Silence ! (3/25)
Récit érotique écrit par Miserenti [→ Accès à sa fiche auteur]
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Silence ! (3/25)
Silence ! (3/25)
Suite et rappel de Silence 2 :
— Une hussarde ? Ça ne te dirait pas ?
Je suis folle, ou quoi ?
— T’es une morphale ! Ma parole…
Mon cœur fait un bond énorme, la réponse du type est un oui déguisé. J’ai probablement bien fait d’accepter sa proposition de le suivre – de le précéder – dans ces chiottes.
Et là, mes pensées m’emmènent vers le début de cette soirée, au moment où je me suis dirigée vers le bâtiment des toilettes, avec le type derrière moi.
********************************
Direction les toilettes publiques… Okay !
Discrètement, Ève fend la foule des spectateurs, s’excusant de la gêne occasionnée, avec l’autre sur ses talons, collé à elle, ses mains à sa taille, comme font les amants.
« Shit ! Des cailloux ! » Tachant de ne pas se tordre les chevilles, elle s’engage prudemment sur les pas japonais qui parsèment l’allée de gravier menant vers le bâtiment des commodités publiques. En même temps, elle tente de remettre en place quelques boutons-pression de sa robe largement ouverte. Le type s’est décollé d’elle et la suit innocemment, le regard rivé, elle en est sûre, à ses fesses. Finalement, il la rejoint, hanche contre hanche, et main sur l’épaule, comme s’il voulait éviter qu’elle ne s’échappât.
Inutile d’y songer, il la rattraperait en quelques pas. De plus, elle n’en a surtout pas envie, même si son cœur bat à tout rompre.
« Noooon… » Mais, si ! La main du type a quitté son épaule pour soulever sa robe et se faufiler dessous pour lui tripoter les fesses comme si elles lui appartenaient déjà. « Shit, on va voir mes fesses ! Noooon… »
Pourtant, elle le laisse faire, bien qu’elle soit connue en cette ville, et baisse la tête pour éviter d’être repérée par un passant. Rougie par la honte, elle presse le pas et parcourt les derniers mètres de l’allée, songeant à tous les coups qu’elle a tirés "en douce", comme l’on dit. Faire l’amour à la classique, elle n’a rien contre. Mais elle a presque toujours joui plus intensément au cours de "petites occases" offertes par le hasard et réglées à la va-vite, plutôt qu’au plumard.
Elle a été déniaisée par le jules de sa feue grand-mère. Elle l’adorait et elle avait toute confiance en lui. Grand séducteur, elle s’est jetée dans ses bras pour que sa première expérience de l’amour soit faite de belle manière. Il l’a déflorée avec une infinie tendresse, puis leur liaison a durée plusieurs mois jusqu’à ce qu’il meure prématurément et bêtement lors d’un accident de voiture. Tout ce temps, il l’a dorlotée, câlinée, toujours préoccupé à éveiller son corps sans expérience aux merveilles du plaisir.
Dès lors, elle a multiplié les aventures au cours de sa vie d’étudiante au point que ses copines lui disaient qu’elle avait le feu au cul. Et son conin de jeune fille était rapidement devenu un con aussi expérimenté que vorace. Impossible pour elle de dénombrer les fois où elle s’est fait mettre sur des capots de voiture parce qu’elle préférait ça, plutôt que d’aller dans la chambrette du mec ou dans sa mansarde à elle, probablement aussi tristounette. Ni les sièges passagers souillés irrémédiablement – au grand dam du propriétaire des voitures – quand son con se vidait parce que le dit propriétaire s’en était retiré un peu trop à la va-vite.
Ni les toilettes de musées ou de restaurants, où elle batifolait avec son jules et jouissait avec d’autant plus de véhémence que quand il n’y a qu’une seule toilette pour les femmes. Et que la porte était à claire-voie en haut et en bas, et qu’il était très simple de compter le nombre des pieds posés au sol.
Mais aujourd’hui, ce sera – si tout va bien – une expérience d’un genre nouveau pour elle.
Ils arrivent aux toilettes. Personne dans les environs.
— À droite, au bout ! Entre sans te retourner, et grouille-toi !
Les toilettes des handicapés. Elle ouvre la porte, lumière blafarde d’un tube néon encastré dans le plafond. Des odeurs immondes d’humidité, de pisse et de merde la prennent à la gorge.
Elle hésite, mais elle entre quand même, évitant une grande table à langer scellée à sa gauche dans le mur. Il la suit immédiatement. La porte claque, et le loquet de fermeture est abaissé.
À ce bruit, elle prend conscience que son destin est scellé.
Étreinte à nouveau par l’angoisse, elle reste interdite au centre du local, face à la cuvette des chiottes, regardant autour d’elle à la dérobée, mais ne constate rien de suspect.
— Mets-toi au centre, et surtout ne retourne pas ! Tiens… une cagoule, enfile-la !
La cagoule atterrit à ses pieds. Elle obéit sur-le-champ et se plonge dans l’obscurité. Elle est d’une taille ajustée et descend sous le menton, mais elle est munie d’ouvertures pour son nez, ses oreilles et sa bouche. Elle peut donc respirer et entendre normalement. Même ses lèvres sont dégagées, elle pourra embrasser le type ou lui tailler des pipes.
Et la voix encore :
— Je ne veux pas t’agresser. Je suppose que tu sais pourquoi tu es là…Pas pour enfiler des perles… Fais-moi signe de la tête pour que je sache si tu es d’accord pour rester. Oui ou non. Si c’est non, je disparais !
Elle reste statufiée, incapable de répondre ni, surtout, de choisir entre sécurité et plaisir, entre prudence et aventure. Non, pour sa Raison, oui pour son sexe. Finalement, elle choisit de ne pas répondre.
— Qui ne dit mot, consent, pourrais-je dire. Sauf que tu ne sais pas ce que tu veux. Rester ou partir. Je devine que tu es hantée par un vieux fantasme qui te travaille depuis des années. Je me trompe ?
Elle hésite avant de répondre… « Pourtant, il a raison. »
— … Non.
— Ce fantasme, c’est l’envie irraisonnable d’avoir une aventure sans lendemain avec un parfait inconnu. C’est ça ?
— Oui…
— Un quidam quelconque que tu ne connais pas, que tu ne reverras jamais…
— Oui…
— Pire, quelqu’un dont tu ne veux même pas voir le visage… Auquel tu te donneras sans réserve, qui te prendra selon ses obsessions à lui. C’est bien ça ?
— Oui… oui.
Il l’énerve avec sa psycho… « Mais il a raison. »
— Ma chère, c’est une des chimères les plus répandues chez les femmes. Je suis prêt à parier que tu en as aussi d’autres qui te trottent dans la tête ? Je me trompe ?
— Non !
« Avec mon métier, je suis bien placée pour le savoir ! »
— Mais tu hésites encore… Pourtant, tu es plutôt canon, et tu t’es faite belle pour la circonstance.
« Oui, oui, oui… » Elle a envie de pleurer. Elle a surtout envie de jouir et de flamber entre les mains de ce elle-ne-sait-qui.
— Dans ce cas, rentre chez toi. Je serai ici demain, même heure. Mais, si tu viens, tu seras à moi. Pour la nuit… Okay ?
— … oui…
Elle parle à petite voix… Elle a honte d’elle… de s’être dégonflée…
— Tiens, une cagoule, pour te mettre dans le noir. Elle était pour ce soir. Garde-la. Si tu reviens, enfile-la dès que tu entreras dans ces toilettes. Maintenant, ne te retourne pas et compte jusqu’à 100. Que je me tire d’ici… À demain…
— … Peut-être…
— Un, deux, trois…
Elle obéit et compte, lentement… « 99, 100. »
Elle se retourne… Personne, le type est parti.
Elle quitte ces toilettes en courant et sort du bâtiment. Elle respire à grands coups. Se débarrasser de l’odeur infecte des toilettes. Elle est libre… Il ne lui est rien arrivé… « Et rien de bien, non plus ! » [Voyons, Ève, tu devrais être contente, tu es saine et sauve !] « Ma pauvre Raison ! Tu ne comprendras jamais rien ! »
Elle voulait s’embraser, ce soir, flamboyer… Et peu importe avec qui. Elle éclate en sanglots, déçue… Elle se dépêche… Elle se retourne. Personne. Apparemment, le type ne la suit pas. Elle accélère le pas… difficile avec des talons-aiguilles dans cette allée cailloutée.
Enfin, elle atteint le centre-ville. Un taxi… direction son chez-elle. Dans la voiture, elle se retourne… Personne ne semble suivre le véhicule, pas de scoot, ni de moto.
Et elle retrouve son appart. Vide… Personne pour la prendre dans ses bras… 21 heures 13 selon l’horloge digitale…
Un verre de bourbon. Un seul… la bouteille est presque vide… Un bain très chaud, un livre de cul… Qu’elle a commencé depuis… elle ne sait plus.
Elle lit une page… et l’envoie promener au sol. Elle préfère rêver au type qui l’a levée… Comment est-il ? Elle ne sait rien de lui, sinon qu’il est grand, qu’il sent le havane, qu’il a des longs doigts. De toute façon, elle s’en fout. « Beau, pas beau… Je m’en fous… Blanc, noir, jaune, même vert ou bleu comme les Schtroumfs… JE M’EN CONTREFOUS ! »
Si, une chose importe, toutefois : elle espère qu’il a un sexe énorme et qu’il sache le contrôler ! Avec des roubignoles bien pleines, aussi. Qu’il la baise pendant des heures… pendant toute une nuit… [Tu es exigeante, Ève !] « Eh, j’ai le droit de l’être, t’as vu mon physique ! »
Évidemment que ma Raison a raison, ce type pourrait n’être qu’un pisse-petit, un peine-à-jouir… Et me décevoir. Mais en la matière, on ne peut jamais savoir à l’avance ! « Un mec, c’est comme les pompes… vaut mieux les essayer avant de les payer ! »
Finalement, elle sent qu’elle s’endort dans son bain. 23 heures 39. « Au plume, ma Belle ! Dans les bras de Morphée… Demain, c’est samedi… » Avec un somnifère pour ne pas faire de rêves.
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« Shit ! » La sonnerie du téléphone… Qui la tire du lit. Elle dormait comme une souche. « Shit, il est où, mon portable ? »
La Chevauchée des Walkyries cesse avant qu’elle ne l’ait retrouvé. « Le type d’hier soir… ? » Finalement, il était sous son oreiller. 13 heures 11 ! Un collègue… petit et gros ! « Pas le type ! Dommage… » [Voyons, Ève… Imagine qu’il connaisse ton numéro, ton adresse, ton nom…] « Très juste, ma Raison ! »
Elle retourne se coucher… le bigo en mode avion. « Dormir, pour être en forme ce soir ! » Et la main entre les cuisses. Impossible de dormir. Elle s’interroge… « Y aller, ce soir ? Ne pas y aller ? Shit que j’ai été conne ! J’aurais dû rester. Il a raison, ce type, qui ne dit mot consent ! Peut-être ai-je bien fait… On ne sait jamais ! » Elle se tourne et se retourne dans son lit. Le sommeil ne vient pas… Son cœur bat comme un tambour. Son con la fait souffrir. Ses seins sont enflés…
Elle visite sa chatte… Inondée ! Sa mouille est chaude… « Après tout, je ne dors plus, pourquoi pas… » Alors, elle laisse son majeur tournicoter autour de son berlingot chéri… du bout du doigt. Elle ferme les yeux… Elle respire fort, déjà… Les décharges sont immédiates… « Normal… il sait comment s’y prendre. » Elle le laisse tourner autour… doucement… très lentement… Que le plaisir vienne piano… Il monte…
Elle s’ingénie à ne pas jouir tout de suite. De son autre main, elle glisse deux doigts au travers de sa rosette… puis les porte à sa bouche pour les lécher. La saveur de sa mouille est forte, salée, épicée… « Un gode ? Non… Mais peut-être, si le type me pose un lapin ! » Elle en a de merveilleux, en silicone vibrant. « Pas pour l’instant. Je veux rester vierge pour le type ! » [Ève… toi vierge ?] « Mentalement, oui, pour l’instant. »
Et elle renvoie son majeur dans sa fente. Les décharges reprennent aussitôt, peu à peu incontrôlables. Elles irradient son ventre, ses cuisses. « Maintenant. » Alors, elle ferme les yeux et accélère… les jambes contractées. Subitement, elle a très chaud… Son museau se fige, picote, sa bouche se déforme, sa langue est partie à droite de ses lèvres. Les affres du plaisir sont là. Elle sait qu’elle va venir. Dans sa tête, elle voit le type. Et ce sont ses doigts qui la caressent.
Son corps se tend, s’arque. Ses fesses décollées du lit, son cerveau dans son ventre. À guetter l’instant où il va péter…
Son majeur écrase son clito, l’assassine. Son ventre explose… Son hurlement parvient à ses oreilles. Elle s’effondre sur son lit… Son majeur continue ses rotations… doucement. Là où elle brûle encore. Elle part à feuler… longtemps. Elle est essoufflée. Le sang cogne à ses tempes.
Mais il lui faut plus… Elle renfonce ses doigts en elle. Et elle se doigte comme une forcenée. Le braquemart du type dans son con.
Elle vient presque aussitôt, plus fort encore qu’auparavant. Rebondissant sur son orgasme précédent, dont elle n’est pas encore remise.
Elle est vidée… Et regarde l’heure : 14 heures 48. Elle a le temps pour un roupillon, et se recache sous la couette. Bien au chaud.
« Shit ! Les Walkyries… Le type ? » Elle se lève, elle est nue. Elle dort toujours nue. C’est polisson, mais elle aime ça. Le téléphone… Toujours son collègue. « Fait chier… Shit de shit, il est déjà 18 heures 18 ! »
Vite ! Elle saute dans ses fringues. Celles de la veille. Pas le temps de se doucher. « Le type fera avec. » Par contre, elle se remaquille très soigneusement. 18 heures 32, elle est dans la rue. Direction le bistrot. Un double bourbon ne lui fera pas de tort.
19 heures tapantes, elle est attablée à la terrasse… Sourire louche du plongeur… Il la zyeute… Elle sent son regard qui lui crame le dos. Pas besoin de commander, le type lui apporte son bourbon.
— J’ai pris la liberté de vous en apporter un double, comme hier. Vous verrez, celui-là est meilleur. Nous n’avons plus celui d’hier. Il est plus cher, mais vous le paierez au même prix que l’autre. Bien sûr.
— Très aimable à vous… Merci.
« Toujours, l’odeur du havane… » Elle le sirote religieusement. Il est meilleur, en effet. Ce faisant, elle surveille les passants, comme hier. Elle a environ une heure devant elle. Sinon, elle filera vers les toilettes publiques. De temps en temps, elle jette un œil vers le type à la plonge. Bingo ! Il est en train de la mater. Flagrant délit. Il baisse les yeux. C’est alors que sa Raison lui fait une curieuse remarque : [Voyons, Ève, dans l’urgence due à ton retard, t’es-tu posé la question essentielle de savoir si tu voulais rejoindre ce type, ce soir ?] « Non, mais ma réponse était et reste OUI. Je veux rejoindre ce type et baiser avec lui. »
19 heures 15, elle paye. Le plongeur n’est plus là. C’est un autre serveur. « Dommage ! »
Elle fonce vers le bâtiment des toilettes. Difficile avec les cailloux. Mais elle y parvient.
Elle pousse la porte, entre. Personne. Elle est déçue. Vite, elle referme derrière elle et abaisse le loquet de sécurité. « Lorsqu’il arrivera, on verra… » Puis, elle renfile sa culotte, s’assoit sur la lunette et enfile la cagoule. Elle est dans le noir. Mais elle décide d’attendre. [Soit prudente Ève. Si c’est un comparse qui vient à entrer ?] « Je suis sûre de le reconnaître ! »
Vite, elle désespère et finit par s’impatienter. Elle n’a pas de montre. L’attente est interminable. Elle a envie de chialer. Seul point positif : Quand elle pense au type qui l’a levée, son ventre s’échauffe. Alors, la porte étant fermée, elle relève la cagoule. Et étudie les lieux. « Ça peut être utile. »
Soudain, la poignée de la porte se fait entendre. Quelqu’un veut entrer dans les toilettes. « C’est lui ! » [Prudence, Ève. Ça peut être n’importe qui.] « Juste ! » Pourtant elle se précipite vers la porte.
— C’est qui ?
— Moi, le mec d’hier soir ! Ouvre-moi !
« C’est lui ! »
Vite, elle ajuste la cagoule et se plonge dans le noir. Puis, elle retire la sécurité de la porte et fait deux pas en avant.
Elle vient de se jeter dans la gueule du loup. La porte s’ouvre… Elle ressent un courant d’air frais. Elle entend le bruit de quelques pas. Puis, c’est la porte qui se referme et le loquet qui condamne l’ouverture de l’extérieur.
Le silence s’installe. Un temps. « Shit que j’ai peur… » Elle est paniquée. Le souffle bloqué, elle reste sur place, emplie d’appréhension. Elle tremble sur ses jambes.
Mais elle a osé et elle a rejoint ce type. Honteuse de s’être dégonflée hier soir. Mais fière et contente d’être dans ces foutues toilettes, ce soir. Un chaud envahit son ventre. Ses tétons pointent sous sa robe. « Noooon ! Il va le voir ! » Ils pointent plus encore à cette pensée. Elle sent qu’elle mouille entre ses cuisses.
Elle entend au raclement de ses chaussures sur le sol, probablement des grolles, que le type se met à tourner autour d’elle – un tour, puis un second – et qu’il s’approche d’elle, l’odeur de havane devenant de plus en plus obsédante. « C’est lui, j’en suis sûre ! » Elle sait, à ses silences, qu’il l’examine attentivement et que ses yeux détaillent ses formes, ses seins, ses fesses, et qu’il imagine le reste de son corps au travers de sa robe.
— Alors ?
— Alors ? Alors, je suis là… Je suis cagoulée, je suis à vous…
— Alors, tu te souviens de ce que j’ai dit hier ?
— Je suis à vous pour la nuit.
— Très bien.
Puis il revient dans son dos. Elle le sent se coller contre elle et presser la grosseur de sa braguette en travers de ses fesses. Puis, ce sont ses mains qui se posent sur les pointes de ses hanches et qui commencent à descendre doucement vers le bas, les paumes bien à plat. Sur son ventre d’abord, et les vibrations qu’elle avait ressenties un peu plus tôt dans la foule irradient à nouveau jusqu’au plus profond d’elle-même. Parvenus un peu plus bas, les doigts s’appesantissent à l’approche de sa motte et s’introduisent dans sa fente aussi ouverte que ses jambes.
Malgré son appréhension, elle a le cœur qui s’emballe et son con qui se serre instinctivement, mouillant encore un peu plus. Et elle doit admettre qu’il est très excitant et très voluptueux de sentir ce type dans son dos, qui a envie d’elle et qui la pelote avec délicatesse. Ses tétons sont raidis, tout autant que son clito qu’elle sent bander avec délectation. Et c’est, perdue dans ses rêveries libidineuses, que son berlingot chéri s’allume subitement quand un doigt insolent insiste à le titiller à travers sa robe et sa culotte.
La décharge la déglingue, mais le type la retient pour lui éviter de dégringoler de ses échasses.
Sur un ricanement peu amène, il se dégage d’elle et poursuit la descente de ses mains le long de ses cuisses, sur la face interne, là où la peau est la plus sensible, la plus fragile, mais d’où naissent de nouveaux émois qui lui resserrent le ventre.
Certes, mais elle est déçue. « Il est longuet, ce type ! » Car elle avait espéré, en fait, qu’il lui aurait relevé sa robe jusqu’aux épaules et arraché sa culotte dès leur entrée dans ce nid d’amour. Et qu’il l’aurait prise subito par le premier trou qu’il lui serait venu à l’esprit. Embouchée, enconnée ou enculée, elle était prête à tout.
Alors, stimulée par cette audace inouïe qui l’a amenée jusqu’ici, elle glisse ses mains dans son dos, de chaque côté de ses hanches, en direction, derrière elle, de la braguette du type, avec la ferme intention de l’ouvrir. Et de libérer ce machin qu’elle convoite depuis de trop longues minutes et qui se languit, – enfin, à ce qu’elle pense – enfermé dans ce pantalon qui le retient prisonnier.
Manque de chance, c’est sans compter avec la résistance des boutons qui s’obstinent à rester fermés malgré son acharnement et avec la voix du type qui stoppe ses tentatives d’effraction, quand ses mains, à lui, sont parvenues à mi-hauteur de ses cuisses.
— Qu’est-ce que tu as dans ta poche ? Donne !
— ……………………..
Sans un mot, mais ulcérée, elle lui tend sa bombe lacrymo.
Au claquement d’une trappe, elle devine que sa seule arme a été jetée aux ordures.
— Poubelle !
Elle n’a plus rien pour se défendre. De toutes manières, en aurait-elle eu l’opportunité ou le temps ? Pire… L’aurait-elle fait ?
— Salope, tu voulais me gazer ?
Le ton de la voix est coléreux, courroucé, et elle se prend une claque bien sentie sur une fesse.
— Non, j’ai eu mille fois l’occasion de le faire. Et je n’ai rien fait !
— Silence, pétasse !
Et elle se prend une deuxième claque tout aussi cinglante, sur l’autre fesse, avec pour effet de la calmer temporairement.
Dans son noir, elle ne peut savoir ce que fait le type, sinon qu’il est passé devant elle, à cause de son ronchonnement.
Mais, à peine a-t-elle perçu quelques tremblements de sa robe au niveau de ses chevilles que toutes les pressions sautent d’un seul coup, dans ce qui lui paraît un crépitement du diable. Le type a ouvert sa robe des pieds aux épaules.
Là encore, il ne se passe rien dans le bâtiment, aucun bruit, aucune réaction.
Alors, prise d’un accès de pudeur, elle lève un bras à l’horizontale dans un mouvement réflexe, pour cacher ses seins et éviter que le type puisse voir ses tétons érigés, tandis que l’autre main est déjà sur sa chatte pour masquer ses trésors intimes.
— Ahahahahah ! Voyez-moi cette Sainte-Nitouche. Un peu tard, pétasse, pour faire la mijaurée. Tes mains sur la tête !
Elle s’exécute, droite comme un I, sa robe ouverte de bas en haut, à attendre ses ordres, complètement nue, soumise à ses regards, offerte à ses caprices.
Et ça commence par les mains qui se posent sur ses hanches, et les pouces qui se glissent de chaque côté sous les cordonnets de sa culotte.
— T’es sacrément bien foutue, salope. Au fait, ça ne t’embête pas, j’espère, que je t’appelle Souillon ? Moi, c’est Rocco ! T’as un très beau corps, t’es grande et bien roulée, tes nichons ont un galbe parfait. Et comme il n’a pas fallu que j’insiste lourdement pour t’amener ici, je suppose que nous n’y sommes pas par hasard. Je sens qu’ensemble, on ne va pas s’ennuyer. « J’espère bien, mec ! Rocco ? Rocco ? Espèce de prétentieux ! »
Alors, il tire d’un coup sec. Deux cracs sinistres. Ad patres, le machin « De toutes façons, je n’aimais pas cette culotte ! »
— Un mot, un seul, et je te le fourre dans la bouche !
— Non ! Je vous en prie, je ne dirai rien, je ne crierai pas… Promis, juré !
— Je t’avais prévenue, ouvre la bouche !
Alors, il y fourre la culotte bien enfoncée entre ses dents. Comme annoncé, et pour punition, il lui pince un téton et le tord.
La douleur fuse immédiatement, aigüe et envahit son sein. Elle voudrait crier malgré son bâillon, mais elle craint une main levée pour la frapper ou tordre l'autre sein. Alors, elle se tait.
— Je te répète, je ne veux plus entendre le moindre son de ta voix ! Baisse tes mains !
Et il relève complètement sa robe, l’entassant par-dessus ses épaules et sa tête, avec un vague de nœud, ajoutant encore à l’obscurité. Puis, il lui file des coups de pied aux chevilles, à gauche, à droite, suivis d’une grande claque sur une fesse.
Et sa voix :
— Écarte tes quilles… Et remets tes mains sur la tête !
Elle obtempère illico, et en même temps, elle sent avec plaisir que son corps s’enflamme, que son cœur accélère et qu’elle mouille entre les cuisses. « Shit ! Mais comment suis-je fabriquée ? »
Il ne prononce plus un mot, elle non plus, bien évidemment. Comment le pourrait-elle ? Et le silence s’installe. Elle est aveugle dans son noir et elle stresse. Alors, elle essaie de sentir, de ressentir, de deviner où est le type et ce qu’il fait.
Enfin, elle entend un léger bruit, le cliquetis de la boucle de son ceinturon, puis un boucan épouvantable derrière elle – « Ouiiii ! On vient à mon secours… Noooon, surtout pas, on va nous déranger ! » – et un second boucan comme le premier. « Ses pompes, elles ont dû valdinguer contre la porte de la chiotte. » Ensuite, c’est le froufrou de tissus qu’on enlève et qui valsent, elle ne sait où, quand ils retombent au sol.
Il est à poil. Elle aussi, à sa disposition, terrifiée, mais tenaillée par l’envie, sa matrice douloureusement nouée. Et elle imagine sa bite raidie en position verticale.
Il est vrai qu’elle est d’une nature à avoir souvent faim entre les cuisses, mais jamais elle n’a eu les entrailles aussi tourmentées par le besoin animal de jouir et d’être baisée qu’elle ressent aujourd’hui.
Puis, encore la voix :
— Avance devant toi… jusqu’au fond.
Et elle est brutalement poussée dans le dos.
— Trois pas… doucement, attention à la cuvette… Écarte tes cannes… encore deux pas. Tends les mains, le mur est là… Et accroche-toi au tuyau.
Elle ne pipe mot, pas très rassurée, mais elle suit aveuglément – bien évidemment – les indications du type. Et, tâtonnant un peu, elle se réfugie contre le mur, la cuvette entre ses jambes, et s’amarre, bras tendus, à la colonne de descente d’eau du gogue. Elle tremblote, excitée comme une puce, et sent son con exsuder sa mouille. Sa Raison intervient une fois encore : « Noooon !… » [Mais si, Ève, la vie est plus forte que tout, a dit, en substance, Boris Cyrulnick.]
Aussitôt après, le type se colle contre elle. Et pour ce qui est de sa bite, elle a vite confirmation du bon sens de sa grand-mère, alors qu’il plaque son bassin contre elle. Et qu’un barreau rigide se carre dans sa raie culière, au garde-à-vous. Il est dur, bouillant et dépasse au-dessus de ses fossettes du dos ! « Quelle bite ! Celle-là, je vais la sentir passer ! Dépêche-toi, mec… ça urge ! » Elle est horrifiée par ses pensées. Elle, une avocate réputée, inscrite au barreau de sa ville.
Toutefois, son con la contrarie et s’ouvre, tout content, continuant de baver.
Des semaines qu’elle n’a pas joui… Tout son être n’aspire qu’à une chose : « Vite, dans mon ventre ! » Sauf que c’est le type qui est maître du temps.
Mais… « Chiche ? » Alors, elle se penche, aplatissant son dos parfaitement à l’horizontale, tout en rehaussant ses hanches le plus possible. Et, grande comme elle est, et juchée, de plus, sur ses aiguilles de 10, elle parvient à nicher le gland dans sa fente. Puis, vite fait sans attendre la réaction du type, à faire glisser le très sensible frein entre ses lèvres, du haut en bas, de bas en haut, et s’ingéniant à l’y branler, en roulant lentement du bassin.
— Salope !
Mais le type la laisse faire. Aussi, elle continue, de son clito à sa rosette. Et de sa rosette à son clito… et encore. Et encore, à se filer des châtaignes lorsqu’elle s’emballe et que le gland tamponne son clito. Et il lui suffirait d’un rien, simplement de se redresser et de se relever juste un peu, pour réussir à s’embrocher sur la bite. Mais, comme le type lui fait peur, elle préfère continuer son manège et attendre l’instant où il va se décider à la pénétrer.
Sauf qu’à force…
— Salope !
Trop tard, et elle reçoit les giclées de foutre sur le bas de son dos… Le type vient de jouir… sans elle. « Noooon… »
— Recommence, et je te fiche une dérouillée dont tu te souviendras !
Et le type se recule, lui balance une méchante claque sur chaque fesse et l’abandonne à son sort, déçue et frustrée.
Sans grolles, il est pieds nus. « Pouah, c’est dégueu, par terre ! » Mais il ne fait plus aucun bruit, et le silence revient.
Et elle écoute, pour savoir où il est, comme le lapin qui cherche où se trouve le renard qui veut le dévorer. Malgré son cœur toujours en chamade.
Elle cherche, elle tourne la tête, à gauche, à droite, guettant le moindre bruit. « Où est-il ? Derrière moi ? Probablement… Que fait-il ? Me reluquer ? Sûrement ! À tous les coups, c’est un sacré putain de voyeur ! »
Elle devine ses regards, probablement plutôt flatteurs dans l’ensemble, mais surtout, concupiscents, alors que ses yeux font l’ascenseur sur son corps, sa silhouette, ses jambes, sa croupe, ses fesses, ses seins, sa chatte, tout doit y passer. « Et puis ? Je ne sais pas… »
Elle s’assaille d’une foule de questions sur sa bite. « Grosse ou petite ? Courte ou longue ? Et ses couilles ? Éjaculateur précoce ? Espérons que non… Normal après tout ! Je suis là pour me faire sauter ! »
Et Ève se remémore ses mains et surtout la longueur de ses doigts. « Longs doigts égalent grosse bite ! », disait sa grand-mère. Elle en est ravie, et sa boule se met à enfler d’autant derrière son nombril.
Le silence se prolonge. Elle s’en inquiète et recommence à avoir peur. « Qu’est-ce qu’il attend ? Et moi, qu’est-ce que je fous ici ? Quelle conne je suis ! » Dans son imaginaire, le type aurait dû l’empapaouter depuis longtemps. Là, elle prend conscience que, par son silence à elle, elle a consacré tacitement son accord de le laisser faire. Elle aurait pu se défendre, hurler depuis longtemps. Mais elle n’en a rien fait !
Elle balise dans ce silence quasi absolu, à peine troublé par quelques vibrations de voitures qui circulent au loin. En plus… avec cette odeur, cette odeur de chiotte.
Elle est figée, paralysée, nue et à sa merci. Sa matrice se tord à nouveau, son con est aussi ouvert que ses jambes. Elle n’ose pas y mettre les mains pour voir, mais elle sait que tous ses replis sont trempés.
Il ne fait pas froid en ce début de soirée, mais elle a la chair de poule.
Soudain, un léger bruit, elle l’entend respirer. Elle sent une chaleur dans son dos. Celle du type, comme tout à l’heure sur la placette. Et, à nouveau, l’odeur de havane. Il est juste derrière elle.
Ses mains se posent sur ses hanches, puis contournent son bassin pour se saisir de ses fesses. Il les pince, les gifle, les paumes bien à plat, dans des clacs sonores.
De là, elles filent directement vers le haut, jusqu’à son cou, accrochant un téton au passage. Il le tord. « Aïe ! » Elle sursaute instinctivement, retenant ses mots… avec son silence pour lui signifier qu’elle est à lui. Elle imagine son sourire. Les mains reviennent à ses seins et s’en saisissent. Il les soupèse.
Elle a l’impression d’avoir affaire à un maquignon qui évalue une jument ou une vache avant de l’acheter. Elle ne s’est pas trompée, son avis tombe rapidement :
— T’es maigre !
Un homme à l’ancienne, pense-t-elle aussitôt, comme ceux qui préfèrent les femmes bien en chair, voire replètes, aux larges bassins, aux croupes grassouillettes et aux poitrines lourdes… aptes à assurer leurs descendances en leur donnant de nombreux enfants.
Comme si le type avait capté, il active sans ménagement une main entre ses fesses pour forcer sa bite vers l’horizontale et l’engager entre les hauts de ses cuisses, là où les hommes aiment introduire leurs doigts à l’horizontale, pour fourmiller dans son humidité. Elle la sent, alors livrée à elle-même, remonter, puis se coincer contre ce sillon entre sa porte arrière et sa porte avant, le gland à proximité immédiate de son clito, mais ressortant totalement au-delà. Aussitôt, son intérieur largue sa mouille, une cargaison. « Dommage ! » Elle avait pourtant espéré qu’il la lui fourre profond, là tout de suite.
Elle se surprend à devenir grossière en pensée comme dans ses mots. Mais, en fait, ça la rassure. Plus elle devient complice, plus elle va survivre. Spéculation que sa Raison contredit immédiatement : [Mais non, pauvre pomme, syndrome de Stockholm !]
Au contraire, il l’enlace à la taille, collé contre elle, son chibre toujours logé contre l’entrée de son con. Et il la serre entre ses bras croisés sur sa poitrine, un sein dans chaque main. Son souffle chaud la chatouille dans le cou. Avec, toujours, cette odeur de havane.
Il suce le lobe de son oreille, le lape de sa langue, fourrant la pointe dans le conduit. Elle sursaute, elle se débat, elle pouffe, elle fond, elle succombe, se faisant du cinéma. « Ce type doit probablement être un amant exceptionnel… Je suis mûre, mec, mûre de chez les mûres, prête à accepter tous tes caprices, toutes tes avanies… »
Il l’embrasse dans le cou, le mordille, conjuguant plaisir et douleur alors qu’il lui pétrit vigoureusement les seins sans aucun scrupule.
Elle n’en mène pas large, mais elle ne peut s’empêcher de se trémousser et de couiner des hon… hon… hon…, partagée entre peur et exaltation.
— Chut ! Sinon…
Et il l’enserre plus fortement contre lui, presque à l’étouffer. Et ça l’excite, le type, puisqu’en même temps, la bite se cabre entre ses cuisses. Et frappe son berlingot, lui infligeant une décharge qui tourneboule son ventre. Comme s’il en avait besoin ! Sa matrice bouillonne depuis une éternité, alors que ses tétons sont durcis et douloureux. Et son clito est dans le même état. « Vite ! Je veux jouir ! »
Dans les brumes de son esprit en état de quasi-mort cérébrale, elle prend conscience du risque qu’elle prend à endurer ce jeu dangereux de la carotte et du bâton, qui pourrait l’emmener très au-delà de ce que toute raison serait prête à accepter.
Cela ne l’empêche pas de rejeter sa tête vers l’arrière contre celle du type, de s’offrir à lui et de se frotter lascivement contre lui, déhanchée sur un tempo de rumba qu’elle s’invente pour l’occasion. Elle joue même aux allumeuses, balançant son bassin d’avant en arrière pour lui sucer la bite avec ses lèvres du bas.
— Quelle putain de salope, tu fais ! T'es qu'une grognasse en chaleur qui se croit tout permis parce qu'elle habite dans un quartier de bourges.
« Touchée ! Il n'a pas tort. »
Pourtant, elle ne trouve rien d’autre qu’à poser doucement ses mains sur les siennes, pour l’encourager. « Toujours aussi conne ! »
********************************
— Eh, la morphale ! On rêve encore !
4 — La hussarde
Que oui ! J’ai cent fois eu raison d’accepter, puisque je suis parvenue à retenir le type pour continuer cette soirée à s’envoyer en l’air, d’autant que je sens ma rondelle se resserrer et oublier ce qui s’est passé. [Remarque, t’as pas dû insister beaucoup !]
Ma bouche est libre. Alors, d’une voix murmurante :
— Aide-moi à me retourner. Mais auparavant, nettoie-moi, eau et papier toilette.
— Non !
— Si ! Ou je me barre !
Et je fais mine de retirer l’emballage de ma tête.
— Okay.
Il sait que j’ai raison. Je savoure ma revanche en silence, pendant qu’il s’exécute en râlant, avec des gestes sans la moindre délicatesse. Je trouve le mécanisme de la chasse… facile. Et le tout part aux égouts. Ma matrice reste tristement crispée. « Faut que je baise ! »
— Maintenant que je suis présentable, aide-moi à me retourner.
— D’accord… recule ! Mains sur la tête ! Trois pas… Attention à la cuvette. Retourne-toi… vers moi ! Stop !
Ainsi encouragée, et comme je sens qu’il est près de moi, je passe aussitôt aux actes et je m’avance vers lui. Un pas suffit, je suis contre lui et je l’encercle entre mes bras. Vite, son ceinturon… Et, tâtonnant, je pars à sa recherche. « Qu’est-ce qui me passe par la tête ? Il va falloir que je consulte, mais on verra plus tard ! » Je suis dans le noir, mais je le trouve… J’ai de la chance. L’ouvrir… Il ne résiste pas cette fois-ci, une partie des boutons de braguette non plus. Re-chance. Le pantalon… non, impossible de le faire glisser vers le bas. Alors, je plonge illico mes mains dans son froc. C’est trempé dedans, et, chic, il n’a pas de slip. « Ouaaaais ! » La bite, elle est là, et je tombe direct sur le gland. Je le caresse. Il est couvert de jute. Mais il m’est impossible de descendre plus profond. "Vu" comme il est, le reste de la bite est sûrement en majesté. Impossible aussi, de le sucer ! « Dommage. »
Ce faisant, lui, il en profite et réajuste ma robe sur ma tête. C’est à nouveau le noir complet, pour moi. Pas de bol… Il a repris la main et je suis retombée sous sa domination. Sauf qu’il n’a pas pensé à ma culotte restée sur le réservoir. [Chut, Ève !]
Bien sûr, ma chère Raison. Tu as toujours raison : je peux parler.
Alors je me redresse et je me colle contre lui. Je voudrais l’embrasser, me frotter contre lui. Mais il me repousse, me prend sous les fesses et me soulève du sol. Je le laisse faire, il a peut-être une bonne idée. Un demi-tour et quelques pas plus tard, je suis transportée plus loin et larguée au sol sans ménagement.
— Recule-toi… un pas !
Ce que je fais… et je sens le froid du mur dans mon dos.
— Reste contre le mur.
J’y suis déjà. Mais il me flanque un coup de pied dans les chevilles, comme à chaque fois. J’écarte les jambes. Insuffisamment. Autre tacle. J’obéis et j’ouvre plus encore. « Ouiiii… » Mon sexe en fait autant, et je sens mes grandes lèvres qui s’écarquillent progressivement. « Elles s’ouvrent pour toi, mec. J’ai envie de toi et je veux que tu me baises. Si tu savais à quel point j’ai hâte de te sentir dans mon ventre. » Shit ! Je déraille encore. « Faux ! » Car je m’étonne de la gourmandise de ma chatte, ce soir. Car je sais, à l’expérience, qu’il suffira que le type la caresse pour que tout mon corps se mette à minauder, et moi à ronronner.
Et je me sens juter d’euphorie, mais je m’empêtre d’inquiétude quand mes nymphes se dessillent.
— Tes mains contre le mur !
Pourquoi faire ? Mais j’obtempère dans la seconde, béate devant ma capacité de soumission, à l’image de ma vulve, désormais béante et trempée, qui s’exhibe au type dans la nudité de mes jambes écartées.
Là, contre mon mur, aveugle, à poil et mes cuisses écartées, je suis à sa disposition. Et je suis, sexuellement parlant, à sa merci. Mais non, je suis à lui. Car je suis excitée et ravie d’assouvir un autre fantasme : je vais être prise et baisée par ce quidam quelconque que je ne vois toujours pas, parce que je me suis donnée à lui, de moi-même. Comme une chienne ou d’une jument en chaleur.
Et le silence s’installe. Un long silence. Je ne les aime pas, ces silences. Que fait le type ?
Soudain, je sursaute, j’ai entendu un violent ramdam vers la porte. Mon cœur fait des bonds énormes dans ma poitrine. Je m’interroge : un comparse est-il entré, claquant ensuite la porte ? Puis, c’est un second bruit, comme le précédent. [Du calme, Ève… Ce sont ses pompes !]
Dorénavant, le type est pieds nus et ne fait plus aucun bruit. Je ne sais pas où il est. Mais je n’ai pas peur. S’il avait voulu me cogner ou me trucider, il y a longtemps que cela serait fait ! De plus, on a déjà baisé deux fois et je lui ai proposé un troisième coup. Qu’il a accepté.
Je stresse, quand même un peu, de ne pas réussir à le situer. Pourtant, j’écoute et j’essaie de deviner où il est. Je guette ses pas, ses respirations. Joue-t-il avec mes nerfs ? Un bruit sur ma gauche… un autre sur ma droite… Ou est-ce l’écho ? En tout cas, il y a peu de clients dans ces toilettes… Curieux, tout de même !
Que fait le type ? Où est-il ?
À un moment, je le pense devant moi… Et puis non… Je suis sûre qu’il me reluque. Je suis un beau p’tit lot, comme on dit. Il n’en a probablement pas baisé beaucoup, des comme moi. Shit, j’espère qu’il n’en profite pas pour se branler ! Son foutre m’est trop précieux pour les coups à venir.
J’aimerais le voir, pas son visage, mais son physique. Comment est-il ? Poilu ? Ça oui. Costaud ? Probablement. Ventru ou bodybuildé ? Blanc, noir, métis ? Jeune ou vieux ? Je ne peux pas savoir. Mais, en fait, je m’en fous. Une seule chose m’interroge bien plus : sa capacité à me foutre à répétition ? Combien de fois ? Sachant que je suis déjà rassurée quant à la taille de sa bite.
Un autre long silence encore… Dans ma position, j’ai l’impression d’être sainte Evelyne qui va être livrée à ses bourreaux.
Lui, il est d’abord là pour se satisfaire, lui, et pas pour me satisfaire, moi. Sauf accessoirement. Certes. Mais alors, pourquoi ne profiterais-je pas de lui, après tout ? Puisqu’il semble avoir la ressource physique et un savoir-faire indiscutables en ce qui concerne sa bite. Et qu’après toutes ces semaines que j’ai passées à la diète, mon envie de jouir avec lui est intacte. Bien qu’il m’ait déjà emmenée au-delà de ce que voulaient certains de mes fantasmes. « Baise-moi vite, mec, je me désespère… Et je me pose trop de questions inutiles. »
Soudain, je suis exaucée et, à un bruissement de tissu, j’entends que le type se déplace et s’approche de moi. Immédiatement, une main que je n’ai pressentie, puis une autre, sont sur mes hanches, symétriquement. Le type est face à moi, très près : le souffle de ses respirations caresse ma poitrine et je ressens la chaleur de son corps devant le mien.
Puis, son bassin se colle contre moi, sa braguette contre ma motte. Avec derrière, la bosse arrogante dont je sens la forme à travers le tissu.
Le parfum du havane parvient à mes narines, tandis que les mains remontent sur mes flancs et filent sur ma poitrine pour s’emparer de mes seins et jouer avec.
Le type les empaume, les paluche, les soupèse. Ses mains sont douces, folâtres, agréables. C’est bon ! Je m’en amuse et j’ai envie de rire. Mais je me retiens. J’opte plutôt pour faire des chichis et je ballotte ma tête à gauche, à droite, je lui lance des bécots. J’entrouvre ma bouche et je fais dépasser la pointe de ma langue que je fais frétiller entre mes lèvres. Je me tortille sur une mélodie que mon cerveau délabré élucubre pour la circonstance. Tout ça, afin de lui faire savoir que j’apprécie ses caresses.
« Aïïïïïe ! » Mais je n’ose pas réagir. En réponse à mes manières, le type a pincé fermement, méchamment même, mes tétons. Apparemment, il n’aime pas que je prenne trop d’initiatives. Puis il recommence à les palucher, mais à nouveau doucement comme si de rien n’était. C’est bon… Alors, mon ventre se serre… et mouille. Et moi, je m’oublie et je glousse comme une dinde.
Punition : une main me saisit au menton et l’autre me rabroue d’une tape sur la joue.
— Chut !
Pas appuyée, la tape, un simple avertissement. S’améliorerait-il ? Mais j’ai compris la leçon.
Les mains retournent vers mes seins. Fini les câlins, elles sont devenues ambiguës. Elles les malaxent plus virilement, les pétrissent, serrant fortement. J’encaisse sans broncher, enfermée dans mon mutisme, même si les larmes perlent à mes yeux. Je gigote, rouspétant et pouffant aussi, tiraillée entre la douleur chatouilleuse immédiate et les affres profondes et voluptueuses qui irradient mon ventre. Et je mouille encore.
Je me suis aperçu qu’il aime tripoter mes seins. Aussi, je crains que ça dure des plombes, d’autant qu’ils sont douloureux, alors j’ose. Et n’écoutant que mes envies, à défaut de mon courage, je repousse le type et j’abaisse mes mains vers les siennes. Par chance, j’en intercepte une. Sans lui laisser le temps de réagir, je la tire rudement vers moi et je la fourre entre mes cuisses ouvertes en grand, comme il a voulu qu’elles le soient.
Après quoi, je ferme les yeux, tous muscles contractés, murée dans l’indifférence à attendre la punition. Mais elle ne vient pas, et au contraire le type se déplace sur mon côté, sa braguette pressée contre ma hanche. Plus pratique pour faire aller sa main dans ma chatte. Tandis que, de l’autre bras, il encercle mon bassin pour me maintenir contre lui.
— Tes mains sur la tête, n’essaie pas de m’entourlouper !
Nouvelle douche froide ! Mais je m’exécute, bien sûr. Cette hussarde, je la veux. Alors, j’écarte un peu plus mes jambes et je parviens à écraser ma cuisse contre la braguette du type. Façon pour moi d’affirmer ma connivence avec lui. Aucune réaction de sa part, sinon que sous la forme d’un commentaire venimeux :
— Vraiment une salope !
Oui, mec, une salope ! Et alors ? Ce qui importe pour moi, c’est que ta main soit installée dans mon entrecuisse pour folâtrer dans ma chatte.
Il commence par caresser ma motte, du plat de ses doigts réunis, du côté paume ou du revers, du haut vers le bas, du bas vers le haut. « Ouiiii ! » Mon cœur cogne dans ma poitrine, espérant qu’il aille se perdre plus bas jusqu’à mon con. Eh non… il préfère trifouiller dans ma touffe, apparemment elle l’inspire. Et il découvre de suite que mes poils sont frisotés et longs. Pas étonnant, elle est en jachère depuis le temps que je ne me suis pas occupée d’eux. Et ils débordent, par ces temps-ci, largement de mes culottes jusqu’à mes plis de l’aine.
Il les agrippe par poignées et tire dessus. Je le sens les défriser et les allonger, les perdre… Et il recommence une fois, deux fois. Ou bien il les enroule autour de ses doigts. Ça me gratouille, c’est polisson et amusant. Je suis aux anges et je glousse dans ma tête. Mais je préférerais que ces cinq coquins aillent barboter dans ma fente. Car l’orage gronde d’impatience dans mon ventre. La boule derrière mon nombril occupe tout mon intérieur. Ma matrice se tord et mon con est contracté, parfois pris de spasmes. Et il bée. Faut qu’je jouisse !
Heureusement, un petit chenapan n’a pas tardé à s’égarer subrepticement entre mes grandes lèvres, jusque dans mon humidité. Là, la décharge est immédiate. Et je sursaute vivement, poussant un hon-hon qui ne franchit pas mes dents, bien que ma culotte ne soit plus dans ma bouche, restée en route quelque part.
Punition. Et je reçois une gifle sur une fesse, de l’autre main.
— Chut ! Et on ne bouge pas !
Très vite, il est rejoint par les autres et ils s’en donnent à cœur joie à trifouiller entre mes nymphes dans la tiédeur humide de ma fente. Il y en a un, particulièrement, qui fait des glissades continuelles au fond de ma vulve, du haut en bas, de bas en haut, et qui me file des joutes en permanence comme si j’étais branchée sur le 220. Le filou me fait soupirer et gémir sans cesse, mais toujours en silence. Je me trémousse aussi et je trépigne… Je sens que je bande de partout, même des tétons… et que je mouille… Le type doit sentir que je coule et que c’est complètement trempé, là où ses doigts clapotent. Et ça me dérange…
Mais il poursuit… Et je me tords, hypocritement, feignant de vouloir échapper à ces doigts coquins qui me carbonisent. Toutefois, je veille à garder mes cuisses ouvertes en grand et à ne pas les chasser d’où ils sont. Je ne suis plus qu’une pile électrique qui piaffe et qui couine toujours autant, mais dans le silence.
— Ça te plaît, hein ! Espèce de salope !
Et il insiste sur le mot salope. « Eh oui… j’aime jouir. Et alors ! »
Je voudrais hurler et ameuter tout le quartier. Mais le type me maintient serré contre lui. Aussi, quand je n’y tiens plus, je lui fiche des claques sur les fesses et je leur fais sentir mes ongles. Je lui saisis les cheveux… Je l’embrasse dans le cou que je couvre de bécots passionnés. J’écrase sa braguette et la bosse qu’elle contient avec ma cuisse. Il faut que j’évacue…
Parfois, son doigt plonge sans prévenir au travers de ma rosette, – gloups ! – direct dans mon con et profondément. Il y gigote quelques instants et y fait quelques allers et retours. C’est agréable, et j’aime bien. Mais il est tellement petit par rapport à l’engin du type auquel j’aspire impatiemment. Puis il en sort… Et parfois, il bouscule mon clito. Et là, la décharge est autrement plus violente, et je bascule. Et il doit me retenir.
Je voudrais lui dire d’arrêter et de me baiser… Mais je suis censée être bâillonnée.
« Ouiiii… Noooon ! » Je viens de prendre un éclair en travers de mon ventre. Brutal, imprévisible. Cette fois encore, je fais un bond, mon ventre électrocuté. Le type vient de s’en prendre à mon clito. Pire, ça dure… car il continue à le pincer et à le rouler entre ses doigts. Mon berlingot chéri est incendié et il vibre comme une corde de violon le fait au passage de l’archet qui la caresse. « Noooon… noooon ! » Mais l’autre me tient très serrée contre lui et il continue encore et encore… et il me fait tressauter quasiment en permanence. Je voudrais brailler ma souffrance, mais je ne parviens qu’à cracher des hon-hon inutiles et je mords mon poing à travers ma robe pour étouffer mes gémissements. Finalement, je vacille, mais je me retiens, adossée au mur.
Trop, c’est trop. Elle n’en peut plus. Elle
Mais là, trop c’est trop, je n’en peux plus. Car toutes les manigances du type m’incendient le ventre sans me faire jouir. Et mon con est toujours vide. Marre des préliminaires ! Conséquence, je me débats, agitant mes bras en tous sens pour me soustraire à cette torture insupportable.
« Ouiiii ! » Je parviens à repousser un peu le type et à dégager sa main. Immédiatement, je me tourne un peu pour lui faire face et je lance les miennes vers sa taille pour trouver son falzar. Je suis toujours dans le noir, mais j’ai de la chance et je le trouve tout de suite. Il est encore ouvert, et la braguette déboutonnée.
Je reçois une bonne claque sur les fesses. Peu importe… Et de frustration, je force le froc à descendre. « Ouiiii ! » Ça craque quelque part. Où ? Je m’en fous, il est descendu jusqu’à la moitié de ses cuisses. La bite est dégagée, et j’imagine, sans craindre de trop me tromper, qu’elle a surgi tel un diablotin monstrueux qui jaillit de sa boîte. Je la veux !
Aussitôt, je l’alpague à pleines mains. Elle est à midi, le gland couvert de jute. Mon cœur en fait des gloups. Les claques continuent de pleuvoir sur mes fesses. Mais peu m’en chaut. Vite, je glisse sur la hampe pour descendre plus bas et m’emparer des couilles. « Whaouh ! » Toujours aussi lourdes, aussi enflées ! J’apprécie…
« Baise-moi, mec, vite, vite ! » Et je lâche tout, puis je m’adosse au mur. C’est froid…
Et la voix, cassante comme d'habitude :
— Avance-toi… et demi-tour !
Une levrette ? Non, je veux une hussarde. Aussi, au lieu de lui obéir, je continue mes gestes insensés et je surprends le type : les pans de ma robe devant mon visage me gênent, je les écarte. Puis, à l’improviste, je quitte mon mur et je m’avance vers le type. Il est encore surpris, que je l’ai déjà ceinturé dans mes bras et que je recule contre mon mur. Déséquilibré, il s’écrase contre moi et propulse ma tête douloureusement contre le mur.
Heureusement, j’ai la tête dure et quelques chandelles de plus ne m’empêchent pas d’accueillir la bouche du type contre mes lèvres.
Alors, tout va très vite. Je suis comme happée par un ouragan tandis qu’il se colle à moi, bite en avant contre ma motte. Il écrase mes seins et se jette sur ma bouche que j’ai déjà ouverte en grand pour accueillir sa langue.
Il se rue dedans et enfourne entre mes mâchoires un dard qui remplit ma bouche, énorme, épais à l’image de sa bite. Le goût du tabac m’envahit. Il fouille entre mes dents. Il virevolte entre mon palais et ma langue et il s’y enroule. Sans que j’aie le moindre écœurement, il s’aventure jusqu’à ma glotte. Et moi, je la suce comme je sucerais une bite, avidement, goulûment.
Il bave, je bave aussi, lui du haut, elle du bas.
Sa barbe pique et griffe mon menton. Qu’importe, j’adore. Le type est bouillant, coléreux. Une bouffée fauve s’échappe de lui pendant qu’il mange mes lèvres en ahanant.
Son corps est emboîté contre le mien, ses mains sur mes fesses, sa grosseur installée orgueilleusement entre nos ventres. « Shit qu’elle est raide ! »
Là, je veux en profiter pour le toucher et sentir son corps. Alors, je l’enlace et je glisse mes mains dans son dos, sous sa chemise. Il se laisse faire. Je le serre et je le caresse, mon bassin poussé au plus que je peux contre le sien. J’écrase ma motte contre sa bite… Je fonds, mon cœur s’affole, mon ventre se tord et mon con est toujours aussi béant. Je sens que je mouille encore.
Le type se frotte contre moi et ondule, frétillant comme une anguille. Il martyrise mes fesses, il est brusque, viril et terriblement excité. C’est un mec, pas une tafiole. « J’aime… » Je m’abandonne alors à lui, haletante à son oreille. Et je m’étourdis. « Ça tourne… »
Le type n’est pas mieux que moi. Il geint doucement et sa respiration est désordonnée. Sa gaule est terrible… Et je la sens juter contre mon nombril.
J’explore son dos, ses fesses – pas de punition – et je continue jusqu’à sa nuque. Ses cheveux sont un peu frisés, sa peau est douce. Je la lèche, et la lèche encore. Elle est épicée et salée de sueur. Son torse est puissant, très poilu. « J’avais raison, il est velu ! » Son dos est musculeux et poilu également, sans bourrelet de graisse à la taille.
Je rêve et je me l’invente : il est grand, costaud, baraqué, sportif, certainement très beau, brun avec une gueule d’amour. « Enfin ! Mon étalon est dans mes bras. »
Je frotte ma toison contre son pubis, contre cette bite redevenue un braquemart arrogant et belliqueux qui va me faire jouir à nouveau. À cette idée, mon con se resserre. Ce soir, il est incontrôlable. Je la frotte encore, je la brosse et je pars à la cogner de ma motte. Je la cogne encore, et encore. J’écrase sa bite, j’écrase ma motte. Ça me rend dingue, et je lui fais mal, et je me fais mal. Ma respiration est folle, celle de l’autre aussi, et on se les mélange. J’ai envie de crier, et je lui griffe hargneusement les fesses, il s’en souviendra.
Il lâche ma bouche, me mord à l’épaule et me distribue sa salive. « Normal : épaule contre fesses ! » Je geins sans parole, je me débats et je titube sur mes échasses. Punition : il me décolle du mur et je reçois une volée de gifles sur mes fesses. Le aïïïïïe reste sur mes cordes vocales alors qu’il s’écarte de mon bassin.
La voix, à nouveau autoritaire :
— Fais-moi rentrer !
L’ordre a un ton désagréable, d’autant plus après ces instants de complicité. Il veut que ses victimes lui offrent leur sexe. Mais j’obéis, sans me poser de question – « Ce n’est pas le moment ! » – et j’attrape la bite dare-dare, la force vers le bas et je me la fourre vite fait, bien fait, dans mon inondation, là où il faut. Puis, j’écarte largement mes cannes et je me cramponne à lui !
À peine ai-je le temps de retirer ma main que le type s’embroche en moi. Aucune fioriture. Une seule ruade lui suffit pour me la mettre profondément. Instinctivement, je me cambre sous l’intromission, certes sans ménagement, mais tant espérée. [T’es folle, Ève, totalement givrée.] « Whaouh ! Put… »
J’ai beau avoir, déjà, pu apprécier le diamètre inhabituel du de l’engin qui est en moi. Mais… « …ain qu’il est gros ! »
Aussitôt, le type se retire en entier, lubrifié du gland à la racine, et se renfile, séance tenante. Plus loin, plus profond – « Ouiiii » – et il me file ma première décharge sur ce coup.
Et là, la bite est à moi et elle est en moi, poussée très loin contre mon col, vrillée dans mon velours jusqu’au ras de ses couilles.
Nos mains à tous les deux sont incrustées dans les fesses de l’autre. Et J’ai droit, cette fois-ci encore, aux quelques secondes du macho savourant sa conquête. Alors, j’en profite presto pour descendre un peu son pantalon et l’abandonner à mi-cuisses. « À la hussarde… Ouaaaais… mais une vraie hussarde comme je les aime, baisée contre un mur, par un mec habillé et le froc simplement baissé. » Je ne sais pas à quoi il pense. Mais sa bite se cabre à répétition.
Quelle chance pour moi que ce type ait une bite à la bonne taille. Plus longue, je serais perforée, et plus courte, je ne ressentirais qu’un grand vide.
Je me régale de cet instant où je suis dilatée, remplie. Et je le fais savoir au type, en roulant du bassin pour lui souhaiter la bienvenue. Immédiatement, mon clito s’allume au contact rêche des broussailles du type d’un feu qui se propage à vitesse grand V dans tout mon intérieur. « Une première pour ce soir ! »
Lui, il n’a pas bougé, mais je sens le rouge me monter au visage. Ma bouche se distord, et la pointe de ma langue se cale à droite de mes lèvres, contre la commissure. Mes yeux chavirent.
Je vais déjà venir. « Mon premier vrai orgasme… Trop longtemps que j’attends… » À peine l’ai-je pensé, mon con se resserre autour de la bite qui se cabre, sans qu’on ne puisse y faire quoi que ce soit, lui comme moi.
Je serre le type dans mes bras à presque l’étouffer… et je viens, le ventre embrasé comme par un grand feu de joie, avec un murmure ténu que je marmonne à l’oreille du type :
— Aaaaah, je viens…
Je jouis, figée, des éclairs plein la tête et le ventre, sans plus de mot, sans plus de cri, résignée au mutisme. « Enfin ! Un… » Le type n’est pas venu, et c’est tant mieux pour moi.
Je suis couverte de sueur, je tremble et je mords âprement l’épaule du type, son cou. À lui faire des suçons pour le marquer, le désigner comme infidèle à une éventuelle copine ou épouse.
— À toi, mec, vas-y ! Montre-moi que t’es un étalon !
Et j’empoigne ses fesses, tous mes ongles plantés dedans, ma façon à moi de l’éperonner.
Aiguillonné et bousculé dans son amour-propre, le type part à me baiser. Et il le fait à grands coups de boutoir, comme un malade. Sa bite est énorme et les joutes reprennent comme je les aime, électriques, continuelles. Ça me met autant en furie que lui. Alors je m’y mets, moi aussi, et je m’écrase contre lui, propulsant mon bassin à la rencontre du sien. À les cogner, à les briser. Lui, à astiquer mon velours, moi, à lui bouffer sa bite.
Il est brutal, pressé, tant mieux, moi aussi. Et cela dure… Tant mieux.
Je lui laboure les fesses de mes ongles. Alors, il me prend les mains et écarte mes bras. Je suis crucifiée contre le mur.
Je suis tringlée par un vrai sauvage. Il halète et souffle comme un asthmatique, car lui, il a le droit de faire du bruit. Derrière, j’ai mal au cul et à mes fesses tamponnées contre le mur à chacun de ses assauts. Et j’ai mal à mon dos qui s’érafle contre le ciment glacial. Devant, j’ai le feu au cul, là où il s’active. Et ma boule, celle derrière mon nombril, enfle, alimentée par ce brasier qui irradie tout mon intérieur.
Le type continue à me bourrer. Et moi, clouée au mur comme je suis, je continue aussi à pousser mon bassin à la rencontre du sien. Je sens que ma boule enfle encore… et que la pointe de ma langue file machinalement vers la droite de mes lèvres. Ma boule va péter… Et elle pète dans le silence absolu. « Je viens, je viens… »
Et c’est encore l’explosion tant attendue. Je jouis à nouveau et je me lâche, parcourue de convulsions quand la vague m’emporte. Puis, encore toute tremblante, je chuchote à nouveau à l’oreille du type :
— Aaaaah… Je suis encore venue… Deux…
« Avec un braquemart aussi gros, même une frigide absolue ne pourrait que grimper aux rideaux ! »
Là, le type a une idée qui me surprend et, sans un mot, je suis plaquée contre le mur. Puis, il me prend les bras et les mains pour les ceindre autour de son cou.
— Accroche-toi à mon cou !
Et je suis soulevée du sol, ses mains, à lui, glissées sous mes fesses, pour ramener mes cuisses au niveau de sa taille à lui. Aussitôt, je l’enserre entre mes jambes, horrifiée à l’idée de déconner. « Non ! Ne pars pas… »
Et alors que je suis toujours empalée sur lui, il recule, me décolle du mur, fait un demi-tour et s’adosse contre le béton, à environ trente degrés, les jambes bien ouvertes. Je sens que mes rondeurs s’écrasent contre le bassin du type – « normal ! » – et que je m’empale encore plus profond. Le gland heurte plus encore mon col. « Shit ! » Et je me fige sous l’agression.
— Serre tes cuisses et tes jambes autour de ma taille, puis verrouille tes chevilles l’une à l’autre. Okay ? Je te tiens, n’aie crainte. Lâche mon cou et prends-moi par les cheveux pour rester stable.
Je ne suis pas trop rassurée, mais comme il me tient, je reste en équilibre sur lui.
Et quand il retire ses mains – et il compte à voix haute, un, deux, trois… – je reste fichée sur la bite, sans chuter, nonobstant quelques tirages de cheveux.
Je suis médusée… Et je compte avec lui, mais dans ma tête ! À trente, il me reprend.
Scotchée de chez scotché : je suis restée en équilibre, trente secondes, embrochée sur sa bite retenue par sa seule rigidité.
— Jamais de ma vie, je n’ai acheté de champagne. Mais j’en ai bu toute ma vie, pariant caisses après caisses, que je suis capable d’accrocher un seau rempli de dix litres d’eau à ma queue, comme à un croc de boucher (NDLR : authentique ! )
Sidérée, que je suis ! « Shit ! » Et il est fier de lui, le mec !
— On a la nuit devant nous, Souillon. Et, je vais te BAISER – le ton qu’il emploie m’explose, presque, le cœur en même temps qu’il me fiche la trouille, – te baiser et te ramoner, comme on ne te l’a jamais fait.
Et après un autre demi-tour et quelques pas, lui, avec le futal toujours abaissé jusqu’aux genoux, je suis transportée, puis posée au bord de la table de service du WC. Le tout sans effort, avec une facilité déconcertante. « Costaud, le mec… »
Finalement, je me retrouve le dos appuyé contre le froid et les aspérités du mur. Mes bras accrochés à la nuque du type et mes jambes relevées, avec mes genoux à hauteur de nos yeux, leur arrière sur les épaules du type. Je suis dans la posture de l’enclume. Mais à la verticale, et mes cuisses presque fermées en raison de la position. Et mon bassin est à la bonne hauteur. Pile, face à la bite du type.
La position n’est pas très confortable. Et je m’en inquiète, doutant de la possibilité d’être baisée ainsi. Mais pas le type, puisque sa bite est restée, sagement, en moi et profondément enfoncée dans mon con. Et que je la sens dans mon ventre, qui frémit et qui se cabre, le gland contre mon col, sans cesser de m’électriser.
Très vite, on est installés. Face à face, presque bouche à bouche. Moi, les chevilles verrouillées derrière la nuque du type. Creusant mes reins et me trémoussant du bassin comme je peux, je cherche à gagner des centimètres en profondeur. Dans un espoir illusoire, vu comment je suis pénétrée, le gland butant déjà contre mon col. Et combien je tressaute à chaque instant, des stimuli que la bite m’inflige dès qu’elle bouge dans mon con.
Lui, il me tient aux hanches, ses doigts et ses ongles incrustés dans la chair de ma croupe. Et quand il cherche à ajuster notre position et à me décaler quelque peu, ce faisant, l’échafaudage de ma robe que j’ai sur la tête, choit. Et il s’effondre avec la bonne idée de glisser, pour partie, entre mon dos et le mur, alors que le reste dégringole sur lui qui gesticule pour se dégager.
Alors moi, dans un souffle :
— Non ! Non… laisse…
Et je m’empare des pans de devant et les rabats, croisés, sur sa tête. Désormais, nous sommes comme dans un cocon protecteur.
— Bien !
C’est sa seule réponse. Les bruits s’amplifient entre nous, les odeurs aussi, mélanges âcres de foutre, de tabac, de marée, de sueur de femelle, de musc masculin, de transpirations, de merde, de pisse. En ai-je oublié ? Curieusement, cela ne me rebute pas. Bien au contraire, je m’enivre et je les inspire à pleins poumons. Je suis même tentée par une impossible cigarette. À chacun de nos mouvements, la bite remue dans mon ventre et me fait vibrer. Ma matrice est si nouée d’impatience !
Et là, l’anxiété me reprend. Je suis contre cet homme auquel je me suis donnée en toute ingénuité. Un type anonyme que je ne vois toujours pas. Un homme dont je ne sais toujours rien, sauf une chose : c’est qu’il va m’emmener, une fois de plus, au paradis ou en enfer, et plus probablement les deux en même temps.
« Dans des années, je sentirai encore ton odeur, tes ongles, ta bite, tes bras… » Pensée que ma raison corrige aussitôt ! [Syndrome de Stockholm, t’ai-je dit, pauvre pomme !]
— Vas-y, mec !
— Han !
Dictum ac factum ! Le type a rué entre mes cuisses, portant estocade contre mon col avec son gland. « Aïïïïïe ! » Douloureux, mais que mon con toujours en manque traduit quand je chuchote :
— Ouaaaais ! Encore…
Au contraire, le type se retire et sort sa bite en entier, laquelle se redresse tout naturellement à la verticale, tandis que mon con se retrouve. « Noooon… »
Et la voix, qui a retrouvé toute son autorité :
— Fais-moi entrer !
Aussitôt dit, aussitôt fait, la bite est en position, l’extrémité du gland coincée juste à l’entrée de mon con. Et moi, je suis cramponnée au type, mes bras ceints autour de ses flancs, parée à accompagner son corps dans ses élans. Et je sens ses muscles tendus, il est prêt à bondir.
Instinctivement, je me braque et je ferme les yeux dès que je sens son gland s’insinuer à un peu plus loin. À peine, mais suffisamment pour déformer ma rosette avec une sensation de déchirure et la contraindre à se distendre à nouveau. Son plus épais, à lui, dans mon plus étroit, à moi. Et je lâche un ouaaaais jubilatoire que je n’imagine même pas réprimer.
Punition ! Je les avais oubliées et je me prends une baffe sur chaque fesse. Motus et aïïïïïe ! se confondent dans mon esprit. Aussi, lorsque le type s’enfonce un poil plus loin, au lieu de s’engouffrer d’un coup comme il l’a fait auparavant, je parviens à taire le tiraillement. Cette fois-ci, il prend son temps. Mon cœur sonne comme un tambour, comblée que je suis par ce bonheur ineffable de vouloir être prise… et de l’être.
Et ça dure tant qu’il force mon resserrement. J’ai même l’impression qu’il est plus gros encore.
« Rrrraaaaaah ! »
Enfin, la grosseur est passée et s’enfonce maintenant dans mon ventre avec toujours la même lenteur. Je la sens contraindre mon velours à s’élargir et à se déformer pour l’accueillir. Puis de le laisser se resserrer sur la hampe, moins large, qui glisse facilement dans mon humidité. Et il est si échauffé que les joutes sont immédiates. Elles sont interminables et irradient mes entrailles de plus en plus intensément au fur et à mesure que je suis pénétrée. Et je ne peux pas m’empêcher d’agiter la tête en tous sens comme un pantin déréglé.
Et lorsque le type s’arrête, son bassin butant contre mes fesses, il termine de m’empaler par cette petite ruade sèche et machiste dont il est coutumier et qui tamponne durement mon col. En même temps, la racine de sa bite, aussi épaisse que son gland, m’élargit à nouveau. Aussitôt, mon clito grésille et grossit, titillé par les poils. « Ouiiii… »
Je me cabre, et le choc dérange mon cerveau comme s’il avait été exposé à un pétard. Mais je raffole de ces coups dans le fond de mon ventre, d’autant que mon con lâche un borborygme déplacé. « Hi, hi, hi ! »
Et comme toujours, je concoure activement en tirant le mec avec mes bras qui l’encerclent dans le dos. Et en l’invitant, ainsi, à couvrir plus encore mon corps par le sien et à m’enfiler le plus profondément possible.
Pendant un court instant, le type ne bouge plus. Sa bite est grosse dans mon ventre, très grosse, et je sens qu’elle est enfoncée très loin et qu’elle appuie sur mon col. Je ferme les yeux et je savoure le moindre de ses mouvements dans mon velours. « Que c’est bon… que c’est bon… » Et je suis bien…
« Noooon ! » Mais si ! Et le type ressort encore sa bite en entier. Et les mêmes ondes me dévorent quand le gland reflue et que sa grosseur franchit l’étranglement de ma porte et s’y arrête, veillant toutefois à ne pas déconner. J’en tressaute, couverte de frissons. « Noooon… » Mon clito s’est éteint, faute de broussailles pour l’exciter.
Là, le type lâche mes fesses et saisit mes chevilles pour les relever – jambes tendues et largement écartées – au-dessus de ma tête.
Puis, il reprend son manège, recommençant à s’enfoncer en me filant une joute, puis à sortir en entier avec une autre joute, à se renfoncer, à ressortir, et encore, et encore, toujours avec la même lenteur, et autant de décharges, comme un piston de machine à vapeur essoufflée. Et lorsqu’il déconne, je n’ai pas besoin d’orienter la bite. Le gland trouve de lui-même l’entrée de mon con, comme attiré par un puissant aimant, et me pénètre illico ! Et, à chaque fois, je me fais mettre. Et j’aime ça !
L’énorme bite s’enfonce dans mon velours et distend ma rosette en douceur – « Quelle délectation ! » – avec, toutefois, le sentiment ambigu qu’elle va me déchirer. Et quel contentement égal quand il se resserre, ensuite, instinctivement sur la bite pour mieux la ventouser, alors qu’elle oblige mon con à se déformer au fur et à mesure qu’elle s’avance dedans. À chaque fois, je me cabre et je pousse un petit cri dans ma tête. Et à chaque fois, il arrache un pet à mon con, la seule manifestation de plaisir qui me soit permis de manifester, contrairement à ma bouche condamnée au silence.
Quel spectacle lubrique ça doit être pour le type, que cette position de l’huître ! Moi, je suis aveugle et je ne peux que l’imaginer. Mais lui, je devine aisément ses yeux rivés sur ma chatte – et ça me fait mouiller encore – à mater son braquemart sortir rutilant de nos humeurs, d’entre les poils de ma touffe désordonnée. Puis de le voir disparaître en totalité parmi eux, quand il se renfonce dans mon con grand ouvert et qu’il est avalé par mon velours.
Quelle satisfaction ça doit être pour lui, outre les châtaignes qu’il se prend en même temps que moi !
Jamais on ne m’a baisée aussi lentement. Les mecs sont souvent pressés de jouir ou incapables de se contrôler. Et là, comme je suis, mon corps fait ressort, montant et descendant, basculant et roulant sur mon échine, au gré des allers et venues de la bite dans mon ventre.
Ma matrice s’échauffe peu à peu, cuisant à petit feu, un peu plus à chaque aller ou à chaque retour. Mais trop lentement à mon gré. Et je m’exaspère à suivre les molles avancées qui m’élargissent et les molles reculées où je me resserre.
Je voudrais crier, car je ne parviens pas à jouir. Les joutes sont continuelles, mais mon con a beau se resserrer, je ne viens pas. J’ai envie de cogner le type et de branler mon clito. Mais je n’ose pas, et dans cette position, je suis captive, n’ayant aucune possibilité de participer à notre plaisir. Lassée, je finis par marmonner à l’oreille du type :
— Plus vite, mec, je m'endors !
Vexé, l’autre accélère son tempo, accentuant la rage de ses ruades. Mille fois, il m’a fourrée, mais – enfin ! – là, je suis ramonée dans les règles de l’art, pénétrée profondément, et mon col rudement tamponné dès qu’il prend plus d’élan. Et surtout, il ne sort plus entièrement de moi, ahanant comme un bûcheron à chaque ruée dans mon ventre. « Ouiiii… ouiiii… je brûle… »
Et, en quelques allers et retours seulement, mon clito reprend feu, ma matrice s’emballe et mon cœur accélère. Une vague de chaleur me monte au visage, en même temps, et la pointe de ma langue est partie vers la droite de ma bouche. Mes yeux vacillent. Je sens que je vais jouir. Alors je couine à nouveau à l’oreille du type :
— Je viens… je viens… aaaaah… T’es bon mec…
Je jouis presque tout de suite, encore sans lui. Et je hurle mon plaisir dans ma tête, la bouche grande ouverte pour laisser s’échapper mes cris muets. Je me cabre alors que le raz-de-marée tant espéré m’emporte et je me cogne encore la tête, l’arrière cette fois-ci, contre le mur. 36 chandelles douloureuses se mêlent aux étoiles de mon orgasme.
« Il est trop bon, ce mec ! » Je dois le punir, il faut qu’il paye de me donner autant de plaisir. Aussi, de colère, j’attrape sa chevelure par poignées. Je tire dessus, je le frappe, tous ongles dehors, à griffer ses épaules.
Je suis pantelante et mon corps est couvert de sueur. J’ai joui encore une fois, mais ma matrice reste distordue et douloureuse, et il me faut venir encore. D’ailleurs, le type continue ses navettes électriques dans mon ventre, totalement indifférent à mon plaisir, obstiné à me besogner imperturbablement, lancé à la poursuite du sien. D’un côté, ça me plaît, d’un autre, ça me vexe, car il n’arrive pas à me rassasier. « Trois en suivant, maintenant ça va être plus long… Et c’est tant mieux ! »
— Trois, mec…
Il en devient brutal – « Jaloux ! » – et ses assauts sont plus forts. Exit le sado, son ego narcissique a pris le dessus et il cherche maintenant son plaisir à lui, pas le mien dont il se fiche tout à fait. Moi également, car je vais encore jouir, avant qu’il ne trouve le sien. Alors, je redeviens zen et je lance mes mains à l’assaut de tout ce qu’elles peuvent caresser. De sa tête que j’ai frappée, à ses épaules que j’ai mordues, à son dos que j’ai griffé dans un excès de jouissance. Et je l’encourage au creux de l’oreille en soupirant doucement :
— T’es bon, mec, continue…
Et en même temps, je sens mon corps qui se tend, qui se cabre et qui s’emporte spontanément devant ses yeux, en réponse aux séismes que ses navettes déclenchent dans mon ventre.
Presque aussitôt, mon con se serre et se resserre encore, mes lèvres se mettent à picoter. « Ouaaaais… » Je me sens venir à nouveau alors que le masque du plaisir s’accentue sur mon visage, de plus en plus prégnant à chaque orgasme. Mes traits se déforment, ma bouche grimace et ma langue que je ne contrôle plus se coince à droite.
Alors, mon intérieur, resté incandescent, ricoche sur mon orgasme précédent et détonne une fois encore. Et je viens pour moi seule, les yeux fermés sans le vouloir, offrant au type la vue de mon corps arqué par la jouissance. Je ne chuchote pas, inutile, et je me tais, grommelant en moi des mots inaudibles que je ne comprends pas moi-même, tandis que le type poursuit à aller et venir en moi.
Même pas achevée, la jouissance me reprend de plus belle et je jouis à nouveau… et encore… interminablement. Mon con est douloureusement resserré, et mon ventre crame en continu, comme pris de crampes.
J’ai besoin de brailler mon plaisir, mais je ne peux pas. J’en deviens marteau, mon corps est tendu et arc-bouté entre le mur et la table sur laquelle je suis installée et cramponnée à presque me luxer les doigts. Et je rebondis d’orgasmes en orgasmes qui se suivent non-stop, qui montent, qui explosent, qui refluent, pour renaître, de plus en plus forts, de plus en plus ardents. Jusqu’au suivant…
Dans un instant de lucidité obscène, je "vois" mon velours sucer et ventouser l’énorme bite qui me tringle infatigablement. J’entends aussi les grincements de la table à langer qui tangue sous mes fesses, comme autant de déflagrations qui martèlent mon cerveau. D’ailleurs, où est-il ? Je ne suis plus qu’un sexe, qu’un con, qu’une matrice et qu’un clito qui n’en finissent pas, ravis, d’être bousculés et incendiés. Et je ne compte plus les innombrables étoiles qui illuminent l’obscurité de ma cagoule…
Dans mes délires, je prends conscience, soudain, que le type ahane et que ses respirations ont accéléré. Et je sens que sa bite a forci et qu’elle s’est allongée aussi. Il a également précipité la cadence de ses allers et retours dans mon ventre. « Il va venir… » Tout mon corps se tend, car je sais que le type va m’emmener avec lui… Et que je vais jouir à nouveau.
« Ouiiii… » Ses navettes s’amplifient encore, et les coups portés à mon col sont plus furieux.
Et avec eux, la douleur sourde qui ne cesse de consumer mon ventre depuis si longtemps laisse place à cette délicieuse jouissance utérine qui va m’emporter. Et chaque fois que le type enfonce sa bite dans mon con, et à chaque fois qu’il la ressort, je la sens qui enfle et qui irradie un peu plus mes entrailles.
Ça y est, j’entends qu’il s’essouffle et qu’il se met à geindre aussi. Il va bientôt jouir. Il y a si longtemps que je l’attends, ce foutre !
Notre cocon, sous ma robe, est comme une caisse de résonance.
Alors, je me laisse aller à accompagner ses gémissements par les miens que je murmure prudemment à ses oreilles. Pas de punition ! Mon cœur explose de joie, moi aussi, et ma matrice se tord… je sens que je vais venir.
« Ouaaaais ! »
La bite se cabre enfin. Mon con se resserre, à l’étrangler. Ma boule va éclater. Le type est en train de venir, moi aussi. Plus rien ne peut nous arrêter. Subitement, j’ai chaud, mes lèvres brûlent, et ma langue est partie à droite. Je vais jouir… jouir avec lui… et, enfin, jouir vraiment.
Je ne sais plus quoi faire de mes mains. Alors, j’ai le geste insensé d’attraper le type par la tête et de m’approcher d’elle, face à face. Et dans l’attente de nos explosions, je respire les prémices de son plaisir comme il respire les miens. Presque aussitôt, il grogne bruyamment, alors que sa bite éructe, parcourue de soubresauts, et crache son foutre.
Dès que je reçois les premières gouttes sur mon col, mes entrailles explosent et je pars à jouir. Instinctivement, je m’arc-boute, je sens mon velours qui s’ouvre à sa semence et je viens comme rarement, le corps pris de convulsions. Alors, sa tête entre mes mains, je lui crache rageusement mon plaisir en pleine figure, refusant, cette fois, de retenir un énorme aaaaaah. Un vrai coup de tonnerre dans le silence de la nuit.
La punition est immédiate, et les mains du type lâchent mes chevilles, abandonnant mes jambes sur ses épaules. De suite, il me file une forte claque sur chaque fesse. Ce qui me fait taire aussitôt. Mais il est fâché et il m’en flanque une véritable volée tout en poursuivant à faire ses navettes dans mon velours et à s’y épancher.
Quelle volupté que ce chaud qui envahit mon con, alors que la douleur lancine mes fesses.
Puis, calmé, il récupère mes chevilles pour relever mes jambes et reprend ses allers-retours. J’exulte, pendant qu’il s’exécute et qu’il tartine son foutre partout dans mon velours et me fiche les dernières décharges. Mais quelle horreur que d’être contrainte à taire son plaisir quand on a, comme moi, coutume de l’extérioriser par des rugissements tonitruants qui réveillent une partie de mon immeuble.
Alors, je laisse mon corps s’exprimer à ma place et s’arquer jusqu’à la douleur, pendant que je mords mes lèvres et mon poing pour rester silencieuse.
Et, là, mon con ne m’appartient plus, et il se serre, se serre et se resserre inconsciemment pour pomper la bite et lui aspirer les dernières gouttes de sperme. Comme s’il voulait lui tarir les couilles. J’aime ça, et je ne trouve rien d’autre que de lui caresser les cheveux.
Enfin, il replace mes jambes sur ses épaules et appuie ses avant-bras sur la table. Puis il se penche vers moi. Il a chaud, très chaud. Il est en sueur, et des odeurs fauves montent de ses aisselles. « Ben oui… Le mec m’a baisée et s’est défoncé pour nous faire jouir… Ben oui, il a transpiré ! » Attentive à ne pas déconner, je lui elle lèche le cou, les épaules, sa peau est salée, et ça la fait saliver.
Ensuite, il demeure des heures – plus probablement des minutes – son front contre mon front, sa bite toujours bien emmanchée dans mon ventre. Il a besoin de reprendre son souffle, d’évacuer les tensions et de recharger ses batteries. J’en fais autant. Nous avons encore du temps devant nous…
« Combien de fois suis-je venue ? » Je ne saurais dire… « Huit… dix fois… qui m’ont submergée sans cesser, chaque orgasme remplaçant le précédent… » Mais toujours sans bruit, condamnée au silence malgré moi.
Contre toute attente dans ce cloaque, un parfum de havane flatte mes narines, avec ses arômes caractéristiques. « D’où vient-il ? » Ce parfum m’a conquise dès que je l’ai respiré et me ramène à mon aventure de ce soir.
Et je pense en particulier aux prémices et aux affres interminables que le type m’a fait subir, il y a quelques heures, avant mon premier orgasme, pour me dompter et me punir de l’avoir fait jouir fortuitement par mon impatience.
À toutes ces claques sur mes fesses, à ces taquineries sévères envers mon berlingot ou mes tétons, mais qui demeurent, somme toute, très marginales, eu égard aux orgasmes flamboyants qu’il m’a déjà procurés.
Mais la nuit n’est pas finie. « Une andromaque ? »
Ça m’avait rendu folle de rage ! Mais après ce troisième coup prodigieux, c’est oublié et ça me donne envie d’en savoir plus sur lui.
— Eh, mec, une andromaque ?
Et je me souviens encore de mes premiers émois :
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Ses mains – leurs mains soudées les unes aux autres – partent à la découverte de son corps à elle, explorant tous les recoins de peau qu’ils peuvent. Les mains du type sont douces. « Des mains d’intellectuel. »
Elle vibre et, dans à peine un souffle, elle reprend ses hon… hon… hon presque imperceptibles qu’elle marmonne à travers son bâillon.
Il s’attarde sur ses seins, les malaxant doucement, prenant son temps, comme s’il ne craignait pas d’être dérangé par un quelconque intrus.
De toutes les manières, la porte de la toilette est fermée du haut en bas, sans ouverture qui pourrait permettre, par exemple, de regarder leurs pieds par le dessous. À condition d’être silencieux, il est – ils sont – tranquille.
Et tranquille, elle l’est aussi, quand lui vient la pensée cauchemardesque que le type a pu placer des caméras dans un coin et que leurs ébats sont filmés. Sur le coup, elle se fige, dégrisée, les jambes en coton. Il en serait fini de sa carrière d’avocate, idée que sa Raison totalement détraquée évacue très vite comme s’il s’agissait d’une élucubration extravagante. Et elle se reprend, alors que le type effleure ses tétons du creux de ses paumes. Ils sont raidis, sensibles et ça lui plaît. Elle en pouffe comme une godiche et se met à dandiner contre lui avec délice, les yeux clos sous sa cagoule. Toujours dans le noir et le silence.
Elle découvre ainsi qu’il est très velu. Alors elle continue à gigoter pour mieux ressentir le doux chatouillis, dans son dos, des poils du poitrail et du ventre du type. Et les picotements, aussi, des broussailles rêches autour de sa bite, contre ses fesses. Elle en est ravie, elle qui aime les hommes poilus. Et c'est gagnée par une forme de langueur ingénue qu'elle sent son con libérer un nouveau flot de mouille qu’elle imagine goutter vers le bas.
Hélas pour elle, le type, las de caresser ses tétons, la sort de sa torpeur en les pinçant et les roulant sans, entre ses doigts. Elle ne se débat même pas, mais quelle torture elle subit de ne pas pouvoir hurler cette douleur voluptueuse ! Pire, ses mains à elle sont toujours posées sur celles du type… et elles laissent faire.
« Le dressage reprend », alternance de chatteries et de sévices.
Conscient, soudain, du risque, il lâche un sein et déplace cette main – avec toujours la sienne dessus – jusqu’à sa gorge, pour lui serrer le kiki. L’autre main, restée sur sa poitrine, revient aux tétons qu’elle martyrise alternativement, les roulant plus rudement que précédemment. La douleur fuse, intense. Pourtant, elle ne crie pas ! « Comment fais-je pour accepter ça ? » Elle ne se débat même pas, soumise et, incompréhensiblement, très loin de détester ces tourments.
La bite se cabre encore. Une énième fois de plus, avec la seule hantise qu’elle puisse s’échapper de son entrecuisse. Les joutes sont continuelles, et sa matrice est prête à cramer, au point que parfois, elle est proche de défaillir. Elle bande du clito, le con grand ouvert, pleurant d’impatience.
Il lâche son cou et ses tétons. Bien lui en prend, ils sont douloureux. Ses mains redevenues symétriques, avec toujours les siennes par-dessus, descendent vers le bas. D’une pression de ses mains sur les siennes, les quadruplées ne font qu’une courte escale sur son ventre tout plat, sans rondeur à cajoler. Sa toison l’aurait probablement plus inspiré… mais pas elle.
Car en ce moment, elle est en jachère, et elle ne l’a pas soignée depuis des semaines, n’ayant plus d’amoureux. Alors, les poils sont longs et son triangle, d’ordinaire coquet et artistiquement mousseux, a envahi les plis de l’aine.
Cela n’empêche pas le type de choper une poignée de poils au passage, puis de tirer doucement dessus, à les faire glisser entre ses doigts jusqu’à ce qu’ils finissent par s’échapper de sa main.
À la hâte, elle conduit leurs doigts bien plus bas, dans sa vulve, puis guide ceux du type pour qu'ils puissent ouvrir ses lèvres, ensemble. Et là, à constater, lui comme elle, que sa mouille a complètement inondé sa bite. Se sachant femme-fontaine, elle est persuadée qu’elle a dû couler jusque sur ses couilles. Ce qui l’enchante.
— T’es poilue de la chatte et t’es trempée. J’aime ça, et j’aime ton cul, aussi. T’as les miches bien rondes et bien remplies !
Leurs mains étant arrivées à destination, elle ose prendre une initiative qui surprend le type, mais qu’il accepte. Et elle emmène vivement celles de gauche vers ses lèvres, sous la cagoule. Le type comprend, lui retire la culotte de sa bouche et l’envoie valser sur le réservoir au-dessus de la cuvette. « Tu sais que je ne crierai pas. » Ensuite, elle les ramène à son cou. Pour celle de droite, elle en attrape le majeur entre ses doigts. Direction son clito.
— Tu es folle !
— Laisse-TOI me faire jouir comme je veux ! Tu me prendras ensuite ! Je n’attends que ça depuis qu’on est entrés dans cet endroit de merde.
Elle l’a tutoyé dans un murmure qui ne se traduit, pourtant, par aucune punition. Elle est incapable d’expliquer son comportement ni ses folies. D’accord, elle a avalé un double bourbon au comptoir d’un bistrot, il y a bien longtemps déjà. Mais pas de quoi la mettre dans un pareil état d’aberration. Elle est en train de renverser les rôles. Et elle se doute bien que quand le type reprendra la main, son ego blessé, sa vengeance risque d’être violente. « Mais… Alea jacta est ! »
Il pince – ils pincent – son clito. Il est un peu long, chez elle, ce qui le rend plus sensible. La décharge est terrible, un séisme qui la casse en deux, entraînant le type avec elle. Son aaaaah reste coincé dans sa gorge, se résumant à un a écorné. Mais, dans sa tête et dans son ventre, il dure une éternité.
— La ferme !
Il pince à nouveau. L’éclair la foudroie du ventre au cerveau – à la rendre folle – et la fait chanceler encore. Elle faut s’évanouir, mais elle se contraint à ne pas hurler. Leurs doigts poursuivent, glissant du haut vers le bas de sa fente jusqu’à buter contre sa bite. Puis de bas en haut, bousculant à nouveau son petit chéri. Nouveau coup de gégène dans un cri silencieux. Marches avant, marches arrière se succèdent à barboter dans sa vulve, à l’usiner, à harceler son berlingot, à électrocuter son ventre de rafales successives de plus en plus intenses. Elle ploie encore, aphone, leurs mains à lui serrer sa gorge.
Alors, il marque une pause de quelques secondes et enfonce sa robe dans sa bouche avec la culotte pour plus de sûreté, afin de contenir ses possibles cris. Ensuite, il s’en prend de nouveau à son clito, à le rouler, à l’écraser de ses doigts, encore et encore.
Il est dans son dos et la serre de près entre ses bras, impossible pour elle de se dégager. Mais en a-t-elle envie ?
Elle croit mourir, impuissante à maîtriser ces salves qui l’envahissent continuellement, sans pouvoir gueuler, hurler, ni les extérioriser. Elles résonnent et ricochent dans son ventre, s’amplifiant de secondes en secondes. Et elles finissent par la submerger, jusqu’à presque l’anéantir. Quand son clito explose pour la dernière fois, elle titube et, aveugle comme elle est, elle se déséquilibre et tombe sur le réservoir, dans un ramdam abominable.
Heureusement, le type parvient à la rattraper de justesse. Elle a les larmes aux yeux et elle s’est écorché les mains, et ses ongles sont ravagés. Son clito est incendié, mais, pire, la bite s’est échappée. Finalement, elle installe ses mains sur la faïence qui a l’air bien accrochée au mur pendant que le type se recolle contre elle.
Et, cette fois encore, aucune réaction autour d’eux.
Apparemment, il est furieux de leur exploit, vu le ton cinglant de l’ordre qui suit, en même temps qu’elle se prend une sacrée paire de baffes sur les fesses :
— Espèce de conne ! Souillon… Fais-moi rentrer !
« Pourquoi, est-ce qu’il crie, le type ? »
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—Une andromaque ? Pourquoi, pas… C’est moins fatigant !
« Crétin ! »
L’odeur de havane s’installe entre nous, toujours la même. Mais je sais d’où elle vient et j’avance le nez tout en reniflant les cheveux du type. Puis, en chuchotant :
— Tu fumes des havanes ?
— Oui, comment le sais-tu ?
— Tes cheveux sont imprégnés de leur fumée.
— Toi, tu as bu du bourbon.
— Oui, et toi, tu le sais comment ?
— Ton haleine, dès que je t’ai approchée. Combien ?
— Deux…
— Je comprends… je comprends…
— Quoi ?
— Pourquoi tu as le feu au cul.
— Bof ! Deux bourbons minuscules !
— La ferme, Souillon ! Ça suffit ! T’es en train de m’embobiner !
Et j’ai droit au tarif habituel : une claque bien appuyée sur une fesse.
« Je vais me gêner, mec, n’y compte pas ! »
Évidemment, je la ferme alors que je sens que ça coule entre mes cuisses… son foutre, ma mouille, sa jute à lui, mélangés et qui dégoulinent sur la racine de la bite. Et là, j’imagine combien ça ruisselle sur ses couilles, puis que ça se répand beaucoup plus bas.
Perfidement, je gigote lentement du bassin pour me faire touiller le con par sa bite et accélérer de le vider.
— Hi, hi, hi…
Je ricane en douce, amusée comme toujours, quand les lois de la pesanteur font valoir leurs droits.
— Attention, je descends tes jambes…
Quelques secondes périlleuses de gymnastique plus tard, je suis sur mes jambes, titubante sur mes échasses, les genoux engourdis et adossée à mon mur favori. Et le type est collé contre moi et sa bite est toujours enfoncée en moi. Ses mains sont incrustées dans mes fesses. Les miennes le sont tout autant sur les siennes. Et il m’écrase la poitrine. Je suis bien.
Je respire ses respirations… Elles sentent le tabac. J’ai envie de lui rouler un patin. Mais sans que je m’y attende, il se recule et déconne. Et je devine, au froufrou du pantalon, qu’il s’accroupit devant moi, légèrement sur ma droite. Puis, à ma grande surprise, deux ou trois doigts, je ne sais pas exactement combien, s’enfilent, phalanges réunies, dans mon con – « Gloups ! » –, qui remuent dans mon velours, qui ressortent presque aussitôt et qui reviennent tout aussi vite, mais à quatre avec une partie de la paume. Seul le pouce est resté à l’extérieur avec le reste de la main.
Je n’ai ressenti et ne ressens aucune douleur, rien que le bonheur de nouvelles ondes luxurieuses. Force m’est de reconnaître que j’ai ingurgité ce phallus, d’un genre nouveau pour moi, avec une aisance étonnante. De suite, j’écarte mes jambes, espérant des expériences nouvelles du genre « Et s’il me l’enfonçait en entier ? », illico recadrée par ma Raison, quelque peu remise en état. [Cesse de débloquer, Ève !] La main continue à tournicoter dans mon velours et à le ramoner. Instantanément, mon ventre s’enflamme et ma boule grossit. J’ondule sur mes cannes… je me trémousse… Le feu se ranime. Je suis tellement excitée que, quelques secondes encore de ce petit jeu, et je vais jouir.
Hélas, la main s’en va. « Noooon ! »
Mais, la voix :
— Remonte ta robe sur ta tête !
Avec une petite claque sur une fesse.
— Et vite !
J’obéis et, toujours cagoulée, je ne vois pas la main du type. Mais je sens qu’il me barbouille partout, mon ventre, mes lèvres, mes seins, mon cou, de ce qu’il vient de récolter dans mon ventre. Et ça m’amuse :
— Hi, hi, hi !
Le revers s’essuie sur ma touffe. C’est froid, collant, et si le type croit me souiller, il n’en est rien. Pour preuve, je tends les bras devant moi et je chope la bite et les couilles, bien évidemment poisseuses, Puis, je les essuie de mes mains et je badigeonne mes cuisses, mes fesses, et termine par les nettoyer en léchant mes doigts un à un, le plus lubriquement que je le peux, me dandinant, frétillant du bassin. « Eh oui, mec, je suis en chaleur, ce soir… Les bourbons, t’as sans doute raison ! »
Le type en reste silencieux. Je le subodore, probablement surpris par cette situation qui lui échappe, en partie.
Combien de temps ce coup-là a-t-il duré ? Longtemps… très, très, bien sûr. Et quelle heure est-il ? Je ne sais pas. L’obscurité de ma cagoule, l’absence quasi-totale de bruit et l’impossibilité qui en résulte de me situer dans l’espace et dans le temps me déboussolent. Mais il y a une chose que je sais : je ne me souviens pas avoir déjà joui autant, dans cette position de hussarde. Et je n’envisage pas d’en rester là. Aussi, rien ne compte plus pour moi, en cet instant, que la suite de cette nuit d’amour. Il y a encore loin d’ici à l’aube, et il me reste tant de pratiques et bien d’autres positions à partager avec ce type.
5 — Deuxième levrette
Je n’ai pas envie de me retrouver seule, et l’autre ne semble pas plus pressé de partir. Loin d’être calmé, mon ventre me travaille et ma matrice reste…
(À suivre)
Suite et rappel de Silence 2 :
— Une hussarde ? Ça ne te dirait pas ?
Je suis folle, ou quoi ?
— T’es une morphale ! Ma parole…
Mon cœur fait un bond énorme, la réponse du type est un oui déguisé. J’ai probablement bien fait d’accepter sa proposition de le suivre – de le précéder – dans ces chiottes.
Et là, mes pensées m’emmènent vers le début de cette soirée, au moment où je me suis dirigée vers le bâtiment des toilettes, avec le type derrière moi.
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Direction les toilettes publiques… Okay !
Discrètement, Ève fend la foule des spectateurs, s’excusant de la gêne occasionnée, avec l’autre sur ses talons, collé à elle, ses mains à sa taille, comme font les amants.
« Shit ! Des cailloux ! » Tachant de ne pas se tordre les chevilles, elle s’engage prudemment sur les pas japonais qui parsèment l’allée de gravier menant vers le bâtiment des commodités publiques. En même temps, elle tente de remettre en place quelques boutons-pression de sa robe largement ouverte. Le type s’est décollé d’elle et la suit innocemment, le regard rivé, elle en est sûre, à ses fesses. Finalement, il la rejoint, hanche contre hanche, et main sur l’épaule, comme s’il voulait éviter qu’elle ne s’échappât.
Inutile d’y songer, il la rattraperait en quelques pas. De plus, elle n’en a surtout pas envie, même si son cœur bat à tout rompre.
« Noooon… » Mais, si ! La main du type a quitté son épaule pour soulever sa robe et se faufiler dessous pour lui tripoter les fesses comme si elles lui appartenaient déjà. « Shit, on va voir mes fesses ! Noooon… »
Pourtant, elle le laisse faire, bien qu’elle soit connue en cette ville, et baisse la tête pour éviter d’être repérée par un passant. Rougie par la honte, elle presse le pas et parcourt les derniers mètres de l’allée, songeant à tous les coups qu’elle a tirés "en douce", comme l’on dit. Faire l’amour à la classique, elle n’a rien contre. Mais elle a presque toujours joui plus intensément au cours de "petites occases" offertes par le hasard et réglées à la va-vite, plutôt qu’au plumard.
Elle a été déniaisée par le jules de sa feue grand-mère. Elle l’adorait et elle avait toute confiance en lui. Grand séducteur, elle s’est jetée dans ses bras pour que sa première expérience de l’amour soit faite de belle manière. Il l’a déflorée avec une infinie tendresse, puis leur liaison a durée plusieurs mois jusqu’à ce qu’il meure prématurément et bêtement lors d’un accident de voiture. Tout ce temps, il l’a dorlotée, câlinée, toujours préoccupé à éveiller son corps sans expérience aux merveilles du plaisir.
Dès lors, elle a multiplié les aventures au cours de sa vie d’étudiante au point que ses copines lui disaient qu’elle avait le feu au cul. Et son conin de jeune fille était rapidement devenu un con aussi expérimenté que vorace. Impossible pour elle de dénombrer les fois où elle s’est fait mettre sur des capots de voiture parce qu’elle préférait ça, plutôt que d’aller dans la chambrette du mec ou dans sa mansarde à elle, probablement aussi tristounette. Ni les sièges passagers souillés irrémédiablement – au grand dam du propriétaire des voitures – quand son con se vidait parce que le dit propriétaire s’en était retiré un peu trop à la va-vite.
Ni les toilettes de musées ou de restaurants, où elle batifolait avec son jules et jouissait avec d’autant plus de véhémence que quand il n’y a qu’une seule toilette pour les femmes. Et que la porte était à claire-voie en haut et en bas, et qu’il était très simple de compter le nombre des pieds posés au sol.
Mais aujourd’hui, ce sera – si tout va bien – une expérience d’un genre nouveau pour elle.
Ils arrivent aux toilettes. Personne dans les environs.
— À droite, au bout ! Entre sans te retourner, et grouille-toi !
Les toilettes des handicapés. Elle ouvre la porte, lumière blafarde d’un tube néon encastré dans le plafond. Des odeurs immondes d’humidité, de pisse et de merde la prennent à la gorge.
Elle hésite, mais elle entre quand même, évitant une grande table à langer scellée à sa gauche dans le mur. Il la suit immédiatement. La porte claque, et le loquet de fermeture est abaissé.
À ce bruit, elle prend conscience que son destin est scellé.
Étreinte à nouveau par l’angoisse, elle reste interdite au centre du local, face à la cuvette des chiottes, regardant autour d’elle à la dérobée, mais ne constate rien de suspect.
— Mets-toi au centre, et surtout ne retourne pas ! Tiens… une cagoule, enfile-la !
La cagoule atterrit à ses pieds. Elle obéit sur-le-champ et se plonge dans l’obscurité. Elle est d’une taille ajustée et descend sous le menton, mais elle est munie d’ouvertures pour son nez, ses oreilles et sa bouche. Elle peut donc respirer et entendre normalement. Même ses lèvres sont dégagées, elle pourra embrasser le type ou lui tailler des pipes.
Et la voix encore :
— Je ne veux pas t’agresser. Je suppose que tu sais pourquoi tu es là…Pas pour enfiler des perles… Fais-moi signe de la tête pour que je sache si tu es d’accord pour rester. Oui ou non. Si c’est non, je disparais !
Elle reste statufiée, incapable de répondre ni, surtout, de choisir entre sécurité et plaisir, entre prudence et aventure. Non, pour sa Raison, oui pour son sexe. Finalement, elle choisit de ne pas répondre.
— Qui ne dit mot, consent, pourrais-je dire. Sauf que tu ne sais pas ce que tu veux. Rester ou partir. Je devine que tu es hantée par un vieux fantasme qui te travaille depuis des années. Je me trompe ?
Elle hésite avant de répondre… « Pourtant, il a raison. »
— … Non.
— Ce fantasme, c’est l’envie irraisonnable d’avoir une aventure sans lendemain avec un parfait inconnu. C’est ça ?
— Oui…
— Un quidam quelconque que tu ne connais pas, que tu ne reverras jamais…
— Oui…
— Pire, quelqu’un dont tu ne veux même pas voir le visage… Auquel tu te donneras sans réserve, qui te prendra selon ses obsessions à lui. C’est bien ça ?
— Oui… oui.
Il l’énerve avec sa psycho… « Mais il a raison. »
— Ma chère, c’est une des chimères les plus répandues chez les femmes. Je suis prêt à parier que tu en as aussi d’autres qui te trottent dans la tête ? Je me trompe ?
— Non !
« Avec mon métier, je suis bien placée pour le savoir ! »
— Mais tu hésites encore… Pourtant, tu es plutôt canon, et tu t’es faite belle pour la circonstance.
« Oui, oui, oui… » Elle a envie de pleurer. Elle a surtout envie de jouir et de flamber entre les mains de ce elle-ne-sait-qui.
— Dans ce cas, rentre chez toi. Je serai ici demain, même heure. Mais, si tu viens, tu seras à moi. Pour la nuit… Okay ?
— … oui…
Elle parle à petite voix… Elle a honte d’elle… de s’être dégonflée…
— Tiens, une cagoule, pour te mettre dans le noir. Elle était pour ce soir. Garde-la. Si tu reviens, enfile-la dès que tu entreras dans ces toilettes. Maintenant, ne te retourne pas et compte jusqu’à 100. Que je me tire d’ici… À demain…
— … Peut-être…
— Un, deux, trois…
Elle obéit et compte, lentement… « 99, 100. »
Elle se retourne… Personne, le type est parti.
Elle quitte ces toilettes en courant et sort du bâtiment. Elle respire à grands coups. Se débarrasser de l’odeur infecte des toilettes. Elle est libre… Il ne lui est rien arrivé… « Et rien de bien, non plus ! » [Voyons, Ève, tu devrais être contente, tu es saine et sauve !] « Ma pauvre Raison ! Tu ne comprendras jamais rien ! »
Elle voulait s’embraser, ce soir, flamboyer… Et peu importe avec qui. Elle éclate en sanglots, déçue… Elle se dépêche… Elle se retourne. Personne. Apparemment, le type ne la suit pas. Elle accélère le pas… difficile avec des talons-aiguilles dans cette allée cailloutée.
Enfin, elle atteint le centre-ville. Un taxi… direction son chez-elle. Dans la voiture, elle se retourne… Personne ne semble suivre le véhicule, pas de scoot, ni de moto.
Et elle retrouve son appart. Vide… Personne pour la prendre dans ses bras… 21 heures 13 selon l’horloge digitale…
Un verre de bourbon. Un seul… la bouteille est presque vide… Un bain très chaud, un livre de cul… Qu’elle a commencé depuis… elle ne sait plus.
Elle lit une page… et l’envoie promener au sol. Elle préfère rêver au type qui l’a levée… Comment est-il ? Elle ne sait rien de lui, sinon qu’il est grand, qu’il sent le havane, qu’il a des longs doigts. De toute façon, elle s’en fout. « Beau, pas beau… Je m’en fous… Blanc, noir, jaune, même vert ou bleu comme les Schtroumfs… JE M’EN CONTREFOUS ! »
Si, une chose importe, toutefois : elle espère qu’il a un sexe énorme et qu’il sache le contrôler ! Avec des roubignoles bien pleines, aussi. Qu’il la baise pendant des heures… pendant toute une nuit… [Tu es exigeante, Ève !] « Eh, j’ai le droit de l’être, t’as vu mon physique ! »
Évidemment que ma Raison a raison, ce type pourrait n’être qu’un pisse-petit, un peine-à-jouir… Et me décevoir. Mais en la matière, on ne peut jamais savoir à l’avance ! « Un mec, c’est comme les pompes… vaut mieux les essayer avant de les payer ! »
Finalement, elle sent qu’elle s’endort dans son bain. 23 heures 39. « Au plume, ma Belle ! Dans les bras de Morphée… Demain, c’est samedi… » Avec un somnifère pour ne pas faire de rêves.
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« Shit ! » La sonnerie du téléphone… Qui la tire du lit. Elle dormait comme une souche. « Shit, il est où, mon portable ? »
La Chevauchée des Walkyries cesse avant qu’elle ne l’ait retrouvé. « Le type d’hier soir… ? » Finalement, il était sous son oreiller. 13 heures 11 ! Un collègue… petit et gros ! « Pas le type ! Dommage… » [Voyons, Ève… Imagine qu’il connaisse ton numéro, ton adresse, ton nom…] « Très juste, ma Raison ! »
Elle retourne se coucher… le bigo en mode avion. « Dormir, pour être en forme ce soir ! » Et la main entre les cuisses. Impossible de dormir. Elle s’interroge… « Y aller, ce soir ? Ne pas y aller ? Shit que j’ai été conne ! J’aurais dû rester. Il a raison, ce type, qui ne dit mot consent ! Peut-être ai-je bien fait… On ne sait jamais ! » Elle se tourne et se retourne dans son lit. Le sommeil ne vient pas… Son cœur bat comme un tambour. Son con la fait souffrir. Ses seins sont enflés…
Elle visite sa chatte… Inondée ! Sa mouille est chaude… « Après tout, je ne dors plus, pourquoi pas… » Alors, elle laisse son majeur tournicoter autour de son berlingot chéri… du bout du doigt. Elle ferme les yeux… Elle respire fort, déjà… Les décharges sont immédiates… « Normal… il sait comment s’y prendre. » Elle le laisse tourner autour… doucement… très lentement… Que le plaisir vienne piano… Il monte…
Elle s’ingénie à ne pas jouir tout de suite. De son autre main, elle glisse deux doigts au travers de sa rosette… puis les porte à sa bouche pour les lécher. La saveur de sa mouille est forte, salée, épicée… « Un gode ? Non… Mais peut-être, si le type me pose un lapin ! » Elle en a de merveilleux, en silicone vibrant. « Pas pour l’instant. Je veux rester vierge pour le type ! » [Ève… toi vierge ?] « Mentalement, oui, pour l’instant. »
Et elle renvoie son majeur dans sa fente. Les décharges reprennent aussitôt, peu à peu incontrôlables. Elles irradient son ventre, ses cuisses. « Maintenant. » Alors, elle ferme les yeux et accélère… les jambes contractées. Subitement, elle a très chaud… Son museau se fige, picote, sa bouche se déforme, sa langue est partie à droite de ses lèvres. Les affres du plaisir sont là. Elle sait qu’elle va venir. Dans sa tête, elle voit le type. Et ce sont ses doigts qui la caressent.
Son corps se tend, s’arque. Ses fesses décollées du lit, son cerveau dans son ventre. À guetter l’instant où il va péter…
Son majeur écrase son clito, l’assassine. Son ventre explose… Son hurlement parvient à ses oreilles. Elle s’effondre sur son lit… Son majeur continue ses rotations… doucement. Là où elle brûle encore. Elle part à feuler… longtemps. Elle est essoufflée. Le sang cogne à ses tempes.
Mais il lui faut plus… Elle renfonce ses doigts en elle. Et elle se doigte comme une forcenée. Le braquemart du type dans son con.
Elle vient presque aussitôt, plus fort encore qu’auparavant. Rebondissant sur son orgasme précédent, dont elle n’est pas encore remise.
Elle est vidée… Et regarde l’heure : 14 heures 48. Elle a le temps pour un roupillon, et se recache sous la couette. Bien au chaud.
« Shit ! Les Walkyries… Le type ? » Elle se lève, elle est nue. Elle dort toujours nue. C’est polisson, mais elle aime ça. Le téléphone… Toujours son collègue. « Fait chier… Shit de shit, il est déjà 18 heures 18 ! »
Vite ! Elle saute dans ses fringues. Celles de la veille. Pas le temps de se doucher. « Le type fera avec. » Par contre, elle se remaquille très soigneusement. 18 heures 32, elle est dans la rue. Direction le bistrot. Un double bourbon ne lui fera pas de tort.
19 heures tapantes, elle est attablée à la terrasse… Sourire louche du plongeur… Il la zyeute… Elle sent son regard qui lui crame le dos. Pas besoin de commander, le type lui apporte son bourbon.
— J’ai pris la liberté de vous en apporter un double, comme hier. Vous verrez, celui-là est meilleur. Nous n’avons plus celui d’hier. Il est plus cher, mais vous le paierez au même prix que l’autre. Bien sûr.
— Très aimable à vous… Merci.
« Toujours, l’odeur du havane… » Elle le sirote religieusement. Il est meilleur, en effet. Ce faisant, elle surveille les passants, comme hier. Elle a environ une heure devant elle. Sinon, elle filera vers les toilettes publiques. De temps en temps, elle jette un œil vers le type à la plonge. Bingo ! Il est en train de la mater. Flagrant délit. Il baisse les yeux. C’est alors que sa Raison lui fait une curieuse remarque : [Voyons, Ève, dans l’urgence due à ton retard, t’es-tu posé la question essentielle de savoir si tu voulais rejoindre ce type, ce soir ?] « Non, mais ma réponse était et reste OUI. Je veux rejoindre ce type et baiser avec lui. »
19 heures 15, elle paye. Le plongeur n’est plus là. C’est un autre serveur. « Dommage ! »
Elle fonce vers le bâtiment des toilettes. Difficile avec les cailloux. Mais elle y parvient.
Elle pousse la porte, entre. Personne. Elle est déçue. Vite, elle referme derrière elle et abaisse le loquet de sécurité. « Lorsqu’il arrivera, on verra… » Puis, elle renfile sa culotte, s’assoit sur la lunette et enfile la cagoule. Elle est dans le noir. Mais elle décide d’attendre. [Soit prudente Ève. Si c’est un comparse qui vient à entrer ?] « Je suis sûre de le reconnaître ! »
Vite, elle désespère et finit par s’impatienter. Elle n’a pas de montre. L’attente est interminable. Elle a envie de chialer. Seul point positif : Quand elle pense au type qui l’a levée, son ventre s’échauffe. Alors, la porte étant fermée, elle relève la cagoule. Et étudie les lieux. « Ça peut être utile. »
Soudain, la poignée de la porte se fait entendre. Quelqu’un veut entrer dans les toilettes. « C’est lui ! » [Prudence, Ève. Ça peut être n’importe qui.] « Juste ! » Pourtant elle se précipite vers la porte.
— C’est qui ?
— Moi, le mec d’hier soir ! Ouvre-moi !
« C’est lui ! »
Vite, elle ajuste la cagoule et se plonge dans le noir. Puis, elle retire la sécurité de la porte et fait deux pas en avant.
Elle vient de se jeter dans la gueule du loup. La porte s’ouvre… Elle ressent un courant d’air frais. Elle entend le bruit de quelques pas. Puis, c’est la porte qui se referme et le loquet qui condamne l’ouverture de l’extérieur.
Le silence s’installe. Un temps. « Shit que j’ai peur… » Elle est paniquée. Le souffle bloqué, elle reste sur place, emplie d’appréhension. Elle tremble sur ses jambes.
Mais elle a osé et elle a rejoint ce type. Honteuse de s’être dégonflée hier soir. Mais fière et contente d’être dans ces foutues toilettes, ce soir. Un chaud envahit son ventre. Ses tétons pointent sous sa robe. « Noooon ! Il va le voir ! » Ils pointent plus encore à cette pensée. Elle sent qu’elle mouille entre ses cuisses.
Elle entend au raclement de ses chaussures sur le sol, probablement des grolles, que le type se met à tourner autour d’elle – un tour, puis un second – et qu’il s’approche d’elle, l’odeur de havane devenant de plus en plus obsédante. « C’est lui, j’en suis sûre ! » Elle sait, à ses silences, qu’il l’examine attentivement et que ses yeux détaillent ses formes, ses seins, ses fesses, et qu’il imagine le reste de son corps au travers de sa robe.
— Alors ?
— Alors ? Alors, je suis là… Je suis cagoulée, je suis à vous…
— Alors, tu te souviens de ce que j’ai dit hier ?
— Je suis à vous pour la nuit.
— Très bien.
Puis il revient dans son dos. Elle le sent se coller contre elle et presser la grosseur de sa braguette en travers de ses fesses. Puis, ce sont ses mains qui se posent sur les pointes de ses hanches et qui commencent à descendre doucement vers le bas, les paumes bien à plat. Sur son ventre d’abord, et les vibrations qu’elle avait ressenties un peu plus tôt dans la foule irradient à nouveau jusqu’au plus profond d’elle-même. Parvenus un peu plus bas, les doigts s’appesantissent à l’approche de sa motte et s’introduisent dans sa fente aussi ouverte que ses jambes.
Malgré son appréhension, elle a le cœur qui s’emballe et son con qui se serre instinctivement, mouillant encore un peu plus. Et elle doit admettre qu’il est très excitant et très voluptueux de sentir ce type dans son dos, qui a envie d’elle et qui la pelote avec délicatesse. Ses tétons sont raidis, tout autant que son clito qu’elle sent bander avec délectation. Et c’est, perdue dans ses rêveries libidineuses, que son berlingot chéri s’allume subitement quand un doigt insolent insiste à le titiller à travers sa robe et sa culotte.
La décharge la déglingue, mais le type la retient pour lui éviter de dégringoler de ses échasses.
Sur un ricanement peu amène, il se dégage d’elle et poursuit la descente de ses mains le long de ses cuisses, sur la face interne, là où la peau est la plus sensible, la plus fragile, mais d’où naissent de nouveaux émois qui lui resserrent le ventre.
Certes, mais elle est déçue. « Il est longuet, ce type ! » Car elle avait espéré, en fait, qu’il lui aurait relevé sa robe jusqu’aux épaules et arraché sa culotte dès leur entrée dans ce nid d’amour. Et qu’il l’aurait prise subito par le premier trou qu’il lui serait venu à l’esprit. Embouchée, enconnée ou enculée, elle était prête à tout.
Alors, stimulée par cette audace inouïe qui l’a amenée jusqu’ici, elle glisse ses mains dans son dos, de chaque côté de ses hanches, en direction, derrière elle, de la braguette du type, avec la ferme intention de l’ouvrir. Et de libérer ce machin qu’elle convoite depuis de trop longues minutes et qui se languit, – enfin, à ce qu’elle pense – enfermé dans ce pantalon qui le retient prisonnier.
Manque de chance, c’est sans compter avec la résistance des boutons qui s’obstinent à rester fermés malgré son acharnement et avec la voix du type qui stoppe ses tentatives d’effraction, quand ses mains, à lui, sont parvenues à mi-hauteur de ses cuisses.
— Qu’est-ce que tu as dans ta poche ? Donne !
— ……………………..
Sans un mot, mais ulcérée, elle lui tend sa bombe lacrymo.
Au claquement d’une trappe, elle devine que sa seule arme a été jetée aux ordures.
— Poubelle !
Elle n’a plus rien pour se défendre. De toutes manières, en aurait-elle eu l’opportunité ou le temps ? Pire… L’aurait-elle fait ?
— Salope, tu voulais me gazer ?
Le ton de la voix est coléreux, courroucé, et elle se prend une claque bien sentie sur une fesse.
— Non, j’ai eu mille fois l’occasion de le faire. Et je n’ai rien fait !
— Silence, pétasse !
Et elle se prend une deuxième claque tout aussi cinglante, sur l’autre fesse, avec pour effet de la calmer temporairement.
Dans son noir, elle ne peut savoir ce que fait le type, sinon qu’il est passé devant elle, à cause de son ronchonnement.
Mais, à peine a-t-elle perçu quelques tremblements de sa robe au niveau de ses chevilles que toutes les pressions sautent d’un seul coup, dans ce qui lui paraît un crépitement du diable. Le type a ouvert sa robe des pieds aux épaules.
Là encore, il ne se passe rien dans le bâtiment, aucun bruit, aucune réaction.
Alors, prise d’un accès de pudeur, elle lève un bras à l’horizontale dans un mouvement réflexe, pour cacher ses seins et éviter que le type puisse voir ses tétons érigés, tandis que l’autre main est déjà sur sa chatte pour masquer ses trésors intimes.
— Ahahahahah ! Voyez-moi cette Sainte-Nitouche. Un peu tard, pétasse, pour faire la mijaurée. Tes mains sur la tête !
Elle s’exécute, droite comme un I, sa robe ouverte de bas en haut, à attendre ses ordres, complètement nue, soumise à ses regards, offerte à ses caprices.
Et ça commence par les mains qui se posent sur ses hanches, et les pouces qui se glissent de chaque côté sous les cordonnets de sa culotte.
— T’es sacrément bien foutue, salope. Au fait, ça ne t’embête pas, j’espère, que je t’appelle Souillon ? Moi, c’est Rocco ! T’as un très beau corps, t’es grande et bien roulée, tes nichons ont un galbe parfait. Et comme il n’a pas fallu que j’insiste lourdement pour t’amener ici, je suppose que nous n’y sommes pas par hasard. Je sens qu’ensemble, on ne va pas s’ennuyer. « J’espère bien, mec ! Rocco ? Rocco ? Espèce de prétentieux ! »
Alors, il tire d’un coup sec. Deux cracs sinistres. Ad patres, le machin « De toutes façons, je n’aimais pas cette culotte ! »
— Un mot, un seul, et je te le fourre dans la bouche !
— Non ! Je vous en prie, je ne dirai rien, je ne crierai pas… Promis, juré !
— Je t’avais prévenue, ouvre la bouche !
Alors, il y fourre la culotte bien enfoncée entre ses dents. Comme annoncé, et pour punition, il lui pince un téton et le tord.
La douleur fuse immédiatement, aigüe et envahit son sein. Elle voudrait crier malgré son bâillon, mais elle craint une main levée pour la frapper ou tordre l'autre sein. Alors, elle se tait.
— Je te répète, je ne veux plus entendre le moindre son de ta voix ! Baisse tes mains !
Et il relève complètement sa robe, l’entassant par-dessus ses épaules et sa tête, avec un vague de nœud, ajoutant encore à l’obscurité. Puis, il lui file des coups de pied aux chevilles, à gauche, à droite, suivis d’une grande claque sur une fesse.
Et sa voix :
— Écarte tes quilles… Et remets tes mains sur la tête !
Elle obtempère illico, et en même temps, elle sent avec plaisir que son corps s’enflamme, que son cœur accélère et qu’elle mouille entre les cuisses. « Shit ! Mais comment suis-je fabriquée ? »
Il ne prononce plus un mot, elle non plus, bien évidemment. Comment le pourrait-elle ? Et le silence s’installe. Elle est aveugle dans son noir et elle stresse. Alors, elle essaie de sentir, de ressentir, de deviner où est le type et ce qu’il fait.
Enfin, elle entend un léger bruit, le cliquetis de la boucle de son ceinturon, puis un boucan épouvantable derrière elle – « Ouiiii ! On vient à mon secours… Noooon, surtout pas, on va nous déranger ! » – et un second boucan comme le premier. « Ses pompes, elles ont dû valdinguer contre la porte de la chiotte. » Ensuite, c’est le froufrou de tissus qu’on enlève et qui valsent, elle ne sait où, quand ils retombent au sol.
Il est à poil. Elle aussi, à sa disposition, terrifiée, mais tenaillée par l’envie, sa matrice douloureusement nouée. Et elle imagine sa bite raidie en position verticale.
Il est vrai qu’elle est d’une nature à avoir souvent faim entre les cuisses, mais jamais elle n’a eu les entrailles aussi tourmentées par le besoin animal de jouir et d’être baisée qu’elle ressent aujourd’hui.
Puis, encore la voix :
— Avance devant toi… jusqu’au fond.
Et elle est brutalement poussée dans le dos.
— Trois pas… doucement, attention à la cuvette… Écarte tes cannes… encore deux pas. Tends les mains, le mur est là… Et accroche-toi au tuyau.
Elle ne pipe mot, pas très rassurée, mais elle suit aveuglément – bien évidemment – les indications du type. Et, tâtonnant un peu, elle se réfugie contre le mur, la cuvette entre ses jambes, et s’amarre, bras tendus, à la colonne de descente d’eau du gogue. Elle tremblote, excitée comme une puce, et sent son con exsuder sa mouille. Sa Raison intervient une fois encore : « Noooon !… » [Mais si, Ève, la vie est plus forte que tout, a dit, en substance, Boris Cyrulnick.]
Aussitôt après, le type se colle contre elle. Et pour ce qui est de sa bite, elle a vite confirmation du bon sens de sa grand-mère, alors qu’il plaque son bassin contre elle. Et qu’un barreau rigide se carre dans sa raie culière, au garde-à-vous. Il est dur, bouillant et dépasse au-dessus de ses fossettes du dos ! « Quelle bite ! Celle-là, je vais la sentir passer ! Dépêche-toi, mec… ça urge ! » Elle est horrifiée par ses pensées. Elle, une avocate réputée, inscrite au barreau de sa ville.
Toutefois, son con la contrarie et s’ouvre, tout content, continuant de baver.
Des semaines qu’elle n’a pas joui… Tout son être n’aspire qu’à une chose : « Vite, dans mon ventre ! » Sauf que c’est le type qui est maître du temps.
Mais… « Chiche ? » Alors, elle se penche, aplatissant son dos parfaitement à l’horizontale, tout en rehaussant ses hanches le plus possible. Et, grande comme elle est, et juchée, de plus, sur ses aiguilles de 10, elle parvient à nicher le gland dans sa fente. Puis, vite fait sans attendre la réaction du type, à faire glisser le très sensible frein entre ses lèvres, du haut en bas, de bas en haut, et s’ingéniant à l’y branler, en roulant lentement du bassin.
— Salope !
Mais le type la laisse faire. Aussi, elle continue, de son clito à sa rosette. Et de sa rosette à son clito… et encore. Et encore, à se filer des châtaignes lorsqu’elle s’emballe et que le gland tamponne son clito. Et il lui suffirait d’un rien, simplement de se redresser et de se relever juste un peu, pour réussir à s’embrocher sur la bite. Mais, comme le type lui fait peur, elle préfère continuer son manège et attendre l’instant où il va se décider à la pénétrer.
Sauf qu’à force…
— Salope !
Trop tard, et elle reçoit les giclées de foutre sur le bas de son dos… Le type vient de jouir… sans elle. « Noooon… »
— Recommence, et je te fiche une dérouillée dont tu te souviendras !
Et le type se recule, lui balance une méchante claque sur chaque fesse et l’abandonne à son sort, déçue et frustrée.
Sans grolles, il est pieds nus. « Pouah, c’est dégueu, par terre ! » Mais il ne fait plus aucun bruit, et le silence revient.
Et elle écoute, pour savoir où il est, comme le lapin qui cherche où se trouve le renard qui veut le dévorer. Malgré son cœur toujours en chamade.
Elle cherche, elle tourne la tête, à gauche, à droite, guettant le moindre bruit. « Où est-il ? Derrière moi ? Probablement… Que fait-il ? Me reluquer ? Sûrement ! À tous les coups, c’est un sacré putain de voyeur ! »
Elle devine ses regards, probablement plutôt flatteurs dans l’ensemble, mais surtout, concupiscents, alors que ses yeux font l’ascenseur sur son corps, sa silhouette, ses jambes, sa croupe, ses fesses, ses seins, sa chatte, tout doit y passer. « Et puis ? Je ne sais pas… »
Elle s’assaille d’une foule de questions sur sa bite. « Grosse ou petite ? Courte ou longue ? Et ses couilles ? Éjaculateur précoce ? Espérons que non… Normal après tout ! Je suis là pour me faire sauter ! »
Et Ève se remémore ses mains et surtout la longueur de ses doigts. « Longs doigts égalent grosse bite ! », disait sa grand-mère. Elle en est ravie, et sa boule se met à enfler d’autant derrière son nombril.
Le silence se prolonge. Elle s’en inquiète et recommence à avoir peur. « Qu’est-ce qu’il attend ? Et moi, qu’est-ce que je fous ici ? Quelle conne je suis ! » Dans son imaginaire, le type aurait dû l’empapaouter depuis longtemps. Là, elle prend conscience que, par son silence à elle, elle a consacré tacitement son accord de le laisser faire. Elle aurait pu se défendre, hurler depuis longtemps. Mais elle n’en a rien fait !
Elle balise dans ce silence quasi absolu, à peine troublé par quelques vibrations de voitures qui circulent au loin. En plus… avec cette odeur, cette odeur de chiotte.
Elle est figée, paralysée, nue et à sa merci. Sa matrice se tord à nouveau, son con est aussi ouvert que ses jambes. Elle n’ose pas y mettre les mains pour voir, mais elle sait que tous ses replis sont trempés.
Il ne fait pas froid en ce début de soirée, mais elle a la chair de poule.
Soudain, un léger bruit, elle l’entend respirer. Elle sent une chaleur dans son dos. Celle du type, comme tout à l’heure sur la placette. Et, à nouveau, l’odeur de havane. Il est juste derrière elle.
Ses mains se posent sur ses hanches, puis contournent son bassin pour se saisir de ses fesses. Il les pince, les gifle, les paumes bien à plat, dans des clacs sonores.
De là, elles filent directement vers le haut, jusqu’à son cou, accrochant un téton au passage. Il le tord. « Aïe ! » Elle sursaute instinctivement, retenant ses mots… avec son silence pour lui signifier qu’elle est à lui. Elle imagine son sourire. Les mains reviennent à ses seins et s’en saisissent. Il les soupèse.
Elle a l’impression d’avoir affaire à un maquignon qui évalue une jument ou une vache avant de l’acheter. Elle ne s’est pas trompée, son avis tombe rapidement :
— T’es maigre !
Un homme à l’ancienne, pense-t-elle aussitôt, comme ceux qui préfèrent les femmes bien en chair, voire replètes, aux larges bassins, aux croupes grassouillettes et aux poitrines lourdes… aptes à assurer leurs descendances en leur donnant de nombreux enfants.
Comme si le type avait capté, il active sans ménagement une main entre ses fesses pour forcer sa bite vers l’horizontale et l’engager entre les hauts de ses cuisses, là où les hommes aiment introduire leurs doigts à l’horizontale, pour fourmiller dans son humidité. Elle la sent, alors livrée à elle-même, remonter, puis se coincer contre ce sillon entre sa porte arrière et sa porte avant, le gland à proximité immédiate de son clito, mais ressortant totalement au-delà. Aussitôt, son intérieur largue sa mouille, une cargaison. « Dommage ! » Elle avait pourtant espéré qu’il la lui fourre profond, là tout de suite.
Elle se surprend à devenir grossière en pensée comme dans ses mots. Mais, en fait, ça la rassure. Plus elle devient complice, plus elle va survivre. Spéculation que sa Raison contredit immédiatement : [Mais non, pauvre pomme, syndrome de Stockholm !]
Au contraire, il l’enlace à la taille, collé contre elle, son chibre toujours logé contre l’entrée de son con. Et il la serre entre ses bras croisés sur sa poitrine, un sein dans chaque main. Son souffle chaud la chatouille dans le cou. Avec, toujours, cette odeur de havane.
Il suce le lobe de son oreille, le lape de sa langue, fourrant la pointe dans le conduit. Elle sursaute, elle se débat, elle pouffe, elle fond, elle succombe, se faisant du cinéma. « Ce type doit probablement être un amant exceptionnel… Je suis mûre, mec, mûre de chez les mûres, prête à accepter tous tes caprices, toutes tes avanies… »
Il l’embrasse dans le cou, le mordille, conjuguant plaisir et douleur alors qu’il lui pétrit vigoureusement les seins sans aucun scrupule.
Elle n’en mène pas large, mais elle ne peut s’empêcher de se trémousser et de couiner des hon… hon… hon…, partagée entre peur et exaltation.
— Chut ! Sinon…
Et il l’enserre plus fortement contre lui, presque à l’étouffer. Et ça l’excite, le type, puisqu’en même temps, la bite se cabre entre ses cuisses. Et frappe son berlingot, lui infligeant une décharge qui tourneboule son ventre. Comme s’il en avait besoin ! Sa matrice bouillonne depuis une éternité, alors que ses tétons sont durcis et douloureux. Et son clito est dans le même état. « Vite ! Je veux jouir ! »
Dans les brumes de son esprit en état de quasi-mort cérébrale, elle prend conscience du risque qu’elle prend à endurer ce jeu dangereux de la carotte et du bâton, qui pourrait l’emmener très au-delà de ce que toute raison serait prête à accepter.
Cela ne l’empêche pas de rejeter sa tête vers l’arrière contre celle du type, de s’offrir à lui et de se frotter lascivement contre lui, déhanchée sur un tempo de rumba qu’elle s’invente pour l’occasion. Elle joue même aux allumeuses, balançant son bassin d’avant en arrière pour lui sucer la bite avec ses lèvres du bas.
— Quelle putain de salope, tu fais ! T'es qu'une grognasse en chaleur qui se croit tout permis parce qu'elle habite dans un quartier de bourges.
« Touchée ! Il n'a pas tort. »
Pourtant, elle ne trouve rien d’autre qu’à poser doucement ses mains sur les siennes, pour l’encourager. « Toujours aussi conne ! »
********************************
— Eh, la morphale ! On rêve encore !
4 — La hussarde
Que oui ! J’ai cent fois eu raison d’accepter, puisque je suis parvenue à retenir le type pour continuer cette soirée à s’envoyer en l’air, d’autant que je sens ma rondelle se resserrer et oublier ce qui s’est passé. [Remarque, t’as pas dû insister beaucoup !]
Ma bouche est libre. Alors, d’une voix murmurante :
— Aide-moi à me retourner. Mais auparavant, nettoie-moi, eau et papier toilette.
— Non !
— Si ! Ou je me barre !
Et je fais mine de retirer l’emballage de ma tête.
— Okay.
Il sait que j’ai raison. Je savoure ma revanche en silence, pendant qu’il s’exécute en râlant, avec des gestes sans la moindre délicatesse. Je trouve le mécanisme de la chasse… facile. Et le tout part aux égouts. Ma matrice reste tristement crispée. « Faut que je baise ! »
— Maintenant que je suis présentable, aide-moi à me retourner.
— D’accord… recule ! Mains sur la tête ! Trois pas… Attention à la cuvette. Retourne-toi… vers moi ! Stop !
Ainsi encouragée, et comme je sens qu’il est près de moi, je passe aussitôt aux actes et je m’avance vers lui. Un pas suffit, je suis contre lui et je l’encercle entre mes bras. Vite, son ceinturon… Et, tâtonnant, je pars à sa recherche. « Qu’est-ce qui me passe par la tête ? Il va falloir que je consulte, mais on verra plus tard ! » Je suis dans le noir, mais je le trouve… J’ai de la chance. L’ouvrir… Il ne résiste pas cette fois-ci, une partie des boutons de braguette non plus. Re-chance. Le pantalon… non, impossible de le faire glisser vers le bas. Alors, je plonge illico mes mains dans son froc. C’est trempé dedans, et, chic, il n’a pas de slip. « Ouaaaais ! » La bite, elle est là, et je tombe direct sur le gland. Je le caresse. Il est couvert de jute. Mais il m’est impossible de descendre plus profond. "Vu" comme il est, le reste de la bite est sûrement en majesté. Impossible aussi, de le sucer ! « Dommage. »
Ce faisant, lui, il en profite et réajuste ma robe sur ma tête. C’est à nouveau le noir complet, pour moi. Pas de bol… Il a repris la main et je suis retombée sous sa domination. Sauf qu’il n’a pas pensé à ma culotte restée sur le réservoir. [Chut, Ève !]
Bien sûr, ma chère Raison. Tu as toujours raison : je peux parler.
Alors je me redresse et je me colle contre lui. Je voudrais l’embrasser, me frotter contre lui. Mais il me repousse, me prend sous les fesses et me soulève du sol. Je le laisse faire, il a peut-être une bonne idée. Un demi-tour et quelques pas plus tard, je suis transportée plus loin et larguée au sol sans ménagement.
— Recule-toi… un pas !
Ce que je fais… et je sens le froid du mur dans mon dos.
— Reste contre le mur.
J’y suis déjà. Mais il me flanque un coup de pied dans les chevilles, comme à chaque fois. J’écarte les jambes. Insuffisamment. Autre tacle. J’obéis et j’ouvre plus encore. « Ouiiii… » Mon sexe en fait autant, et je sens mes grandes lèvres qui s’écarquillent progressivement. « Elles s’ouvrent pour toi, mec. J’ai envie de toi et je veux que tu me baises. Si tu savais à quel point j’ai hâte de te sentir dans mon ventre. » Shit ! Je déraille encore. « Faux ! » Car je m’étonne de la gourmandise de ma chatte, ce soir. Car je sais, à l’expérience, qu’il suffira que le type la caresse pour que tout mon corps se mette à minauder, et moi à ronronner.
Et je me sens juter d’euphorie, mais je m’empêtre d’inquiétude quand mes nymphes se dessillent.
— Tes mains contre le mur !
Pourquoi faire ? Mais j’obtempère dans la seconde, béate devant ma capacité de soumission, à l’image de ma vulve, désormais béante et trempée, qui s’exhibe au type dans la nudité de mes jambes écartées.
Là, contre mon mur, aveugle, à poil et mes cuisses écartées, je suis à sa disposition. Et je suis, sexuellement parlant, à sa merci. Mais non, je suis à lui. Car je suis excitée et ravie d’assouvir un autre fantasme : je vais être prise et baisée par ce quidam quelconque que je ne vois toujours pas, parce que je me suis donnée à lui, de moi-même. Comme une chienne ou d’une jument en chaleur.
Et le silence s’installe. Un long silence. Je ne les aime pas, ces silences. Que fait le type ?
Soudain, je sursaute, j’ai entendu un violent ramdam vers la porte. Mon cœur fait des bonds énormes dans ma poitrine. Je m’interroge : un comparse est-il entré, claquant ensuite la porte ? Puis, c’est un second bruit, comme le précédent. [Du calme, Ève… Ce sont ses pompes !]
Dorénavant, le type est pieds nus et ne fait plus aucun bruit. Je ne sais pas où il est. Mais je n’ai pas peur. S’il avait voulu me cogner ou me trucider, il y a longtemps que cela serait fait ! De plus, on a déjà baisé deux fois et je lui ai proposé un troisième coup. Qu’il a accepté.
Je stresse, quand même un peu, de ne pas réussir à le situer. Pourtant, j’écoute et j’essaie de deviner où il est. Je guette ses pas, ses respirations. Joue-t-il avec mes nerfs ? Un bruit sur ma gauche… un autre sur ma droite… Ou est-ce l’écho ? En tout cas, il y a peu de clients dans ces toilettes… Curieux, tout de même !
Que fait le type ? Où est-il ?
À un moment, je le pense devant moi… Et puis non… Je suis sûre qu’il me reluque. Je suis un beau p’tit lot, comme on dit. Il n’en a probablement pas baisé beaucoup, des comme moi. Shit, j’espère qu’il n’en profite pas pour se branler ! Son foutre m’est trop précieux pour les coups à venir.
J’aimerais le voir, pas son visage, mais son physique. Comment est-il ? Poilu ? Ça oui. Costaud ? Probablement. Ventru ou bodybuildé ? Blanc, noir, métis ? Jeune ou vieux ? Je ne peux pas savoir. Mais, en fait, je m’en fous. Une seule chose m’interroge bien plus : sa capacité à me foutre à répétition ? Combien de fois ? Sachant que je suis déjà rassurée quant à la taille de sa bite.
Un autre long silence encore… Dans ma position, j’ai l’impression d’être sainte Evelyne qui va être livrée à ses bourreaux.
Lui, il est d’abord là pour se satisfaire, lui, et pas pour me satisfaire, moi. Sauf accessoirement. Certes. Mais alors, pourquoi ne profiterais-je pas de lui, après tout ? Puisqu’il semble avoir la ressource physique et un savoir-faire indiscutables en ce qui concerne sa bite. Et qu’après toutes ces semaines que j’ai passées à la diète, mon envie de jouir avec lui est intacte. Bien qu’il m’ait déjà emmenée au-delà de ce que voulaient certains de mes fantasmes. « Baise-moi vite, mec, je me désespère… Et je me pose trop de questions inutiles. »
Soudain, je suis exaucée et, à un bruissement de tissu, j’entends que le type se déplace et s’approche de moi. Immédiatement, une main que je n’ai pressentie, puis une autre, sont sur mes hanches, symétriquement. Le type est face à moi, très près : le souffle de ses respirations caresse ma poitrine et je ressens la chaleur de son corps devant le mien.
Puis, son bassin se colle contre moi, sa braguette contre ma motte. Avec derrière, la bosse arrogante dont je sens la forme à travers le tissu.
Le parfum du havane parvient à mes narines, tandis que les mains remontent sur mes flancs et filent sur ma poitrine pour s’emparer de mes seins et jouer avec.
Le type les empaume, les paluche, les soupèse. Ses mains sont douces, folâtres, agréables. C’est bon ! Je m’en amuse et j’ai envie de rire. Mais je me retiens. J’opte plutôt pour faire des chichis et je ballotte ma tête à gauche, à droite, je lui lance des bécots. J’entrouvre ma bouche et je fais dépasser la pointe de ma langue que je fais frétiller entre mes lèvres. Je me tortille sur une mélodie que mon cerveau délabré élucubre pour la circonstance. Tout ça, afin de lui faire savoir que j’apprécie ses caresses.
« Aïïïïïe ! » Mais je n’ose pas réagir. En réponse à mes manières, le type a pincé fermement, méchamment même, mes tétons. Apparemment, il n’aime pas que je prenne trop d’initiatives. Puis il recommence à les palucher, mais à nouveau doucement comme si de rien n’était. C’est bon… Alors, mon ventre se serre… et mouille. Et moi, je m’oublie et je glousse comme une dinde.
Punition : une main me saisit au menton et l’autre me rabroue d’une tape sur la joue.
— Chut !
Pas appuyée, la tape, un simple avertissement. S’améliorerait-il ? Mais j’ai compris la leçon.
Les mains retournent vers mes seins. Fini les câlins, elles sont devenues ambiguës. Elles les malaxent plus virilement, les pétrissent, serrant fortement. J’encaisse sans broncher, enfermée dans mon mutisme, même si les larmes perlent à mes yeux. Je gigote, rouspétant et pouffant aussi, tiraillée entre la douleur chatouilleuse immédiate et les affres profondes et voluptueuses qui irradient mon ventre. Et je mouille encore.
Je me suis aperçu qu’il aime tripoter mes seins. Aussi, je crains que ça dure des plombes, d’autant qu’ils sont douloureux, alors j’ose. Et n’écoutant que mes envies, à défaut de mon courage, je repousse le type et j’abaisse mes mains vers les siennes. Par chance, j’en intercepte une. Sans lui laisser le temps de réagir, je la tire rudement vers moi et je la fourre entre mes cuisses ouvertes en grand, comme il a voulu qu’elles le soient.
Après quoi, je ferme les yeux, tous muscles contractés, murée dans l’indifférence à attendre la punition. Mais elle ne vient pas, et au contraire le type se déplace sur mon côté, sa braguette pressée contre ma hanche. Plus pratique pour faire aller sa main dans ma chatte. Tandis que, de l’autre bras, il encercle mon bassin pour me maintenir contre lui.
— Tes mains sur la tête, n’essaie pas de m’entourlouper !
Nouvelle douche froide ! Mais je m’exécute, bien sûr. Cette hussarde, je la veux. Alors, j’écarte un peu plus mes jambes et je parviens à écraser ma cuisse contre la braguette du type. Façon pour moi d’affirmer ma connivence avec lui. Aucune réaction de sa part, sinon que sous la forme d’un commentaire venimeux :
— Vraiment une salope !
Oui, mec, une salope ! Et alors ? Ce qui importe pour moi, c’est que ta main soit installée dans mon entrecuisse pour folâtrer dans ma chatte.
Il commence par caresser ma motte, du plat de ses doigts réunis, du côté paume ou du revers, du haut vers le bas, du bas vers le haut. « Ouiiii ! » Mon cœur cogne dans ma poitrine, espérant qu’il aille se perdre plus bas jusqu’à mon con. Eh non… il préfère trifouiller dans ma touffe, apparemment elle l’inspire. Et il découvre de suite que mes poils sont frisotés et longs. Pas étonnant, elle est en jachère depuis le temps que je ne me suis pas occupée d’eux. Et ils débordent, par ces temps-ci, largement de mes culottes jusqu’à mes plis de l’aine.
Il les agrippe par poignées et tire dessus. Je le sens les défriser et les allonger, les perdre… Et il recommence une fois, deux fois. Ou bien il les enroule autour de ses doigts. Ça me gratouille, c’est polisson et amusant. Je suis aux anges et je glousse dans ma tête. Mais je préférerais que ces cinq coquins aillent barboter dans ma fente. Car l’orage gronde d’impatience dans mon ventre. La boule derrière mon nombril occupe tout mon intérieur. Ma matrice se tord et mon con est contracté, parfois pris de spasmes. Et il bée. Faut qu’je jouisse !
Heureusement, un petit chenapan n’a pas tardé à s’égarer subrepticement entre mes grandes lèvres, jusque dans mon humidité. Là, la décharge est immédiate. Et je sursaute vivement, poussant un hon-hon qui ne franchit pas mes dents, bien que ma culotte ne soit plus dans ma bouche, restée en route quelque part.
Punition. Et je reçois une gifle sur une fesse, de l’autre main.
— Chut ! Et on ne bouge pas !
Très vite, il est rejoint par les autres et ils s’en donnent à cœur joie à trifouiller entre mes nymphes dans la tiédeur humide de ma fente. Il y en a un, particulièrement, qui fait des glissades continuelles au fond de ma vulve, du haut en bas, de bas en haut, et qui me file des joutes en permanence comme si j’étais branchée sur le 220. Le filou me fait soupirer et gémir sans cesse, mais toujours en silence. Je me trémousse aussi et je trépigne… Je sens que je bande de partout, même des tétons… et que je mouille… Le type doit sentir que je coule et que c’est complètement trempé, là où ses doigts clapotent. Et ça me dérange…
Mais il poursuit… Et je me tords, hypocritement, feignant de vouloir échapper à ces doigts coquins qui me carbonisent. Toutefois, je veille à garder mes cuisses ouvertes en grand et à ne pas les chasser d’où ils sont. Je ne suis plus qu’une pile électrique qui piaffe et qui couine toujours autant, mais dans le silence.
— Ça te plaît, hein ! Espèce de salope !
Et il insiste sur le mot salope. « Eh oui… j’aime jouir. Et alors ! »
Je voudrais hurler et ameuter tout le quartier. Mais le type me maintient serré contre lui. Aussi, quand je n’y tiens plus, je lui fiche des claques sur les fesses et je leur fais sentir mes ongles. Je lui saisis les cheveux… Je l’embrasse dans le cou que je couvre de bécots passionnés. J’écrase sa braguette et la bosse qu’elle contient avec ma cuisse. Il faut que j’évacue…
Parfois, son doigt plonge sans prévenir au travers de ma rosette, – gloups ! – direct dans mon con et profondément. Il y gigote quelques instants et y fait quelques allers et retours. C’est agréable, et j’aime bien. Mais il est tellement petit par rapport à l’engin du type auquel j’aspire impatiemment. Puis il en sort… Et parfois, il bouscule mon clito. Et là, la décharge est autrement plus violente, et je bascule. Et il doit me retenir.
Je voudrais lui dire d’arrêter et de me baiser… Mais je suis censée être bâillonnée.
« Ouiiii… Noooon ! » Je viens de prendre un éclair en travers de mon ventre. Brutal, imprévisible. Cette fois encore, je fais un bond, mon ventre électrocuté. Le type vient de s’en prendre à mon clito. Pire, ça dure… car il continue à le pincer et à le rouler entre ses doigts. Mon berlingot chéri est incendié et il vibre comme une corde de violon le fait au passage de l’archet qui la caresse. « Noooon… noooon ! » Mais l’autre me tient très serrée contre lui et il continue encore et encore… et il me fait tressauter quasiment en permanence. Je voudrais brailler ma souffrance, mais je ne parviens qu’à cracher des hon-hon inutiles et je mords mon poing à travers ma robe pour étouffer mes gémissements. Finalement, je vacille, mais je me retiens, adossée au mur.
Trop, c’est trop. Elle n’en peut plus. Elle
Mais là, trop c’est trop, je n’en peux plus. Car toutes les manigances du type m’incendient le ventre sans me faire jouir. Et mon con est toujours vide. Marre des préliminaires ! Conséquence, je me débats, agitant mes bras en tous sens pour me soustraire à cette torture insupportable.
« Ouiiii ! » Je parviens à repousser un peu le type et à dégager sa main. Immédiatement, je me tourne un peu pour lui faire face et je lance les miennes vers sa taille pour trouver son falzar. Je suis toujours dans le noir, mais j’ai de la chance et je le trouve tout de suite. Il est encore ouvert, et la braguette déboutonnée.
Je reçois une bonne claque sur les fesses. Peu importe… Et de frustration, je force le froc à descendre. « Ouiiii ! » Ça craque quelque part. Où ? Je m’en fous, il est descendu jusqu’à la moitié de ses cuisses. La bite est dégagée, et j’imagine, sans craindre de trop me tromper, qu’elle a surgi tel un diablotin monstrueux qui jaillit de sa boîte. Je la veux !
Aussitôt, je l’alpague à pleines mains. Elle est à midi, le gland couvert de jute. Mon cœur en fait des gloups. Les claques continuent de pleuvoir sur mes fesses. Mais peu m’en chaut. Vite, je glisse sur la hampe pour descendre plus bas et m’emparer des couilles. « Whaouh ! » Toujours aussi lourdes, aussi enflées ! J’apprécie…
« Baise-moi, mec, vite, vite ! » Et je lâche tout, puis je m’adosse au mur. C’est froid…
Et la voix, cassante comme d'habitude :
— Avance-toi… et demi-tour !
Une levrette ? Non, je veux une hussarde. Aussi, au lieu de lui obéir, je continue mes gestes insensés et je surprends le type : les pans de ma robe devant mon visage me gênent, je les écarte. Puis, à l’improviste, je quitte mon mur et je m’avance vers le type. Il est encore surpris, que je l’ai déjà ceinturé dans mes bras et que je recule contre mon mur. Déséquilibré, il s’écrase contre moi et propulse ma tête douloureusement contre le mur.
Heureusement, j’ai la tête dure et quelques chandelles de plus ne m’empêchent pas d’accueillir la bouche du type contre mes lèvres.
Alors, tout va très vite. Je suis comme happée par un ouragan tandis qu’il se colle à moi, bite en avant contre ma motte. Il écrase mes seins et se jette sur ma bouche que j’ai déjà ouverte en grand pour accueillir sa langue.
Il se rue dedans et enfourne entre mes mâchoires un dard qui remplit ma bouche, énorme, épais à l’image de sa bite. Le goût du tabac m’envahit. Il fouille entre mes dents. Il virevolte entre mon palais et ma langue et il s’y enroule. Sans que j’aie le moindre écœurement, il s’aventure jusqu’à ma glotte. Et moi, je la suce comme je sucerais une bite, avidement, goulûment.
Il bave, je bave aussi, lui du haut, elle du bas.
Sa barbe pique et griffe mon menton. Qu’importe, j’adore. Le type est bouillant, coléreux. Une bouffée fauve s’échappe de lui pendant qu’il mange mes lèvres en ahanant.
Son corps est emboîté contre le mien, ses mains sur mes fesses, sa grosseur installée orgueilleusement entre nos ventres. « Shit qu’elle est raide ! »
Là, je veux en profiter pour le toucher et sentir son corps. Alors, je l’enlace et je glisse mes mains dans son dos, sous sa chemise. Il se laisse faire. Je le serre et je le caresse, mon bassin poussé au plus que je peux contre le sien. J’écrase ma motte contre sa bite… Je fonds, mon cœur s’affole, mon ventre se tord et mon con est toujours aussi béant. Je sens que je mouille encore.
Le type se frotte contre moi et ondule, frétillant comme une anguille. Il martyrise mes fesses, il est brusque, viril et terriblement excité. C’est un mec, pas une tafiole. « J’aime… » Je m’abandonne alors à lui, haletante à son oreille. Et je m’étourdis. « Ça tourne… »
Le type n’est pas mieux que moi. Il geint doucement et sa respiration est désordonnée. Sa gaule est terrible… Et je la sens juter contre mon nombril.
J’explore son dos, ses fesses – pas de punition – et je continue jusqu’à sa nuque. Ses cheveux sont un peu frisés, sa peau est douce. Je la lèche, et la lèche encore. Elle est épicée et salée de sueur. Son torse est puissant, très poilu. « J’avais raison, il est velu ! » Son dos est musculeux et poilu également, sans bourrelet de graisse à la taille.
Je rêve et je me l’invente : il est grand, costaud, baraqué, sportif, certainement très beau, brun avec une gueule d’amour. « Enfin ! Mon étalon est dans mes bras. »
Je frotte ma toison contre son pubis, contre cette bite redevenue un braquemart arrogant et belliqueux qui va me faire jouir à nouveau. À cette idée, mon con se resserre. Ce soir, il est incontrôlable. Je la frotte encore, je la brosse et je pars à la cogner de ma motte. Je la cogne encore, et encore. J’écrase sa bite, j’écrase ma motte. Ça me rend dingue, et je lui fais mal, et je me fais mal. Ma respiration est folle, celle de l’autre aussi, et on se les mélange. J’ai envie de crier, et je lui griffe hargneusement les fesses, il s’en souviendra.
Il lâche ma bouche, me mord à l’épaule et me distribue sa salive. « Normal : épaule contre fesses ! » Je geins sans parole, je me débats et je titube sur mes échasses. Punition : il me décolle du mur et je reçois une volée de gifles sur mes fesses. Le aïïïïïe reste sur mes cordes vocales alors qu’il s’écarte de mon bassin.
La voix, à nouveau autoritaire :
— Fais-moi rentrer !
L’ordre a un ton désagréable, d’autant plus après ces instants de complicité. Il veut que ses victimes lui offrent leur sexe. Mais j’obéis, sans me poser de question – « Ce n’est pas le moment ! » – et j’attrape la bite dare-dare, la force vers le bas et je me la fourre vite fait, bien fait, dans mon inondation, là où il faut. Puis, j’écarte largement mes cannes et je me cramponne à lui !
À peine ai-je le temps de retirer ma main que le type s’embroche en moi. Aucune fioriture. Une seule ruade lui suffit pour me la mettre profondément. Instinctivement, je me cambre sous l’intromission, certes sans ménagement, mais tant espérée. [T’es folle, Ève, totalement givrée.] « Whaouh ! Put… »
J’ai beau avoir, déjà, pu apprécier le diamètre inhabituel du de l’engin qui est en moi. Mais… « …ain qu’il est gros ! »
Aussitôt, le type se retire en entier, lubrifié du gland à la racine, et se renfile, séance tenante. Plus loin, plus profond – « Ouiiii » – et il me file ma première décharge sur ce coup.
Et là, la bite est à moi et elle est en moi, poussée très loin contre mon col, vrillée dans mon velours jusqu’au ras de ses couilles.
Nos mains à tous les deux sont incrustées dans les fesses de l’autre. Et J’ai droit, cette fois-ci encore, aux quelques secondes du macho savourant sa conquête. Alors, j’en profite presto pour descendre un peu son pantalon et l’abandonner à mi-cuisses. « À la hussarde… Ouaaaais… mais une vraie hussarde comme je les aime, baisée contre un mur, par un mec habillé et le froc simplement baissé. » Je ne sais pas à quoi il pense. Mais sa bite se cabre à répétition.
Quelle chance pour moi que ce type ait une bite à la bonne taille. Plus longue, je serais perforée, et plus courte, je ne ressentirais qu’un grand vide.
Je me régale de cet instant où je suis dilatée, remplie. Et je le fais savoir au type, en roulant du bassin pour lui souhaiter la bienvenue. Immédiatement, mon clito s’allume au contact rêche des broussailles du type d’un feu qui se propage à vitesse grand V dans tout mon intérieur. « Une première pour ce soir ! »
Lui, il n’a pas bougé, mais je sens le rouge me monter au visage. Ma bouche se distord, et la pointe de ma langue se cale à droite de mes lèvres, contre la commissure. Mes yeux chavirent.
Je vais déjà venir. « Mon premier vrai orgasme… Trop longtemps que j’attends… » À peine l’ai-je pensé, mon con se resserre autour de la bite qui se cabre, sans qu’on ne puisse y faire quoi que ce soit, lui comme moi.
Je serre le type dans mes bras à presque l’étouffer… et je viens, le ventre embrasé comme par un grand feu de joie, avec un murmure ténu que je marmonne à l’oreille du type :
— Aaaaah, je viens…
Je jouis, figée, des éclairs plein la tête et le ventre, sans plus de mot, sans plus de cri, résignée au mutisme. « Enfin ! Un… » Le type n’est pas venu, et c’est tant mieux pour moi.
Je suis couverte de sueur, je tremble et je mords âprement l’épaule du type, son cou. À lui faire des suçons pour le marquer, le désigner comme infidèle à une éventuelle copine ou épouse.
— À toi, mec, vas-y ! Montre-moi que t’es un étalon !
Et j’empoigne ses fesses, tous mes ongles plantés dedans, ma façon à moi de l’éperonner.
Aiguillonné et bousculé dans son amour-propre, le type part à me baiser. Et il le fait à grands coups de boutoir, comme un malade. Sa bite est énorme et les joutes reprennent comme je les aime, électriques, continuelles. Ça me met autant en furie que lui. Alors je m’y mets, moi aussi, et je m’écrase contre lui, propulsant mon bassin à la rencontre du sien. À les cogner, à les briser. Lui, à astiquer mon velours, moi, à lui bouffer sa bite.
Il est brutal, pressé, tant mieux, moi aussi. Et cela dure… Tant mieux.
Je lui laboure les fesses de mes ongles. Alors, il me prend les mains et écarte mes bras. Je suis crucifiée contre le mur.
Je suis tringlée par un vrai sauvage. Il halète et souffle comme un asthmatique, car lui, il a le droit de faire du bruit. Derrière, j’ai mal au cul et à mes fesses tamponnées contre le mur à chacun de ses assauts. Et j’ai mal à mon dos qui s’érafle contre le ciment glacial. Devant, j’ai le feu au cul, là où il s’active. Et ma boule, celle derrière mon nombril, enfle, alimentée par ce brasier qui irradie tout mon intérieur.
Le type continue à me bourrer. Et moi, clouée au mur comme je suis, je continue aussi à pousser mon bassin à la rencontre du sien. Je sens que ma boule enfle encore… et que la pointe de ma langue file machinalement vers la droite de mes lèvres. Ma boule va péter… Et elle pète dans le silence absolu. « Je viens, je viens… »
Et c’est encore l’explosion tant attendue. Je jouis à nouveau et je me lâche, parcourue de convulsions quand la vague m’emporte. Puis, encore toute tremblante, je chuchote à nouveau à l’oreille du type :
— Aaaaah… Je suis encore venue… Deux…
« Avec un braquemart aussi gros, même une frigide absolue ne pourrait que grimper aux rideaux ! »
Là, le type a une idée qui me surprend et, sans un mot, je suis plaquée contre le mur. Puis, il me prend les bras et les mains pour les ceindre autour de son cou.
— Accroche-toi à mon cou !
Et je suis soulevée du sol, ses mains, à lui, glissées sous mes fesses, pour ramener mes cuisses au niveau de sa taille à lui. Aussitôt, je l’enserre entre mes jambes, horrifiée à l’idée de déconner. « Non ! Ne pars pas… »
Et alors que je suis toujours empalée sur lui, il recule, me décolle du mur, fait un demi-tour et s’adosse contre le béton, à environ trente degrés, les jambes bien ouvertes. Je sens que mes rondeurs s’écrasent contre le bassin du type – « normal ! » – et que je m’empale encore plus profond. Le gland heurte plus encore mon col. « Shit ! » Et je me fige sous l’agression.
— Serre tes cuisses et tes jambes autour de ma taille, puis verrouille tes chevilles l’une à l’autre. Okay ? Je te tiens, n’aie crainte. Lâche mon cou et prends-moi par les cheveux pour rester stable.
Je ne suis pas trop rassurée, mais comme il me tient, je reste en équilibre sur lui.
Et quand il retire ses mains – et il compte à voix haute, un, deux, trois… – je reste fichée sur la bite, sans chuter, nonobstant quelques tirages de cheveux.
Je suis médusée… Et je compte avec lui, mais dans ma tête ! À trente, il me reprend.
Scotchée de chez scotché : je suis restée en équilibre, trente secondes, embrochée sur sa bite retenue par sa seule rigidité.
— Jamais de ma vie, je n’ai acheté de champagne. Mais j’en ai bu toute ma vie, pariant caisses après caisses, que je suis capable d’accrocher un seau rempli de dix litres d’eau à ma queue, comme à un croc de boucher (NDLR : authentique ! )
Sidérée, que je suis ! « Shit ! » Et il est fier de lui, le mec !
— On a la nuit devant nous, Souillon. Et, je vais te BAISER – le ton qu’il emploie m’explose, presque, le cœur en même temps qu’il me fiche la trouille, – te baiser et te ramoner, comme on ne te l’a jamais fait.
Et après un autre demi-tour et quelques pas, lui, avec le futal toujours abaissé jusqu’aux genoux, je suis transportée, puis posée au bord de la table de service du WC. Le tout sans effort, avec une facilité déconcertante. « Costaud, le mec… »
Finalement, je me retrouve le dos appuyé contre le froid et les aspérités du mur. Mes bras accrochés à la nuque du type et mes jambes relevées, avec mes genoux à hauteur de nos yeux, leur arrière sur les épaules du type. Je suis dans la posture de l’enclume. Mais à la verticale, et mes cuisses presque fermées en raison de la position. Et mon bassin est à la bonne hauteur. Pile, face à la bite du type.
La position n’est pas très confortable. Et je m’en inquiète, doutant de la possibilité d’être baisée ainsi. Mais pas le type, puisque sa bite est restée, sagement, en moi et profondément enfoncée dans mon con. Et que je la sens dans mon ventre, qui frémit et qui se cabre, le gland contre mon col, sans cesser de m’électriser.
Très vite, on est installés. Face à face, presque bouche à bouche. Moi, les chevilles verrouillées derrière la nuque du type. Creusant mes reins et me trémoussant du bassin comme je peux, je cherche à gagner des centimètres en profondeur. Dans un espoir illusoire, vu comment je suis pénétrée, le gland butant déjà contre mon col. Et combien je tressaute à chaque instant, des stimuli que la bite m’inflige dès qu’elle bouge dans mon con.
Lui, il me tient aux hanches, ses doigts et ses ongles incrustés dans la chair de ma croupe. Et quand il cherche à ajuster notre position et à me décaler quelque peu, ce faisant, l’échafaudage de ma robe que j’ai sur la tête, choit. Et il s’effondre avec la bonne idée de glisser, pour partie, entre mon dos et le mur, alors que le reste dégringole sur lui qui gesticule pour se dégager.
Alors moi, dans un souffle :
— Non ! Non… laisse…
Et je m’empare des pans de devant et les rabats, croisés, sur sa tête. Désormais, nous sommes comme dans un cocon protecteur.
— Bien !
C’est sa seule réponse. Les bruits s’amplifient entre nous, les odeurs aussi, mélanges âcres de foutre, de tabac, de marée, de sueur de femelle, de musc masculin, de transpirations, de merde, de pisse. En ai-je oublié ? Curieusement, cela ne me rebute pas. Bien au contraire, je m’enivre et je les inspire à pleins poumons. Je suis même tentée par une impossible cigarette. À chacun de nos mouvements, la bite remue dans mon ventre et me fait vibrer. Ma matrice est si nouée d’impatience !
Et là, l’anxiété me reprend. Je suis contre cet homme auquel je me suis donnée en toute ingénuité. Un type anonyme que je ne vois toujours pas. Un homme dont je ne sais toujours rien, sauf une chose : c’est qu’il va m’emmener, une fois de plus, au paradis ou en enfer, et plus probablement les deux en même temps.
« Dans des années, je sentirai encore ton odeur, tes ongles, ta bite, tes bras… » Pensée que ma raison corrige aussitôt ! [Syndrome de Stockholm, t’ai-je dit, pauvre pomme !]
— Vas-y, mec !
— Han !
Dictum ac factum ! Le type a rué entre mes cuisses, portant estocade contre mon col avec son gland. « Aïïïïïe ! » Douloureux, mais que mon con toujours en manque traduit quand je chuchote :
— Ouaaaais ! Encore…
Au contraire, le type se retire et sort sa bite en entier, laquelle se redresse tout naturellement à la verticale, tandis que mon con se retrouve. « Noooon… »
Et la voix, qui a retrouvé toute son autorité :
— Fais-moi entrer !
Aussitôt dit, aussitôt fait, la bite est en position, l’extrémité du gland coincée juste à l’entrée de mon con. Et moi, je suis cramponnée au type, mes bras ceints autour de ses flancs, parée à accompagner son corps dans ses élans. Et je sens ses muscles tendus, il est prêt à bondir.
Instinctivement, je me braque et je ferme les yeux dès que je sens son gland s’insinuer à un peu plus loin. À peine, mais suffisamment pour déformer ma rosette avec une sensation de déchirure et la contraindre à se distendre à nouveau. Son plus épais, à lui, dans mon plus étroit, à moi. Et je lâche un ouaaaais jubilatoire que je n’imagine même pas réprimer.
Punition ! Je les avais oubliées et je me prends une baffe sur chaque fesse. Motus et aïïïïïe ! se confondent dans mon esprit. Aussi, lorsque le type s’enfonce un poil plus loin, au lieu de s’engouffrer d’un coup comme il l’a fait auparavant, je parviens à taire le tiraillement. Cette fois-ci, il prend son temps. Mon cœur sonne comme un tambour, comblée que je suis par ce bonheur ineffable de vouloir être prise… et de l’être.
Et ça dure tant qu’il force mon resserrement. J’ai même l’impression qu’il est plus gros encore.
« Rrrraaaaaah ! »
Enfin, la grosseur est passée et s’enfonce maintenant dans mon ventre avec toujours la même lenteur. Je la sens contraindre mon velours à s’élargir et à se déformer pour l’accueillir. Puis de le laisser se resserrer sur la hampe, moins large, qui glisse facilement dans mon humidité. Et il est si échauffé que les joutes sont immédiates. Elles sont interminables et irradient mes entrailles de plus en plus intensément au fur et à mesure que je suis pénétrée. Et je ne peux pas m’empêcher d’agiter la tête en tous sens comme un pantin déréglé.
Et lorsque le type s’arrête, son bassin butant contre mes fesses, il termine de m’empaler par cette petite ruade sèche et machiste dont il est coutumier et qui tamponne durement mon col. En même temps, la racine de sa bite, aussi épaisse que son gland, m’élargit à nouveau. Aussitôt, mon clito grésille et grossit, titillé par les poils. « Ouiiii… »
Je me cabre, et le choc dérange mon cerveau comme s’il avait été exposé à un pétard. Mais je raffole de ces coups dans le fond de mon ventre, d’autant que mon con lâche un borborygme déplacé. « Hi, hi, hi ! »
Et comme toujours, je concoure activement en tirant le mec avec mes bras qui l’encerclent dans le dos. Et en l’invitant, ainsi, à couvrir plus encore mon corps par le sien et à m’enfiler le plus profondément possible.
Pendant un court instant, le type ne bouge plus. Sa bite est grosse dans mon ventre, très grosse, et je sens qu’elle est enfoncée très loin et qu’elle appuie sur mon col. Je ferme les yeux et je savoure le moindre de ses mouvements dans mon velours. « Que c’est bon… que c’est bon… » Et je suis bien…
« Noooon ! » Mais si ! Et le type ressort encore sa bite en entier. Et les mêmes ondes me dévorent quand le gland reflue et que sa grosseur franchit l’étranglement de ma porte et s’y arrête, veillant toutefois à ne pas déconner. J’en tressaute, couverte de frissons. « Noooon… » Mon clito s’est éteint, faute de broussailles pour l’exciter.
Là, le type lâche mes fesses et saisit mes chevilles pour les relever – jambes tendues et largement écartées – au-dessus de ma tête.
Puis, il reprend son manège, recommençant à s’enfoncer en me filant une joute, puis à sortir en entier avec une autre joute, à se renfoncer, à ressortir, et encore, et encore, toujours avec la même lenteur, et autant de décharges, comme un piston de machine à vapeur essoufflée. Et lorsqu’il déconne, je n’ai pas besoin d’orienter la bite. Le gland trouve de lui-même l’entrée de mon con, comme attiré par un puissant aimant, et me pénètre illico ! Et, à chaque fois, je me fais mettre. Et j’aime ça !
L’énorme bite s’enfonce dans mon velours et distend ma rosette en douceur – « Quelle délectation ! » – avec, toutefois, le sentiment ambigu qu’elle va me déchirer. Et quel contentement égal quand il se resserre, ensuite, instinctivement sur la bite pour mieux la ventouser, alors qu’elle oblige mon con à se déformer au fur et à mesure qu’elle s’avance dedans. À chaque fois, je me cabre et je pousse un petit cri dans ma tête. Et à chaque fois, il arrache un pet à mon con, la seule manifestation de plaisir qui me soit permis de manifester, contrairement à ma bouche condamnée au silence.
Quel spectacle lubrique ça doit être pour le type, que cette position de l’huître ! Moi, je suis aveugle et je ne peux que l’imaginer. Mais lui, je devine aisément ses yeux rivés sur ma chatte – et ça me fait mouiller encore – à mater son braquemart sortir rutilant de nos humeurs, d’entre les poils de ma touffe désordonnée. Puis de le voir disparaître en totalité parmi eux, quand il se renfonce dans mon con grand ouvert et qu’il est avalé par mon velours.
Quelle satisfaction ça doit être pour lui, outre les châtaignes qu’il se prend en même temps que moi !
Jamais on ne m’a baisée aussi lentement. Les mecs sont souvent pressés de jouir ou incapables de se contrôler. Et là, comme je suis, mon corps fait ressort, montant et descendant, basculant et roulant sur mon échine, au gré des allers et venues de la bite dans mon ventre.
Ma matrice s’échauffe peu à peu, cuisant à petit feu, un peu plus à chaque aller ou à chaque retour. Mais trop lentement à mon gré. Et je m’exaspère à suivre les molles avancées qui m’élargissent et les molles reculées où je me resserre.
Je voudrais crier, car je ne parviens pas à jouir. Les joutes sont continuelles, mais mon con a beau se resserrer, je ne viens pas. J’ai envie de cogner le type et de branler mon clito. Mais je n’ose pas, et dans cette position, je suis captive, n’ayant aucune possibilité de participer à notre plaisir. Lassée, je finis par marmonner à l’oreille du type :
— Plus vite, mec, je m'endors !
Vexé, l’autre accélère son tempo, accentuant la rage de ses ruades. Mille fois, il m’a fourrée, mais – enfin ! – là, je suis ramonée dans les règles de l’art, pénétrée profondément, et mon col rudement tamponné dès qu’il prend plus d’élan. Et surtout, il ne sort plus entièrement de moi, ahanant comme un bûcheron à chaque ruée dans mon ventre. « Ouiiii… ouiiii… je brûle… »
Et, en quelques allers et retours seulement, mon clito reprend feu, ma matrice s’emballe et mon cœur accélère. Une vague de chaleur me monte au visage, en même temps, et la pointe de ma langue est partie vers la droite de ma bouche. Mes yeux vacillent. Je sens que je vais jouir. Alors je couine à nouveau à l’oreille du type :
— Je viens… je viens… aaaaah… T’es bon mec…
Je jouis presque tout de suite, encore sans lui. Et je hurle mon plaisir dans ma tête, la bouche grande ouverte pour laisser s’échapper mes cris muets. Je me cabre alors que le raz-de-marée tant espéré m’emporte et je me cogne encore la tête, l’arrière cette fois-ci, contre le mur. 36 chandelles douloureuses se mêlent aux étoiles de mon orgasme.
« Il est trop bon, ce mec ! » Je dois le punir, il faut qu’il paye de me donner autant de plaisir. Aussi, de colère, j’attrape sa chevelure par poignées. Je tire dessus, je le frappe, tous ongles dehors, à griffer ses épaules.
Je suis pantelante et mon corps est couvert de sueur. J’ai joui encore une fois, mais ma matrice reste distordue et douloureuse, et il me faut venir encore. D’ailleurs, le type continue ses navettes électriques dans mon ventre, totalement indifférent à mon plaisir, obstiné à me besogner imperturbablement, lancé à la poursuite du sien. D’un côté, ça me plaît, d’un autre, ça me vexe, car il n’arrive pas à me rassasier. « Trois en suivant, maintenant ça va être plus long… Et c’est tant mieux ! »
— Trois, mec…
Il en devient brutal – « Jaloux ! » – et ses assauts sont plus forts. Exit le sado, son ego narcissique a pris le dessus et il cherche maintenant son plaisir à lui, pas le mien dont il se fiche tout à fait. Moi également, car je vais encore jouir, avant qu’il ne trouve le sien. Alors, je redeviens zen et je lance mes mains à l’assaut de tout ce qu’elles peuvent caresser. De sa tête que j’ai frappée, à ses épaules que j’ai mordues, à son dos que j’ai griffé dans un excès de jouissance. Et je l’encourage au creux de l’oreille en soupirant doucement :
— T’es bon, mec, continue…
Et en même temps, je sens mon corps qui se tend, qui se cabre et qui s’emporte spontanément devant ses yeux, en réponse aux séismes que ses navettes déclenchent dans mon ventre.
Presque aussitôt, mon con se serre et se resserre encore, mes lèvres se mettent à picoter. « Ouaaaais… » Je me sens venir à nouveau alors que le masque du plaisir s’accentue sur mon visage, de plus en plus prégnant à chaque orgasme. Mes traits se déforment, ma bouche grimace et ma langue que je ne contrôle plus se coince à droite.
Alors, mon intérieur, resté incandescent, ricoche sur mon orgasme précédent et détonne une fois encore. Et je viens pour moi seule, les yeux fermés sans le vouloir, offrant au type la vue de mon corps arqué par la jouissance. Je ne chuchote pas, inutile, et je me tais, grommelant en moi des mots inaudibles que je ne comprends pas moi-même, tandis que le type poursuit à aller et venir en moi.
Même pas achevée, la jouissance me reprend de plus belle et je jouis à nouveau… et encore… interminablement. Mon con est douloureusement resserré, et mon ventre crame en continu, comme pris de crampes.
J’ai besoin de brailler mon plaisir, mais je ne peux pas. J’en deviens marteau, mon corps est tendu et arc-bouté entre le mur et la table sur laquelle je suis installée et cramponnée à presque me luxer les doigts. Et je rebondis d’orgasmes en orgasmes qui se suivent non-stop, qui montent, qui explosent, qui refluent, pour renaître, de plus en plus forts, de plus en plus ardents. Jusqu’au suivant…
Dans un instant de lucidité obscène, je "vois" mon velours sucer et ventouser l’énorme bite qui me tringle infatigablement. J’entends aussi les grincements de la table à langer qui tangue sous mes fesses, comme autant de déflagrations qui martèlent mon cerveau. D’ailleurs, où est-il ? Je ne suis plus qu’un sexe, qu’un con, qu’une matrice et qu’un clito qui n’en finissent pas, ravis, d’être bousculés et incendiés. Et je ne compte plus les innombrables étoiles qui illuminent l’obscurité de ma cagoule…
Dans mes délires, je prends conscience, soudain, que le type ahane et que ses respirations ont accéléré. Et je sens que sa bite a forci et qu’elle s’est allongée aussi. Il a également précipité la cadence de ses allers et retours dans mon ventre. « Il va venir… » Tout mon corps se tend, car je sais que le type va m’emmener avec lui… Et que je vais jouir à nouveau.
« Ouiiii… » Ses navettes s’amplifient encore, et les coups portés à mon col sont plus furieux.
Et avec eux, la douleur sourde qui ne cesse de consumer mon ventre depuis si longtemps laisse place à cette délicieuse jouissance utérine qui va m’emporter. Et chaque fois que le type enfonce sa bite dans mon con, et à chaque fois qu’il la ressort, je la sens qui enfle et qui irradie un peu plus mes entrailles.
Ça y est, j’entends qu’il s’essouffle et qu’il se met à geindre aussi. Il va bientôt jouir. Il y a si longtemps que je l’attends, ce foutre !
Notre cocon, sous ma robe, est comme une caisse de résonance.
Alors, je me laisse aller à accompagner ses gémissements par les miens que je murmure prudemment à ses oreilles. Pas de punition ! Mon cœur explose de joie, moi aussi, et ma matrice se tord… je sens que je vais venir.
« Ouaaaais ! »
La bite se cabre enfin. Mon con se resserre, à l’étrangler. Ma boule va éclater. Le type est en train de venir, moi aussi. Plus rien ne peut nous arrêter. Subitement, j’ai chaud, mes lèvres brûlent, et ma langue est partie à droite. Je vais jouir… jouir avec lui… et, enfin, jouir vraiment.
Je ne sais plus quoi faire de mes mains. Alors, j’ai le geste insensé d’attraper le type par la tête et de m’approcher d’elle, face à face. Et dans l’attente de nos explosions, je respire les prémices de son plaisir comme il respire les miens. Presque aussitôt, il grogne bruyamment, alors que sa bite éructe, parcourue de soubresauts, et crache son foutre.
Dès que je reçois les premières gouttes sur mon col, mes entrailles explosent et je pars à jouir. Instinctivement, je m’arc-boute, je sens mon velours qui s’ouvre à sa semence et je viens comme rarement, le corps pris de convulsions. Alors, sa tête entre mes mains, je lui crache rageusement mon plaisir en pleine figure, refusant, cette fois, de retenir un énorme aaaaaah. Un vrai coup de tonnerre dans le silence de la nuit.
La punition est immédiate, et les mains du type lâchent mes chevilles, abandonnant mes jambes sur ses épaules. De suite, il me file une forte claque sur chaque fesse. Ce qui me fait taire aussitôt. Mais il est fâché et il m’en flanque une véritable volée tout en poursuivant à faire ses navettes dans mon velours et à s’y épancher.
Quelle volupté que ce chaud qui envahit mon con, alors que la douleur lancine mes fesses.
Puis, calmé, il récupère mes chevilles pour relever mes jambes et reprend ses allers-retours. J’exulte, pendant qu’il s’exécute et qu’il tartine son foutre partout dans mon velours et me fiche les dernières décharges. Mais quelle horreur que d’être contrainte à taire son plaisir quand on a, comme moi, coutume de l’extérioriser par des rugissements tonitruants qui réveillent une partie de mon immeuble.
Alors, je laisse mon corps s’exprimer à ma place et s’arquer jusqu’à la douleur, pendant que je mords mes lèvres et mon poing pour rester silencieuse.
Et, là, mon con ne m’appartient plus, et il se serre, se serre et se resserre inconsciemment pour pomper la bite et lui aspirer les dernières gouttes de sperme. Comme s’il voulait lui tarir les couilles. J’aime ça, et je ne trouve rien d’autre que de lui caresser les cheveux.
Enfin, il replace mes jambes sur ses épaules et appuie ses avant-bras sur la table. Puis il se penche vers moi. Il a chaud, très chaud. Il est en sueur, et des odeurs fauves montent de ses aisselles. « Ben oui… Le mec m’a baisée et s’est défoncé pour nous faire jouir… Ben oui, il a transpiré ! » Attentive à ne pas déconner, je lui elle lèche le cou, les épaules, sa peau est salée, et ça la fait saliver.
Ensuite, il demeure des heures – plus probablement des minutes – son front contre mon front, sa bite toujours bien emmanchée dans mon ventre. Il a besoin de reprendre son souffle, d’évacuer les tensions et de recharger ses batteries. J’en fais autant. Nous avons encore du temps devant nous…
« Combien de fois suis-je venue ? » Je ne saurais dire… « Huit… dix fois… qui m’ont submergée sans cesser, chaque orgasme remplaçant le précédent… » Mais toujours sans bruit, condamnée au silence malgré moi.
Contre toute attente dans ce cloaque, un parfum de havane flatte mes narines, avec ses arômes caractéristiques. « D’où vient-il ? » Ce parfum m’a conquise dès que je l’ai respiré et me ramène à mon aventure de ce soir.
Et je pense en particulier aux prémices et aux affres interminables que le type m’a fait subir, il y a quelques heures, avant mon premier orgasme, pour me dompter et me punir de l’avoir fait jouir fortuitement par mon impatience.
À toutes ces claques sur mes fesses, à ces taquineries sévères envers mon berlingot ou mes tétons, mais qui demeurent, somme toute, très marginales, eu égard aux orgasmes flamboyants qu’il m’a déjà procurés.
Mais la nuit n’est pas finie. « Une andromaque ? »
Ça m’avait rendu folle de rage ! Mais après ce troisième coup prodigieux, c’est oublié et ça me donne envie d’en savoir plus sur lui.
— Eh, mec, une andromaque ?
Et je me souviens encore de mes premiers émois :
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Ses mains – leurs mains soudées les unes aux autres – partent à la découverte de son corps à elle, explorant tous les recoins de peau qu’ils peuvent. Les mains du type sont douces. « Des mains d’intellectuel. »
Elle vibre et, dans à peine un souffle, elle reprend ses hon… hon… hon presque imperceptibles qu’elle marmonne à travers son bâillon.
Il s’attarde sur ses seins, les malaxant doucement, prenant son temps, comme s’il ne craignait pas d’être dérangé par un quelconque intrus.
De toutes les manières, la porte de la toilette est fermée du haut en bas, sans ouverture qui pourrait permettre, par exemple, de regarder leurs pieds par le dessous. À condition d’être silencieux, il est – ils sont – tranquille.
Et tranquille, elle l’est aussi, quand lui vient la pensée cauchemardesque que le type a pu placer des caméras dans un coin et que leurs ébats sont filmés. Sur le coup, elle se fige, dégrisée, les jambes en coton. Il en serait fini de sa carrière d’avocate, idée que sa Raison totalement détraquée évacue très vite comme s’il s’agissait d’une élucubration extravagante. Et elle se reprend, alors que le type effleure ses tétons du creux de ses paumes. Ils sont raidis, sensibles et ça lui plaît. Elle en pouffe comme une godiche et se met à dandiner contre lui avec délice, les yeux clos sous sa cagoule. Toujours dans le noir et le silence.
Elle découvre ainsi qu’il est très velu. Alors elle continue à gigoter pour mieux ressentir le doux chatouillis, dans son dos, des poils du poitrail et du ventre du type. Et les picotements, aussi, des broussailles rêches autour de sa bite, contre ses fesses. Elle en est ravie, elle qui aime les hommes poilus. Et c'est gagnée par une forme de langueur ingénue qu'elle sent son con libérer un nouveau flot de mouille qu’elle imagine goutter vers le bas.
Hélas pour elle, le type, las de caresser ses tétons, la sort de sa torpeur en les pinçant et les roulant sans, entre ses doigts. Elle ne se débat même pas, mais quelle torture elle subit de ne pas pouvoir hurler cette douleur voluptueuse ! Pire, ses mains à elle sont toujours posées sur celles du type… et elles laissent faire.
« Le dressage reprend », alternance de chatteries et de sévices.
Conscient, soudain, du risque, il lâche un sein et déplace cette main – avec toujours la sienne dessus – jusqu’à sa gorge, pour lui serrer le kiki. L’autre main, restée sur sa poitrine, revient aux tétons qu’elle martyrise alternativement, les roulant plus rudement que précédemment. La douleur fuse, intense. Pourtant, elle ne crie pas ! « Comment fais-je pour accepter ça ? » Elle ne se débat même pas, soumise et, incompréhensiblement, très loin de détester ces tourments.
La bite se cabre encore. Une énième fois de plus, avec la seule hantise qu’elle puisse s’échapper de son entrecuisse. Les joutes sont continuelles, et sa matrice est prête à cramer, au point que parfois, elle est proche de défaillir. Elle bande du clito, le con grand ouvert, pleurant d’impatience.
Il lâche son cou et ses tétons. Bien lui en prend, ils sont douloureux. Ses mains redevenues symétriques, avec toujours les siennes par-dessus, descendent vers le bas. D’une pression de ses mains sur les siennes, les quadruplées ne font qu’une courte escale sur son ventre tout plat, sans rondeur à cajoler. Sa toison l’aurait probablement plus inspiré… mais pas elle.
Car en ce moment, elle est en jachère, et elle ne l’a pas soignée depuis des semaines, n’ayant plus d’amoureux. Alors, les poils sont longs et son triangle, d’ordinaire coquet et artistiquement mousseux, a envahi les plis de l’aine.
Cela n’empêche pas le type de choper une poignée de poils au passage, puis de tirer doucement dessus, à les faire glisser entre ses doigts jusqu’à ce qu’ils finissent par s’échapper de sa main.
À la hâte, elle conduit leurs doigts bien plus bas, dans sa vulve, puis guide ceux du type pour qu'ils puissent ouvrir ses lèvres, ensemble. Et là, à constater, lui comme elle, que sa mouille a complètement inondé sa bite. Se sachant femme-fontaine, elle est persuadée qu’elle a dû couler jusque sur ses couilles. Ce qui l’enchante.
— T’es poilue de la chatte et t’es trempée. J’aime ça, et j’aime ton cul, aussi. T’as les miches bien rondes et bien remplies !
Leurs mains étant arrivées à destination, elle ose prendre une initiative qui surprend le type, mais qu’il accepte. Et elle emmène vivement celles de gauche vers ses lèvres, sous la cagoule. Le type comprend, lui retire la culotte de sa bouche et l’envoie valser sur le réservoir au-dessus de la cuvette. « Tu sais que je ne crierai pas. » Ensuite, elle les ramène à son cou. Pour celle de droite, elle en attrape le majeur entre ses doigts. Direction son clito.
— Tu es folle !
— Laisse-TOI me faire jouir comme je veux ! Tu me prendras ensuite ! Je n’attends que ça depuis qu’on est entrés dans cet endroit de merde.
Elle l’a tutoyé dans un murmure qui ne se traduit, pourtant, par aucune punition. Elle est incapable d’expliquer son comportement ni ses folies. D’accord, elle a avalé un double bourbon au comptoir d’un bistrot, il y a bien longtemps déjà. Mais pas de quoi la mettre dans un pareil état d’aberration. Elle est en train de renverser les rôles. Et elle se doute bien que quand le type reprendra la main, son ego blessé, sa vengeance risque d’être violente. « Mais… Alea jacta est ! »
Il pince – ils pincent – son clito. Il est un peu long, chez elle, ce qui le rend plus sensible. La décharge est terrible, un séisme qui la casse en deux, entraînant le type avec elle. Son aaaaah reste coincé dans sa gorge, se résumant à un a écorné. Mais, dans sa tête et dans son ventre, il dure une éternité.
— La ferme !
Il pince à nouveau. L’éclair la foudroie du ventre au cerveau – à la rendre folle – et la fait chanceler encore. Elle faut s’évanouir, mais elle se contraint à ne pas hurler. Leurs doigts poursuivent, glissant du haut vers le bas de sa fente jusqu’à buter contre sa bite. Puis de bas en haut, bousculant à nouveau son petit chéri. Nouveau coup de gégène dans un cri silencieux. Marches avant, marches arrière se succèdent à barboter dans sa vulve, à l’usiner, à harceler son berlingot, à électrocuter son ventre de rafales successives de plus en plus intenses. Elle ploie encore, aphone, leurs mains à lui serrer sa gorge.
Alors, il marque une pause de quelques secondes et enfonce sa robe dans sa bouche avec la culotte pour plus de sûreté, afin de contenir ses possibles cris. Ensuite, il s’en prend de nouveau à son clito, à le rouler, à l’écraser de ses doigts, encore et encore.
Il est dans son dos et la serre de près entre ses bras, impossible pour elle de se dégager. Mais en a-t-elle envie ?
Elle croit mourir, impuissante à maîtriser ces salves qui l’envahissent continuellement, sans pouvoir gueuler, hurler, ni les extérioriser. Elles résonnent et ricochent dans son ventre, s’amplifiant de secondes en secondes. Et elles finissent par la submerger, jusqu’à presque l’anéantir. Quand son clito explose pour la dernière fois, elle titube et, aveugle comme elle est, elle se déséquilibre et tombe sur le réservoir, dans un ramdam abominable.
Heureusement, le type parvient à la rattraper de justesse. Elle a les larmes aux yeux et elle s’est écorché les mains, et ses ongles sont ravagés. Son clito est incendié, mais, pire, la bite s’est échappée. Finalement, elle installe ses mains sur la faïence qui a l’air bien accrochée au mur pendant que le type se recolle contre elle.
Et, cette fois encore, aucune réaction autour d’eux.
Apparemment, il est furieux de leur exploit, vu le ton cinglant de l’ordre qui suit, en même temps qu’elle se prend une sacrée paire de baffes sur les fesses :
— Espèce de conne ! Souillon… Fais-moi rentrer !
« Pourquoi, est-ce qu’il crie, le type ? »
********************************
—Une andromaque ? Pourquoi, pas… C’est moins fatigant !
« Crétin ! »
L’odeur de havane s’installe entre nous, toujours la même. Mais je sais d’où elle vient et j’avance le nez tout en reniflant les cheveux du type. Puis, en chuchotant :
— Tu fumes des havanes ?
— Oui, comment le sais-tu ?
— Tes cheveux sont imprégnés de leur fumée.
— Toi, tu as bu du bourbon.
— Oui, et toi, tu le sais comment ?
— Ton haleine, dès que je t’ai approchée. Combien ?
— Deux…
— Je comprends… je comprends…
— Quoi ?
— Pourquoi tu as le feu au cul.
— Bof ! Deux bourbons minuscules !
— La ferme, Souillon ! Ça suffit ! T’es en train de m’embobiner !
Et j’ai droit au tarif habituel : une claque bien appuyée sur une fesse.
« Je vais me gêner, mec, n’y compte pas ! »
Évidemment, je la ferme alors que je sens que ça coule entre mes cuisses… son foutre, ma mouille, sa jute à lui, mélangés et qui dégoulinent sur la racine de la bite. Et là, j’imagine combien ça ruisselle sur ses couilles, puis que ça se répand beaucoup plus bas.
Perfidement, je gigote lentement du bassin pour me faire touiller le con par sa bite et accélérer de le vider.
— Hi, hi, hi…
Je ricane en douce, amusée comme toujours, quand les lois de la pesanteur font valoir leurs droits.
— Attention, je descends tes jambes…
Quelques secondes périlleuses de gymnastique plus tard, je suis sur mes jambes, titubante sur mes échasses, les genoux engourdis et adossée à mon mur favori. Et le type est collé contre moi et sa bite est toujours enfoncée en moi. Ses mains sont incrustées dans mes fesses. Les miennes le sont tout autant sur les siennes. Et il m’écrase la poitrine. Je suis bien.
Je respire ses respirations… Elles sentent le tabac. J’ai envie de lui rouler un patin. Mais sans que je m’y attende, il se recule et déconne. Et je devine, au froufrou du pantalon, qu’il s’accroupit devant moi, légèrement sur ma droite. Puis, à ma grande surprise, deux ou trois doigts, je ne sais pas exactement combien, s’enfilent, phalanges réunies, dans mon con – « Gloups ! » –, qui remuent dans mon velours, qui ressortent presque aussitôt et qui reviennent tout aussi vite, mais à quatre avec une partie de la paume. Seul le pouce est resté à l’extérieur avec le reste de la main.
Je n’ai ressenti et ne ressens aucune douleur, rien que le bonheur de nouvelles ondes luxurieuses. Force m’est de reconnaître que j’ai ingurgité ce phallus, d’un genre nouveau pour moi, avec une aisance étonnante. De suite, j’écarte mes jambes, espérant des expériences nouvelles du genre « Et s’il me l’enfonçait en entier ? », illico recadrée par ma Raison, quelque peu remise en état. [Cesse de débloquer, Ève !] La main continue à tournicoter dans mon velours et à le ramoner. Instantanément, mon ventre s’enflamme et ma boule grossit. J’ondule sur mes cannes… je me trémousse… Le feu se ranime. Je suis tellement excitée que, quelques secondes encore de ce petit jeu, et je vais jouir.
Hélas, la main s’en va. « Noooon ! »
Mais, la voix :
— Remonte ta robe sur ta tête !
Avec une petite claque sur une fesse.
— Et vite !
J’obéis et, toujours cagoulée, je ne vois pas la main du type. Mais je sens qu’il me barbouille partout, mon ventre, mes lèvres, mes seins, mon cou, de ce qu’il vient de récolter dans mon ventre. Et ça m’amuse :
— Hi, hi, hi !
Le revers s’essuie sur ma touffe. C’est froid, collant, et si le type croit me souiller, il n’en est rien. Pour preuve, je tends les bras devant moi et je chope la bite et les couilles, bien évidemment poisseuses, Puis, je les essuie de mes mains et je badigeonne mes cuisses, mes fesses, et termine par les nettoyer en léchant mes doigts un à un, le plus lubriquement que je le peux, me dandinant, frétillant du bassin. « Eh oui, mec, je suis en chaleur, ce soir… Les bourbons, t’as sans doute raison ! »
Le type en reste silencieux. Je le subodore, probablement surpris par cette situation qui lui échappe, en partie.
Combien de temps ce coup-là a-t-il duré ? Longtemps… très, très, bien sûr. Et quelle heure est-il ? Je ne sais pas. L’obscurité de ma cagoule, l’absence quasi-totale de bruit et l’impossibilité qui en résulte de me situer dans l’espace et dans le temps me déboussolent. Mais il y a une chose que je sais : je ne me souviens pas avoir déjà joui autant, dans cette position de hussarde. Et je n’envisage pas d’en rester là. Aussi, rien ne compte plus pour moi, en cet instant, que la suite de cette nuit d’amour. Il y a encore loin d’ici à l’aube, et il me reste tant de pratiques et bien d’autres positions à partager avec ce type.
5 — Deuxième levrette
Je n’ai pas envie de me retrouver seule, et l’autre ne semble pas plus pressé de partir. Loin d’être calmé, mon ventre me travaille et ma matrice reste…
(À suivre)
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