Les nouveaux voisins (6)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Les nouveaux voisins (6)
Chapitre 6
Ivan a senti le changement. Il a arrêté ses caresses, son regard est devenu interrogateur.
— Qu'est-ce qui se passe, mon amour ?
Ma réponse a été simple, directe, un murmure qui était une déclaration.
— Je suis prêt. J'ai envie de toi.
Et sans attendre sa réponse, je l'ai embrassé avec passion, la bouche ouverte, le corps tendu contre le sien, poussant le drap pour que l'air frais puisse nous atteindre. La matinée venait de commencer.
Nos lèvres se sont séparées, le souffle court. Mes mains agrippaient les larges épaules d'Ivan. Le désir était si fort qu'il effaçait toute hésitation.
Ivan a posé son front contre le mien, sa voix était grave, empreinte d'une dernière once de sérieux.
— Mon cœur, tu es vraiment prêt ? N'oublie pas que tu n'as pas à le faire si tu ne veux pas. Dis-moi.
— Oui, oui et oui, ai-je répondu, ma voix est un souffle urgent. J'ai envie de toi, Ivan. Fais-le.
Mon consentement était total, et l'entendre le rassurer semblait libérer une nouvelle vague de passion chez lui. Il a souri, un sourire de domination affectueuse.
Il m'a embrassé à nouveau, mais cette fois, ses caresses ont pris une direction plus ciblée. Ses mains puissantes ont descendu mon dos, explorant les creux de mes reins avant d'agripper doucement mes fesses. Il les a pétries, les massant avec une force sensuelle qui m'a fait onduler.
D'un mouvement lent et expert, il m'a retourné, m'allongeant sur le ventre, mes fesses offertes sur le matelas.
Il a commencé par semer des baisers légers et humides dans mon cou, puis sur mes omoplates. Il est descendu le long de ma colonne vertébrale, chaque baiser était une promesse de plaisir. La chaleur de sa bouche m'a fait gémir dans les oreillers.
Il a atteint la courbe de mes fesses. Sa main les a écartées doucement, révélant la petite zone sensible. L'anticipation était une torture délicieuse.
Puis, la sensation est devenue torride. Il a posé ses lèvres, chaudes et humides, sur mon entrée, avant d'insérer sa langue. Le geste était d'une audace et d'une sensualité que je n'aurais jamais imaginées. La pénétration de sa langue, douce et circulaire, m'a arraché un gémissement aigu et incontrôlable.
— Tout va bien, mon cœur ? a demandé Ivan, sa voix est étouffée par l'effort.
J'ai réussi à hocher la tête, incapable de parler, haletant sous le plaisir nouveau et intense. Il a poursuivi cette caresse orale longuement, préparant mon corps tout en m'accablant de désir. La chaleur et la salive sur mon corps nu étaient un délice.
Puis, il a cessé. Je me suis senti vide. Il a positionné sa main.
Il a commencé par introduire la pointe de son doigt, puis lentement le premier doigt entier. C'était une sensation de pression inconnue, mais pas de douleur. J'ai poussé un petit cri de surprise.
— Tout va toujours bien ? a-t-il demandé, sa voix est douce. Laisse-toi aller.
J'ai gémi en réponse, ce qui a suffi pour qu'il introduise un deuxième doigt. Il a massé mon intérieur avec patience, me permettant de m'habituer à l'étirement. Mes petits cris et mes halètements se mêlaient aux bruits humides.
Ivan a retiré ses doigts, m'a embrassé rapidement le bas du dos et a lubrifié généreusement. J'ai senti la chaleur de son gland contre mon entrée. Mon corps tremblait d'excitation.
— Je vais y aller doucement, mon ange. Détends-toi. Dis-moi si tu as mal, promis ?
Il a poussé légèrement, entrant seulement la tête. La sensation était forte, remplissant mon corps d'une manière que je n'aurais jamais pu imaginer. Il a marqué une pause, me laissant m'acclimater.
Puis, par une poussée lente et délibérée, il s'est introduit jusqu'à la garde.
J'ai lâché un gémissement de pure surprise, un mélange de forte pression et de plaisir. Il n'a plus bougé, me laissant le temps de respirer. Pendant ce temps, il s'est penché et m'a embrassé dans le cou, ses mains sur mes hanches, me stabilisant.
— Tu es tellement beau, Jimmy.
Il est resté ainsi, profondément en moi, le temps que mon corps accepte l'invasion.
La première position était simple, moi sur le ventre, lui me pénétrant par derrière. Ivan a commencé à bouger, ses coups de reins étaient lents au début, profonds.
— Tout va bien, mon amour ?
— Oui ! ai-je réussi à répondre, ma voix est rauque de plaisir.
Je sentais la transpiration perler sur nos corps, le frottement de nos peaux s'accélérant. Mes gémissements devenaient plus forts, plus désinhibés, et les siens se faisaient plus gutturaux.
Ivan a changé de position, me demandant de me mettre à quatre pattes (une position simple pour un débutant). La pénétration était plus profonde, plus sensuelle. Il me tenait par la taille, son corps se pressant contre le mien à chaque mouvement. Je me sentais rempli, possédé.
Il a pris une position assise, me demandant de m'asseoir sur lui, la pénétration cette fois était moins profonde mais plus sensuelle et plus douce. Il prenait son plaisir à me regarder prendre mon pied.
Mon excitation était à son comble. Je n'avais même pas besoin de me toucher. La profondeur et la puissance des coups de reins d'Ivan étaient trop pour mon corps.
Un gémissement sourd m'a échappé. Mes muscles se sont contractés. J'ai atteint l'orgasme, une vague puissante qui a secoué tout mon corps, les jouissances s'écrasant contre le matelas. J'ai éjaculé sans même me toucher, un cadeau de sa part.
Ivan a haleté, le contrôle se brisant dans sa voix. Il a marqué une pause, ses yeux cherchant les miens.
— Mon cœur, je suis là. Est-ce que je peux... je jouis en toi ?
— Oui, ai-je réussi à répondre, mon corps encore tremblant de plaisir.
Il a poussé un cri rauque et s'est mis à me pénétrer avec une ferveur animale, ses coups de reins devenant rapides et profonds. Il a joui bien au fond de mon cul, une chaleur dense et épaisse qui a rempli mon corps.
Il s'est effondré sur moi, lourd et chaud, me serrant contre lui, le souffle coupé, le lit trempé de sueur. C'était fini. Ma première fois.
Ivan s'est effondré sur moi, lourd et chaud, son souffle est court. Je me suis senti envahi par un sentiment de plénitude et d'épuisement. La transpiration de nos corps mêlés rendait les draps collants.
Après de longues secondes, Ivan a repris sa respiration. Il s'est retiré de moi lentement, ses yeux n'ont pas quitté les miens. Il m'a attiré sur lui, me serrant fermement contre son torse, sa main caressant mes cheveux mouillés de sueur. J'ai écouté les battements puissants et ralentis de son cœur.
— Mon amour, chuchota-t-il, déposant un baiser sur le sommet de ma tête. Comment tu te sens ?
— Je me sens... incroyable, Ivan. Merci.
Il a redressé ma tête pour me regarder dans les yeux, son regard est intense.
— J'ai besoin de savoir ce que tu en as pensé. C'était ta première fois, non ? Est-ce que ça allait ?
— C'était... merveilleux. La douleur a très vite laissé place au plaisir. Je n'ai jamais ressenti ça. Tu es tellement doué, si attentif. Je n'arrivais pas à croire que tu jouissais en moi.
— Mon corps était à toi, Jimmy. Chaque mouvement était pour toi. C'est toi qui m'as rendu fou. Tu es fait pour ça. Et tu n'as même pas eu besoin de tes mains, tu as joui juste en étant rempli. C'est un signe.
Nous nous sommes embrassés longuement, un baiser tendre, puis plus passionné. Ivan a continué ses tendres caresses sur tout mon corps, explorant les lignes de mon dos, les creux de mes hanches, les muscles de mes cuisses. Ces caresses, plus douces que l'acte, scellaient notre intimité.
Au bout d'un moment, nous nous sommes levés.
— Un café, mon beau ? On a le temps.
Nous nous sommes dirigés vers la cuisine, simplement vêtus de nos sous-vêtements. J'étais un peu gêné d'être ainsi, mais l'audace d'Ivan me libérait.
À chaque fois qu'Ivan me regardait, il ne pouvait pas s'en empêcher.
Dans le couloir, il m'a collé contre le mur, ses mains m'agrippant la taille. Il m'a embrassé fougueusement, sa bouche cherchant la mienne.
— Je ne peux pas m'en empêcher, tu es trop tentant, a-t-il soufflé.
Dans la cuisine, pendant que l'eau chauffait, il m'a pris dans ses bras, me portant jusqu'à la petite table pour que je sois à la hauteur de son visage. Je me suis appuyé contre lui, mon dos contre son torse, et il m'a embrassé dans le cou avec une ferveur gourmande.
L'un de ses baisers était trop insistant. Il a tiré ma peau avec ses lèvres.
— Ah ! a-t-il lâché, réalisant. Excuse-moi, mon cœur.
Je me suis regardé dans le miroir. J'avais un suçon bien visible juste sous l'oreille.
— Oh non, ai-je ri, paniqué. Ma mère va le voir !
— Tes cheveux le cacheront, rassure-toi. Mais au moins, elle saura que tu travailles dur, a-t-il glissé avec un clin d'œil.
Nous avons terminé notre café rapidement, l'ambiance devenant de plus en plus lourde de désir. Nous étions nus sous nos slips, l'odeur du sexe flottait encore.
Ivan a posé sa tasse. Ses yeux noirs se sont assombris. Il m'a attrapé et m'a soulevé sans effort. Il m'a déposé sur la grande table de salle à manger, mon corps reposant sur le bois froid.
Il s'est installé entre mes cuisses, son corps s'insérant parfaitement entre mes jambes.
Il a enlevé mon slip en un éclair, puis le sien. Son sexe s'est dressé, arrogant et magnifique.
Il n'a pas cherché à se dépêcher. Il a pris mon bassin entre ses mains, me forçant à me positionner. Il me regardait, admirant mon corps offert.
— Tu es beau, Jimmy. Je ne me lasserai jamais de ce que tu me donnes. J'ai encore envie de toi.
J'ai souri, le désir est monté en moi comme une vague. Je n'ai pas eu besoin de parler. J'ai écarté un peu plus mes jambes, mon regard ancré dans le sien. C'était mon oui silencieux.
Il a pris une bouteille de lubrifiant et a généreusement enduit mon entrée et son pénis.
Cette fois, l'entrée a été plus facile, plus rapide. Il s'est introduit en moi directement, sans les préliminaires. La sensation de plénitude a été immédiate. J'ai senti la chaleur de ses testicules claquer contre mon périnée.
Il a commencé à me pénétrer, ses mouvements étaient plus rapides et plus violents que la première fois. La table était froide et dure, le contraste avec la chaleur de nos corps était torride.
Je me suis agrippé à la nappe, mes doigts tirant le tissu. Mon plaisir était devenu incontrôlable. Les bruits de nos corps qui claquaient résonnaient dans la salle à manger. Je n'avais plus honte.
— Oui, Ivan ! Vas-y, Ivan ! ai-je crié de plaisir, ma voix est déchirée. Je te veux en moi !
Ivan m'a répondu par des grognements profonds, ses coups de reins devenaient des attaques jouissives. Il m'a saisi les fesses, les soulevant pour changer l'angle de pénétration. Je me sentais possédé, envahi. Mon corps était son jouet, son offrande.
Le plaisir a culminé, explosant à nouveau, cette fois en criant son prénom. Ivan a suivi, ses muscles se contractant avec force, son corps se vidant en moi, chaud et abondant.
Il s'est effondré sur mon torse, nos souffles haletants remplissant la salle à manger. La table, lieu de repas et de conversations, était maintenant le témoin de notre amour torride.
Nos corps sont restés enlacés un long moment sur la table de la salle à manger, l'écho de nos plaisirs résonnant dans la pièce. Ivan a caressé mon dos, ma tête reposant sur son épaule. Le bois sous nous était froid, mais nos corps étaient brûlants.
Il a relevé mon visage entre ses mains et m'a offert des baisers longs et profonds, des marques d'affection et de gratitude. Nos regards tendres se croisaient, plus intenses et plus chargés de sens que n'importe quel mot.
— Tu es une folie, Jimmy, une magnifique folie.
Il a glissé hors de moi, son retrait me laissant immédiatement vide, mais la chaleur de sa jouissance en moi était réconfortante.
Ivan m'a aidé à descendre de la table. D'un geste simple, il a essuyé la table avec un torchon. Puis, sans me laisser le temps de bouger, il m'a porté.
— Douche, mon cœur. Je ne veux pas que tu aies froid.
Il m'a porté jusqu'à la salle de bain, mon corps nu contre le sien.
C'était une douche sensuelle, un prélude à un nouveau niveau d'intimité. L'eau chaude nous a enveloppés. Il m'a adossé contre la paroi et a commencé à me savonner lentement, ses mains couvraient mon corps d'une mousse onctueuse.
Je lui ai rendu la pareille, explorant chaque muscle de son torse et de son dos, notre peau est devenue glissante. Nous ne pouvions pas rompre nos baisers. Entre chaque mouvement de savon, nos bouches se cherchaient, s'unissaient, l'eau chaude coulant sur nos visages.
Une fois propres et frais, nous sommes sortis de la douche. Ivan s'est assuré que je sois parfaitement sec avant de m'enrouler dans la plus grande serviette.
Nous sommes retournés au lit, nus, glissant sous les draps frais.
— Une demi-heure, Jimmy, m'a-t-il dit, vérifiant l'heure sur son portable. Après, je dois vraiment aller travailler.
L'heure était déjà avancée. 12h45. La matinée était passée à la vitesse de l'éclair, remplie par le sexe et les émotions.
Nous avons passé ce temps précieux à parler doucement, allongés l'un contre l'autre. Il me racontait ses projets pour l'après-midi, et moi, mes plans pour camoufler mon suçon et attendre la soirée. Il était si tendre, me faisant des promesses de voyages et de futurs rendez-vous. C'était un moment de cocon, notre bulle d'intimité loin du monde.
À 12h45, la magie a dû s'arrêter. Ivan s'est levé, s'est habillé rapidement d'un pantalon de costume et d'une chemise. Il m'a embrassé une dernière fois, l'air à la fois désolé de partir et revigoré.
— Dépêche-toi de t'habiller, mon amour. Et ne traîne pas, tu vas rater le déjeuner.
Je me suis rhabillé rapidement, le cœur serré à l'idée de le quitter. Nous sommes sortis ensemble, Ivan refermant la porte.
Une fois dehors, le soleil de midi était haut. Je n'ai pas pu résister. L'excitation et l'amour que je ressentais étaient trop forts. Je me suis précipité vers lui, sautant à son cou et l'embrassant avec passion au milieu du trottoir. Mon corps s'est enroulé autour du sien, je ne voulais plus le lâcher.
— À ce soir, Ivan. Fais attention à toi.
— Tu es adorable, Jimmy. Tu me donnes une force incroyable. À ce soir.
Alors que nous étions encore enlacés, se faisant nos derniers adieux, une voiture est arrivée à notre hauteur. Elle ralentit anormalement.
Le conducteur, un homme d'un certain âge, a tourné la tête et nous a vus distinctement, moi sautant au cou d'Ivan et nous embrassant avec une intensité qui ne laissait aucune place au doute sur la nature de notre relation.
Mon cœur a manqué un battement. L'homme a continué sa route lentement, mais son regard était figé.
Ivan a senti ma tension, mais il a juste souri.
— Allez, file, mon amour. Je te préviens quand je rentre.
Je l'ai regardé partir, la joie de notre matinée est mélangée à la légère angoisse causée par ce témoin inattendu. Le monde extérieur venait de s'immiscer dans notre jardin secret.
L'après-midi s'est déroulée dans une bulle de béatitude. Je ne travaillais pas vraiment. Je suis resté dans le jardin, allongé sur l'herbe, le portable à la main, revivant chaque instant de ma matinée : la chaleur de la salle à manger, l'odeur du café, la violence passionnée sur la table. J'étais sur un petit nuage, rêvant à la prochaine fois, aux promesses d'Ivan. Le monde extérieur semblait lointain et sans importance.
Vers 17h00, la porte d'entrée a claqué. Ma mère était rentrée du SSIAD. Je me suis levé et suis entré dans la cuisine.
J'ai tout de suite senti qu'elle était bizarre. Elle ne me regardait pas vraiment, son visage était fermé et ses gestes étaient brusques en rangeant ses affaires. L'atmosphère était électrique, très éloignée de la tranquillité que je venais de quitter.
— Bonsoir, Maman. Ça va ?
Elle a posé son sac lourdement sur le comptoir, son regard s'est enfin posé sur moi, froid et perçant.
— Non, ça ne va pas, Jimmy. Tu es rentré tard hier soir après le dîner de travail avec Monsieur Montoya. Ce n'est pas ça qui m'inquiète.
Elle s'est rapprochée, son ton est devenu immédiatement accusateur.
— Madame Dubois m'a appelée. Elle t'a croisé hier soir au restaurant. Elle a vu que tu étais avec Monsieur Montoya. Elle me dit qu'il est très élégant et qu'il a l'air de beaucoup s'occuper de toi.
Elle a marqué une pause, sa voix tremblait d'une émotion contenue.
— Elle a cru vous apercevoir main dans la main, au moment où elle partait. Elle a hésité à me le dire, mais elle s'est sentie obligée. Qu'est-ce que cela veut dire, Jimmy ? Ce Monsieur Montoya, c'est celui qui t'aide à trouver un travail et qui te donne des contacts, c'est un homme beaucoup plus âgé. Pourquoi étais-tu main dans la main avec lui ?
Alors qu'elle parlait, ses yeux se sont posés sur mon cou. J'avais fait de mon mieux pour cacher la marque, mais la lumière du jour était implacable.
— Et ça, elle a pointé le doigt, d'où ça sort, ce bleu ? Est-ce que ce Monsieur Montoya t'a fait ça ?
Mon visage a rougi instantanément. Le sang m'est monté à la tête. Être ainsi démasqué, jugé, après tant de bonheur, m'a mis hors de moi.
— Mais ça ne te regarde absolument pas ! ai-je crié, ma voix est tremblante de colère et de frustration. Ce sont mes affaires ! C'est ma vie ! Je ne suis plus un enfant !
Je l'ai contournée, mes mains serrées, les poings fermés. Je n'avais jamais parlé à ma mère sur ce ton. L'agression qu'elle représentait pour mon secret était insupportable.
— Il m'aide pour un travail ! C'est un ami ! Ce n'est rien de ce que tu crois !
Je suis parti sans attendre sa réponse, montant les escaliers jusque dans ma chambre, où j'ai claqué la porte violemment. Le calme de la matinée était brisé.
Le soir, à table, l'atmosphère était irrespirable. Mon père, informé par ma mère, a pris le relais. Il m'a demandé des explications sur ma relation avec Ivan. Il a repris les mots de la collègue : "main dans la main". Il a insisté sur la différence d'âge et l'inadéquation de cette fréquentation, insinuant qu'Ivan pouvait profiter de moi. Je répondais par monosyllabes, la tension était si forte que je craignais de vomir. Ils m'ont interdit de sortir de la maison après le dîner, m'imposant une punition pour mon insolence.
Une fois de retour dans ma chambre, j'ai saisi mon téléphone. Je devais absolument trouver refuge auprès d'Ivan.
Jimmy (21h30) : "Ivan, je suis désolé. L'enfer. Ma mère m'est tombée dessus. La collègue nous a vus, elle a parlé d'une main dans la main, et elle a vu le suçon sur mon cou. Grosse dispute. Mon père a continué ce soir. Ils m'ont interdit de sortir. J'ai la tête qui va exploser. Je vais essayer de m'éclipser en douce dans la soirée quand ils seront couchés. Il faut que je te voie. Je t'aime."
La réponse fut immédiate, tendre et réconfortante.
Ivan (21h31) : "Mon cœur. Respire. C'est normal. Ils s'inquiètent, mais ils sont aveugles. Ne t'inquiète pas pour la collègue, elle n'a fait qu'ouvrir les yeux de ta mère. C'est le prix de notre secret, mais je te promets que nous allons gérer ça ensemble. Je t'attendrai. Je ne me coucherai pas. Dès que tu es sûr que la maison dort, envoie-moi un 'maintenant'. Je veux te serrer dans mes bras et t'embrasser jusqu'à ce que tu oublies leur colère. Je suis là pour toi, toujours."
Je sentis un poids s'enlever de ma poitrine. Ses mots, fermes et aimants, étaient tout ce dont j'avais besoin pour supporter cette attente. Maintenant, il ne restait plus qu'à écouter le silence s'installer.
Fin du chapitre 6.
Ivan a senti le changement. Il a arrêté ses caresses, son regard est devenu interrogateur.
— Qu'est-ce qui se passe, mon amour ?
Ma réponse a été simple, directe, un murmure qui était une déclaration.
— Je suis prêt. J'ai envie de toi.
Et sans attendre sa réponse, je l'ai embrassé avec passion, la bouche ouverte, le corps tendu contre le sien, poussant le drap pour que l'air frais puisse nous atteindre. La matinée venait de commencer.
Nos lèvres se sont séparées, le souffle court. Mes mains agrippaient les larges épaules d'Ivan. Le désir était si fort qu'il effaçait toute hésitation.
Ivan a posé son front contre le mien, sa voix était grave, empreinte d'une dernière once de sérieux.
— Mon cœur, tu es vraiment prêt ? N'oublie pas que tu n'as pas à le faire si tu ne veux pas. Dis-moi.
— Oui, oui et oui, ai-je répondu, ma voix est un souffle urgent. J'ai envie de toi, Ivan. Fais-le.
Mon consentement était total, et l'entendre le rassurer semblait libérer une nouvelle vague de passion chez lui. Il a souri, un sourire de domination affectueuse.
Il m'a embrassé à nouveau, mais cette fois, ses caresses ont pris une direction plus ciblée. Ses mains puissantes ont descendu mon dos, explorant les creux de mes reins avant d'agripper doucement mes fesses. Il les a pétries, les massant avec une force sensuelle qui m'a fait onduler.
D'un mouvement lent et expert, il m'a retourné, m'allongeant sur le ventre, mes fesses offertes sur le matelas.
Il a commencé par semer des baisers légers et humides dans mon cou, puis sur mes omoplates. Il est descendu le long de ma colonne vertébrale, chaque baiser était une promesse de plaisir. La chaleur de sa bouche m'a fait gémir dans les oreillers.
Il a atteint la courbe de mes fesses. Sa main les a écartées doucement, révélant la petite zone sensible. L'anticipation était une torture délicieuse.
Puis, la sensation est devenue torride. Il a posé ses lèvres, chaudes et humides, sur mon entrée, avant d'insérer sa langue. Le geste était d'une audace et d'une sensualité que je n'aurais jamais imaginées. La pénétration de sa langue, douce et circulaire, m'a arraché un gémissement aigu et incontrôlable.
— Tout va bien, mon cœur ? a demandé Ivan, sa voix est étouffée par l'effort.
J'ai réussi à hocher la tête, incapable de parler, haletant sous le plaisir nouveau et intense. Il a poursuivi cette caresse orale longuement, préparant mon corps tout en m'accablant de désir. La chaleur et la salive sur mon corps nu étaient un délice.
Puis, il a cessé. Je me suis senti vide. Il a positionné sa main.
Il a commencé par introduire la pointe de son doigt, puis lentement le premier doigt entier. C'était une sensation de pression inconnue, mais pas de douleur. J'ai poussé un petit cri de surprise.
— Tout va toujours bien ? a-t-il demandé, sa voix est douce. Laisse-toi aller.
J'ai gémi en réponse, ce qui a suffi pour qu'il introduise un deuxième doigt. Il a massé mon intérieur avec patience, me permettant de m'habituer à l'étirement. Mes petits cris et mes halètements se mêlaient aux bruits humides.
Ivan a retiré ses doigts, m'a embrassé rapidement le bas du dos et a lubrifié généreusement. J'ai senti la chaleur de son gland contre mon entrée. Mon corps tremblait d'excitation.
— Je vais y aller doucement, mon ange. Détends-toi. Dis-moi si tu as mal, promis ?
Il a poussé légèrement, entrant seulement la tête. La sensation était forte, remplissant mon corps d'une manière que je n'aurais jamais pu imaginer. Il a marqué une pause, me laissant m'acclimater.
Puis, par une poussée lente et délibérée, il s'est introduit jusqu'à la garde.
J'ai lâché un gémissement de pure surprise, un mélange de forte pression et de plaisir. Il n'a plus bougé, me laissant le temps de respirer. Pendant ce temps, il s'est penché et m'a embrassé dans le cou, ses mains sur mes hanches, me stabilisant.
— Tu es tellement beau, Jimmy.
Il est resté ainsi, profondément en moi, le temps que mon corps accepte l'invasion.
La première position était simple, moi sur le ventre, lui me pénétrant par derrière. Ivan a commencé à bouger, ses coups de reins étaient lents au début, profonds.
— Tout va bien, mon amour ?
— Oui ! ai-je réussi à répondre, ma voix est rauque de plaisir.
Je sentais la transpiration perler sur nos corps, le frottement de nos peaux s'accélérant. Mes gémissements devenaient plus forts, plus désinhibés, et les siens se faisaient plus gutturaux.
Ivan a changé de position, me demandant de me mettre à quatre pattes (une position simple pour un débutant). La pénétration était plus profonde, plus sensuelle. Il me tenait par la taille, son corps se pressant contre le mien à chaque mouvement. Je me sentais rempli, possédé.
Il a pris une position assise, me demandant de m'asseoir sur lui, la pénétration cette fois était moins profonde mais plus sensuelle et plus douce. Il prenait son plaisir à me regarder prendre mon pied.
Mon excitation était à son comble. Je n'avais même pas besoin de me toucher. La profondeur et la puissance des coups de reins d'Ivan étaient trop pour mon corps.
Un gémissement sourd m'a échappé. Mes muscles se sont contractés. J'ai atteint l'orgasme, une vague puissante qui a secoué tout mon corps, les jouissances s'écrasant contre le matelas. J'ai éjaculé sans même me toucher, un cadeau de sa part.
Ivan a haleté, le contrôle se brisant dans sa voix. Il a marqué une pause, ses yeux cherchant les miens.
— Mon cœur, je suis là. Est-ce que je peux... je jouis en toi ?
— Oui, ai-je réussi à répondre, mon corps encore tremblant de plaisir.
Il a poussé un cri rauque et s'est mis à me pénétrer avec une ferveur animale, ses coups de reins devenant rapides et profonds. Il a joui bien au fond de mon cul, une chaleur dense et épaisse qui a rempli mon corps.
Il s'est effondré sur moi, lourd et chaud, me serrant contre lui, le souffle coupé, le lit trempé de sueur. C'était fini. Ma première fois.
Ivan s'est effondré sur moi, lourd et chaud, son souffle est court. Je me suis senti envahi par un sentiment de plénitude et d'épuisement. La transpiration de nos corps mêlés rendait les draps collants.
Après de longues secondes, Ivan a repris sa respiration. Il s'est retiré de moi lentement, ses yeux n'ont pas quitté les miens. Il m'a attiré sur lui, me serrant fermement contre son torse, sa main caressant mes cheveux mouillés de sueur. J'ai écouté les battements puissants et ralentis de son cœur.
— Mon amour, chuchota-t-il, déposant un baiser sur le sommet de ma tête. Comment tu te sens ?
— Je me sens... incroyable, Ivan. Merci.
Il a redressé ma tête pour me regarder dans les yeux, son regard est intense.
— J'ai besoin de savoir ce que tu en as pensé. C'était ta première fois, non ? Est-ce que ça allait ?
— C'était... merveilleux. La douleur a très vite laissé place au plaisir. Je n'ai jamais ressenti ça. Tu es tellement doué, si attentif. Je n'arrivais pas à croire que tu jouissais en moi.
— Mon corps était à toi, Jimmy. Chaque mouvement était pour toi. C'est toi qui m'as rendu fou. Tu es fait pour ça. Et tu n'as même pas eu besoin de tes mains, tu as joui juste en étant rempli. C'est un signe.
Nous nous sommes embrassés longuement, un baiser tendre, puis plus passionné. Ivan a continué ses tendres caresses sur tout mon corps, explorant les lignes de mon dos, les creux de mes hanches, les muscles de mes cuisses. Ces caresses, plus douces que l'acte, scellaient notre intimité.
Au bout d'un moment, nous nous sommes levés.
— Un café, mon beau ? On a le temps.
Nous nous sommes dirigés vers la cuisine, simplement vêtus de nos sous-vêtements. J'étais un peu gêné d'être ainsi, mais l'audace d'Ivan me libérait.
À chaque fois qu'Ivan me regardait, il ne pouvait pas s'en empêcher.
Dans le couloir, il m'a collé contre le mur, ses mains m'agrippant la taille. Il m'a embrassé fougueusement, sa bouche cherchant la mienne.
— Je ne peux pas m'en empêcher, tu es trop tentant, a-t-il soufflé.
Dans la cuisine, pendant que l'eau chauffait, il m'a pris dans ses bras, me portant jusqu'à la petite table pour que je sois à la hauteur de son visage. Je me suis appuyé contre lui, mon dos contre son torse, et il m'a embrassé dans le cou avec une ferveur gourmande.
L'un de ses baisers était trop insistant. Il a tiré ma peau avec ses lèvres.
— Ah ! a-t-il lâché, réalisant. Excuse-moi, mon cœur.
Je me suis regardé dans le miroir. J'avais un suçon bien visible juste sous l'oreille.
— Oh non, ai-je ri, paniqué. Ma mère va le voir !
— Tes cheveux le cacheront, rassure-toi. Mais au moins, elle saura que tu travailles dur, a-t-il glissé avec un clin d'œil.
Nous avons terminé notre café rapidement, l'ambiance devenant de plus en plus lourde de désir. Nous étions nus sous nos slips, l'odeur du sexe flottait encore.
Ivan a posé sa tasse. Ses yeux noirs se sont assombris. Il m'a attrapé et m'a soulevé sans effort. Il m'a déposé sur la grande table de salle à manger, mon corps reposant sur le bois froid.
Il s'est installé entre mes cuisses, son corps s'insérant parfaitement entre mes jambes.
Il a enlevé mon slip en un éclair, puis le sien. Son sexe s'est dressé, arrogant et magnifique.
Il n'a pas cherché à se dépêcher. Il a pris mon bassin entre ses mains, me forçant à me positionner. Il me regardait, admirant mon corps offert.
— Tu es beau, Jimmy. Je ne me lasserai jamais de ce que tu me donnes. J'ai encore envie de toi.
J'ai souri, le désir est monté en moi comme une vague. Je n'ai pas eu besoin de parler. J'ai écarté un peu plus mes jambes, mon regard ancré dans le sien. C'était mon oui silencieux.
Il a pris une bouteille de lubrifiant et a généreusement enduit mon entrée et son pénis.
Cette fois, l'entrée a été plus facile, plus rapide. Il s'est introduit en moi directement, sans les préliminaires. La sensation de plénitude a été immédiate. J'ai senti la chaleur de ses testicules claquer contre mon périnée.
Il a commencé à me pénétrer, ses mouvements étaient plus rapides et plus violents que la première fois. La table était froide et dure, le contraste avec la chaleur de nos corps était torride.
Je me suis agrippé à la nappe, mes doigts tirant le tissu. Mon plaisir était devenu incontrôlable. Les bruits de nos corps qui claquaient résonnaient dans la salle à manger. Je n'avais plus honte.
— Oui, Ivan ! Vas-y, Ivan ! ai-je crié de plaisir, ma voix est déchirée. Je te veux en moi !
Ivan m'a répondu par des grognements profonds, ses coups de reins devenaient des attaques jouissives. Il m'a saisi les fesses, les soulevant pour changer l'angle de pénétration. Je me sentais possédé, envahi. Mon corps était son jouet, son offrande.
Le plaisir a culminé, explosant à nouveau, cette fois en criant son prénom. Ivan a suivi, ses muscles se contractant avec force, son corps se vidant en moi, chaud et abondant.
Il s'est effondré sur mon torse, nos souffles haletants remplissant la salle à manger. La table, lieu de repas et de conversations, était maintenant le témoin de notre amour torride.
Nos corps sont restés enlacés un long moment sur la table de la salle à manger, l'écho de nos plaisirs résonnant dans la pièce. Ivan a caressé mon dos, ma tête reposant sur son épaule. Le bois sous nous était froid, mais nos corps étaient brûlants.
Il a relevé mon visage entre ses mains et m'a offert des baisers longs et profonds, des marques d'affection et de gratitude. Nos regards tendres se croisaient, plus intenses et plus chargés de sens que n'importe quel mot.
— Tu es une folie, Jimmy, une magnifique folie.
Il a glissé hors de moi, son retrait me laissant immédiatement vide, mais la chaleur de sa jouissance en moi était réconfortante.
Ivan m'a aidé à descendre de la table. D'un geste simple, il a essuyé la table avec un torchon. Puis, sans me laisser le temps de bouger, il m'a porté.
— Douche, mon cœur. Je ne veux pas que tu aies froid.
Il m'a porté jusqu'à la salle de bain, mon corps nu contre le sien.
C'était une douche sensuelle, un prélude à un nouveau niveau d'intimité. L'eau chaude nous a enveloppés. Il m'a adossé contre la paroi et a commencé à me savonner lentement, ses mains couvraient mon corps d'une mousse onctueuse.
Je lui ai rendu la pareille, explorant chaque muscle de son torse et de son dos, notre peau est devenue glissante. Nous ne pouvions pas rompre nos baisers. Entre chaque mouvement de savon, nos bouches se cherchaient, s'unissaient, l'eau chaude coulant sur nos visages.
Une fois propres et frais, nous sommes sortis de la douche. Ivan s'est assuré que je sois parfaitement sec avant de m'enrouler dans la plus grande serviette.
Nous sommes retournés au lit, nus, glissant sous les draps frais.
— Une demi-heure, Jimmy, m'a-t-il dit, vérifiant l'heure sur son portable. Après, je dois vraiment aller travailler.
L'heure était déjà avancée. 12h45. La matinée était passée à la vitesse de l'éclair, remplie par le sexe et les émotions.
Nous avons passé ce temps précieux à parler doucement, allongés l'un contre l'autre. Il me racontait ses projets pour l'après-midi, et moi, mes plans pour camoufler mon suçon et attendre la soirée. Il était si tendre, me faisant des promesses de voyages et de futurs rendez-vous. C'était un moment de cocon, notre bulle d'intimité loin du monde.
À 12h45, la magie a dû s'arrêter. Ivan s'est levé, s'est habillé rapidement d'un pantalon de costume et d'une chemise. Il m'a embrassé une dernière fois, l'air à la fois désolé de partir et revigoré.
— Dépêche-toi de t'habiller, mon amour. Et ne traîne pas, tu vas rater le déjeuner.
Je me suis rhabillé rapidement, le cœur serré à l'idée de le quitter. Nous sommes sortis ensemble, Ivan refermant la porte.
Une fois dehors, le soleil de midi était haut. Je n'ai pas pu résister. L'excitation et l'amour que je ressentais étaient trop forts. Je me suis précipité vers lui, sautant à son cou et l'embrassant avec passion au milieu du trottoir. Mon corps s'est enroulé autour du sien, je ne voulais plus le lâcher.
— À ce soir, Ivan. Fais attention à toi.
— Tu es adorable, Jimmy. Tu me donnes une force incroyable. À ce soir.
Alors que nous étions encore enlacés, se faisant nos derniers adieux, une voiture est arrivée à notre hauteur. Elle ralentit anormalement.
Le conducteur, un homme d'un certain âge, a tourné la tête et nous a vus distinctement, moi sautant au cou d'Ivan et nous embrassant avec une intensité qui ne laissait aucune place au doute sur la nature de notre relation.
Mon cœur a manqué un battement. L'homme a continué sa route lentement, mais son regard était figé.
Ivan a senti ma tension, mais il a juste souri.
— Allez, file, mon amour. Je te préviens quand je rentre.
Je l'ai regardé partir, la joie de notre matinée est mélangée à la légère angoisse causée par ce témoin inattendu. Le monde extérieur venait de s'immiscer dans notre jardin secret.
L'après-midi s'est déroulée dans une bulle de béatitude. Je ne travaillais pas vraiment. Je suis resté dans le jardin, allongé sur l'herbe, le portable à la main, revivant chaque instant de ma matinée : la chaleur de la salle à manger, l'odeur du café, la violence passionnée sur la table. J'étais sur un petit nuage, rêvant à la prochaine fois, aux promesses d'Ivan. Le monde extérieur semblait lointain et sans importance.
Vers 17h00, la porte d'entrée a claqué. Ma mère était rentrée du SSIAD. Je me suis levé et suis entré dans la cuisine.
J'ai tout de suite senti qu'elle était bizarre. Elle ne me regardait pas vraiment, son visage était fermé et ses gestes étaient brusques en rangeant ses affaires. L'atmosphère était électrique, très éloignée de la tranquillité que je venais de quitter.
— Bonsoir, Maman. Ça va ?
Elle a posé son sac lourdement sur le comptoir, son regard s'est enfin posé sur moi, froid et perçant.
— Non, ça ne va pas, Jimmy. Tu es rentré tard hier soir après le dîner de travail avec Monsieur Montoya. Ce n'est pas ça qui m'inquiète.
Elle s'est rapprochée, son ton est devenu immédiatement accusateur.
— Madame Dubois m'a appelée. Elle t'a croisé hier soir au restaurant. Elle a vu que tu étais avec Monsieur Montoya. Elle me dit qu'il est très élégant et qu'il a l'air de beaucoup s'occuper de toi.
Elle a marqué une pause, sa voix tremblait d'une émotion contenue.
— Elle a cru vous apercevoir main dans la main, au moment où elle partait. Elle a hésité à me le dire, mais elle s'est sentie obligée. Qu'est-ce que cela veut dire, Jimmy ? Ce Monsieur Montoya, c'est celui qui t'aide à trouver un travail et qui te donne des contacts, c'est un homme beaucoup plus âgé. Pourquoi étais-tu main dans la main avec lui ?
Alors qu'elle parlait, ses yeux se sont posés sur mon cou. J'avais fait de mon mieux pour cacher la marque, mais la lumière du jour était implacable.
— Et ça, elle a pointé le doigt, d'où ça sort, ce bleu ? Est-ce que ce Monsieur Montoya t'a fait ça ?
Mon visage a rougi instantanément. Le sang m'est monté à la tête. Être ainsi démasqué, jugé, après tant de bonheur, m'a mis hors de moi.
— Mais ça ne te regarde absolument pas ! ai-je crié, ma voix est tremblante de colère et de frustration. Ce sont mes affaires ! C'est ma vie ! Je ne suis plus un enfant !
Je l'ai contournée, mes mains serrées, les poings fermés. Je n'avais jamais parlé à ma mère sur ce ton. L'agression qu'elle représentait pour mon secret était insupportable.
— Il m'aide pour un travail ! C'est un ami ! Ce n'est rien de ce que tu crois !
Je suis parti sans attendre sa réponse, montant les escaliers jusque dans ma chambre, où j'ai claqué la porte violemment. Le calme de la matinée était brisé.
Le soir, à table, l'atmosphère était irrespirable. Mon père, informé par ma mère, a pris le relais. Il m'a demandé des explications sur ma relation avec Ivan. Il a repris les mots de la collègue : "main dans la main". Il a insisté sur la différence d'âge et l'inadéquation de cette fréquentation, insinuant qu'Ivan pouvait profiter de moi. Je répondais par monosyllabes, la tension était si forte que je craignais de vomir. Ils m'ont interdit de sortir de la maison après le dîner, m'imposant une punition pour mon insolence.
Une fois de retour dans ma chambre, j'ai saisi mon téléphone. Je devais absolument trouver refuge auprès d'Ivan.
Jimmy (21h30) : "Ivan, je suis désolé. L'enfer. Ma mère m'est tombée dessus. La collègue nous a vus, elle a parlé d'une main dans la main, et elle a vu le suçon sur mon cou. Grosse dispute. Mon père a continué ce soir. Ils m'ont interdit de sortir. J'ai la tête qui va exploser. Je vais essayer de m'éclipser en douce dans la soirée quand ils seront couchés. Il faut que je te voie. Je t'aime."
La réponse fut immédiate, tendre et réconfortante.
Ivan (21h31) : "Mon cœur. Respire. C'est normal. Ils s'inquiètent, mais ils sont aveugles. Ne t'inquiète pas pour la collègue, elle n'a fait qu'ouvrir les yeux de ta mère. C'est le prix de notre secret, mais je te promets que nous allons gérer ça ensemble. Je t'attendrai. Je ne me coucherai pas. Dès que tu es sûr que la maison dort, envoie-moi un 'maintenant'. Je veux te serrer dans mes bras et t'embrasser jusqu'à ce que tu oublies leur colère. Je suis là pour toi, toujours."
Je sentis un poids s'enlever de ma poitrine. Ses mots, fermes et aimants, étaient tout ce dont j'avais besoin pour supporter cette attente. Maintenant, il ne restait plus qu'à écouter le silence s'installer.
Fin du chapitre 6.
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2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Le plaisir de Jimmy à sa first, c'est déjà rare, alors un orgasme et même une éjac' spontanée, c'est inespéré O.O Le mérite revient à Ivan, son expérience et son endurance... Mais les trucs trop beaux, ça se paie trop souvent :/
Jimmy et Ivan avaient atteint le bonheur et soudain! On a envie de lire vite la suite en espérant qu'ils vont se retrouver.
