Surprise au Réveillon d'Alger - Chapitre 2 : Les lumières tamisées du restaurant "El Qaada"
Récit érotique écrit par Karim Bali [→ Accès à sa fiche auteur]
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Surprise au Réveillon d'Alger - Chapitre 2 : Les lumières tamisées du restaurant "El Qaada"
Chapitre 2 : Les lumières tamisées du restaurant "El Qaada"
POV Amira :
Le restaurant El Qaada, ce soir-là, avait revêtu ses plus beaux atours pour accueillir le réveillon. Niché dans une villa mauresque rénovée du quartier d’El Biar, il offrait une ambiance unique, presque enivrante : les plafonds voûtés étaient drapés de tissus aux tons ocre et pourpre, les lustres en fer forgé diffusaient une lumière dorée et douce qui dansait sur les mosaïques anciennes. Des guirlandes lumineuses, discrètes, serpentaient autour des palmiers en pots, tandis qu’un parfum subtil de jasmin et d’encens flottait dans l’air, se mêlant aux effluves des plats raffinés.
La piste de danse, au centre de la salle, était entourée de tables basses entourées de banquettes moelleuses ; un orchestre live avait cédé la place, vers minuit, à un DJ qui alternait habilement entre rythmes orientaux modernes et classiques intemporels. La foule, élégante et joyeuse, bruissait d’un rire léger, de conversations animées et du tintement cristallin des verres. C’était l’Alger des grandes occasions : sophistiqué, sensuel, un peu secret.
Nous étions installés à une table d’angle, légèrement en retrait, d’où l’on pouvait observer toute la salle. Karim et Yasmine, radieux, formaient un couple complice ; Nabil, à ma droite, se montrait d’une courtoisie irréprochable. L’apéritif – un cocktail à base de dattes et de liqueur locale – avait déjà réchauffé les esprits. Les entrées, fines et savoureuses, avaient suivi : bricks délicates, salade mechouia parfumée. Puis la danse avait commencé.
Nabil m’avait invitée le premier, avec une politesse mesurée.
— Me feriez-vous l’honneur, Amira ? avait-il demandé, la voix grave, en me tendant la main.
J’avais accepté, un sourire aux lèvres, pensant que cela resterait léger. Il dansait bien, avec assurance mais sans ostentation, me guidant avec fermeté sans jamais empiéter sur mon espace. Ses compliments, alors, étaient restés dans les limites du convenable :
« Votre robe vous va à ravir », « Vous avez une grâce naturelle ».
Pourtant, dans ses yeux sombres, j’avais surpris parfois une lueur plus intense, un regard qui s’attardait un instant de trop sur le décolleté ou sur la courbe de ma hanche. Je m’étais dit que c’était l’effet de l’alcool, ou de l’ambiance.
Karim, ensuite, m’avait accordé une danse, joyeuse et fraternelle, tandis que Nabil tournoyait avec Yasmine. Tout était resté serein, presque familial. On riait, on trinquait, on évoquait Kamal qui, selon le dernier message, cherchait encore un vol matinal. J’avais bu peut-être un peu plus que de raison – le vin rouge corsé, puis un second cocktail – et une douce chaleur irradiait dans mes veines.
Le plat principal – un tajine d’agneau aux pruneaux et amandes – avait été un délice. Nous étions détendus, repus, lorsque le DJ baissa soudain les lumières et annonça d’une voix veloutée :
— Mesdames et messieurs, un slow pour les cœurs tendres…
Les premières notes langoureuses d’une chanson orientale moderne, aux accents de oud et de violons, emplirent la salle. Karim, avec un sourire amoureux, tendit la main à Yasmine et l’entraîna sur la piste.
Nabil se tourna vers moi. Ses yeux, dans la pénombre, brillaient d’une intensité nouvelle.
— Puis-je vous inviter, Amira ? murmura-t-il, la voix plus basse qu’auparavant.
J’hésitai une fraction de seconde, mais le vin, la musique, l’envie de ne pas rester seule à la table l’emportèrent.
— Avec plaisir, répondis-je en posant ma main dans la sienne.
Il m’attira doucement vers la piste. Dès que nos corps se rapprochèrent, je sentis la différence. Sa main, posée d’abord au milieu de mon dos, descendit lentement, avec une assurance tranquille, jusqu’au creux de mes reins. L’autre main enserra la mienne avec une fermeté chaude. Il me guida dans un balancement lent, presque hypnotique, nos corps se frôlant à chaque pas.
Son souffle effleura mon oreille.
— Vous êtes magnifique ce soir, Amira… Plus que magnifique, souffla-t-il, si près que je sentis la chaleur de ses lèvres contre mon lobe.
Un frisson me parcourut. Je voulus répondre quelque chose de léger, mais les mots restèrent coincés. Sa main, sur mon dos, traçait maintenant de petits cercles lents, descendant parfois jusqu’au bas de mes reins, là où la robe laissait deviner la peau nue. Chaque caresse était mesurée, presque innocente aux yeux des autres, mais terriblement précise pour moi.
— Votre peau doit être si douce sous ce tissu… murmura-t-il encore, son souffle chaud glissant le long de mon cou.
Je fermai les yeux un instant. L’alcool rendait tout plus flou, plus intense. Mon corps, malgré moi, répondait : une chaleur traîtresse montait dans mon ventre, mes hanches se rapprochaient imperceptiblement des siennes. Je sentais la fermeté de son torse contre ma poitrine, la légère pression de sa cuisse entre les miennes quand il me guidait dans un tournant plus serré.
— Nabil… tentai-je faiblement, sans conviction.
— Chut, laissez-vous aller un peu, Amira. Juste une danse… Juste ce soir, répondit-il d’une voix rauque, presque un ordre doux.
Son nez effleura ma tempe, puis le creux sous mon oreille. Je sentis mon souffle s’accélérer, ma peau se couvrir d’une chair de poule délicieuse. Je savais que je devrais m’écarter, poser une limite claire, mais le vin, la musique, cette proximité interdite me retenaient comme dans un rêve dont on ne veut pas s’éveiller.
La chanson semblait ne jamais vouloir finir. Ses mains, toujours plus audacieuses, glissaient maintenant juste au-dessus de la courbe de mes fesses, me pressant légèrement contre lui. Je percevais la chaleur de son corps, la tension contenue dans ses muscles. Mon cœur battait à tout rompre.
Quand enfin les dernières notes s’éteignirent et que les lumières remontèrent doucement, il me relâcha avec lenteur, comme à regret. Ses yeux plongèrent dans les miens, pleins d’une promesse muette.
— Merci pour cette danse, Amira, dit-il simplement, un sourire énigmatique aux lèvres.
Je regagnai la table, les jambes tremblantes, les joues en feu. Yasmine et Karim revenaient, rieurs, inconscients de ce qui venait de se passer. Je bus une gorgée d’eau fraîche, cherchant à reprendre mes esprits.
Mais au fond de moi, une petite flamme, dangereuse et vive, continuait de brûler. Et je savais, avec une certitude troublante, que la nuit était loin d’être terminée.
POV Amira :
Le restaurant El Qaada, ce soir-là, avait revêtu ses plus beaux atours pour accueillir le réveillon. Niché dans une villa mauresque rénovée du quartier d’El Biar, il offrait une ambiance unique, presque enivrante : les plafonds voûtés étaient drapés de tissus aux tons ocre et pourpre, les lustres en fer forgé diffusaient une lumière dorée et douce qui dansait sur les mosaïques anciennes. Des guirlandes lumineuses, discrètes, serpentaient autour des palmiers en pots, tandis qu’un parfum subtil de jasmin et d’encens flottait dans l’air, se mêlant aux effluves des plats raffinés.
La piste de danse, au centre de la salle, était entourée de tables basses entourées de banquettes moelleuses ; un orchestre live avait cédé la place, vers minuit, à un DJ qui alternait habilement entre rythmes orientaux modernes et classiques intemporels. La foule, élégante et joyeuse, bruissait d’un rire léger, de conversations animées et du tintement cristallin des verres. C’était l’Alger des grandes occasions : sophistiqué, sensuel, un peu secret.
Nous étions installés à une table d’angle, légèrement en retrait, d’où l’on pouvait observer toute la salle. Karim et Yasmine, radieux, formaient un couple complice ; Nabil, à ma droite, se montrait d’une courtoisie irréprochable. L’apéritif – un cocktail à base de dattes et de liqueur locale – avait déjà réchauffé les esprits. Les entrées, fines et savoureuses, avaient suivi : bricks délicates, salade mechouia parfumée. Puis la danse avait commencé.
Nabil m’avait invitée le premier, avec une politesse mesurée.
— Me feriez-vous l’honneur, Amira ? avait-il demandé, la voix grave, en me tendant la main.
J’avais accepté, un sourire aux lèvres, pensant que cela resterait léger. Il dansait bien, avec assurance mais sans ostentation, me guidant avec fermeté sans jamais empiéter sur mon espace. Ses compliments, alors, étaient restés dans les limites du convenable :
« Votre robe vous va à ravir », « Vous avez une grâce naturelle ».
Pourtant, dans ses yeux sombres, j’avais surpris parfois une lueur plus intense, un regard qui s’attardait un instant de trop sur le décolleté ou sur la courbe de ma hanche. Je m’étais dit que c’était l’effet de l’alcool, ou de l’ambiance.
Karim, ensuite, m’avait accordé une danse, joyeuse et fraternelle, tandis que Nabil tournoyait avec Yasmine. Tout était resté serein, presque familial. On riait, on trinquait, on évoquait Kamal qui, selon le dernier message, cherchait encore un vol matinal. J’avais bu peut-être un peu plus que de raison – le vin rouge corsé, puis un second cocktail – et une douce chaleur irradiait dans mes veines.
Le plat principal – un tajine d’agneau aux pruneaux et amandes – avait été un délice. Nous étions détendus, repus, lorsque le DJ baissa soudain les lumières et annonça d’une voix veloutée :
— Mesdames et messieurs, un slow pour les cœurs tendres…
Les premières notes langoureuses d’une chanson orientale moderne, aux accents de oud et de violons, emplirent la salle. Karim, avec un sourire amoureux, tendit la main à Yasmine et l’entraîna sur la piste.
Nabil se tourna vers moi. Ses yeux, dans la pénombre, brillaient d’une intensité nouvelle.
— Puis-je vous inviter, Amira ? murmura-t-il, la voix plus basse qu’auparavant.
J’hésitai une fraction de seconde, mais le vin, la musique, l’envie de ne pas rester seule à la table l’emportèrent.
— Avec plaisir, répondis-je en posant ma main dans la sienne.
Il m’attira doucement vers la piste. Dès que nos corps se rapprochèrent, je sentis la différence. Sa main, posée d’abord au milieu de mon dos, descendit lentement, avec une assurance tranquille, jusqu’au creux de mes reins. L’autre main enserra la mienne avec une fermeté chaude. Il me guida dans un balancement lent, presque hypnotique, nos corps se frôlant à chaque pas.
Son souffle effleura mon oreille.
— Vous êtes magnifique ce soir, Amira… Plus que magnifique, souffla-t-il, si près que je sentis la chaleur de ses lèvres contre mon lobe.
Un frisson me parcourut. Je voulus répondre quelque chose de léger, mais les mots restèrent coincés. Sa main, sur mon dos, traçait maintenant de petits cercles lents, descendant parfois jusqu’au bas de mes reins, là où la robe laissait deviner la peau nue. Chaque caresse était mesurée, presque innocente aux yeux des autres, mais terriblement précise pour moi.
— Votre peau doit être si douce sous ce tissu… murmura-t-il encore, son souffle chaud glissant le long de mon cou.
Je fermai les yeux un instant. L’alcool rendait tout plus flou, plus intense. Mon corps, malgré moi, répondait : une chaleur traîtresse montait dans mon ventre, mes hanches se rapprochaient imperceptiblement des siennes. Je sentais la fermeté de son torse contre ma poitrine, la légère pression de sa cuisse entre les miennes quand il me guidait dans un tournant plus serré.
— Nabil… tentai-je faiblement, sans conviction.
— Chut, laissez-vous aller un peu, Amira. Juste une danse… Juste ce soir, répondit-il d’une voix rauque, presque un ordre doux.
Son nez effleura ma tempe, puis le creux sous mon oreille. Je sentis mon souffle s’accélérer, ma peau se couvrir d’une chair de poule délicieuse. Je savais que je devrais m’écarter, poser une limite claire, mais le vin, la musique, cette proximité interdite me retenaient comme dans un rêve dont on ne veut pas s’éveiller.
La chanson semblait ne jamais vouloir finir. Ses mains, toujours plus audacieuses, glissaient maintenant juste au-dessus de la courbe de mes fesses, me pressant légèrement contre lui. Je percevais la chaleur de son corps, la tension contenue dans ses muscles. Mon cœur battait à tout rompre.
Quand enfin les dernières notes s’éteignirent et que les lumières remontèrent doucement, il me relâcha avec lenteur, comme à regret. Ses yeux plongèrent dans les miens, pleins d’une promesse muette.
— Merci pour cette danse, Amira, dit-il simplement, un sourire énigmatique aux lèvres.
Je regagnai la table, les jambes tremblantes, les joues en feu. Yasmine et Karim revenaient, rieurs, inconscients de ce qui venait de se passer. Je bus une gorgée d’eau fraîche, cherchant à reprendre mes esprits.
Mais au fond de moi, une petite flamme, dangereuse et vive, continuait de brûler. Et je savais, avec une certitude troublante, que la nuit était loin d’être terminée.
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