La comptable expatriée
Récit érotique écrit par Rainett [→ Accès à sa fiche auteur]
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La comptable expatriée
Pamela, une expert-comptable de 39 ans, dévergondée et adultère, accepte un poste pour une organisation humanitaire en Afrique. Au cours de ses déplacements, elle rencontre un vigoureux jeune homme.
Parmi les clients habituels de Pamela figure l'Organisation des Chrétiens de la Foi (COF) d'Omaha. Elle vérifie leur comptabilité tous les trimestres, une tâche de trois ou quatre jours pour laquelle elle est rémunérée mille dollars, plus le remboursement de sa note de frais. Pour la petite ville du Kansas où elle vit avec son mari, pasteur évangélique, c’est une coquette somme.
Un après-midi, tandis qu'elle examine leurs comptes, son téléphone sonne. C’est John Bright, le président du COF à Washington D.C.
— Margaret ! Vous faites toujours du très bon travail pour nous, et j'ai une opportunité qui pourrait vous intéresser. Cela vous semblera peut-être un peu étrange. Êtes-vous assise ?»
Elle est intriguée par ce préambule inhabituel.
— Oui, monsieur Bright, mais appelez-moi Pamela »
— Très bien, Pamela. Appelez-moi John. Nous avons pensé à vous car vous avez contribué au succès de ce voyage de nos collaboratrices en Grèce, il y a deux ans. Forte de votre expérience internationale, nous avons pensé à vous pour une mission temporaire à pourvoir immédiatement… »
Intriguée, Pamela se demande ce qui lui vaut cette réputation d’expérience internationale. Son expérience internationale se résume à un séjour de deux semaines en Grèce. Le souvenir de ce voyage lui fait remonter des émotions qui la font frissonner de plaisir.
— Pour vous donner un aperçu du contexte, les Nations Unies distribuent de la nourriture et des médicaments aux populations affamées du Sud-Soudan. La base arrière de l'opération se trouve à Lokichogio, une ville du Kenya proche de la frontière soudanaise. Chaque jour, des avions de transport décollent de Lokichogio et acheminent de la nourriture, des médicaments et d'autres biens de première nécessité vers des aéroports de brousse, disséminés dans tout le Sud-Soudan »
— Nous sommes l’une des ONG chargées de distribuer la nourriture et les médicaments. L’ONU nous rémunère pour notre travail, et c’est une source de revenus importante pour nous. Franchement, notre programme est un vrai désastre économique à cause d’une gestion incompétente. L’ONU va résilier notre contrat si nous ne redressons pas la situation. Il nous faut un comptable sur place. Vite. Un bon comptable. Sinon on est viré »
— Combien de temps aurez-vous besoin de moi là-bas ? »
— Nous estimons à trois mois la durée de la mission. Je sais que vous êtes mariée et que vous avez deux enfants, mais on m'a dit qu'ils sont à l'université et ne vivent plus à la maison. Alors, si vous pouviez nous aider… »
— Eh bien, ça a l’air intéressant, mais… »
— Nous vous verserons six mille dollars par mois, plus les frais de déplacement, une voiture avec chauffeur et les soins médicaux en cas de besoin. Vos dépenses seront minimes, vous pourrez donc économiser une bonne partie de cette somme. Souhaitez-vous que je vous donne plus de détails sur le poste ? »
— Oui, s’il vous plaît. »
Six mille dollars par mois, plus les dépenses, c’est une somme considérable pour Pamela.
— Un avertissement pour commencer. Notre contrat avec l'ONU interdit tout prosélytisme religieux. Vous serez licenciée et renvoyée chez vous si vous tentez d’évangéliser les populations. Je ne veux pas vous offenser, mais notre mission est de venir en aide aux miséreux, pas de les baratiner. C'est un projet strictement laïc. Est-ce clair ? »
— Cela ne me pose aucun problème. Mon mari est pasteur évangéliste, pas moi !»
Pamela a l'impression que John Bright n’a pas une haute opinion des chrétiens évangélistes enthousiastes. Il semble faire partie de ces chrétiens libéraux tant décriés par des prédicateurs comme son mari.
— Je suis désolé d'être aussi direct, mais la personne que vous remplacerez pense que son travail consiste à distribuer des bibles plutôt que de la nourriture »
— Je comprends. Parlez-moi davantage de ce travail »
Elle est à la fois anxieuse et terriblement intéressée par ce qui est si éloigné de son mode de vie.
Pamela arrive à se persuader, et même à convaincre son mari, qu'elle doit accepter ce job. Dix jours plus tard, elle débarque à Lokichogio à bord d'un avion à hélices en provenance de Nairobi, la capitale du Kenya. L'aéroport de Lokichogio est recouvert d’une chape de chaleur moite, étouffante et poussiéreuse. Une demi-douzaine d'avions cargo délabrés, certains peints aux couleurs militaires, sont stationnés de l'autre côté du tarmac.
On y charge des sacs de céréales sur deux d'entre eux. Des travailleurs africains se rassemblent à l'ombre précaire des ailes des avions. Plusieurs petits avions monomoteurs de passagers sont regroupés autour du bâtiment en béton blanchi à la chaux, une pièce unique faisant office de terminal.
Pamela regarde autour d'elle. Le terrain est plat, mais plusieurs affleurements rocheux interrompent l'horizon désertique. C’est vert et boueux parce que c’est la saison des pluies. À l'extérieur de la clôture grillagée qui ceinture les bâtiments de l'aéroport, il y a une douzaine de femmes grandes et minces, à la peau noire charbon, vêtues de manteaux déchirés de couleur argile, noués sur une épaule. Chacune d'elles porte une douzaine d'anneaux métalliques autour du cou, étirant leur cou de façon anormale. Plusieurs portent des bébés en écharpe.
Un Africain du COF attend Pamela sur le tarmac à bord d'un Toyota Land Cruiser. Il s'appelle Joseph. Il lui semble sympathique avec son large sourire jovial. En passant devant les femmes, il hoche la tête d'un air désapprobateur :
— Des Turkanaises. Des primitives. Des fripouilles et des mendiantes... »
Pamela les trouve plutôt exotiques et romantiques. Le complexe des Nations Unies est proche de là. Un garde ouvre un portail pour les laisser entrer. Le chauffeur se gare devant un bâtiment bas, au toit de chaume et aux parois ouvertes.
Ils entrent dans le hall. Un panneau d'affichage à l'entrée informe des nouvelles et des annonces. Sous ce toit se trouve la réception, et une sorte de cafétéria. Une étagère dans un coin est remplie de romans de poche usagés. Comme Joseph, son chauffeur, l'Africain à la réception porte une chemise d'un blanc éclatant et l'accueille avec un large sourire.
— Ah oui, Madame Anders. Nous avons un très bel endroit où vous loger »
— Quand dois-je vous payer ?» Elle demande en signant le registre.
— Votre ONG prend en charge les frais, vous ne nous devez rien. »
— Par ici, madame »
Joseph porte ses bagages en babillant sans cesse tandis qu'ils marchent vers sa chambre. Il lui désigne le bar, tout proche de la réception. Une autre grande hutte au toit de chaume, sans parois sur les côtés. Au centre, un bar circulaire entouré de chaises hautes et de quelques tables. Plusieurs hommes sont attablés.
— Des pilotes, commente Joseph. Des Canadiens, Américains, Suisses, Suédois, Néerlandais, Russes, des pilotes... Il y a aussi des expatriés de quarante ONG et de six agences des Nations Unies qui vivent ici »
"Expatrié" c’est le terme utilisé par les Nations Unies pour désigner les employés expatriés, principalement européens et nord-américains, utilisés à Lokichogio et au Soudan.
Devant eux s'étend des rangées de tentes, alignées le long de larges allées sablonneuses bordées de rochers blanchis à la chaux, et ombragées par quelques acacias. Le soleil plombe sa chaleur intense.
— Douches et toilettes pour les femmes » Renseigne Joseph en désignant un bâtiment en parpaings au toit de tôle ondulée. À côté se trouve un autre bâtiment identique.
— Douches et toilettes pour les hommes. Parfois, il n'y a pas assez d'eau » Précise-t-il en riant. Joseph la conduit jusqu’à sa tente.
— Numéro 158. Retenez le numéro sur le panneau. On peut facilement se perdre. Toutes les tentes sont identiques... »
La porte est en bois et un avant-toit la protège des rayons du soleil. Le chauffeur ouvre la porte et lui tend la clé. Elle entre prudemment. Son bungalow à Lokichogio mesure environ trois mètres sur trois. Les murs et le toit sont en toile, mais le plancher est en bois. Le mobilier est sommaire, un lit de camp en toile recouvert d’une moustiquaire, une commode, une petite table et une chaise. Une ampoule nue pend au plafond, et une petite lampe est posée sur un tabouret qui fait office de table de chevet. Elle actionne l’interrupteur pour allumer la lampe. Aucun effet.
— L’électricité n’est disponible que de 18 heures à 23 heures tous les soirs » Précise Joseph.
La penderie est une simple barre de fer tendue entre deux sangles, suspendue au faîte de l’armature. Il règne une chaleur étouffante dans cette tente. Joseph enroule le rideau qui masque la moustiquaire qui sert de fenêtre, dans l’espoir d’aérer. Peine perdue. Pamela est en nage, son corsage colle à sa poitrine, ce qui attire le regard concupiscent de Joseph.
— Ici, vous êtes en sécurité, mais laissez votre argent et vos papiers en lieu sûr au bureau du COF. »
— Où se trouve le bureau du COF ? »
— Juste à l'extérieur de l'enceinte de l'ONU. Suivez le panneau. »
— Merci, Joseph. Je passerai au bureau après avoir déballé mes affaires et m'être rafraîchie un peu. »
— Besoin d’aide ? »
— Non, merci. Je vous remercie pour votre aide »
— Bien, madame. Bienvenue à Lokichogio. »
Les premières semaines sont difficiles. Elle se sent seule, car elle ne se fait pas facilement de nouveaux amis. Ses enfants lui manquent, plus que son mari. Elle a l'impression d'être tenue à l'écart par les autres expatriés du campement. L’ONG qu’elle représente a la réputation d'être moralisatrice. Elle n’a aucune vie sociale, elle ne fait aucune rencontre, ni amoureuse ni sexuelle. Travaillant pour une organisation religieuse rigoriste, elle se sent obligée de respecter ses principes stricts et fondamentalistes.
Elle travaille toute la journée, sept jours sur sept, elle passe tout son temps penchée sur les livres de comptes, s'efforçant de décrypter la comptabilité rocambolesque de sa devancière, pour regagner les faveurs des Nations Unies grâce à son organisation. Pour se changer les idées, en soirée, elle se rend quotidiennement à l'aéroport pour regarder les travailleurs africains charger les sacs de blé ou de médicaments dans les avions.
Pour supporter la chaleur, elle s'est acheté de nouveaux vêtements dans les petites boutiques de la rue principale qui traverse le village de Lokichogio. Deux jupes portefeuille en coton très fin qui s’arrêtent 5 cm au-dessus du genou, et deux chemisiers en étoffe vaporeuse. Elle s’est acheté aussi toute une panoplie de soutien-gorge et de culottes, fabriqués dans des matériaux les plus fins possible.
En fin de journée, la peau couverte de sueur, ces vêtements moulent ses formes en révélant beaucoup de détails, comme ses aréoles très sombres autour de ses tétons gonflés. Les travailleurs africains la dévisagent en échangeant des commentaires dans leur sabir, mais n’osent pas s’approcher d’elle, à cause de son regard d’acier et de sa réputation. Ils l’appellent respectueusement "Madame".
Une paire de sandales en cuir complète sa tenue. Les travailleurs africains du camp n’ont jamais vu de femme aussi scandaleusement désirable que cette femme-là.
Elle a arrêté de se maquiller. C’est devenu inconfortable à cause de la moiteur, alors elle utilise simplement une crème hydratante, et de la protection solaire. Elle ne se soucie guère de ses cheveux. Elle les garde propres quand il y a assez d'eau dans la douche, les peigne le matin et les attache en queue de cheval ou en couettes. Elle aime cette allure sans prétention, de mature sauvageonne, avec ses rides qui témoignent de son âge.
Elle aime être regardée et envisagée par les travailleurs africains. Elle adore son corps dans ses nouveaux vêtements. Elle savoure le bruissement de la jupe en coton léger, le soleil qui filtre à travers le tissu en dévoilant la silhouette de ses jambes, la maille aérienne du chemisier qui épouse l’orbe de ses seins, souvent collée par un voile de sueur. À quoi bon dissimuler ses atouts ? L’émotion procurée par les regards salaces des hommes lui permet de rêver lorsqu’elle regagne sa tente le soir. Et c’est en solitaire qu’elle se caresse en imaginant le scénario de robustes travailleurs africains qui se jettent sur elle pour la violer.
À peine 5 semaines après son arrivée, Pamela a réussi à démêler la comptabilité, et décide de se rendre sur le terrain, dans la partie Sud du Soudan, une région de la taille du Texas, peuplée d'environ 10 millions d’âmes. Elle souhaite visiter les lieux où les employés de l’organisation distribuent le matériel. Elle est curieuse de comprendre comment ils s’y prennent.
Pour se rendre au Soudan depuis Lokichogio, il est préférable de prendre l'avion. Les pistes sont en piteux état et la région n’est pas sûre. Les avions sont de vieux cargos délabrés, mis au rebut par les militaires. Il n'y a pas de siège passager à bord. Les passagers s’assoient sur des sortes de banquettes rabattables le long des parois de la soute. Pas de climatisation à bord. Même s’ils ne volent pas très haut, il faut s’habiller chaudement. Les avions sont lourdement chargés de denrées alimentaires, de médicaments, de matériels et de matériaux divers, tout ce dont une organisation humanitaire peut avoir besoin dans cette région. Parfois même, un vieux 4x4 en piteux état est acheminé par avion-cargo pour venir circuler sur les pistes du Soudan.
Il n'y a pas de vol régulier. À l'aéroport, on vous renseigne sur les horaires des vols pour votre destination, vous demandez à être embarqué, et vous montez à bord. Les pilotes vous déposent sur l'une des pistes en terre du sud du Soudan. Une fois votre travail terminé, vous contactez Lokichogio par radio pour réserver une place sur le prochain vol. Lorsqu’un avion cargo passe par là, il atterrit pour vous récupérer, en soulevant un nuage de poussière rouge sur la piste.
Avant de planifier un voyage, tous les expatriés prennent contact avec la sécurité de l'ONU pour savoir si la région est sûre, ou s’il y a des combats entre l’armée régulière et les rebelles.
Pamela passe une semaine entière à voyager d'un camp à un autre, en portant les mêmes vêtements chaque jour, sans pouvoir prendre de douche, en dormant sur des lits de camp dans des huttes improvisées, se nourrissant de ragoût de chèvre, accompagné de millet bouilli et de fèves. À chaque étape, elle rencontre des travailleurs africains, très grands et très maigres, qui la guident sur les sites de distribution.
De partout, ces hommes efflanqués ont les yeux qui brillent en contemplant ce corps de femme séduisante. Tous se permettent des compliments sur le galbe de ses seins et de ses hanches, en lui précisant bien qu’elle est faite pour procréer. Quand elle leur dit en riant qu’elle a deux enfants, ils ont une moue déçue en lui précisant bien qu’avec eux, elle en aurait beaucoup plus.
Elle termine son tour d’horizon à Rumbek, centre névralgique des opérations de l'ONU au Sud-Soudan. Là aussi, c’est un campement de tentes, une version miniature de Lokichogio, avec une piste d'atterrissage en terre, une cafétéria et son bar, installée dans une hutte ouverte, l'électricité le soir et, heureusement, un petit bâtiment en préfabriqué équipé de douches et de sanitaires. Elle y passe la nuit avant de rentrer à Lokichogio.
Pamela arrive à Rumbek dans l'après-midi. Après une douche et une toilette rapide, elle se dirige vers la cafétéria pour se restaurer. Le bar se trouve juste à côté, sous la même hutte. La vue des expatriés attablés au comptoir, sirotant des bières bien fraîches, l'attire comme un aimant.
— Au diable toutes ces simagrées religieuses ! Ça fait un mois que je n'ai pas bu une bonne bière. J’ai avalé des tonnes de poussière, il fait une chaleur étouffante et je meurs de soif. »
Elle s'assoit sur un tabouret juste à côté d'un jeune homme à l’allure plutôt sympathique et commande une bière en bouteille et un bol de cacahuètes salées. Elle engage sans peine la conversation avec le jeune homme assis à côté d'elle. Il est anglais, fraîchement diplômé de l'université où il a suivi des cours d’anthropologie sur les différentes cultures africaines. Il est d'une politesse excessive. Il l’appelle "Madame", comme si elle était une vieille femme. Elle a envie de mordre devant autant de déférence.
— Quel est ton prénom ?»
— Brian »
— Moi, c’est Pamela. On est collègue, on peut se tutoyer et s’appeler par nos prénoms !»
Le bar se vide. Au Soudan, faute de distractions, on se couche tôt. Les moustiques bourdonnent et l’électricité se coupe à 22 heures. Elle ressent un frisson d’excitation en parlant au jeune Brian. Tous ces hommes avec leurs regards lourds de sous-entendus, toutes ces propositions à peine voilées, tous ces gestes qui frôlent ont exacerbé sa libido. L’idée de lui faire l’amour lui traverse l’esprit, mais elle la chasse, consciente du risque d’humiliation qu’elle pourrait essuyer de la part d’un jeune homme qui pourrait la trouver trop vieille et peu attirante.
Soudain, Nancy surgit en garant près du bar sa Land Rover délabrée. Elle est accompagnée d’un fonctionnaire de l'ONU nommé Mark. Nancy vit à Lokichogio, où Pamela l’a déjà rencontrée. C’est une grande Anglaise maigrichonne d'une trentaine d'années, depuis longtemps en Afrique sub-saharienne, connue pour ses mœurs légères et son penchant pour les grands noirs bien membrés. Mark est lui aussi grand et mince, presque la trentaine, impeccablement vêtu d'un short et d'une chemise de brousse assortis. Bien que Suisse, il parle anglais avec un accent distingué, typique des écoles privées, qui contraste avec l'accent cockney de Nancy.
Nancy et Mark sont couverts de poussière, trempés de sueur et épuisés après une dure journée sur les pistes.
— Quel merdier ! On a le dos cassé par une journée de voyage, et en plus on arrive trop tard. La cafétéria est fermée, et toutes les tentes sont occupées. Saleté de brousse ! »
— Nancy, tu pourrais partager ma tente cette nuit. Et Mark, tu pourrais t’arranger avec Brian ? »
C’est Pamela qui propose d’une voix timide de s’arranger entre copains. Mais Nancy est d’un autre avis. Elle lui chuchote à l'oreille :
— Pourquoi ne dors-tu pas avec Brian ? J'ai un faible pour Mark. Et Brian est mignon... »
Nancy se tourne vers Brian. Elle est tout sauf timide :
— Brian, mon chéri, pourquoi ne nous prêtes-tu pas ta tente, à Mark et à moi ? Tu pourrais partager la couche de Pamela ? Ça ne la dérange pas... »
Pamela ne dit rien, elle ne proteste même pas, mais elle rougit fortement. L’idée d’avoir un séduisant jeune homme dans son lit ne la dérange pas, même sans relations sexuelles, mais présenté comme ça… Elle se sent lamentable ! Brian rougit fortement, lui aussi, ce qui la fait se sentir encore plus vieille, avant de sourire et répondre :
— Bien sûr, si cela ne te dérange pas, Pamela. »
Puisque tout le monde est majeur et consentant, Brian et Pamela finissent leurs bières d’un trait. Discrètement, Pamela prend une poignée de préservatifs dans le seau posé sur le bar, et les glisse dans son sac à main. L'ONU en distribue gracieusement sur tous ses sites. L’essentiel du personnel est jeune et vigoureux, mais imprudent. Il est nécessaire de se protéger.
Pamela se dirige vers sa tente tandis que Brian accompagne les deux autres vers la sienne, le temps de récupérer son sac à dos. La tente de Pamela contient deux lits de camp jumeaux, espacés d'un pas, chacun recouvert d'une moustiquaire, avec une lampe électrique qui sera bientôt éteinte pour la nuit. Elle se prépare pour la nuit en se demandant quoi mettre.
D'habitude, elle ne porte qu'un ample débardeur pour dormir, en laissant ses fesses à découvert. Avec cette chaleur, porter plus est inconfortable. À la faible lueur de l'unique ampoule, le débardeur lui semble suffisamment discret mais elle garde sa culotte pour accueillir Brian à son retour. Elle pourra toujours l'enlever plus tard… Brian l’appelle à travers le rabat de la tente :
— Es-tu décente ? »
— Oui, entre ! »
Pamela connait bien les hommes. Il y a son mari, bien sûr, qui partage sa vie depuis une vingtaine d’années, mais aussi une petite dizaine de rencontres, au fil des années, lors de déplacements professionnels, en l’absence de son mari. Et hors de son comté, elle ne veut pas risquer le scandale d'une relation extraconjugale dans leur petite communauté.
Son mari a des soupçons quant à sa moralité flexible, mais il apprécie trop les revenus qu'elle apporte à leur modeste foyer pour la confronter. Du moment qu’elle le respecte en ne faisant pas étalage de ses frasques dans leur propre communauté…
À des milliers de kilomètres de chez elle, l'éventualité d'un scandale ne la préoccupe pas, mais il y a toujours ce moment de gêne lorsqu’une femme se retrouve seule avec un homme pour la première fois. Ce moment avec Brian est particulièrement gênant, à cause de leur différence d’âge, car elle ne sait pas si une relation sexuelle est envisageable. Elle accueille Brian d'un sourire, face à lui, sans chercher à dissimuler sa silhouette sous son t-shirt ni sa culotte minimaliste. Il lui rend son sourire, un peu nerveux.
— Il nous reste quinze minutes avant l’extinction des lumières. On peut se coucher tout de suite, ou bavarder encore un peu. J'ai volé une poignée de cacahuètes... »
— On peut discuter en mangeant des cacahuètes, on n'a pas dîné ! »
Ils s’assoient chacun sur le bord de son lit, face à face, leurs genoux entremêlés. Elle lui tend un sachet de cacahuètes. Il en prend une poignée et lui rend le sachet.
— C'était tellement agréable de faire ta connaissance en discutant avec toi que j'ai oublié le repas »
Elle se détend un peu. Au moins, il s'intéresse à elle autant qu’elle s’intéresse à lui.
— J'ai besoin d’un répulsif anti-moustique sur les parties de mon dos que je ne peux pas atteindre. Tu peux m'en mettre ? Et après, je t'en mettrai aussi... »
Elle a un petit rire nerveux qui trahit son excitation.
— J'ai peur d'attraper le paludisme. Je m’enduis de répulsif et je dors sous une moustiquaire ! »
Elle lui tend le spray d'insectifuge. Il le prend, se lève et vient s’asseoir sur son lit, juste à côté d'elle. Elle se détourne, relève le bas de son t-shirt pour lui permettre d’enduire le bas de son dos. Ses mains glissent sous le fin tissu pour badigeonner le haut son dos, ses épaules et son cou. Ses mains insistent sur le haut de son corps car il sait pertinemment que les femmes apprécient les massages. Ses mains contournent le cou pour descendre le long de sa poitrine vers ses seins.
— Je ferais peut-être mieux de m'arrêter là » Pense-t-il.
C’est son tour. Il retire son t-shirt, dévoilant un torse presque imberbe. Ce détail plait beaucoup à Pamela. L'unique ampoule s'éteint tandis qu'elle masse le torse nu du garçon.
— Extinction des feux » Dit-elle, et le massage se transforme en caresse.
Leurs bouches se cherchent, se trouvent et ils s'embrassent avec passion. Elle se laisse aller en arrière pour s'allonger sous la douce pression de l’homme. Il l’enlace en s’allongeant sur elle. Elle cambre le dos, en pressant sa poitrine contre son torse.
— Oups ! Je me suis emmêlée dans la moustiquaire. Ne bouge pas, sinon on va la déchirer ! »
Elle retire la moustiquaire de dessous son dos.
— La vie dans la brousse est difficile ! » S'exclame-t-elle en riant nerveusement.
— Ce lit est vraiment petit » Regrette-t-il.
— J’ai peur que tout cela ne s’effondre sous notre poids. Évite tout mouvement brusque. »
— On tente le coup ? » Demanda-t-il.
— Je pense que oui. »
C’est ainsi qu’elle donne son consentement, l’air de rien, pour offrir au garçon ce corps qu’il désire. Il se lève dans la pénombre de la tente pour retirer ses vêtements. Elle a un bref instant de doute.
— Ce garçon est bien trop jeune pour moi, c’est une folie, je ne devrais pas. »
Brian est nu, il se fraye à tâtons un chemin à travers la moustiquaire pour s'allonger tout contre elle sur l'étroit lit. Il l'embrasse de nouveau, avec plus d’insistance, en la caressant. Il l’aide à retirer son t-shirt par-dessus sa tête, puis fait glisser sa culotte jusqu'à ses pieds.
— Es-tu confortablement installé ? » S’inquiète-t-elle.
— C'est trop serré côte à côte. Puis-je me mettre sur toi ? »
— Tu peux. Ça se fait comme ça... Souvent ! »
Ils rient ensemble tandis qu'il se faufile prudemment entre ses jambes écartées.
— Il te faut mettre un préservatif » Lui rappelle-t-elle.
— Comment vais-je faire pour enfiler un préservatif, alors que je suis allongé à plat ventre sur toi et que je ne peux pas bouger sans tomber du lit et déchirer la moustiquaire ? »
— Quand on veut, on peut, jeune homme. D’abord, il faut en trouver un. Mon sac qui contient des préservatifs est sous le lit. Fais attention, ta bite est beaucoup trop près de ma chatte ! »
— Je t'ai vu en ramasser plusieurs au bar. Je parie que tu savais ce qui va se passer... »
— Et moi qui pensais être discrète ! »
— Foutue moustiquaire » Râle-t-il.
Sa main tâte le sol, à la recherche du sac à main qui contient les précieux préservatifs. Il en sort un, le coince entre ses dents pour déchirer l’emballage.
— Donne-moi le préservatif et soulève-toi pour que je puisse passer mes mains et te le mettre » Propose-t-elle.
Il obéit, elle glisse ses mains entre leurs corps, trouve son pénis en érection, et enfile le préservatif.
— Ce n’est pas dur... Je veux dire à enfiler... Tu as une belle érection ! »
— Ma bite est prête. »
— J’aimerais être embrassée et caressée un peu avant. Et tu peux jouer avec mes seins. Romantique et sensuel, tu sais faire ? »
— Exigeante, n'est-ce pas ? »
— Privilège de l’âge et de l’expérience. Quel âge as-tu, au fait ? »
— Vingt-trois »
— Putain de Christ. Tu pourrais être mon fils ! »
— Waouh, c'est un langage fort grossier de la part de la dame de l'église. »
— C’est comme ça qu’ils m’appellent ? »
— Ouais »
La dame de l'église. Les expatriés l'appellent la dame de l'église !
— Pas étonnant que je ne sois jamais invitée à aucune fête. J'ai toujours essayé d'être un modèle de discrétion depuis mon arrivée à Lokichogio. Je pensais que c'était ce qu'on attendait de moi. J’espère que tu resteras discret sur ta bonne fortune, s'il te plaît. J'ai un mari et des enfants, et je travaille pour une organisation à but religieux. Je ne peux pas être mêlée à un quelconque scandale. »
— Je garde mes lèvres scellées, comme tes jambes. Peut-être pourrais-tu les écarter davantage ? »
— Je vais essayer... »
Elle écarte les jambes en repliant ses genoux. Instantanément, il la pénètre durement. Elle halète.
— Ouille ! Tu pourrais être plus doux, brute ! »
— Je n'ai pas eu de relations sexuelles depuis plusieurs mois. »
— Moi non plus. »
Ça ne dure que quelques coups, puis il frissonne et s'arrête. Haletant, le souffle court dans son cou, il lui demande :
— Tu as eu le temps de jouir ? Désolé, j'ai été beaucoup trop rapide. »
— Non, pas du tout. Tu es effectivement beaucoup trop rapide. »
Elle apprécie qu'il se soucie de son plaisir, mais elle n’y trouve pas son compte.
— Ne t'inquiète pas, je récupère rapidement. On pourra faire un second tour ? J'étais trop impatient. Je suis désolé. »
— Ne t'excuse pas. Un homme dur, c'est bien aussi » Répond-t-elle en riant.
— Mais tu m'écrases, et il fait chaud. Je n'arrive plus à respirer. »
— Oh, pardon. »
Il se redresse et manque tomber du lit étroit. Il s'assoit sur le bord.
— J'ai envie de faire pipi ! Tout de suite »
— Moi aussi. J'ai trop bu. J'ai une lampe de poche. Allons aux toilettes. »
Elle fouille dans son sac à dos pour en sortir une de ses jupes portefeuille et remettre son t-shirt. Brian enfile un short kaki et un t-shirt. Elle ouvre le rabat de la tente et sort dans la nuit sans lune.
— Referme vite le rabat pour que les moustiques n'entrent pas. »
Main dans la main, la lampe torche éclaire le chemin, ils longent la rangée de tentes silencieuses jusqu'aux sanitaires. Le campement est plongé dans un calme parfait. Personne ne bouge. Des millions d'étoiles brillent au-dessus de leurs têtes. Ils s'embrassent, puis elle entre dans les sanitaires des femmes, et lui dans ceux des hommes. Dans cette enceinte plongée dans l'obscurité, seuls les sanitaires bénéficient d’un peu de lumière. Elle urine encore dans les toilettes lorsque Brian la rejoint. Elle a un hoquet de surprise, puis lui murmure :
— Que fais-tu ? Tu ne devrais pas être là. Quelqu’un pourrait entrer. »
— Tout le monde dort. Et j’ai très envie de te baiser... Ici... Maintenant !»
Il s’approche d’elle, glisse sa main entre ses cuisses, et ses doigts explorent sous sa robe. Il l’embrasse sur les lèvres en la caressant intimement.
— On ne peut pas faire ça sur le sol des toilettes. C'est dégoûtant !»
Elle proteste, mais il se contente de rire.
— Tu as une façon si perverse de donner ton accord. Ce sera une première pour moi. Je n’ai jamais baisé une femme dans des toilettes publiques !»
— Et je n'ai jamais été baisée dans des toilettes publiques !»
Elle ne peut pas se fâcher contre lui car elle a très envie de lui succomber. Elle préfère en rire.
— Cela aura un petit côté exhibitionniste. Penche-toi sur le lavabo, je vais te prendre en levrette »
Son pénis sort déjà de son short, en pleine érection. Il l'embrasse amoureusement, puis la retourne. Docile, elle se penche sur le lavabo. Il se presse contre elle en pliant les genoux.
— J'aime bien ton cul blanc. Il n'a jamais vu la lumière du soleil... »
— Tu n'en sais rien. Ferme-la et baise-moi, avant que quelqu'un n'entre... »
Il sort un préservatif de sa poche, l’enfile, puis son pénis effleure son anus tandis qu'elle remue ses hanches pour l'aider à s’aligner. Il la pénètre plus délicatement cette fois.
— Je veux être sûr que tu jouisses cette fois » Lui promet-il.
— C'est gentil de penser à moi. Je jouirai… si tu es capable de tenir plus de trois coups de bite... »
— Je m’excuse pour mes performances insatisfaisantes jusqu’à présent. Je vais me rattraper »
Elle se regarde dans le miroir. La tête de Brian posée sur son épaule, elle a ses lèvres entrouvertes, et ses longs cheveux ébouriffés retombent en mèches sur son visage. Les rides de son visage sont bien marquées. Elle pense qu’elle est dans un sale état. Les mains de Brian se glissent sous son T-shirt, empaument sa poitrine qui se balance au rythme de ses coups, son pénis pénètre profondément en elle.
— Tu es la plus belle femme du monde. »
Elle pense que c’est un baratineur, mais son mensonge lui fait un bien fou. Elle se regarde dans le miroir.
— Je ne me suis jamais regardée en train de me faire baiser. C'est intéressant... »
— Je suis d'accord. C'est intéressant. »
La voix vient de l'entrée. C’est Nancy qui surgit. Elle se tient sur le seuil, peu habillée, les mains sur les hanches, un sourire amusé aux lèvres. Ils se tournent tous les deux vers elle, et s’immobilisent. Nancy s’avance, frôle les fesses de Brian de sa main baladeuse, et se dirige vers une cabine :
— Ne vous dérangez pas pour moi, j’en ai vu d’autres. Vous avez l'air de bien vous amuser. Mais j'ai une envie pressante. »
Elle claque la porte derrière elle. Un instant plus tard, ils entendent le bruit du jet d'urine qui éclabousse la cuvette.
— Oh mon Dieu, je suis tellement gênée » S’exclame Pamela.
— Ta réputation de dame d’église est ruinée. Continuons-nous ? »
Il accompagne sa question d’un long coup de son pénis qui la fait gémir. Brian recommence à la baiser sans cesser de lui peloter les seins.
— Si ça se sait, ils vont sûrement me virer. Nancy ? »
— Oui ? » Répond Nancy depuis la cabine des toilettes.
— Pourrais-tu garder la porte pendant que nous terminons ? »
— Avec plaisir, chérie »
Nancy sort des toilettes en remontant sa culotte, donne une tape sur les fesses nues de Brian en passant, et se place devant la porte.
— Je n'aurais jamais cru te voir faire ça. Tu caches bien ton jeu, Pamela !»
— Garde la porte, s'il te plaît, et empêche les curieux d'entrer »
Elle tourne la tête vers Brian, son pénis toujours profondément enfoncé en elle.
— Ne perds pas de temps, baise-moi. Si tu le peux. »
— Oui, je peux. Tu es bien audacieuse. »
— Crois-moi, je ne suis pas une sainte nitouche. »
— Je commence à m'en rendre compte. »
— Tais-toi. Essayons de profiter du moment. »
— Et en plus, tu es autoritaire. »
— Tu n’es qu’un gamin, tu as besoin d'être guidé.»
— Je fais entrer et sortir mon pénis en toi sans aucune difficulté. Es-tu prête ?»
— Presque. Retiens-toi encore un peu, si tu peux. J'y suis presque. »
Il interrompt ses pénétrations profondes pour la laisser agiter ses hanches sur son pénis.
— Allez, viens maintenant. Baise-moi fort !»
Et c’est ce qu’il fait. Ses mains agrippent ses hanches. Son ventre claque contre les fesses blanches. Son pénis s'enfonce en elle dans un bruit de piston sonore. Ses seins sont écrasés contre la faïence du lavabo tandis qu'il la penche en avant pour la perforer toujours plus profondément. Elle atteint l'orgasme, ses hanches s’agitent, ses jambes tremblent tandis qu'elle cherche désespérément son souffle en hoquetant, les parois de son vagin brûlant de fièvre enserrent chaque centimètre de ce pénis en elle,
Elle sent ses genoux fléchir au moment où sa raison vacille, tout son système nerveux s’enflamme, elle se cambre en poussant ses fesses blanches contre l’homme qui la conquiert. Ses nerfs exacerbés par des semaines de frustration se relâchent enfin, elle redevient la dame de l’église.
— Oh, merci, c'était bien. Vraiment bien. Merci. J'en avais besoin !»
— C’est mon plaisir, chère dame » Répond-t-il, haletant.
— Très divertissant » Admet Nancy depuis la porte des sanitaires.
Pamela tourne la tête vers Nancy qu’elle avait presque oubliée. Elles rient ensemble. Puis s’adressant à Brian :
— Tu peux me lâcher, tu sais. Je suis grande maintenant, je peux me tenir debout toute seule !»
— Oh, pardon. J'apprécie la douceur de ton vagin. »
Brian retire son pénis, enlève le préservatif rempli de sperme, entre dans les toilettes et on l’entend tirer la chasse. Il ressort en refermant sa braguette. Pamela se redresse, lisse sa robe et recouvre sa poitrine avec son t-shirt. Sa chatte est poisseuse, son conduit vaginal la démange, mais elle se regarde dans le miroir en tentant de remettre en place ses mèches plaquées par la sueur.
— Je suis tellement gênée de m’être donnée en spectacle !» Confie-t-elle à Nancy.
Nancy se rapproche d'elle, l’enlace et l'embrasse à pleine bouche.
— J'aimerais que l’on soit amies. Tu veux bien ?»
Elle se tourne vers Brian.
— Toi aussi, je veux être ton amie, et même plus si tu veux de moi »
Elle sort des sanitaires en lançant une dernière remarque :
— Bon, on va voir si je peux dormir après ça. Je vais peut-être devoir réveiller Mark !»
— Retournons à notre tente » Dit Pamela à Brian.
— J’ai encore envie. Puis-je te baiser encore une fois ? »
— Non ! Je suis fatiguée et j'ai besoin de sommeil. »
— Demain matin ?»
Sans répondre, elle se blottit contre lui et l'embrasse amoureusement sur la bouche. Puis elle prend sa main, et l’entraîne en silence dans l'obscurité jusqu'à leur tente.
Parmi les clients habituels de Pamela figure l'Organisation des Chrétiens de la Foi (COF) d'Omaha. Elle vérifie leur comptabilité tous les trimestres, une tâche de trois ou quatre jours pour laquelle elle est rémunérée mille dollars, plus le remboursement de sa note de frais. Pour la petite ville du Kansas où elle vit avec son mari, pasteur évangélique, c’est une coquette somme.
Un après-midi, tandis qu'elle examine leurs comptes, son téléphone sonne. C’est John Bright, le président du COF à Washington D.C.
— Margaret ! Vous faites toujours du très bon travail pour nous, et j'ai une opportunité qui pourrait vous intéresser. Cela vous semblera peut-être un peu étrange. Êtes-vous assise ?»
Elle est intriguée par ce préambule inhabituel.
— Oui, monsieur Bright, mais appelez-moi Pamela »
— Très bien, Pamela. Appelez-moi John. Nous avons pensé à vous car vous avez contribué au succès de ce voyage de nos collaboratrices en Grèce, il y a deux ans. Forte de votre expérience internationale, nous avons pensé à vous pour une mission temporaire à pourvoir immédiatement… »
Intriguée, Pamela se demande ce qui lui vaut cette réputation d’expérience internationale. Son expérience internationale se résume à un séjour de deux semaines en Grèce. Le souvenir de ce voyage lui fait remonter des émotions qui la font frissonner de plaisir.
— Pour vous donner un aperçu du contexte, les Nations Unies distribuent de la nourriture et des médicaments aux populations affamées du Sud-Soudan. La base arrière de l'opération se trouve à Lokichogio, une ville du Kenya proche de la frontière soudanaise. Chaque jour, des avions de transport décollent de Lokichogio et acheminent de la nourriture, des médicaments et d'autres biens de première nécessité vers des aéroports de brousse, disséminés dans tout le Sud-Soudan »
— Nous sommes l’une des ONG chargées de distribuer la nourriture et les médicaments. L’ONU nous rémunère pour notre travail, et c’est une source de revenus importante pour nous. Franchement, notre programme est un vrai désastre économique à cause d’une gestion incompétente. L’ONU va résilier notre contrat si nous ne redressons pas la situation. Il nous faut un comptable sur place. Vite. Un bon comptable. Sinon on est viré »
— Combien de temps aurez-vous besoin de moi là-bas ? »
— Nous estimons à trois mois la durée de la mission. Je sais que vous êtes mariée et que vous avez deux enfants, mais on m'a dit qu'ils sont à l'université et ne vivent plus à la maison. Alors, si vous pouviez nous aider… »
— Eh bien, ça a l’air intéressant, mais… »
— Nous vous verserons six mille dollars par mois, plus les frais de déplacement, une voiture avec chauffeur et les soins médicaux en cas de besoin. Vos dépenses seront minimes, vous pourrez donc économiser une bonne partie de cette somme. Souhaitez-vous que je vous donne plus de détails sur le poste ? »
— Oui, s’il vous plaît. »
Six mille dollars par mois, plus les dépenses, c’est une somme considérable pour Pamela.
— Un avertissement pour commencer. Notre contrat avec l'ONU interdit tout prosélytisme religieux. Vous serez licenciée et renvoyée chez vous si vous tentez d’évangéliser les populations. Je ne veux pas vous offenser, mais notre mission est de venir en aide aux miséreux, pas de les baratiner. C'est un projet strictement laïc. Est-ce clair ? »
— Cela ne me pose aucun problème. Mon mari est pasteur évangéliste, pas moi !»
Pamela a l'impression que John Bright n’a pas une haute opinion des chrétiens évangélistes enthousiastes. Il semble faire partie de ces chrétiens libéraux tant décriés par des prédicateurs comme son mari.
— Je suis désolé d'être aussi direct, mais la personne que vous remplacerez pense que son travail consiste à distribuer des bibles plutôt que de la nourriture »
— Je comprends. Parlez-moi davantage de ce travail »
Elle est à la fois anxieuse et terriblement intéressée par ce qui est si éloigné de son mode de vie.
Pamela arrive à se persuader, et même à convaincre son mari, qu'elle doit accepter ce job. Dix jours plus tard, elle débarque à Lokichogio à bord d'un avion à hélices en provenance de Nairobi, la capitale du Kenya. L'aéroport de Lokichogio est recouvert d’une chape de chaleur moite, étouffante et poussiéreuse. Une demi-douzaine d'avions cargo délabrés, certains peints aux couleurs militaires, sont stationnés de l'autre côté du tarmac.
On y charge des sacs de céréales sur deux d'entre eux. Des travailleurs africains se rassemblent à l'ombre précaire des ailes des avions. Plusieurs petits avions monomoteurs de passagers sont regroupés autour du bâtiment en béton blanchi à la chaux, une pièce unique faisant office de terminal.
Pamela regarde autour d'elle. Le terrain est plat, mais plusieurs affleurements rocheux interrompent l'horizon désertique. C’est vert et boueux parce que c’est la saison des pluies. À l'extérieur de la clôture grillagée qui ceinture les bâtiments de l'aéroport, il y a une douzaine de femmes grandes et minces, à la peau noire charbon, vêtues de manteaux déchirés de couleur argile, noués sur une épaule. Chacune d'elles porte une douzaine d'anneaux métalliques autour du cou, étirant leur cou de façon anormale. Plusieurs portent des bébés en écharpe.
Un Africain du COF attend Pamela sur le tarmac à bord d'un Toyota Land Cruiser. Il s'appelle Joseph. Il lui semble sympathique avec son large sourire jovial. En passant devant les femmes, il hoche la tête d'un air désapprobateur :
— Des Turkanaises. Des primitives. Des fripouilles et des mendiantes... »
Pamela les trouve plutôt exotiques et romantiques. Le complexe des Nations Unies est proche de là. Un garde ouvre un portail pour les laisser entrer. Le chauffeur se gare devant un bâtiment bas, au toit de chaume et aux parois ouvertes.
Ils entrent dans le hall. Un panneau d'affichage à l'entrée informe des nouvelles et des annonces. Sous ce toit se trouve la réception, et une sorte de cafétéria. Une étagère dans un coin est remplie de romans de poche usagés. Comme Joseph, son chauffeur, l'Africain à la réception porte une chemise d'un blanc éclatant et l'accueille avec un large sourire.
— Ah oui, Madame Anders. Nous avons un très bel endroit où vous loger »
— Quand dois-je vous payer ?» Elle demande en signant le registre.
— Votre ONG prend en charge les frais, vous ne nous devez rien. »
— Par ici, madame »
Joseph porte ses bagages en babillant sans cesse tandis qu'ils marchent vers sa chambre. Il lui désigne le bar, tout proche de la réception. Une autre grande hutte au toit de chaume, sans parois sur les côtés. Au centre, un bar circulaire entouré de chaises hautes et de quelques tables. Plusieurs hommes sont attablés.
— Des pilotes, commente Joseph. Des Canadiens, Américains, Suisses, Suédois, Néerlandais, Russes, des pilotes... Il y a aussi des expatriés de quarante ONG et de six agences des Nations Unies qui vivent ici »
"Expatrié" c’est le terme utilisé par les Nations Unies pour désigner les employés expatriés, principalement européens et nord-américains, utilisés à Lokichogio et au Soudan.
Devant eux s'étend des rangées de tentes, alignées le long de larges allées sablonneuses bordées de rochers blanchis à la chaux, et ombragées par quelques acacias. Le soleil plombe sa chaleur intense.
— Douches et toilettes pour les femmes » Renseigne Joseph en désignant un bâtiment en parpaings au toit de tôle ondulée. À côté se trouve un autre bâtiment identique.
— Douches et toilettes pour les hommes. Parfois, il n'y a pas assez d'eau » Précise-t-il en riant. Joseph la conduit jusqu’à sa tente.
— Numéro 158. Retenez le numéro sur le panneau. On peut facilement se perdre. Toutes les tentes sont identiques... »
La porte est en bois et un avant-toit la protège des rayons du soleil. Le chauffeur ouvre la porte et lui tend la clé. Elle entre prudemment. Son bungalow à Lokichogio mesure environ trois mètres sur trois. Les murs et le toit sont en toile, mais le plancher est en bois. Le mobilier est sommaire, un lit de camp en toile recouvert d’une moustiquaire, une commode, une petite table et une chaise. Une ampoule nue pend au plafond, et une petite lampe est posée sur un tabouret qui fait office de table de chevet. Elle actionne l’interrupteur pour allumer la lampe. Aucun effet.
— L’électricité n’est disponible que de 18 heures à 23 heures tous les soirs » Précise Joseph.
La penderie est une simple barre de fer tendue entre deux sangles, suspendue au faîte de l’armature. Il règne une chaleur étouffante dans cette tente. Joseph enroule le rideau qui masque la moustiquaire qui sert de fenêtre, dans l’espoir d’aérer. Peine perdue. Pamela est en nage, son corsage colle à sa poitrine, ce qui attire le regard concupiscent de Joseph.
— Ici, vous êtes en sécurité, mais laissez votre argent et vos papiers en lieu sûr au bureau du COF. »
— Où se trouve le bureau du COF ? »
— Juste à l'extérieur de l'enceinte de l'ONU. Suivez le panneau. »
— Merci, Joseph. Je passerai au bureau après avoir déballé mes affaires et m'être rafraîchie un peu. »
— Besoin d’aide ? »
— Non, merci. Je vous remercie pour votre aide »
— Bien, madame. Bienvenue à Lokichogio. »
Les premières semaines sont difficiles. Elle se sent seule, car elle ne se fait pas facilement de nouveaux amis. Ses enfants lui manquent, plus que son mari. Elle a l'impression d'être tenue à l'écart par les autres expatriés du campement. L’ONG qu’elle représente a la réputation d'être moralisatrice. Elle n’a aucune vie sociale, elle ne fait aucune rencontre, ni amoureuse ni sexuelle. Travaillant pour une organisation religieuse rigoriste, elle se sent obligée de respecter ses principes stricts et fondamentalistes.
Elle travaille toute la journée, sept jours sur sept, elle passe tout son temps penchée sur les livres de comptes, s'efforçant de décrypter la comptabilité rocambolesque de sa devancière, pour regagner les faveurs des Nations Unies grâce à son organisation. Pour se changer les idées, en soirée, elle se rend quotidiennement à l'aéroport pour regarder les travailleurs africains charger les sacs de blé ou de médicaments dans les avions.
Pour supporter la chaleur, elle s'est acheté de nouveaux vêtements dans les petites boutiques de la rue principale qui traverse le village de Lokichogio. Deux jupes portefeuille en coton très fin qui s’arrêtent 5 cm au-dessus du genou, et deux chemisiers en étoffe vaporeuse. Elle s’est acheté aussi toute une panoplie de soutien-gorge et de culottes, fabriqués dans des matériaux les plus fins possible.
En fin de journée, la peau couverte de sueur, ces vêtements moulent ses formes en révélant beaucoup de détails, comme ses aréoles très sombres autour de ses tétons gonflés. Les travailleurs africains la dévisagent en échangeant des commentaires dans leur sabir, mais n’osent pas s’approcher d’elle, à cause de son regard d’acier et de sa réputation. Ils l’appellent respectueusement "Madame".
Une paire de sandales en cuir complète sa tenue. Les travailleurs africains du camp n’ont jamais vu de femme aussi scandaleusement désirable que cette femme-là.
Elle a arrêté de se maquiller. C’est devenu inconfortable à cause de la moiteur, alors elle utilise simplement une crème hydratante, et de la protection solaire. Elle ne se soucie guère de ses cheveux. Elle les garde propres quand il y a assez d'eau dans la douche, les peigne le matin et les attache en queue de cheval ou en couettes. Elle aime cette allure sans prétention, de mature sauvageonne, avec ses rides qui témoignent de son âge.
Elle aime être regardée et envisagée par les travailleurs africains. Elle adore son corps dans ses nouveaux vêtements. Elle savoure le bruissement de la jupe en coton léger, le soleil qui filtre à travers le tissu en dévoilant la silhouette de ses jambes, la maille aérienne du chemisier qui épouse l’orbe de ses seins, souvent collée par un voile de sueur. À quoi bon dissimuler ses atouts ? L’émotion procurée par les regards salaces des hommes lui permet de rêver lorsqu’elle regagne sa tente le soir. Et c’est en solitaire qu’elle se caresse en imaginant le scénario de robustes travailleurs africains qui se jettent sur elle pour la violer.
À peine 5 semaines après son arrivée, Pamela a réussi à démêler la comptabilité, et décide de se rendre sur le terrain, dans la partie Sud du Soudan, une région de la taille du Texas, peuplée d'environ 10 millions d’âmes. Elle souhaite visiter les lieux où les employés de l’organisation distribuent le matériel. Elle est curieuse de comprendre comment ils s’y prennent.
Pour se rendre au Soudan depuis Lokichogio, il est préférable de prendre l'avion. Les pistes sont en piteux état et la région n’est pas sûre. Les avions sont de vieux cargos délabrés, mis au rebut par les militaires. Il n'y a pas de siège passager à bord. Les passagers s’assoient sur des sortes de banquettes rabattables le long des parois de la soute. Pas de climatisation à bord. Même s’ils ne volent pas très haut, il faut s’habiller chaudement. Les avions sont lourdement chargés de denrées alimentaires, de médicaments, de matériels et de matériaux divers, tout ce dont une organisation humanitaire peut avoir besoin dans cette région. Parfois même, un vieux 4x4 en piteux état est acheminé par avion-cargo pour venir circuler sur les pistes du Soudan.
Il n'y a pas de vol régulier. À l'aéroport, on vous renseigne sur les horaires des vols pour votre destination, vous demandez à être embarqué, et vous montez à bord. Les pilotes vous déposent sur l'une des pistes en terre du sud du Soudan. Une fois votre travail terminé, vous contactez Lokichogio par radio pour réserver une place sur le prochain vol. Lorsqu’un avion cargo passe par là, il atterrit pour vous récupérer, en soulevant un nuage de poussière rouge sur la piste.
Avant de planifier un voyage, tous les expatriés prennent contact avec la sécurité de l'ONU pour savoir si la région est sûre, ou s’il y a des combats entre l’armée régulière et les rebelles.
Pamela passe une semaine entière à voyager d'un camp à un autre, en portant les mêmes vêtements chaque jour, sans pouvoir prendre de douche, en dormant sur des lits de camp dans des huttes improvisées, se nourrissant de ragoût de chèvre, accompagné de millet bouilli et de fèves. À chaque étape, elle rencontre des travailleurs africains, très grands et très maigres, qui la guident sur les sites de distribution.
De partout, ces hommes efflanqués ont les yeux qui brillent en contemplant ce corps de femme séduisante. Tous se permettent des compliments sur le galbe de ses seins et de ses hanches, en lui précisant bien qu’elle est faite pour procréer. Quand elle leur dit en riant qu’elle a deux enfants, ils ont une moue déçue en lui précisant bien qu’avec eux, elle en aurait beaucoup plus.
Elle termine son tour d’horizon à Rumbek, centre névralgique des opérations de l'ONU au Sud-Soudan. Là aussi, c’est un campement de tentes, une version miniature de Lokichogio, avec une piste d'atterrissage en terre, une cafétéria et son bar, installée dans une hutte ouverte, l'électricité le soir et, heureusement, un petit bâtiment en préfabriqué équipé de douches et de sanitaires. Elle y passe la nuit avant de rentrer à Lokichogio.
Pamela arrive à Rumbek dans l'après-midi. Après une douche et une toilette rapide, elle se dirige vers la cafétéria pour se restaurer. Le bar se trouve juste à côté, sous la même hutte. La vue des expatriés attablés au comptoir, sirotant des bières bien fraîches, l'attire comme un aimant.
— Au diable toutes ces simagrées religieuses ! Ça fait un mois que je n'ai pas bu une bonne bière. J’ai avalé des tonnes de poussière, il fait une chaleur étouffante et je meurs de soif. »
Elle s'assoit sur un tabouret juste à côté d'un jeune homme à l’allure plutôt sympathique et commande une bière en bouteille et un bol de cacahuètes salées. Elle engage sans peine la conversation avec le jeune homme assis à côté d'elle. Il est anglais, fraîchement diplômé de l'université où il a suivi des cours d’anthropologie sur les différentes cultures africaines. Il est d'une politesse excessive. Il l’appelle "Madame", comme si elle était une vieille femme. Elle a envie de mordre devant autant de déférence.
— Quel est ton prénom ?»
— Brian »
— Moi, c’est Pamela. On est collègue, on peut se tutoyer et s’appeler par nos prénoms !»
Le bar se vide. Au Soudan, faute de distractions, on se couche tôt. Les moustiques bourdonnent et l’électricité se coupe à 22 heures. Elle ressent un frisson d’excitation en parlant au jeune Brian. Tous ces hommes avec leurs regards lourds de sous-entendus, toutes ces propositions à peine voilées, tous ces gestes qui frôlent ont exacerbé sa libido. L’idée de lui faire l’amour lui traverse l’esprit, mais elle la chasse, consciente du risque d’humiliation qu’elle pourrait essuyer de la part d’un jeune homme qui pourrait la trouver trop vieille et peu attirante.
Soudain, Nancy surgit en garant près du bar sa Land Rover délabrée. Elle est accompagnée d’un fonctionnaire de l'ONU nommé Mark. Nancy vit à Lokichogio, où Pamela l’a déjà rencontrée. C’est une grande Anglaise maigrichonne d'une trentaine d'années, depuis longtemps en Afrique sub-saharienne, connue pour ses mœurs légères et son penchant pour les grands noirs bien membrés. Mark est lui aussi grand et mince, presque la trentaine, impeccablement vêtu d'un short et d'une chemise de brousse assortis. Bien que Suisse, il parle anglais avec un accent distingué, typique des écoles privées, qui contraste avec l'accent cockney de Nancy.
Nancy et Mark sont couverts de poussière, trempés de sueur et épuisés après une dure journée sur les pistes.
— Quel merdier ! On a le dos cassé par une journée de voyage, et en plus on arrive trop tard. La cafétéria est fermée, et toutes les tentes sont occupées. Saleté de brousse ! »
— Nancy, tu pourrais partager ma tente cette nuit. Et Mark, tu pourrais t’arranger avec Brian ? »
C’est Pamela qui propose d’une voix timide de s’arranger entre copains. Mais Nancy est d’un autre avis. Elle lui chuchote à l'oreille :
— Pourquoi ne dors-tu pas avec Brian ? J'ai un faible pour Mark. Et Brian est mignon... »
Nancy se tourne vers Brian. Elle est tout sauf timide :
— Brian, mon chéri, pourquoi ne nous prêtes-tu pas ta tente, à Mark et à moi ? Tu pourrais partager la couche de Pamela ? Ça ne la dérange pas... »
Pamela ne dit rien, elle ne proteste même pas, mais elle rougit fortement. L’idée d’avoir un séduisant jeune homme dans son lit ne la dérange pas, même sans relations sexuelles, mais présenté comme ça… Elle se sent lamentable ! Brian rougit fortement, lui aussi, ce qui la fait se sentir encore plus vieille, avant de sourire et répondre :
— Bien sûr, si cela ne te dérange pas, Pamela. »
Puisque tout le monde est majeur et consentant, Brian et Pamela finissent leurs bières d’un trait. Discrètement, Pamela prend une poignée de préservatifs dans le seau posé sur le bar, et les glisse dans son sac à main. L'ONU en distribue gracieusement sur tous ses sites. L’essentiel du personnel est jeune et vigoureux, mais imprudent. Il est nécessaire de se protéger.
Pamela se dirige vers sa tente tandis que Brian accompagne les deux autres vers la sienne, le temps de récupérer son sac à dos. La tente de Pamela contient deux lits de camp jumeaux, espacés d'un pas, chacun recouvert d'une moustiquaire, avec une lampe électrique qui sera bientôt éteinte pour la nuit. Elle se prépare pour la nuit en se demandant quoi mettre.
D'habitude, elle ne porte qu'un ample débardeur pour dormir, en laissant ses fesses à découvert. Avec cette chaleur, porter plus est inconfortable. À la faible lueur de l'unique ampoule, le débardeur lui semble suffisamment discret mais elle garde sa culotte pour accueillir Brian à son retour. Elle pourra toujours l'enlever plus tard… Brian l’appelle à travers le rabat de la tente :
— Es-tu décente ? »
— Oui, entre ! »
Pamela connait bien les hommes. Il y a son mari, bien sûr, qui partage sa vie depuis une vingtaine d’années, mais aussi une petite dizaine de rencontres, au fil des années, lors de déplacements professionnels, en l’absence de son mari. Et hors de son comté, elle ne veut pas risquer le scandale d'une relation extraconjugale dans leur petite communauté.
Son mari a des soupçons quant à sa moralité flexible, mais il apprécie trop les revenus qu'elle apporte à leur modeste foyer pour la confronter. Du moment qu’elle le respecte en ne faisant pas étalage de ses frasques dans leur propre communauté…
À des milliers de kilomètres de chez elle, l'éventualité d'un scandale ne la préoccupe pas, mais il y a toujours ce moment de gêne lorsqu’une femme se retrouve seule avec un homme pour la première fois. Ce moment avec Brian est particulièrement gênant, à cause de leur différence d’âge, car elle ne sait pas si une relation sexuelle est envisageable. Elle accueille Brian d'un sourire, face à lui, sans chercher à dissimuler sa silhouette sous son t-shirt ni sa culotte minimaliste. Il lui rend son sourire, un peu nerveux.
— Il nous reste quinze minutes avant l’extinction des lumières. On peut se coucher tout de suite, ou bavarder encore un peu. J'ai volé une poignée de cacahuètes... »
— On peut discuter en mangeant des cacahuètes, on n'a pas dîné ! »
Ils s’assoient chacun sur le bord de son lit, face à face, leurs genoux entremêlés. Elle lui tend un sachet de cacahuètes. Il en prend une poignée et lui rend le sachet.
— C'était tellement agréable de faire ta connaissance en discutant avec toi que j'ai oublié le repas »
Elle se détend un peu. Au moins, il s'intéresse à elle autant qu’elle s’intéresse à lui.
— J'ai besoin d’un répulsif anti-moustique sur les parties de mon dos que je ne peux pas atteindre. Tu peux m'en mettre ? Et après, je t'en mettrai aussi... »
Elle a un petit rire nerveux qui trahit son excitation.
— J'ai peur d'attraper le paludisme. Je m’enduis de répulsif et je dors sous une moustiquaire ! »
Elle lui tend le spray d'insectifuge. Il le prend, se lève et vient s’asseoir sur son lit, juste à côté d'elle. Elle se détourne, relève le bas de son t-shirt pour lui permettre d’enduire le bas de son dos. Ses mains glissent sous le fin tissu pour badigeonner le haut son dos, ses épaules et son cou. Ses mains insistent sur le haut de son corps car il sait pertinemment que les femmes apprécient les massages. Ses mains contournent le cou pour descendre le long de sa poitrine vers ses seins.
— Je ferais peut-être mieux de m'arrêter là » Pense-t-il.
C’est son tour. Il retire son t-shirt, dévoilant un torse presque imberbe. Ce détail plait beaucoup à Pamela. L'unique ampoule s'éteint tandis qu'elle masse le torse nu du garçon.
— Extinction des feux » Dit-elle, et le massage se transforme en caresse.
Leurs bouches se cherchent, se trouvent et ils s'embrassent avec passion. Elle se laisse aller en arrière pour s'allonger sous la douce pression de l’homme. Il l’enlace en s’allongeant sur elle. Elle cambre le dos, en pressant sa poitrine contre son torse.
— Oups ! Je me suis emmêlée dans la moustiquaire. Ne bouge pas, sinon on va la déchirer ! »
Elle retire la moustiquaire de dessous son dos.
— La vie dans la brousse est difficile ! » S'exclame-t-elle en riant nerveusement.
— Ce lit est vraiment petit » Regrette-t-il.
— J’ai peur que tout cela ne s’effondre sous notre poids. Évite tout mouvement brusque. »
— On tente le coup ? » Demanda-t-il.
— Je pense que oui. »
C’est ainsi qu’elle donne son consentement, l’air de rien, pour offrir au garçon ce corps qu’il désire. Il se lève dans la pénombre de la tente pour retirer ses vêtements. Elle a un bref instant de doute.
— Ce garçon est bien trop jeune pour moi, c’est une folie, je ne devrais pas. »
Brian est nu, il se fraye à tâtons un chemin à travers la moustiquaire pour s'allonger tout contre elle sur l'étroit lit. Il l'embrasse de nouveau, avec plus d’insistance, en la caressant. Il l’aide à retirer son t-shirt par-dessus sa tête, puis fait glisser sa culotte jusqu'à ses pieds.
— Es-tu confortablement installé ? » S’inquiète-t-elle.
— C'est trop serré côte à côte. Puis-je me mettre sur toi ? »
— Tu peux. Ça se fait comme ça... Souvent ! »
Ils rient ensemble tandis qu'il se faufile prudemment entre ses jambes écartées.
— Il te faut mettre un préservatif » Lui rappelle-t-elle.
— Comment vais-je faire pour enfiler un préservatif, alors que je suis allongé à plat ventre sur toi et que je ne peux pas bouger sans tomber du lit et déchirer la moustiquaire ? »
— Quand on veut, on peut, jeune homme. D’abord, il faut en trouver un. Mon sac qui contient des préservatifs est sous le lit. Fais attention, ta bite est beaucoup trop près de ma chatte ! »
— Je t'ai vu en ramasser plusieurs au bar. Je parie que tu savais ce qui va se passer... »
— Et moi qui pensais être discrète ! »
— Foutue moustiquaire » Râle-t-il.
Sa main tâte le sol, à la recherche du sac à main qui contient les précieux préservatifs. Il en sort un, le coince entre ses dents pour déchirer l’emballage.
— Donne-moi le préservatif et soulève-toi pour que je puisse passer mes mains et te le mettre » Propose-t-elle.
Il obéit, elle glisse ses mains entre leurs corps, trouve son pénis en érection, et enfile le préservatif.
— Ce n’est pas dur... Je veux dire à enfiler... Tu as une belle érection ! »
— Ma bite est prête. »
— J’aimerais être embrassée et caressée un peu avant. Et tu peux jouer avec mes seins. Romantique et sensuel, tu sais faire ? »
— Exigeante, n'est-ce pas ? »
— Privilège de l’âge et de l’expérience. Quel âge as-tu, au fait ? »
— Vingt-trois »
— Putain de Christ. Tu pourrais être mon fils ! »
— Waouh, c'est un langage fort grossier de la part de la dame de l'église. »
— C’est comme ça qu’ils m’appellent ? »
— Ouais »
La dame de l'église. Les expatriés l'appellent la dame de l'église !
— Pas étonnant que je ne sois jamais invitée à aucune fête. J'ai toujours essayé d'être un modèle de discrétion depuis mon arrivée à Lokichogio. Je pensais que c'était ce qu'on attendait de moi. J’espère que tu resteras discret sur ta bonne fortune, s'il te plaît. J'ai un mari et des enfants, et je travaille pour une organisation à but religieux. Je ne peux pas être mêlée à un quelconque scandale. »
— Je garde mes lèvres scellées, comme tes jambes. Peut-être pourrais-tu les écarter davantage ? »
— Je vais essayer... »
Elle écarte les jambes en repliant ses genoux. Instantanément, il la pénètre durement. Elle halète.
— Ouille ! Tu pourrais être plus doux, brute ! »
— Je n'ai pas eu de relations sexuelles depuis plusieurs mois. »
— Moi non plus. »
Ça ne dure que quelques coups, puis il frissonne et s'arrête. Haletant, le souffle court dans son cou, il lui demande :
— Tu as eu le temps de jouir ? Désolé, j'ai été beaucoup trop rapide. »
— Non, pas du tout. Tu es effectivement beaucoup trop rapide. »
Elle apprécie qu'il se soucie de son plaisir, mais elle n’y trouve pas son compte.
— Ne t'inquiète pas, je récupère rapidement. On pourra faire un second tour ? J'étais trop impatient. Je suis désolé. »
— Ne t'excuse pas. Un homme dur, c'est bien aussi » Répond-t-elle en riant.
— Mais tu m'écrases, et il fait chaud. Je n'arrive plus à respirer. »
— Oh, pardon. »
Il se redresse et manque tomber du lit étroit. Il s'assoit sur le bord.
— J'ai envie de faire pipi ! Tout de suite »
— Moi aussi. J'ai trop bu. J'ai une lampe de poche. Allons aux toilettes. »
Elle fouille dans son sac à dos pour en sortir une de ses jupes portefeuille et remettre son t-shirt. Brian enfile un short kaki et un t-shirt. Elle ouvre le rabat de la tente et sort dans la nuit sans lune.
— Referme vite le rabat pour que les moustiques n'entrent pas. »
Main dans la main, la lampe torche éclaire le chemin, ils longent la rangée de tentes silencieuses jusqu'aux sanitaires. Le campement est plongé dans un calme parfait. Personne ne bouge. Des millions d'étoiles brillent au-dessus de leurs têtes. Ils s'embrassent, puis elle entre dans les sanitaires des femmes, et lui dans ceux des hommes. Dans cette enceinte plongée dans l'obscurité, seuls les sanitaires bénéficient d’un peu de lumière. Elle urine encore dans les toilettes lorsque Brian la rejoint. Elle a un hoquet de surprise, puis lui murmure :
— Que fais-tu ? Tu ne devrais pas être là. Quelqu’un pourrait entrer. »
— Tout le monde dort. Et j’ai très envie de te baiser... Ici... Maintenant !»
Il s’approche d’elle, glisse sa main entre ses cuisses, et ses doigts explorent sous sa robe. Il l’embrasse sur les lèvres en la caressant intimement.
— On ne peut pas faire ça sur le sol des toilettes. C'est dégoûtant !»
Elle proteste, mais il se contente de rire.
— Tu as une façon si perverse de donner ton accord. Ce sera une première pour moi. Je n’ai jamais baisé une femme dans des toilettes publiques !»
— Et je n'ai jamais été baisée dans des toilettes publiques !»
Elle ne peut pas se fâcher contre lui car elle a très envie de lui succomber. Elle préfère en rire.
— Cela aura un petit côté exhibitionniste. Penche-toi sur le lavabo, je vais te prendre en levrette »
Son pénis sort déjà de son short, en pleine érection. Il l'embrasse amoureusement, puis la retourne. Docile, elle se penche sur le lavabo. Il se presse contre elle en pliant les genoux.
— J'aime bien ton cul blanc. Il n'a jamais vu la lumière du soleil... »
— Tu n'en sais rien. Ferme-la et baise-moi, avant que quelqu'un n'entre... »
Il sort un préservatif de sa poche, l’enfile, puis son pénis effleure son anus tandis qu'elle remue ses hanches pour l'aider à s’aligner. Il la pénètre plus délicatement cette fois.
— Je veux être sûr que tu jouisses cette fois » Lui promet-il.
— C'est gentil de penser à moi. Je jouirai… si tu es capable de tenir plus de trois coups de bite... »
— Je m’excuse pour mes performances insatisfaisantes jusqu’à présent. Je vais me rattraper »
Elle se regarde dans le miroir. La tête de Brian posée sur son épaule, elle a ses lèvres entrouvertes, et ses longs cheveux ébouriffés retombent en mèches sur son visage. Les rides de son visage sont bien marquées. Elle pense qu’elle est dans un sale état. Les mains de Brian se glissent sous son T-shirt, empaument sa poitrine qui se balance au rythme de ses coups, son pénis pénètre profondément en elle.
— Tu es la plus belle femme du monde. »
Elle pense que c’est un baratineur, mais son mensonge lui fait un bien fou. Elle se regarde dans le miroir.
— Je ne me suis jamais regardée en train de me faire baiser. C'est intéressant... »
— Je suis d'accord. C'est intéressant. »
La voix vient de l'entrée. C’est Nancy qui surgit. Elle se tient sur le seuil, peu habillée, les mains sur les hanches, un sourire amusé aux lèvres. Ils se tournent tous les deux vers elle, et s’immobilisent. Nancy s’avance, frôle les fesses de Brian de sa main baladeuse, et se dirige vers une cabine :
— Ne vous dérangez pas pour moi, j’en ai vu d’autres. Vous avez l'air de bien vous amuser. Mais j'ai une envie pressante. »
Elle claque la porte derrière elle. Un instant plus tard, ils entendent le bruit du jet d'urine qui éclabousse la cuvette.
— Oh mon Dieu, je suis tellement gênée » S’exclame Pamela.
— Ta réputation de dame d’église est ruinée. Continuons-nous ? »
Il accompagne sa question d’un long coup de son pénis qui la fait gémir. Brian recommence à la baiser sans cesser de lui peloter les seins.
— Si ça se sait, ils vont sûrement me virer. Nancy ? »
— Oui ? » Répond Nancy depuis la cabine des toilettes.
— Pourrais-tu garder la porte pendant que nous terminons ? »
— Avec plaisir, chérie »
Nancy sort des toilettes en remontant sa culotte, donne une tape sur les fesses nues de Brian en passant, et se place devant la porte.
— Je n'aurais jamais cru te voir faire ça. Tu caches bien ton jeu, Pamela !»
— Garde la porte, s'il te plaît, et empêche les curieux d'entrer »
Elle tourne la tête vers Brian, son pénis toujours profondément enfoncé en elle.
— Ne perds pas de temps, baise-moi. Si tu le peux. »
— Oui, je peux. Tu es bien audacieuse. »
— Crois-moi, je ne suis pas une sainte nitouche. »
— Je commence à m'en rendre compte. »
— Tais-toi. Essayons de profiter du moment. »
— Et en plus, tu es autoritaire. »
— Tu n’es qu’un gamin, tu as besoin d'être guidé.»
— Je fais entrer et sortir mon pénis en toi sans aucune difficulté. Es-tu prête ?»
— Presque. Retiens-toi encore un peu, si tu peux. J'y suis presque. »
Il interrompt ses pénétrations profondes pour la laisser agiter ses hanches sur son pénis.
— Allez, viens maintenant. Baise-moi fort !»
Et c’est ce qu’il fait. Ses mains agrippent ses hanches. Son ventre claque contre les fesses blanches. Son pénis s'enfonce en elle dans un bruit de piston sonore. Ses seins sont écrasés contre la faïence du lavabo tandis qu'il la penche en avant pour la perforer toujours plus profondément. Elle atteint l'orgasme, ses hanches s’agitent, ses jambes tremblent tandis qu'elle cherche désespérément son souffle en hoquetant, les parois de son vagin brûlant de fièvre enserrent chaque centimètre de ce pénis en elle,
Elle sent ses genoux fléchir au moment où sa raison vacille, tout son système nerveux s’enflamme, elle se cambre en poussant ses fesses blanches contre l’homme qui la conquiert. Ses nerfs exacerbés par des semaines de frustration se relâchent enfin, elle redevient la dame de l’église.
— Oh, merci, c'était bien. Vraiment bien. Merci. J'en avais besoin !»
— C’est mon plaisir, chère dame » Répond-t-il, haletant.
— Très divertissant » Admet Nancy depuis la porte des sanitaires.
Pamela tourne la tête vers Nancy qu’elle avait presque oubliée. Elles rient ensemble. Puis s’adressant à Brian :
— Tu peux me lâcher, tu sais. Je suis grande maintenant, je peux me tenir debout toute seule !»
— Oh, pardon. J'apprécie la douceur de ton vagin. »
Brian retire son pénis, enlève le préservatif rempli de sperme, entre dans les toilettes et on l’entend tirer la chasse. Il ressort en refermant sa braguette. Pamela se redresse, lisse sa robe et recouvre sa poitrine avec son t-shirt. Sa chatte est poisseuse, son conduit vaginal la démange, mais elle se regarde dans le miroir en tentant de remettre en place ses mèches plaquées par la sueur.
— Je suis tellement gênée de m’être donnée en spectacle !» Confie-t-elle à Nancy.
Nancy se rapproche d'elle, l’enlace et l'embrasse à pleine bouche.
— J'aimerais que l’on soit amies. Tu veux bien ?»
Elle se tourne vers Brian.
— Toi aussi, je veux être ton amie, et même plus si tu veux de moi »
Elle sort des sanitaires en lançant une dernière remarque :
— Bon, on va voir si je peux dormir après ça. Je vais peut-être devoir réveiller Mark !»
— Retournons à notre tente » Dit Pamela à Brian.
— J’ai encore envie. Puis-je te baiser encore une fois ? »
— Non ! Je suis fatiguée et j'ai besoin de sommeil. »
— Demain matin ?»
Sans répondre, elle se blottit contre lui et l'embrasse amoureusement sur la bouche. Puis elle prend sa main, et l’entraîne en silence dans l'obscurité jusqu'à leur tente.
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