Karim et Amel

- Par l'auteur HDS Jassim caudaux -
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 15-10-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Je devais reconnaître une chose : le mari de sa jeune tante était un homme plutôt séduisant. Élégant, sûr de lui, avec cette assurance tranquille des hommes qui avaient déjà vécu et qui savaient comment se comporter.

Si je retirais de l'équation le lien familial, je pouvais comprendre qu'une fille comme Amel puisse remarquer un homme de ce genre.

Et cette pensée m'amena à une question que je n'avais jusque-là jamais osé lui poser.

Un soir, alors que nous discutions encore sur WhatsApp, je finis par lui écrire :

— Dis-moi franchement… si cet homme avait été un parfait inconnu, que tu avais rencontré dans la rue, tu aurais été totalement indifférente à lui ?

Elle répondit presque immédiatement :

— Pourquoi tu me demandes ça ?

En la regardant dans ce pyjama moulant les jambes croisé une chaleur soudaine monte et je me sens comme tremblant et exciter.

— Parce que j'essaie de comprendre tes goûts. Et parce que tu m'as dit qu'il te plaisait d'une certaine manière.

Elle resta silencieuse un moment Puis :

— Je ne sais pas si je serais tombée amoureuse de lui si n’étais pas le mari de ma jeune tante. Mais l'âge ne m'aurait pas forcément dérangée.

Cette réponse me surprit.

— Même un homme beaucoup plus âgé ?

— Oui.

Puis elle précisa :

— Si la complicité est là, qu'il sait prendre soin de moi et qu'il me respecte, je peux être attirée par un homme plus âgé.

Je relus son message plusieurs fois.

— Donc tu préfères les hommes mûrs ?

Elle répondit avec une petite pointe d'humour :

— En général, oui.

— Pourquoi ?

— Les hommes de mon âge, je les trouve parfois encore trop adolescents. J'aime quelqu'un qui a de la maturité, qui sait ce qu'il veut et avec qui je peux avoir une vraie complicité.

Je ne savais plus quoi répondre.

Cette révélation me troubla davantage que je ne voulais l'admettre.

J'avais imaginé beaucoup de choses depuis qu'elle m'avait parlé de cet homme, mais je venais soudain de découvrir quelque chose de beaucoup plus personnel sur Amel.

Ses goûts.

Sa façon de voir les relations.

Et surtout, une question commença à me hanter.

Est-ce que cette attirance pour les hommes plus âgés était simplement une préférence…
ou est-ce qu'elle avait déjà vécu quelque chose avec un homme de ce genre ?
Je finis par lui poser la question, mais avec précaution.

— Amel… je peux encore te demander quelque chose ?

— Oui.

— Est-ce que tu as déjà eu une histoire avec un homme plus âgé ?

Cette fois, son silence fut beaucoup plus long.

Je regrettai presque ma question.

Alors j'ajoutai rapidement :

— Tu n'es pas obligée de répondre. Je ne veux pas te mettre mal à l'aise. C'est juste que ce que tu viens de me dire m'a surpris.

Quelques instants plus tard, elle répondit :

— Non, Karim. Ne t'imagine pas des choses.

Je souris malgré moi.

— Je n'imagine rien.

— Si, justement. Je te connais.

Puis elle ajouta :

— Je peux trouver un homme mûr attirant sans avoir forcément vécu quelque chose avec lui.

Cette phrase me rassura mais, curieusement, elle ne fit pas disparaître ma curiosité
au contraire.
Je commençais à comprendre qu'Amel avait une vision des relations bien différente de celle que je lui avais imaginée.
Et plus elle se confiait à moi, plus j'avais envie de découvrir la femme qui se cachait derrière la jeune fille rencontrée quelques jours auparavant.

Cette nuit-là, nous avons continué à parler longtemps.
Pour la première fois nos conversation était naturel mes je voulais en savoir plus


Je finis par lui poser la question, presque à contrecœur :

— Amel… est-ce que tu as déjà eu une histoire avec un homme plus âgé ?

Cette fois, elle ne répondit pas tout de suite.

Je vis apparaître les trois petits points, puis disparaître. Ils revinrent quelques secondes plus tard avant de disparaître à nouveau.

Je compris que ma question l'avait surprise.

— Pourquoi tu veux savoir ça ? finit-elle par écrire.

— Je ne sais pas… Peut-être parce que ce que tu viens de me dire m'a intrigué. Je me demande si c'est seulement une préférence ou si tu as déjà ressenti quelque chose de particulier avec un homme comme ça.

Elle resta silencieuse un moment.

Puis elle répondit :

— Tu poses beaucoup de questions, toi…

Je rigole elle aussi en mangent ces raisins

Je souris devant mon téléphone.

— Seulement quand quelque chose m'intrigue.

Elle ne répondit pas tout de suite. Puis :

— Disons que je peux être sensible à certains hommes plus âgés (Regard de Malice) et continue : Leur façon de parler, leur assurance, leur manière de s'occuper d'une femme… ça peut me plaire.

Je relus son message.

— Mais ça ne veut pas dire que j'ai déjà eu une relation avec eux, ajouta-t-elle.

Puis, après quelques secondes :

— Et même si j'avais eu une histoire, je ne suis pas certaine que j'aurais envie de tout raconter.

Cette phrase me surprit.

Elle n'était ni une confirmation, ni vraiment un démenti.

Je sentis que je risquais d'aller trop loin.

— D'accord. Je comprends. Je ne veux pas te faire parler de choses que tu veux garder pour toi.

Elle répondit presque immédiatement :

— Merci.

Puis elle ajouta :

— Mais ne crois pas que parce que je trouve les hommes mûrs attirants, je me laisse facilement approcher. Ce n'est pas pareil.

Je n’est pas dit cela je veut juste apprendre à connaitre tes gouts dans la vie

Je compris alors que j'avais peut-être trop simplifié ce qu'elle venait de me confier.

Elle pouvait être attirée par la maturité, la confiance ou la complicité sans pour autant accepter n'importe quelle relation.

— Alors qu'est-ce qui compte vraiment pour toi ? lui demandai-je.

Cette fois, sa réponse fut plus longue.

— La confiance. Le respect. La façon dont l'homme me regarde et me parle. J'ai besoin de sentir qu'il s'intéresse vraiment à moi, pas seulement à mon âge ou à mon physique.

Je restai silencieux devant l'écran.

Puis elle termina :

— Et surtout, je veux pouvoir me sentir bien avec lui. Sinon, l'âge ne veut rien dire.

Cette dernière phrase me fit réfléchir.

J'avais voulu savoir si Amel avait déjà vécu quelque chose avec un homme plus âgé
au lieu de cela, elle venait de m'expliquer quelque chose de beaucoup plus intime : ce qu'elle recherchait réellement chez quelqu'un.
Et, malgré les questions qui continuaient de me traverser l'esprit, je décidai de ne pas insister.

Pour la première fois, je compris que certaines confidences avaient plus de valeur lorsqu'on acceptait de ne pas connaître toute l'histoire.

Elle resta silencieuse un long moment après ma dernière question.

Puis son message apparut enfin.

— Puisque tu veux vraiment savoir…

Je sentis immédiatement que son ton avait changé.

— Il y a deux ans, j'ai effectivement connu un homme plus âgé.

Je regardai l'écran sans répondre.

— Il avait trente-huit ans.

Je fis rapidement le calcul dans ma tête.

À cette époque, Amel en avait vingt-deux et était encore à la faculté.

— C'était quelqu'un que je connaissais à la fac, poursuivit-elle. Un professeur d'histoire.

Je ne m'attendais pas à cette réponse.

Elle m'expliqua qu'il était grand, brun, élégant, divorcé, mais surtout qu'elle avait été attirée par sa personnalité avant même de penser à son âge.

— Il était différent des garçons que je connaissais. Très calme. Cultivé. Respectueux. On pouvait parler pendant des heures.

Je lui demandai doucement :

— Et tu étais vraiment attirée par lui ?

— Oui… et je ses que je l’attiré aussi comment il me regarder et me relooké

Cette fois, sa réponse fut immédiate.

Puis elle ajouta :

— Mais je savais que la situation était compliquée. C'était justement pour ça que je gardais beaucoup de choses pour moi.

Je restai plusieurs secondes devant mon téléphone.

Je pensais à la jeune femme que j'avais rencontrée au mariage, à son sourire, à sa façon parfois réservée de parler.

Je découvrais soudain une partie d'elle que je n'avais jamais imaginée.

Et étrangement, cette confidence me rapprocha d'elle.

Pas parce qu'elle avait eu une relation avec un homme plus âgé.

Mais parce qu'elle venait de me confier quelque chose qu'elle aurait très bien pu garder pour elle.

— Pourquoi tu ne me l'avais jamais dit ?

— Parce que je ne savais pas comment tu allais réagir.

Je souris légèrement.

— Maintenant tu sais.

Elle répondit :

— Et tu ne me juges pas ?

— Non

Je réfléchis avant d'ajouter :

— Au contraire… je crois que je comprends mieux certaines choses que tu m'as dites.

Un silence s'installa entre nous.

Cette conversation avait changé quelque chose.

Je me sentais plus proche d'elle, comme si elle venait de m'ouvrir une porte sur une partie de sa vie qu'elle montrait rarement.

Et, sans vraiment le vouloir, cette histoire avait aussi éveillé chez moi une curiosité nouvelle pour ces relations où la différence d'âge n'empêchait pas deux personnes de développer une véritable complicité.

Je ne savais pas encore pourquoi cette idée me touchait autant.

Peut-être parce qu'Amel venait de me montrer que derrière une différence d'âge, il pouvait simplement y avoir deux personnes qui se comprennent, ou peut-être parce que depuis notre rencontre, je commençais moi-même à la regarder autrement.
Je posai finalement mon téléphone sur la table, ma curiosité n'avait pourtant pas disparu.
Au contraire, maintenant qu'Amel venait de me révéler cette histoire, j'avais envie de comprendre comment tout avait commencé.

Je finis par lui écrire :

— Mais comment vous vous voyiez, tous les deux ?

Elle prit quelques secondes avant de répondre.

— Pas comme tu l'imagines. Au début, c'était surtout à la fac, dans des endroits où on pouvait discuter tranquillement.

— Et en dehors ?

— Parfois dans un café. On parlait beaucoup. Histoire, études, voyages… de tout.

Je pouvais presque l'imaginer assise face à lui dans une robe moulant noir comme elle porté au mariage qui montré ces formes, avec ses livres devant elle, absorbée par une conversation qui avait progressivement dépassé le simple cadre universitaire.

Une autre question me vint immédiatement.

— Ta mère était au courant ?

Cette fois, Amel répondit avec un petit rire.

— Bien sûr que non.

— Tu lui mentais ?

— Je ne lui racontais simplement pas tout. Je lui disais que je travaillais ou que je révisais avec des amis.

Je restai pensif, et ce côté petite salope me plaisait et m’intrigué

— Et tu n'avais pas peur qu'elle découvre quelque chose ?

— Si. C'est justement pour ça que je faisais attention.

Je lui demandai ensuite :

— Et quand tu le retrouvais, tu t'habillais comment ?

Elle sembla amusée par ma question.

— Normalement, Karim. Comme quand j'allais à la fac.

— Rien de particulier ?

— Non. Je ne cherchais pas à jouer un rôle. Jean, pull, manteau… parfois une robe quand j'en avais envie. Je m'habillais pour moi.

Cette réponse me plut elle ajouta :

— Et puis, si quelqu'un me plaisait, je voulais qu'il s'intéresse à moi pour ce que j'étais, pas seulement pour la façon dont je m'habillais ou pour autre choses.

Je relus cette phrase.

Plus nous parlions, plus je comprenais que cette histoire avait compté pour elle d'une manière particulière.
Et quelque chose dans sa façon de me la raconter me donnait l'impression qu'elle me faisait suffisamment confiance pour me laisser entrer dans une partie très personnelle de son passé.

Je lui écrivis simplement :

— Merci de me raconter tout ça.

Elle répondit :

— Je ne sais pas pourquoi, mais avec toi, j'arrive à en parler.

Je la regardai quelques secondes avant de me décider à lui dire ce que j’avais en tête.

— Tu sais… maintenant que tu m’as raconté cette histoire, je t’imagine presque autrement. Pour tes rendez-vous avec lui, je t’imagine en robe élégante, près du corps, ou avec un pantalon cintré, bien coiffée, maquillée… quelque chose de très différent de la façon dont tu t’habilles habituellement ici.

Amel me fixa, puis un petit sourire apparut au coin de ses lèvres.

— C’est exactement comme ça que je m’habillais.

Je fus surpris par sa réponse.

— Vraiment ?

Elle acquiesça doucement.

— Oui. Je savais que je faisais plus femme. Et lui le remarquait.

Je baissai légèrement les yeux, avant de reprendre :

— Et tu avais conscience de la façon dont il te regardait ?

Son sourire devint plus discret.

— Oui, Karim. Je le remarquais. Pas seulement lui d’ailleurs…

— Comment ça ?

— Les hommes plus mûrs, élégants… ceux que je croisais dans la rue, dans certains cafétaria, même dans les magasins ou les endroits où j’allais. Je remarquais leurs regards. Certains étaient très discrets, d’autres beaucoup moins.

Je restai silencieux un instant. Sa manière de raconter les choses, sans gêne mais sans provocation, me troublait davantage que je ne l’aurais imaginé.

— Et ton professeur… comment s’appelait-il ?

Elle me regarda droit dans les yeux.

— Il s’appelait…

Elle marqua une courte pause, comme si prononcer son prénom faisait soudain remonter beaucoup de souvenirs.

— Mokhtar.

Pour la première fois depuis mon départ, je réalisai que mes sentiments pour Amel étaient peut-être en train de devenir plus profonds que je ne voulais me l'avouer et décide de l’épouser.

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