Soumission
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Soumission
Temps de lecture ~ 25 minutes
I.
Le club était une cave voûtée, éclairée par des lampes à huile disposées en cercle autour d’une piste de danse vide. L’air sentait l’encens et la sueur ancienne, un mélange épicé qui collait aux poumons comme une promesse. Elle l’avait repéré dès son arrivée : grand, immobile près du bar, les bras croisés sur sa chemise noire, les yeux noirs fixés sur elle avec une intensité qui lui avait fait serrer les cuisses.
Elle n’était pas venue pour ça.
Pas vraiment.
Mais depuis des semaines, quelque chose en elle grattait, un désir sournois qu’elle ne pouvait ni nommer ni ignorer. Elle avait besoin de quelque chose qui la fasse sortir de sa carapace d’avocate méticuleuse, de cette vie où chaque décision était calculée, chaque plaisir refoulé au nom du contrôle.
Et lui… il semblait savoir.
Il l’avait observée pendant qu’elle sirotait son verre de whisky, les doigts effleurant le bord du verre comme pour se rappeler qu’elle était encore humaine. Puis il s’était approché, sans hâte, comme un prédateur certain de sa proie.
— "Tu es nouvelle ici", avait-il dit, la voix basse, presque indifférente.
Elle avait hoché la tête, les lèvres légèrement entrouvertes sous l’effet de son regard.
— "Ou alors tu joues à cache-cache."
Un sourire en coin. "Les deux, peut-être."
Il lui avait tendu un verre sans qu’elle ait à demander. Le liquide ambré avait glissé dans sa gorge comme du miel, chaud et lourd.
— "Je m’appelle Elias", avait-il ajouté en se penchant légèrement vers elle.
Elle avait senti son souffle contre sa tempe, une caresse involontaire qui lui avait fait frissonner l’échine.
— "Et toi ?"
— "Léa."
Un silence. Puis :
— "Tu veux savoir ce que je fais ici, Léa ?"
Elle avait secoué la tête, les doigts serrés autour du verre.
— "Non. Je veux savoir ce que tu veux de moi."
Ses yeux s’étaient assombris encore, comme si elle venait d’allumer une étincelle sous sa peau.
— "Je te propose un jeu."
Il l’avait emmenée vers le fond du club, là où les murs étaient tapissés de cuir et où des ombres dansaient derrière des rideaux épais. Une table basse en métal noir brillait sous la lumière tamisée, posée entre deux fauteuils bas.
— "Assieds-toi", avait-il ordonné d’une voix qui n’admettait pas de refus.
Elle s’était exécutée, les genoux serrés l’un contre l’autre pour masquer le tremblement de ses mains. Il était resté debout devant elle, les bras croisés, comme s’il évaluait sa réaction.
— "Je vais te donner un collier", avait-il dit enfin. "Tu le porteras cette nuit. Et tu obéiras à tout ce que je te dirai."
Un frisson lui avait parcouru l’échine. Elle connaissait les règles des clubs comme celui-ci : consentement éclairé, mots de sécurité, limites négociées. Mais quelque chose dans sa voix… une certitude froide qui ne laissait aucune place au doute.
— "Et si je refuse ?"
Il avait souri, un geste lent, presque amusé.
— "Tu peux partir maintenant. Ou tu peux rester et découvrir ce que ça fait d’être vraiment à quelqu’un."
Elle avait regardé le collier dans sa main – une bande de cuir noir, lisse, sans ornements, comme conçu pour s’adapter à la peau plutôt qu’à un fantaisiste accessoire de domination. Puis elle avait levé les yeux vers lui.
— "Qu’est-ce que tu veux en échange ?"
Ses doigts avaient effleuré le collier contre sa clavicule, une caresse presque innocente.
— "Ton nom. Ta voix. Et cette nuit."
Elle avait hésité encore un instant. Puis, d’un mouvement brusque, elle avait tendu la main.
— "Donne-le-moi."
II.
Le collier de cuir lui brûlait la peau, comme une marque au fer rouge.
Elias l’avait conduite jusqu’au centre de la piste de danse, là où les ombres des autres clients se fondaient dans la pénombre, mais où leurs regards – avides, curieux, parfois cruels – pouvaient encore la frôler. La musique pulsait bas, un rythme sourd qui vibrait dans ses os, synchronisé avec le battement désordonné de son cœur.
— "Lève les bras", avait-il ordonné d’une voix si calme que cela en était presque terrifiant.
Elle avait obéi sans réfléchir, les paumes tournées vers le plafond comme une offrande. Le tissu de sa chemise s’était tendu sur ses seins, moulant la courbe ferme de ses tétons déjà durcis par l’excitation et le froid de l’air conditionné. Elle avait senti des yeux sur elle – certains discrets, d’autres braqués avec une intensité presque palpable.
— "Déshabille-toi."
Les mots avaient résonné dans sa tête comme un écho. Non. Mais le mot était resté coincé dans sa gorge, étouffé par la pression du collier contre sa trachée.
Ses doigts s’étaient crispés sur les bords de son chemisier. Un à un, elle avait défait les boutons, sentant l’air frais caresser sa peau à mesure que le tissu se séparait. Quand enfin le dernier bouton avait cédé, elle avait hésité une seconde avant de laisser tomber la chemise sur le sol, comme si chaque mouvement était une trahison.
Sous ses yeux, Elias n’avait pas bronché. Il croisa les bras, immobile, et attendit.
Elle avait inspiré profondément avant de glisser les bretelles de sa brassière hors de ses épaules, puis de la faire descendre le long de son torse jusqu’à ce qu’elle tombe à ses pieds avec un choc sourd. Ses seins étaient nus maintenant, offerts aux regards, les tétons roses et dressés sous l’effet du désir et de l’humiliation.
Un souffle étouffé avait parcouru la foule. Elle avait osé lever les yeux – juste une fois – et croisé le regard d’un homme assis au bar, les doigts serrés autour de son verre comme s’il se retenait de se masturber sur place. Une femme plus loin, adossée contre un pilier, avait souri en portant une cigarette à ses lèvres, les yeux mi-clos de plaisir anticipé.
Elias n’avait pas détourné le regard.
— "Continue."
Ses mains tremblaient en défaisant la ceinture de son pantalon. Le tissu était épais, résistant, et chaque mouvement semblait durer une éternité. Quand enfin elle l’eut ouvert, elle sentit l’air glacé effleurer sa peau nue, contrastant avec la chaleur humide entre ses cuisses.
Le pantalon avait glissé le long de ses hanches, révélant un string noir qui moulait à peine son sexe déjà gonflé de désir. Elle avait hésité une seconde avant de le faire descendre aussi, sentant l’air caresser sa toison pubienne, maintenant visible pour quiconque osait regarder.
Et ils regardaient.
Des murmures s’élevaient dans la salle, des rires étouffés, des exclamations sourdes. Elle avait fermé les yeux une seconde, le visage en feu, avant de se forcer à rouvrir les paupières et à fixer Elias droit dans les yeux.
— "À genoux."
La voix était basse, presque indifférente, mais le ton ne souffrait aucune réplique. Elle s’était exécutée, les genoux s’enfonçant dans la moquette épaisse tandis que ses mains se posaient sur l’intérieur de ses cuisses, les écartant légèrement sans oser aller plus loin.
Elias avait reculé d’un pas, juste assez pour qu’elle doive incliner la tête en arrière pour le voir. Son pantalon était ouvert maintenant, et sa queue – épaisse, veineuse, déjà luisante à son extrémité – se dressait devant elle comme une invitation.
— "Tu vas me sucer", avait-il répété, plus fort cette fois, comme s’il voulait que tout le monde entende. "Et tu ne t’arrêteras pas avant que je te le dise."
Elle avait dégluti, sentant sa salive affluer dans sa bouche malgré la sécheresse de ses lèvres.
Ses doigts s’étaient refermés autour de son sexe sans hésitation.
La peau était chaude, presque brûlante sous ses paumes, et elle avait senti un frisson parcourir le corps d’Elias quand elle l’avait enveloppé entièrement dans sa bouche. Le goût salé du prépuce s’était répandu sur sa langue avant qu’elle ne recule légèrement pour mieux explorer la surface lisse du gland.
Elias avait grogné, les doigts s’enfonçant dans ses cheveux.
Elle avait obéi à l’instinct, accélérant le rythme de ses mouvements, sa bouche glissant le long de sa longueur avant de remonter en suçant avec une pression qui lui arrachait des gémissements étouffés. Sa main libre s’était posée sur son ventre pour le stabiliser tandis que sa langue traçait des cercles autour du méat, sentant les premières gouttes de liquide préséminal perler contre ses lèvres.
Autour d’eux, la salle semblait retenir son souffle.
Un homme plus loin avait sorti un sexe déjà dur de son pantalon et se masturbait en silence, les yeux rivés sur elle. Une femme s’était levée de sa chaise et s’était approchée, assez près pour que Léa sente l’odeur de son parfum – quelque chose de sucré, d’envoûtant – avant qu’elle ne pose une main sur son épaule.
— "Tu es magnifique", avait murmuré la femme en caressant ses cheveux d’un geste presque maternel. "Il a raison de te garder pour lui."
Léa n’avait pas réagi. Elle ne pouvait plus penser, seulement sentir : le poids du regard d’Elias sur elle, la pression de sa queue contre son palais, les doigts qui tiraient doucement dans ses cheveux comme pour la guider.
— "Plus fort", avait-il ordonné à nouveau.
Elle avait obéi, accélérant encore, sentant sa gorge s’ouvrir pour l’accueillir plus profondément. Un gémissement lui avait échappé quand il avait poussé légèrement vers l’avant, son gland frôlant le fond de sa gorge avant qu’elle ne recule en toussotant.
— "Continues", avait-il murmuré en caressant sa joue d’un geste presque tendre.
Autour d’eux, la salle s’était transformée en une arène silencieuse.
Un homme assis près du bar avait sorti un préservatif de sa poche et l’avait enfilé avec des mouvements rapides avant de se lever pour mieux voir. Une femme plus loin avait écarté les cuisses sur sa chaise, les doigts glissant entre ses propres lèvres tandis qu’elle observait la scène avec une fascination presque religieuse.
Léa avait senti son propre corps réagir à cette attention collective – une chaleur humide qui coulait le long de ses cuisses, un désir si intense qu’il en devenait presque douloureux. Elle avait accéléré encore, sa bouche glissant le long de la longueur d’Elias avec une frénésie qui lui faisait haleter entre deux mouvements.
— "Tu aimes ça ?" Elias avait demandé, la voix rauque.
Un rire étouffé avait retenti dans la salle. Quelqu’un – peut-être la femme près du pilier – avait murmuré :
— "Elle est déjà mouillée…"
Elias n’avait pas détourné les yeux.
— "Tu veux que je te punisse ici ?" avait-il demandé à Léa, assez fort pour que tout le monde entende.
Elle avait secoué la tête, les joues en feu, mais son corps trahissait ses mots. Sa respiration était devenue saccadée, et quand Elias avait grogné :
— "Alors suce-moi comme si tu avais besoin de ça…"
Elle n’avait plus eu d’autre choix que d’obéir.
Ses doigts s’étaient crispés sur ses cuisses tandis qu’elle accélérait encore, sa bouche scellée autour de lui avec une pression qui lui arrachait des gémissements rauques. Elle avait senti son propre souffle chaud contre la base de son sexe, et quand Elias avait enfin éjaculé dans un râle étouffé, elle avait avalé sans hésiter, les yeux levés vers lui comme pour chercher une approbation.
Il avait reculé d’un pas, le visage marqué par la jouissance, avant de se pencher pour murmurer à son oreille : "Tu es parfaite."
Elle n’avait pas eu le temps de répondre. Autour d’eux, la salle s’était mise à bruisser – des applaudissements discrets, des rires étouffés, le frottement du cuir contre le cuir tandis que certains clients se levaient pour mieux voir.
Elias l’avait relevée d’un geste brusque avant de la serrer contre lui, son érection toujours dure pressée contre son ventre nu.
— "On n’a pas fini", avait-il murmuré. "Là où on va, ils vont tous te regarder… et tu vas aimer ça."
Et quand il l’avait entraînée vers une porte dérobée derrière laquelle s’ouvrait un couloir sombre, elle n’avait pas résisté.
Parce que pour la première fois depuis longtemps, elle voulait qu’ils la voient.
III.
La porte s’était refermée derrière eux avec un clic sec, plongeant la pièce dans une pénombre seulement troublée par la lueur bleutée d’une lampe à huile posée sur une table basse en cuir. L’air sentait le cuir neuf et une odeur âcre de cire fondue, comme si quelqu’un avait frotté des bougies sur les murs pour marquer son territoire.
Elias ne s’était pas pressé. Il avait tiré la porte avant de se retourner vers elle, les yeux mi-clos dans l’obscurité.
— "Tu es sûre ?" avait-il demandé, comme s’il lui donnait une dernière chance de reculer.
Elle n’avait pas répondu tout de suite. Son corps tremblait encore de son exhibition sur la piste, et le collier autour de son cou lui semblait soudain plus lourd qu’une chaîne. Mais quelque chose dans sa voix – cette note presque tendre, comme s’il se souciait vraiment d’elle – l’avait fait hocher la tête.
— "Oui."
Un sourire avait effleuré ses lèvres avant qu’il ne fasse un pas vers elle et ne pose une main sur son épaule pour la guider vers le centre de la pièce. Là, sous leurs yeux, trônait une table en cuir noir, large et solide, assez grande pour accueillir deux personnes. Des menottes en métal luisant étaient fixées aux quatre coins, attendant.
— "Allonge-toi."
Elle s’était exécutée sans hésiter, les mains déjà levées vers les menottes avant même qu’il ne lui ordonne de le faire. Le cuir froid avait mordu ses poignets quand il les avait enclenchés avec un clic sec, la laissant suspendue au-dessus de la table, vulnérable, exposée.
Elias s’était penché pour murmurer à son oreille :
— "Tu es à moi maintenant. Et à eux aussi."
Elle n’avait pas eu le temps de chercher ce qu’il voulait dire avant que la porte ne s’ouvre en silence derrière lui.
Ils étaient entrés sans un bruit, comme des ombres glissant dans l’obscurité. D’abord trois, puis cinq, puis dix – hommes et femmes aux visages indistincts dans la pénombre, mais dont les regards brûlaient sur sa peau nue. Certains portaient encore leurs vêtements de soirée, d’autres avaient troqué leur élégance contre des tenues plus… pratiques : cuir, latex, soie noire.
Un homme en costume trois-pièces s’était adossé contre le mur, les bras croisés, tandis qu’une femme aux cheveux courts et teints en rouge avait sorti un petit miroir de sa poche pour observer la scène avec une fascination presque clinique. Plus loin, un couple s’était tenu par la main, leurs doigts entrelacés comme pour se rappeler mutuellement qu’ils étaient encore ensemble.
Personne ne parlait. Personne ne bougeait.
Ils étaient là pour regarder.
Elias avait reculé d’un pas, laissant Léa seule au centre de leur attention. Elle avait senti son propre souffle s’accélérer, sa peau picoter sous le poids de leurs yeux. La table en cuir était froide contre ses fesses nues, et quand elle avait osé jeter un coup d’œil vers le bas, elle avait vu qu’Elias s’était déjà agenouillé entre ses cuisses, les mains posées sur l’intérieur de ses genoux pour les écarter davantage.
— "Ouvres toi", avait-il ordonné d’une voix basse qui résonnait dans la pièce comme un commandement.
Elle avait obéi sans réfléchir, sentant ses muscles se tendre tandis qu’elle obéissait, ses cuisses s’ouvrant en grand sous le regard des spectateurs. L’air frais de la pièce caressait son sexe déjà humide, et elle avait senti une chaleur monter entre ses jambes quand Elias avait enfin posé les mains sur ses hanches pour la tirer vers le bord de la table.
— "Tu es si belle comme ça", avait-il murmuré en effleurant du bout des doigts l’intérieur de sa cuisse. "Toute mouillée… toute à moi."
Ses doigts s’étaient posés sur son sexe avec une douceur trompeuse, traçant des cercles lents autour de son clitoris avant de descendre plus bas pour effleurer ses lèvres gonflées. Léa avait haleté quand il avait glissé un doigt à l’intérieur d’elle, sentant sa chaleur humide l’envelopper comme une étreinte.
— "Tu es déjà prête", avait-il constaté avec un sourire en coin.
Elle n’avait pas pu répondre. Sa bouche s’était ouverte dans un cri étouffé quand il avait retiré son doigt pour le porter à ses lèvres et le lécher lentement, les yeux levés vers elle comme pour lui rappeler qu’elle était à eux.
— "Tu veux que je te fasse crier ?" avait-il demandé à voix haute, assez fort pour que tout le monde entende.
Un murmure d’approbation avait parcouru l’assistance. Quelqu’un – peut-être la femme aux cheveux rouges – avait ri doucement avant de chuchoter :
— "Oh, elle va adorer."
Elias n’avait pas détourné les yeux.
— "Prépare-toi."
Sa bouche s’était posée sur son clitoris avant même qu’elle ne puisse protester.
IV
Le premier contact avait été une surprise – une chaleur humide qui contrastait avec le froid du cuir sous ses fesses, une pression ferme mais douce qui lui avait fait arquer le dos dans un gémissement involontaire. Elias avait grogné contre sa peau, sa langue traçant des cercles précis autour de son bourgeon avant de descendre plus bas pour lécher l’entrée de son vagin avec une lenteur calculée.
— "Putain…" Le mot lui avait échappé sans qu’elle puisse le retenir.
Autour d’eux, les spectateurs s’étaient rapprochés en cercle, certains s’agenouillant au sol pour mieux voir tandis que d’autres restaient debout, les doigts serrés autour de leur propre sexe. Un homme en costume avait sorti un préservatif de sa poche et l’avait enfilé avec des mouvements rapides avant de se masturber en silence, les yeux rivés sur la scène.
Léa n’avait plus pu penser à rien d’autre qu’à la sensation de la bouche d’Elias contre elle – sa langue qui explorait chaque repli de son sexe, ses doigts qui glissaient entre ses fesses pour effleurer son anus avant de remonter vers son clitoris avec une pression qui lui faisait voir des étoiles.
— "Tu veux que je continue ?" Elias avait demandé à nouveau, sa voix étouffée contre sa peau.
Elle n’avait pas pu répondre. Un gémissement sourd lui avait échappé quand il avait inséré deux doigts en elle, les courbant vers l’avant pour frotter un point précis qui lui faisait voir des éclairs derrière ses paupières.
— "Dis-le-moi."
— "Oui…" Sa voix était à peine plus qu’un souffle. "S’il te plaît…"
Un rire avait retenti dans la pièce – peut-être celui de la femme aux cheveux rouges, ou peut-être celui d’un homme plus loin qui n’avait pas pu se retenir.
Elias n’avait pas réagi.
— "Alors crie pour moi."
Ses doigts s’étaient retirés d’elle avec un pop humide avant qu’il ne les porte à sa bouche et ne les suce lentement, les yeux levés vers elle comme pour lui rappeler qu’elle était à eux.
— "Tu es si bonne", avait-il murmuré. "Si mouillée…"
Elle n’avait pas pu répondre. Sa respiration était devenue saccadée, son corps tendu comme un arc sous l’effet de ses caresses. Quand Elias avait enfin replongé sa tête entre ses cuisses, sa langue s’était posée sur son clitoris avec une pression qui lui avait arraché un gémissement.
— "Tu vas jouir pour moi", avait-il ordonné. "Et tu vas aimer ça."
Elle n’avait pas eu le choix.
Ses hanches avaient commencé à se soulever d’elles-mêmes, cherchant désespérément la bouche d’Elias tandis que ses doigts s’enfonçaient dans les menottes au-dessus de sa tête. Un autre gémissement lui avait échappé quand il avait inséré un troisième doigt en elle, le courbant vers l’avant pour frotter ce point précis qui lui faisait perdre tout contrôle.
— "C’est ça…" Elias avait grogné contre sa peau. "Jouis pour moi."
Et elle avait obéi.
Son corps s’était tendu dans un cri étouffé, ses cuisses se crispant autour de la tête d’Elias tandis que son orgasme la submergeait comme une vague. Elle n’avait plus pu penser, seulement sentir : la chaleur humide qui coulait entre ses jambes, les doigts d’Elias qui continuaient à la caresser même après qu’elle eut cessé de trembler, les murmures et les rires étouffés des spectateurs autour d’eux.
— "Bonne fille", avait-il murmuré en se relevant enfin. "Maintenant… ils vont te montrer ce que ça fait d’être vraiment désirée."
Autour d’elle, la pièce s’était transformée en une arène silencieuse.
Un homme plus loin – celui en costume trois-pièces – avait accéléré le rythme de ses mouvements, son sexe glissant entre ses doigts tandis qu’il fixait Léa avec une intensité presque douloureuse. Une femme aux cheveux courts avait sorti un vibromasseur de sa poche et l’avait allumé avant de le poser contre ses propres lèvres, les yeux mi-clos de plaisir anticipé.
Puis, sans prévenir, l'homme s'était approché d'elle au moment d'éjaculer.
Un jet épais et chaud s’était écrasé sur son ventre, maculant sa peau nue d’un liquide blanc qui coulait lentement entre ses seins. Léa n’avait pas pu retenir un cri – à la fois de surprise et de honte, mais surtout… d’excitation.
— "Encore", avait-elle murmuré sans réfléchir.
Un rire avait retenti dans la pièce avant qu’un autre homme – plus jeune, plus musclé – ne s’approche et ne se place derrière elle. Elle avait senti son érection dure contre ses fesses tandis qu’il se masturbait en silence, les doigts serrés autour de sa queue comme pour se retenir.
— "Tu veux ça ?" avait-il demandé d’une voix rauque.
Elle n’avait pas pu répondre. Un autre jet s’était écrasé sur son ventre avant que l’homme derrière elle ne grogne et ne laisse échapper un long filet de sperme qui avait coulé le long de sa cuisse, chaud et visqueux.
— Elias avait ri en observant la scène. "Tu es parfaite comme ça."
Léa n’avait plus pu bouger.
Son corps était couvert de sperme, ses seins brillants sous la lumière tamisée, son sexe encore humide des caresses d’Elias. Autour d’elle, les spectateurs s’étaient rapprochés encore, certains posant une main sur sa peau pour la caresser tandis que d’autres continuaient à se masturber en silence.
— "Tu es à nous maintenant", avait murmuré Elias en effleurant son épaule du bout des doigts. "Et tu vas adorer ça."
V.
La porte s’était ouverte dans un grincement discret, comme si le monde extérieur retenait son souffle.
Elias avait saisi Léa par le bras et l’avait tirée vers lui avec une force qui ne souffrait aucune résistance. Ses menottes cliquetaient encore contre les anneaux de la table en cuir tandis qu’il la traînait hors de la pièce privée, ses pieds nus glissant sur le sol froid du couloir.
— "Marche", avait-il ordonné d’une voix basse, presque indifférente.
Elle n’avait pas eu besoin de se retourner pour savoir que les spectateurs les suivaient en silence. Leurs pas étaient légers, comme s’ils craignaient de briser l’enchantement. Elle avait senti leurs regards sur sa peau nue, brûlants et avides, tandis qu’Elias la poussait vers une porte plus large, ouverte sur un espace bien plus vaste.
La grande salle.
Le lieu était immense, éclairé par des lustres en cristal qui projetaient des reflets dorés sur les murs tapissés de soie rouge. Des canapés bas entouraient une piste de danse vide, et au centre, un miroir sans tain reflétait la scène comme un œil indifférent.
Mais ce n’était pas le décor qui retenait l’attention.
C’étaient eux.
Des dizaines de personnes – hommes et femmes, certains vêtus d’élégants costumes, d’autres presque nus sous des tenues en cuir ou latex – s’étaient rassemblés en cercle autour d’eux. Certains étaient assis sur les canapés, les jambes écartées, les doigts déjà occupés à se caresser. D’autres se tenaient debout, adossés contre les murs, les yeux brillants de désir.
Et tous fixaient Léa.
Elias l’avait poussée vers un mur nu, dépourvu de toute décoration sauf une bande de cuir cloué en son centre – une sorte d’autel improvisé. Il avait posé une main sur sa nuque et l’avait forcée à se pencher en avant, les paumes écrasées contre la surface froide.
— "Écarte les jambes."
Elle n’avait pas hésité. Ses pieds s’étaient écartés d’eux-mêmes, ses cuisses tremblantes sous le poids des regards. Elle avait senti l’air frais caresser son sexe encore humide de l’orgasme précédent, et une chaleur nouvelle monter entre ses jambes quand elle avait réalisé qu’elle était vraiment exposée maintenant.
— "Plus large."
Elle avait obéi, les genoux flageolants, jusqu’à ce que son dos soit presque à l'horizontale, son sexe offert aux yeux de tous. Elle avait osé jeter un coup d’œil par-dessus son épaule et avait croisé le regard d’un homme assis sur un canapé, les doigts enfoncés dans sa propre érection tandis qu’il la fixait avec une intensité qui lui avait fait serrer les poings contre le mur.
— "Tu es belle comme ça", avait murmuré Elias en effleurant du bout des doigts l’intérieur de ses cuisses. "Toute mouillée… toute à moi."
Elle n’avait pas pu répondre. Un gémissement sourd lui avait échappé quand il avait glissé un doigt entre ses lèvres, sentant sa chaleur humide contre sa peau.
Autour d’elle, la salle s’était mise en mouvement.
Une femme aux cheveux argentés s’était approchée en silence et avait posé une main sur son épaule avant de glisser ses doigts dans ses cheveux pour lui incliner la tête vers l’arrière. Ses lèvres avaient effleuré sa nuque avec une douceur trompeuse avant qu’elle ne murmure à son oreille :
— "Tu es si réceptive…"
Léa n’avait pas pu retenir un frisson.
Un homme plus loin – grand, vêtu d’un manteau en laine noire – avait sorti un fouet de sa poche et l’avait fait claquer contre sa paume avec un crac sec. Il ne l’avait pas utilisée sur elle. Pas encore. Mais il s’était approché suffisamment près pour que Léa sente son souffle chaud contre son oreille quand il avait chuchoté :
— "Tu vas aimer ça."
Puis ce furent les attouchements
Des mains anonymes – certaines douces, d’autres plus brutales – avaient commencé à explorer son corps. Une paume s’était posée sur sa hanche avant de glisser vers ses fesses pour les malaxer avec une pression qui lui avait arraché un gémissement. Une autre main avait effleuré l’intérieur de sa cuisse, remontant lentement vers son sexe sans oser aller plus loin.
— "Tu es à nous maintenant", avait répété Elias en se plaçant derrière elle.
Elle n’avait pas eu le choix.
Ses doigts s’étaient crispés sur le mur tandis qu’elle sentait une main – peut-être celle de la femme aux cheveux argentés, peut-être celle d’un inconnu – glisser entre ses cuisses pour caresser son clitoris avec une lenteur calculée. Un autre homme avait posé les lèvres contre sa nuque et avait commencé à sucer sa peau avec une avidité qui lui faisait peur.
— "Tu veux qu’on te prenne ?" Elias avait demandé, assez fort pour que tout le monde entende.
Elle n’avait pas pu répondre.
Un gémissement sourd lui avait échappé quand deux doigts avaient pénétré en elle sans prévenir, courbés vers l’avant pour frotter son point G. Autour d’elle, les murmures et les rires s’étaient intensifiés tandis que les spectateurs se rapprochaient encore, certains posant une main sur sa peau pour la caresser tandis que d’autres continuaient à se masturber en silence.
Elias n’avait pas attendu plus longtemps.
Elle avait senti son érection dure contre ses fesses avant même qu’il ne la pénètre. Un grognement rauque lui avait échappé quand il l’avait saisie par les hanches et l’avait tirée vers lui avec une force qui lui avait fait perdre l’équilibre pendant une seconde.
— "Tu m'appartiens", avait-il répété en serrant ses hanches entre ses mains.
Elle n’avait pas protesté.
Ses doigts s’étaient enfoncés dans le mur tandis qu’il la pénétrait d’un coup sec, son sexe glissant en elle avec une facilité qui lui avait arraché un cri. Elle était déjà si humide, si prête… et maintenant il était en elle, remplissant chaque recoin de son corps comme pour marquer son territoire.
— "Crie."
Sa voix était un ordre.
Et elle avait obéi.
Un gémissement sourd lui avait échappé quand Elias avait commencé à la prendre avec des coups de reins profonds, chaque mouvement accompagné d’un grognement qui résonnait dans la salle. Autour d’eux, les spectateurs avaient accéléré le rythme – certains se masturbant plus vite, d’autres posant une main sur sa peau pour la caresser tandis qu’elle était prise en public.
— "Tu aimes ça ?" Elias avait demandé à nouveau, assez fort pour que tout le monde entende.
Elle n’avait pas pu mentir.
Un autre gémissement lui avait échappé quand il avait accéléré encore, ses hanches frappant contre ses fesses avec une force qui se répercutait dans ses bras tendus. Elle avait senti son propre corps réagir – sa chaleur humide l’enveloppant comme une étreinte, ses muscles se contractant autour de lui tandis qu’elle approchait de l’orgasme.
— "Tu es à moi", avait-il répété en serrant ses hanches entre ses mains. "Et tu vas jouir pour moi."
Son corps s’était tendu dans un cri étouffé, ses cuisses se crispant autour des hanches d’Elias tandis que son orgasme la submergeait comme un tsunami.
— "Bonne fille", avait grogné Elias avant de ralentir son rythme pour prolonger l’extase.
Elle n’avait pas pu bouger.
Son corps était encore tremblant, ses muscles engourdis par la jouissance tandis qu’Elias continuait à la prendre avec une lenteur calculée. Autour d’eux, les spectateurs s’étaient rapprochés encore, certains posant une main sur sa peau pour la caresser tandis que d’autres continuaient à se masturber en silence.
— "Tu veux plus ?" Elias avait demandé en accélérant légèrement le rythme.
Elle n’avait pas pu répondre.
Un autre gémissement lui avait échappé quand il avait inséré un doigt entre ses fesses et commencé à la caresser avec une pression qui irriguait tous ses sens. Elle avait senti son propre corps réagir – sa chaleur humide l’enveloppant comme une étreinte, ses muscles se contractant autour de lui tandis qu’elle approchait d’un second orgasme.
— "Crie pour moi."
Et elle avait obéi.
Son corps s’était tendu dans un dernier cri, ses cuisses se crispant autour des hanches d’Elias tandis que son orgasme la submergeait une seconde fois. Elle n’avait plus pu penser, seulement sentir : la pression des doigts d'Elias sur ses hanches, le frottement de sa barbe contre sa nuque, les murmures et les rires étouffés des spectateurs autour d’eux.
— "Putain…" Elias avait grogné avant de ralentir son rythme pour prolonger l’extase.
Puis il s’était tendu dans un dernier coup de reins, son corps se raidissant contre le sien tandis qu’il éjaculait en elle avec un râle étouffé. Elle avait senti sa chaleur humide se répandre à l’intérieur d’elle, une sensation presque douloureuse qui lui avait arraché un dernier gémissement.
Autour d’eux, la salle s’était mise à bruisser – des applaudissements discrets, des rires étouffés, le frottement du cuir contre le cuir tandis que certains spectateurs se levaient pour mieux voir. Elias l’avait maintenue contre lui pendant une seconde avant de reculer enfin, son souffle court et rauque.
— "Tu as été parfaite", avait-il murmuré en effleurant sa joue du bout des doigts.
Léa n’avait pas pu bouger.
Son corps était encore tremblant, ses muscles engourdis par la jouissance tandis qu’elle réalisait une chose simple :
Elle avait aimé ça.
Pas seulement le sexe. Pas seulement l’exhibition.
Mais cette sensation de perte de contrôle, d’être prise – non pas comme une victime, mais comme une offrande.
Et quand Elias l’avait aidée à se relever et l’avait serrée contre lui avant de la conduire vers une sortie discrète au fond de la salle, elle n’avait pas résisté.
Parce que pour la première fois depuis longtemps, elle savait ce qu’elle voulait.
I.
Le club était une cave voûtée, éclairée par des lampes à huile disposées en cercle autour d’une piste de danse vide. L’air sentait l’encens et la sueur ancienne, un mélange épicé qui collait aux poumons comme une promesse. Elle l’avait repéré dès son arrivée : grand, immobile près du bar, les bras croisés sur sa chemise noire, les yeux noirs fixés sur elle avec une intensité qui lui avait fait serrer les cuisses.
Elle n’était pas venue pour ça.
Pas vraiment.
Mais depuis des semaines, quelque chose en elle grattait, un désir sournois qu’elle ne pouvait ni nommer ni ignorer. Elle avait besoin de quelque chose qui la fasse sortir de sa carapace d’avocate méticuleuse, de cette vie où chaque décision était calculée, chaque plaisir refoulé au nom du contrôle.
Et lui… il semblait savoir.
Il l’avait observée pendant qu’elle sirotait son verre de whisky, les doigts effleurant le bord du verre comme pour se rappeler qu’elle était encore humaine. Puis il s’était approché, sans hâte, comme un prédateur certain de sa proie.
— "Tu es nouvelle ici", avait-il dit, la voix basse, presque indifférente.
Elle avait hoché la tête, les lèvres légèrement entrouvertes sous l’effet de son regard.
— "Ou alors tu joues à cache-cache."
Un sourire en coin. "Les deux, peut-être."
Il lui avait tendu un verre sans qu’elle ait à demander. Le liquide ambré avait glissé dans sa gorge comme du miel, chaud et lourd.
— "Je m’appelle Elias", avait-il ajouté en se penchant légèrement vers elle.
Elle avait senti son souffle contre sa tempe, une caresse involontaire qui lui avait fait frissonner l’échine.
— "Et toi ?"
— "Léa."
Un silence. Puis :
— "Tu veux savoir ce que je fais ici, Léa ?"
Elle avait secoué la tête, les doigts serrés autour du verre.
— "Non. Je veux savoir ce que tu veux de moi."
Ses yeux s’étaient assombris encore, comme si elle venait d’allumer une étincelle sous sa peau.
— "Je te propose un jeu."
Il l’avait emmenée vers le fond du club, là où les murs étaient tapissés de cuir et où des ombres dansaient derrière des rideaux épais. Une table basse en métal noir brillait sous la lumière tamisée, posée entre deux fauteuils bas.
— "Assieds-toi", avait-il ordonné d’une voix qui n’admettait pas de refus.
Elle s’était exécutée, les genoux serrés l’un contre l’autre pour masquer le tremblement de ses mains. Il était resté debout devant elle, les bras croisés, comme s’il évaluait sa réaction.
— "Je vais te donner un collier", avait-il dit enfin. "Tu le porteras cette nuit. Et tu obéiras à tout ce que je te dirai."
Un frisson lui avait parcouru l’échine. Elle connaissait les règles des clubs comme celui-ci : consentement éclairé, mots de sécurité, limites négociées. Mais quelque chose dans sa voix… une certitude froide qui ne laissait aucune place au doute.
— "Et si je refuse ?"
Il avait souri, un geste lent, presque amusé.
— "Tu peux partir maintenant. Ou tu peux rester et découvrir ce que ça fait d’être vraiment à quelqu’un."
Elle avait regardé le collier dans sa main – une bande de cuir noir, lisse, sans ornements, comme conçu pour s’adapter à la peau plutôt qu’à un fantaisiste accessoire de domination. Puis elle avait levé les yeux vers lui.
— "Qu’est-ce que tu veux en échange ?"
Ses doigts avaient effleuré le collier contre sa clavicule, une caresse presque innocente.
— "Ton nom. Ta voix. Et cette nuit."
Elle avait hésité encore un instant. Puis, d’un mouvement brusque, elle avait tendu la main.
— "Donne-le-moi."
II.
Le collier de cuir lui brûlait la peau, comme une marque au fer rouge.
Elias l’avait conduite jusqu’au centre de la piste de danse, là où les ombres des autres clients se fondaient dans la pénombre, mais où leurs regards – avides, curieux, parfois cruels – pouvaient encore la frôler. La musique pulsait bas, un rythme sourd qui vibrait dans ses os, synchronisé avec le battement désordonné de son cœur.
— "Lève les bras", avait-il ordonné d’une voix si calme que cela en était presque terrifiant.
Elle avait obéi sans réfléchir, les paumes tournées vers le plafond comme une offrande. Le tissu de sa chemise s’était tendu sur ses seins, moulant la courbe ferme de ses tétons déjà durcis par l’excitation et le froid de l’air conditionné. Elle avait senti des yeux sur elle – certains discrets, d’autres braqués avec une intensité presque palpable.
— "Déshabille-toi."
Les mots avaient résonné dans sa tête comme un écho. Non. Mais le mot était resté coincé dans sa gorge, étouffé par la pression du collier contre sa trachée.
Ses doigts s’étaient crispés sur les bords de son chemisier. Un à un, elle avait défait les boutons, sentant l’air frais caresser sa peau à mesure que le tissu se séparait. Quand enfin le dernier bouton avait cédé, elle avait hésité une seconde avant de laisser tomber la chemise sur le sol, comme si chaque mouvement était une trahison.
Sous ses yeux, Elias n’avait pas bronché. Il croisa les bras, immobile, et attendit.
Elle avait inspiré profondément avant de glisser les bretelles de sa brassière hors de ses épaules, puis de la faire descendre le long de son torse jusqu’à ce qu’elle tombe à ses pieds avec un choc sourd. Ses seins étaient nus maintenant, offerts aux regards, les tétons roses et dressés sous l’effet du désir et de l’humiliation.
Un souffle étouffé avait parcouru la foule. Elle avait osé lever les yeux – juste une fois – et croisé le regard d’un homme assis au bar, les doigts serrés autour de son verre comme s’il se retenait de se masturber sur place. Une femme plus loin, adossée contre un pilier, avait souri en portant une cigarette à ses lèvres, les yeux mi-clos de plaisir anticipé.
Elias n’avait pas détourné le regard.
— "Continue."
Ses mains tremblaient en défaisant la ceinture de son pantalon. Le tissu était épais, résistant, et chaque mouvement semblait durer une éternité. Quand enfin elle l’eut ouvert, elle sentit l’air glacé effleurer sa peau nue, contrastant avec la chaleur humide entre ses cuisses.
Le pantalon avait glissé le long de ses hanches, révélant un string noir qui moulait à peine son sexe déjà gonflé de désir. Elle avait hésité une seconde avant de le faire descendre aussi, sentant l’air caresser sa toison pubienne, maintenant visible pour quiconque osait regarder.
Et ils regardaient.
Des murmures s’élevaient dans la salle, des rires étouffés, des exclamations sourdes. Elle avait fermé les yeux une seconde, le visage en feu, avant de se forcer à rouvrir les paupières et à fixer Elias droit dans les yeux.
— "À genoux."
La voix était basse, presque indifférente, mais le ton ne souffrait aucune réplique. Elle s’était exécutée, les genoux s’enfonçant dans la moquette épaisse tandis que ses mains se posaient sur l’intérieur de ses cuisses, les écartant légèrement sans oser aller plus loin.
Elias avait reculé d’un pas, juste assez pour qu’elle doive incliner la tête en arrière pour le voir. Son pantalon était ouvert maintenant, et sa queue – épaisse, veineuse, déjà luisante à son extrémité – se dressait devant elle comme une invitation.
— "Tu vas me sucer", avait-il répété, plus fort cette fois, comme s’il voulait que tout le monde entende. "Et tu ne t’arrêteras pas avant que je te le dise."
Elle avait dégluti, sentant sa salive affluer dans sa bouche malgré la sécheresse de ses lèvres.
Ses doigts s’étaient refermés autour de son sexe sans hésitation.
La peau était chaude, presque brûlante sous ses paumes, et elle avait senti un frisson parcourir le corps d’Elias quand elle l’avait enveloppé entièrement dans sa bouche. Le goût salé du prépuce s’était répandu sur sa langue avant qu’elle ne recule légèrement pour mieux explorer la surface lisse du gland.
Elias avait grogné, les doigts s’enfonçant dans ses cheveux.
Elle avait obéi à l’instinct, accélérant le rythme de ses mouvements, sa bouche glissant le long de sa longueur avant de remonter en suçant avec une pression qui lui arrachait des gémissements étouffés. Sa main libre s’était posée sur son ventre pour le stabiliser tandis que sa langue traçait des cercles autour du méat, sentant les premières gouttes de liquide préséminal perler contre ses lèvres.
Autour d’eux, la salle semblait retenir son souffle.
Un homme plus loin avait sorti un sexe déjà dur de son pantalon et se masturbait en silence, les yeux rivés sur elle. Une femme s’était levée de sa chaise et s’était approchée, assez près pour que Léa sente l’odeur de son parfum – quelque chose de sucré, d’envoûtant – avant qu’elle ne pose une main sur son épaule.
— "Tu es magnifique", avait murmuré la femme en caressant ses cheveux d’un geste presque maternel. "Il a raison de te garder pour lui."
Léa n’avait pas réagi. Elle ne pouvait plus penser, seulement sentir : le poids du regard d’Elias sur elle, la pression de sa queue contre son palais, les doigts qui tiraient doucement dans ses cheveux comme pour la guider.
— "Plus fort", avait-il ordonné à nouveau.
Elle avait obéi, accélérant encore, sentant sa gorge s’ouvrir pour l’accueillir plus profondément. Un gémissement lui avait échappé quand il avait poussé légèrement vers l’avant, son gland frôlant le fond de sa gorge avant qu’elle ne recule en toussotant.
— "Continues", avait-il murmuré en caressant sa joue d’un geste presque tendre.
Autour d’eux, la salle s’était transformée en une arène silencieuse.
Un homme assis près du bar avait sorti un préservatif de sa poche et l’avait enfilé avec des mouvements rapides avant de se lever pour mieux voir. Une femme plus loin avait écarté les cuisses sur sa chaise, les doigts glissant entre ses propres lèvres tandis qu’elle observait la scène avec une fascination presque religieuse.
Léa avait senti son propre corps réagir à cette attention collective – une chaleur humide qui coulait le long de ses cuisses, un désir si intense qu’il en devenait presque douloureux. Elle avait accéléré encore, sa bouche glissant le long de la longueur d’Elias avec une frénésie qui lui faisait haleter entre deux mouvements.
— "Tu aimes ça ?" Elias avait demandé, la voix rauque.
Un rire étouffé avait retenti dans la salle. Quelqu’un – peut-être la femme près du pilier – avait murmuré :
— "Elle est déjà mouillée…"
Elias n’avait pas détourné les yeux.
— "Tu veux que je te punisse ici ?" avait-il demandé à Léa, assez fort pour que tout le monde entende.
Elle avait secoué la tête, les joues en feu, mais son corps trahissait ses mots. Sa respiration était devenue saccadée, et quand Elias avait grogné :
— "Alors suce-moi comme si tu avais besoin de ça…"
Elle n’avait plus eu d’autre choix que d’obéir.
Ses doigts s’étaient crispés sur ses cuisses tandis qu’elle accélérait encore, sa bouche scellée autour de lui avec une pression qui lui arrachait des gémissements rauques. Elle avait senti son propre souffle chaud contre la base de son sexe, et quand Elias avait enfin éjaculé dans un râle étouffé, elle avait avalé sans hésiter, les yeux levés vers lui comme pour chercher une approbation.
Il avait reculé d’un pas, le visage marqué par la jouissance, avant de se pencher pour murmurer à son oreille : "Tu es parfaite."
Elle n’avait pas eu le temps de répondre. Autour d’eux, la salle s’était mise à bruisser – des applaudissements discrets, des rires étouffés, le frottement du cuir contre le cuir tandis que certains clients se levaient pour mieux voir.
Elias l’avait relevée d’un geste brusque avant de la serrer contre lui, son érection toujours dure pressée contre son ventre nu.
— "On n’a pas fini", avait-il murmuré. "Là où on va, ils vont tous te regarder… et tu vas aimer ça."
Et quand il l’avait entraînée vers une porte dérobée derrière laquelle s’ouvrait un couloir sombre, elle n’avait pas résisté.
Parce que pour la première fois depuis longtemps, elle voulait qu’ils la voient.
III.
La porte s’était refermée derrière eux avec un clic sec, plongeant la pièce dans une pénombre seulement troublée par la lueur bleutée d’une lampe à huile posée sur une table basse en cuir. L’air sentait le cuir neuf et une odeur âcre de cire fondue, comme si quelqu’un avait frotté des bougies sur les murs pour marquer son territoire.
Elias ne s’était pas pressé. Il avait tiré la porte avant de se retourner vers elle, les yeux mi-clos dans l’obscurité.
— "Tu es sûre ?" avait-il demandé, comme s’il lui donnait une dernière chance de reculer.
Elle n’avait pas répondu tout de suite. Son corps tremblait encore de son exhibition sur la piste, et le collier autour de son cou lui semblait soudain plus lourd qu’une chaîne. Mais quelque chose dans sa voix – cette note presque tendre, comme s’il se souciait vraiment d’elle – l’avait fait hocher la tête.
— "Oui."
Un sourire avait effleuré ses lèvres avant qu’il ne fasse un pas vers elle et ne pose une main sur son épaule pour la guider vers le centre de la pièce. Là, sous leurs yeux, trônait une table en cuir noir, large et solide, assez grande pour accueillir deux personnes. Des menottes en métal luisant étaient fixées aux quatre coins, attendant.
— "Allonge-toi."
Elle s’était exécutée sans hésiter, les mains déjà levées vers les menottes avant même qu’il ne lui ordonne de le faire. Le cuir froid avait mordu ses poignets quand il les avait enclenchés avec un clic sec, la laissant suspendue au-dessus de la table, vulnérable, exposée.
Elias s’était penché pour murmurer à son oreille :
— "Tu es à moi maintenant. Et à eux aussi."
Elle n’avait pas eu le temps de chercher ce qu’il voulait dire avant que la porte ne s’ouvre en silence derrière lui.
Ils étaient entrés sans un bruit, comme des ombres glissant dans l’obscurité. D’abord trois, puis cinq, puis dix – hommes et femmes aux visages indistincts dans la pénombre, mais dont les regards brûlaient sur sa peau nue. Certains portaient encore leurs vêtements de soirée, d’autres avaient troqué leur élégance contre des tenues plus… pratiques : cuir, latex, soie noire.
Un homme en costume trois-pièces s’était adossé contre le mur, les bras croisés, tandis qu’une femme aux cheveux courts et teints en rouge avait sorti un petit miroir de sa poche pour observer la scène avec une fascination presque clinique. Plus loin, un couple s’était tenu par la main, leurs doigts entrelacés comme pour se rappeler mutuellement qu’ils étaient encore ensemble.
Personne ne parlait. Personne ne bougeait.
Ils étaient là pour regarder.
Elias avait reculé d’un pas, laissant Léa seule au centre de leur attention. Elle avait senti son propre souffle s’accélérer, sa peau picoter sous le poids de leurs yeux. La table en cuir était froide contre ses fesses nues, et quand elle avait osé jeter un coup d’œil vers le bas, elle avait vu qu’Elias s’était déjà agenouillé entre ses cuisses, les mains posées sur l’intérieur de ses genoux pour les écarter davantage.
— "Ouvres toi", avait-il ordonné d’une voix basse qui résonnait dans la pièce comme un commandement.
Elle avait obéi sans réfléchir, sentant ses muscles se tendre tandis qu’elle obéissait, ses cuisses s’ouvrant en grand sous le regard des spectateurs. L’air frais de la pièce caressait son sexe déjà humide, et elle avait senti une chaleur monter entre ses jambes quand Elias avait enfin posé les mains sur ses hanches pour la tirer vers le bord de la table.
— "Tu es si belle comme ça", avait-il murmuré en effleurant du bout des doigts l’intérieur de sa cuisse. "Toute mouillée… toute à moi."
Ses doigts s’étaient posés sur son sexe avec une douceur trompeuse, traçant des cercles lents autour de son clitoris avant de descendre plus bas pour effleurer ses lèvres gonflées. Léa avait haleté quand il avait glissé un doigt à l’intérieur d’elle, sentant sa chaleur humide l’envelopper comme une étreinte.
— "Tu es déjà prête", avait-il constaté avec un sourire en coin.
Elle n’avait pas pu répondre. Sa bouche s’était ouverte dans un cri étouffé quand il avait retiré son doigt pour le porter à ses lèvres et le lécher lentement, les yeux levés vers elle comme pour lui rappeler qu’elle était à eux.
— "Tu veux que je te fasse crier ?" avait-il demandé à voix haute, assez fort pour que tout le monde entende.
Un murmure d’approbation avait parcouru l’assistance. Quelqu’un – peut-être la femme aux cheveux rouges – avait ri doucement avant de chuchoter :
— "Oh, elle va adorer."
Elias n’avait pas détourné les yeux.
— "Prépare-toi."
Sa bouche s’était posée sur son clitoris avant même qu’elle ne puisse protester.
IV
Le premier contact avait été une surprise – une chaleur humide qui contrastait avec le froid du cuir sous ses fesses, une pression ferme mais douce qui lui avait fait arquer le dos dans un gémissement involontaire. Elias avait grogné contre sa peau, sa langue traçant des cercles précis autour de son bourgeon avant de descendre plus bas pour lécher l’entrée de son vagin avec une lenteur calculée.
— "Putain…" Le mot lui avait échappé sans qu’elle puisse le retenir.
Autour d’eux, les spectateurs s’étaient rapprochés en cercle, certains s’agenouillant au sol pour mieux voir tandis que d’autres restaient debout, les doigts serrés autour de leur propre sexe. Un homme en costume avait sorti un préservatif de sa poche et l’avait enfilé avec des mouvements rapides avant de se masturber en silence, les yeux rivés sur la scène.
Léa n’avait plus pu penser à rien d’autre qu’à la sensation de la bouche d’Elias contre elle – sa langue qui explorait chaque repli de son sexe, ses doigts qui glissaient entre ses fesses pour effleurer son anus avant de remonter vers son clitoris avec une pression qui lui faisait voir des étoiles.
— "Tu veux que je continue ?" Elias avait demandé à nouveau, sa voix étouffée contre sa peau.
Elle n’avait pas pu répondre. Un gémissement sourd lui avait échappé quand il avait inséré deux doigts en elle, les courbant vers l’avant pour frotter un point précis qui lui faisait voir des éclairs derrière ses paupières.
— "Dis-le-moi."
— "Oui…" Sa voix était à peine plus qu’un souffle. "S’il te plaît…"
Un rire avait retenti dans la pièce – peut-être celui de la femme aux cheveux rouges, ou peut-être celui d’un homme plus loin qui n’avait pas pu se retenir.
Elias n’avait pas réagi.
— "Alors crie pour moi."
Ses doigts s’étaient retirés d’elle avec un pop humide avant qu’il ne les porte à sa bouche et ne les suce lentement, les yeux levés vers elle comme pour lui rappeler qu’elle était à eux.
— "Tu es si bonne", avait-il murmuré. "Si mouillée…"
Elle n’avait pas pu répondre. Sa respiration était devenue saccadée, son corps tendu comme un arc sous l’effet de ses caresses. Quand Elias avait enfin replongé sa tête entre ses cuisses, sa langue s’était posée sur son clitoris avec une pression qui lui avait arraché un gémissement.
— "Tu vas jouir pour moi", avait-il ordonné. "Et tu vas aimer ça."
Elle n’avait pas eu le choix.
Ses hanches avaient commencé à se soulever d’elles-mêmes, cherchant désespérément la bouche d’Elias tandis que ses doigts s’enfonçaient dans les menottes au-dessus de sa tête. Un autre gémissement lui avait échappé quand il avait inséré un troisième doigt en elle, le courbant vers l’avant pour frotter ce point précis qui lui faisait perdre tout contrôle.
— "C’est ça…" Elias avait grogné contre sa peau. "Jouis pour moi."
Et elle avait obéi.
Son corps s’était tendu dans un cri étouffé, ses cuisses se crispant autour de la tête d’Elias tandis que son orgasme la submergeait comme une vague. Elle n’avait plus pu penser, seulement sentir : la chaleur humide qui coulait entre ses jambes, les doigts d’Elias qui continuaient à la caresser même après qu’elle eut cessé de trembler, les murmures et les rires étouffés des spectateurs autour d’eux.
— "Bonne fille", avait-il murmuré en se relevant enfin. "Maintenant… ils vont te montrer ce que ça fait d’être vraiment désirée."
Autour d’elle, la pièce s’était transformée en une arène silencieuse.
Un homme plus loin – celui en costume trois-pièces – avait accéléré le rythme de ses mouvements, son sexe glissant entre ses doigts tandis qu’il fixait Léa avec une intensité presque douloureuse. Une femme aux cheveux courts avait sorti un vibromasseur de sa poche et l’avait allumé avant de le poser contre ses propres lèvres, les yeux mi-clos de plaisir anticipé.
Puis, sans prévenir, l'homme s'était approché d'elle au moment d'éjaculer.
Un jet épais et chaud s’était écrasé sur son ventre, maculant sa peau nue d’un liquide blanc qui coulait lentement entre ses seins. Léa n’avait pas pu retenir un cri – à la fois de surprise et de honte, mais surtout… d’excitation.
— "Encore", avait-elle murmuré sans réfléchir.
Un rire avait retenti dans la pièce avant qu’un autre homme – plus jeune, plus musclé – ne s’approche et ne se place derrière elle. Elle avait senti son érection dure contre ses fesses tandis qu’il se masturbait en silence, les doigts serrés autour de sa queue comme pour se retenir.
— "Tu veux ça ?" avait-il demandé d’une voix rauque.
Elle n’avait pas pu répondre. Un autre jet s’était écrasé sur son ventre avant que l’homme derrière elle ne grogne et ne laisse échapper un long filet de sperme qui avait coulé le long de sa cuisse, chaud et visqueux.
— Elias avait ri en observant la scène. "Tu es parfaite comme ça."
Léa n’avait plus pu bouger.
Son corps était couvert de sperme, ses seins brillants sous la lumière tamisée, son sexe encore humide des caresses d’Elias. Autour d’elle, les spectateurs s’étaient rapprochés encore, certains posant une main sur sa peau pour la caresser tandis que d’autres continuaient à se masturber en silence.
— "Tu es à nous maintenant", avait murmuré Elias en effleurant son épaule du bout des doigts. "Et tu vas adorer ça."
V.
La porte s’était ouverte dans un grincement discret, comme si le monde extérieur retenait son souffle.
Elias avait saisi Léa par le bras et l’avait tirée vers lui avec une force qui ne souffrait aucune résistance. Ses menottes cliquetaient encore contre les anneaux de la table en cuir tandis qu’il la traînait hors de la pièce privée, ses pieds nus glissant sur le sol froid du couloir.
— "Marche", avait-il ordonné d’une voix basse, presque indifférente.
Elle n’avait pas eu besoin de se retourner pour savoir que les spectateurs les suivaient en silence. Leurs pas étaient légers, comme s’ils craignaient de briser l’enchantement. Elle avait senti leurs regards sur sa peau nue, brûlants et avides, tandis qu’Elias la poussait vers une porte plus large, ouverte sur un espace bien plus vaste.
La grande salle.
Le lieu était immense, éclairé par des lustres en cristal qui projetaient des reflets dorés sur les murs tapissés de soie rouge. Des canapés bas entouraient une piste de danse vide, et au centre, un miroir sans tain reflétait la scène comme un œil indifférent.
Mais ce n’était pas le décor qui retenait l’attention.
C’étaient eux.
Des dizaines de personnes – hommes et femmes, certains vêtus d’élégants costumes, d’autres presque nus sous des tenues en cuir ou latex – s’étaient rassemblés en cercle autour d’eux. Certains étaient assis sur les canapés, les jambes écartées, les doigts déjà occupés à se caresser. D’autres se tenaient debout, adossés contre les murs, les yeux brillants de désir.
Et tous fixaient Léa.
Elias l’avait poussée vers un mur nu, dépourvu de toute décoration sauf une bande de cuir cloué en son centre – une sorte d’autel improvisé. Il avait posé une main sur sa nuque et l’avait forcée à se pencher en avant, les paumes écrasées contre la surface froide.
— "Écarte les jambes."
Elle n’avait pas hésité. Ses pieds s’étaient écartés d’eux-mêmes, ses cuisses tremblantes sous le poids des regards. Elle avait senti l’air frais caresser son sexe encore humide de l’orgasme précédent, et une chaleur nouvelle monter entre ses jambes quand elle avait réalisé qu’elle était vraiment exposée maintenant.
— "Plus large."
Elle avait obéi, les genoux flageolants, jusqu’à ce que son dos soit presque à l'horizontale, son sexe offert aux yeux de tous. Elle avait osé jeter un coup d’œil par-dessus son épaule et avait croisé le regard d’un homme assis sur un canapé, les doigts enfoncés dans sa propre érection tandis qu’il la fixait avec une intensité qui lui avait fait serrer les poings contre le mur.
— "Tu es belle comme ça", avait murmuré Elias en effleurant du bout des doigts l’intérieur de ses cuisses. "Toute mouillée… toute à moi."
Elle n’avait pas pu répondre. Un gémissement sourd lui avait échappé quand il avait glissé un doigt entre ses lèvres, sentant sa chaleur humide contre sa peau.
Autour d’elle, la salle s’était mise en mouvement.
Une femme aux cheveux argentés s’était approchée en silence et avait posé une main sur son épaule avant de glisser ses doigts dans ses cheveux pour lui incliner la tête vers l’arrière. Ses lèvres avaient effleuré sa nuque avec une douceur trompeuse avant qu’elle ne murmure à son oreille :
— "Tu es si réceptive…"
Léa n’avait pas pu retenir un frisson.
Un homme plus loin – grand, vêtu d’un manteau en laine noire – avait sorti un fouet de sa poche et l’avait fait claquer contre sa paume avec un crac sec. Il ne l’avait pas utilisée sur elle. Pas encore. Mais il s’était approché suffisamment près pour que Léa sente son souffle chaud contre son oreille quand il avait chuchoté :
— "Tu vas aimer ça."
Puis ce furent les attouchements
Des mains anonymes – certaines douces, d’autres plus brutales – avaient commencé à explorer son corps. Une paume s’était posée sur sa hanche avant de glisser vers ses fesses pour les malaxer avec une pression qui lui avait arraché un gémissement. Une autre main avait effleuré l’intérieur de sa cuisse, remontant lentement vers son sexe sans oser aller plus loin.
— "Tu es à nous maintenant", avait répété Elias en se plaçant derrière elle.
Elle n’avait pas eu le choix.
Ses doigts s’étaient crispés sur le mur tandis qu’elle sentait une main – peut-être celle de la femme aux cheveux argentés, peut-être celle d’un inconnu – glisser entre ses cuisses pour caresser son clitoris avec une lenteur calculée. Un autre homme avait posé les lèvres contre sa nuque et avait commencé à sucer sa peau avec une avidité qui lui faisait peur.
— "Tu veux qu’on te prenne ?" Elias avait demandé, assez fort pour que tout le monde entende.
Elle n’avait pas pu répondre.
Un gémissement sourd lui avait échappé quand deux doigts avaient pénétré en elle sans prévenir, courbés vers l’avant pour frotter son point G. Autour d’elle, les murmures et les rires s’étaient intensifiés tandis que les spectateurs se rapprochaient encore, certains posant une main sur sa peau pour la caresser tandis que d’autres continuaient à se masturber en silence.
Elias n’avait pas attendu plus longtemps.
Elle avait senti son érection dure contre ses fesses avant même qu’il ne la pénètre. Un grognement rauque lui avait échappé quand il l’avait saisie par les hanches et l’avait tirée vers lui avec une force qui lui avait fait perdre l’équilibre pendant une seconde.
— "Tu m'appartiens", avait-il répété en serrant ses hanches entre ses mains.
Elle n’avait pas protesté.
Ses doigts s’étaient enfoncés dans le mur tandis qu’il la pénétrait d’un coup sec, son sexe glissant en elle avec une facilité qui lui avait arraché un cri. Elle était déjà si humide, si prête… et maintenant il était en elle, remplissant chaque recoin de son corps comme pour marquer son territoire.
— "Crie."
Sa voix était un ordre.
Et elle avait obéi.
Un gémissement sourd lui avait échappé quand Elias avait commencé à la prendre avec des coups de reins profonds, chaque mouvement accompagné d’un grognement qui résonnait dans la salle. Autour d’eux, les spectateurs avaient accéléré le rythme – certains se masturbant plus vite, d’autres posant une main sur sa peau pour la caresser tandis qu’elle était prise en public.
— "Tu aimes ça ?" Elias avait demandé à nouveau, assez fort pour que tout le monde entende.
Elle n’avait pas pu mentir.
Un autre gémissement lui avait échappé quand il avait accéléré encore, ses hanches frappant contre ses fesses avec une force qui se répercutait dans ses bras tendus. Elle avait senti son propre corps réagir – sa chaleur humide l’enveloppant comme une étreinte, ses muscles se contractant autour de lui tandis qu’elle approchait de l’orgasme.
— "Tu es à moi", avait-il répété en serrant ses hanches entre ses mains. "Et tu vas jouir pour moi."
Son corps s’était tendu dans un cri étouffé, ses cuisses se crispant autour des hanches d’Elias tandis que son orgasme la submergeait comme un tsunami.
— "Bonne fille", avait grogné Elias avant de ralentir son rythme pour prolonger l’extase.
Elle n’avait pas pu bouger.
Son corps était encore tremblant, ses muscles engourdis par la jouissance tandis qu’Elias continuait à la prendre avec une lenteur calculée. Autour d’eux, les spectateurs s’étaient rapprochés encore, certains posant une main sur sa peau pour la caresser tandis que d’autres continuaient à se masturber en silence.
— "Tu veux plus ?" Elias avait demandé en accélérant légèrement le rythme.
Elle n’avait pas pu répondre.
Un autre gémissement lui avait échappé quand il avait inséré un doigt entre ses fesses et commencé à la caresser avec une pression qui irriguait tous ses sens. Elle avait senti son propre corps réagir – sa chaleur humide l’enveloppant comme une étreinte, ses muscles se contractant autour de lui tandis qu’elle approchait d’un second orgasme.
— "Crie pour moi."
Et elle avait obéi.
Son corps s’était tendu dans un dernier cri, ses cuisses se crispant autour des hanches d’Elias tandis que son orgasme la submergeait une seconde fois. Elle n’avait plus pu penser, seulement sentir : la pression des doigts d'Elias sur ses hanches, le frottement de sa barbe contre sa nuque, les murmures et les rires étouffés des spectateurs autour d’eux.
— "Putain…" Elias avait grogné avant de ralentir son rythme pour prolonger l’extase.
Puis il s’était tendu dans un dernier coup de reins, son corps se raidissant contre le sien tandis qu’il éjaculait en elle avec un râle étouffé. Elle avait senti sa chaleur humide se répandre à l’intérieur d’elle, une sensation presque douloureuse qui lui avait arraché un dernier gémissement.
Autour d’eux, la salle s’était mise à bruisser – des applaudissements discrets, des rires étouffés, le frottement du cuir contre le cuir tandis que certains spectateurs se levaient pour mieux voir. Elias l’avait maintenue contre lui pendant une seconde avant de reculer enfin, son souffle court et rauque.
— "Tu as été parfaite", avait-il murmuré en effleurant sa joue du bout des doigts.
Léa n’avait pas pu bouger.
Son corps était encore tremblant, ses muscles engourdis par la jouissance tandis qu’elle réalisait une chose simple :
Elle avait aimé ça.
Pas seulement le sexe. Pas seulement l’exhibition.
Mais cette sensation de perte de contrôle, d’être prise – non pas comme une victime, mais comme une offrande.
Et quand Elias l’avait aidée à se relever et l’avait serrée contre lui avant de la conduire vers une sortie discrète au fond de la salle, elle n’avait pas résisté.
Parce que pour la première fois depuis longtemps, elle savait ce qu’elle voulait.
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