lèvres bougent légèrement, comme si elle les lisait à voix basse. Ses yeux parcourent les lignes.

Elle arrive à la fin. Elle reste immobile. La lettre pend dans la main de Julien. Le silence. Le bruit de la rue, dehors, étouffé.

Elle ne dit rien. Elle reste à genoux, les mains sur les cuisses, la tête levée vers la lettre. Ses yeux sont secs. Pas de larmes. Juste un regard vide.

Il froisse la lettre. Il la jette par terre, devant elle. Elle regarde le papier froissé sur le parquet.

— Elle va tout dire.

Sa voix est basse, sans expression. Il ne répond pas. Il la regarde. Il la regarde, agenouillée, nue, les marques de la nuit sur sa peau, la joue encore rouge de la gifle. Elle lève les yeux vers lui.

— Qu’est-ce qu’on va faire ?

Sa voix tremble à peine. Il ne répond pas. Il la regarde. Il sent la colère en lui, chaude, épaisse. Il sent la rage monter, contre Claire, contre cette menace, contre ce monde dehors qui vient les déranger.

Il pose sa main sur son épaule. Sa peau est chaude. Il serre. Ses doigts s’enfoncent dans sa chair. Elle ne bouge pas.

Elle le regarde.

— Tu vas payer.

Sa voix est basse, rauque. Elle ne comprend pas. Elle le regarde, les yeux grands ouverts.

— Payer pour elle.

Il attrape ses cheveux. Il tire. Sa tête part en arrière. Son cou se tend. Ses seins se soulèvent.

Il la tient ainsi, la tête renversée, la gorge offerte. Il se penche vers elle. Son visage est près du sien. Il sent son souffle, rapide, chaud.

— Tu vas payer pour chaque mot qu’elle a écrit.

Sa voix est un murmure. Elle ne dit rien. Elle le regarde. Ses yeux sont brillants.

— Tu vas payer jusqu’à ce que j’oublie.

Elle hoche la tête. Un mouvement à peine perceptible. Il lâche ses cheveux. Il recule. Il la regarde.

Elle reste à genoux, nue, offerte. Il défait son pantalon. Il le baisse. Son sexe est dur. Il s’approche d’elle.

Il pose son sexe sur son visage. Il le frotte sur ses lèvres, sur son nez, sur ses joues. Elle ouvre la bouche. Il entre. Il pousse.

Il sent sa gorge qui se contracte, qui l’accepte. Il pose ses mains sur sa tête. Il la tient. Il pousse plus profond. Elle ne résiste pas.

Elle ne proteste pas. Elle reste immobile, la bouche pleine, la gorge ouverte. Il commence à bouger. Il va et vient. Lentement.

Profondément. Il sent sa langue contre lui, douce, humide. Il ferme les yeux. Il pense à la lettre. Aux mots de Claire.

À la menace. Il pousse plus fort. Elle prend tout. Elle ne bronche pas. Elle reste à genoux, les mains sur les cuisses, la bouche ouverte, offerte.

Il la prend. Il la prend comme il veut. Il la prend comme il a toujours fait. Mais ce matin, il y a autre chose. De la colère.

De la rage. De la peur. Et elle prend tout. Elle avale tout. Elle ne dit rien.

Elle ne proteste pas. Elle reste à genoux. Elle le regarde. Et dans ses yeux, il voit quelque chose. Pas de la peur.

Pas de la tristesse. Juste de l’amour. Un amour qui accepte tout. Même la colère. Même la rage.

Même la peur. Il la regarde. Il la regarde, agenouillée, la bouche pleine, les yeux levés vers lui. Et il sent quelque chose céder en lui. La colère qui reflue.

La rage qui s’apaise. Il reste en elle. Il reste immobile. Il la regarde. Elle le regarde.

Le silence. Le bruit de la rue, dehors. La lettre froissée par terre. Il retire son sexe lentement. Elle reste la bouche ouverte, le souffle court.

Il s’agenouille devant elle. Il pose ses mains sur ses épaules. Il la regarde dans les yeux.

— Je ne vais pas la laisser faire.

Sa voix est basse, posée. Elle le regarde.

— Je vais la détruire.

Elle ne dit rien. Elle pose sa main sur sa joue. Sa paume est chaude. Elle le regarde.

— Fais ce que tu dois faire.

Sa voix est douce. Il pose son front contre le sien. Ils restent ainsi. Agenouillés l’un devant l’autre. Le parquet froid sous leurs genoux.

La lettre froissée par terre. Le silence. La lumière grise du matin. Il la prend dans ses bras. Il la serre contre lui.

Elle enfouit son visage dans son cou. Il sent ses larmes, chaudes, silencieuses. Il la tient. Longtemps. Jusqu’à ce que ses larmes s’arrêtent.

Jusqu’à ce que sa respiration se calme. Jusqu’à ce que le silence revienne. Il la tient. Et il sait que rien ne sera plus jamais comme avant.

Scène 2 — La fureur du maître
Il la tient longtemps. Longtemps. Le temps passe. La lumière grise du matin change, devient plus blanche. La rue s’éveille dehors, des voitures, des pas sur le trottoir. Il sent son corps contre le sien, la chaleur de sa peau, le rythme de sa respiration.

Elle s’écarte enfin. Elle lève les yeux vers lui. Ses yeux sont rouges, ses joues humides. Mais elle sourit. Un sourire fragile, à peine un mouvement des lèvres.

Il ne dit rien. Il se lève. Il la regarde, agenouillée par terre, nue, la lettre froissée à côté d’elle. Il regarde ses seins, ses mamelons encore gonflés, la marque de ses doigts sur son épaule. Il tend la main.

Elle la prend. Il la relève. Elle se tient devant lui, les bras le long du corps, offerte. Il la regarde.

— Viens.

Sa voix est basse. Il lui prend la main et la conduit vers la chambre. Le lit est défait, les draps froissés, la couverture en boule au pied du lit. La lumière filtre à travers les stores, des raies de lumière blanche sur le parquet. Il la lâche.

Il s’approche du lit. Il se tourne vers elle.

— À quatre pattes.

Elle obéit. Elle s’agenouille sur le lit, se penche en avant, pose ses avant-bras sur le matelas. Ses seins pendent, lourds, ses mamelons effleurent le drap. Il la regarde. Son dos, la courbe de ses reins, ses fesses, l’entrée de son sexe déjà humide.

Il s’approche. Il pose une main sur sa hanche. Il sent sa chair ferme, chaude. Il ne dit rien. Il crache dans sa main. Il enduit son sexe. Pas assez. Juste un peu.

Il se positionne derrière elle. Il pose le bout de son sexe contre son anus. Elle ne bouge pas. Elle attend. Il pousse.

Pas doucement. D’un coup. Elle serre les dents. Elle ne crie pas. Mais son corps se tend, ses doigts s’agrippent au drap, ses épaules se soulèvent.

Il est en elle. À sec. Elle est serrée. Très serrée. Il sent chaque muscle, chaque paroi qui résiste, qui cède à peine.

Il reste immobile un instant. Il sent sa chaleur, son étroitesse. Il commence à bouger. Lentement d’abord. Des allers-retours courts, profonds. Elle ne fait pas un bruit. Juste sa respiration, saccadée, rapide.

Il accélère. Il pousse plus fort. Ses couilles claquent contre sa chair. Il pose ses mains sur ses hanches, la tient fermement, la guide. Elle ne résiste pas.

Elle ne proteste pas. Elle reste à quatre pattes, le visage enfoui dans le drap, les fesses offertes. Il la prend. Il la prend comme il veut. Fort.

Vite. Profond. Il sent la sueur perler sur son front. Il sent la chaleur monter en lui. La colère, la rage, la peur, tout se mélange, tout devient ce mouvement, cette pénétration, cette possession.

Il ralentit. Il s’arrête. Il reste en elle. Il se penche en avant, pose son torse contre son dos. Il sent sa peau, chaude, humide. Il pose sa bouche contre son oreille.

— Tu es à moi.

Sa voix est rauque. Elle ne répond pas. Mais elle hoche la tête. Un mouvement à peine perceptible. Il se redresse.

Il saisit ses cheveux, les tire en arrière. Sa tête se relève, son dos se creuse. Il pousse. Plus fort. Plus profond.

Elle gémit. Un son étouffé, à peine audible. Il continue. Il la prend ainsi, les cheveux tirés, le dos arqué, offerte. Il sent la jouissance monter. Mais il ne veut pas jouir. Pas encore.

Il se retire. Il la lâche. Elle reste à quatre pattes, le souffle court, le corps tremblant. Il contourne le lit. Il s’arrête devant elle.

Son sexe est dur, luisant, humide. Il le prend dans sa main. Il le pose sur son visage. Il le frotte sur ses lèvres, sur son nez, sur ses joues. Elle ouvre la bouche.

Il entre. Elle le prend. Elle le suce. Lentement. Profondément.

Il pose ses mains sur sa tête. Il guide son mouvement. Il va et vient dans sa bouche. Il sent sa langue, sa salive, sa gorge. Il ferme les yeux.

Il pense à Claire. À ses mots. À sa menace. Il pousse plus fort. Elle prend tout.

Elle ne bronche pas. Il la tient ainsi, la bouche pleine, la tête entre ses mains. Il se retire. Il recule d’un pas. Il la regarde.

Elle est à genoux sur le lit, nue, les seins lourds, les mamelons durs, le visage humide de salive.

— Allonge-toi.

Elle obéit. Elle s’allonge sur le dos, les jambes écartées, les bras le long du corps. Il s’approche. Il s’agenouille entre ses jambes. Il pose ses mains sur ses seins.

Il les pétrit. Il les presse. Il les malaxe. Elle ferme les yeux. Il pince ses mamelons.

Elle frissonne. Il tire. Il étire. Ses tétons s’allongent, rougissent. Il pince plus fort.

Elle serre les dents. Mais elle ne dit rien. Il continue. Il pétrit ses seins, les presse, les écrase. Il pince ses mamelons, les tire, les tord.

Sa peau rougit. Il se penche. Il mord. Ses dents s’enfoncent dans sa chair. Elle halète.

Il mord plus fort. Il sent le goût de sa peau, salé, chaud. Il lâche. Il regarde la marque. Rouge. Profonde.

Il pose sa bouche sur l’autre sein. Il mord. Elle gémit. Il lâche. Il se redresse.

Il la regarde. Ses seins sont rouges, marqués de ses dents, de ses doigts. Il pose sa main sur son ventre. Il descend. Ses doigts glissent sur sa peau, jusqu’à son sexe.

Il entre. Un doigt. Deux. Elle est humide. Très humide.

Il bouge ses doigts en elle. Elle ouvre la bouche. Elle le regarde. Ses yeux sont brillants. Il retire ses doigts.

Il se penche. Il pose son sexe contre son sexe. Il entre. D’un coup. Elle crie. Un cri étouffé, vite réprimé.

Il commence à bouger. Il va et vient en elle. Fort. Vite. Profond.

Il pose ses mains sur ses épaules, la plaque contre le matelas. Il la prend. Il la prend comme une chienne. Elle lève les jambes, les pose sur ses épaules. Il pousse plus profond.

Il sent qu’il touche le fond. Il continue. Il accélère. Il sent la jouissance monter, chaude, violente. Mais il ne veut pas jouir.

Pas encore. Il se retire. Il s’agenouille. Il la regarde, allongée, les jambes écartées, le sexe ouvert, humide. Il pose ses mains sur ses cuisses.

Il les écarte plus largement. Il se penche. Il crache sur son sexe. La salive coule sur sa chair. Il se redresse.

Il prend son sexe dans sa main. Il le pose contre son anus. Il pousse. Elle serre les dents. Il entre.

À sec. Elle est encore plus serrée qu’avant. Il pousse. Il force. Elle ne crie pas.

Mais ses doigts s’agrippent au drap, ses ongles blanchissent. Il est en elle. Il reste immobile. Il sent sa chaleur, son étroitesse, sa résistance. Il commence à bouger.

Lentement. Profondément. Il va et vient en elle. Elle ne fait pas un bruit. Juste sa respiration, rapide, saccadée.

Il accélère. Il pousse plus fort. Ses couilles claquent contre ses fesses. Il pose ses mains sur ses hanches, la soulève légèrement, change l’angle. Elle gémit.

Un son grave, profond. Il continue. Il la prend ainsi, la soulevant à chaque coup, la pénétrant plus profond. Il sent la jouissance monter. Il ne la retient pas.

Il jouit. Il jouit en elle. Il sent son sperme qui jaillit, chaud, épais. Il continue à bouger, lentement, jusqu’à ce que la dernière secousse s’éteigne. Il reste en elle.

Il reste immobile. Il la regarde. Elle est allongée, les yeux fermés, le souffle court. Ses seins se soulèvent, ses mamelons sont rouges, gonflés. Il se retire lentement.

Son sperme coule de son anus, sur ses fesses, sur le drap. Il la regarde. Il ne dit rien. Il se lève. Il va dans la salle de bain.

Il urine. Longtemps. Il se rince. Il revient dans la chambre. Elle est toujours allongée, dans la même position, les jambes écartées, le sexe ouvert, le sperme qui coule.

Il s’approche. Il s’agenouille devant elle. Il pose une main sur son ventre.

— Tourne-toi.

Elle obéit. Elle se tourne sur le ventre. Elle pose sa tête sur ses bras croisés. Il se lève. Il se place au-dessus d’elle.

Il pose un genou de chaque côté de ses hanches. Il s’assoit sur elle. Il pose son sexe sur son dos. Il le frotte. Il le frotte sur sa peau, sur ses omoplates, sur ses reins.

Il descend. Il le frotte sur ses fesses. Il écarte ses fesses. Il pose son sexe contre son anus. Il pousse.

Elle serre les dents. Il entre. À sec. Elle est encore plus serrée. Il pousse.

Il force. Il est en elle. Il reste immobile. Il sent sa chaleur. Il commence à bouger.

Lentement. Profondément. Il va et vient en elle. Elle ne fait pas un bruit. Il accélère.

Il pousse plus fort. Il la prend ainsi, à califourchon sur elle, la pénétrant profondément. Il sent la jouissance monter. Mais il ne veut pas jouir. Pas encore.

Il se retire. Il se lève. Il contourne le lit. Il s’arrête devant sa tête. Son sexe est dur, humide.

Il le prend dans sa main. Il le pose sur son visage. Il le frotte sur ses lèvres, sur son nez, sur ses joues. Elle ouvre la bouche. Il entre.

Elle le prend. Elle le suce. Il pose ses mains sur sa tête. Il guide son mouvement. Il va et vient dans sa bouche.

Il sent sa langue, sa salive, sa gorge. Il ferme les yeux. Il pense à Claire. Il pousse plus fort. Elle prend tout.

Elle ne bronche pas. Il se retire. Il recule d’un pas. Il la regarde. Elle est allongée sur le ventre, la tête tournée vers lui, la bouche ouverte, le souffle court.

Il s’approche. Il s’agenouille devant elle. Il pose une main sur sa nuque. Il la soulève. Elle se met à genoux.

Il la guide vers le bord du lit. Il la fait descendre. Elle s’agenouille par terre, devant lui. Il reste assis sur le bord du lit. Il écarte les jambes.

Il prend son sexe dans sa main. Il le tend vers elle. Elle ouvre la bouche. Elle le prend. Elle le suce.

Lentement. Profondément. Il pose ses mains sur sa tête. Il guide son mouvement. Il va et vient dans sa bouche.

Il sent la jouissance monter. Il ne la retient pas. Il jouit. Il jouit dans sa bouche. Elle avale.

Elle avale tout. Elle continue à le sucer, lentement, jusqu’à ce qu’il soit vide. Elle s’arrête. Elle reste à genoux, la bouche fermée, les yeux levés vers lui. Il la regarde.

Il ne dit rien. Il se lève. Il va dans la salle de bain. Il urine. Longtemps.

Il se rince. Il revient dans la chambre. Elle est toujours à genoux par terre, nue, le sperme sur son visage, sur ses seins, sur son ventre. Il s’approche. Il s’arrête devant elle.

Il pose son sexe sur son visage. Il urine. L’urine coule sur son front, sur ses joues, sur sa bouche. Elle ouvre la bouche. Elle boit.

Elle avale. Il continue. L’urine coule sur ses seins, sur son ventre. Il urine sur elle. Longtemps.

Jusqu’à ce qu’il soit vide. Il recule. Il la regarde. Elle est couverte d’urine, de sperme, de sueur. Elle le regarde.

Ses yeux sont brillants. Elle sourit. Un sourire fragile, à peine un mouvement des lèvres. Il ne dit rien. Il s’agenouille devant elle.

Il pose ses mains sur ses épaules. Il la regarde dans les yeux.

— Tu es à moi.

Sa voix est basse, rauque. Elle hoche la tête.

— Je suis à toi.

Sa voix est un murmure. Il la prend dans ses bras. Il la serre contre lui. Elle enfouit son visage dans son cou. Il sent son corps contre le sien, chaud, humide.

Il la tient. Longtemps. Jusqu’à ce que le silence revienne. Jusqu’à ce que la lumière change. Jusqu’à ce que la rue s’éteigne.

Il la tient. Et il sait qu’il ne la laissera jamais partir.

Scène 3 — La découverte d'Élise
Le bruit de l’eau cesse. Le silence tombe dans l’appartement. Élise est seule dans la chambre. Elle est toujours à genoux par terre, nue, la peau luisante de sperme et d’urine séchés. Le drap est froissé sous elle, taché. Elle écoute la porte de la salle de bain s’ouvrir, les pas de Julien sur le parquet du couloir. Il va au salon. Elle entend le frigo s’ouvrir, se fermer. Un verre posé sur le marbre de la cuisine. Le silence revient.

Elle reste immobile. Ses genoux lui font mal. Le parquet est dur. Elle sent le froid monter dans ses os. Mais elle ne bouge pas. Elle attend. C’est ce qu’elle fait toujours. Attendre qu’il revienne. Attendre qu’il décide. Attendre qu’il la prenne, qu’il la jette, qu’il la relève. Attendre.

Ses yeux tombent sur le sol, près de la porte de la chambre. La lettre. Elle est là, froissée, jetée par terre depuis le matin. Depuis qu’il l’a lue, depuis qu’il l’a frappée. Elle n’y a pas touché. Il ne lui a pas dit de la lire. Il ne lui a pas ordonné. Mais elle est là. Le papier blanc, la marque de ses doigts sur les plis. L’écriture.

Elle connaît cette écriture. Elle la connaît depuis vingt-cinq ans. Depuis les premiers cahiers d’école, les mots doux glissés sous l’oreiller, les listes de courses, les lettres de vacances. La main de sa fille. Son cœur se serre.

Elle ne bouge pas. Elle regarde la lettre. Elle la regarde longtemps. Le papier est froissé, mais pas déchiré. Il l’a lue, puis jetée. Il ne l’a pas cachée. Il ne l’a pas détruite. Il l’a laissée là, comme un objet sans importance, comme un déchet.

Mais ce n’est pas un déchet. C’est la voix de Claire. Élise avale. Sa gorge est sèche. Elle sent le goût de l’urine, du sperme, de la salive. Elle sent le goût de lui. Elle ferme les yeux. Elle respire. Elle les rouvre.

La lettre est toujours là. Elle tend la main. Ses doigts tremblent. Elle touche le papier. Il est froid, rugueux. Elle le prend. Elle le déplie lentement, comme si le papier pouvait se briser, comme si chaque pli contenait une explosion. Elle le déplie complètement. Les mots de Claire sont là, noirs sur blanc, nets, précis, sans rature.

*Julien,* *Je sais tout.* *Je sais pour toi et ma mère.* *Je sais ce que vous faites dans cet appartement.* *Je sais tout.* *Tu vas payer.*

*Je vais tout dire à mon mari. À tes amis. À la police.* *Tu vas perdre tout ce que tu as.* *Je te détruirai.*

*Claire.* Les lettres dansent devant ses yeux. Elle les relit. Une fois. Deux fois. Trois fois. Les mots s’impriment dans sa tête, brûlants, acides. *Je sais tout. Tu vas payer. Je te détruirai.*

Ses mains tremblent plus fort. Le papier vibre entre ses doigts. Elle le pose sur ses genoux. Elle regarde le mur devant elle. Le papier peint beige, les rayures verticales, la lumière qui tombe de la fenêtre. Elle ne voit rien.

Elle entend sa propre respiration. Rapide. Saccadée. Elle pose une main sur sa poitrine. Son cœur bat fort, trop fort, comme s’il voulait sortir de sa cage.

Claire sait. Claire sait tout. Sa fille sait. La honte monte, chaude, visqueuse. Elle lui serre la gorge. Elle lui tord le ventre. Sa fille sait. Sa fille sait qu’elle est à genoux, qu’elle avale, qu’elle lèche, qu’elle ouvre ses jambes, qu’elle tend son cul, qu’elle boit l’urine de l’homme qui a été son mari. Sa fille sait. Sa fille la voit. Sa fille la juge.

Les larmes montent. Elles coulent sur ses joues, lentes, silencieuses. Elle ne les essuie pas. Elle les laisse couler. Elles tombent sur ses seins, sur le sperme séché, sur l’urine. Elles se mêlent à lui. Elle pleure sans bruit, sans sanglot, juste des larmes qui glissent, qui tombent, qui disparaissent dans la saleté de sa peau.

Elle pense à Claire. Elle pense à ses yeux, à sa voix, à ses mains. Elle pense à la petite fille qu’elle a élevée, à l’adolescente qu’elle a vue grandir, à la femme qu’elle est devenue. Elle pense à tout ce qu’elle lui a appris. La dignité. La fierté. L’amour de soi. Et maintenant. Maintenant, elle est là. À genoux. Nue. Couverte de sperme et d’urine. La chienne de l’homme qui a brisé le mariage de sa fille.

La honte est si forte qu’elle a envie de vomir. Elle serre les dents. Elle serre les poings. Elle regarde la lettre. *Je te détruirai.*

Claire va tout dire. Claire va tout briser. Claire va lui prendre Julien. Claire va le lui arracher. Elle va le jeter en prison, le détruire, le faire disparaître. Et lui, il partira. Il la laissera. Il l’abandonnera. Parce que c’est ce qu’il devra faire. Pour se protéger. Pour survivre.

Non. Le mot claque dans sa tête. Non. Non. Non.

Elle ne le laissera pas partir. Elle ne le laissera pas la quitter. Elle fera tout. Tout. Tout ce qu’il faudra. Elle sera plus soumise, plus obéissante, plus ouverte. Elle se pliera à tous ses désirs, à toutes ses volontés. Elle sera sa chose, son objet, son meuble. Elle sera tout ce qu’il veut. Tout ce qu’il désire. Elle le suppliera. Elle le convaincra. Elle le retiendra.

Les larmes s’arrêtent. Elle essuie ses joues du revers de la main. Elle renifle. Elle respire profondément. Elle se lève. Ses jambes tremblent. Elle va à la salle de bain. Elle pose la lettre sur le lavabo. Elle ouvre le robinet. L’eau coule, froide. Elle se lave le visage. Elle se lave les mains. Elle se regarde dans le miroir.

Ses yeux sont rouges. Ses joues sont marbrées. Ses lèvres sont gonflées. Elle est belle. Elle est toujours belle. Même couverte de honte, même couverte de larmes, elle est belle. Elle le sait. C’est ce qui l’a perdue. C’est ce qui l’a jetée dans ses bras. Sa beauté. Sa beauté qui attire, qui retient, qui possède.

Elle se regarde longtemps. Puis elle sort de la salle de bain. Elle traverse le couloir. Elle va au salon. Julien est assis sur le canapé en cuir noir. Il est nu. Il tient un verre d’eau dans sa main. Il regarde par la fenêtre. La lumière grise du matin tombe sur son corps, sur ses épaules, sur ses cuisses. Il ne se retourne pas quand elle entre.

Elle s’arrête à l’entrée du salon. Elle le regarde. Il ne bouge pas. Elle s’approche. Lentement. Ses pieds nus sur le parquet froid. Elle s’arrête devant lui. Il ne la regarde pas. Il continue de fixer la fenêtre, la rue, les toits, le ciel gris.

Elle s’agenouille. Elle pose ses mains sur ses genoux. Elle écarte doucement ses jambes. Il ne résiste pas. Elle se penche.

Elle pose ses lèvres sur ses pieds. Elle les embrasse. Doucement. Lentement. Elle les lèche. La peau est chaude, salée. Elle prend ses orteils dans sa bouche, un par un. Elle les suce. Elle les nettoie. Elle descend. Elle lèche la plante de ses pieds, le talon, la cheville. Elle remonte. Elle lèche son mollet, son genou, l’intérieur de sa cuisse.

Il ne bouge pas. Il ne dit rien. Elle lèche son sexe. Il est mou, chaud. Elle le prend dans sa bouche. Elle le suce doucement, sans le faire durcir. Juste pour le goût. Juste pour lui. Elle lèche ses couilles. Elle les prend dans sa bouche, une par une. Elle les suce. Elle les lèche. Elle descend plus bas. Elle écarte ses fesses. Elle pose sa langue contre son anus.

Elle le lèche. Longtemps. Elle le lèche en cercles lents, profonds. Elle sent sa peau, ses plis, sa chaleur. Elle ferme les yeux. Elle se concentre sur ce geste, sur cette offrande. Elle lui donne tout. Elle lui donne sa bouche, sa langue, sa salive. Elle lui donne sa honte, sa peur, son amour.

Elle lèche. Elle lèche jusqu’à ce qu’elle sente sa main sur sa nuque. Il pose sa main sur sa nuque. Il ne la serre pas. Il la tient juste. Il la tient là, contre lui, contre son cul, contre son anus. Il la tient.

Elle s’arrête. Elle reste immobile, la bouche contre lui, sa main sur sa nuque. Le silence. Longtemps. Puis il parle.

Sa voix est basse, rauque, presque un murmure.

— Tu as lu la lettre.

Ce n’est pas une question. Elle ne répond pas. Elle reste immobile. Il retire sa main. Il se lève.

Il la contourne. Il s’arrête devant elle. Elle est toujours à genoux, la tête baissée. Elle regarde le parquet. Les lattes de bois, les nœuds, les rayures. Elle attend.

Il pose sa main sur ses cheveux. Il les caresse. Doucement.

— Tu as lu la lettre, répète-t-il.

Sa voix est plus douce maintenant. Presque tendre. Elle hoche la tête.

— Oui.

Sa voix est un filet, à peine audible. Il caresse ses cheveux.

— Et qu’est-ce que tu as pensé ?

Elle lève la tête. Elle le regarde. Ses yeux sont rouges, brillants. Ses lèvres tremblent.

— J’ai pensé que tu allais me quitter.

Il ne répond pas. Il continue de caresser ses cheveux. Elle pose ses mains sur ses cuisses. Elle serre. Elle sent ses ongles s’enfoncer dans sa propre peau.

— Ne me quitte pas.

Sa voix est un souffle.

— Ne me quitte pas, Julien.

Il la regarde. Ses yeux sont sombres. Il ne dit rien. Elle se penche. Elle pose son front contre ses genoux. Elle ferme les yeux.

— Je ferai tout ce que tu veux.

Sa voix est étouffée par ses cuisses.

— Tout.

Elle répète.

— Tout.

Elle ouvre les yeux. Elle lève la tête. Elle le regarde.

— Je serai ta chienne. Ton meuble. Ton objet. Je ferai tout ce que tu veux. Tout ce que tu désires. Je ne dirai rien. Je ne crierai pas. Je ne me plaindrai pas. Je prendrai tout. Tout. Tout ce que tu voudras. Tout ce que tu pourras me donner. Je le prendrai. Je l’avalerai. Je le garderai en moi.

Sa voix se brise.

— Ne me quitte pas.

Il la regarde. Longtemps. Puis il s’agenouille devant elle. Il pose ses mains sur ses épaules. Il la regarde dans les yeux.

— Je ne te quitterai pas.

Sa voix est ferme.

— Je ne te quitterai pas.

Elle le regarde. Ses larmes coulent à nouveau. Silencieuses. Chaudes. Il les essuie du pouce.

— Je vais détruire Claire.

Sa voix est calme, froide.

— Je vais la détruire.

Elle ne nous séparera pas. Elle ne te prendra pas. Tu es à moi. Tu es à moi, et elle ne peut rien y faire. Il la prend dans ses bras.

Il la serre contre lui. Elle enfouit son visage dans son cou. Elle pleure. Elle pleure longtemps. Il la tient.

Il la berce doucement. Il murmure dans ses cheveux.

— Je ne te quitterai pas.

Elle serre ses bras autour de lui. Elle serre si fort que ses doigts blanchissent. Elle ne veut pas le lâcher. Elle ne le lâchera jamais. Il reste immobile.

Il la tient. Le temps passe. La lumière grise du matin glisse sur le parquet. Les ombres bougent. La rue respire dehors, silencieuse.

Il la tient. Et il sait qu’il va devoir se salir les mains.


Chapitre 3 — L'étreinte ultime
Scène 1 — La décision du départ
Il la tient encore longtemps. Jusqu'à ce que ses bras commencent à trembler. Jusqu'à ce que la lumière grise vire au blanc cru du plein matin. Il desserre son étreinte. Elle ne bouge pas. Elle reste blottie contre lui, le visage enfoui dans son cou, les doigts crispés sur ses omoplates. Il sent sa respiration, chaude, régulière, contre sa peau.

Il pose ses mains sur ses poignets. Il les décolle doucement de son dos. Elle résiste un instant. Ses doigts se crispent. Puis elle cède.

Il recule d'un pas. Il se lève. Elle reste à genoux. Elle lève la tête. Ses yeux sont rouges, gonflés, ses joues striées de larmes séchées. Ses lèvres tremblent encore.

Il la regarde.

— Lève-toi.

Sa voix est calme. Pas dure. Pas douce. Juste calme. Elle se lève.

Ses jambes tremblent. Elle vacille. Elle pose une main sur son épaule pour se stabiliser. Il ne bouge pas. Il la laisse faire.

Elle retire sa main. Elle se tient droite devant lui. Nue. Les seins lourds, les mamelons durcis par l'air froid. Les cuisses encore humides. Le ventre maculé de traces séchées.

Il la regarde. Longtemps. Puis il tend la main. Il pose ses doigts sous son menton. Il l'oblige à lever la tête.

Il plonge ses yeux dans les siens.

— Tu veux que je reste.

Ce n'est pas une question. Elle hoche la tête. À peine. Ses yeux s'embuent à nouveau. Il retire sa main.

Il contourne le canapé. Il va à la fenêtre. Il écarte le rideau d'un doigt. La rue est calme. Un livreur passe sur un scooter. Une femme promène un chien. La vie continue dehors, indifférente.

Il lâche le rideau. Il se retourne. Elle est toujours là, debout au milieu du salon. Nue. Les bras le long du corps. Les mains ouvertes. Les paumes tournées vers lui.

Il s'approche. Il s'arrête à un mètre d'elle.

— Une nuit.

Sa voix est basse.

— Une dernière nuit.

Elle cligne des yeux.

— Et après ?

Sa voix est un murmure. Il ne répond pas. Il pose sa main sur sa nuque. Il la serre. Pas fort. Juste assez pour qu'elle sente ses doigts.

— Après, je pars.

Elle ferme les yeux. Elle inspire. Elle expire. Elle ouvre les yeux.

— Alors une nuit.

Sa voix est plus ferme maintenant. Presque calme.

— Une nuit.

Il la lâche. Il recule. Il s'assied sur le canapé. Il la regarde. Elle reste debout.

Elle attend. Il ne dit rien. Elle attend encore. Puis elle comprend. Elle s'agenouille.

Lentement. Ses genoux heurtent le parquet. Le bruit est sourd. Elle ne bronche pas. Elle avance à quatre pattes.

Elle traverse la distance qui la sépare de lui. Elle s'arrête entre ses jambes. Elle lève la tête. Elle le regarde.

— Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Il ne répond pas tout de suite. Il la regarde. Ses seins pendent, lourds. Ses mamelons effleurent ses cuisses à elle. Sa respiration est rapide, courte. Ses lèvres sont entrouvertes.

Il pose sa main sur sa tête. Il enfonce ses doigts dans ses cheveux. Il tire. Doucement. Elle suit le mouvement. Elle se penche. Elle pose ses mains sur ses cuisses à lui.

Il desserre sa prise. Il attend. Elle comprend. Elle baisse la tête. Elle pose sa bouche sur son sexe.

Il est mou. Chaud. Elle l'ouvre. Elle le prend dans sa bouche. Elle le suce. Lentement. En cercles. Elle sent le goût de sa propre salive, celui de sa peau à lui. Elle ferme les yeux. Elle se concentre.

Il ne durcit pas tout de suite. Il la laisse faire. Elle suce. Elle lèche. Elle prend ses couilles dans sa bouche, une par une. Elle les roule sur sa langue. Elle les suce. Elle les aspire doucement.

Il pose sa main sur sa nuque. Il la tient là. Il sent sa bouche, sa langue, sa salive. Il ferme les yeux. Il inspire.

Il expire. Il laisse le temps passer. Elle continue. Longtemps. Jusqu'à ce qu'il sente la chaleur monter.

Jusqu'à ce que son sexe commence à durcir dans sa bouche. Elle le sent. Elle accélère. Elle le prend plus profond. Elle le suce plus fort.

Il pose ses deux mains sur sa tête. Il la tient. Il ne la dirige pas. Il la tient juste. Elle comprend.

Elle ralentit. Elle le suce doucement, lentement, profondément. Elle le prend tout entier dans sa bouche. Elle le garde là. Elle avale. Sa gorge se serre autour de lui. Elle ne bouge pas. Elle reste immobile, sa bouche pleine de lui.

Il sent sa gorge, chaude, humide, serrée. Il expire. Il desserre ses mains. Il les pose sur ses épaules. Il la repousse doucement.

Elle libère son sexe. La salive coule de ses lèvres, un fil brillant qui relie sa bouche à lui. Elle lève la tête. Ses yeux sont brillants.

— Allonge-toi.

Sa voix est basse. Elle obéit. Elle s'allonge sur le dos, devant le canapé. Ses cheveux s'étalent sur le parquet. Ses seins retombent sur les côtés. Ses mamelons sont durs, dressés.

Il se lève. Il se place au-dessus d'elle. Il pose un genou de chaque côté de sa tête. Il s'accroupit. Son sexe pend au-dessus de son visage.

Elle ouvre la bouche. Il ne descend pas. Il attend. Elle lève les mains. Elle pose ses paumes sur ses cuisses. Elle l'attire vers elle.

Il cède. Il descend. Il pose son sexe sur sa bouche. Elle l'ouvre plus grand. Elle le prend.

Elle le suce. Il reste immobile, les mains sur ses propres cuisses, les yeux baissés vers elle. Elle suce. Elle le prend profond. Elle avale.

Elle le garde au fond de sa gorge. Il sent sa gorge se serrer, se détendre, se serrer à nouveau. Il ferme les yeux. Il laisse faire. Longtemps.

Puis il retire son sexe. Il s'accroupit à côté d'elle. Il pose une main sur son ventre. Il remonte. Il touche ses seins.

Ils sont chauds, lourds. Il les prend dans ses paumes. Il les soulève. Il les pèse. Elle ferme les yeux.

Il pince ses mamelons. Elle inspire. Fort. Il les pince plus fort. Il les étire.

Il les tord. Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle respire fort, par la bouche, les yeux fermés, les mains crispées sur le parquet. Il lâche.

Il pose ses paumes à plat sur ses seins. Il les écrase. Il sent leur chair sous ses doigts, leur chaleur, leur poids. Il les relâche. Il descend.

Il pose sa main sur son sexe. Elle est humide. Très humide. Il glisse un doigt en elle. Elle cambre les reins.

Elle ouvre les yeux. Elle le regarde. Il retire son doigt. Il le porte à sa bouche. Il le lèche.

Elle le regarde faire. Ses yeux sont sombres, brillants. Il se penche. Il pose sa bouche contre son oreille.

— Tourne-toi.

Elle obéit. Elle se retourne. Elle se met à quatre pattes. Ses seins pendent, lourds. Ses fesses sont hautes, offertes. Son sexe est visible entre ses cuisses, humide, ouvert.

Il pose une main sur sa hanche. Il s'approche. Il pose son sexe contre elle. Il ne la pénètre pas. Il frotte.

Il frotte son sexe contre sa fente, contre son clitoris, contre ses lèvres. Elle frissonne. Elle pose son front sur le parquet. Elle écarte un peu plus les genoux. Elle s'offre.

Il continue de frotter. Longtemps. Jusqu'à ce qu'elle tremble. Jusqu'à ce qu'elle gémissement, un son rauque, étranglé. Il s'arrête.

Il pose son sexe contre son anus. Elle se tend. Elle serre les fesses. Puis elle les relâche. Elle se détend.

Elle attend. Il appuie. Lentement. La tête de son sexe pénètre. Elle inspire.

Fort. Elle ne bouge pas. Il pousse. Un centimètre. Deux.

Elle est serrée. Très serrée. Il sent chaque muscle, chaque pli, chaque résistance. Il s'arrête. Il attend.

Elle respire. Elle expire. Elle se détend encore. Il pousse à nouveau. Plus profond.

Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle serre les poings sur le parquet. Il continue. Lentement.

Jusqu'à ce qu'il soit en elle jusqu'à la garde. Il reste immobile. Il sent son corps autour de lui, chaud, serré, vivant. Elle reste immobile aussi. Le silence.

Longtemps. Puis elle bouge. Elle recule contre lui. Elle l'enfonce plus profond. Elle gémit.

Un son bas, rauque, venu du fond de la gorge. Il pose ses mains sur ses hanches. Il commence à bouger. Lentement. Profondément.

Chaque coup la remplit entièrement. Elle pose sa joue sur le parquet. Elle ferme les yeux. Elle ouvre la bouche. Elle respire.

Fort. À chaque coup. Il accélère. Il la prend plus fort. Ses hanches claquent contre ses fesses. Le bruit est humide, régulier.

Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle respire. Fort. De plus en plus fort.

Il sent la chaleur monter. Il sent son sexe dur, tendu, serré par son corps. Il ralentit. Il s'arrête. Il reste en elle.

Il attend. Elle attend aussi. Il retire son sexe. Lentement. Elle reste à quatre pattes, le corps tremblant, la respiration hachée.

Il recule. Il s'assied sur le canapé. Il la regarde. Elle reste à quatre pattes. Elle ne bouge pas.

— Viens.

Sa voix est basse. Elle se redresse. Elle se tourne. Elle rampe vers lui. Elle s'arrête entre ses jambes.

Elle pose sa tête sur sa cuisse. Il pose sa main sur ses cheveux. Il les caresse. Doucement.

— Une nuit, dit-il.

Sa voix est un murmure.

— Une nuit.

Elle ferme les yeux. Elle hoche la tête.

— Une nuit.

Sa voix est un souffle. Il caresse ses cheveux. Longtemps. Jusqu'à ce que sa respiration ralentisse. Jusqu'à ce qu'elle s'apaise.

La lumière blanche du matin remplit le salon. La rue respire dehors. Le silence. Il la caresse. Et il sait que cette nuit sera la dernière.

Scène 2 — Le rituel d'abandon
Il la regarde. Elle reste immobile contre lui, la tête sur sa cuisse, les cheveux éparpillés sur sa peau. Sa respiration est lente, régulière. Elle dort peut-être. Ou elle fait semblant. Il ne sait pas.

Il retire sa main. Il se lève. Elle ne bouge pas. Il va dans la chambre. Le lit est défait, les draps froissés, l'oreiller encore marqué par la forme de sa tête. Il tire les stores. La lumière devient laiteuse, tamisée. Il ouvre le tiroir de la table de nuit. Il en sort une corde. Fine. En nylon. Il la tient un instant, la fait glisser entre ses doigts.

Il retourne dans le salon. Elle est toujours là, la tête sur sa cuisse, ou plutôt là où sa cuisse était. Sa joue repose sur le cuir noir du canapé. Ses yeux sont ouverts. Elle le regarde.

Il montre la corde. Elle ne dit rien. Elle se lève. Elle le suit. Dans la chambre, elle s'arrête près du lit. Elle attend. Il désigne le lit. Elle s'allonge sur le dos, les bras le long du corps. Il s'approche. Il prend son poignet gauche. Il l'attache à la barre du lit. Le nœud est serré, pas trop. Assez pour qu'elle ne puisse pas se libérer. Il attache le poignet droit. Il tire. Les bras sont tendus au-dessus de sa tête. Elle est ouverte, offerte.

Il recule. Il la regarde. Ses seins sont lourds, posés sur sa poitrine, les mamelons déjà durs. Son ventre se soulève doucement. Ses cuisses sont fermées. Il s'approche. Il pose une main sur son genou. Il écarte. Elle laisse faire. Ses cuisses s'ouvrent. Son sexe apparaît, humide, les lèvres gonflées.

Il reste immobile. Il la regarde. Elle le regarde. Ses yeux sont calmes. Pas de peur. Pas d'attente. Juste une acceptation totale, une confiance absolue.

Il pose une main sur son ventre. Il remonte. Il prend ses seins dans ses paumes. Il les soulève. Il les pèse. Ils sont chauds, lourds, pleins. Il pince les mamelons. Doucement. Puis plus fort. Elle inspire. Elle ferme les yeux. Il les pince plus fort. Il les étire. Il les tord. Les pointes deviennent violettes, presque noires. Elle respire par la bouche, les lèvres entrouvertes.

Il lâche. Il pose ses paumes à plat sur ses seins. Il appuie. Il écrase. Il sent leur chair sous ses doigts, leur chaleur, leur poids.

Il les relâche. Il descend. Il pose sa main sur son sexe. Elle est humide. Très humide. Il glisse un doigt en elle. Elle cambre les reins. Elle ouvre les yeux. Elle le regarde. Il retire son doigt. Il le porte à sa bouche. Il le lèche.

Elle le regarde faire. Ses yeux sont sombres, brillants. Il se penche. Il pose sa bouche contre son oreille.

— Tu veux que je te prenne ?

Sa voix est basse, rauque. Elle hoche la tête.

— Oui.

Sa voix est un souffle.

— Par tous les trous ?

Elle hoche encore.

— Oui.

Il se redresse. Il s'approche. Il pose son sexe contre sa bouche. Elle ouvre les lèvres. Elle le prend.

Il s'enfonce en elle. Lentement. Jusqu'au fond de sa gorge. Elle ne bronche pas. Elle ne tousse pas. Elle le prend. Elle le garde. Il reste immobile un instant, sentant sa gorge autour de lui, chaude, humide, serrée.

Il retire. Il remonte. Il pose son sexe contre son sexe. Il frotte. Il frotte contre sa fente, contre son clitoris, contre ses lèvres.

Elle frissonne. Elle écarte un peu plus les cuisses. Elle s'offre. Il continue de frotter. Longtemps.

Jusqu'à ce qu'elle tremble. Jusqu'à ce qu'elle gémissement, un son rauque, étranglé. Il s'arrête. Il pose son sexe contre son anus. Elle se tend.

Elle serre. Puis elle relâche. Elle se détend. Elle attend. Il appuie.

Lentement. La tête de son sexe pénètre. Elle inspire. Fort. Elle ne bouge pas.

Il pousse. Un centimètre. Deux. Elle est serrée. Très serrée. Il sent chaque muscle, chaque pli, chaque résistance.

Il s'arrête. Il attend. Elle respire. Elle expire. Elle se détend encore.

Il pousse à nouveau. Plus profond. Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle serre les poings sur le drap.

Il continue. Lentement. Jusqu'à ce qu'il soit en elle jusqu'à la garde. Il reste immobile. Il sent son corps autour de lui, chaud, serré, vivant.

Elle reste immobile aussi. Le silence. Longtemps. Puis elle bouge. Elle pousse contre lui.

Elle l'enfonce plus profond. Elle gémit. Un son bas, rauque, venu du fond de la gorge. Il pose ses mains sur ses hanches. Il commence à bouger.

Lentement. Profondément. Chaque coup la remplit entièrement. Elle ferme les yeux. Elle ouvre la bouche.

Elle respire. Fort. À chaque coup. Il accélère. Il la prend plus fort.

Ses hanches claquent contre ses fesses. Le bruit est humide, régulier. Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle respire.

Fort. De plus en plus fort. Il sent la chaleur monter. Il sent son sexe dur, tendu, serré par son corps. Il ralentit.

Il s'arrête. Il reste en elle. Il attend. Elle attend aussi. Il retire son sexe.

Lentement. Elle reste allongée, les bras attachés, le corps tremblant, la respiration hachée. Il recule. Il s'approche de son visage. Il pose son sexe contre ses lèvres.

Elle ouvre la bouche. Elle le prend. Il s'enfonce en elle. Jusqu'au fond. Il sent sa gorge se serrer, se détendre, se serrer à nouveau. Il ferme les yeux. Il laisse faire. Longtemps. Puis il retire.

Il remonte. Il se positionne au-dessus d'elle. Il pose une main sur son ventre. Il urine. Le jet est chaud, puissant. Il frappe son ventre, remonte, coule sur ses seins, sur son cou, sur son visage. Elle ferme les yeux. Elle ouvre la bouche. Elle boit. Elle avale. Il continue. Longtemps. Jusqu'à ce que son corps soit couvert, luisant, ruisselant.

Il s'arrête. Il s'approche. Il frotte son sexe sur son visage. Sur son front. Sur ses joues.

Sur ses lèvres. Elle laisse faire. Elle ouvre la bouche. Elle le lèche. Elle le nettoie.

Il reste immobile. Il la regarde. Elle est belle. Couverte d'urine, les cheveux collés, les yeux brillants, la bouche ouverte. Elle est belle.

Il se redresse. Il la retourne. Il la met sur le ventre. Il attache ses chevilles aux barreaux du lit. Elle est à plat ventre, les bras tendus au-dessus de la tête, les jambes écartées, offerte.

Il s'approche. Il pose son sexe contre son anus. Elle est encore serrée. Il pousse. Elle inspire.

Fort. Il pousse plus fort. Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle serre les poings sur le drap.

Il continue. Jusqu'à ce qu'il soit en elle jusqu'à la garde. Il reste immobile. Il attend. Elle attend.

Puis il commence à bouger. Fort. Vite. Ses hanches claquent contre ses fesses. Le bruit est sec, régulier.

Elle respire. Fort. De plus en plus fort. Il sent la chaleur monter. Il sent son sexe dur, tendu, serré par son corps.

Il ralentit. Il s'arrête. Il reste en elle. Il attend. Elle attend aussi.

Il retire son sexe. Il se positionne au-dessus d'elle. Il urine sur son dos. Le jet coule sur sa colonne vertébrale, entre ses fesses, sur son sexe. Elle frissonne.

Elle ne bouge pas. Il s'arrête. Il la retourne. Il la remet sur le dos. Il détache ses chevilles.

Il écarte ses cuisses. Il s'agenouille entre elles. Il pose son sexe contre son sexe. Il la pénètre. Elle est humide. Très humide. Il glisse en elle facilement, profondément.

Elle cambre les reins. Elle ouvre les yeux. Elle le regarde. Il commence à bouger. Lentement.

Profondément. Chaque coup la remplit entièrement. Elle ferme les yeux. Elle ouvre la bouche. Elle respire.

Fort. À chaque coup. Il accélère. Il la prend plus fort. Ses hanches claquent contre ses cuisses. Le bruit est humide, régulier.

Elle ne crie pas. Elle ne gémit pas. Elle respire. Fort. De plus en plus fort.

Il sent la chaleur monter. Il sent son sexe dur, tendu, serré par son corps. Il sent qu'il va jouir. Il se retire. Il se positionne au-dessus de son visage.

Il éjacule. Le sperme gicle sur son front, sur ses joues, sur ses lèvres. Elle ouvre la bouche. Elle boit. Elle avale.

Il continue. Jusqu'à ce qu'il soit vide. Jusqu'à ce qu'elle soit couverte. Il s'arrête. Il reste immobile.

Il la regarde. Elle est couverte d'urine et de sperme. Les cheveux collés. Les yeux brillants. La bouche ouverte.

Elle le regarde. Elle sourit. Faiblement. Ses yeux se révulsent. Ils deviennent blancs.

Sa tête tombe sur le côté. Elle ne bouge plus. Il reste immobile. Il attend. Elle ne bouge pas.

Il s'approche. Il pose une main sur son visage. Il le tapote.

— Élise.

Elle ne répond pas. Il la détache. Il lui prend les poignets, les chevilles. Il les pose sur le lit. Il va dans la salle de bain.

Il prend un verre d'eau. Il revient. Il s'agenouille près d'elle. Il lui verse de l'eau sur le visage. Elle frissonne.

Elle ouvre les yeux. Ils sont vagues, perdus. Puis ils se fixent sur lui. Elle sourit. Faiblement.

— Julien.

Sa voix est un souffle. Il pose une main sur sa joue. Il la caresse.

— Je suis là.

Elle ferme les yeux. Elle hoche la tête.

— Je sais.

Il reste près d'elle. Longtemps. Jusqu'à ce que sa respiration ralentisse. Jusqu'à ce qu'elle s'apaise. La lumière blanche du matin remplit la chambre.

La rue respire dehors. Le silence. Il la caresse. Et il sait que cette nuit a été la dernière.

Scène 3 — L'aube du départ
L'aube. Une lumière grise, laiteuse, filtre à travers les stores. Elle dessine des barres parallèles sur le mur, sur le sol, sur le lit défait. Les draps sont froissés, tachés. L'odeur est lourde, épaisse : sueur, urine, sperme, sexe. Une odeur de chair, de possession, de nuit finie.

Il est assis au bord du lit. Nu. Il regarde ses mains. Il les tourne, les retourne. Des mains calleuses, des jointures blanchies par la tension. Des mains qui l'ont tenue, pénétrée, frappée, caressée. Des mains qui ont pissé sur elle, qui ont essuyé le sperme sur ses lèvres, qui ont ranimé son visage quand elle s'est évanouie.

Il les pose sur ses genoux. Il se lève. Ses pieds nus sur le parquet. Le bois est froid. Il traverse la chambre, contourne la flaque d'eau près du lit

— le verre renversé, l'eau qui a coulé sur le plancher, qui a formé une tache sombre, oblongue, comme une flaque de pluie sur un trottoir.

Il ouvre la penderie. Il en sort un pantalon. Noir. Il l'enfile. La ceinture claque contre la boucle.

Il en sort une chemise. Blanche. Il l'enfile. Il boutonne. Ses doigts sont lents, précis. Chaque bouton s'enclenche dans sa boutonnière. Un, deux, trois, quatre, cinq. Le col est droit. Il remonte la fermeture éclair du pantalon. Il ajuste la ceinture.

Il se tourne. Élise est allongée sur le lit, nue, toujours couverte d'urine et de sperme. Ses cheveux collés en mèches sombres sur son front, sur ses joues. Ses seins, lourds, tombent sur le côté. Ses mamelons sont violets, gonflés, encore sensibles. Son ventre est luisant, strié de traînées blanchâtres. Ses cuisses sont écartées, molles. Entre ses jambes, le sexe est rouge, humide, ouvert.

Elle le regarde. Ses yeux sont calmes, brillants. Pas de larmes. Pas de peur. Juste une lumière tranquille, une acceptation, une paix.

Il s'approche. Il s'arrête au bord du lit. Il la regarde. Longtemps. Elle ne bouge pas.

Elle respire calmement, profondément. Ses seins se soulèvent, s'abaissent. Le mouvement est régulier, apaisé. Il se penche. Il pose une main sur son front.

Sa peau est chaude, moite. Il remonte la main, écarte les mèches collées sur son visage. Ses doigts glissent sur sa tempe, sur sa joue, sur sa mâchoire. Il suit la courbe de son visage, la ligne de son cou, le creux de sa clavicule. Elle ferme les yeux.

Elle incline la tête. Elle offre son visage à sa main. Il s'arrête. Il retire sa main. Il se redresse.

Il va dans la salle de bain. Le néon blanc claque. La lumière est crue, froide. Le carrelage est humide sous ses pieds. Il ouvre le robinet. L'eau coule, claire, froide. Il se penche, se rince le visage. L'eau coule sur ses joues, dans son cou, sur sa chemise. Il reste penché, les mains appuyées sur le bord du lavabo, la tête baissée.

Il regarde l'eau tourbillonner dans l'évacuation. Il se redresse. Il se regarde dans le miroir. Ses yeux sont cernés. Sa barbe a poussé. Ses lèvres sont sèches.

Il ferme le robinet. Il prend une serviette, s'essuie le visage. La serviette est blanche, douce. Il la pose sur le bord du lavabo. Il retourne dans la chambre.

Élise n'a pas bougé. Elle est toujours allongée, nue, offerte, couverte de lui. Elle le regarde. Ses yeux le suivent, calmes, sans ciller. Il s'approche du lit.

Il s'arrête. Il la regarde.

— Je dois y aller.

Sa voix est plate, neutre. Pas de colère. Pas de tristesse. Juste un constat, une évidence. Elle hoche la tête.

Lentement. Ses cheveux collés bougent sur le drap.

— Je sais.

Sa voix est un souffle, un murmure, à peine audible. Il reste immobile. Il la regarde. Longtemps. Puis il se penche.

Il pose ses lèvres sur son front. Ses lèvres sont sèches, chaudes. Il reste là, le front contre le sien, les yeux fermés. Elle ferme les yeux aussi. Ils restent là.

Longtemps. Puis il se redresse. Il la regarde une dernière fois.

— Je reviendrai.

Elle hoche la tête. Une larme coule sur sa joue. Elle ne l'essuie pas. Elle ne bouge pas. Elle reste allongée, nue, couverte de lui, les yeux ouverts, la larme qui coule lentement sur sa tempe, dans ses cheveux.

Il se tourne. Il traverse la chambre. Il ouvre la porte. Il s'arrête sur le seuil. Il ne se retourne pas.

— Élise.

Sa voix est basse, rauque.

— Oui.

— Tu es à moi.

Un silence.

— Je suis à toi.

Il ferme la porte. Ses pas dans le couloir. Le bruit de ses chaussures sur le parquet, puis sur le carrelage de l'entrée. La porte d'entrée qui s'ouvre. Un courant d'air froid. La porte qui se referme. Le verrou qui claque.

Le silence. Elle reste allongée. Longtemps. La lumière grise du matin glisse sur le mur. Les barres parallèles bougent lentement, imperceptiblement. Le soleil monte.

Elle ne bouge pas. Elle sent son corps. La douleur dans son anus, dans son vagin, dans ses seins. La brûlure de l'urine sur sa peau. Le sperme qui sèche, qui tire sur sa peau. Les marques des cordes à ses poignets, à ses chevilles. Les bleus sur ses cuisses, sur ses fesses.

Elle sent tout. Elle sourit. Elle pose une main sur son ventre. Là où il l'a pénétrée. Là où il a pissé.

Là où il a joui. Elle pose sa main à plat. Elle sent la chaleur de sa propre peau. Elle ferme les yeux. Elle respire.

Longtemps. Puis elle se tourne. Elle roule sur le côté. Elle enfouit son visage dans l'oreiller. L'oreiller sent lui. La sueur, le sexe, l'urine. L'odeur de sa nuque, de ses cheveux, de sa peau.

Elle inspire. Profondément. Elle garde l'odeur dans ses poumons. Elle ouvre les yeux. Elle regarde la porte fermée.

Elle sourit. Elle sait. Elle lui appartient. Pour toujours.

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Histoire Libertine
Longue, longue, longue et amorale.



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