TROP BELLE POUR TOI 4

- Par l'auteur HDS Accent 2 -
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Récit libertin : TROP BELLE POUR TOI     4 Histoire érotique Publiée sur HDS le 09-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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TROP BELLE POUR TOI 4
TROP BELLE POUR MOI 4

- Oui, mais pas trop vite. Tu manques déjà à quelqu’un. Vois qui accourt…
François avance à grands pas, brandit un sac.
-Tu pars déjà ? Tu as oublié ton sac à main.
- -Mon mari n’est pas bien. Merci d’avoir pensé à m’apporter mon sac.
Pourquoi faut-il qu’elle s’excuse de le quitter si vite ? Pourquoi souligner mon malaise ?

Le bon samaritain me salue, m’examine, me toise, sourire en coin. Il triomphe devant le mari pris de malaise grâce à lui. Il a accaparé l’épouse, m’a mis sur des charbons ardents, a semé le doute. Il a sorti le grand jeu, me regarde avec une compassion feinte et plante sa dernière banderille, se penche et dépose ostensiblement sur les joues de Claire des baisers pleins d'affection avant de nous souhaiter une bonne route. La gêne de Claire devant cet excès de familiarité en présence de l’époux est visible. L’impudent m’humilie subtilement en affirmant son influence retrouvée.

Il a marqué sa proie ; elle ne lui échappera plus. Il fait acte de propriétaire ou presque, le fait savoir au perdant, le suggère fièrement à sa conquête en cours. En cours ou conclue depuis un certain temps ; si elle reste à conclure, ce n’est que partie remise. C’est lui qui a livré le sac que le mari aurait dû emporter. C’est lui qui emporte la récompense. Ces effusions refusées plus tôt, lors des danses, encore réservées aux joues, sont accordées sans protestation sous les yeux du vaincu. Il tient à assister à notre départ et ose envoyer un bisou de la main, promesse appuyée de récidive prochaine.

Le silence de Claire est pesant pendant le parcourt rapide de village à village. Quant à moi, en silence, je ressasse à l’infini : je voudrais bien savoir ce que ce citadin faisait à la campagne un samedi soir et qui l’avait invité au bal ? Olivia la fière épouse aurait-elle patienté mieux que moi ? Son mari se distrait seul, jouit d’une pleine liberté, lui. Je me tais, pas de question, pas de revendication. Suis-je un tyran, un mari jaloux qui tient sa femme en laisse ? J’ignorais ce sentiment jusqu’à aujourd’hui. A l’avenir j’ouvrirai l’œil, Je rumine le sinistre pressentiment d’avant mariage : « Trop belle pour toi, on te la volera »

Au lit Claire se fait chatte. François l’a chauffée, François a soufflé sur la passion, François a mis le feu au corps. François est frustré, Claire brûle. Claire m’embrasse, me caresse amoureusement, secourt ma verge, masturbe ma queue, m’enjambe, se plante sur mon pieu, m’enfourne dans son vagin trempé. Elle parle peu, ne cherche pas à me persuader de son innocence, ne tente plus de supplier pour obtenir un pardon. Elle a l’expérience d’une épouse attentive, elle attaque mon point faible. Elle finit par me communiquer son envie de faire l’amour. Notre lointaine nuit de noce de vierges timides mais curieux si merveilleuse dans mes souvenirs, comparée à la présente nuit de réconciliation paraît fade. Merci François.
L’ardeur de ma partenaire, sa volonté d’apaisement, par le partage des orgasmes recréent l’union charnelle, chassent les soupçons, effacent les doutes, rendent la confiance ébranlée par la peur de l’infidélité envisagée. Le dimanche matin j’ai retrouvé ma joie légendaire, Claire se montre tendre. Mais ses câlins, ses gestes tendres, ses marques d’affections, ses bisous en toute occasion, ses yeux doux, ses « mon amour » « mon chéri », ses »Mon cher Jean » trop souvent dits, répétés, renouvelés alertent ma vigilance endormie. Je n’ai pas complètement oublié mon cauchemar de la veille. Un appel sur smartphone sort Claire de son siège, elle quitte le salon, parle à voix basse, revient cinq minutes plus tard faussement gaie, s’indigne des appels professionnels pour travaux d’isolation le dimanche.
-Tout le monde arnaque tout le monde. Tricher devient la règle. A qui peut-on encore se fier ?dis-je.

Claire saisit-elle le sous-entendu de ma réponse à double destinataire ? Arnaque de celui qui propose des services pendant le week-end ou arnaque de l’épouse qui s’isole pour répondre à un correspondant, Quelle est la pire ? Sa discrétion subite me surprend. Que souhaite-t-elle dissimuler, l’identité de celui qui a appelé ou le contenu de son appel. Dans le contexte actuel je pense immédiatement à François. Après leurs interminables échanges du samedi que peut-il ajouter encore? Un rendez-vous clandestin, hors de ma vue, mais pressant puisqu’il n’a pas pu remettre à plus tard son appel. « Chat échaudé craint l’eau froide » : la blessure est trop récente, la dissimulation éveille la méfiance, stimule l’imagination et précipite la nécessité de réaction adéquate. On cherche à me laisser dans l’ignorance, on excite ma curiosité.

Lundi matin je dépose Claire devant le 6, comme d’habitude. Elle est fraîche, gaie, bien reposée après une nuit calme. Nous avons jeté toutes nos forces dans la relation sexuelle du dimanche matin. Claire n’a pas réclamé de supplément d’amour la nuit suivante, contrairement à une coutume bien établie, malgré ma tentative destinée à calmer une fringale de vagin dont profiterait éventuellement François.

-Mon chéri, j’ai trop dansé, nous nous sommes aimés comme jamais. J’ai besoin d’un repos réparateur car demain la journée sera très chargée. Je brûle de désir comme toi, il serait plus sage de reporter à demain soir. Nos forces rétablies, nos ébats seront meilleurs.

Renoncer au présent pour atteindre meilleur ? Pour moi j’avais plutôt une autre devise : « Ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui. » La divergence est notoire. A mon tour j’ai joué la compréhension. Je n’ai pas insisté pour ne pas exacerber sa possible passion renaissante. A côté de ma femme profondément endormie, j’ai bâti des plans de contre-attaque. J’ai pour la première fois commis un acte honteux, j’ai consulté dans le smartphone de Claire le numéro des derniers appels reçus. J’étais prêt à tout pour protéger notre couple. Reste à savoir qui a téléphoné à ma femme. Ce sera un jeu d’enfant. Enquête terminée, comme imaginé, le dernier entrant est effectivement ce damné François. Les travaux d’isolation… fausse piste intentionnelle. Signal d’alerte.

A midi, de ma voiture placée un peu en retrait du 6, j’observe les mouvements de sortie des employés qui vont manger dans l’un des trois restaurants de proximité. Voilà Claire. Un coup d’œil à gauche, elle ne fait pas attention à l’auto, un coup d’œil à droite, elle voit ce qu’elle attendait : François, sorti d’une Jaguar, fait un signe de la main, Claire l’imite et court vers lui. Deux bises réciproques suffisent à mon grand étonnement. Amants ils pourraient s’étreindre et se rouler une pelle comme jadis sur le quai. Je me souviens de les avoir vus beaucoup plus amoureux quand ils étaient presque fiancés. Maigre consolation.

Ils ignorent ma présence, font preuve de retenue. Pour éviter de choquer des collègues (certains me connaissent) ou parce qu’ils n’ont pas encore franchi ce pas. Comme mari et femme ils partent. François pose un bras sur l’épaule de ma femme, un bras de protecteur au moins, un bras de propriétaire peut-être en attendant d’être celui de l’amant ou du futur mari. Claire admet ce signe de familiarité qui me paraît déplacé.








lls pénètrent dans un restaurant. Je vérifie que ce n’est pas un hôtel. J’attends, abrité dans ma voiture, mon sandwich descend difficilement. Pendant qu’elle prend son repas en bonne compagnie, je cogite. J’essaie d’analyser la situation, ça va mal pour mon couple, le leur prend forme.

« Qui va piano va sano» Danse, restaurant, bisous sur les joues, François pose ses jalons prudemment. Il ne brusque pas, ne veut pas effaroucher sa proie par trop d’audace. Peu à peu l’oiseau fait son nid. Ils se sont aimés, se sont séparés, la vie continue, ils ne doivent pas bouder éternellement de manière infantile, ils ont donc de bonnes raisons de renouer des liens d’amitié. Ce doit être le discours du renard à celle qu’il prend pour une poule, la prochaine poule à faire passer à la casserole. Claire est si gentille, sensible à un discours de réconciliation, d’apaisement, heureuse du rétablissement d’une amitié. Elle préfère l’amitié à l’inimitié. Tel est son caractère, je la connais bien. Je suis sceptique quant au résultat de cette réconciliation.

François lui aura servi en dansant un discours édulcorant sur les vertus de l’amitié. La musique ambiante aidant, la danseuse, serrée dans la tiédeur du corps à corps en mouvement, physiquement émue par le contact savamment dosé, a perdu ses dernières appréhensions. Au fil des séries de tango, marche, slow, rumba et autres danses en couple elle a retrouvé de bonnes dispositions, enchantée du changement de climat. Ce serait une explication plausible au fait qu’elle ne se soit pas rendu compte du temps trop long passé dans les bras du beau parleur au détriment de son époux. Ensuite mon départ précipité de la salle et mon malaise l’ont remise face à la réalité et elle a juré que « cela » ne se reproduirait plus. Pourquoi me taire cette rencontre ?

« Cela ne se produira plus» : elle aurait pensé uniquement à l’oubli du mari pendant un bal ? « Cela ne se reproduira plus» n’engage à rien quand il s’agit d’échanges téléphoniques ou de repas partagé au restaurant. Le propos est assez vague, je ne peux pas accuser Claire de parjure. Cependant ce rendez-vous à table pendant la pause repas a de quoi m’inquiéter. Tout comme l’appel téléphonique de la veille au soir. Au mieux Claire ne veut pas aggraver mes soupçons, veut m’épargner des soucis, se dit qu’avec le temps je saurai accepter des rapports normaux avec François. Mais ce repas en commun organisé sans m’en parler produit l’effet inverse à celui escompté. Pour moi il n’entre pas dans la catégorie des rapports normaux.

Environ une heure plus tard, parmi ceux qui regagnent les bureaux, le couple complice prend congé devant le 6. François marque un progrès au moment de l’accolade ; les deux mains plaquées dans le dos de sa conquête, il la serre contre lui, trop longtemps à mon goût pendant un nouvel échange de baisers sur les joues. Après un dernier regard yeux dans les yeux, il s’enhardit et pose ses lèvres sur le front de ma femme consentante. Claire manque de clairvoyance, se prépare à me tromper ou me trompe déjà. Depuis combien de temps me cache-t-elle cette relation avec son ex ou avec d’autres ? Sans ce bal, je serais resté aveugle ? Ce soir-là elle a commis une erreur si elle est coupable d’adultère. Sa conduite inhabituelle a éveillé la suspicion qui me ronge. Mes yeux se sont ouverts, je veux savoir, je veux mettre de l’ordre dans mon foyer et, si nécessaire, trancher dans le vif.

Je roule derrière mon conquérant. Il quitte la ville. Presqu’aussitôt il bifurque, entre dans une propriété isolée, pénètre dans une modeste habitation plantée devant des rails de chemin de fer rouillés. Que cherche ici le personnage important, mari d’une riche héritière. Il n’est pas garde-barrières que je sache; il n’y a plus de garde-barrières sur les lignes désaffectées. Qu’est-ce qu’il fout, il traîne, quand travaille-t-il? Enfin il rebrousse chemin, je peux examiner de plus près cette petite demeure. De force j’écarte la moitié d’un volet de bois. L’intérieur vu à travers une vitre propre contient une table, deux chaises, un divan. Pas de robinet apparent. Une porte donne vraisemblablement sur la cuisine et les toilettes. C’est sommaire, étrange. François disposerait d’une garçonnière ? Je passe au bureau, prends un congé des quatre jours à épuiser avant fin mai. Me voilà en ordre de bataille.

Vingt heures, même jour. Claire et moi prenons en commun le repas du soir. Je glisse dans ma conversation le récit de mon repas de midi. Je ne parle pas du casse-croûte avalé à la hâte dans l’auto, mais d’un steak-frites salade pris en compagnie de ma secrétaire; je brode, invente un incident, le coup du verre de vin renversé sur une jupe neuve et de mon embarras. Comment dédommager la jeune-femme ? Ce petit mensonge ne nuira à personne, meuble la conversation. Et tout naturellement je m’informe ;
-Et toi qu’as-tu mangé de bon, avec qui, dans quel restaurant ? Raconte, fais-moi envie.

Certains éléments de sa réponse correspondent à la réalité, à ce que j’ai observé « de visu »: le lieu, la durée, d’autres sont plausibles tel le menu. Le dernier pue le mensonge, elle aurait partagé la table en compagnie de sa collège Julie. Pas de mention de François évidemment. Me voilà fixé sur la sincérité de la femme qui se déclare toujours amoureuse de l’élu de son cœur. Tout est foutu! Le plus désolant de son mensonge c’est le naturel avec lequel il est proféré. Allez démêler le vrai du faux, elle ment comme elle respire. Comment lui faire confiance ? Elle omet de citer François, elle sait que je n’aimerais pas ce compagnonnage. Que cela puisse me déplaire n’empêche pas cette fréquentation sulfureuse. Donc mieux vaut ne pas en parler, pense-t-elle. Elle continue à le rencontrer. Il lui suffit que moi, son mari, je l’ignore. J’en conclus que, faisant fi de mon opinion, ma femme accorde beaucoup trop d’importance à ce rapprochement.

Alors, adieux les scrupules, toutes les armes seront permises. Sur le champ j’aborde le chapitre suivant. Claire ment, je peux donc mentir sans rougir. Qui d’elle ou de moi remportera ce concours ? Je veux établir la vérité : qui veut la fin prend les moyens. Car qui est véritablement l’élu de son cœur ? Moi ou François ? J’engage un quitte ou double lamentable, elle l’aura voulu. A menteur, menteur et demi.

Mardi midi J’assiste à une scène différente, Claire monte dans la Jaguar. Je file la voiture jusqu’à un relai-routier en pleine campagne. Sur ce parking, il y a 24 heures j’ai laissé ma Peugeot. Je sais où François va s’envoyer en l’air. Jaguar rangée, le conducteur galant ouvre la portière de la passagère, lui offre le bras. Comme mari et femme ils pénètrent dans le restaurant. J’occupe une place de stationnement deux camions plus loin, hors de vue. J’avale sans appétit mon casse-croute d’enquêteur improvisé. Repas pris, confidences échangées les deux complices traversent le parking, franchissent la route et empruntent le chemin qui mène à la maison de garde-barrières vue la veille. Il s’agit donc bien d’un endroit discret où on cache des amours coupables. Le propriétaire des lieux ouvre, fait entrer sa dernière recrue.
J’approche, si je ne vois rien, il est possible que j’entende les bruits, exclamations, les gémissements qui ponctuent les amours illicites ou légitimes. Pour l’instant François présente la demeure. Claire lui rappelle qu’elle doit retourner au travail, après un long silence elle dit assez fort, comme pour persuader :
-Non, pas aujourd’hui, il est trop tard.
-Quand ? Je t’aime, je suis fou de toi. Je n’en peux plus d’attendre.
-On verra. Il faut faire vite, mon patron exige de la ponctualité.
Je me suis réfugié au coin arrière de la bâtisse, je les regarde regagner bras-dessus bras-dessous l’imposante Jaguar. La notion de ponctualité a fait obstacle à la consommation de l’adultère plus que les serments de fidélité. Faute de temps ils n’ont pas fait l’amour ! Le « On verra » sonne comme une promesse pour l’un, comme le glas pour moi. La survenance de cette relation ne sera pas une révélation, je dois m’attendre au pire. Elle couchera,
Je lancerai dès demain mon premier coup de semonce avec l’avantage d’être informé alors qu’on me croit ignorant, inoffensif, facile à tromper.

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