Accent 2

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Récit libertin : Accent 2 Histoire érotique Publiée sur HDS le 03-07-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Accent 2
RESUME DES CHAPITRES PRECEDENTS
Claire refuse de perdre sa virginité avant le mariage. François son amoureux trop pressé, dépité, épouse Olivia leur patronne. Jean issu d’une école de commerce, assiste aux pleurs de la rupture. Il ne tentera pas d’approcher cette jeune fille. Elle est trop belle pour ce garçon normal. Pourtant Claire tombe amoureuse du garçon qui se sait ordinaire, elle déclare son amour. Malgré sa crainte de la voir trop courtisée et soumise à de fortes et fréquentes tentations, Jean accepte d’épouser la « trop belle créature ». Dix années passent, Claire et Jean restent unis.
Or lors d’un bal réapparait François. Il invite Claire. Elle lui accorde trop de temps et Jean qui se sent délaissé, quitte la salle. Claire le rattrape alors qu’il se préparait à quitter les lieux, l’abandonnant à son danseur préféré, en mari depuis si longtemps préparé à perdre « la trop belle. » Cette nuit Claire se rattrape au lit, promet…
Or dès le lendemain elle dissimule un appel téléphonique de François. Sur ses gardes Jean constate que sa femme prend son repas de midi avec François. Donc il y avait rendez-vous secret. Le mardi il suit les "deux amis" qui entrent dans un relais routier avant de visiter une maison de garde-barrières qui a des allures de garçonnière. Le mercredi Jean, à midi, enlève son épouse à la barbe de François. Il refait le parcours complet du mardi. Claire joue l’indifférence. Le jeudi François attend Claire. Jean l’enlève comme la veille la conduit au restaurant où elle l’avait accosté il y a plus de dix ans.
Trop de rencontres secrètes l’agacent Il veut faire le point, refusera de devenir un cocu heureux. Il annonce un déplacement professionnel du vendredi au samedi. Claire soigne le ménage de leur demeure. Jean soupçonne qu’en son absence Claire recevra François à la maison. Il simule un départ, revient, se cache et assiste à la réception prévisible. Claire agit-elle uniquement en amie ou souhaite-t-elle se donner à François.? Pourquoi silence, omission et mensonge, rendez-vous multiples?Pourquoi ce zèle dans le ménage. Jean observe et prendra sa décision en fonction du déroulement de la rencontre. Déjà François a obtenu un bouche à bouche, sous condition.



TROP BELLE POUR TOI 6


La cuisine ne mérite qu'un coup d'œil rapide, le salon est vu très vite. J'entends grincer la cinquième marche de l'escalier de bois, je peux suivre lentement, à distance. J'écoute ce qui se passe à l’étage. Là, l'ami trouve magnifique la salle de bain récemment restaurée. Quelques pas après François commente :

- Ah : Oui, une chambre d'enfant! Où est l'enfant ? Quoi au bout de dix ans de mariage ton Jean n'a pas réussi à te faire un petit. Pendant ce temps, moi j'en ai fait deux à Olivia. Et encore, nous faisons attention. Si le chéri est stérile, ta solution pour le rendre fier d'être père est facile à imaginer! Tu te fais inséminer par un bon mâle qui a déjà fait ses preuves. Moi par exemple.!

Il continue son travail de sape par une proposition un peu lourde. Il se déclare tout disposé à suppléer le mari. Lui-même n’est pas stérile, il offre ouvertement ses services de père qui a fait ses preuves. Je t’engrosserai avec joie Claire devrait s’offusquer de cette proposition indécente. Elle se contente d’espérer que son mari remplira son rôle dès qu'elle n'utilisera plus de contraceptifs. Est-elle sincère ou est-t-elle tentée par l’offre?
Au lieu d’un refus ferme l’espoir affiché laisse planer la possibilité d’un recours à ce procréateur intéressé en cas d’échec et bénévole à utiliser immédiatement. François garde lui aussi un espoir.

-Ah! C'est toi qui... Comment?

Le voilà lancé dans des considérations intimes qui sont habituellement du domaine du médecin. Claire me réagit pas à l’indiscrétion et répond à ce type comme s'il était son confesseur:
-Il y a un mois que j'ai intentionnellement cessé la pilule. Je compte être bientôt enceinte. Chaque chose en son temps? Tu vois, nous procédons en suivant un plan. ..De l'autre côté, il y a une chambre d'amis actuellement en travaux. Enfin, au milieu c'est notre chambre.

Elle se déclare ouvertement en attente de grossesse. Elle a un plan. François a le sien. La chance lui sourit, l’ami bienveillant est accueilli seul chez une superbe femme qui souhaite être fécondée. Le goujat sent qu’aujourd’hui les circonstances idéales sont réunies. Cela fait une semaine qu’il a posé les bases de la reconquête de l’ex petite amie. Avec un peu d’audace il doit conclure. Devant la porte du milieu il pousse son avantage :

-La fameuse chambre conjugale? Je suis curieux de voir ça. Tu permets, j'ouvre.

Il ose avant autorisatyon, Elle devrait protéger l’intimité de notre chambre. Elle laisse faire, débordée par la rapidité du geste, par son apparent naturel et sensible au cri d’admiration hypocrite.

Oh! Beaux meubles dans bel espace. C'est ici que tu dors, ou que tu fais l’amour? Oui, beau cadre pour s’aimer. Tu as su créer un climat envoûtant. Qui entre ici a envie de recevoir et de donner des baisers, de partager des caresses, d’aimer.

Notre chambre lui convient.Ij en en prend possession. Il annonce que le milieu l’excite, le rend chaud, prêt au passage à l’acte. La pression sur son hôtesse se précise.

-C'est toi qui as choisi ce grand lit? C’est une belle surface pour des ébats amoureux ; ça fait rêver.

Il rêve, et veut faire rêver d’ébats amoureux. Claire pourrait-elle ne pas saisir le message qui n’a rien de subliminal ? Le poison est injecté, le malin fait une diversion
Tu as bon goût comme toujours. Tu as une femme de ménage pour que ce soit aussi bien entretenu?
Le rusé suggère puis passe à autre chose. Il insinue mine de rien, partage un rêve pour faire rêver. Cela laissera une empreinte supplémentaire. Petit à petit il guide Noémie vers une plage de désir encore discret qui grossit insensiblement par couches successives.
Comment se méfier d’une question aussi terre-à-terre? Il parle « ménage » pendant que son rêve d’amour infuse.

Elle répond, prolonge le séjour au pied du lit qui fait rêver François. Et elle, ne rêve-t-elle pas un peu ? Au point de ne pas s’apercevoir de l’incongruité de la situation, comme si son rêve correspondait à celui de son invité.

Je ne réussis pas à pénétrer les pensées de ma Claire. A-t-elle pris une initiative dont la portée lui échappe. Au contraire a-t-elle, sous l’emprise d’une passion irrésistible, voulu créer les conditions d’un accouplement qui couronne ses efforts de la semaine. S’est-elle piégée innocemment, ou prépare-t-elle sciemment le don de son corps à celui qui le convoite ? Je constate avec déplaisir qu’elle n’est pas pressée de quitter la chambre. Quel projet niche dans sa tête. Attend-elle que François prenne le pouvoir ? Qu’il la bouscule un peu pour la mener à l’adultère que sa conscience refuse d’assumer ?

François lui a fait connaître sa disponibilité immédiate, l’a conviée à rêver aux ébats amoureux dont il rêve lui-même à voix haute. Le lieu idéal, c’est ce grand lit. Et il détourne la conversation pour retarder la sortie de ce lieu béni. Parler ménage est habile, détend l’atmosphère.

Claire rit. Sans doute se souvient-elle du mal qu'elle s'est donné tôt ce matin pour éblouir le visiteur prévu.. Si elle se trouve dans notre chambre à coucher et reçoit un compliment sur l'état des lieux, c'est qu'elle avait dès le matin résolu de diriger l’ami jusqu’au plus intime de notre vie de couple.

Pour le mari malheureux l’intention de faire entrer l’ami dans notre sanctuaire s’était imposée à l’innocente hôtesse. Innocente ? Hum, dans quel but ? Uniquement pour montrer ? En souhaitant l’utiliser agréablement si François avait la bonne idée de…bien vouloir enfin concrétiser ? Il se déclare constamment, se montre tendre, embrasse. Il pourrait….Je crains le pire.

- Pourquoi une femme de ménage? Je suis en bonne santé et j'aime tenir la maison.

Claire sait mettre en valeur ses qualités. François profite de cette volonté de se faire valoir pour balancer quelques compliments supplémentaires : il marque des points. Il estime cette amie si chère.
J’assiste à un concours d’échanges flatteurs

-Tu es vraiment une fille bien: belle, soigneuse, travailleuse. Je t'admire.
Et voilà encore une couche qui va plaire, renverser d’éventuels obstacles, s’il en reste.
De l’admiration à l’adoration il fonce vers la possession. Son bavardage lui permet d’occuper le terrain, de rester à l’endroit de rêve, Il trouve un autre sujet de conversation propre à demeurer encore, à jeter l’ancre là où il n’aurait rien à faire normalement.

J’ai une folle envie d’aller le foutre dehors. Mais comment justifier une intervention. La situation me scandalise, l’adultère est possible, probable au vu de la semaine orageuse. La visite de la chambre est inconvenante pour le moins. Elle ne peut pas justifier un éclat. Ma raison me condamne à être témoin de la victoire d’un amant. J’allais dire « et de la défaite de la vertu de Claire ». Or c’est là que gît le lièvre. Défaite de Claire ou triomphe de sa passion ? L’incertitude momentanée me torture.

Ce cadre?... La photo des mariés ? Tu n'as pas changé, toujours aussi rayonnante. Dire que j'aurais pu devenir, dire que je devrais être debout à côté de toi sur la photo. Tu te souviens?

Il lance une nouvelle bouée, La réponse suit.

- Oui, mais qui a décidé d'aller voir ailleurs?

Cette réponse dit une constatation, rappelle la déception de l’époque et tout son poids de regrets; elle invite à réparation le coupable réhabilité. François sait exploiter les souvenirs et les plaies du passé : Il se lance dans une nouvelle tirade, véritable déclaration d’amour

- Quel idiot j'ai été. Je t'aimais, je n'aimais que toi et parce que j'étais trop pressé de te le faire sentir parce que tu voulais rester vierge, j'ai fait n'importe quoi. Idiot! Dis-moi, je t'ai fait mal alors?

-Oui: Bien sûr ! Mais c'est du passé.

-Ho! Comme je voudrais me faire pardonner mon erreur passée, construire un présent radieux avec toi. C'est par ma faute que tu vis avec celui-là. Pardon de t'avoir poussée dans ses bras. Les miens t’attendent toujours.

-Ceux de Jean sont confortables. J’y suis bien.

Il n’oublie pas de me dévaloriser pour pouvoir voler ma place. Il s’avance beaucoup. Que fait-t-il d’Olivia ? Moi, le mari, qui observe la scène, je me sens mieux en entendant ma femme prendre ma défense. Sa conduite ambigue ne paraît pas dictée par une révolte contre moi, ni par une haine vengeresse. Le séducteur relève ce qui le contrarie :

-Si bien que ça? J'en doute depuis le bal. Ce samedi de la semaine passée tu t'es sentie bien dans mes bras Tellement bien que tu as oublié de danser avec lui. Il a compris combien tu tenais à être avec moi, ce soir-là et il en a été malade, oui ou non?

-Un malaise peut avoir une autre origine. J'ai aimé ta façon de danser, il n'y a rien d'autre.

-Ne te mens pas. Le dimanche soir je t'appelle, je te donne rendez-vous pour le lundi midi. Tu me dis que ça te fait plaisir. Le lundi midi tu es heureuse de manger avec moi au restau. Le mardi au relais routier tu me confie en riant de ta malice que tu as raconté à Jean avoir pris le repas du lundi avec une collègue. Si tu le respectais vraiment, lui mentirais-tu ?
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Pour une fois j’applaudirais l’ami. Claire enveloppe ce manque de respect et d’amour dans un désir de m’épargner

-Je n’'allais pas le fâcher en disant la vérité.

-Tu as raison. Mais quand tu mens à ton Jules pour continuer à passer du temps avec moi, n'est-ce pas une preuve que tu aimes être avec moi? Donc oui, tu es prête à vivre près de moi le plus souvent possible. Mardi dans ma maisonnette tu m'as embrassé, mais le temps étant compté, nous avons dû reporter au lendemain un rapprochement souhaité par toi et par moi. Souviens-toi, tu m’as dit « On verra ».Le moment de voir est arrivé ma chérie

- N'exagère pas. Ce rapprochement c’est toi qui le voulais.

-Je continue. Mercredi matin je te téléphone, tu te réjouis de pouvoir retourner là-bas pour piqueniquer à midi dans mon petit endroit. Ne raconte pas que tu n’avais aucune idée de ce que nous allions faire. J’avais été explicite. Manque de chance ton mari a pris congé et part avec toi sous mon nez. Il recommence le jeudi. Etrange ! Lui as-tu parlé de nos rencontres?

-Ah! Non. Je ne suis pas dingue. Je veux vivre en paix avec lui. Est-ce que quelqu'un nous aurait suivis le mardi et lui aurait raconté tous les détails. Le mercredi j'ai eu l'impression qu'il savait ce que nous avions fait la veille. Mais qui est ce bavard?

-J'entends. C'est étrange, nous devrons faire attention à l'avenir. Parce que tu accepteras d’autres invitations n’est-ce pas? Le bavard mal intentionné, s’il existe, pourrait aussi alerter Olivia. Comme toi je préfère éviter les embrouilles. Aujourd'hui enfin nous nous retrouvons. C'est toi qui m'as convoqué pour cette visite rendue possible par le déplacement du jaloux.

Le projet des deux complices se dessine. Ils se verront secrètement, c’est-à-dire à l’insu du mari de Claire et à l’insu d’Olivia, l’épouse de François. Le pourquoi du secret serait la paix des époux ignorants . Claire gobe ça ? Elle croit pouvoir me tromper régulièrement pour le merveilleux plaisir de parler à cet admirateur ? Deviendrait-elle stupide sous l’effet de la passion amoureuse ? Elle signe sa faute en ajoutant:

- L'occasion ne se représentera pas de sitôt. Ce rendez-vous ne te plait pas? Tu avais autre chose à faire? Moi j'ai pris une demi-journée de congé payé.

Le propos indique nettement l’importance accordée à ce moment de tête-à-tête et l’intention de Claire de le faire durer.. J’aimerais l’entendre énoncer le but poursuivi. Le simple plaisir de discuter ? Une franche déclaration d’amitié ? Une nuit d’amour ? La commission de l’adultère, son organisation et sa programmation ?

.-Pour rien au monde je n'aurais manqué ce rendez-vous. Alors, sois franche, ne te sens-tu pas bien avec moi. Des rendez-vous, en cachette de ton officiel, n'est-ce pas la preuve que tu m'aimes depuis toujours. Ouvre les yeux: où sommes-nous?

-Dans ma maison, tu le sais. Quelle question!

- D'accord, mais où plus précisément? Que vois-tu là?

- Eh ! bien, c'est un lit! C'est normal dans une chambre à coucher. Où veux-tu en venir avec tes questions? C'est un jeu?

-Et selon toi il est normal qu'une femme fasse visiter sa chambre à coucher à n'importe quel homme? Combien d'hommes ont fait cette visite avec toi, en l'absence de ton mari, avant moi ?

Le procédé consiste à mettre en évidence la culpabilité de Claire de manière à l’enfermer dans un sentiment de culpabilité qui réduira ses défenses et la livrera sans défense. Ce type est diabolique. Claire est prise au piège.

--Mais tu es le premier, le seul et le dernier certainement.

Donc François est exceptionnel. ! Cette réponse sonne comme une provocation, un encouragement à se montrer concret à faire preuve d’audace. C’est mon interprétation. Celle de François aussi.

-J'en suis flatté. -Donc, pour toi, je suis exceptionnel, pas n'importe qui, plutôt le type spécial, celui qui jouit du privilège formidable de passer un moment seul, avec toi dans ta chambre. Maintenant je comprends vraiment que tu es amoureuse de moi sans oser te l'avouer.

- François sois sérieux. Tu te proclames mon ami. Je suis contente que nous puissions oublier ce qui avait gâché le passé. Mais une fois encore, j'aime mon époux.

-A ta façon? Si Olivia se conduisait comme toi, elle m'entendrait chanter. Tu as du mal à saisir le sens de ta conduite. Tu refuses d'accepter que tu m'aimes d'amour. C'est beau de respecter une promesse faite au mariage, dans l'euphorie de la fête. Doit-on pour autant contrarier ses sentiments, nier l'amour et rejeter celui qui sera l'amour de sa vie. ? Veux-tu être malheureuse, regretter ce que tu n'as pas le courage de reconnaître?

-François veux-tu me faire regretter notre réconciliation? Arrête, s'il te plait, ce délire.

- Je délire? Tiens, tu vois cet instrument. Tu sais à quoi il peut servir. Regarde, je filme ton lit, toi et moi près de notre lit, le lit où nous allons faire l'amour cet après-midi et toute la nuit, la pièce où on va dormir ensemble comme le font les amoureux.

- Non, tu es fou. On s'en va. Si j'avais su... Tu as imaginé…tu crois que…

- Bien, puisque tu ne veux pas comprendre la signification de ta conduite avec moi depuis samedi dernier, demain je soumettrai tous les éléments en ma possession à l'époux cocu. Il y aura mon petit film dans ma maisonnette, le film tourné ici et le plus probant ceci :

-Qu'est-ce que c’est ? Ah., non. Tu as osé, le baiser dans le séjour. Tu prétends que tu m’aimes. Mon mari ne te croira pas. Je souhaitais passer un agréable moment avec toi.

-Comme tu veux. Il sait des choses. Il a des doutes, il a essayé d'empêcher nos repas du mercredi et du jeudi. Quand il apprendra que tu m'as amené dans sa maison aujourd'hui, il rugira de joie. Maintenant tu peux te protéger de sa juste colère, il te suffit de te montrer raisonnable, gentille, amoureuse. Crois-moi, le moment sera très agréable.

- C'est-à-dire?

-Tu admets que je t’aime, tu reconnais que tu m'aimes. Décide.

- Bien, tu m'aimes et je t'aime. T'es content? On sort de cette chambre. L’ambiance te fait dérailler.

- Tu te moques. L'amour, ça se prouve. Pour le prouver, ça se fait. Alors? Où mieux qu’ici ?

- Bon, contrainte et forcée, mais à une condition?

La reddition est rapide. Les protestations étaient peut-être destinées à faire monter l’envie du mâle.

- Dis.

- Tu effaces les vues de la maison et le baiser. Ensuite tu cesses d'utiliser ton smartphone, ou rien, mon cher.

- EUH... Trop facile. Je gomme tout au fur et à mesure que tu te déshabilles. Ta blouse contre la vue du lit, ta jupe contre la photo des mariés, un bas contre l'armoire, la culotte contre un bisou glouton etc...On commence ?

-Le baiser aussi ? Tu l’effaceras ?

- Quand tu seras couchée nue, jambes accueillantes, foufoune offerte, prête à m'aimer vraiment.

- Sûr? J'écarterai les cuisses si tu me donnes l'appareil, En premier je vérifierai et j'effacerai ce qui restera.

- Jure que tu n'essaieras pas de te défiler, que tu feras bien l'amour et que, désormais, tu seras ma maîtresse .

- Tout ça! Non. Aujourd'hui j'agirai de façon honnête, je le jure.

- N'en parlons plus. Tu ne m'aimes pas, tu refuses une liaison qui dure. Tant pis pour toi. Jean verra. Ou... Allez, tu vois, il faut. Embrasse-moi puis jure

Le discours d’amour est devenu un marchandage de maquignons.

François redevient aimable, prend Noémie dans ses bras, se penche et s'empare des lèvres. Comme juré Noémie se montre coopérative. Ce premier round ne semble pas lui déplaire. A force de provoquer elle obtient ce pourquoi elle s’est montrée intéressée pendant huit jours.

Après débute l'effeuillage et le déminage des preuves de sa faute. Elle se sait fautive, puisqu’elle veut effacer les signes. La blouse tombe, Noémie contrôle la disparition d'une vue et se soumet à un bouche à bouche gourmand.

Depuis l'ouverture de la porte, j'enregistre. Le spectacle de l'abandon au maître chanteur amoureux est de plus en plus insupportable. Le soutien-gorge s'envole, les pattes du salaud tripotent les seins. Il aide à la chute de la dernière partie, fait baisser la culotte le long des mollets.

Il serait temps d’intervenir, si Noémie ne manifestait pas une sorte d’amusement dans l’exécution du dépouillement de François. Nue devant l’homme elle retire chemise, maillot de corps, glousse quand lui touche, chatouille ou caresse ses seins. Le slip descend, devant le visage de ma femme jaillit une érection avancée.

-Allez, embrasse-le. Prends-le en bouche, suce…, mieux que ça.

Elle a à peine hésité, finit par emboucher, Une main appuie sur sa chevelure, le ventre se tend, la verge pénètre, fait tousser la femme et rire le mâle.

-. C’est bien, tu sais faire. Arrête, je veux garder mon sperme pour ton vagin. Je te promets d’être efficace. Couche-toi, ouvre-toi, que je t’échauffe avant de te posséder. Réjouis-toi, Jean sera bientôt père.

-Non François, ne crache pas dedans. Rien ne presse. Promets que tu te retireras. Laisse-moi le temps de m’habituer à ton envie de m’engrosser. Tant mieux si cela fait le bonheur de mon cher mari.

-Quel bonheur ! Enfin tu es d’accord ; enfin voilà une preuve de ton amour et de ta préférence. Merci mon amour. J’arrive, ouvre bien. A l’avenir nous donnerons ensemble petit frère ou petite sœur à l’aîné.

Il s’agenouille entre les genoux écartés, fait aller son gland sur les lèvres, demande :

-Prête ?

Moi, Jean, mari témoin de l’adultère en cours, prise de vue des sexes en contact étroit à l’appui, je réponds par un cri qui couvre l’éventuelle acceptation:

Stop ! Qu’est-ce qui se passe ici ?

La surprise bloque tout, la bite en main à la porte du paradis, les jambes en position d’accueil. La stupeur coupe l’élan de l’homme. Noémie est pétrifiée. Instinctivement François tourne la tête vers moi, aperçoit mon smartphone dans ma main droite et le couteau de cuisine brandi dans la gauche. Mon ordre suivant fuse :

- Couché sur le dos !

François obéit. Est-ce le ton ? Est-ce le couteau ? Ce n’est pas mon apparence physique qu’il méprise.

-Pitié !

Articule difficilement la femme figée dans la position d’accueil, plus nue que nue, petites lèvres entr’ouvertes, luisantes de cyprine…

-Obéissez et il ne vous sera fait aucun mal ;Tendez les jambes à plat.. Bien.

Du tiroir du bas de la commode je tire les deux paires de menottes achetées ce matin dans le sex-shop. Je me félicite d’avoir pris cette précaution. La paire en acier neutralise les chevilles du grand costaud. La paire habillée de poils réunit les chevilles de Noémie qui paraît moins nue. Ils sont allongés sur mon drap, dans l’état qu’ils ont choisi. Le zizi du mâle est redevenu modeste. François est dégonflé, abattu, beaucoup moins arrogant que ce samedi après le bal. Passons à la mise au point.

-Voilà. Nous allons parler dans le calme. En premier vous savez qui je suis. Pour mémoire et aussi surprenant que cela paraisse ; Noémie je suis ton mari, bien que tu sembles l’avoir oublié plusieurs fois depuis une semaine. François, je suis celui que tu appelles « le cocu ». Cocu je serais physiquement si tu avais trempé ta nouille dans le ventre de ma femme. Il est vrai qu’elle t’a reçu en bouche, avant de t’avoir attiré dans mon lit. Pénétration a eu lieu, est enregistré ici et sera conservée avec d’autres vues fort utiles pour convaincre qui de droit.

Mentalement je me sens cocu par votre volonté de baiser aujourd’hui et à l’avenir. Et ça ne me rend pas fier. Merci madame. Les présentations sont terminées. Avez-vous des questions ?
Noémie cesse tes pleurs trop tardifs. Tu vas décevoir ton amoureux. Pense à l’après.

Vous devez bien vous demander d’où je sors. Depuis huit jours vous avez attiré mon attention sur vos agissements. Votre acharnement à vous retrouver annonçait le rendez-vous actuel. Vous brûliez d’envie de copuler, ça sautait aux yeux. Comme ça me déplaisait, j’aurais défoncé la porte de la garçonnière où le soupirant comptait te sauter mercredi. Ta décision n’était pas mûre, tu as prétexté la nécessité de reprendre le travail à l’heure pour reporter l’accouplement à la première occasion. Sans y renoncer, je t’ai entendu « On verra » as-tu dit.

François réagit enfin :

Comment sais-tu tout ça ? Tu nous espionnais ? Tu sais tout, tu n’as rien empêché. Avoue que tu souhaites te débarrasser d’elle.

-. Je n’ai pas à avouer. Je vous renseigne pour que vous puissiez ensuite prendre les meilleures décisions. Donc j’ai déchiffré vos plans facilement. Et comme j’avais pris un congé j’ai préparé ma riposte. Noémie, tu t’es trahie en dissimulant, en mentant et par ta hâte à te libérer de moi. Tu es devenue méconnaissable, fermée à toutes mes tentatives de te mettre en garde. Tu as fait ton possible pour te retrouver sur ce lit dans l’état présent, après quelques simagrées de résistance. A François je ne peux reprocher que ses efforts pour te séduire. Toi, ma femme tu m’as déçu, Que faire de vous ?

Mon smartphone contient un maximum d’images de votre après-midi, de votre arrivée jusqu’à mon apparition. Je tenais à monter un dossier solide. Dans ce but je vous ai laissé agir jusqu’aux portes de l’extase. La suite dépendra de vous ? Nous en reparlerons.

Il me reste une précision à obtenir de ton amant. La sincérité de sa réponse écourtera son temps de présence à ma place, si c’est son désir. François depuis quand possèdes-tu la maison du garde-barrières ? Mens et tu dormiras dans ma cave.

-Je ne sais plus exactement, quatre ou cinq ans. Tu as fouiné et tu connais mieux que moi la réponse. Quel intérêt ?_

-Tu as essayé de faire croire à Noémie que tu avais acquis ce bien pour l’y rencontrer. Toi Noémie tu l’as cru parce que ça t’arrangeait. Tu t’es abaissée à accepter de succéder à ses maîtresses successives dans cet endroit discret. Naîveté ou perversité ? Ta passion soudaine te soumettait à son mensonge, t’a privée de ton discernement habituel.

François s’énerve. Chef ailleurs, il supporte mal son traitement humiliant.

- Ta leçon de morale durera encore longtemps ? Admets que tu es cocu et détache-nous..

Il a compris que je n’utiliserai plus le couteau. Donc il vivra, donc il pourra recommencer autrement…Sa grande gueule me déplaît, je vais lui rabattre le caquet.

-Mon vieux, le cocu se soucie de l’avenir de sa femme infidèle. François as-tu l’intention d’épouser la femme qui gît nue à côté de toi également nu ? Réponds oui, prends un engagement écrit et aussitôt je quitte la chambre et je vous laisse achever votre affaire, baisez comme mari et femme.. Dis OUI , elle t’appartient, peut s’offrir et tu la baises autant que tu peux, librement.

--Jean tu es marié à Noémie, ce lit est le vôtre. Moi-même j’ai femme et enfants. Ni moi ni Noémie ne souhaitons briser nos familles. Nous voulions juste nous amuser entre bons amis. Je suis désolé de constater que tu n’apprécies pas ce type de pratiques. A l’impossible nul n’est tenu. Noémie nous étions d’accord ?

- Non ! Ton discours change tout à coup. Tu divorçais pour m’épouser. Lâche. menteur!

- Gourde !

- Comme vous vous aimez ! Votre avenir apparaît en rose. Je veux vous réconcilier. François communique moi l’adresse d’Olivia. Son e-mail est ?

- Cela ne te regarde pas.

- Comme tu veux, je sais attendre. Noémie peux-tu m’exposer tes projets ? Veux-tu divorcer et épouser François dès que sa femme le libérera ? Demande le divorce et je ne ferai pas de difficultés.

Mon Dieu, j’ai cru en l’amitié, je me suis fait piéger, j’ai faibli et tout est foutu. Lui m’a rendu folle, .toi tu me détestes. Je veux mourir.

-Pas si vite. On ne meurt pas d’un adultère. Je vous enlève les menottes et je vous enferme à clé dans notre chambre! Faites l’amour et bâtissez votre avenir calmement. Demain matin vous pourrez vous en aller, libres.

-Tu me rejettes, je l’ai mérité. Ce n’était pas mon but. Je croyais que François et toi pouviez devenir amis.. Mais de grâce ne me laisse plus seule avec ce… Si tu cherches l’e-mail d’Olivia, consulte son mobile, sous mon coussin.

Sitôt dit, sitôt fait. Quelques vues de la demi-journée transmises par cette voie vaudront des louanges au mari volage. La prochaine fois il pêchera dans d’autres eaux.

Six mois plus tard sa situation a évolué. Olivia a chassé François de son foyer et de son entreprise. Il loge dans une maison de garde barrières, au bon air, cherche un emploi.

Noémie que j’héberge est devenue pour moi le fruit interdit. Bien que toujours mariés nous faisons chambre à part. Je lui ai imposé cette mise à l’épreuve, sans fixer de date limite. Il nous arrive de fréquenter des salles de bal. Elle ne danse qu’avec moi. Pourquoi ? Bon signe? Un autre bel homme peut-être, un jour, lui redonnera goût à la fornication adultère.

Hier pendant le tango elle m’a supplié de lui faire un enfant. J’hésite. J’ai cessé toute forme de surveillance depuis qu’elle a couché avec François. Un autre pourrait avoir semé pour moi. Car elle est toujours aussi belle, « trop belle pour moi ».
Peu à peu elle a repris un maximum d’activités. Comme au début de notre relation. Il y a eu cette période de bonheur. Elle me désire, elle espère me reconquérir. Qu’adviendra-t-il quand son attente sera satisfaite ? Un autre voudra l’enlever, promettra. Le cycle infernal reprendra, elle rusera, mentira, se verra trop belle pour moi, etcetera.

Zut, qui ne risque rien, n’a rien. Demain je lui demanderai de réintégrer la chambre conjugale.

Le lendemain, à dix-huit heures, au retour du travail Noémie sort de sa voiture. Un passager quitte le siège avant droit. Il est grand, il est beau, souriant, il se prénomme François. Noémie le présente !

-Ce jeune-homme, François, est un stagiaire. Mon directeur me confie sa formation et me demande de lui trouver un logement pour ses trois mois de stage. J’ai pensé.

-Pardon jeune homme, nous devons discuter entre époux. Certaines choses ne se feront pas dans ma maison. Je veux être borné !

-Tu as pensé… le loger chez nous ? Où ? La troisième chambre n’.a pas été remise en état. Ah ! Tu t’ennuies dans ta chambre, tu as trouvé de la compagnie pour tes soirées et pour tes nuits. Tu aurais pu me consulter avant. Ma maison n’est pas un refuge pour… Il te faut un amant, ça ne m’étonne pas, allez à l’hôtel, pas ici…

Jean, tu as fini ? Ne sois pas insultant. J’ai failli une fois. Ce n’est pas une habitude. Accorde-moi une minute. Ta réaction me comble de bonheur. Tu es jaloux, donc tu m’aimes. C’est parfait. Ce soir je regagne ma place dans tes bras, dans notre lit et le stagiaire occupe la chambre voisine. D’accord ?
-Non ! Je ne veux plus passer ma vie à me répéter : » Elle est trop belle pour toi » « Elle est trop belle pour moi ». Je ne connais rien de pire que la crainte de te perdre, que le soupçon d’une trahison. Je n’ai pas su te protéger de François et tu nous ramènes un autre François aussi séduisant que le premier. Le service de formation des entreprises paie l’hôtel durant les stages. Ton travail consiste à trouver une chambre pour ce garçon.
- Mais enfin, il est ici. Jean ?

-Tu es financièrement indépendante. Sentimentalement maîtresse de tes choix. Je refuse de dicter ta conduite. Agis en femme libre.

-La femme libre choisit de faire l’amour à son mari ce soir.

-François , viens, tu seras mieux à l’hôtel, en ville, à proximité de l’entreprise. Mon mari a raison de vouloir simplifier ta vie pendant ton stage. Je connais en bon hôtel..

François ne saute pas de joie. Il vient de perdre des illusions. Son salut est poli. Le temps d’un aller-retour plus tard Claire me tire vers la chambre conjugale.

En préambule Claire soulève une question à ramifications.. Qui est cette Martine qui t’envoie des bisous de Paris ? Qui t’embrasse affectueusement. Qui s’ennuie de toi. Qui attend ton passage. Qui essaiera de venir te voir. A laquelle tu manques ? Qui?

Cesse d’.avoir peur de me perdre. Laisse ce souci à ta femme.On cgerche à voler mon homme.

J’entends les partisans de la rigueur : « Elle t’a trompé, fous la dehors : Elle recommencera »

J’entends Claire « Je t’ai trompé, je regrette ma faute. Je t’aime, je ne recommencerai plus »

J’entends une voix intérieure «
Tu as mal géré. Il fallait empêcher la rencontre du lundi, agir immédiatement avec fermeté »

Peut-être un autre séducteur se manifestera-t-il, voudra-t-il la conquérir.. Qui peut savoir si elle sera fidèle ou pas ? Sa grande beauté de femme l’exposera toujours plus que beaucoup d’autres femmes, hélas !

Ma petite voix me chante : « Elle te dit qu’elle t’aime qu’elle veut vivre avec toi ? Garde-la, aime-la. Sois heureux de partager sa vie aussi longtemps qu’elle t’aimera. Profite de ce qu’elle te donne, ne tremble pas de peur d’un événement qui ne se produira peut-être jamais. Aime –la.

CARPE DIEM, homme heureux d’avoir été distingué par une femme si belle.

Les avis des lecteurs

Histoire Libertine
Oups mon seigneur des fautes !!! Sauf qu’on n’est pas chez maître Cappelo !!!!
Il faut vous détendre du string. 😡

Histoire Erotique
Le présent texte finit très différemment du texte original qui a été refusé.
Claire était retrouvée au lit avec un sosie de François. Jean constatait ce 2e adultère, quittait les amants, s'éloignait et à son retour trouvait une maison vide. Claire effrayée par le silence du mari ne l'affronterait plus. Jean projetait de commencer une nouvelle vie
Ceci pour vous expliquer que selon l'humeur la fin n'est pas certainen ACCENT

Histoire Erotique
car vous ne les avez pas écrite !! Quel nom est remplacé par ce pronom "les"?
les = "la fin des histoires"? écrivez alors:"car vous ne l'avez pas écrite"
les = "les histoires" écrivez alors:"car vous ne les avez pas écrites"
accent2=accent

Histoire Libertine
Je ne parle pas de divorce mais de la suite de ces histoires car vous ne les avez pas écrite !!

Histoire Erotique
Accent regrette d'avoir écrit Noémie à la place de Claire. Une version corrigée présentée ne sera pas offerte, selon moi.

Histoire Erotique
Accent regrette d'avoir écrit Noémie à la place de Claire. Une version corrigée présentée ne sera pas offerte, selon moi.

Histoire Libertine
Accent, si vous avez un François, avertissez moi, je suis preneuse. Louise

Histoire Erotique
Messieurs, méfiez-vous des François!

Histoire Erotique
ACCENT Pourquoi une suite quand c'est fini? Une tranche de vie a été racontée, l'auteur ne peut pas deviner les développements qui n'ont pas encore eu lieu. Le lecteur peut imaginer une suite...
c'est la réponse de l'auteur.
J'ai relu les textes cités, je ne vois pas la nécessité de prolonger
exemple UN DIVORCE Quel intérêt pour l'après?
au contraire ; Pourquoi ce divorce? C'est la crise qui mérite qu'on lise.

Histoire Libertine
Merci. Enfin , il manque que la suite :

https://www.histoires-de-sexe.net/titre-de-l-histoire-erotique-alice-1-double-jeu-26733

https://www.histoires-de-sexe.net/titre-de-l-histoire-erotique-accueil-des-nantis-2-lili-est-elle-fidele-desormais--28242

https://www.histoires-de-sexe.net/fureur-noire-des-cocus-29892

https://www.histoires-de-sexe.net/mon-cheri-3-le-piege-se-referme-34635

La chipie



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