La femme du Vizir
Récit érotique écrit par Karim Bali [→ Accès à sa fiche auteur]
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La femme du Vizir
PRESENTATION DES PERSONNAGES
Le Calife Al-Wathiq
Abū Jaʿfar Hārūn al-Wāthiq bi-Llāh, Calife de la dynastie Abbasside, souverain des croyants, maître absolu de Bagdad, ombre d'Allah sur terre. Son corps est une étendue de chair opulente, portent le poids d’une existence dédiée aux plaisirs. Ses mains, douces et potelées, trahissent une délicatesse inattendue, capable d’écrire des vers envoûtants ou de caresser une peau avec une précision diabolique. Mais c’est entre ses cuisses, dissimulé sous des replis de graisse savamment arrangés, que réside son plus grand mystère : un membre d’une longueur et d’une épaisseur prodigieuses, courbé comme un cimeterre damasquiné, connu seulement des femmes de son harem, qui en parlent en murmures extasiés, évoquant des tourments délicieux et des extases interdites.
Al-Wathiq est un prince généreux envers ses sujets : il construit des fontaines, finance des écoles, et verse des aumônes aux mendiants. Mais dans l’intimité de ses appartements, il s’adonne sans retenue aux plaisirs de la chair. Il aime les mets raffinés où se mêlent le miel et les épices brûlantes, les vins capiteux, et surtout, les femmes. Il les choisit avec un soin méticuleux : des vierges pour la plupart, éduquées, intelligentes, aux corps souples et aux esprits vifs. Il les acquiert pour son harem, veillant à ce qu’elles ne soient pas mariées – sauf de rares exceptions, quand une beauté envoûtante ou une ruse exceptionnelle le séduit. Il n’est pas cruel, mais insatiable, un amant qui donne autant qu’il prend, mais dont les plaisirs restent voilés aux yeux du monde.
Le Vizir Muhammad ibn al-Zayyat
L’ombre du trône, le tisseur d’intrigues, l’homme qui calcule chaque souffle du pouvoir.
Sa silhouette est élancée, presque trop parfaite, sculptée pour plaire. Ses yeux noisette, aux reflets dorés, sourient avant sa bouche et se durcissent avant ses mots.
Ibn al-Zayyat est un maître de la manipulation. Il s’attribue les mérites d’autrui avec une grâce désinvolte, vole les idées pour les présenter comme siennes devant le Calife. Cupide jusqu’à l’impensable, il monnaye les postes et les silences, amassant des fortunes. Il n’est pas cruel par plaisir, mais pragmatique : il manipule, négocie, sacrifie ce qu’il faut pour grimper. Sa femme, Layla, est son joyau le plus précieux – un atout qu’il utilise sans scrupules, convaincu que son intelligence le protège de toute chute.
Layla bint al-Qadi
La perle de Bassora, l’épouse en apparence soumise, mais dont l’esprit est une lame affûtée.
Son corps est une symphonie de courbes gracieuses : des hanches généreuses, une taille fine comme une tige de roseau, des épaules droites qui trahissent une force intérieure. Sa peau, dorée aux reflets cuivrés, évoque les sables du désert au couchant. Ses cheveux, noirs et épais, sont toujours relevés en un chignon sophistiqué, d’où s’échappent des mèches rebelles encadrant un visage aux traits fins – des pommettes hautes, une bouche pulpeuse, et surtout, des yeux verts, froids et brillants comme des émeraudes sous l’eau. Ses mains, sont fines et agiles. Elle porte des robes simples mais luxueuses, en soie, et un parfum floral de jasmin, teinté d’une note métallique, comme si elle cachait une arme sous ses atours.
Layla est intelligente et calculatrice. Elle feint la soumission devant son mari, mais dirige les conversations avec une précision chirurgicale. Elle n’oublie rien, ne pardonne pas sans raison, et rend les coups avec intérêts. Elle méprise la faiblesse, et admire le pouvoir lorsqu’il s’exerce avec élégance. Quand elle accepte les propositions de son mari, c’est avec une réticence feinte, car elle voit toujours plus loin que lui. Elle est une stratège, une femme qui transforme les pièges en opportunités, et qui, une fois éveillée à un plaisir supérieur, ne se contentera plus de l’ombre.
LA CHUTE DU CALIFE AU HAMMAM
Le hammam privé du Calife, enveloppé de vapeurs chaudes et parfumées au bois de santal, était son sanctuaire. Ce jour-là, sous les mosaïques chatoyantes représentant des jardins paradisiaques, il glissa sur le marbre poli, une douleur fulgurante lui transperçant le dos. Ses eunuques accoururent, leurs voix affolées résonnant dans la brume, mais aucun n’osa le toucher aux endroits intimes.
— « Majesté ! Laissez-nous vous aider ! »
Ils le soutinrent avec précaution, leurs mains tremblantes évitant les zones sensibles. Le Vizir, présent pour une audience informelle, se précipita, aidant à le redresser.
— « Tenez bon, Majesté. Appuyez-vous sur moi. »
Ensemble, avec les femmes du harem qui veillaient à l’entrée – des silhouettes voilées aux yeux inquiets –, ils l’accompagnèrent jusqu’à son lit de repos, une couche de soie et de coussins dans une alcôve adjacente.
Les grands médecins de Bagdad furent convoqués : herboristes aux barbes grises, savants aux fioles remplies de décoctions amères. Ils appliquèrent des cataplasmes de menthe et de camphre, massèrent avec des pierres chaudes, murmurèrent des prières. Rien n’y fit. La douleur persistait, irradiant des reins aux épaules, transformant chaque mouvement en supplice.
Un médecin, un viel homme aux yeux perçants venu de Perse, s’inclina enfin.
— « Majesté, vos muscles sont noués comme les racines d’un arbre ancien. Un massage expert, dans la chaleur du hammam, pourrait seul les délier. Mais il faut des mains habiles, qui osent toucher les points sacrés sans crainte. »
Le Calife, les dents serrées, hocha la tête.
— « Aucun homme n’osera me toucher ainsi. Trouvez une femme experte. Je paierai dix mille dinars en or à celle qui me soulagera. »
Le Vizir, à ces mots, sentit une idée germer – un génie cupide qui se retournerait bientôt contre lui.
PROPOSITION INDÉCENTE
Ce soir-là, dans leurs appartements aux murs tapissés de soieries persanes, le Vizir aborda Layla. Elle était assise près d’une lampe à huile, ses doigts fins brodant une tunique, son visage serein masquant une vigilance constante.
— « Sa Majesté a glissé au hammam, Layla. Son dos le tourmente. Il offre dix mille dinars à une femme experte en massages. »
Elle posa son aiguille, leva ses yeux verts sur lui, un sourire ironique aux lèvres.
— « Et tu penses à moi ? Depuis quand suis-je une guérisseuse de dos royaux ? »
Il posa une main sur son genou, sa voix suave comme du miel empoisonné.
— « Tes mains sont magiques, ma perle. Dix mille dinars – une fortune pour nous. Assez pour un palais, des jardins, une vie sans contraintes. »
Elle se leva, s’approcha de la fenêtre, contemplant les lumières de Bagdad.
— « Tu veux que je touche le Calife ? Que je le voie nu dans le hammam ? N’as-tu pas peur, Muhammad, que le haram s’invite entre lui et moi ? Que son… instrument légendaire ne me tente ? »
Il rit, un son forcé.
— « Les rumeurs exagèrent, Layla. Le Calife n’a presque rien là-dessous – à peine une cacahuète enfouie dans ses plis. C’est une opportunité, pas un risque. »
Elle le fixa longuement, ses lèvres pulpeuses se pinçant en un sourire froid.
— « Tu es un idiot ambitieux, mon mari. J’accepte à une condition, tu dois être présent. Vu le poids du Calife, tu pourras m’assister, si besoin. »
DÉSIRS ET HUMILIATION
Le lendemain, le hammam était prêt : vapeurs épaisses, parfums de rose et de gingembre, un lit de marbre chauffé au centre. Le Calife s’allongea sur le ventre, nu, sa chair imposante luisant sous la lumière filtrée des vitraux. Le Vizir se tenait près de la porte, entouré d’eunuques silencieux, les mains crispées.
Layla entra, vêtue d’une tunique de lin transparent, mouillée par l’humidité ambiante, collant à ses courbes comme une seconde peau. Ses cheveux, relevés en un chignon haut, dégageaient son cou gracile, perlé de sueur. Elle portait un flacon d’huile – un mélange aphrodisiaque de nard, de cannelle et de gingembre, connu pour ses vertus curatives… et enivrantes.
Elle s’inclina.
— « Majesté, votre Vizir m’a dit que votre dos était une carte de vos souffrances. Permettez-moi de la redessiner avec mes mains. »
Le Calife, les yeux mi-clos, sourit.
— « Une femme qui parle de cartes… J’aime déjà. Commence par les épaules, là où le monde pèse le plus lourd. »
Elle versa l’huile sur ses paumes, la réchauffa, puis posa ses doigts sur la peau du Calife. Elle massa avec fermeté, dénouant les muscles noués, glissant des épaules aux reins. Le Calife soupira de soulagement, puis un frémissement le parcourut.
Sous les plis de sa chair, quelque chose remua.
Layla recula légèrement, baissa les yeux, et un rire étouffé lui échappa.
— « Majesté… Est-ce que… est-ce bien ce que je crois ? »
Le Calife ouvrit les paupières, un sourire malicieux aux lèvres.
— « Tu es la première à le découvrir ainsi, sans ordre. Qu’en penses-tu, ma perle ? »
Incrédule, elle posa sa main sur le membre, le souleva, le pesa. Il était long comme son avant-bras, épais comme son poignet, courbé comme un cimeterre forgé par les djinns. Elle le comparait mentalement à celui de son mari – rien à voir. Une ombre face à un soleil.
— « Par les djinns… (elle rit, presque fascinée) C’est comme un sceptre divin. »
Le Vizir, pâle comme un mort, avança d’un pas tremblant.
— « Majesté… (il avala sa salive) Cette femme… c’est… (il ferma les yeux, puis les rouvrit, résigné) C’est ma femme. »
Un silence pesant s’abattit.
Layla s’interrompit.
Le Calife éclata d’un rire riche et triomphant.
— « Ton épouse, Muhammad ? (Il rit encore) Tu m’offres ta propre femme comme masseuse ? »
Le Vizir, la voix brisée :
— « Majesté, je… je ne savais pas que cela irait si loin. »
Layla, froide, se tourna vers lui.
— « Tu m’as vendue pour dix mille dinars. » Puis, au Calife : « Majesté, puis-je continuer ? »
Le Calife hocha la tête, amusé et excité.
— « Bien sûr. Après tout, ton mari t’a offerte. »
LA LEÇON D’HUMILIATION
Layla reprit son massage, mais cette fois, elle ne cachait plus son plaisir. Elle caressa le membre du Calife avec une audace calculée, ses doigts glissant de la base à la pointe, sentant sa dureté pulser sous ses paumes. Le Calife gémit, ses mains potelées agrippant le marbre.
— « Continue, ma perle… (sa voix était rauque) Honore-le comme il le mérite. »
Elle se pencha, sa bouche effleura la pointe, léchant le sel de la sueur mêlé à l’huile aphrodisiaque. Puis, elle l’engloutit progressivement, sa langue tourbillonnant, suçant avec une avidité croissante, variant les rythmes – lent et profond, puis rapide et taquin.
Le Calife haleta, son corps massif tremblant.
Layla leva les yeux vers son mari, son expression un mélange d’extase et de défi.
— « Regarde bien, mon mari. (Elle serra le Calife, qui gémit) Voilà ce qu’est un vrai homme. »
Le Vizir, les poings serrés, une veine battant à sa tempe :
— « Par pitié, arrête ! »
Mais le Calife, rauque :
— « Non, Muhammad. Laisse-la finir. C’est ton idée, assume. »
Layla se redressa, enjamba le Calife, et s’empala lentement sur lui. Un cri étouffé lui échappa alors que la courbure la remplissait, étirant ses chairs dans une douleur exquise qui se muait en plaisir dévorant.
Elle commença à bouger, d’abord avec douceur, roulant des hanches en cercles, puis plus vite, chevauchant avec une ardeur croissante, variant les angles pour que la courbure touche des points intimes inexplorés. Ses gémissements montèrent crescendo, syncopés aux halètements du Calife, qui agrippa ses cuisses, guidant le rythme.
Chaque mouvement était un coup pour le Vizir : voir Layla, les yeux mi-clos d’extase, ses seins se soulevant au gré des va-et-vient, son corps luisant de sueur, prenant un plaisir palpable, criant « Majesté… plus profond ! » – c’était l’humiliation suprême.
Il tomba à genoux, suppliant :
— « Arrêtez cette supercherie ! »
Layla, haletante, le fixa avec un sourire cruel :
— « C’est ton idée, mon mari. J’assume les conséquences. Je sers Sa Majesté… et je m’en sers pour mon plaisir. »
Elle accéléra, ses cris culminant en un orgasme violent, son corps tremblant contre celui du Calife, qui rugit à son tour, se déversant en elle.
LA CHUTE DU VIZIR
Épuisée mais triomphante, Layla se releva, ajusta sa tunique trempée.
— « Majesté, votre dos va mieux ? »
Le Calife, repu et souriant :
— « Je ne sens plus rien, ma perle. » Il jeta une bourse lourde au Vizir. « Tiens, Muhammad. Dix mille dinars. Et la prochaine fois, ne me cache pas tes joyaux. »
Le Vizir ramassa la bourse, les doigts tremblants, son monde effondré.
Layla murmura à son oreille, voix glacée :
— « Tu as voulu jouer avec les rois, mon mari. Maintenant, paie le prix. »
Elle sortit, laissant derrière elle un homme brisé, rongé par la jalousie et l’humiliation, et un Calife guéri, qui savourait déjà d’autres plaisirs.
ÉPILOGUE : L'OFFRE DU CALIFE
Le lendemain, alors que le soleil de Bagdad filtrait à travers les vitraux colorés du palais, le Calife fit mander Layla dans ses appartements privés. Elle entra, vêtue d’une robe de soie ivoire, ses cheveux noirs relevés en un chignon sophistiqué, ses yeux verts froids et brillants comme des émeraudes sous la lumière.
Le Calife était allongé sur un divan de coussins brodés d’or, un plateau de dattes fourrées au miel et de vin de palme posé à côté de lui. Il la détaila des pieds à la tête, un sourire lent et satisfait aux lèvres.
— « Layla… (il prit une datte, la porta à ses lèvres) Tu m’as guéri hier. Pas seulement le dos. (Il croqua le fruit, savourant) Tu m’as rappelé ce que c’est que de vivre. »
Elle s’inclina, élégante et distante.
— « Majesté, je ne suis qu’une humble servante. »
Il rit, un son grave et sensuel.
— « Humble ? Non. (Il se redressa légèrement) Tu es une perle rare, Layla. Une femme qui sait donner du plaisir… et le prendre. »
Il fit une pause, la fixant avec intensité.
— « Je veux t’offrir un pavillon privé. Un lieu où seul je viendrai, où tu seras reine. (Un sourire en coin) À une condition. »
Elle releva le menton, intriguée.
— « Laquelle, Majesté ? »
— « Que ton mari assiste. (Il rit doucement) Pour qu’il voie ce qu’il a perdu… et ce que tu as gagné. »
Un silence s’installa. Layla réfléchit, ses doigts effleurant le tissu de sa robe.
— « Un pavillon… rien que pour moi ? »
— « Et pour moi seul, oui. (Il prit une gorgée de vin) Tu auras des servantes, des parfums, des soieries. Tout ce que ton cœur désire. »
Elle sourit, un sourire lent et calculé.
— « Et si je refuse ? »
Il haussa les épaules, amusé.
— « Alors tu retourneras à ton mari. (Un rire bas) Mais quelque chose me dit que tu ne le feras pas. »
Elle s’avança, s’agenouilla devant lui, posant une main sur son genou.
— « Majesté, je veux une autre condition. »
— « Laquelle ? »
— « Que mon mari ne me touche plus. (Ses yeux brillèrent) Que je sois à toi seul. »
Le Calife éclata de rire, ravit.
— « Accordé, ma perle. (Il lui tendit une coupe de vin) Bienvenue dans ton nouveau royaume. »
Elle prît la coupe, leurs doigts s’effleurant.
— « Alors je suis votre courtisane favorite, Majesté ? »
— « Non. (Il la fixa, sérieux) Tu es plus que ça. Tu es la seule qui ait jamais défié mon harem. Et ça… (il sourit) ça mérite une place à part. »
Elle but une gorgée, puis posa la coupe.
— « Quand puis-je emménager ? »
— « Dès ce soir. (Il se pencha vers elle, murmurant) Et ton mari… (un rire) il sera invité à te regarder chaque fois que je le désirerai. »
Elle sourit, triumphante.
— « Qu’il en soit ainsi, Majesté. »
FIN
Le Calife Al-Wathiq
Abū Jaʿfar Hārūn al-Wāthiq bi-Llāh, Calife de la dynastie Abbasside, souverain des croyants, maître absolu de Bagdad, ombre d'Allah sur terre. Son corps est une étendue de chair opulente, portent le poids d’une existence dédiée aux plaisirs. Ses mains, douces et potelées, trahissent une délicatesse inattendue, capable d’écrire des vers envoûtants ou de caresser une peau avec une précision diabolique. Mais c’est entre ses cuisses, dissimulé sous des replis de graisse savamment arrangés, que réside son plus grand mystère : un membre d’une longueur et d’une épaisseur prodigieuses, courbé comme un cimeterre damasquiné, connu seulement des femmes de son harem, qui en parlent en murmures extasiés, évoquant des tourments délicieux et des extases interdites.
Al-Wathiq est un prince généreux envers ses sujets : il construit des fontaines, finance des écoles, et verse des aumônes aux mendiants. Mais dans l’intimité de ses appartements, il s’adonne sans retenue aux plaisirs de la chair. Il aime les mets raffinés où se mêlent le miel et les épices brûlantes, les vins capiteux, et surtout, les femmes. Il les choisit avec un soin méticuleux : des vierges pour la plupart, éduquées, intelligentes, aux corps souples et aux esprits vifs. Il les acquiert pour son harem, veillant à ce qu’elles ne soient pas mariées – sauf de rares exceptions, quand une beauté envoûtante ou une ruse exceptionnelle le séduit. Il n’est pas cruel, mais insatiable, un amant qui donne autant qu’il prend, mais dont les plaisirs restent voilés aux yeux du monde.
Le Vizir Muhammad ibn al-Zayyat
L’ombre du trône, le tisseur d’intrigues, l’homme qui calcule chaque souffle du pouvoir.
Sa silhouette est élancée, presque trop parfaite, sculptée pour plaire. Ses yeux noisette, aux reflets dorés, sourient avant sa bouche et se durcissent avant ses mots.
Ibn al-Zayyat est un maître de la manipulation. Il s’attribue les mérites d’autrui avec une grâce désinvolte, vole les idées pour les présenter comme siennes devant le Calife. Cupide jusqu’à l’impensable, il monnaye les postes et les silences, amassant des fortunes. Il n’est pas cruel par plaisir, mais pragmatique : il manipule, négocie, sacrifie ce qu’il faut pour grimper. Sa femme, Layla, est son joyau le plus précieux – un atout qu’il utilise sans scrupules, convaincu que son intelligence le protège de toute chute.
Layla bint al-Qadi
La perle de Bassora, l’épouse en apparence soumise, mais dont l’esprit est une lame affûtée.
Son corps est une symphonie de courbes gracieuses : des hanches généreuses, une taille fine comme une tige de roseau, des épaules droites qui trahissent une force intérieure. Sa peau, dorée aux reflets cuivrés, évoque les sables du désert au couchant. Ses cheveux, noirs et épais, sont toujours relevés en un chignon sophistiqué, d’où s’échappent des mèches rebelles encadrant un visage aux traits fins – des pommettes hautes, une bouche pulpeuse, et surtout, des yeux verts, froids et brillants comme des émeraudes sous l’eau. Ses mains, sont fines et agiles. Elle porte des robes simples mais luxueuses, en soie, et un parfum floral de jasmin, teinté d’une note métallique, comme si elle cachait une arme sous ses atours.
Layla est intelligente et calculatrice. Elle feint la soumission devant son mari, mais dirige les conversations avec une précision chirurgicale. Elle n’oublie rien, ne pardonne pas sans raison, et rend les coups avec intérêts. Elle méprise la faiblesse, et admire le pouvoir lorsqu’il s’exerce avec élégance. Quand elle accepte les propositions de son mari, c’est avec une réticence feinte, car elle voit toujours plus loin que lui. Elle est une stratège, une femme qui transforme les pièges en opportunités, et qui, une fois éveillée à un plaisir supérieur, ne se contentera plus de l’ombre.
LA CHUTE DU CALIFE AU HAMMAM
Le hammam privé du Calife, enveloppé de vapeurs chaudes et parfumées au bois de santal, était son sanctuaire. Ce jour-là, sous les mosaïques chatoyantes représentant des jardins paradisiaques, il glissa sur le marbre poli, une douleur fulgurante lui transperçant le dos. Ses eunuques accoururent, leurs voix affolées résonnant dans la brume, mais aucun n’osa le toucher aux endroits intimes.
— « Majesté ! Laissez-nous vous aider ! »
Ils le soutinrent avec précaution, leurs mains tremblantes évitant les zones sensibles. Le Vizir, présent pour une audience informelle, se précipita, aidant à le redresser.
— « Tenez bon, Majesté. Appuyez-vous sur moi. »
Ensemble, avec les femmes du harem qui veillaient à l’entrée – des silhouettes voilées aux yeux inquiets –, ils l’accompagnèrent jusqu’à son lit de repos, une couche de soie et de coussins dans une alcôve adjacente.
Les grands médecins de Bagdad furent convoqués : herboristes aux barbes grises, savants aux fioles remplies de décoctions amères. Ils appliquèrent des cataplasmes de menthe et de camphre, massèrent avec des pierres chaudes, murmurèrent des prières. Rien n’y fit. La douleur persistait, irradiant des reins aux épaules, transformant chaque mouvement en supplice.
Un médecin, un viel homme aux yeux perçants venu de Perse, s’inclina enfin.
— « Majesté, vos muscles sont noués comme les racines d’un arbre ancien. Un massage expert, dans la chaleur du hammam, pourrait seul les délier. Mais il faut des mains habiles, qui osent toucher les points sacrés sans crainte. »
Le Calife, les dents serrées, hocha la tête.
— « Aucun homme n’osera me toucher ainsi. Trouvez une femme experte. Je paierai dix mille dinars en or à celle qui me soulagera. »
Le Vizir, à ces mots, sentit une idée germer – un génie cupide qui se retournerait bientôt contre lui.
PROPOSITION INDÉCENTE
Ce soir-là, dans leurs appartements aux murs tapissés de soieries persanes, le Vizir aborda Layla. Elle était assise près d’une lampe à huile, ses doigts fins brodant une tunique, son visage serein masquant une vigilance constante.
— « Sa Majesté a glissé au hammam, Layla. Son dos le tourmente. Il offre dix mille dinars à une femme experte en massages. »
Elle posa son aiguille, leva ses yeux verts sur lui, un sourire ironique aux lèvres.
— « Et tu penses à moi ? Depuis quand suis-je une guérisseuse de dos royaux ? »
Il posa une main sur son genou, sa voix suave comme du miel empoisonné.
— « Tes mains sont magiques, ma perle. Dix mille dinars – une fortune pour nous. Assez pour un palais, des jardins, une vie sans contraintes. »
Elle se leva, s’approcha de la fenêtre, contemplant les lumières de Bagdad.
— « Tu veux que je touche le Calife ? Que je le voie nu dans le hammam ? N’as-tu pas peur, Muhammad, que le haram s’invite entre lui et moi ? Que son… instrument légendaire ne me tente ? »
Il rit, un son forcé.
— « Les rumeurs exagèrent, Layla. Le Calife n’a presque rien là-dessous – à peine une cacahuète enfouie dans ses plis. C’est une opportunité, pas un risque. »
Elle le fixa longuement, ses lèvres pulpeuses se pinçant en un sourire froid.
— « Tu es un idiot ambitieux, mon mari. J’accepte à une condition, tu dois être présent. Vu le poids du Calife, tu pourras m’assister, si besoin. »
DÉSIRS ET HUMILIATION
Le lendemain, le hammam était prêt : vapeurs épaisses, parfums de rose et de gingembre, un lit de marbre chauffé au centre. Le Calife s’allongea sur le ventre, nu, sa chair imposante luisant sous la lumière filtrée des vitraux. Le Vizir se tenait près de la porte, entouré d’eunuques silencieux, les mains crispées.
Layla entra, vêtue d’une tunique de lin transparent, mouillée par l’humidité ambiante, collant à ses courbes comme une seconde peau. Ses cheveux, relevés en un chignon haut, dégageaient son cou gracile, perlé de sueur. Elle portait un flacon d’huile – un mélange aphrodisiaque de nard, de cannelle et de gingembre, connu pour ses vertus curatives… et enivrantes.
Elle s’inclina.
— « Majesté, votre Vizir m’a dit que votre dos était une carte de vos souffrances. Permettez-moi de la redessiner avec mes mains. »
Le Calife, les yeux mi-clos, sourit.
— « Une femme qui parle de cartes… J’aime déjà. Commence par les épaules, là où le monde pèse le plus lourd. »
Elle versa l’huile sur ses paumes, la réchauffa, puis posa ses doigts sur la peau du Calife. Elle massa avec fermeté, dénouant les muscles noués, glissant des épaules aux reins. Le Calife soupira de soulagement, puis un frémissement le parcourut.
Sous les plis de sa chair, quelque chose remua.
Layla recula légèrement, baissa les yeux, et un rire étouffé lui échappa.
— « Majesté… Est-ce que… est-ce bien ce que je crois ? »
Le Calife ouvrit les paupières, un sourire malicieux aux lèvres.
— « Tu es la première à le découvrir ainsi, sans ordre. Qu’en penses-tu, ma perle ? »
Incrédule, elle posa sa main sur le membre, le souleva, le pesa. Il était long comme son avant-bras, épais comme son poignet, courbé comme un cimeterre forgé par les djinns. Elle le comparait mentalement à celui de son mari – rien à voir. Une ombre face à un soleil.
— « Par les djinns… (elle rit, presque fascinée) C’est comme un sceptre divin. »
Le Vizir, pâle comme un mort, avança d’un pas tremblant.
— « Majesté… (il avala sa salive) Cette femme… c’est… (il ferma les yeux, puis les rouvrit, résigné) C’est ma femme. »
Un silence pesant s’abattit.
Layla s’interrompit.
Le Calife éclata d’un rire riche et triomphant.
— « Ton épouse, Muhammad ? (Il rit encore) Tu m’offres ta propre femme comme masseuse ? »
Le Vizir, la voix brisée :
— « Majesté, je… je ne savais pas que cela irait si loin. »
Layla, froide, se tourna vers lui.
— « Tu m’as vendue pour dix mille dinars. » Puis, au Calife : « Majesté, puis-je continuer ? »
Le Calife hocha la tête, amusé et excité.
— « Bien sûr. Après tout, ton mari t’a offerte. »
LA LEÇON D’HUMILIATION
Layla reprit son massage, mais cette fois, elle ne cachait plus son plaisir. Elle caressa le membre du Calife avec une audace calculée, ses doigts glissant de la base à la pointe, sentant sa dureté pulser sous ses paumes. Le Calife gémit, ses mains potelées agrippant le marbre.
— « Continue, ma perle… (sa voix était rauque) Honore-le comme il le mérite. »
Elle se pencha, sa bouche effleura la pointe, léchant le sel de la sueur mêlé à l’huile aphrodisiaque. Puis, elle l’engloutit progressivement, sa langue tourbillonnant, suçant avec une avidité croissante, variant les rythmes – lent et profond, puis rapide et taquin.
Le Calife haleta, son corps massif tremblant.
Layla leva les yeux vers son mari, son expression un mélange d’extase et de défi.
— « Regarde bien, mon mari. (Elle serra le Calife, qui gémit) Voilà ce qu’est un vrai homme. »
Le Vizir, les poings serrés, une veine battant à sa tempe :
— « Par pitié, arrête ! »
Mais le Calife, rauque :
— « Non, Muhammad. Laisse-la finir. C’est ton idée, assume. »
Layla se redressa, enjamba le Calife, et s’empala lentement sur lui. Un cri étouffé lui échappa alors que la courbure la remplissait, étirant ses chairs dans une douleur exquise qui se muait en plaisir dévorant.
Elle commença à bouger, d’abord avec douceur, roulant des hanches en cercles, puis plus vite, chevauchant avec une ardeur croissante, variant les angles pour que la courbure touche des points intimes inexplorés. Ses gémissements montèrent crescendo, syncopés aux halètements du Calife, qui agrippa ses cuisses, guidant le rythme.
Chaque mouvement était un coup pour le Vizir : voir Layla, les yeux mi-clos d’extase, ses seins se soulevant au gré des va-et-vient, son corps luisant de sueur, prenant un plaisir palpable, criant « Majesté… plus profond ! » – c’était l’humiliation suprême.
Il tomba à genoux, suppliant :
— « Arrêtez cette supercherie ! »
Layla, haletante, le fixa avec un sourire cruel :
— « C’est ton idée, mon mari. J’assume les conséquences. Je sers Sa Majesté… et je m’en sers pour mon plaisir. »
Elle accéléra, ses cris culminant en un orgasme violent, son corps tremblant contre celui du Calife, qui rugit à son tour, se déversant en elle.
LA CHUTE DU VIZIR
Épuisée mais triomphante, Layla se releva, ajusta sa tunique trempée.
— « Majesté, votre dos va mieux ? »
Le Calife, repu et souriant :
— « Je ne sens plus rien, ma perle. » Il jeta une bourse lourde au Vizir. « Tiens, Muhammad. Dix mille dinars. Et la prochaine fois, ne me cache pas tes joyaux. »
Le Vizir ramassa la bourse, les doigts tremblants, son monde effondré.
Layla murmura à son oreille, voix glacée :
— « Tu as voulu jouer avec les rois, mon mari. Maintenant, paie le prix. »
Elle sortit, laissant derrière elle un homme brisé, rongé par la jalousie et l’humiliation, et un Calife guéri, qui savourait déjà d’autres plaisirs.
ÉPILOGUE : L'OFFRE DU CALIFE
Le lendemain, alors que le soleil de Bagdad filtrait à travers les vitraux colorés du palais, le Calife fit mander Layla dans ses appartements privés. Elle entra, vêtue d’une robe de soie ivoire, ses cheveux noirs relevés en un chignon sophistiqué, ses yeux verts froids et brillants comme des émeraudes sous la lumière.
Le Calife était allongé sur un divan de coussins brodés d’or, un plateau de dattes fourrées au miel et de vin de palme posé à côté de lui. Il la détaila des pieds à la tête, un sourire lent et satisfait aux lèvres.
— « Layla… (il prit une datte, la porta à ses lèvres) Tu m’as guéri hier. Pas seulement le dos. (Il croqua le fruit, savourant) Tu m’as rappelé ce que c’est que de vivre. »
Elle s’inclina, élégante et distante.
— « Majesté, je ne suis qu’une humble servante. »
Il rit, un son grave et sensuel.
— « Humble ? Non. (Il se redressa légèrement) Tu es une perle rare, Layla. Une femme qui sait donner du plaisir… et le prendre. »
Il fit une pause, la fixant avec intensité.
— « Je veux t’offrir un pavillon privé. Un lieu où seul je viendrai, où tu seras reine. (Un sourire en coin) À une condition. »
Elle releva le menton, intriguée.
— « Laquelle, Majesté ? »
— « Que ton mari assiste. (Il rit doucement) Pour qu’il voie ce qu’il a perdu… et ce que tu as gagné. »
Un silence s’installa. Layla réfléchit, ses doigts effleurant le tissu de sa robe.
— « Un pavillon… rien que pour moi ? »
— « Et pour moi seul, oui. (Il prit une gorgée de vin) Tu auras des servantes, des parfums, des soieries. Tout ce que ton cœur désire. »
Elle sourit, un sourire lent et calculé.
— « Et si je refuse ? »
Il haussa les épaules, amusé.
— « Alors tu retourneras à ton mari. (Un rire bas) Mais quelque chose me dit que tu ne le feras pas. »
Elle s’avança, s’agenouilla devant lui, posant une main sur son genou.
— « Majesté, je veux une autre condition. »
— « Laquelle ? »
— « Que mon mari ne me touche plus. (Ses yeux brillèrent) Que je sois à toi seul. »
Le Calife éclata de rire, ravit.
— « Accordé, ma perle. (Il lui tendit une coupe de vin) Bienvenue dans ton nouveau royaume. »
Elle prît la coupe, leurs doigts s’effleurant.
— « Alors je suis votre courtisane favorite, Majesté ? »
— « Non. (Il la fixa, sérieux) Tu es plus que ça. Tu es la seule qui ait jamais défié mon harem. Et ça… (il sourit) ça mérite une place à part. »
Elle but une gorgée, puis posa la coupe.
— « Quand puis-je emménager ? »
— « Dès ce soir. (Il se pencha vers elle, murmurant) Et ton mari… (un rire) il sera invité à te regarder chaque fois que je le désirerai. »
Elle sourit, triumphante.
— « Qu’il en soit ainsi, Majesté. »
FIN
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Vous êtes Karim et Nadia, qui avaient publié de très beaux textes sur HDS?
