Rénovations of Desire - Chapitre 1 - L'Héritage Appelle à l'Aube
Récit érotique écrit par Hercule [→ Accès à sa fiche auteur]
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Rénovations of Desire - Chapitre 1 - L'Héritage Appelle à l'Aube
Bryan évoluait depuis plusieurs années dans le monde exigeant de l’audiovisuel. Il y avait trouvé sa place à force de travail, de rigueur et d’une capacité rare à anticiper les attentes des autres. À l’agence de films qui l’employait, on le considérait comme un élément fiable, presque indispensable. Il savait gérer les équipes, respecter les délais, négocier avec les partenaires. On lui faisait confiance.
Pourtant, cette confiance avait un goût amer.
Car si Bryan mettait tout son cœur dans ses projets, une ambition plus vaste brûlait en lui, silencieuse mais tenace. Il ne voulait pas simplement gravir les échelons d’une structure qui finirait par l’user. Il voulait bâtir la sienne. Pas une agence classique, formatée, rassurante. Non. Bryan rêvait d’une société audacieuse, spécialisée dans les films pour adultes, un espace de création où la sensualité serait traitée comme une forme d’art, débarrassée des faux-semblants et des censures hypocrites. Un lieu où le désir serait montré sans excuses.
Il n’en parlait presque jamais.
À l’agence, ce projet serait incompris, voire mal vu. Parmi ses amis, il préférait éviter les discussions trop longues. Seul Norbert, son oncle, connaissait la véritable nature de cette ambition. Seul lui l’avait encouragé sans chercher à le raisonner. C’était un pari risqué, Bryan le savait. Mais c’était aussi le seul chemin qui lui semblait honnête.
Ce matin-là, il se réveilla avant l’alarme. L’aube filtrait à peine à travers les rideaux, dessinant des lignes pâles sur les murs de la chambre. Il resta allongé quelques secondes, les yeux ouverts, à écouter le silence de la maison. Puis il se leva, enfila son boxer et descendit les escaliers encore frais sous ses pieds nus.
Dans la cuisine, il attrapa son téléphone et fit défiler machinalement les actualités. Crises, chiffres, polémiques. Rien qui n’accroche réellement son esprit. Il posa l’appareil sur le comptoir avec un soupir discret et ouvrit le réfrigérateur. Le geste était automatique, presque rassurant.
Il sortit une brique de lait, prit son bol préféré dans le placard, celui dont le bord était légèrement ébréché. Il se dirigea ensuite vers la machine à café. L’expresso coula lentement, sombre et épais, libérant une odeur familière. Bryan versa le café dans le bol, ajouta un peu de lait, un sucre, puis remua lentement, comme s’il cherchait à suspendre le temps.
Il s’assit à la table de la cuisine. Cette routine matinale avait quelque chose de profondément apaisant. Elle lui donnait l’illusion d’un contrôle parfait, d’un monde ordonné où chaque chose avait sa place. Il mordit dans une tranche de brioche marbrée au chocolat. La douceur du goût contrastait avec l’amertume du café. Pendant quelques minutes, il se laissa aller à ce calme fragile.
La sonnerie stridente de son téléphone déchira soudain le silence.
Bryan sursauta légèrement. Un numéro inconnu s’affichait à l’écran. Il fronça les sourcils. Les appels imprévus n’étaient jamais bon signe, surtout si tôt. Il hésita une seconde, puis décrocha.
Bryan : Allô ?
Avocat : (d’une voix professionnelle et grave) Bonjour, monsieur Bryan ?
Bryan : Oui, c’est bien moi.
Avocat : Veuillez m’excuser de vous déranger à une heure aussi matinale. Je suis Maître Ducan.
Bryan : (surpris) Très bien… que puis-je faire pour vous ?
Avocat : Je vous appelle pour vous annoncer une nouvelle difficile. Votre oncle est décédé.
Le monde sembla se contracter autour de Bryan.
Le goût de son expresso devint soudain âcre, presque métallique.
Bryan : Mon oncle ? Norbert ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
Avocat : Il est décédé paisiblement, de vieillesse, dans l’établissement où il résidait.
Bryan sentit sa gorge se nouer. Il posa lentement son bol sur la table. Le léger claquement de la porcelaine résonna dans la cuisine silencieuse.
Bryan : Je… je l’aimais beaucoup.
Avocat : Je le sais. C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous contacte. Votre oncle a laissé des dispositions particulières. Il serait préférable que vous veniez à mon cabinet dans la matinée afin que nous puissions en discuter.
Bryan inspira profondément, cherchant à retrouver une contenance.
Bryan : Très bien. Je passerai en fin de matinée.
Avocat : Parfait. Je vous attends, monsieur Bryan.
Il raccrocha, le téléphone encore chaud dans la main.
Norbert. Le mot résonnait en lui comme une absence brutale. Son oncle n’avait jamais été un homme démonstratif, mais il avait toujours été présent. Un mentor discret. Un allié. Le seul à ne jamais avoir tenté de le corriger, de l’adapter, de le faire rentrer dans un moule.
Bryan resta immobile quelques instants, envahi par les souvenirs. Les conversations tardives, les silences lourds de sens, les regards complices. Puis il se leva lentement et se dirigea vers la salle de bain.
Il entra sous la douche et régla l’eau sur une chaleur presque brûlante. Il avait besoin de sentir quelque chose de fort, quelque chose de réel. La vapeur envahit rapidement la pièce. Il ferma les yeux, laissa l’eau couler sur sa nuque, sur ses épaules tendues.
Son esprit, pourtant, refusait de se calmer.
Qu’avait bien pu lui laisser Norbert ?
Son oncle n’avait jamais possédé de véritable fortune. En revanche, il avait toujours accordé une valeur particulière aux idées, aux symboles, aux mises en scène. Il parlait souvent d’art, de liberté, de transgression. Il détestait les compromis faciles et méprisait ceux qui renonçaient par peur.
Un souvenir précis remonta à la surface.
Ils étaient assis sur un banc, des années plus tôt. Bryan venait de lui confier ses doutes, sa peur de créer ce studio, de s’exposer, d’échouer. Norbert l’avait écouté sans l’interrompre, puis avait simplement dit :
« L’audace, Bryan. C’est le seul capital qui compte vraiment. Ne la gaspille jamais. »
Ce mot revenait sans cesse.
L’audace. Elle était le moteur secret de son projet, la force qu’il tentait de canaliser sans jamais l’éteindre. Norbert était le seul à connaître cette ambition enfouie, le seul à l’avoir encouragée sans conditions. Cet héritage moral-là, Bryan savait déjà qu’il le porterait.
Il se lava mécaniquement, utilisant son gel douche à l’odeur de bois de santal. D’ordinaire, la douche était un refuge. Un lieu où son corps reprenait le dessus, où les tensions se dissipaient. Parfois, le désir s’y invitait, comme une façon de relâcher la pression. Mais ce matin-là, tout semblait éteint. La perte était trop fraîche, le vide trop grand.
Il coupa l’eau brusquement.
Il s’essuya lentement, enfila le costume gris foncé et la chemise blanche qu’il avait préparés. Chaque geste avait quelque chose de solennel, presque rigide. Devant le miroir embué, il lissa ses cheveux bruns, observa son reflet quelques secondes de trop. Derrière l’homme sûr de lui, il percevait une tension sourde, une attente qu’il ne parvenait pas à définir.
Il appliqua son parfum boisé sur son cou et ses poignets. Il inspira profondément.
Son téléphone vibra.
Un message de Maître Ducan s’afficha :
« N’oubliez pas votre pièce d’identité. Votre oncle avait insisté sur ce point. »
Bryan fronça les sourcils. Norbert n’insistait jamais sans raison. Une sensation étrange lui traversa la poitrine, mêlant malaise et excitation. Ce rendez-vous ne serait pas une simple formalité.
Il attrapa ses clés, vérifia qu’il avait bien son téléphone, puis se dirigea vers la porte. Avant de sortir, il s’arrêta un instant. Une pensée claire s’imposa à lui : et si cet héritage n’était pas un cadeau, mais une épreuve ?
Il inspira profondément, redressa les épaules et sortit.
Il ignorait encore ce que Norbert lui avait laissé, mais une certitude prenait forme : ce matin-là, l’audace venait de le rappeler à l’ordre.
Pourtant, cette confiance avait un goût amer.
Car si Bryan mettait tout son cœur dans ses projets, une ambition plus vaste brûlait en lui, silencieuse mais tenace. Il ne voulait pas simplement gravir les échelons d’une structure qui finirait par l’user. Il voulait bâtir la sienne. Pas une agence classique, formatée, rassurante. Non. Bryan rêvait d’une société audacieuse, spécialisée dans les films pour adultes, un espace de création où la sensualité serait traitée comme une forme d’art, débarrassée des faux-semblants et des censures hypocrites. Un lieu où le désir serait montré sans excuses.
Il n’en parlait presque jamais.
À l’agence, ce projet serait incompris, voire mal vu. Parmi ses amis, il préférait éviter les discussions trop longues. Seul Norbert, son oncle, connaissait la véritable nature de cette ambition. Seul lui l’avait encouragé sans chercher à le raisonner. C’était un pari risqué, Bryan le savait. Mais c’était aussi le seul chemin qui lui semblait honnête.
Ce matin-là, il se réveilla avant l’alarme. L’aube filtrait à peine à travers les rideaux, dessinant des lignes pâles sur les murs de la chambre. Il resta allongé quelques secondes, les yeux ouverts, à écouter le silence de la maison. Puis il se leva, enfila son boxer et descendit les escaliers encore frais sous ses pieds nus.
Dans la cuisine, il attrapa son téléphone et fit défiler machinalement les actualités. Crises, chiffres, polémiques. Rien qui n’accroche réellement son esprit. Il posa l’appareil sur le comptoir avec un soupir discret et ouvrit le réfrigérateur. Le geste était automatique, presque rassurant.
Il sortit une brique de lait, prit son bol préféré dans le placard, celui dont le bord était légèrement ébréché. Il se dirigea ensuite vers la machine à café. L’expresso coula lentement, sombre et épais, libérant une odeur familière. Bryan versa le café dans le bol, ajouta un peu de lait, un sucre, puis remua lentement, comme s’il cherchait à suspendre le temps.
Il s’assit à la table de la cuisine. Cette routine matinale avait quelque chose de profondément apaisant. Elle lui donnait l’illusion d’un contrôle parfait, d’un monde ordonné où chaque chose avait sa place. Il mordit dans une tranche de brioche marbrée au chocolat. La douceur du goût contrastait avec l’amertume du café. Pendant quelques minutes, il se laissa aller à ce calme fragile.
La sonnerie stridente de son téléphone déchira soudain le silence.
Bryan sursauta légèrement. Un numéro inconnu s’affichait à l’écran. Il fronça les sourcils. Les appels imprévus n’étaient jamais bon signe, surtout si tôt. Il hésita une seconde, puis décrocha.
Bryan : Allô ?
Avocat : (d’une voix professionnelle et grave) Bonjour, monsieur Bryan ?
Bryan : Oui, c’est bien moi.
Avocat : Veuillez m’excuser de vous déranger à une heure aussi matinale. Je suis Maître Ducan.
Bryan : (surpris) Très bien… que puis-je faire pour vous ?
Avocat : Je vous appelle pour vous annoncer une nouvelle difficile. Votre oncle est décédé.
Le monde sembla se contracter autour de Bryan.
Le goût de son expresso devint soudain âcre, presque métallique.
Bryan : Mon oncle ? Norbert ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
Avocat : Il est décédé paisiblement, de vieillesse, dans l’établissement où il résidait.
Bryan sentit sa gorge se nouer. Il posa lentement son bol sur la table. Le léger claquement de la porcelaine résonna dans la cuisine silencieuse.
Bryan : Je… je l’aimais beaucoup.
Avocat : Je le sais. C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous contacte. Votre oncle a laissé des dispositions particulières. Il serait préférable que vous veniez à mon cabinet dans la matinée afin que nous puissions en discuter.
Bryan inspira profondément, cherchant à retrouver une contenance.
Bryan : Très bien. Je passerai en fin de matinée.
Avocat : Parfait. Je vous attends, monsieur Bryan.
Il raccrocha, le téléphone encore chaud dans la main.
Norbert. Le mot résonnait en lui comme une absence brutale. Son oncle n’avait jamais été un homme démonstratif, mais il avait toujours été présent. Un mentor discret. Un allié. Le seul à ne jamais avoir tenté de le corriger, de l’adapter, de le faire rentrer dans un moule.
Bryan resta immobile quelques instants, envahi par les souvenirs. Les conversations tardives, les silences lourds de sens, les regards complices. Puis il se leva lentement et se dirigea vers la salle de bain.
Il entra sous la douche et régla l’eau sur une chaleur presque brûlante. Il avait besoin de sentir quelque chose de fort, quelque chose de réel. La vapeur envahit rapidement la pièce. Il ferma les yeux, laissa l’eau couler sur sa nuque, sur ses épaules tendues.
Son esprit, pourtant, refusait de se calmer.
Qu’avait bien pu lui laisser Norbert ?
Son oncle n’avait jamais possédé de véritable fortune. En revanche, il avait toujours accordé une valeur particulière aux idées, aux symboles, aux mises en scène. Il parlait souvent d’art, de liberté, de transgression. Il détestait les compromis faciles et méprisait ceux qui renonçaient par peur.
Un souvenir précis remonta à la surface.
Ils étaient assis sur un banc, des années plus tôt. Bryan venait de lui confier ses doutes, sa peur de créer ce studio, de s’exposer, d’échouer. Norbert l’avait écouté sans l’interrompre, puis avait simplement dit :
« L’audace, Bryan. C’est le seul capital qui compte vraiment. Ne la gaspille jamais. »
Ce mot revenait sans cesse.
L’audace. Elle était le moteur secret de son projet, la force qu’il tentait de canaliser sans jamais l’éteindre. Norbert était le seul à connaître cette ambition enfouie, le seul à l’avoir encouragée sans conditions. Cet héritage moral-là, Bryan savait déjà qu’il le porterait.
Il se lava mécaniquement, utilisant son gel douche à l’odeur de bois de santal. D’ordinaire, la douche était un refuge. Un lieu où son corps reprenait le dessus, où les tensions se dissipaient. Parfois, le désir s’y invitait, comme une façon de relâcher la pression. Mais ce matin-là, tout semblait éteint. La perte était trop fraîche, le vide trop grand.
Il coupa l’eau brusquement.
Il s’essuya lentement, enfila le costume gris foncé et la chemise blanche qu’il avait préparés. Chaque geste avait quelque chose de solennel, presque rigide. Devant le miroir embué, il lissa ses cheveux bruns, observa son reflet quelques secondes de trop. Derrière l’homme sûr de lui, il percevait une tension sourde, une attente qu’il ne parvenait pas à définir.
Il appliqua son parfum boisé sur son cou et ses poignets. Il inspira profondément.
Son téléphone vibra.
Un message de Maître Ducan s’afficha :
« N’oubliez pas votre pièce d’identité. Votre oncle avait insisté sur ce point. »
Bryan fronça les sourcils. Norbert n’insistait jamais sans raison. Une sensation étrange lui traversa la poitrine, mêlant malaise et excitation. Ce rendez-vous ne serait pas une simple formalité.
Il attrapa ses clés, vérifia qu’il avait bien son téléphone, puis se dirigea vers la porte. Avant de sortir, il s’arrêta un instant. Une pensée claire s’imposa à lui : et si cet héritage n’était pas un cadeau, mais une épreuve ?
Il inspira profondément, redressa les épaules et sortit.
Il ignorait encore ce que Norbert lui avait laissé, mais une certitude prenait forme : ce matin-là, l’audace venait de le rappeler à l’ordre.
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2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Très belle écriture.
On attend la suite avec plaisir et impatience !
On attend la suite avec plaisir et impatience !
Bonjour à tous, j'espère que cette série va vous plaisir, passer une bonne soirée
