Sous l'écorce du bûcheron (1)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : Sous l'écorce du bûcheron (1) Histoire érotique Publiée sur HDS le 05-05-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Sous l'écorce du bûcheron (1)
Chapitre 1

Je m'appelle Johan Voclain, et à 32 ans, je vis ma vie comme un arbre solitaire au milieu d'une forêt dense : solide, ancré, mais avec des racines que personne ne voit vraiment. Mes cheveux bruns sont coupés courts, presque rasés sur les côtés pour ne pas me gêner quand je balance ma hache ou que je manipule la tronçonneuse, et mes yeux bleus scrutent les troncs avec une précision aiguisée par des années de travail physique intense. Je mesure 1m86, et mon corps est sculpté par le labeur quotidien – des épaules larges comme des branches robustes, des biceps qui gonflent sous l'effort, un torse poilu mais entretenu avec soin, les poils sombres taillés juste assez pour ne pas donner une impression de négligence, couvrant des pecs durs et un ventre plat marqué par des abdos saillants qui se contractent à chaque mouvement. Mes bras sont veinés de muscles proéminents, mes mains calleuses et puissantes, marquées par les cicatrices des échardes et des coups de hache maladroits d'autrefois. Ma peau est bronzée en permanence, cuite par le soleil qui filtre à travers les feuillages épais, parce que je passe mes journées entières dehors, à abattre des arbres dans les vastes forêts du Massif central, où l'air est chargé d'humidité et d'odeurs terreuses. Je suis bûcheron de profession, et j'aime ce métier viscéralement : le bruit sourd et rythmé de la hache qui mord dans le bois vivant, l'odeur âcre de la sève fraîche qui jaillit comme du sang d'une plaie, la sueur qui coule en ruisseaux le long de mon dos musclé, imprégnant mes vêtements de cette humidité salée qui me rappelle que je suis vivant, en phase avec la nature brute.

Mais il y a un secret que je garde enfoui plus profond que les racines d'un chêne centenaire, un secret qui pourrait tout faire basculer si jamais il remontait à la surface : je suis gay. Personne ne le sait, absolument personne. Ni ma famille, ces gens simples et traditionnels qui habitent encore le petit village voisin, avec leurs habitudes ancrées dans le passé, leurs repas dominicaux où l'on parle de récoltes et de mariages, ni mes collègues, une bande de machos pur jus, certains franchement homophobes, qui parlent comme des charretiers sans filtre. Ils balancent des blagues vulgaires sur les "pédés" qui traînent en ville, sur les nanas qu'ils prétendent baiser le week-end avec des détails crus et exagérés, et je fais comme eux pour ne pas me faire remarquer, pour fondre dans la masse comme un tronc parmi d'autres. Je rigole fort, d'un rire grave et forcé qui résonne dans ma poitrine, je jure comme un porc avec des mots qui me brûlent la gorge, je raconte des histoires bidon sur des conquêtes féminines imaginaires, inventées de toutes pièces pour coller à leur image de virilité exacerbée. "Putain, hier soir j'ai tiré une blonde aux gros nibards, elle en redemandait comme une folle !" que je dis parfois, en mimant des gestes obscènes avec mes mains épaisses et calleuses, tout en sentant un nœud se former au creux de mon estomac. Ça me ronge de l'intérieur, jour après jour, comme un termite qui creuse le bois sans bruit, mais c'est le prix à payer pour survivre dans ce milieu rude et impitoyable. S’ils savaient la vérité, ils me regarderaient de travers, avec ce mélange de dégoût et de pitié que j'ai vu dans leurs yeux quand ils parlent des "autres", ou pire, ils pourraient me tourner le dos, me laisser seul face à la forêt. Alors je joue le jeu sans relâche, torse bombé comme un guerrier, voix grave et assurée, et je cache mes regards furtifs sur les corps d'hommes dans les magazines froissés que je planque au fond d'un tiroir, ou sur mon téléphone, tard le soir, seul dans mon petit chalet à la sortie du village.

Ce petit chalet, c'est mon refuge, mon sanctuaire discret. Il se dresse modestement à la lisière du village, là où les maisons s'espacent et où la route asphaltée cède la place à un chemin de terre battue qui serpente vers les bois. C'est une petite construction en bois verni, avec un toit pentu couvert de tuiles rouges, une cheminée qui crache de la fumée les soirs d'hiver, et une véranda minuscule où je m'assois parfois pour regarder le soleil se coucher sur les collines environnantes. À l'intérieur, c'est simple mais chaleureux : une pièce principale avec un poêle à bois qui chauffe l'air imprégné d'odeur de pin, une kitchenette où je prépare des repas frugaux – du café noir le matin, des sandwiches épais pour le midi –, une chambre avec un lit large où je m'effondre, épuisé après les journées de labeur, et une salle de bain étroite avec une douche qui goutte un peu mais qui suffit à rincer la sueur et la sciure accumulées. Pas de luxe, pas de fioritures, juste l'essentiel pour un homme comme moi qui passe plus de temps dehors que dedans. C'est là que je vis seul, loin des regards indiscrets, et c'est là que je me permets, parfois, de laisser tomber le masque, de rêver à une vie différente.

Ce matin-là, le soleil se lève à peine sur la forêt, peignant le ciel d'un rose pâle qui se reflète sur les feuilles humides de rosée, et l'air est frais, chargé de cette humidité matinale qui colle à la peau et fait frissonner les muscles encore endormis. Je quitte mon chalet après un petit-déjeuner rapide – du pain grillé avec du fromage local et un café amer qui me réveille d'un coup –, et je grimpe dans mon pick-up cabossé, un vieux Ford rouillé par les intempéries mais fidèle comme un chien de chasse. Le moteur ronfle bruyamment tandis que je roule sur le chemin cahoteux, les pneus crissant sur les graviers humides, et je sens déjà l'excitation du travail qui m'attend. J'arrive sur le parking boueux du chantier, un terrain vague entouré de pins immenses qui s'élèvent comme des sentinelles, et mes bottes de travail, lourdes et maculées de terre séchée, s'enfoncent légèrement dans la boue alors que je descends. Je porte mon jean usé, délavé par les lavages répétés, moulant juste assez pour souligner mes cuisses puissantes forgées par des années de marches en terrain accidenté et de portages de troncs lourds. Ma chemise à carreaux, en flanelle épaisse, est ouverte sur les premiers boutons, révélant un peu de mon torse poilu et bronzé, et je sens la brise fraîche caresser ma peau, me donnant la chair de poule sur les bras. Je charge ma hache aiguisée et mes outils sur mon épaule large, sentant le poids familier qui tire sur mes muscles, et je rejoins les gars qui sont déjà là, regroupés autour d'un feu de camp improvisé pour chasser le froid du matin.

Les collègues sont fidèles au poste : Michel, un grand roux baraqué avec une barbe hirsute et emmêlée qui lui donne l'air d'un ours mal léché, et qui pue déjà la bière même à 7 heures du matin, comme s'il n'avait pas dormi depuis la veille ; Pierre, plus petit mais trapu comme un taureau, avec des tatouages délavés sur les bras représentant des motifs tribaux et des femmes nues, toujours prêt à sortir une vanne crasse qui fait éclater le groupe en rires gras ; et le chef, Bernard, un vieux de la vieille avec un ventre proéminent qui déborde de sa ceinture usée, une voix qui porte comme un klaxon de camion et des yeux plissés par des décennies passées à scruter les arbres sous le soleil ou la pluie. Ils fument des cigarettes roulées à la main, exhalant des nuages de fumée bleue qui se mêlent à l'air forestier, et ils rient bruyamment d'une blague que je n'ai pas entendue en arrivant. Je les rejoins en claquant des mains comme un mec viril, sentant mes paumes calleuses se heurter avec un bruit sec, et je lance un "Salut les gars !" d'une voix grave pour m'intégrer aussitôt.
"Eh, Voclain, t'as l'air d'avoir baisé toute la nuit, t'as la gueule en vrac et les yeux rougis !" lance Michel en me tapant sur l'épaule avec une force qui fait vibrer mes muscles tendus, comme s'il testait ma solidité.
Je rigole, forcé mais convincingly, en imitant leur ton vulgaire et direct, pour ne pas détonner. "Ouais, putain, j'ai ramassé une salope au bar hier soir. Elle m'a sucé comme une pro, j'en ai encore les jambes qui tremblent !" Mensonge éhonté, bien sûr, inventé sur le vif pour coller à leur univers. Hier soir, j'étais seul dans mon chalet, assis sur le vieux canapé en cuir craquelé devant la cheminée crépitante, à mater des vidéos discrètes de mecs musclés sur mon téléphone, la lumière bleue de l'écran illuminant mon visage fatigué, ma main calleuse glissant sur ma peau pour soulager une tension que je ne peux partager avec personne. Mais je continue le jeu, pour survivre : "Et toi, Michel, t'as encore tiré ta femme par les cheveux ? Elle doit en avoir marre de ta petite bite ridicule !"

Les rires fusent, gras et bruyants, résonnant entre les arbres comme un écho moqueur, et on se met au boulot sans plus tarder. On avance en file indienne dans la forêt dense, le sol jonché de feuilles mortes et de branches cassées qui craquent sous nos pas lourds. Le bruit des tronçonneuses commence à déchirer l'air calme du matin, un vrombissement aigu qui effraie les oiseaux et fait vibrer l'atmosphère. Je balance ma hache avec précision millimétrée, sentant mes biceps gonfler à chaque coup puissant, la sueur commençant déjà à perler sur mon front et à couler le long de mon torse poilu, trempant ma chemise qui colle à ma peau bronzée. Mon corps est une machine bien huilée : jambes solides plantées dans la terre meuble, dos large tendu comme un arc, épaules roulant avec fluidité pour maximiser la force de l'impact. On abat des pins centenaires, leurs troncs massifs s'effondrant avec un craquement retentissant qui ébranle le sol, et on les charge sur les remorques, nos muscles bandés sous l'effort, nos respirations haletantes se mêlant aux odeurs de résine et de terre remuée. Les blagues continuent pendant le travail, pour briser la monotonie : Pierre raconte en détail comment il a "défoncé" une nana la semaine dernière, avec des descriptions crues qui incluent des positions improbables et des cris exagérés, me faisant serrer les dents intérieurement tout en feignant l'amusement. "Elle hurlait comme une chienne en chaleur, j'te jure, ma queue l'a faite grimper aux rideaux et supplier pour plus !" Je hoche la tête, en ajoutant ma touche vulgaire : "Ouais, les meufs, c'est fait pour ça, putain, pour se vider les burnes après une journée comme celle-là."

Vers midi, quand le soleil est au zénith et tape fort sur nos nuques rougies, on fait une pause bien méritée. On s'assoit sur des souches fraîchement coupées, encore imprégnées de sève collante, et on sort nos sandwiches enveloppés dans du papier alu froissé, accompagnés de thermos de café tiède ou de bières fraîches sorties d'une glacière cabossée. L'air est maintenant chaud, chargé de l'odeur de la transpiration et du bois frais, et je retire ma chemise pour me rafraîchir, la jetant négligemment sur un tronc, révélant mon torse sculpté, bronzé et poilu, avec ces poils sombres qui descendent en une ligne fine et entretenue vers mon nombril et plus bas, soulignant les contours de mes abdos durs. Mes collègues matent un peu, avec une pointe d'envie dans les yeux, mais sans rien dire de bizarre – c'est normal entre nous, cette admiration brute pour la force physique. "T'es une bête de somme, Voclain," dit Bernard en rotant bruyamment après une gorgée de bière, son ventre tremblotant sous son t-shirt taché. "Avec tes muscles comme ça, tu pourrais lever n'importe quelle gonzesse du village sans effort."

C'est à ce moment précis que le patron arrive en jeep, klaxonnant deux fois pour nous faire signe, les pneus de son véhicule projetant des éclaboussures de boue sur les côtés. Bernard se lève pesamment, essuyant sa bouche d'un revers de main poilue, et nous explique rapidement : "Les gars, on a un nouveau sur le chantier aujourd'hui. Le boss a engagé un expert forestier pour évaluer les zones à abattre et s'assurer qu'on respecte les normes environnementales, tout ce bordel écolo qui nous complique la vie. Faut qu'on optimise les coupes pour pas se faire emmerder par les inspecteurs. Il s'appelle Romain Desmarais, il va bosser avec nous pendant un moment, et surtout avec toi, Voclain, vu que t'es le plus expérimenté sur le terrain, celui qui connaît chaque arbre comme sa poche."

Je grogne intérieurement, sentant une vague d'irritation monter. Un expert forestier ? Ça pue le mec de la ville, avec ses diplômes universitaires fraîchement sortis d'une école chic, ses idées sur la "durabilité" et la "biodiversité" qui vont nous ralentir dans notre rythme effréné. Mes collègues ricanent déjà, leurs visages rougis par le soleil se plissant en grimaces moqueuses. "Un expert ? Putain, encore un de ces pédés en costard qui va nous dire comment couper du bois sans blesser les petits oiseaux ?" lance Michel d'une voix tonitruante, en écrasant sa cigarette sous sa botte. Pierre ajoute, avec un clin d'œil complice : "Ouais, il va sûrement nous parler de recyclage et de carbone pendant qu'on se casse le cul dehors sous la pluie. J'espère qu'il a pas une voix de tafiole ou des mains manucurées, sinon on va pas tenir longtemps."

Je ris avec eux, un rire forcé qui masque mon malaise croissant, mais ça m'agace profondément. Pas parce que je défends ce type que je n'ai pas encore vu – je ne le connais pas –, mais parce que leurs remarques homophobes, lancées comme des flèches empoisonnées, me touchent de près, me rappelant constamment pourquoi je dois cacher qui je suis vraiment. Ça me force à surjouer, à en rajouter une couche pour ne pas éveiller les soupçons. Je dois faire gaffe, plus que jamais, à ne pas montrer que ça me dérange au fond de mes tripes. "Ouais, on va voir ce que ça donne," que je dis en haussant les épaules, contractant mes pecs pour appuyer mon air macho et indifférent. "S'il nous emmerde avec ses théories de bureau, on le balance dans la sciure et on dit que c'était un accident. Pas de place pour les mauviettes ici."

La jeep s'arrête enfin dans un crissement de graviers, et le patron descend d'un bond, suivi d'un mec que je n'attendais pas du tout. Romain Desmarais, 30 ans, mesure environ 1m73 – plus petit que moi, mais avec un corps fin et bien dessiné, comme un athlète discret qui s'entraîne en salle plutôt qu'en forêt. Ses cheveux blonds sont coiffés avec soin, un peu en bataille mais élégant, comme s'il avait passé un coup de peigne rapide avant de venir, et ses yeux verts pétillent d'une intelligence vive et curieuse, captant la lumière du soleil comme des émeraudes polies. Il porte un pantalon chino beige ajusté, qui épouse ses formes sans excès, une chemise bleu clair rentrée dedans avec précision, les manches roulées sur des avant-bras toniques et légèrement veinés, et des chaussures de randonnée neuves mais pratiques, pas ces bottes de ville ridicules. Toujours bien habillé, même au milieu de la boue et des arbres : pas une tache sur ses vêtements, pas un pli de travers, comme s'il sortait d'un catalogue de mode outdoor. Il serre la main du patron avec assurance, puis se tourne vers nous avec un sourire poli, confiant, sans une once d'arrogance visible.
"Bonjour messieurs," dit-il d'une voix claire, assurée, avec un léger accent parisien qui trahit ses origines urbaines, mais sans prétention. "Je suis Romain Desmarais, expert forestier certifié. Je suis ici pour évaluer l'impact environnemental de vos opérations et optimiser les coupes sélectives afin de préserver l'équilibre écologique tout en maximisant votre productivité. On va travailler ensemble sur le terrain, et d'après ce qu'on m'a briefé, surtout avec Johan ici présent."

Ses yeux verts se posent sur moi un instant, croisant les miens, et je sens un frisson inattendu me traverser le corps, comme un courant électrique qui réveille quelque chose de dormant. Putain, il est beau, vraiment beau. Son corps fin mais musclé se devine sous la chemise tendue – des épaules dessinées avec élégance, un torse plat et athlétique, des hanches étroites qui suggèrent une agilité naturelle. Je ne peux pas m'empêcher de le détailler discrètement : ses lèvres fines et bien ourlées, son menton rasé de près avec une peau lisse qui contraste avec ma barbe naissante, la façon dont son pantalon moule subtilement ses cuisses fermes sans être vulgaire. Mes collègues ricanent déjà dans mon dos, leurs murmures pas assez bas pour être inaudibles. Michel murmure assez fort pour que tout le monde entende : "Regardez-moi ce petit pédé en chemise propre et repassée. Il va se salir les mains pour la première fois de sa vie, le pauvre." Pierre ajoute, avec un rictus : "Ouais, expert mon cul. Il a l'air d'un de ces mecs qui préfèrent les queues aux troncs d'arbres, avec ses fringues de dandy."

Je sens la colère monter en moi, une bouffée chaude qui me serre la gorge, mais pas pour les raisons qu'ils imaginent. C'est agaçant, ces remarques stupides et gratuites, parce qu'elles me forcent à jouer le jeu encore plus fort, à cacher que ce Romain m'attire déjà irrésistiblement, comme un aimant. Je le regarde fixement, mes yeux plongeant dans les siens avec une intensité que je ne peux pas tout à fait contrôler, et je ne détache pas mon regard de son corps, traçant mentalement les contours de ses épaules, de son cou élégant. Putain, Johan, calme-toi, me dis-je intérieurement, mais c'est plus fort que moi. Je tousse pour masquer mon trouble soudain et lance, d'un ton vulgaire pour coller à l'ambiance : "Ouais, bienvenue sur le terrain, Desmarais. T'as intérêt à pas nous ralentir avec tes conneries écolo de salon. On est des vrais mecs ici, pas des bureaucrates en cravate qui pleurent pour un arbre mort."

Romain ne se démonte pas une seconde. Il sourit, un peu amusé par mon ton, comme s'il avait déjà entendu ça mille fois, et me tend la main avec assurance. "Pas de souci, Johan. Je sais ce que je fais sur le terrain, j'ai passé des années à crapahuter dans des forêts comme celle-ci. On va bien s'entendre, j'en suis sûr, et peut-être même que je t'apprendrai deux ou trois trucs sur la régénération des essences." Sa poigne est ferme, surprenante pour un mec que j'imaginais plus intellectuel, et je sens une étincelle quand nos peaux se touchent – ma main large et rugueuse, marquée par le travail, contre la sienne, plus douce mais forte, avec des callosités discrètes qui trahissent qu'il n'est pas si novice. Je le fixe intensément, mes yeux descendant malgré moi sur son cou exposé, sa clavicule visible au col ouvert de sa chemise, puis plus bas, sur la courbe subtile de son torse sous le tissu. Putain, il est parfait, fin mais athlétique, avec ces yeux qui me transpercent et me font bouillir intérieurement.

Les gars continuent leurs moqueries pendant qu'on reprend le travail après la pause, leurs voix portant par-dessus le bruit des outils. "Hé, Desmarais, t'as déjà tenu une hache dans tes mains délicates ? Ou t'es plus du genre à caresser les arbres pour les apaiser ?" ricane Pierre en chargeant un tronc sur son épaule. Michel ajoute, hilare : "Fais gaffe, si tu te penches trop pour mesurer un truc, on va voir si t'as des couilles ou pas sous ton pantalon chic !" Je ris avec eux, un rire forcé qui me laisse un goût amer, mais intérieurement, ça bouillonne comme une tempête. C'est agaçant au possible, ces conneries incessantes, parce que ça me rappelle pourquoi je dois me taire, pourquoi je cache tout, et ça m'empêche de me concentrer sur le boulot. Et pendant ce temps, je ne peux pas m'empêcher de jeter des regards prononcés sur Romain, des regards qui s'attardent plus que de raison. Il marche à côté de moi sur le sentier étroit, notant des observations sur sa tablette numérique résistante à la poussière, et je mate ses fesses rondes et fermes sous le pantalon tendu, la façon dont ses épaules roulent avec une grâce naturelle qui contraste avec nos mouvements brusques. On arrive à une clairière baignée de soleil, où les rayons filtrent à travers les branches hautes, et il s'accroupit pour examiner le sol, prélevant un échantillon de terre avec une petite pelle – son pantalon se tend sur ses cuisses dessinées, soulignant les muscles fins, et je fixe ça, imaginant malgré moi mes mains puissantes posées dessus, explorant cette fermeté. Mes muscles se contractent involontairement, une chaleur monte en moi, et je dois détourner les yeux un instant pour me reprendre.
"Qu'est-ce que tu regardes comme ça, Voclain ?" demande Romain en se relevant lentement, un sourcil arqué avec curiosité, mais avec un ton taquin qui n'est pas hostile, comme s'il avait perçu quelque chose.


Je rougis sous mon bronzage épais, sentant mes joues chauffer, mais je couvre vite avec un grognement macho : "Rien du tout, juste que t'as l'air d'un touriste perdu ici, avec ta tablette et tes notes. Faut que je t'apprenne à survivre dans la vraie forêt, pas celle des livres." Mes collègues, qui nous ont rejoints, hurlent de rire, tapant dans leurs mains, et on continue comme si de rien n'était. Mais tout l'après-midi, c'est comme ça : je travaille dur, abattant des arbres avec des coups puissants qui font saillir mes muscles veineux, la sueur ruisselant en abondance sur mon torse poilu et bronzé, imprégnant l'air d'une odeur musquée, et je ne cesse de le dévorer des yeux. Ses cheveux qui brillent au soleil comme de l'or fondu, ses yeux qui scrutent les feuilles et les troncs avec une concentration presque hypnotique, son corps fin qui se meut avec une élégance que je n'ai pas, glissant entre les obstacles avec fluidité. Il pose des questions intelligentes sur les essences d'arbres locales, sur les zones protégées pour la faune, sur les méthodes de coupe qui minimisent l'érosion du sol, et je réponds, ma voix grave contrastant avec la sienne plus fluide, tout en prolongeant les regards plus que nécessaire, mes yeux accrochés aux siens comme pour y lire quelque chose de caché.

À un moment, on s'isole un peu du groupe pour qu'il mesure un tronc particulièrement ancien, un vieux chêne tordu par les ans. Il est proche de moi, son parfum discret – un mélange subtil de savon frais, de lotion après-rasage et d'une touche boisée – me monte à la tête, couvrant un instant l'odeur ambiante de la forêt. Je sens mon cœur battre plus fort dans ma poitrine large, une pulsation sourde qui résonne dans mes oreilles, et je dois ajuster discrètement ma posture pour masquer mon trouble grandissant. "T'es pas comme les autres experts qu'on a eus avant," que je murmure d'une voix basse, mes yeux plantés dans les siens, intenses, presque possessifs, comme si je cherchais à le sonder.

Il sourit, un peu intrigué, inclinant légèrement la tête. "Ah ouais ? Et c'est quoi, la différence avec les autres, selon toi ?"
"Des cons en costard qui restent planqués dans leur bureau climatisé, à nous envoyer des rapports par mail sans jamais mettre les pieds dans la boue. Toi, t'as l'air... différent, plus réel." Mon regard descend involontairement sur sa poitrine, imaginant le corps dessous, fin mais tonique, lisse peut-être, invitant, et je sens une vague de désir me submerger, que je réprime aussitôt.

Les collègues nous appellent de loin, brisant ce moment suspendu, leurs voix rauques portant à travers les arbres : "Hé, les tourtereaux, vous foutez quoi ? Revenez bosser avant que le soleil se couche !" Agacé au max par cette interruption et par leurs insinuations stupides, je rigole jaune pour la forme, mais intérieurement, mon pouls s'accélère comme jamais. On retourne avec eux, et les blagues continuent sans relâche : "Desmarais, t'es sûr que t'aimes pas les mecs ? T'as l'air trop propre et soigné pour une nana normale !" et je dois rire, imiter leur ton, tout en bouillant de frustration. Putain, s’ils savaient que c'est moi qui mate Romain comme un loup affamé, prêt à bondir.

La journée s'étire en longueur, pleine de détails sensoriels qui marquent l'esprit : le bruit incessant des feuilles froissées sous nos pas lourds, l'odeur persistante de la résine qui colle aux doigts et aux vêtements, la chaleur croissante qui colle nos chemises à la peau moite, transformant chaque mouvement en effort supplémentaire. Romain transpire un peu maintenant, sa chemise bleu clair mouillée par endroits, révélant plus clairement les contours de son corps bien dessiné – des abdos subtils qui se devinent quand il se penche, des bras veinés qui montrent une force discrète. Je le fixe encore, mes regards prononcés trahissant presque mon secret, mais il ne dit rien, se contentant d'un sourire en coin parfois, comme s'il jouait à un jeu que je ne comprends pas encore. On discute technique pendant des heures : il m'explique les cycles de régénération forestière avec passion, dessinant des schémas rapides sur sa tablette, et je hoche la tête, impressionné malgré moi par sa connaissance approfondie, mes yeux glissant sur ses lèvres pendant qu'il parle, observant leur mouvement fluide.

Vers le soir, alors que le soleil descend lentement, rougissant les arbres d'une lueur orangée qui allonge les ombres sur le sol, le patron annonce que Romain reviendra souvent, qu'on bossera ensemble sur plusieurs zones étalées sur des semaines. "Voclain, t'es son binôme principal, vu ton expertise terrain." Mes collègues ricanent une dernière fois : "Ouais, fais gaffe, Johan, il va te convertir à l'écolo-gay avec ses discours !" Agacé au possible par cette énième pique, je rigole jaune pour ne pas exploser, mais intérieurement, une excitation mêlée d'appréhension m'envahit. Travailler souvent avec lui ? Ça va être l'enfer de devoir cacher mes regards, mes pensées... ou peut-être le paradis caché, une opportunité que je n'osais pas espérer.

On se sépare enfin, alors que la lumière décline et que les premiers chants d'oiseaux nocturnes se font entendre. Je le regarde une dernière fois, intensément, comme si je voulais graver son image dans ma mémoire : blond aux yeux verts perçants, corps fin et attirant qui bouge avec assurance. Putain, Romain Desmarais, t'as pas idée de ce que tu déclenches en moi, de cette tempête que tu as allumée sans le savoir. Je grimpe dans mon pick-up, le moteur rugissant dans le silence naissant, et je roule vers mon chalet à la sortie du village, épuisé physiquement par la journée, mon corps musclé endolori aux bons endroits, mais mon esprit bouillonnant de ces regards volés, de ces moments fugaces. Ce n'est que le début, je le sens au plus profond de moi, comme un arbre qui sent venir la sève au printemps.

Fin du chapitre 1.

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Texte coquin : Sous l'écorce du bûcheron (1)
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