Sous l'écorce du bûcheron (7)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : Sous l'écorce du bûcheron (7) Histoire érotique Publiée sur HDS le 16-05-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Sous l'écorce du bûcheron (7)
Chapitre 7

Au chalet, Damien nous dépose avec un dernier clin d'œil moqueur – "Profitez bien de votre nuit, les experts !" –, et on entre enfin seuls, trop fatigués pour une passion débridée mais pas pour l'intimité. On se déshabille lentement dans la lueur dansante du poêle que je ravive rapidement, accroupi nu pour ajouter des bûches, mes muscles saillants illuminés par les flammes, mon corps poilu et bronzé offert à son regard admiratif, Romain faisant de même en enlevant sa chemise et son pantalon, révélant son corps fin et lisse qui luit doucement. On se glisse dans le lit, nus et complices, se collant l'un à l'autre dans la nuit chaude du chalet, nos corps fusionnant en une étreinte sensuelle, et on s'embrasse dans un baiser endiablé, nos langues dansant avec une faim résiduelle, mes mains sur ses fesses fermes le pressant contre mon érection naissante malgré la fatigue, un geste chargé d'allusions sexuelles à demain matin, avant de s'endormir enlacés, le désir en suspens comme une promesse charnelle infinie.

Les deux derniers jours se passent toujours de la même façon, une routine pesante et chargée de tension qui me ronge de l'intérieur comme un termite dans un tronc pourri, mais avec Romain à mes côtés, c'est à la fois un supplice et un baume sensuel que je n'arrive pas à définir complètement. Chaque matin, on se réveille enlacés dans le lit large du chalet, nos corps nus collés l'un à l'autre dans la chaleur résiduelle du poêle à bois, sa tête sur mon torse poilu, ses doigts traçant des lignes paresseuses sur mes abdos saillants encore marqués par les efforts de la veille. Je le regarde dormir un moment, son visage paisible contrastant avec la tempête qui fait rage en moi – ce secret partagé qui nous unit dans une intimité charnelle profonde, ses lèvres encore rougies par nos baisers voraces de la nuit, son corps fin lové contre mon cadre musclé comme si on avait été faits pour s'emboîter ainsi depuis toujours. Putain, c'est addictif, cette proximité : son souffle chaud contre ma peau bronzée, son sexe doux remuant légèrement contre ma cuisse au réveil, ravivant un désir matinal que je contiens à grand-peine, imaginant le plaquer sous moi pour le prendre lentement, mes mains puissantes sur ses hanches étroites, ma queue épaisse le remplissant jusqu'à ce qu'il gémisse mon nom. Mais déjà, au fond de moi, une ombre grandit – ces jours sont comptés, et bientôt, il partira, me laissant seul avec ce vide qui s'annonce comme un gouffre froid et abyssal. On se lève, on prépare le café dans une complicité silencieuse, nos corps se frôlant dans la kitchenette étroite – son dos contre mon torse quand il verse l'eau, un effleurement sensuel qui me fait durcir instantanément, mon érection frottant contre ses fesses fermes à travers nos boxers. On s'habille, mes jeans usés moulant mes cuisses massives et mon paquet imposant, sa chemise ajustée soulignant son torse lisse, et on part au travail dans le pick-up, nos mains se frôlant sur le levier de vitesse, un geste caché chargé d'allusions sexuelles à ce qu'on fera en rentrant.

Au chantier, c'est l'enfer quotidien : les collègues ne ratent pas une occasion pour balancer leurs remarques vulgaires et homophobes, leurs voix grasses portant dans l'air frais du matin comme des coups de hache maladroits. Je ris jaune, imitant leur ton pour ne pas éveiller les soupçons, mais intérieurement, ça me ronge – ce secret qui pèse comme un fardeau, ce désir pour Romain qui me consume, ses regards furtifs vers moi chargés d'une tension lourde, sensuelle. On bosse dur, abattant des arbres, ma hache mordant le bois, mes biceps gonflants, la sueur coulant le long de mon dos, mais chaque pause est une torture : Romain s'accroupit, son pantalon se tendant sur ses fesses, et je fixe ça, le désir charnel montant, durcissant mon sexe contre ma cuisse. Les tensions sont lourdes entre nous, des regards prolongés, des effleurements "accidentels", une décharge érotique qui me traverse. Le midi, on rejoint les autres, nos genoux se touchant sous la table, un contact discret qui ravive le feu en moi. L'après-midi, on s'isole un peu, et Romain s'approche, se collant contre moi, sa main sur mon entrejambe, défaisant ma braguette. Je proteste faiblement, mais il s'agenouille, sortant ma queue bandante, la léchant doucement, suçant avec une délicatesse qui me fait soupirer, puis accélérant, branlant la base, alternant gorges profondes pendant plus de dix minutes, jusqu'à ce que j'explose au fond de sa gorge, lui avalant tout, léchant pour nettoyer. C'est à ce moment qu'on entend quelqu'un arriver – le patron –, et on reprend le travail comme si de rien n'était.

Puis vient le dernier jour où Romain est là, car il ne reviendra pas avant deux mois – une annonce qu'il m'a faite ce matin au réveil, ses lèvres contre mon oreille, un murmure sensuel qui m'a transpercé comme une lame froide, me laissant un vide immédiat au creux de la poitrine. La journée est très pesante, l'air chargé d'une mélancolie lourde qui pèse sur mes épaules larges comme un tronc massif, car pour la première fois depuis des années, je me sens bien, vraiment bien, comblé par cette connexion charnelle et romantique avec lui – ses baisers passionnés qui me font fondre, ses gémissements quand je le prends avec force, sa tendresse post-coïtale qui m’enveloppe comme une couverture chaude contre le froid de ma solitude habituelle. Mais ce soir, il part, et je me retrouverai seul dans mon chalet, ce sanctuaire qui deviendra soudain vide, froid, hanté par son absence, les draps encore imprégnés de son odeur, le lit trop grand pour moi tout seul, les nuits longues et silencieuses sans son corps contre le mien, sans ses caresses sensuelles sur mon torse poilu qui me faisaient frissonner de plaisir. Putain, ça me bouffe déjà, cette tristesse qui monte comme une marée lente et inexorable, un poids au ventre qui me serre la gorge à chaque regard que je lui lance, imaginant les deux mois à venir comme un désert aride, sans ses lèvres sur ma queue, sans ses fesses se contractant autour de moi, sans ses murmures tendres au réveil. Au chantier, les remarques des collègues continuent comme un bruit de fond irritant, "Eh, Voclain, ton expert va te manquer pour tes 'évaluations privées' ?" ricane Pierre, mais je les entends à peine, mon esprit ailleurs, noyé dans cette mélancolie qui me ronge : comment je vais faire sans lui ? Sans cette intimité qui m'a ouvert comme jamais, sans ce désir charnel qui me fait me sentir vivant ? Je bosse dur, mais mécaniquement, ma hache mordant le bois avec une violence accrue pour évacuer cette tristesse naissante, mes biceps gonflant sous l'effort, la sueur coulant en ruisseaux le long de mon torse poilu, mais chaque effleurement avec Romain est chargé d'une urgence sensuelle et désespérée – sa main sur mon bras pour pointer un arbre, un contact qui linger, me faisant durcir, imaginant une dernière fois le prendre ici, contre un arbre, ma queue le remplissant une dernière fois avant le vide abyssal des deux mois solitaires.


La fin de journée arrive très vite, trop vite, le soleil se couchant derrière les pins en une explosion orangée qui colore la forêt d'une lueur mélancolique et poignante, comme si la nature elle-même pleurait son départ. Romain est venu avec sa voiture sur le chantier aujourd'hui, sa berline grise garée près de mon pick-up cabossé, un signe cruel qu'il partira seul, me laissant derrière avec ce creux au ventre qui grandit déjà. On discute le temps que tous les collègues partent, attendant que les moteurs ronflent et s'éloignent sur le chemin boueux, l'air frais du soir nous enveloppant comme un manteau froid et impitoyable, accentuant cette tristesse qui m'envahit comme une vague lente et inexorable. Une fois seuls, dans le silence oppressant de la forêt qui s'endort, je prends Romain dans mes bras musclés, le serrant contre mon torse poilu encore trempé de sueur, et l'embrasse comme un dingue, mes lèvres écrasant les siennes avec une faim désespérée et sauvage, ma langue envahissant sa bouche pour un baiser profond, humide, chargé d'un désir charnel mêlé à une tristesse qui me serre la poitrine comme un étau. Mes mains descendent sur ses fesses fermes, les pressant pour le coller contre mon érection durcissant, imaginant une dernière fois le prendre ici, maintenant, ma queue le remplissant une dernière fois avant les deux mois de vide, de nuits solitaires où je me toucherai en pensant à lui, à son corps contre le mien, à ses gémissements qui me hantaient déjà comme un fantôme.

Romain me regarde, ses yeux pétillants voilés d'une émotion similaire, et murmure contre mes lèvres gonflées.
« Viens me voir chez moi, Johan. Je sais que tu prends jamais de jours de repos, mais prends-en et viens pour quelques jours. Deux mois, ça va être long sinon... pour nous deux. Et pour moi, ce n'était pas juste pour du sexe au départ, oui, mais j'ai appris à te connaître un peu plus, ta force, ta tendresse cachée, et je veux plus avec toi. Plus que des nuits volées. »
Je suis agréablement surpris, mon cœur battant fort contre son torse, une chaleur tendre se répandant en moi comme une sève chaude au milieu de cette tristesse qui m'étouffe, et je lui explique, ma voix grave émue et tremblante.
« Romain... putain, moi aussi. Au début, c'était ce désir qui me bouffait, te voir et bander en secret, mais maintenant, c'est plus – tes sourires qui me font fondre, tes caresses qui me calment, la façon dont tu me regardes comme si j'étais pas juste un bûcheron macho avec un secret. J'en ai envie, de plus avec toi, de te voir tous les jours, de te toucher sans peur. Je vais voir comment je peux faire pour des jours off, mais ici, je peux pas tout dévoiler au grand jour. C'est trop dur, avec les collègues qui me boufferaient vivant, la famille qui me renierait, ce village où tout le monde parle... je suis piégé dans ce rôle depuis si longtemps, et l'idée de te perdre me tue déjà. »
Romain comprend, mais souffle, une tristesse dans les yeux, posant sa main sur mon torse poilu comme pour ancrer ce moment.
« Je sais... mais j'aimerais tellement me montrer à tes côtés, te tenir la main sans peur, être avec toi au vu de tous. »

Je l'embrasse encore, le serrant dans mes bras musclés comme pour le retenir pour toujours, nos corps pressés dans une étreinte sensuelle et désespérée, ma queue dure contre son ventre, un dernier frottement charnel avant la séparation, mes lèvres mordillant son cou avec une urgence qui masque mal la tristesse qui me submerge. Romain monte dans sa voiture, me laissant son adresse scribouillée sur un bout de papier froissé – une rue à Clermont-Ferrand, un appartement en ville qui semble si loin, si inaccessible – et part, le moteur ronflant dans le silence oppressant, ses feux arrière s'éloignant comme une lueur qui s'éteint progressivement dans la nuit tombante, laissant un vide béant en moi. Je reste là plus d'un quart d'heure sans bouger, adossé à mon pick-up cabossé, le cœur serré comme dans un étau, les yeux fixés sur le chemin vide où sa voiture a disparu, une tristesse profonde et lancinante m'envahissant comme un brouillard froid et humide qui s'infiltre dans chaque pore de ma peau. Putain, comment je vais faire sans lui ? Sans ses baisers qui me faisaient oublier ma solitude, sans ses caresses sensuelles qui me faisaient me sentir vivant, sans son corps fin contre le mien la nuit, comblant ce vide que j'avais ignoré si longtemps. Les larmes montent, chaudes et inattendues, mais je les ravale, un bûcheron comme moi ne pleure pas, mais intérieurement, c'est un ouragan de tristesse : les deux mois s'annoncent comme un enfer, des nuits solitaires où je me toucherai en pensant à lui, à son odeur, à ses gémissements, à cette connexion qui m'a ouvert le cœur pour la première fois, me laissant vulnérable et brisé. Le chalet semble déjà plus froid, plus vide, sans sa présence, et je grimpe dans mon pick-up, le moteur ronflant seul dans la nuit, rentrant chez moi avec ce poids au ventre qui ne me quitte pas, repensant à chaque moment passé avec lui, à ce bonheur fugace qui s'en va comme une feuille emportée par le vent.

Le week-end suivant, on s'envoie des messages et on s'appelle tout le temps, sa voix au téléphone un baume sensuel qui me fait durcir rien qu'en l'entendant, des conversations chargées d'allusions sexuelles – "J'ai encore ton goût en bouche," murmure-t-il, me faisant bander en imaginant sa gorge autour de ma queue –, mais aussi de tendresse, planifiant vaguement de se voir. Le lundi, je pars au travail, le cœur lourd mais déterminé, et je prends mon courage à deux mains pour parler à mon patron Bernard pendant la pause midi, seul à seul près de la jeep.
« Boss, faut que je prenne des jours off rapidement. Quelques jours, pas plus. »
Bernard me regarde, surpris, rotant après sa bière, son ventre proéminent tremblotant.
« Voclain, t'as jamais pris de congé en dix ans. Qu'est-ce qui t'arrive ? Une nana qui t'a ensorcelé ? Ou... attends, ça a un rapport avec Desmarais ? J'ai vu comment vous bossez ensemble, et les gars parlent... t'es pas en train de virer de bord ou un truc comme ça ? »
Je sens la panique monter, mais je force un rire macho, masquant ma tristesse et ma peur.
« Non, boss, rien à voir. Juste besoin de souffler, c'est tout. Le boulot est dur, et j'ai jamais demandé avant. »
Il insiste, plissant les yeux.
« Allez, Johan, sois honnête. Desmarais est parti y a deux jours, et toi tu demandes des jours off ? Les collègues disent que vous étiez collés comme des siamois. Si c'est pour lui, dis-le, je juge pas, mais faut que je sache si ça affecte le chantier. »
Je ravale ma salive, la tristesse me serrant la gorge, mais je persiste.
« C'est pas ça. Juste... personnel. Je reviens vite, promis. »
À force de persuasion – arguant que je n'ai jamais manqué, que le chantier avance bien sans moi quelques jours –, il accepte à contrecœur, marmonnant un "OK, mais pas plus d'une semaine, et reviens en forme, sans conneries."

Le soir, je prépare mes affaires dans le chalet, emballant des vêtements simples dans un sac usé, le cœur battant d'excitation mêlée à l'appréhension, imaginant Romain surpris, nos corps se retrouvant pour plus que du sexe – des caresses tendres, des baisers romantiques. Je ne dors rien de la nuit, tournant dans le lit vide qui sent encore son parfum, mais au téléphone avec Romain tard le soir, je ne lui dis rien pour faire la surprise, murmurant des allusions sexuelles – "J'ai envie de te remplir à nouveau" – qui nous font gémir au bout du fil, ma main sur ma queue dure me branlant en imaginant sa bouche.

Le lendemain, je pars pour Clermont-Ferrand, le pick-up ronflant sur l'autoroute, le cœur serré par l'absence mais gonflé d'espoir, prêt à plonger dans cette nouvelle vie sensuelle avec lui.

La route est longue pour moi, Johan Voclain, qui n'ai pas l'habitude de ces trajets interminables sur l'autoroute, avec le ronflement constant du moteur de mon pick-up qui semble amplifier chaque pensée qui tourbillonne dans ma tête. Je roule depuis des heures, les paysages défilant – d'abord les collines boisées du Massif central, puis les plaines plus plates, et enfin les premiers signes de la ville au loin. Putain, qu'est-ce que je fous ? Moi, le bûcheron solitaire, gay en secret depuis des années, en train de filer vers Clermont-Ferrand pour surprendre Romain Desmarais, cet expert qui a tout chamboulé en quelques jours de désir intense et de tendresse inattendue. Est-ce que c'est une connerie ? Est-ce que je vais tout foutre en l'air en débarquant comme ça, sans prévenir ? Et s’il me rejette ? Et si ces deux mois d'absence étaient une excuse pour s'éloigner, pour oublier nos nuits où il me suçait avec avidité, où je le prenais avec force, nos corps fusionnés dans des orgasmes qui me laissent encore tremblant rien qu'à y penser ? La tristesse de son départ vendredi soir me hante toujours, ce vide quand sa voiture a disparu dans la nuit, me laissant seul sur le parking, le cœur serré, les yeux brûlants de larmes ravalées parce qu'un mec comme moi ne pleure pas. Ces deux jours sans lui ont été un enfer : le chalet vide, le lit froid sans son corps contre le mien, les nuits où je me touchais en pensant à lui, à sa bouche autour de moi, à ses gémissements, mais avec ce creux au ventre qui ne partait pas, une tristesse profonde qui m'étouffait, me faisant douter de tout – ma vie cachée, mon travail qui m'enchaîne, ce secret qui me bouffe. Et maintenant, je roule vers l'inconnu, vers une ville que je connais à peine, me sentant comme un intrus dans ce monde urbain. Est-ce que c'est le début de quelque chose de vrai, ou juste une illusion pour combler ce vide ?

J'arrive en ville en début d'après-midi, le soleil pâle de décembre filtrant à travers les nuages gris, illuminant les rues animées avec ses bâtiments et ses boutiques qui me semblent si étrangers, si loin de ma forêt silencieuse. Le bruit des klaxons, les piétons pressés, tout ça me désoriente, me fait questionner encore plus : qu'est-ce que je fous ici ? Je trouve un parking souterrain près du centre, garant mon pick-up entre des voitures citadines, et je descends, mes bottes claquant sur le béton froid, le cœur battant plus fort à l'idée de voir Romain, mais avec cette tristesse résiduelle qui me rappelle que ces deux mois sans lui seront un calvaire si je ne fais rien. Je décide d'être bien habillé pour une fois, pour lui montrer que je fais un effort, que je veux être à la hauteur de son monde, mais putain, je ne sais pas comment faire – moi qui porte toujours les mêmes jeans et chemises à carreaux, taillées pour le travail, pas pour un rendez-vous en ville. Est-ce que c'est ridicule ? Est-ce que je vais avoir l'air d'un clown déguisé ? Je marche dans les rues piétonnes, les vitrines me renvoyant mon reflet – un grand gaillard avec un air perdu, mes mains calleuses serrant le papier avec son adresse. Je repère un magasin de fringues pour hommes, une boutique chic avec des mannequins en vitrine portant des tenues élégantes qui me semblent si loin de mon style, et j'hésite longuement devant la porte, questionnant chaque pas : et si je reste comme je suis ? Et si Romain me préfère en bûcheron, avec ma sueur et ma force, plutôt qu'en citadin maladroit ? Mais je pousse la porte, le tintement de la clochette annonçant mon entrée, l'air parfumé de la boutique me surprenant.

Un vendeur assez efféminé – avec des cheveux coiffés en vague, un foulard coloré, des gestes gracieux et un sourire accueillant – vient vers moi, me toisant d'un regard expert qui me surprend et me met mal à l'aise. "Bonjour, monsieur, je peux vous aider ?" dit-il d'une voix chantante. Je hoche la tête, hésitant longuement, mes mains se serrant dans mes poches, questionnant intérieurement : putain, qu'est-ce que je fous ici ? Le vendeur, sentant mon malaise, demande gentiment : "Qu'est-ce que vous désirez ? Une tenue particulière ?" Et là, je bredouille : "C'est la première fois que je viens en ville... je voudrais être bien habillé pour un rendez-vous." Du tac au tac, le vendeur me toise du regard de haut en bas, un sourire en coin, et dit : "Le mec que vous allez voir a drôlement de la chance ! Vous êtes un beau spécimen, et je vais m'occuper de vous pour le rendre fou." Je suis surpris, sentant une chaleur monter à mes joues, et je proteste vite : "Non, non, pas pour un mec... c'est pour... une personne." Le vendeur me regarde, un sourcil arqué, et murmure avec un clin d'œil complice : "Je connais bien les mecs comme vous, et je ne juge pas, mais pas à moi – je sais qui vous êtes, et c'est parfait. Laissez-moi vous transformer en irrésistible."

Je reste figé, questionnant intérieurement : putain, comment il a deviné ? Est-ce que c'est si évident ? Mais il ne me laisse pas le temps de paniquer, me guidant vers les cabines d'essayage avec une énergie enthousiaste, choisissant des tenues qu'il pense adaptées à ma silhouette. Je ne me sens pas à l'aise du tout au début, me voyant dans le miroir en pantalon slim qui moule mes cuisses, chemise cintrée qui accentue mes pecs, me sentant comme un imposteur, questionnant : est-ce que Romain aimera ça ? Est-ce que je ne suis pas ridicule ? Mais le vendeur me valorise sans cesse : "Regardez comme tout le monde vous regarde dans le magasin – et ce n'est pas du jugement, c'est de l'envie, ils aimeraient être avec vous, ou être vous." Et c'est vrai, des clients jetant des regards admiratifs, ce qui me surprend et me fait rougir, me faisant questionner ma propre image : peut-être que je suis beau, après tout. À force, je me trouve beau dans la tenue finale qu'il me trouve, très sexy : un pantalon en velours côtelé bleu marine qui allonge mes jambes, un pull camionneur marron beige en cachemire doux qui moule mes épaules et mon torse, un manteau long en laine marron pour allonger ma silhouette, des gants fins et chauds en cuir marron, et des chaussures de ville marron élégantes mais confortables. Je n'ai pas l'habitude de ce look, me sentant exposé, mais à force d'être valorisé par le vendeur – "Vous êtes à tomber, un mélange de rusticité et d'élégance, votre rendez-vous va fondre" –, je me trouve beau pour la première fois, une surprise tendre qui me fait sourire dans le miroir, questionnant : est-ce que Romain me verra comme ça, comme un homme qui fait un effort pour lui ?

Je ressors de la boutique avec les vêtements sur moi, les anciens dans un sac, me sentant transformé, plus confiant mais encore questionnant : est-ce que c'est moi, ça ? Est-ce que je ne vais pas avoir l'air d'un clown ? Je décide d'acheter un bouquet de fleurs pour ajouter une touche de tendresse, trouvant un fleuriste charmant au coin d'une rue, l'odeur des roses et des lys m'enveloppant comme un parfum romantique. La fleuriste me fait un magnifique bouquet de roses rouges symbolisant la passion – une douzaine de fleurs épanouies, leurs pétales veloutés et parfumés – entourées de petites fleurs blanches délicates comme des étoiles, et de feuillage vert frais pour équilibrer le tout, le tout attaché avec un ruban rouge élégant. "Pour quelqu'un de spécial ?" demande-t-elle, et je hoche la tête, rougissant, questionnant intérieurement : est-ce que Romain aimera ce geste, si loin de mon monde rude ? Est-ce que c'est trop, pour un mec comme moi ?

Je reprends ma voiture en direction de l'appartement de Romain, le cœur battant plus fort à mesure que je m'approche, les rues se faisant plus familières mais encore étrangères. Arrivé en bas de son immeuble, je décide de l'appeler pour savoir ce qu'il fait, mon téléphone tremblant légèrement dans ma main, questionnant : et s’il n'est pas seul ? Et si la surprise tombe à plat ? Romain répond, sa voix chaude me faisant frissonner.
"Salut, Johan. Ça va ?"
"Oui... et toi, qu'est-ce que tu fais ?"
"Rien de spécial, je viens d'arriver et je m'apprêtais à me faire à dîner pour ce soir. Une soirée solo, quoi. Et toi ?"
Je souris, le cœur gonflé de tendresse et de surprise, tenant le bouquet dans l'autre main.
"Ne fais rien. Je suis en bas de chez toi, et ce soir, c'est moi qui te sort au restaurant. Mais c'est à toi de choisir où."
Il y a un silence, puis un rire incrédule.
"Quoi ? Arrête, Johan, t'es sérieux ? T'es pas à Clermont ?"
"Oui, surprise. Regarde par la fenêtre."

Romain ne le croit pas au début, mais j'entends le bruit d'une fenêtre qui s'ouvre, et je le vois apparaître au balcon, ses cheveux ébouriffés, ses yeux s'écarquillant en me voyant en bas, avec mon nouveau look et le bouquet à la main. Il referme la fenêtre en hâte, et quelques minutes plus tard, il dévale les escaliers pour me rejoindre dans la rue, sautant littéralement à mon cou, ses bras autour de mes épaules, ses jambes s'enroulant brièvement autour de ma taille comme pour me serrer tout entier. On s'embrasse comme deux amants qui ne se sont pas vus depuis des jours – mes lèvres écrasant les siennes avec une faim tendre et passionnée, ma langue explorant sa bouche avec une douceur surprenante, le bouquet pressé contre son dos, mes mains le soutenant, sentant son corps se fondre contre le mien dans une étreinte pleine de surprise et de joie. Putain, c'est incroyable, cette tendresse qui m'envahit, ses larmes de joie mouillant mes joues, questionnant intérieurement : est-ce que c'est réel, ce bonheur ? Est-ce que je mérite ça après des années de solitude ?

Les lèvres proches des siennes, encore essoufflé par le baiser, je murmure avec un sourire surpris et tendre.
"Surprise... je pouvais pas attendre deux mois."
Il rit, les yeux brillants, me serrant plus fort.
"Putain, Johan, t'es fou... et t'es beau comme ça. Viens, on monte, et on choisit un resto pour fêter ça."

Fin du chapitre 7.

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Texte coquin : Sous l'écorce du bûcheron (7)
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